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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 5 juin 2025 86 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉducation & rechercheOutre-merÉconomie & entreprises

28e édition du Parlement des enfants | Évènements

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 93 %Attaque 3 %Défensif 4 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelles actions concrètes le gouvernement mène-t-il contre la pollution plastique des océans ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    L'école forme-t-elle suffisamment les futurs citoyens aux défis écologiques ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment protéger les récifs coraliens de La Réunion après le cyclone Garance ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Comment soutenir la recherche scientifique sur la pêche durable ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quelle mesure phare pour protéger les océans lors de la conférence de Nice ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment sensibiliser la jeunesse à la protection des océans ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur LCP pour la 28e édition du Parlement des enfants. Premier pas vers la citoyenneté, premier exercice démocratique. Chaque année, des élèves de CM2 et de 6e venu de la France entière rédigent des propositions de loi. vrais textes qui vont soumettre ici à l'Assemblée nationale.

Cette année, les élèves ont travaillé sur la protection des océans et 18 classes ont été sélectionnées pour exposer leurs idées et découvrir les lauréas 2025. Dans quelques instants, ils vont avoir l'occasion d'échanger dans l'hémicycle avec les membres du gouvernement dont le Premier ministre François Bairou. Je vous propose tout de suite d'assister à cette séance exceptionnelle de questions au gouvernement. présidé par Yel Brunpivel, la présidente de l'Assemblée nationale et on se retrouve juste après.

Bonjour à tous, la séance est ouverte, vous pouvez vous asseoir. Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, madame la haut commissaire à l'enfance, monsieur le président du jury du Parlement des enfants, mesdames et messieurs les députés, chers enseignants et surtout chers élèves, je déclare ouverte la 28e édition de la finale du Parlement des enfants et vous souhaite la bienvenue dans ce lieu solennel et symbolique, l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Pour les députés, comme pour toute l'Assemblée, ce parlement des enfants est un véritable temps fort chaque année.

Et pourquoi ce rendez-vous nous tient tant à cœur ? Parce qu'il vient symboliser et marquer l'importance fondamentale de l'éducation à la citoyenneté. cette éducation qui apprend à vivre ensemble, à respecter autrui, à connaître les règles de la République.

On parle souvent de l'apprentissage des fondamentaux. Lire, écrire, compter, mais apprendre à être citoyen est tout aussi fondamental. Et c'est pourquoi nous avons voulu rendre au Parlement des enfants sa place originelle, naturelle et solennelle l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Pour la première fois depuis 12 ans, ce parlement des enfants se tient donc ici. C'est un juste retour aux sources et un hommage à l'inst à l'intuition fondatrice de Philippe Sega, prédécesseur qui lança cette aventure en 1994. Chers enfants, vous êtes assis sur les fauteuils rouges des 577 députés de la nation et vous n'êtes pas seulement à leur place, vous avez aussi endossé leur rôle et leur mission.

Car ces derniers mois, vous avez enquêté, écouté, confronté vos idées, vous avez réfléchi, rédigé, amendé vos propositions, vous avez négocié, trouvé des compromis avec vos camarades et cherchez le consensus. En somme, vous avez légiféré. Vous avez ainsi montré que penser ensemble, ce n'est pas penser pareil, mais penser mieux.

Tout comme les députés, vous avez aussi remporté une élection. En effet, si vous êtes ici aujourd'hui, c'est parce que votre proposition de loi a remporté les suffrages de députés et de fonctionnair de l'Assemblée nationale et de l'éducation nationale. Au départ, vous étiez 658 classes et aujourd'hui, vous n'êtes plus que 18.

Votre présence ici est donc le fruit de votre engagement, de votre talent et de votre imagination. Et quelle imagination ! Nous avons été bluffés par la créativité de vos propositions.

Créer un pollu corps, faire de l'éducation à l'environnement une matière scolaire à part entière, relancer le vrac ou la consigne et tant d'autres encore. Je suis certaine que vous pourrez inspirer non seulement nos députés mais encore de nombreux chefs d'État et de gouvernement attendus dans quelques jours à Nice pour la grande conférence des Nations- Unies sur l'océan. Et si cette conférence se tient en France, c'est parce que notre pays a une responsabilité singulière pour protéger les océans.

Car le drapeau tricolore, vous le savez, flotte sur tous les continents grâce à nos outreemers en particulier. Et comme présidente de l'Assemblée nationale et ancienne ministre des outresemères, je veille justement à ce que toutes les voies ultramarines soient présentes dans cette hémicycle car la République prend soin de toutes ses filles et ses fils queles que soient les latitudes. Et je voudrais donc qu'on salue chaleureusement les élèves de l'école Alliette Hortans à Saint-Paul sur l'île de la Réunion et les et les élèves de 6e du collège Émile Le Tournel de Saint-Pierre et Melong.

