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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mai 2024 23 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-merEurope & internationalSanté

Nouvelle-Calédonie : "Il faut donner des perspectives, c'est-à-dire un nouveau référendum"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel souvenir gardez-vous de Jean-Claude Gaudin ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Un mot sur le drame de la rue d'Abagne à Marseille ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous cautionnez la grève préventive en Île-de-France ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il un congrès de Versailles à la fin juin pour la Nouvelle-Calédonie ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Faut-il organiser un nouveau référendum en Nouvelle-Calédonie ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Le texte sur la fin de vie est-il équilibré ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et merci Isabelle Florine doit nous accompagner. Vous êtes élu des Ha membres du groupe Union centriste, porte-parole du modè. On va revenir sur les sujets d'actualité et d'abord évidemment on voudrait vous faire réagir à la disparition de Jean-Claude Gaudin.

On a vu sa carrière politique résumée en quelques secondes une carrière intimement liée évidemment à la cité faocéenne dont il a été maire pendant 25 ans. Il fut aussi sénateur pendant plus de 25 ans, premier vice-président du Sénat. Euh quel souvenir euh vous gardez-vous de Jean-Claude Godin ?

J'étais pas euh sénatrice quand il était puisque c'était moi je travailler au Sénat et donc euh je travaille avec des sénateurs qu'il connaissait bien Jean-Marie Van Lerenberg et et qui est très ému. Euh et avec Herv Marseille, ils ont eu des mots pour déjà nous en parler de de sa facon de cette vie politique extraordinairement riche et aussi de cette amitié qu'il a su cultiver. euh avec ses amis euh du MRP et originaire de la famille centriste, Jean-Claude Godin.

Et ça, les amis centristes ont gardé avec lui une relation d'amitié, je vous dis, un homme politique comme on n fait plus parce qu'il a il a occupé toutes les fonctions politiques. Évidemment Marseille et mes amis Marseillais évidemment sont je pense bien à eux euh parce qu'ils sont tristes parce qu'il va leur manquer et il incarne Marseille, les titres le disent et puis en même temps euh une vie politique, je sais pas si on en a encore des hommes politiques comme ça parce que le nom cumul finalement des mandats nous prive quelque part aussi de cette envergure politique. C'est regrettable pour la politique euh sur certains aspects euh sur l'incarnation dans nos assemblées euh des territoires des villes.

Euh en tout cas je pense que Sénat on y échappe quand même. Mais mais dans la vie politique en général, cet ancrage euh et cette voilà cette envergure et cette aussi façon d'exprimer les choses. En tout cas, les sénateurs qui l'ont connu s'expriment s'expriment très bien depuis hier à son égard et on voit que cette expression, elle est large dans les chiquers politiques et qu'elle ne concerne pas que sa famille politique.

Elle va bien au-delà. Ouais. Un un mot peut-être sur un un drame euh qui a eu lieu à Marseille mais qui a une résonance nationale.

C'est évidemment le drame de la rue d'Abagne euh à la fin euh des mandats de Jean-Claude Gaudin avec l'effondrement de ses immeubles dont un qui appartenait à la ville, il y a H8 morts. Euh ça restera ça comme une trace indélébile dans dans le mandat. Oui, c'est évidemment dramatique et ce drame de la rue d'Abagne à la fin du mandat.

Et évidemment, j'ai entendu ces ces propos hier à la radio l'ont marqué, il s'en défendaiit. Mais c'est vrai que je pense qu'il faut pas retenir que ça. Il a fait beaucoup pour cette ville qui est une ville, on le sait très bien, pas facile mais il s'est battu et je pense que il faut retenir aussi ses engagements sur la région, sur cette région également et évidemment ces mandats qui soient nationaux à l'Assemblée nationale et au Sénat.

C'est un combat d'une vie, il l'a dit, une vie politique avec une durée remarquable dans ces mandats. Ça veut dire ça veut dire quoi ? ça veut dire que des électeurs qui l'ont suivi durant toutes ces années.

Donc je pense qu'il faut pas s'arrêter effectivement à ce drame et continuer à voir et je pense que c'est ça rendre hommage aussi et je pense que le président du Sénat et ses amis le feront très bien demain. On va parler d'un autre sujet d'actualité, on l'a entendu dans le journal, ce sont ces mouement de grève annoncé aujourd'hui en Île-de-France, vous qui êtes élu francilienne notamment dans les aéroports et chez le chemin qui cherche à peser dans les négociations. Il y aura une réunion demain avec la direction de la SNCF sur les primes accordées pendant les Jeux Olympiques.

