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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 14 mars 2015 66 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Table Ronde avec Marion Maréchal Le Pen et les agriculteurs du Vaucluse

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 50 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 39:42OuverteRéponse directe

    Le problème fondamental, l'Union européenne s'est construite là-dessus, sur la libre circulation.

  • 41:26OuverteRéponse directe

    Et leur but, c'est de faire de la France finalement une espèce de tourisme biologique et puis de pays de service.

  • 51:57OuverteRéponse directe

    Il faudra être vigilant sur la façon dont sont évalués la toxicité de ces produits.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59PrésentateurFait
    « Malheureusement, cette identité aujourd'hui est mise en péril et avec elle, tous les emplois qui s'y attachent »
  • 2:34PrésentateurFait
    « la lavande est en péril aujourd'hui, du fait d'une réglementation européenne qui va classer la lavande comme produit chimique toxique »
  • 3:33PrésentateurFait
    « la technocratie des réglementations de l'Union européenne, qui aujourd'hui sont très très loin de la réalité du terrain »
  • 6:15InvitéFait
    « pour moi c'est de l'impôt sur l'impôt. On a déjà payé des impôts, on économise pour nos enfants, et on va être imposé encore là-dessus »
  • 8:36InvitéChiffre
    « Bruxelles propose de courir sur l'Europe entière 80% de la surface cultivable en culture biologique »
  • 8:52InvitéFait
    « culture biologique veut dire aussi baisse de rendement »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, les gouvernements successifs français comme l'Union européenne étaient favorables aux droits de plantation »
  • 10:43Invité politiqueFait
    « on a réussi, pour une fois, à ce que la Commission européenne avec le Parlement européen soit contre le Conseil de l'Europe sur cette question des droits de plantation »
  • 17:24InvitéFait
    « pour la première fois en 2014, il n'y a eu aucune installation de jeunes agriculteurs »
  • 22:50InvitéChiffre
    « Le Vaucluse, il y a un point de cédure pas loin de 40 000 chômeurs »
  • 24:27Invité politiqueFait
    « le diméthoate est quasiment interdit par un décret de 16 novembre 2009 »
  • 28:59Invité politiqueFait
    « Cette année, il y a eu ce phénomène exceptionnel parce qu'il y a des entrées maritimes. »
  • 30:09Invité politiqueFait
    « L'écologie, c'est quelque chose de fondamental, mais ce qui est très énervant, c'est que ça vient de tout en haut. »
  • 30:20Invité politiqueFait
    « En 2020, on va interdire tous les diesels alors qu'ils ne polluent pas plus les nouveaux diesels, en particules fines, que les voitures à essence. »
  • 36:30Invité politiqueFait
    « Pourquoi tous les gouvernements de gauche comme de droite jusque maintenant ont laissé la FNSEA par ses branches interprofessionnelles dans lesquelles elle siège de manière paritaire exiger ces CVO ? »
  • 44:52PrésentateurFait
    « Demain, la guerre, elle sera énergétique et elle sera alimentaire. »
  • 49:13Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes le seul pays d'Europe à avoir maximum 6 à 7% de personnel syndiqué. »
  • 54:35InvitéFait
    « Les réglementations européennes ne sont pas faites pour tout le monde, elles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. »
  • 54:20InvitéChiffre
    « 65 quinteaux »
  • 54:31InvitéFait
    « en France c'est 3 ans »
  • 54:32InvitéFait
    « il y a quelques années c'était 5 ans »
  • 54:33InvitéFait
    « maintenant c'est 3 ans »
  • 54:45InvitéChiffre
    « 500 euros la tonne »
  • 54:47InvitéChiffre
    « on le vend 150 là »
  • 54:53Invité politiqueFait
    « il faut 3 ans pour passer en bio »
  • 55:01Invité politiquePromesse
    « bio moins »
  • 55:41Invité politiqueFait
    « travailleurs immigrés clandestins »
  • 55:52Invité politiqueFait
    « des capots mafieux locaux armés »
  • 56:01Invité politiqueFait
    « payés quand ils y pensent »
  • 57:35Invité politiqueFait
    « Union pour la Méditerranée mis en place par le gouvernement Sarkozy »
  • 57:40Invité politiqueFait
    « taux de TVA préférentiels pour les pays tiers à l'Union Européenne »
  • 59:27Invité politiqueFait
    « la PAC 2014-2020 »
  • 59:30Invité politiqueFait
    « ils ont appuyé sur le verdissement de la PAC »
  • 59:51Invité politiqueFait
    « la politique agricole commune aucun autre état au monde n'en voudrait »
  • 1:01:00Invité politiqueFait
    « elle concurrence directement le producteur français »
  • 1:01:12Invité politiqueFait
    « c'est un vrai problème »
  • 1:03:11Invité politiqueFait
    « les huiles essentielles vont être classées parmi les produits chimiques »
  • 1:04:15Invité politiqueFait
    « deux ministres successifs de l'agriculture aient laissé passer un truc pareil »
  • 1:04:23Invité politiqueFait
    « les producteurs par un hasard d'une rencontre au salon de l'agriculture il y a deux ans »

Temps de parole

  • Marion Maréchal47 %
  • Présentateur19 %
  • Philippe Loiseau12 %
  • Invité7 %
  • Invité 27 %
  • Invité 34 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Voici donc la dernière étape de nos deux jours de course-poursuite à la rencontre des agriculteurs, viticulteurs du Vaucluse. En compagnie donc de nos députés européens et d'un certain nombre de conseillers politiques qui nous ont fait le plaisir et l'honneur de venir nous accorder sur leur temps afin de rencontrer justement les acteurs agricoles de ce département, nous avons au Front National le cœur de notre combat, est un combat identitaire. Donc l'identité en Vaucluse, elle est grandement incarnée, il faut bien le dire, par la ruralité et par le monde agricole puisque c'est ce monde paysan qui a construit notre terroir et les savoir-faire.

Et l'une des grandes forces de la France aujourd'hui, c'est d'être en pointe en matière dans quasiment tous les domaines agricoles, en pointe de la technologie et du savoir-faire, mais également cette identité, elle passe par le façonnement de nos paysages, mais aussi par la mentalité, j'ai envie de vous dire, des Vauclusiens qui a été forgée par ce monde paysan, rural, qui est un monde des hommes de la terre, enracinés, de travailleurs.

Malheureusement, cette identité aujourd'hui est mise en péril et avec elle, tous les emplois qui s'y attachent, en particulier dans les filières maraîchères, certaines s'en sortent un peu mieux que d'autres, mais les mots sont souvent communs et nous avons pu constater que de très nombreuses exploitations ont disparu ces dernières décennies. Il est donc temps de réagir. Alors nous sommes venus non pas pour, comment dire, imposer nos idées, nous sommes venus avant tout pour écouter.

Alors évidemment, nous avons un certain nombre d'avis et de propositions sur le sujet, mais l'objectif, c'était surtout d'entendre tous ces professionnels qui finalement sont les meilleurs connaisseurs, les meilleurs experts dans leur domaine respectif. Et c'est vrai que nous avons tiré un certain nombre d'enseignements. Pour vous donner un exemple, l'une des dernières rencontres que nous avons faites avant de venir ici, c'est un viticulteur de Châteauneuf-du-Pape.

Alors c'est vrai que Châteauneuf-du-Pape s'en sort plutôt bien, et c'est tant mieux, c'est l'excellence française, c'est l'exemple d'une filière qui est bien organisée, mais néanmoins qui, eux, ont des problèmes de transmission, puisque la transmission de ce patrimoine coûte cher, et la conséquence, c'est que ce patrimoine échappe à leurs enfants, bien qu'ils aimeraient pouvoir la transmettre, ou échappe en partie, voire échappe totalement aux Français, car ce sont souvent des étrangers qui lorgnent sur ce patrimoine fabuleux de l'excellence viticole.

Mais nous avons eu aussi d'autres sujets avec les lavandiers, je crois qu'il y en a un d'ailleurs aujourd'hui qui est là, parce que vous savez qu'également la lavande est en péril aujourd'hui, du fait d'une réglementation européenne qui va classer la lavande comme produit chimique toxique, et donc, en conséquence, mettre la filière en péril.

Et nous avons également rencontré les producteurs de fruits et légumes, avec qui nous avons pu nous accorder qu'il y a un problème grave, évidemment de concurrence déloyale, intra-européenne et extra-européenne, du fait d'un certain nombre de réglementations qui ne sont pas appliquées par tous les pays, et ils ont assisté d'ailleurs sur la nécessité de faire appliquer au minimum ce règlement européen, sur la pression évidemment de la grande distribution, qui fait du chantage pour tirer les prix à la baisse, puisque s'ils n'acceptent pas de vendre leurs produits à tel prix, et bien ils vont se fournir auprès de marchés étrangers, mais aussi sur la technocratie des réglementations de l'Union européenne, qui aujourd'hui sont très très loin de la réalité du terrain, on en a un exemple absolument symbolique avec l'interdiction du diméthoate, pour la cerise, à laquelle il n'y a pas de véritable solution alternative satisfaisante, puisqu'il y a plus d'application du produit de substitution, qui lui-même est moins efficace, et coûte cher.