Alors chers élèves, vous êtes tous à votre place ici dans cet hémicycle dont vous élirez dans quelques années les représentants. Et si vous n'avez pas encore votre carte des lecteurs, vous avez déjà une carte maîtresse, celle de l'engagement, celle qui transforme les idées en loi, les convictions en décision. Pour le succès de cette expérience citoyenne et collective, je voudrais remercier vos enseignants, vos passeurs d'idéal, vous leur devez beaucoup et la République aussi.

Je voudrais également saluer l'implication des fonctionnaires de l'Assemblée de l'éducation nationale et je voudrais vraiment remercier infiniment les membres du gouvernement qui sous votre autorité, monsieur le Premier ministre, sont présents aujourd'hui sur ces bancs et qui se sont rendus disponibles pour cette séance exceptionnelle de questions au gouvernement. Et donc à présent, je vais prononcer la phrase magique et ce sera à vous tous de jouer. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement posées par les enfants des 18 classes finalistes de la 28e édition du Parlement des enfants.

Alors, la première question va être posée par un élève de l'école primaire, Victor Hugo à ayut clocher une classe de CM2. Alors, mademoiselle, vous avez la parole. On va baisser ton micro et parle bien dans le micro.

Madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers élèves, notre question s'adresse à monsieur le premier ministre François Baotou. tonnes de déchets plastiques sont déversés chaque minute dans les océans. Les déchets dégradés sont impossibles à ramasser et cela a des conséquences dramatiques sur la faune et la flore marine.

Si on ne fait rien, d'ici 2030, il y aura plus de plastique que de poisson dans les océans. Les microplastiques se retrouvent dans la chaîne alimentaire. Nous mangeons l'équivalent d'une carte bancaire de microplastique par semaine.

Cela constitue un danger pour notre santé. Il faut agir. Monsieur le premier ministre, quelles sont les actions concrètes du gouvernement pour intensifier la lutte contre la pollution des océans ?

Merci. Merci beaucoup et bravo à toi. La parole est à monsieur le Premier ministre.

Merci madame la présidente, mesdemoiselles et messieurs les députés du parlement des enfants et je cherche des yeux la jeune fille qui m'a posé la question, elle est là-bas, je la vois qu'il est bien. Tu peux rester debout comme ça on te voit bien. Voilà.

C'est une question qui doit ou qui devrait occuper tous les esprit de tous les pays dans le monde. Nous sommes un pays qui a beaucoup de chance, la France parce qu'on a une immense surface maritime grâce à nos outres mères en particulier, grâce à Saint-Pierre et Micelon et grâce à la Réunion en particulier puisque ces deux classes sont présentes dans votre parlement. Nous représentons euh la plus grande surface maritime de tous les pays du monde, sauf un.

On est les secondes dans le monde. C'est donc une responsabilité particulière pour nous tous. Alors, vous avez dit, mademoiselle la députée, vous avez dit des choses très importantes.

Ce ne sont pas les seuls qui nous préoccupent parce que les océans, c'est aussi une manière de maintenir ou de réduire la pollution de l'air parce que les océans captent une partie du gaz carbonique, du CO2 présent dans notre atmosphère. Et comme vous savez, les rejets sont très importants. Deuxièmement, les océans contiennent une partie des de la biodiversité des de la flore et de la faune, des poissons et de tous les organismes végétaux qui existent au fond des océans.

Et cette biodiversité est aussi très importante. Et vous avez dit à très juste titre qu'il y a aussi la question de la pollution plastique. Alors, c'est vrai que une très une partie des plastiques qui sont produits sur Terre se retrouve dans les océans jusqu'à constituer, vous savez, des espèces d'îes qui rejoignent au gré des courants marins et rassemblent.

Euh, est-ce qu'on peut faire quelque chose ? Je suis persuadé que une partie de ces plastiques peuvent être recueillis, peuvent être ramassés et on est en train de concevoir des navires qui soient capable quand il y a des amades plastiques à la surface de l'océan d'en ramasser une partie pour l'éliminer. Mais la vraie politique, c'est en effet de réduire la production des plastiques et donc l'utilisation des plastiques dans notre vie de tous les jours pour les remplacer par des euh par des matières biodégradables, par des matières qui avec quelques mois ou quelques années disparaissent.