Est-ce que vous cautionnez cette façon de faire ? Ah bah non. la grèff préventive non, je pense qu'il y a un dialogue social qui est mené par la SNCF, il a été mené par la RATP qui a abouti à un accord sur les primes pour les Jeux Olympiques.

C'est normal que les conducteurs, que les personnes qui vont être mobilisées euh reçoivent quelque part aussi un retour sur cette mobilisation qu'ils vont connaître pendant cette période olympique. Nous, vous voyez au groupe centriste, on a déposé d'ailleurs une proposition de loi visant à limiter quelque part à réguler le droit de grève et à éviter que sans arrêt les usagers, les clients se retrouvent comme encore aujourd'hui pris en otage par un certain nombre de de personnes. J'entendais le qui est pas soutenu par le gouvernement Justin la la proposition de loi d'HV Marseille sur le sur le droit de rêve.

Vous le regrettez, vous dites au gouvernement qu'on me l' encore, on le regrette, on le regrette. Faut avoir le courage de de aussi de ses responsabilités, de prendre ses responsabilités. Nous, on pense que il y a des périodes bah là, le ministre des transports, il fut ses responsabilités en ne soutenant pas votre PPL sur le droit de GRA.

Je je j'ai trouvé que le ministre de transport pendant cette discussion n'avait pas assumé le dialogue qu'il devait avoir avec le groupe parlementaire. Il a pas répondu à notre président de groupe Hervé Marseille. C'est regrettable et je le dis, on met des propositions.

On est là aussi pour ça quand on est sénateur, quand on est député, c'est faire des propositions pour avancer sur des sujets. Il y a d'autres pays qui le font qui encadrent, qui régulent. Les questions est pas de supprimer évidemment un droit constitutionnel.

La question est juste de l'encadrer et de le réguler. Il aurait été bien que le gouvernement prenne aussi la mesure de notre proposition et nous répondre sur ce sujet et fasse circuler cette proposition de loi. Bon, en tout cas aujourd'hui, ce qu'on constate c'est encore des franciliens qui doivent se rendre au travail.

Je les entendais à la radio ce matin avec une demi-heure, 3/4 d'heure, 1 heure de plus sur leur trajet. Ils ont pas tous la possibilité de faire du télétravail. Il y a des il y a des métiers de service qui nécessitent une présence.

Donc effectivement, c'est eux qui sont embêtés aujourd'hui. Moi, je fais confiance à la SNCF pour trouver cet accord et au président de la SNCF pour trouver cet accord. On va parler de la Nouvelle-Calédonie dans quelques secondes.

On parlera de la réforme. Mais d'abord Emmanuel Macron salue de net progrès. On est une semaine après les émeutes.

Il salue de net progrès dans le rétablissement de l'ordre sur l'archipel. mais il décide quand même de déployer des militaires devant les édifices publics. Le haut commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie dit l'ordre républicain, l'ordre républicain pardon sera rétabli quoi qu'il en coûte.

Jusqu'où faut-il aller ? rétablir l'ordre euh c'est nécessaire et c'est la condition euh et on est d'accord avec euh ce qui est le président de la République avec euh euh le haut commissaire pour dire qu'effectivement c'est le préalable à reprendre à la reprise du dialogue. Voilà ce que nous souhaitons, nous les centristes et Hervé Marseille s'est exprimé suite à la réunion avec le premier ministre vendredi en disant le rétablissement de l'ordre c'est impératif.

Ensuite reprise du dialogue sur bilan également des dégâts parce que 450 millions d'euros fourchette basse j'imagine des émeutes et des dégâts des émeutes et des pillages et des atteintes aux édifices publics. Donc on connaît le sujet, c'est pas comme si on le connaissait pas. Nous on a moi j'ai travaillé dans la mission d'information sur les émeutes de juin 2023.

C'est à peu près un phénomène identique avec évidemment la Nouvelle-Calédonie, on sait très bien des particularité notamment sur la possession d'armes et illégalement. Mais voilà, on connaît le phénomène. Nous, ce que nous souhaitons, c'est reprise du dialogue au niveau territorial avec les acteurs locaux. un plan également sur la situation économique.

Donner des perspectives, Herv Marseille, il l'a dit, faut donner des perspective à moins de 40 ans, c'est-à-dire un référendum, un référendum avec une perspective institutionnelle et puis pour nous honnêtement, il y a pas d'urgence ce texte, on savait très bien qu'il allait on va on va on va venir sur on va venir sur tout ça juste pour que les téléspectateurs comprennent bien. va accueillir Alex Poussard qui va nous expliquer justement pourquoi ce texte a tant embrasé l'archipel. Il nous rejoint. [Musique] Bonjour Alex.