Voilà un certain nombre de pistes, mais nous serions ravis aujourd'hui, l'objectif c'est d'échanger avec vous, d'entendre vos suggestions, les thématiques sur lesquelles vous aimeriez que nous vous soutenions, parce que l'objectif c'est quand même cela, même si nous sommes dans l'imposition, nous sommes aussi des porte-parole, nous sommes aussi en mesure, et probablement plus encore au Parlement européen, où de grandes choses se décident, enfin de nombreuses choses plutôt que de grandes choses se décident, puisque nous avons un groupe puissant, avec d'ailleurs de nombreuses autres nationalités à nos côtés, qui défendent une même conception de l'Union Européenne que nous, donc voilà, l'objectif c'est de vous entendre, d'entendre vos problématiques, vos suggestions, donc voilà la façon dont nous allons procéder, Hervé va modérer ce débat, et je vais laisser la parole à ces différents producteurs, afin que nous puissions échanger directement.

4:46
Marion Maréchal

Alors donc ce matin on a vu effectivement un domaine à Châteauneuf, Châteauneuf est préservé, on va dire dans la filière, parce que l'appellation est renommée, c'est quand la vente à la bouteille se fait à des prix intéressants, la chose est plus difficile sur des appellations de moindre importance, et je pense entre autres à l'appellation Ventoux, qui connaît davantage de difficultés.

5:12
Invité

Je ne suis pas de Ventoux, mais producteur en vins à Rastaud, Romero André du domaine de la Soumad. Nous, en maintenant, sur Rastaud, on a déjà un peu moins de problèmes, il faut dire qu'est-ce qu'il y a, parce qu'on est en cru par rapport à nos voisins, les côtes du Ventoux ou les côtes du Rhône, mais enfin, il y a des gros problèmes en ce moment, on le voit pour les caves coopératives surtout, on s'en est rendu compte avec la cave de Keran, qui était presque en faillite, qui a été repris, ce qui est très dommage, il y a eu un licenciement de 30 personnes.

La coopérative de Rastaud, en ce moment, ils ont licencié aussi 10 personnes, pourtant c'est des caves qui marchaient très bien, mais il y a des gros problèmes en ce moment, ils n'ont pas de vente, mais de prix. Le vin se vend toujours, mais de moins en moins cher, c'est la guerre des prix, des tarifs. Donc cela, ça pose des problèmes aussi pour tout le monde. Par contre aussi, comme vous avez parlé, pour les droits de succession, pour l'agriculture, il faut faire très attention là aussi, parce que moi je dis que quand les terres proviennent de nos parents, qu'ils ont économisé pour avoir des terres, après, il y a les droits de succession là-dessus, pour moi c'est de l'impôt sur l'impôt.

On a déjà payé des impôts, on économise pour nos enfants, et on va être imposé encore là-dessus, alors que si on aurait pu à ce moment-là, tous les bénéfices qu'on a fait, au lieu de les réinvestir dans le foncier, on aurait pu les manger, aller faire des voyages, tout ce qu'on veut. Donc ça c'est un peu aberrant, il va falloir y revenir. Je reconnais qu'avant, les droits étaient sur 15 ans, maintenant c'est sur 27 ans, après c'est passé sur 30 ans. Je voudrais parler aussi sur, en ce moment qui est très à la mode, on ne parle que du bio, tout le monde faut faire au bio.

C'est très bien, mais moi je pense que le bio, c'est très bien, il faut, mais aussi, et la différence qu'il y a, les gens, nous on le voit en viticulture, les gens qui sont en bio, il faut qu'ils traitent 3 ou 4 fois plus, pour le midiou, mettons, pour le sulfat, avec de la bouillie bordelaise. Donc le tracteur, il va passer beaucoup plus de temps qu'en culture raisonnée, parce qu'il va falloir sulfater 10 fois, au lieu de sulfater que 5 fois. Il y a un tracteur chez moi, la fumée, il pollue. Donc si on va par là aussi, il faut faire attention là-dessus.

Et par contre aussi, nous on ne veut pas, en étant en culture raisonnée, en quart d'une grosse attaque de midiou, par exemple, on préfère mettre un pénétrant, et on ne veut pas perdre la récolte. C'est pour ça que, privilégier le bio, c'est bien, mais enfin, il faut quand même penser un peu aux autres aussi, qui ne sont pas en bio. Parce que pour moi, si tout le monde était en bio, dans le monde entier, la planète crèverait de faim, peut-être aussi. Voilà.

Je disais, le lobby écologiste est très puissant au Parlement, enfin partout, mais au Parlement européen notamment, où ils imposent des réglementations, et qui sont acceptées d'ailleurs par nos adversaires politiques, qu'ils soient de l'NP ou du PS, parce que c'est un point de vue électoraliste aussi, il faut bien le savoir. Bruxelles propose de courir sur l'Europe entière 80% de la surface cultivable en culture biologique. C'est complètement aberrant, complètement idiot, d'autant plus que vous venez de le dire, on nous annonce que d'ici à 2050, il y aura environ 9 milliards d'êtres humains sur la planète, on peut se poser la question, comment va-t-on nourrir ces gens ?

Parce que ça veut dire, culture biologique veut dire aussi baisse de rendement. Alors que ce soit, moi je suis agriculteur céréalier, bon là je prends l'exemple des céréales, puisque ça me concerne effectivement, si au lieu de faire 80 quinto, 90 quinto, on en arrive à 30, 40, effectivement la production diminue de plus de la moitié et ça va poser un problème énorme. Et c'est là que les Etats-Unis pourront nous sauver avec le traité de Transatlantique. Voilà. Parce que là ils vont venir nous y demander, oui, dans le cas du... Oui voilà, très bien. Ils sont là pour ça d'ailleurs. Eux ils nous poussent à faire du bio aussi les Américains, ils sont favorables à ça. Marion vient de vous le dire.

9:25
Philippe Loiseau

Voilà leur logique quoi. Ça fait trois jours que je suis ici et j'ai découvert non seulement des paysages, mais des choses extraordinaires. On a goûté des fraises, on a goûté des truffes, on a pu du bon vin à Châteauneuf-du-Pape, on a parlé des olives, on a parlé de tout ce qui fait le caractère de votre terroir. Mais si on a choisi Châteauneuf-du-Pape, c'est pas parce qu'on voulait aller dans le haut de gamme du haut de gamme. C'est simplement parce que c'est une question pratique et puis je pense qu'il faut aussi aller dans les endroits où on fait du bon vin, mais il y a partout du bon vin.

Et si aujourd'hui dans la viticulture, il y a une poussée du Front National, c'est pas uniquement parce qu'on aime bien le vin de France, c'est parce qu'aussi on a des bonnes idées et surtout de bonnes propositions. Marine a parlé de trois choses et la seule, vous parlez de Sarkozy, mais je n'ai jamais entendu parler, par exemple, de sortir le vin de la loi des vins.

10:20
Invité

Non, mais attendez,

10:23
Philippe Loiseau

est-ce que vous avez entendu Sarkozy parler de la loi des vins ? Non. Bon. Ensuite, Marine Le Pen a été tout à fait catégorique en disant que nous étions contre la libéralisation des droits de plantation. Aujourd'hui, les gouvernements successifs français comme l'Union européenne étaient favorables aux droits de plantation. On a réussi, pour une fois, à ce que la Commission européenne avec le Parlement européen soit contre le Conseil de l'Europe sur cette question des droits de plantation. C'est-à-dire qu'on a gagné une première partie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a la préservation des droits de plantation. Ils n'ont pas été libéralisés. Mais c'est éphémère. C'est éphémère.

Et donc, nous, au Front National, on est contre la libéralisation des droits de plantation qui est un vrai sujet. Un sujet que vous connaissez parce que si vous avez aussi des difficultés dans les appellations de pays, c'est parce que, justement, on a laissé trop de vines se planter et qu'il y a un vrai risque aujourd'hui de la part de l'Union européenne. Également, on a beaucoup parlé, alors peut-être pas chez vous, mais encore que chez vous, il y a quand même un sujet important sur les contre-avendanges, les contre-avendanges aussi. Moi, je viens de Bourgogne.

En Bourgogne, c'est un vrai sujet parce qu'aujourd'hui, embaucher à la période des vendanges des travailleurs saisonniers, c'est une vraie difficulté. Et voilà, on est, si vous voulez, aujourd'hui au plus près du soutien de la viticulture. La viticulture, c'est la vie. La viticulture, on l'a visitée aussi, mais avec le temps qui nous était imparti. On était à Apte, c'est chez vous. On est allé voir la coopérative viticola à Apte. On est sur tous les sujets liés à la viticulture. Alors parlons de l'Europe, parce que le vrai sujet, c'est l'Europe.

Aujourd'hui, sur la viticulture, la Commission européenne a dit qu'elle était pour 80% des terres arabes, c'est-à-dire 80% des terres cultivables en Europe, que ce soit des terres qui soient biologiques. Voilà. Avec Philippe Poiseau, nous avons été en audition avec le ministre de la Culture, Stéphane Le Folle. Stéphane Le Folle nous a dit il y a un mois, devant nous, droit dans les yeux, eh bien nous, on est pour la réduction d'un tiers des produits phytosanitaires. Et puis, on est aussi pour le développement de la culture biologique. que ce soit dans l'agriculture ou dans la viticulture. Voilà.