Euh et c'est ça le le principal travail que nous avons à faire. Par exemple, pour ce qui est des poches en plastique, on peut les remplacer par des poches dont le tissu est fait par exemple de maïs. Dans le maïs, il y a des substances qui permettent de faire un tissu et ce tissu, à la différence des plastiques qui viennent du pétrole, ce tissu est biodégradable.

C'est ça tout le travail qu'on va faire. Et dans quelques jours maintenant à partir du 8 juin, il va y avoir une grande réunion internationale présidée par le président de la République sur l'avenir des océans et dans cette réunion là, on discutera en particulier d'un traité pour lutter contre les plastiques. Et donc votre question est très juste, vous l'avez posé très très bien et on a besoin d'y apporter une réponse en commun.

En tout cas, tout ce que vous en direz une aide précieuse pour que le gouvernement et le président de la République réussissent à faire progresser cette idée de lutte contre les plastiques. Merci beaucoup. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.

Alors la deuxème question va être posée par un élève du collège la cerisée à Charenton Le Pont de l'Académie de Créteille. [Applaudissements] Bonjour madame la ministre. Je m'appelle Lina, je suis élève en 6e au collège laisé de Charton Le Pont et voici ma question.

Madame la ministre, pensez-vous que l'école joue aujourd'hui un rôle suffisamment actif pour former les futurs citoyens à relever les défis de la crise écologique notamment en matière de protection de la biodiversité marine ? Merci. Merci beaucoup jeune fille.

La parole est à madame Elisabeth Borne, ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les élèves, chers enfants de la classe de 6e du collège Laasserisée.

Alors, vous posez la question de l'éducation au développement durable dans les programmes scolaires et je vous en remercie parce que c'est effectivement un sujet très important. Les questions d'éducation au développement durable, à la lutte contre le dérèglement climatique, à la protection de la biodiversité sont présentes tout au long de la scolarité parce qu'il faut à la fois maîtriser les connaissances scientifiques, apprendre les bons gestes, des gestes responsables, développer des actions de protection de l'environnement et donc l'école doit pouvoir transmettre toutes ses savoirs tout au long de ces différentes des différentes classes. Et pour y parvenir, nous avons adopter un programme en octobre 2023 qui vous accompagne tout au long de la scolarité et vous savez ce programme, il fait partie des cours d'EMC, les cours d'éducation morale et civique.

Et puis je pense qu'il y a deux dispositifs que vous connaissez bien qui permettent aussi de soutenir les apprentissages. C'est d'abord l'élection des codélégués dans chaque classe au collège et dans les lycées et puis dans toutes les structures qui représente les élèves. Je pense par exemple au conseil académique de la vie lycéenne, au conseil national de la vie lycéenne et on a un autre dispositif qui est aussi très important, c'est la labellisation des établissements.

Sans doute votre collège est labellisé. On a 14500 plus de 14500 écoles collèges et lycées qui sont labellisées école ou établissement en démarche de développement durable et l'objectif c'est d'atteindre 20000 labellisations à la fin de l'année 2025-2026 et 100 % de labellisation d'ici à 2030. Je vous remercie madame la ministre.

Est-ce qu'il y a des échos délégués dans l'hémicycle aujourd'hui ? Vous pouvez lever la main les échos délégué ? Ouais, il y en a pas mal.

Ça marche. Un bel engagement. Bravo à vous.

Alors, je vais donner maintenant la parole à un élève qui est en classe de CM2 à l'école élimentaire Alliette Hortance à Saint-Paul. Il s'agit de l'Amie de la Réunion. Monsieur le ministre Monsieur le ministre des outres à la Réunion, les récifes coraliens dans l'Ouest et le sud de l'île souffrent.

Cela impacte tout l'écosystème du lagon. Les causes sont d'une partimque avec une hausse majeure de la température des océans. D'autre part, lors des cyclones, la boule, les polluants et les sédiments sont transportés dans le lagon.

Privé de lumière et étouffé, les les coraux blanchissent et meurent. hectares du récif coralien ont été détruits et 100 hectares abîmés lors du passage du cyclone Garance en février 2025. Monsieur le ministre, comment pourriez-vous améliorer la protection des récifs coraliens de la Réunion ?

Merci. Merci beaucoup jeune homme. La parole est à monsieur le ministre d'État, ministre des outres Manuel Vals.

Madame la présidente, chers enfants, jeune hommes, je suis très content de répondre à une question d'un élève de la Réunion, territoire qui a été éprouvé. Vous avez dû le vivre très concrètement par le cyclone Garance il y a quelques mois et je me suis rendu plusieurs fois à la Réunion. le premier ministre aussi, le président de la République également pour vous témoigner soutien et je pense que nous devons beaucoup soutenir tous les territoires comme la Réunion ou Mayotte qui n'est pas représenté aujourd'hui qui sont touchés par ces phénomènes.