Bonjour Arian. Bonjour Isabelle Floren et Alex qui a mis le faupout. C'est donc une réforme constitutionnelle examinée en ce moment par le parlement.

Qu'est-ce qu'elle contient cette réforme ? Alors oui, d'abord il faut rappeler que depuis l'accord de NMEA de 1998 sur le processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie et bien le corps électoral en Nouvelle-Calédonie est gelé. Cela signifie qu'aujourd'hui plus de 42000 citoyens de l'Achipel sont privés de vote lors des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, soit 15e des électeurs.

Alors, c'est pourquoi et bien ce projet de loi constitutionnel prévoit de dégeler le corps électoral et de donner le droit de vote aux natifs de Lille de plus de 18 ans et aux citoyens qui y habitent depuis plus de 10 ans. Cela représente 25000 électeurs supplémentaires. Cette révision de la constitution, elle a été volée votée par les sénateurs, pur par les députés.

Mais pour être pour être adoptée et bien elle doit ensuite être votée par les 3/5e euh des parlementaires réunis en congrès à Versailles. Alors compte tenu euh des émeutes que ce texte a entraîné en Nouvelle-Calédonie, bien ce congrès de Versailles ne sera pas euh réuni euh tout de suite. Mais le président de la République, Emmanuel Macron, a mis la pression sur les deux camps, sur les indépendant sur les indépendantistes et sur les loyalistes afin qu'il trouve un accord sur l'avenir institutionnel de l'archipel. regarder ce qu'Emmanuel Macron leur a écrit dans un courrier la semaine dernière.

En l'absence de cet accord que je continue d'appeler de mes vœux et qui est souhaitable à tous égards pour les Calédoniens, et bien le Congrès de Versailles sera réuni avant la fin juin. Alors, fallait-il mettre autant de pression sur les acteurs calédoniens ? Bien, certains responsables politiques comme la présidente de l'Assemblée nationale Yel Bron Pivet ou encore l'ancien premier ministre Manuel Vals estime qu'il ne fallait pas mettre d'ultimatum et qu'il faut reporter ce congrès de Versailles s'inédié jusqu'à ce qu'il y ait un accord local.

Et puis dans ce débat, une vingtaine d'élus d'outre, des parlementaires mais aussi des présidents de région et de collectivité ultramarine ont signé une tribune pour demander tout simplement le retrait de cette réforme constitutionnelle. Je cite leur tribune. Cette modification sans consensus de tous les partenaires constitue une trahison de l'esprit et de la lettre des accords de Matignon et de Numéa.

Donc voilà, ce texte au-delà de la Nouvelle de la Nouvelle-Calédonie ne fait pas du tout euh consensus. Isabelle Floren, euh est-ce qu'il faut euh coûte que coûte un congrès de Versailles à la fin juin si jamais il n'y a pas d'accord en Nouvelle-Calédonie ? Non, nous on pense pas.

En tout cas, euh notre président groupe a été très clair à la sortie de sa rencontre avec le premier ministre vendredi pour dire que l'urgence maintenant avec effectivement le retour au calme qui est le préalable, c'est la reprise d'un dialogue avec les autorités locales, avec les élus sur un certain nombre de sujets et il y en a et il y a une crise économique quand même en Nouvelle-Calédonie. Il y a la question de l'exploitation du nickel. Nous ce que nous souhaitestons, effectivement, on savait que le le dialogue en tout cas le sujet était éruptif.

On le savait puisqu'on avait des parlementaires et on avait Philippe Boncarrer qui était allé en déplacement lors de l'examen de texte en préalable et on avait bien compris qu'il y avait un problème. Euh le gouvernement l'a pas compris, l'exécutif l'a pas compris qu'il y avait un problème. Bah écoutez, certains non, certains ont voulu aller sur ce texte coûte que coûte quelque part.

Euh c'est parti de la majorité sénatoriale qui a poussé pour euh pour euh que ce texte soit adopté. Faut aller faut aller clairement le dire. Je sais pas s'ils étaient tous unis sur ce sujet mais en tout cas euh ils l'ont fait et il fait une responsabilité des républicains il y a une partie de responsabilité clairement des républicains qui nous emmènent sur un texte dont on sait très bien que il y avait pas forcément d'accord.

On le voit très bien quand lors de son vote à l'assemblée le déclenchement euh des émeutes sur le terrain. Maintenant non, il y a pas d'urgence. Nous ne pensons pas.

En tout cas, on va le redire très clairement aujourd'hui et je pense que Hervé Marseille a été très clair. Nous pensons pas que ça soit la priorité, pas la priorité. La priorité pour nous qui sommes la chambre des représentants quand même des élus locaux.