Alors, je pense que c'est important de voir que, non seulement, le ministre de la Culture est pour un développement massif du bio, pour des raisons électorales, parce qu'il y a des élections régionales qui arrivent et qui ont besoin de l'apport des verres pour leur appoint électoral, et qu'ensuite, à la Commission européenne, je vous le dis, ce sont des Kmer-Vers. C'est le verdissement de la PAC, la PAC 2014-2020, c'est le verdissement de la PAC, c'est toutes les normes, toutes les directives liées au phytosanitaire, et ça, c'est le vrai désastre.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Verts et la Commission européenne sont en train de vous imposer, de nous imposer des directives qui vont à l'inverse des traditions et de la méthode ancestrale pour la viticulture. Voilà ce que je voulais vous dire. Simplement, Marine Le Pen, comme Marion, qui s'intéresse parce qu'elle est quand même sur une circonscription très viticole, Marine a été de nombreuses fois en visite sur de la viticulture, encore récemment du côté de Chablis. Elle ne défend pas les gros contre les petits, c'est l'inverse.

Je crois qu'aujourd'hui, nous, on est là pour faire en sorte qu'on puisse faire avancer nos idées et on a bien compris également, parce qu'on est là aussi pour apprendre, monsieur, c'est-à-dire que c'est vrai que les droits de succession à la transmission d'un domaine, c'est un vrai problème, c'est pour ça qu'on a même vu des viticulteurs qui allaient se délocaliser à Bruxelles pour éviter de payer des droits de succession. Nous, on n'est pas pour ça, on est contre les délocalisations parce que le patrimoine se garde chez nous et on ne va pas mettre le magot à l'étranger.

Simplement, il est évident que sur la transmission du patrimoine, mais de droits internes, parce qu'il y a des spéculateurs, il y a des spéculateurs, soit il y a les magouilles des affaires, soit il y a les spéculateurs privés, soit aujourd'hui il y a les groupes, les groupes industriels, voire les compagnies d'assurance qui veulent racheter des terres pour se faire du profit parce que sur les marchés financiers, il n'y a plus forcément beaucoup de profit à faire. Voilà, donc on est là, nous, on est avec le pot de terre contre le pot de terre, c'est-à-dire qu'on est là pour la défense de la viticulture et aussi et surtout de la petite viticulture.

14:49
Marion Maréchal

Alors, ce que demande la filière vitivinicole aujourd'hui, c'est d'arrêter les coûts d'accordéon réglementaires.

Sur les 30 dernières années, on a demandé à la filière de faire des efforts en réduisant le potentiel de production, donc les droits de plantation avaient son importance, il y a eu les distillations de crise qui ont quand même coûté de l'argent au budget, les exploitations ont fait des efforts d'investissement, et alors que tout ce travail a été fait pour améliorer la qualité, l'organisation commune de marché vitivinicole disparaît au profit d'une organisation commune de marché unique, donc vous êtes maintenant à côté des céréaliers, des producteurs de fruits et légumes, et on vous annonce que les efforts que vous avez faits pendant 30 ans, en fait, vont passer sous le rouleau compresseur du libéralisme, puisqu'on va vous supprimer les droits de plantation, et on sait très bien ce que ça veut dire, les pouvoirs financiers vont pouvoir investir sur du foncier, planter de la vigne au kilomètre, et inonder à nouveau le marché par des volumes, avec pour conséquence la chute des cours.

Sur les droits de plantation, je voudrais juste accorder une petite parenthèse européenne, justement, le diable se cache toujours dans les détails, donc les droits de plantation, théoriquement sur le papier, après deux ans de combat, ont été, entre guillemets, sauvés, mais, mais, la commission qui défendait la libéralisation des droits de plantation, donc leur suppression, est très mauvaise joueuse. Et donc, quand un texte est fait au niveau de l'Union européenne, par des gens élus, c'est-à-dire des gouvernements d'un côté et des parlementaires de l'autre, celui, l'exécutif, ça reste la commission européenne. Et cet exécutif fabrique ce qu'on appelle un acte délégué pour appliquer le texte.

L'acte délégué n'est toujours pas prêt. Quand il a été présenté dans sa première version comme agri, il avait hurlé tout le monde. Et c'est une sorte quand même de détricotage dans lequel, certes, les droits de plantation vont continuer à exister, c'est une évidence, puisque c'était l'accord là-dessus, mais où on pourrait se les répartir, se les repasser d'une appellation à un autre, d'un propriétaire à un autre, ou un propriétaire qui aurait plusieurs, on va dire, un peu en AOP, un peu en IGP, un peu en 20 pays, pourrait gentiment jongler avec ça et donc détraquer l'intégralité du mécanisme.

Donc la bataille actuelle, c'est l'acte délégué, c'est en cours, Edouard et Philippe sont à fond dessus, nos relais de terrain, y compris à l'interprovince, également, et là-dessus, on tiendra au courant.

17:18
Invité

Dans le domaine de la viticulture, je voudrais vous signaler un fait sans précédent dans l'enclat des papes, c'est que pour la première fois en 2014, il n'y a eu aucune installation de jeunes agriculteurs. C'est un fait nouveau, c'est sans précédent. Je crois que l'heure est grave et que les mesures pour aider à l'installation de ces jeunes que propose le Front National sont les bienvenues et on attendra dans le détail le programme, bien sûr, de tout cela. Oui, Marc Clavel, Réas, savoir si sur l'Europe les conditions sont les mêmes dans les autres pays qu'en France, les réglementations.

17:52
Marion Maréchal

Le principe, c'est que le règlement communautaire s'applique à l'ensemble des États membres. D'accord ? En matière viticole, on a divisé l'Europe en trois zones pour tenir compte des spécificités climatiques et de l'encépagement lié à ces climats. Mais en matière réglementaire européenne, les États membres ont possibilité de durcir la réglementation européenne, jamais de la souffrir. Et la particularité française, c'est de chercher systématiquement le durcissement. Donc là, on est confronté également à un problème que les parlementaires nationaux connaissent bien, c'est-à-dire une volonté quasi sadomasochiste des gouvernements français à rendre le...

on va dire la course à l'échalote mondiale de plus en plus difficile pour les sportifs de la filière que vous êtes. C'est-à-dire qu'on vous met des chaussures en plomb quand d'autres courent avec des chaussures en kevlar. On le retrouve également dans la classification des produits. Par exemple, en Espagne, le vin est considéré comme un aliment, ce qui n'est pas le cas chez nous. Eh bien, en Espagne, puisque c'est un aliment, il y a des politiques gouvernementales d'aide à la promotion de ce type d'aliment. Donc, vous voyez qu'en réalité, les distorsions existent sur le plan européen, non obstant le fait qu'il existe en principe une règle commune.

19:12
Invité

Oui, parce qu'on voit aussi quand il y a des problèmes d'alcoolémie, on dit souvent que c'est dû aux vins et pas aux autres alcools. Oui,

19:18
Marion Maréchal

mais attention, alors là, il y a le problème du lobbying et les députés européens ne le savent mieux que moi. Le lobbying, en fait, des alcooliers. Quand vous avez Pernod Ricard, qui est pratiquement le leader mondial des spiritueux, qui décide effectivement de peser sur la réglementation, ils sont beaucoup plus forts que vous, qui avez certes des syndicats professionnels, mais qui n'ont pas la puissance financière d'un groupe comme Pernod Ricard. Donc, comme par hasard, la publicité va s'orienter parfois sur le vin, alors qu'en réalité, le facteur accidentogène,

19:52
Invité

ce sont les spiritueux. Oui, une chose en plus, c'est que c'est les viticulteurs qui fournissent l'alcool pour Pernod Ricard, pour les autres. On avait des droits, on nous a laissé perdre nos droits sur l'alcool.

20:04
Locuteur

Tout à fait.

20:04
Présentateur

Le grand paradoxe de la lutte, justement, contre l'alcoolémie en France, c'est qu'elle est à côté de la plaque, en fait, parce que la consommation de vin ne correspond pas du tout à la consommation d'alcool fort et très sucré, qui, en fait, est le véritable problème aujourd'hui, parce que toute cette jeunesse qu'ils essayent, entre autres, de viser vont importer un mode de consommation d'alcool qui vient des Etats-Unis ou même d'Angleterre, qui est une consommation très rapide, qui n'a rien à voir avec la consommation qu'on peut avoir de vin, qui est une véritable éducation, consommation très rapide, d'alcool fort et très sucré, qui, en fait, qui impacte directement à travers la réglementation le vin, alors qu'à l'inverse, la consommation du vin devrait être axée beaucoup plus sur l'éducation, la saveur, et c'est vrai qu'on a le sentiment que vous êtes un peu les grands perdants de cette réglementation, qui semble un peu à côté de la plaque par rapport au type de consommation qu'il faudrait justement viser.

Donc ça, c'est un axe vraiment intéressant parce qu'en effet, c'est un problème important et puis qui devient complètement délirant. C'est-à-dire que la loi, en plus, aujourd'hui, elle est illisible et elle est complètement extrémiste par rapport à l'objectif visé.

21:09
Marion Maréchal

La viticulture, c'est aussi beaucoup de main-d'oeuvre et autant, quand vous vendez une bouteille à 25, 30, 40, 50 euros, bon, la main-d'oeuvre, ça va, elle va être payée. Voilà. Et quand vous, plus vous baissez dans les prix à la bouteille, plus vous baissez, déjà, plus vous êtes concurrencé sur votre marché intérieur, mais surtout à l'extérieur, par d'autres pays. Et ces autres pays en Europe, il n'y en a pas un seul qui a des coûts de main-d'oeuvre aussi élevés que les nôtres. J'ai récemment discuté avec des Alsaciens qui avaient une étude très précise. Les Alsaciens sont des gens très carrés. Ils ont un truc qui s'appelle l'Allemagne à côté de chez eux.