Vous l'avez dit, la protection des coraux est un combat majeur parce que les coraux, les récifs protègent évidemment les habitants qui vivent sur le littoral et puis permettent la préservation d'espèces qui pour la chaîne de vie sont tout à fait essentielles. Et puis nous devons travailler à ce que de manière civique, ça vient d'être dit par la ministre de l'éducation nationale, on fasse très attention à cette nature. Reverser les déchets dans la mer par exemple, jeter l'encre sur le corail, pêcher ou marcher sur les récifs, contribue à tuer progressivement la vie sous-marine et c'est dangereux pour la survie de la planète.

Alors, il faut agir. Euh, c'est ce que nous faisons notamment avec les collectivités locales, la région, le département, les communes, les associations, les écoles. Vous en êtes d'une certaine manière l'illustration à travers votre question.

À la Réunion, les récifs coraliens sont protégés par une réglementation depuis 1976, il faut le rappeler. Au sein de la réserve marine de la Réunion des gardes luttent contre le braconnage, sensibilise sur l'importance de protéger la biodiversité, éveille au respect des règles notamment en matière de pêche. Mais monsieur le premier ministre, j'ai besoin de beaucoup de moyens, notamment d'emploi aidés pour soutenir cette action.

Le premier ministre a une tâche difficile hein, il faut des arbitrages budgétaires difficiles mais le ministre des outresemes et en demande beaucoup. Et puis il y a aussi des association, c'est là on a besoin des emplois aidés qui travaillent sur la restauration du corail. Euh la méthode est la suivante : on plante des boutures de coraill et on suit leur leur croissance parfois avec des élèves d'ailleurs euh pour les sensibiliser à l'importance de protéger la biodiversité marine.

Donc des moyens sur place, de la surveillance et puis faire vivre et replanter ce cette restauration du corail. Voilà pour répondre rapidement quelques pistes qui visent à répondre à ta pertinente question. Merci.

Merci beaucoup monsieur le ministre. Alors la la question suivante va être posée par un élève de la classe de 6e du collège François Albert à Surbelle. Il s'agit d'un collège de l'académie de Poitier. [Applaudissements] Merci madame la présidente.

Je m'appelle Lucas Bonau et je suis du collège François Albert à Cel Surbelle en Deèvres. Notre question s'adresse à monsieur le premier ministre. Monsieur le premier ministre, la recherche scientifique par les études menées sur différentes populations marines permet d'établir des règles pour une gestion plus durable des ressources marines et pour protéger la biodiversité océanique.

Selon les chercheurs du CNRS, notamment ceux du centre d'étude biologique de Chisé qui se trouve près de notre collège dans le sud des deux Sèvres, lors des pêches, les captures accidentelles d'espèces sont une menace pour la biodiversité. Les chercheurs préconisent la mise en place de méthodes de pêche plus sélectives pour permettre de protéger les espèces non ciblées qu'il s'agissent de poissons, de mammifères marins, oiseaux ou tortues. Les scientifiques demandent la mise en place de systèmes de documentation ou de caméras sur les bateaux de pêche pour suivre le stock des poissons ciblés, mais également le stock des autres espèces non ciblées mais tout de même impacté.

Les chercheurs pourraient ainsi aider les pouvoirs publics à sélectionner les méthodes de pêche les plus durables. Monsieur le premier ministre, comment le gouvernement envisage-t-il de soutenir la recherche scientifique particulièrement dans le suivi des espèces péchées ? Merci.

Merci à toi. La parole est à monsieur François Bairou, premier ministre. C'était une question très bien posée et très bien pensée et la ministre de l'écologie qui est là, protection de l'environnement, partage exactement la réflexion que tu viens de défendre devant nous et nous l'avons récemment travaillé dans ce qu'on appelle un conseil interministériel, c'est-à-dire tous les ministres qui travaillent sur le même sujet et le sujet qu'on traitait là, c'était la protection des océans.

Alors, tu as raison de rappeler, je l'avais fait dans la première réponse, le rôle central impossible à oublier des océans. Les océans comme qui absorbent une partie de la chaleur de l'atmosphère, qui absorbe une partie importante du CO2, du gaz. carbonique que nous émettons, les océans qui protègent la biodiversité et notamment la biodiversité des poissons.