C'est le dialogue local, c'est le consensus local. Euh, vouloir passer en force, ça n'a jamais été très bon. On le voit très bien, ça décageit.

Donc, il faut il faut écouter. Donc, Emmanuel Macron, mais mais trop de pression en posant cette date de fin juin euh avant de trouver un accord. Euh le président de la République, il est dans peut-être dans son rôle.

Moi, je crois qu'il faut qu'il écoute euh les différents interlocuteurs qui lui disent qu'effectivement euh ce dialogue et pour un dialogue, on sait très bien qu'en Nouvelle-Calédonie comme ailleurs d'ailleurs parfois il faut quand même du temps et dès le mois de mars avril nous avions été alertés sur cette nécessité d'avoir du temps peut-être envoyer la proposition de certains et d'envoyer une mission dialogue des présidents des assemblées, des anciens premier ministres, pourquoi pas ? En tout cas, vous avez des bons connaisseurs de ce sujet. J'ai connu et j'ai Édouard Philippe connaît très très bien cette question.

Il pourrait être un médiateur Edard. Tout à fait. Tout à fait.

Je pense que je sais pas si il le souhaite mais en tout cas euh je il faut aller écouter, reprendre le dialogue entre tes différentes responsables locaux, parlementaires, autorités locales et et se mettre d'accord pour respecter effectivement les accords de Matignon, donner des perspectives euh aux habitants de cette île Ça va nécessiter forcément pour moi et pour nous le Congrès n'est pas une urgence. On parle du référendum. On parle du référendum et il y a un autre ancien premier ministre qui s'exprime beaucoup sur cette question caléonienne car il la connaît, il a travaillé dessus, c'est Manuel Vals.

Et on va l'écouter, il répondait à une question sur l'éventuelle organisation d'un nouveau référendum. On le rappelle, il y a déjà eu euh trois référendums dans le cadre des accords de Matignon et de Numea. Trois référendum ces dernières années avec à chaque fois une majorité de nom, donc un résultat en faveur de la Nouvelle-Calédonie française.

Alors, faut-il en organiser un nouveau ? Écoutez ce qu' ce qu'en pense Manuel Vals jusqu'à Isabelle Floren, il faut refaire un nouveau référendum alors qu'il y en a déjà eu trois et que la réponse a été non à l'indépendance. Je suis absolument d'accord avec ce que vient dire Manuel Vals.

Il faut donner des perspectives. 40 ans, la moitié d'une vie c'est pas une perspective. C'est beaucoup trop loin.

Et il a raison, il faut se laisser euh cette marge de discussion euh sur l'autodétermination, euh le dialogue et les conditions du dialogue. Donner des perspectives dans cette dans cette discussion est nécessaire. Donc forcément, la question institutionnelle fait partie de de cette discussion avec la question économique et sociale.

La question institutionnelle fait partie des conditions de ce dialogue à réentamer, à à réouvrir, en tout cas à renouer localement. Donc je pense que Manuel Vals, absolument on partage absolument son expression sur le sujet. il connaît bien et il le connaît bien et je pense que sur cette question l'expérience des premiers ministres, l'expérience des élus euh qui nous entourent que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale euh devrait être écouté, euh c'est le rôle du Parlement, c'est le rôle de de ces de ces premier ministres que nous éclairer.

Donc je pense que voilà l'exécutif serait bien inspiré de de le faire. Merci Alex. à tout à l'heure.

On parlera notamment des des élections européennes et un petit candidat de gauche, Guillaume Lacro, le président du parti radical de gauche et ce sera suivre dans le club. Un mot sur le projet de loi fin de vie puisqu'il est examiné en ce moment à l'Assemblée nationale. La commission spéciale l'a adopté, il arrivera en séance la semaine prochaine.

L'Assemblée nationale qui a remagné le texte initial d'Emmanuel Macron. Des gardes fous voulu par le président de la République ont sauté dont un point qui fait le plus débat, c'est la question du pronostic vital. engagé à moyen ou à court terme, ça figure plus dans la loi.

Ça a été remplacé par la notion d'affection en phase avancée ou terminale. Est-ce que pour vous, il y a là une rupture dans l'équilibre du texte ? Bah clairement, j'ai j'ai je lis les commentaires, j'entends les professionnels qui depuis hier soir s'exprime et encore un certain nombre de de représentants des soignants euh qui disent leur inquiétude plus que leur inquiétude, presque leur colère face à au texte assez extrême qui est sorti de la commission.