Et l'Allemagne, juste de l'autre côté du Rhin, il y a des vignes des deux côtés du Rhin. Donc voilà, avec les mêmes cépages. Et après étude, puisque les Alsaciens, traditionnellement, on mettait quand même beaucoup en Allemagne, en quelques années, ils se sont dit, c'est bizarre quand même, les Allemands, ils sortent à peu près la même gamme que nous, mais beaucoup moins cher.

ils se sont allés voir et forcément, 4, 5 ou 6 euros de l'heure pour les Polonais, les Bulgares et les Roumains qui s'occupent de leurs vignes, eux à 14 euros de l'heure, ça faisait au final, sur des vins qui se vendent entre sortie de domaine 5 et 15 euros la bouteille, ça faisait 30% d'écart de coût de production de chaque côté du Rhin. Et là-dessus, vous ici, forcément, tout ça est plus loin, mais quand Hervé parlait tout à l'heure du Portugal, parlait de l'Espagne, parlait de l'Italie, cette distorsion de main-d'oeuvre sur les vins que vous faites se ressent très fort aujourd'hui. Voilà. Donc c'est une autre distorsion européenne aujourd'hui dans un marché censé être libre.

22:50
Invité

Le Vaucluse, il y a un point de cédure pas loin de 40 000 chômeurs. On ne trouve personne. Dans le Vaucluse, chez nous, à côté, ça on le verra peut-être. Là, il va falloir

23:01
Marion Maréchal

en bloquer. On a déjà réformé le RSA en faisant un RSA qui incite réellement à retourner au travail.

23:06
Invité

Et pour en revenir vers la viticulture, la viticulture, je parle française, on est quand même des gros exportateurs de veines. On fait rentrer beaucoup de devises en France. On fait rentrer les devises, on a la TVA à 20%, on a les droits de circulation. Je pense qu'on est de belles vaches à aller quand même aussi, les vignerons. Jean-Pierre Ruel, retraité de l'agriculteur,

23:29
Marion Maréchal

mais toujours actif parce que j'ai une retraite à 700 euros par mois, donc c'est difficile de vivre avec. Donc, je voudrais rebondir sur le bio. C'est vrai que le bio, c'est une bonne chose, c'est formidable, mais on ne peut pas vivre qu'avec du bio. J'ai été responsable d'une coopérative qui traitait 6 000 tonnes de marchandises en fruits et légumes. J'ai eu un copain qui produisait 350 tonnes de cerises et de raisins de table qui est venu passer au bio. J'ai dit, tu vas au bio ? C'est vrai qu'il y a un marché pour le bio. Mais de 350 tonnes, en 3 ans, il est tombé à 35 tonnes. Et donc, j'ai lu qu'il y a pas mal de gens de l'olive là.

Cette année, vous savez qu'il y a 75% des olives qui sont tombées au sol et qui n'ont pas été ramassées parce que le diméthoate est quasiment interdit par un décret de 16 novembre 2009. La Commission européenne interdit pratiquement le diméthoate. Bon, il y a une dérogation à 21 jours. Alors, à 21 jours, le diméthoate, c'est comme si on vous vaccinait pour la grippe en été. Le diméthoate, c'est un produit qui a été employé depuis des quarantaines d'années après le retrait du DDT. Bon, le retrait du DDT, c'est une bonne chose quand même.

Je crois qu'il est toujours employé au Gabon, en Afrique, avec mon centre ce Gab, il y a des haricots qui arrivent sur Régis il y a d'autres, par exemple, qui ont posolé pas mal de monde avec le DDT. Mais ça, c'est pas un problème. Bon, tout ce qui rentre de l'étranger, c'est bon, on peut le manger. Les cerises qui vont rentrer de la Turquie, j'étais assommé dernière, qui vont rentrer de la Turquie, 250 000 tonnes de production de Turquie seront traitées au diméthoate comme on traité auparavant. Et les Français vont les manger. qui viennent de se rajouter en dessous la mouche de la Turquie, c'est le Drosophylla Sudiki. Alors là, c'est un fléau mondial.

Alors, tant qu'on pouvait traiter au diméthoate en arriver à le tenir, parce que moi, le Sudiki, j'ai décelé avant 2009. J'étais nouveau, bon, c'est comme ça à proliférer, c'est à proliférer. Et puis maintenant, il y en a tellement qu'il y a des vergers antiques qui se sont paricotés l'année dernière. Et l'olive, il y a 75% qui a été foutu cette année, l'année prochaine, à 60%. Et la soirée, à 60%. Bon, maintenant, que faire ? Bon, nous, on n'est pas contre d'abandonner ce produit, mais qu'on donne un produit efficace. Voilà.

26:16
Invité

C'est vrai que les produits que vous avez dit qui remplacent ces produits insecticides sont plus efficaces, c'est vrai, et de plus en plus chers aussi. Simplement, une petite anecdote sur le diméthoate. J'en ai utilisé encore 15 ans, une quinzaine d'années sur des blés. On l'utilisait beaucoup, c'était d'ailleurs très efficace.

Mais alors, un problème sérieux en matière d'environnement notamment, je ne sais pas s'il y a des chasseurs dans la salle, moi je suis chasseur, et je peux vous dire qu'une fois, quand le pulvérisateur est arrivé chez un voisin, il a déposé son pulvérisateur dans la cour, vous savez, quand il y a des égouttements qui se font comme ça, et le copain en question avait une vingtaine de doigts. Elles sont venues, alors il y avait plein d'insectes, de pucerons, noirs, gris, qui tombaient par terre sur le sol. Et le lendemain, enfin le soir même plutôt, le soir même, 18 oies étaient sur le carreau, après avoir bouffé les insectes qui avaient donc été... Voilà. Donc c'est...

Non mais c'est une vérité quand même. Alors au niveau du perdreau, je sais que dans Nord-et-Loire et dans la région centre, ça a posé un réel problème et c'est ce qui a aussi influé sur la décision de plus en plus de 10 méthodes sur les céréales. Mais ceci étant, c'est vrai que depuis, il n'y a pas beaucoup d'insecticides très efficaces. Ça, il faut le reconnaître aussi. Bon, Henri Moulin a huile parce qu'il était à horizon. Donc on exploite un moulin depuis 1922, je crois. Bon, je ne vais pas fermer la parenthèse que vous avez ouverte sur le limétoate parce que le limétoate détruit systématiquement tous les insectes

27:40
Marion Maréchal

puisqu'il parasite le système nerveux des insectes.

27:43
Invité

Voilà. Donc je mettrai un bémol

27:46
Marion Maréchal

à tout ce qui a été dit parce que c'est quand même un produit dangereux. Monsieur, si je vous invite à voir un verre de limétoate, je ne sais pas où vous irez bien. Vous ferez comme nous. Donc il y a des produits de substitution quand même en ce qui concerne l'olive puisque vous l'avez souligné, cette année, effectivement, il y a à peu près 80% de la récolte qui a été détruite. Mais on peut utiliser de l'argile, c'est-à-dire pulvériser un mélange de 5% d'argile dans de l'eau sur les olives, enfin sur les oliviers car il y a des olives, bien sûr. et ce produit, enfin l'argile, qui est un minéral, donc, perturbe la ponte de l'insecte puisque l'insecte,

28:25
Invité

en l'occurrence, c'est une mouche un peu semblable à celle de la cerise. Et c'est efficace. Le problème, c'est qu'il ne faut pas qu'il pleuve trop souvent. Alors cette année, ça a été quand même particulier et peut-être ces attaques d'insectes sont dues au changement de climat. Parce qu'on a eu des entrées maritimes. Oui, bien sûr, on ne va pas peindre toutes les olives en blanc avec de l'argile. Quand même,

28:56
Marion Maréchal

ça arrive à les perturber. Alors cette année, il y a eu ce phénomène exceptionnel parce qu'il y a des entrées maritimes. D'habitude, l'été, ici, il fait chaud,

29:02
Invité

il y a du vent. Et l'an passé, il y a eu des entrées maritimes, c'est-à-dire air chaud et humide qui a favorisé le développement de ces insectes. Et donc, les gens qui ont traité à l'argile, les écolos en l'occurrence, moi-même, je traite à l'argile, j'ai pu le faire que deux fois et je n'ai pas sauvé ma récolte. Mais le dimétoite, c'est fini, je n'en mets plus parce que je vends aussi des olives pour conserves et c'est dangereux. Les oies sont mortes, elles ne sont pas mortes pour rien. Donc, quand on me dit et c'est vrai que chacun défend son giftec, il ne faut pas non plus que la récolte soit sacrifiée, mais pour moi, le dimétoite reste un produit dangereux. Je tenais à vous le dire.

29:39
Marion Maréchal

Philippe Murer, du collectif Nouvelle Écologie, je me représente, excusez-moi. Ce qui est intéressant, c'est qu'il faudrait qu'on arrive à faire que les meilleures pratiques, en tout cas celles qui fonctionnent, soient partagées par l'ensemble des agriculteurs. Que chacun ne travaille pas dans son coin, trouve la solution et donc, il faudrait mettre en place, si on arrive au gouvernement, un site internet très visible, très médiatisé auprès des agriculteurs pour qu'ils se partagent les meilleures pratiques. Et l'autre chose pour ce problème, effectivement, c'est très énervant, l'écologie, c'est quelque chose de fondamental, mais ce qui est très énervant, c'est que ça vient de tout en haut.

C'est-à-dire que ce n'est fait que comme une interdiction. Vous voyez, le maire de Paris, moi j'habite Paris, il interdit tous les diesels. En 2020, on va interdire tous les diesels alors qu'ils ne polluent pas plus les nouveaux diesels, en particules fines, que les voitures à essence. C'est fait d'en haut, c'est une injonction. C'est ça qui ne va pas.

En revanche, est-ce qu'on ne pourrait pas aussi, il faut faire des propositions, est-ce qu'on ne pourrait pas avoir, faire en sorte que l'INRA fasse beaucoup de recherches pour avoir des méthodes d'agriculture avec moins de pesticides, que l'INRA soit vraiment, qu'on mette des fonds importants plutôt que de mettre des interdictions d'en haut qui vous posent des problèmes dans votre vie courante. Voilà ce que je pouvais vous dire là-dessus. Le vrai problème de fond, le premier, quand on parle de changement de pratiques agronomiques, et cette recherche, elle existe aujourd'hui.

Vous parliez de la réunion dont vous parliez tout à l'heure, j'y étais présent, j'avais l'honneur d'accompagner Marion ce jour-là, et les gens de la station BC, je les ai écoutés. Et, bon, ils racontaient, ce sont des agronomes, ils racontaient beaucoup de choses sensées. Ils ont juste oublié une chose dans leur démonstration, c'est que quand on doit replanter un verger autrement que comme il était, dans des nouvelles stratégies qu'ils proposaient, vous allez le dire mieux que moi, mais quand on replante un verger avant qu'il soit à pleine fructification, il faut combien d'années ?

31:31
Invité

Une vingtaine d'années pour les oliviers.

31:33
Marion Maréchal

Et pour les... Je pensais aux cerisiers, mais voilà, 20 ans pour les oliviers, 8 ans pour les cerisiers. Et quand, pendant ce temps-là, vos concurrents turcs continuent à utiliser le produit que vous ne pouvez plus utiliser à fond les gadins avec des dosages monstrueux, parce que pour le coup, je n'aimerais pas passer une nuit de camping dans un verger turc. Voilà. Donc, un des gros problèmes, il est là. L'humanité, enfin, notre civilisation, l'humanité en général, d'un point de vue, est toujours progressée. Des solutions, elles existent.

Le problème, c'est que, comme le disait très très bien Philippe à l'instant, ce qui arrive d'en haut vers le bas, si ce n'est pas confronté à la réalité, ça ne peut pas fonctionner. et quand un temps de rotation sur un verger, c'est 8 ans en cerise, 20 ans en olive, il faut une politique d'encadrement autour qui garantisse au moins que le verger, les efforts investis, payent. Si sur les 8 ans, 9 ans, 10 ans nécessaires, vous avez perdu tout votre marché du fait de vos concurrents qui ont investi, y compris votre marché intérieur, ça ne marchera jamais.

Donc, pour revenir à une phrase qu'on parle souvent, sans protectionnisme intelligent, ce n'est même pas la peine d'essayer de parler d'écologie. Je me présente, je m'appelle Serge Pérignon, je suis co-président du syndicat de défense des moulins privés et mon co-président, c'est monsieur, de l'en parler tout à l'heure, à l'instant. Monsieur est adhérent aussi à notre syndicat, madame ne l'est pas, mais est aussi dans les oliviers. Voilà, donc je tenais tout particulièrement à remercier Mario, Maréchal Le Pen, la dernière fois que je l'ai vue à la télévision, on a ramassé des fraises dans une émission que j'ai regardée jusqu'à la fin parce que c'était très intéressant.

Je suis très heureux aujourd'hui d'avoir l'honneur d'être réunité à notre réunion. Je remercie aussi

33:33
Invité

les députés européens. Il faut reconnaître que pour nous, c'est un très grand honneur d'avoir eu la possibilité par l'intermédiaire de notre chômage de pouvoir être réunité ici. Voilà. Si on est là aujourd'hui,

33:44
Marion Maréchal

c'est pour vous soumettre quelques remarques, quelques réflexions qu'on a sur l'huile d'olive et sur la gestion de l'huile. Nous sommes donc les représentants de ce syndicat qui est le seul syndicat au léicole à ne pas être inféodé à la fidole. La fidole, c'est notre interprofession. Alors, je vais rebondir à mon propos, c'est surtout au niveau des CBO. Est-ce qu'il est normal que nous ayons des CBO à régler alors que d'autres ne l'ont pas ? Et je pense que vous êtes... CBO, ça veut dire cotisation volontaire obligatoire. L'huile d'héron française, bon, donc, est artisanale, mais la fidole va en faire une oléiculture industrielle.

Ne serait-ce qu'à cause de notre climat, la France n'est pas adaptée à développer une culture comme cela. Ce n'est pas possible. nous sommes des artisans. On pourrait préciser davantage en disant que nous sommes même des artistes de l'huile d'olive qui travaillent en l'olive suivant une philosophie et une pratique qui est exactement le contraire de celle des industriels. Dans l'oléiculture, 90% des producteurs ne sont même pas agriculteurs. Alors, après, les CBO, des cotisations volontaires obligatoires à une interprofession dont on n'est même pas professionnel.

Il y a peut-être temps aussi dans les interprofessions de faire la révolution démocratique puisque vous êtes censé avoir des représentants dans ces interprofessions. Vous avez vos syndicats professionnels et on sait que ça a pantouflé et ronronné pendant des années parce que beaucoup de gens qui avaient la tête dans le guidon ne voulaient pas y aller et à juste titre parce qu'il faut avoir du temps et de sorte qu'on a laissé parfois des gens dévorer la richesse que vous produisiez parce que, vous savez, c'est comme en matière de collectivité si je ne dépense pas je n'existe pas.

Donc, est-ce que vous n'avez pas possibilité déjà de revenir sur le montant des cotisations pour réduire la pression ? Donc, comme il y a 90% des gens qui paient des cotisations mais qui ne sont pas affiliés à la MSA ne votent pas. Ensuite, sur les 10% qui votent une grosse majorité appartient à la FMSO. Alors, juste un petit complément sur les CVO parce que cette fameuse contribution volontaire obligatoire déjà, on cherche toujours le mec qui a inventé ce terme mythique. Je crois que c'est racine ou en tout cas. Je ne sais pas, mais c'est une... C'est clair volontairement obscur.

Peut-être, toujours est-il que depuis de nombreuses années, dans toutes les filières, y compris celles qui tournent à peu près correctement et qui sont structurées de manière à peu près honnête, ça pose quand même problème. et la clé de l'histoire de CVO, elle est avant tout politique, dans le sens où pourquoi tous les gouvernements de gauche comme de droite jusque maintenant ont laissé la FNSEA par ses branches interprofessionnelles dans lesquelles elle siège de manière paritaire exiger ces CVO ? C'est super facile, c'est que ça ne coûte rien à l'État et le syndicat pille ses propres membres et y compris et surtout ceux qui n'en sont pas membres.

Donc l'État, ça ne lui coûte rien, ce n'est pas de l'argent perdu pour lui, ça lui permet de sous-traiter intégralement le problème syndical à une organisation. Le problème de ce qui a changé, c'est que l'organisation en question, tout le monde la connaît, elle a eu ses qualités, elle a beaucoup de défauts de plus en plus aussi et le monde est en train de changer. Le monde syndical agricole est en train de changer sa gueule à tous les étages à juste titre puisque on parlait de M.

Belin, c'est quand même quelqu'un qui est en train de vampiriser une partie de l'agriculture, de la cannibaliser de la vallée tout crue pour mieux régner sur l'industrie, ce qui est quand même de la part de quelqu'un qui se prétend agriculteur mythique. Ce qui ne veut pas dire que toutes les personnes de la FNSEA sont, il y a des gens, je connais beaucoup, qui sont de sincères syndicalistes.

Et donc, la position, et puisque ce sujet des CVO est récurrent et avec Marine Le Pen comme avec Marie, on a pu en parler assez fréquemment sur le terrain, était de dire, et c'est Marine Le Pen qui avait eu cette réponse, nous, même sur les autres syndicats, je pense, quand on pense au poids des syndicats par rapport au nombre de salariés qu'ils représentent, on peut rigoler aussi. on est pour la représentativité objective dans la proportionnelle en politique, on est aussi pour la proportionnelle dans le monde syndical. Et il est hors de question de laisser des gens qui n'ont pas le droit de voter payer un syndicat. C'est tout.

Je m'appelle Guy Bernard, je suis citadelle, donc je ne suis pas un professionnel de l'agriculture, je ne suis pas élu, je suis en fait, je vais réagir aujourd'hui en tant que simplement le consommateur, ce qui est une casquette que tout le monde a un deuxième volet. Je vais réagir d'une façon pragmatique et simple. Je suis écolo comme tout le monde, je ne veux pas être emboisonné, je ne veux pas mourir avec des tors boyaux, mais je veux bien manger aussi et je ne veux pas non plus que mon copain fasse faillite et qu'il tronçonne tous ses cerisiers comme passe-temps. Donc il faut trouver un juste milieu entre la protection sanitaire et la production.