Alors après, c'est pas très très étonnant qu'il sorte ainsi de la commission. Il y a des majorités qui ont pu se trouver et exister sur ce sujet en commission, mais je pense que c'est c'est compliqué et ça va être compliqué pour mes collègues du groupe démocrat lecture de leur réaction de le voter en en l'état. Et donc on verra ce que la séance à partir du 27 mai euh va donner en séance publique.

Mais est-ce que le texte tel que défini par Emmanuel Macrou il vous allait ou est-ce que déjà là il y avait des problèmes ? Écoutez, je pense que il en tout cas il y avait il y avait euh pour certaines affections, pour certaines maladies incurable euh il y avait peut-être des solutions en tout cas à trouver moi ce qui nous allait et moi ce qui m'allait pas mal, c'était euh l'idée euh de donner un accès aux soins palliatifs sur l'ensemble du territoire français. Et ça, on sait très bien que 1/3 des départements français n'ont pas euh de service de soins palliatifs pour les personnes qui en auraient besoin.

Mais il y avait pas forcément besoin d'une nouvelle loi pour ça. Et ben, il y avait un une loi qui s'appelait la loi Cles Leonetti. Et euh franchement euh pour écouter un certain nombre de soignants et de personnels concernés, elle nous convenait et moi elle me convenait bien sous réserve euh effectivement euh d'affecter et de créer de nouveaux services parce que ils sont nécessaires et donc il a pas besoin forcément d'une nouvelle loi sur l'aide à mourir pour vous.

Il y a à partir du moment où il y a eu une convention citoyenne sur le sujet, c'était compliqué derrière pour le président de la République, c'était compliqué. Il y a eu le le travail de la commission nationale d'éthique. J'entendais un soignant en arrivant ce matin qui disait "On est très loin, on est très loin avec ce texte de l'éthique médicale." Et c'est ça notre sujet derrière, c'est la question éthique, c'est la question effectivement de la dignité humaine. et évidemment chacun va s'exprimer sur ce sujet personnellement avec son intime conviction mais j'espère en tout cas je fais confiance moi au Sénat et à la sagesse du Sénat pour trouver sur ce sujet un bon équilibre.

Un dernier mot sur la campagne des européennes Isabelle Florine vous soutenez la liste de la majorité présidentielle menée par Valéri jeudi. Il y aura un débat entre Gabriel Atal et Jordan Bardella. Est-ce que vous prenez pas un risque politique en limitant cette campagne à un affrontement avec le Rassemblement national ?

Je pense pas du tout. Je pense que c'est très bien que le Premier ministre aille porter la contradiction ou plutôt affirmer aussi notre programme ce qu'on a fait, ce que nous on a fait au Parlement européen. Nous en quoi l'Europe protège et nous protège en quoi l'Europe protège les Frances et affirmer nos convictions.

Ce qu'on a fait au Parlement européen, ce que n'a pas fait effectivement ce que n'a jamais fait le Rassemblement national au Parlement européen. Donc c'est bien que ce débat soit médiatique, c'est souhaitable que les Français rentrent dans cette campagne et s'y intéresse, c'est important aussi. Euh c'est ce que nous faisons sur le terrain par euh la multiplication aussi euh nos réunions euh et notre information sur notre projet et notre programme.

Nous sommes les seuls européens de cette campagne, on tient à le dire, à défendre avec conviction un certain nombre de de choses, à expliquer en quoi l'Europe, heureusement qu'on l'a eu, notamment pendant le Covid. Heureusement, vous savez Clément B le disait il y a pas longtemps, heureusement qu'on a quand même eu un vaccin européen. Je pense que le vaccin russe martelz, on est les seuls européens de cette campagne.

Ça veut dire que François Xavier Béamiir Raphaël Luxman, c'est pas des Européens pour vous ? Bah écoutez, moi je regarde leur programme, il y a quand même une remise en cause des traités sur un certain nombre d'aspects. Gluxman, moi j'attends de de voir sur ces sujets comment il va faire. il a quand même des alliés au Parlement européen qui ne sont pas très très européens.

Donc si vous voulez des prises de parole sur certains sujets, c'est très bien, c'est médiatique. Après, il y a tout le travail euh partenariat. Moi, je dis que avoir une centaine de députés européens, c'est permettre euh de peser et c'est pour ça que euh on a besoin de de la de cette liste Renaissance et il nous reste 18 jours pour convaincre les électeurs.

Merci Isabelle Floren, merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans le club des territoires. On reviendra sur la situation en Nouvelle-Calédonie. On va en parler dans 20 minutes, mais d'abord on continue à parler des européennes.

C'est l'heure de notre rendez-vous avec les têtes de listes. François Xavier Bami nous rejoint.