Alors je me demande simplement, et ça fait déjà quelques temps que je me pose cette question, à partir du moment où un responsable politique dit que pour la protection des consommateurs, il faut interdire tel produit, pour quelle raison ? À la frontière, il n'est pas interdit. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, et à mon avis, ce n'est pas choquant puisque c'est ce que font les Américains. On interdit le dimetowat, il est dangereux, d'accord, on n'utilise pas en France, mais par contre, ils ne passent plus la frontière.

Alors les Turcs, ils vont le vendre d'ailleurs, les Chiliens, parce qu'a priori, les Chiliens, eux, ils prennent les cagettes et ils font tremper dans les bassines directement pour ne pas s'emmerder la vie.

39:42
Présentateur

Donc on arrête la frontière. Le problème fondamental, l'Union européenne s'est construite là-dessus, sur la libre circulation. Elle n'a même pas eu l'intelligence de faire une préférence communautaire parce qu'à défaut d'une préférence nationale, ils auraient pu au moins faire une préférence communautaire aux frontières de l'Union européenne. Dès le départ, et les Américains étaient bien derrière ça, pour des raisons qui ne sont pas innocentes, ils ont complètement ouvert les frontières.

Le problème, c'est qu'en l'état actuel du traité de fonctionnement de l'Union européenne, il n'est pas possible de modifier substantiellement les traités, et donc de toucher au cœur, au fondement même de la construction européenne, à la libre circulation des biens des hommes et des capitaux, sans dénoncer l'ensemble des traités. C'est-à-dire qu'à moins de trouver l'unanimité au sein des 28 pays pour renégocier substantiellement ces traités, il n'y a pas moyen d'y toucher. Donc autant vous dire que le seul moyen aujourd'hui de pouvoir remettre en cause ces politiques-là et en sortir, c'est de sortir de l'Union européenne.

C'est terrible à dire, mais on vous ment lorsque l'on agite le grelot de la possibilité de renégocier l'Europe. Ça fait 20 ans que dans toutes les campagnes européennes, que ce soit le centre, la droite, la gauche, les verts, tout le monde dit qu'on va changer d'Europe, on va réformer l'Europe, on va faire une autre Europe. La vérité, c'est que ce n'est pas possible politiquement. Parce qu'on ne peut pas mettre 28 pays autour de la table et on ne peut pas mettre ces 28 pays, on ne peut pas les entendre si vous voulez, sur les intérêts communs à défendre parce que la vérité, c'est qu'il n'y a pas d'intérêts communs. Il n'y a qu'un ajout d'intérêts divergents. C'est ça la vérité.

Parce qu'il n'y a pas de peuples européens, il n'y a pas de nations européennes. Donc il n'y a que des concurrents économiques qui essayent de tirer la couverture les uns sur les autres pour tirer bénéfice du système. Donc voilà, vous touchez à la question fondamentale qui fait qu'on est obligé aujourd'hui de parler franchement aux Français. Et c'est vrai qu'ils ont une espèce d'angoisse à l'idée de sortir de ce système. Mais il n'y a pas de salut sans ça. Il n'y a pas de salut sans ça. Et vous avez raison tout à l'heure, vous avez dit quelque chose de très pertinent, de dénoncer l'hypocrisie aujourd'hui, en particulier des écologistes qui sont des citoyens du monde, des universalistes.

Ils trouvent ça tout à fait merveilleux. Dans le même temps, ils dénoncent une agriculture biologique. Enfin, ils promeuvent, si vous voulez, une agriculture biologique. Mais ils ne sont absolument pas gênés par le fait d'imposer des normes extrêmement contraignantes à nos agriculteurs tout en laissant sur le marché pénétrer en effet des produits qui ne respectent pas le quart de ces noms. Parce qu'ils sont animés aussi par cette espèce de fantasme de libre circulation nécessaire à leur fameuse mondialisation qui crée ce fameux homme sans frontières, délocalisable, ce citoyen du monde. Donc ils sont empêtrés dans une espèce de contradiction dont ils ne se sortent pas politiquement.

C'est tout à fait évident. Et je crois que c'est là où peut-être le Front National a un discours véritablement alternatif et crédible. La vérité, c'est que c'est crédible. C'est que nous proposons justement cette sortie de l'Union Européenne pour répondre à tous ces problèmes-là. Ça ne veut pas dire qu'on va, comment dire, qu'on va évidemment cesser tout commerce à l'international, qu'on ne va pas continuer de négocier avec de partenaires européens. Mais voilà, on veut se donner les moyens, si vous voulez, de maîtriser de nouveau nos frontières justement pour être cohérent sur le respect de ces normes pour permettre à nos agriculteurs de vivre de leur production.

Parce que la vérité aujourd'hui, c'est que la grande distribution met la pression sur les prix qui ne couvrent même plus les coûts de production parce qu'ils ont les moyens de faire le chantage à l'achat à l'étranger. Voilà, vous n'acceptez pas tes prix, très bien, on s'en fiche, on va aller se fournir chez les Polonais, on va aller se fournir chez les Turcs, on va aller se fournir chez les Marocains. Et ça, c'est absolument insupportable. Si je peux me permettre

43:23
Marion Maréchal

d'intervenir, je suis en commission commerce internationale avec Marine Le Pen. Donc, c'est là où se négocient, où se discutent les traités de libre-échange, etc. Mais, en fait, ils s'en foutent complètement des agriculteurs, je peux vous dire. Là récemment, il y a quelques mois, on a voté un traité de libre-échange avec l'Ukraine. L'Ukraine, c'est un pays agricole ultra-puissant, enfin, avec des terres très riches, et le SMIC est à 70 euros par mois. Ils s'en foutent de tuer tous les agriculteurs français. Pour eux, ce n'est pas un sujet. Il n'existe pas. Par rapport à l'idéologie d'avoir un autre grand pays avec nous, un autre grand pays comme l'Ukraine.

44:02
Présentateur

Je vais être hyper cru dans ce que je vais vous dire, mais dites-vous bien que les politiques, malheureusement, trop souvent aujourd'hui, résolvent en termes de clientélisme politique. Regardez aujourd'hui le poids économique qui reste quand même relativement important mais qui n'est plus du tout le poids économique qui a pu connaître la France à travers la paysannerie pendant des siècles. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, les agriculteurs sont réduits à peau de chagrin. Alors, je vais vous choquer en vous disant ça, mais aujourd'hui, c'est plus rentable politiquement de donner un permis de construire pour une mosquée que de défendre les agriculteurs. Vous voyez ce que je veux dire ? Voilà.

Et leur but, c'est de faire de la France finalement une espèce de tourisme biologique et puis de pays de service. Et on laisse finalement toute l'industrie au pays de l'Est, toute l'agriculture au pays de l'Est. Ce qui m'apparaît totalement délirant pour des raisons que vous avez relevé tout à l'heure, c'est que demain, la guerre, elle sera énergétique et elle sera alimentaire. Notre pays était autosuffisant alimentairement il y a un certain nombre d'années. Il ne l'est plus du tout aujourd'hui.

C'est absolument catastrophique parce que c'est demain ces pays qui vont faire la pluie et le beau temps alors même que de plus en plus de nos propres terres en France sont rachetées aujourd'hui par des étrangers. Donc ça m'apparaît une vision à court-termiste absolument dramatique et qui n'est absolument pas en phase avec les défis de demain.

45:20
Marion Maréchal

Oui, oui. Il y a un maraîcher qui a dit tout à l'heure au Fagou hier on n'intéresse plus personne nous ne sommes plus que 300 000 en France. Voilà. Et tout à l'heure le monsieur Duvin là où on est allé à Châteauneuf il a dit vous savez qui c'est qui est venu me faire une proposition de rachat le Qatar. Le Qatar. Voilà. Vous ne savez plus les Chinois c'est le Qatar maintenant qui vient.

45:40
Invité

Bon c'est vrai que c'est l'avenir de la France dans cette Europe là c'est le tourisme et les loisirs pour nous et puis il est facile de le vérifier puisqu'à la commission agriculture au Parlement européen il y a 5 députés français sur 45 dont 2 frontistes nous-mêmes José Bovet José Bovet

45:54
Philippe Loiseau

pas moi

45:55
Invité

il y a également un socialiste qu'on voit André Diouge qui s'appelle qui vient de temps en temps mais qui dit beaucoup de bêtises du sud-ouest et puis ensuite un UMP qui ne vient jamais qui de temps en temps est remplacé par sa suppléante une élue de Tours de la région de Tours et qui ne participe jamais ou qui ne dit pas grand chose en commission. En fait les deux plus intéressés par ces questions agricoles c'est Edor Ferrand et moi-même je peux vous le confirmer vous pouvez le voir sur internet on intervient systématiquement sur les grands sujets comme le traité transatlantique évidemment la PAC le verdissement de la PAC etc.

Oui d'ailleurs le président de la commission agri il a effectué raison c'est un Polonais qui ne connaît strictement rien à l'agriculture il le dit lui-même d'ailleurs. Je voulais vous présenter Patrick Bertrand qui est maraîcher bio qui rencontre de très très grandes difficultés sur la commune de Cavaillon

46:50
Marion Maréchal

Il y a de gros problèmes en agroéculture surtout à cause de la réglementation ou fausse réglementation des étiquettes par exemple je connaissais

47:03
Invité

un chauffeur routier qui allait apporter les pommes de Cavaillon française en Italie pour faire du jus de pommes comme s'il n'y avait pas des usines ici pour transformer il ramelait d'Italie des pommes qui étaient emballées à Cavaillon et qui partaient en Russie

47:23
Marion Maréchal

avec un marqué dessus pour dire de France comme chaque année des bateaux qui viennent du Chili et les pommes ça aura n'importe quel prix les Chilets ils en ont trop c'est la fin de saison pour eux et ils exportent vers la France et ces pommes-là viennent sans prix donc c'est emballé en France et ça repart ailleurs marqué les produits de France alors bon je suis de Cavaillon on parle du melon de Cavaillon si vous me trouvez deux paysans qui font du melon de Cavaillon je vous offre

47:53
Invité

une bouteille champagne il suffit que les graines viennent de France ça partait au Sénégal déjà il y a 40 ans la boîte s'appelait Pomona ça s'appelle toujours mais bon il ne reste plus grand chose il suffisait

48:04
Marion Maréchal

que la graine parte de France c'était cultivé là-bas et ça revenait les melons de Cavaillon

48:08
Invité

il y a une grave erreur qui a été commise en ce qui concerne les melons de Cavaillon c'est une erreur politique et une erreur de la profession également c'est tout simplement qu'on a loupé le coche on n'a pas défini l'appellation contrôlée melons de Cavaillon ça c'est une grave erreur et parce que je ne dis pas que ça aurait entigué à 100% la mort des producteurs de melons mais à mon avis ça aurait quand même changé les choses et là il faut vraiment comprendre pourquoi parce que la France est malade de deux choses elle est malade de politiques qui ne connaissent rien qui sont des minables globalement et deuxièmement qui ne sont pas des professionnels nous sommes tous des professionnels au Front National on a tous une carrière on a vécu sans la politique et nous faisons de la politique par conviction donc aucun politique mais les maires de Cavaillon respectifs n'ont eu l'idée de faire déposer l'appellation melons de Cavaillon mais également la profession et c'est là qu'on touche du doigt le fait qu'en France les syndicats professionnels sont généralement bidons archaïques minables c'est unique en Europe nous sommes le seul pays d'Europe à avoir maximum 6 à 7% de personnel syndiqué la moyenne européenne est en 40% en Scandinavie c'est 80% de personnel syndiqué parce que les salariés les gardes et les patrons aiment leurs organisations professionnelles mais qui peut aimer la FNSEA et qui peut respecter sérieusement la FNSEA au delà de certaines personnes qui sont sympathiques on sait très bien que la FNSEA a organisé la destruction de l'agriculture française donc ça c'est voilà ce type d'erreur a coûté cher aux producteurs de melons de Cavaillon

49:45
Marion Maréchal

il y a encore quelques petits arboriculteurs on dit petits parce qu'ils sont entre 20 et 50 hectares de pommiers ce sont des petits maintenant parce qu'il y a des gros arboriculteurs

49:56
Invité

qui produisent qui ont entre 100 et 200 hectares de pommiers et qui achètent les pommes des agriculteurs il y en a certains qui emploient des manœuvres espagnoles ou sud-américaines polonais ça vous voyez il y en a aussi qui vont chercher qui vont acheter des bus

50:14
Marion Maréchal

qui vont chercher la manœuvre en Roumanie et qui la payent au salaire roumain vous avez évoqué tout à l'heure le problème des maladies professionnelles il faut savoir que ce sujet au niveau agricole est une bombe à retardement qui va exploser sur le plan judiciaire dans très peu de temps puisque l'affaire dite de l'amiante qui a bouleversé certaines pratiques en matière de travail industriel on va le retrouver dans l'agriculture et là et c'est un drame parce qu'il y a eu effectivement des phénomènes d'empoisonnement d'agriculteurs parce que soit l'agriculteur n'avait pas respecté des préconisations du fabricant voire le fabricant n'a jamais donné de préconisation aux utilisateurs et c'est surtout là-dessus que les enquêtes pénales vont aller on se retrouve effectivement avec des accidentés du travail dans le monde agricole par un empoisonnement des produits et les écologistes utilisent le fait pour étendre à l'ensemble de la consommation le phénomène alors que sur un plan strictement scientifique et on en avait parlé vous vous souvenez lorsqu'on s'était vu pour la première fois c'est le problème de la rémanence du produit est-ce que nous avons démontré scientifiquement que la rémanence était telle que le consommateur s'empoisonnait avec le fruit et il n'y a pas de réponse pour l'instant catégorique sur cette question mais comme il y a le scandale effectivement de l'empoisonnement des producteurs et bien ce scandale va emporter tout le reste et avec une situation dramatique pour les producteurs entre autres de cerises qui se retrouvent au milieu du guet sans avoir un produit de substitution réellement efficace

51:56
Présentateur

tu touches quelque chose d'intéressant parce qu'en fait il faudra être vigilant sur la façon dont sont évalués pardonnez-moi la toxicité justement de ces produits parce que c'est la question de la lavande justement il demande à ce que la lavande soit évaluée dans son ensemble plutôt que par composante parce que si évidemment vous décomposez la lavande et que vous évaluez chaque produit pur vous n'allez pas du tout avoir le même résultat de toxicité que si vous justement évaluez la lavande dans son ensemble et c'est vrai que au moment où cela va commencer à arriver il va falloir être très précis je crois sur les méthodes d'évaluation qui ne donnent pas du tout les mêmes choses et qui peuvent révéler des intérêts très politiques en fonction d'où elle émane

52:37
Invité

en 2001 j'ai repris l'exploitation de mes parents qui étaient abandonnés depuis 20 ans comme beaucoup de terres autour de Cavaillon qui sont abandonnées et qui appartiennent souvent à des non-agriculteurs alors depuis

52:50
Marion Maréchal

c'est la galère d'être en agriculture biologique aussi à cause des

52:56
Invité

un outil qu'il manque de produits bio en France et j'ai du mal à les vendre oui parce que par exemple depuis

53:06
Marion Maréchal

je ne sais plus quelle année quand il y avait Sarkozy président

53:12
Invité

il a baissé la TBA pour les importations du Maroc et entre temps il y a un grand nombre financier qui a investi au Maroc et qui a à l'époque et à quelques années déjà plus de 100 hectares bio

53:24
Marion Maréchal

qui se sont importés en France je ne dis pas

53:27
Invité

bien sûr sur le bio

53:31
Marion Maréchal

c'est peut-être pire encore d'Espagne d'Italie du Maroc sur qui c'est d'autres produits

53:39
Invité

là-dessus j'ai une petite chose une petite anecdote sérieuse j'ai un voisin allemand c'est rallié qui produit du blé bio sur une parcelle en moyenne il fait 30-40 hectares tous les ans derrière une parcelle de maïs pour la rotation vous savez que les rendements sont toujours meilleurs et surtout il y a une rémanence de produits phytosanitaires qui permet de nettoyer un petit peu plus enfin c'est les champs sont les moins sales sauf que lui d'abord c'est du blé allemand ça c'est son droit il met une demi-dose de traitement désherbant pour les graminées parce que sinon il y en aura ils seront envahis et puis une dose pour protéger le blé à la fin sur la septoriose ou la fusariose la maladie de l'épi et puis voilà donc résultat il a fait cette année je crois 65 quinteaux c'est un beau résultat et qui a été donc récolté et directement emmené par des semi-remorques directement d'Allemagne et là il a été classé bio tout de suite alors qu'en France c'est 3 ans il y a quelques années c'était 5 ans c'est passé à 4 maintenant c'est 3 ans vous voyez les réglementations européennes ne sont pas faites pour tout le monde elles ne sont pas les mêmes pour tout le monde et c'est un scandale franchement scandale non mais c'est aberrant et ça continue et puis c'est payé attention 500 euros la tonne pendant que nous on le vend 150 là

54:49
Marion Maréchal

sur le bio il y a un vrai problème c'est qu'il faut 3 ans pour passer en bio et pour ça c'est complètement bloquant et je pense qu'il faut mettre un moins devant le label bio moins et on saura et oui pour les gens qui font du bio mais ça n'a que 1 an 2 ans c'est bien été sur les étiquettes deuxième année de conversion et que ce soit plus clair parce que c'est difficile à vendre et c'est dur pour la transition il ne faut pas mentir les aides à la conversion sont plutôt pas mal le vrai problème c'est la structuration derrière de la filière et comme vous le dites il y a une concurrence dans certaines filières pas dans d'autres essayer aujourd'hui de trouver un brocoli bio en France qui soit fait en France il n'y en a pas pourquoi ?

il y a un mec en Italie un mec en Italie qui a décidé dans les bouilles et en calabres d'en faire par centaines d'hectares on a vu les images télé ce sont des travailleurs immigrés clandestins qu'on loge sous des arbres des arbres avec dans des conditions inhumaines avec des capots mafieux locaux armés parce que sinon ils se feraient découper en morceaux je pense et tout ça part dans des chaînes de nettoyage et d'emballage remplis de tchèques de roumains et de bulgares payés quand ils y pensent l'inspection du travail italienne n'est pas de notre ressort même je pense ne connaît même plus l'adresse des pouilles et de la calabre là-bas et donc le dumping social dans le bio et ça c'était juste un exemple c'est en train de devenir un problème colossal le bio c'est aujourd'hui une méthode agronomique certes d'avenir mais qui agronomiquement dans beaucoup de filières n'est pas au point il faut quand même le dire ça consomme beaucoup trop d'essence dans certaines filières pas dans d'autres donc c'est un problème à résoudre ça va prendre des années d'agronomie c'est pas un peu impossible c'est des années d'agronomie c'est des années de financement le deuxième truc du bio qu'on le veuille ou non progrès ou pas progrès ça demande de la main d'oeuvre et si on laisse d'autres pays revenir au servage parce que quand vous mettez des africains clandestins dans un champ à 2 euros la journée j'appelle ça du servage et que nous on est obligé de subir cette concurrence on ne peut pas y arriver donc on retombe sur nos pattes de si on veut un progrès agronomique je parle même pas d'écologie c'est encore au sens plus large un progrès agronomique si on veut des campagnes vivantes il faut plusieurs formes de protectionnisme parce que sinon on va finir que avec de la merde d'importation ou des produits fabriqués par des esclaves comme nos chemises quoi tout est politique vous connaissez la formule tout est politique vous avez le député de la 5ème circonscription Julien Aubert qui dans le cadre de ses activités de haut fonctionnaire a participé au projet Union pour la Méditerranée mis en place par le gouvernement Sarkozy et qui a amené effectivement à ces taux de TVA préférentiels pour les pays tiers à l'Union Européenne donc n'oubliez pas que nous avons aujourd'hui des députés européens du Front National nous allons avoir des élections dans 15 jours où le Front National est présenté comme la force montante en France mais vous avez compris aussi qu'au niveau européen nous vivons un petit peu une sorte de syndrome de Stockholm c'est à dire que l'Union nous a complètement kidnappés et nous avons des représentants politiques actuellement majoritaires je ne parle pas de vous messieurs je parle de vos collègues de l'UMP du PS et des Verts qui sont totalement liés phagocités et qui n'ont plus la capacité de réagir contre effectivement celui qui nous martyrisse c'est à dire l'Union Européenne et le drame dans cette affaire c'est que le seul moyen pour pouvoir se libérer de ce syndrome de Stockholm c'est de se tirer voilà je le dis de manière un peu brutale mais je crains que nous n'ayons pas tellement le choix

58:40
Philippe Loiseau

je suis là depuis deux jours je suis arrivé mardi et c'était un très bon moment je te remercie beaucoup Marion parce qu'on a appris beaucoup hier on était toute la journée avec des maraîchers on a commencé à Château-Renard à 6h du matin ensuite on a eu 10 rendez-vous autour des questions agricoles ici à Carpentras on était tout à l'heure à Château-Renard à Château-Neuf simplement simplement pour vous dire que pour caricaturer un petit peu le souhait de la commission européenne c'est de transformer un petit peu les agriculteurs aujourd'hui en des jardiniers qui proposeraient

59:18
Locuteur

leur service pour faire des beaux paysages pour permettre aux parisiens

59:22
Philippe Loiseau

le week-end de venir passer un petit peu de temps et on l'a vu avec la présentation avec Philippe de la PAC 2014-2020 ils ont appuyé sur le verdissement de la PAC le verdissement de la PAC ce sont malheureusement les caricatures de l'Union européenne c'est à dire plus de directives notamment phytosanitaires et toujours des subventions conditionnées à ces directives et on voit qu'il y a une inadéquation totale je pense qu'aujourd'hui la politique agricole commune aucun autre état au monde n'en voudrait on nous impose des choses qui sont inapplicables et malheureusement ils ont signé

1:00:02
Locuteur

un chèque en blanc à cette politique agricole commune et je crois que c'est dramatique alors le dernier constat que je ferais c'est

1:00:09
Philippe Loiseau

hier on a vu beaucoup de gens qui me disaient on ne réussit pas à trouver de la main d'oeuvre française alors je crois que c'est pas entièrement vrai je crois que malheureusement il y a des charges sociales et patronales qui sont un petit peu trop élevées en France tout le monde le sait on a parlé de la succession tout à l'heure mais moi j'étais quand même sur votre secteur

1:00:32
Locuteur

quand même

1:00:32
Philippe Loiseau

alarmé de voir

1:00:35
Locuteur

le nombre de travailleurs immigrés qui travaillent dans vos structures je crois que c'est un vrai problème c'est un vrai problème

1:00:44
Philippe Loiseau

parce qu'on fait venir volontairement je pense que c'est pas quelque chose qui est du domaine du hasard c'est pas parce que les français ne veulent pas travailler c'est parce qu'il y a une vraie volonté aussi de faire venir de la main d'oeuvre pas chère sauf que cette main d'oeuvre comme ils nous l'ont dit à Château-Renard aujourd'hui après elle achète des terres elle concurrence directement le producteur français et elle fait un double mix social parce que souvent il y a 4 salariés dont un seul qui est déclaré ça crée de réels problèmes et je crois qu'il y a un faux semblant qu'il faut dénoncer c'est à dire c'est d'un côté on nous présente des producteurs qui sont bien sous tout rapport mais qui eux aussi de leur côté utilisent cette main d'oeuvre immigrée qui est une main d'oeuvre de peuplement une main d'oeuvre économique chez nous ou chez moi

1:01:33
Marion Maréchal

je ne connais pas trop d'agriculteurs qui s'amusent à employer de la main d'oeuvre pas déclarée en 20 années je me suis je suis dans la restauration mais dans l'agriculture ça n'existe pratiquement pas bon en la passée j'étais contrôlé avec un hélicoptère et 50 CVS autour de la terre bon gilet par balle et mitraillette bon j'avais 40 personnes mais c'était tout en règle celui qui recourt à la prestation de service à l'obligation légale de vérifier que les personnes employées par le prestataire ont été déclarées à la MSA le problème était là c'est que beaucoup d'agriculteurs ont toute bonne foi parce que généralement vous avez recours au prestataire parce que vous êtes à la bourre parce que vous avez des saisonniers qui ne sont pas venus alors qu'ils s'étaient annoncés vous avez une récolte qui risque de périr parce que vous avez un problème climatique donc vous allez voir le prestataire de service nous savons dans le Vaucluse généralement qui tient ses activités ce sont des filières principalement marocaines et tunisiennes et bien dans les trois quarts des cas les types ne déclarent pas leurs salariés mais l'obligation légale de vérification pèse sur vous et les gros contrôles qui ont eu lieu avec les redressements que l'on connaît portaient principalement sur ces affaires

1:02:45
Invité

je produis des olives et de l'huile d'olive n'est-ce pas je suis aussi lavandicultrice alors vous avez beaucoup parlé de bio et Marion tout à l'heure de la vanticulture et une question très pratique l'huile essentielle non bio de lavandin et de lavande va être déclarée toxique alors que l'huile essentielle bio ne sera pas pourriez-vous m'expliquer ce qu'on a compris

1:03:09
Marion Maréchal

nous de la problématique c'est que les huiles essentielles vont être classées parmi les produits chimiques d'accord toutes

1:03:14
Invité

sauf le bio enfin le lavandais la lavande bio

1:03:18
Marion Maréchal

donc la discussion va être déjà de pouvoir sortir les huiles essentielles de cette catégorie parce que si vous êtes dans cette catégorie il y a toute une réglementation spécifique et moi j'ai fait observer hier la chose suivante qui à mon avis est un argument de bon sens l'eau de vie c'est issue de la distillation d'un mou d'un mar d'accord donc c'est un produit naturel qui va être distillé pour donner un autre produit naturel d'accord bon et il n'y a aucune difficulté concernant les eaux de vie alors que le vin lui on l'a vu dans son élaboration vous allez pressurer vous allez mettre des levures on va jouer sur la température on va mettre des produits clarifiants donc on manipule beaucoup plus le jus de raisin que l'on va manipuler l'essence de lavande d'accord donc il faudrait pouvoir ramener tout simplement les huiles essentielles dans la catégorie des produits agricoles et là on sort de la difficulté qui est indiquée comment se fait-il que dans ce pays un ministre non deux ministres successifs de l'agriculture aient laissé passer un truc pareil jusqu'à ce que ce soit les producteurs par un hasard d'une rencontre au salon de l'agriculture il y a deux ans qui découvrent qu'ils faisaient partie de la directive riche et là je peux vous jurer que ça commence à être très inquiétant donc toutes les promesses après qui ont été faites sont du vent puisque changer de directive votée bien des années avant juste comme ça par la maségie du Saint-Esprit ça ne marche pas la modifier au niveau national toute seule ça ne fonctionne pas non plus donc ceux qui l'ont promis se foutaient allègrement de la gueule des producteurs et des français restent quelques méthodes on en reparle c'est promis d'ici à juin avec les lavandiculteurs et on reviendra au paquet soutenir ce dossier

1:04:54
Présentateur

on va clôturer ici cet échange merci beaucoup d'être venu d'avoir joué le jeu nous a fait part c'était extrêmement intéressant on repart pas au gros douille du tout ça ne veut pas dire qu'on ne reviendra pas et qu'on n'ira pas peut-être pas voir d'autres filières d'autres secteurs la fois prochaine mais on a pris note monsieur du fait que la prochaine fois on n'ira pas acheter

1:05:14
Invité

il n'y a pas de problème

1:05:18
Présentateur

mais finalement on a aussi appris des choses intéressantes c'est vrai que cette histoire de transmission c'est quand même pas un mince problème merci on vous libère bonne soirée et puis à la prochaine fois