Et donc cette question là de la pêche, c'est une question très importante. Alors les élèves qui viennent de la Réunion savent très bien qu'une partie de la pêche est illégale. Et le travail que le gouvernement fait et la ministre qui va tout à l'heure répondre à une question travaille beaucoup sur comment empêcher la pêche illégale parce que la pêche illégale évidemment elle fait du tort considérablement aux populations de poisson.

Alors, les idées que tu as proposé, c'est précisément des idées sur lesquelles nous travaillons. Est-ce qu'on peut avoir une caméra qui permet de suivre à la fois l'action de pêche et les effets de la pêche ? Est-ce qu'on peut identifier les espèces les plus en danger ?

Il y a de l'espoir dans tout ce queil se fait sur les océans. Par exemple, on a réussi à protéger et à développer des espèces de poissons qui étaient menacés par qui étaient menacés par la pêche et qu'on a réussi à rétablir et à faire renaître. Et donc ce travail- làà c'est exactement l'inspiration que le gouvernement a l'intention de suivre.

Et ce sont exactement les sujets que vous avez indiqué. Ce sont exactement ceux que le gouvernement va défendre euh dans la grande réunion internationale de tous les pays du monde autour de la protection des océans qui va commencer à Nice la semaine prochaine. Alors, merci de défendre cette idée, merci d'avoir travaillé ce sujet aussi précisément et merci de l'aide que vous apportez au gouvernement pour que nous réussissions à faire avancer la protection des espèces marines dans le domaine de la pêche.

Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Alors, je vais maintenant donner la parole à un élève de la classe de 6e du collège Bernard Palicia à Paris. Donc, il s'agit de l'Académie de Paris.

À vous madame. Merci madame la présidente, madame la ministre. Nous, collégiens représentants de la jeune génération sommes particulièrement honorés de notre présence dans cet hémicycle.

Nous sommes aussi très inquiets. Depuis des années, toutes les études scientifiques le démontrent. Notre planète se meurt.

La biodiversité connaît un effondrement sans précédent. Les océans se vident et sont en danger. En cause, les mesures de protection insuffisantes dans les aires marines protégées, la pêche industrielle destructrice, l'exploitation minière des fonds sous-marins et bien sûr la pollution plastique.

Les jeunes ici présents ont tous vrai pour édiger des propositions de loi dans l'espoir d'un vrai changement. La France 2e puissance maritime mondiale accueille en juin à Nice la 3e conférence des Nations-Unies sur la protection et la conservation de l'océan et des ressources marines dont nous dépendons. De nombreux dirigeants, scientifiques, on ONG, acteurs économiques seront présents.

Madame la ministre, quelle grande mesure phare, urgente et essentiell comptez-vous adopter à la fin de cette conférence pour protéger réellement et durablement les océans ? Je vous remercie. Je donne la parole à madame Agnè Panier Runacher, ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés du Parlement des enfants, madame la députée du collège Bernard Palici à Paris. Merci pour votre question qui touche du doigt avec beaucoup de justesse les enjeux qui sont devant nous car vous avez raison, la vie de nos océans est menacé. Ces océans qui sont les premiers producteurs de l'oxygène que nous respirons, qui font vivre plus d'un milliard d'humains sur la terre par les ressources alimentaires qu'il procurent.

Ces océans qui absorbent une grande partie des émissions de carbone, de gaz à effet de serre. de notre planète et qui nous permettent de lutter contre le dérèglement climatique. Or, la France a une responsabilité particulière et la France va assumer cette responsabilité, une responsabilité particulière parce que elle est la deuxème puissance maritime mondiale et elle va assumer cette responsabilité en organisant une grande conférence sur les océans sous l'égies, c'est-à-dire avec tous les pays de la planète.

Cette grande conférence sera l'occasion pour la France de pousser d'autres pays et de prendre elle-même des engagements forts. Des engagement fort pour protéger notre biodiversité. plus d'aires marines protégées et plus de protection dans ces aires marines protégées.

Des engagements forts sur la pêche illégale qui ravage les côtes de certains continents. Je pense évidemment aux côtes de golfe de Guinée. Des engagements forts pour lutter contre la pollution plastique en particulier en Méditerranée, mais également pour préparer la négociation du traité plastique qui aura lieu en août.

Et enfin, des engagements forts pour décarboner le transport maritime et pour lutter contre l'exploitation minière des fonds marins. Vous pouvez compter sur moi, madame la députée, mesdames et messieurs les députés, pour porter fort les engagements de votre génération et faire en sorte que l'on vous protège au mieux face à ces crises qui touchent nos océans. Merci beaucoup madame la ministre.

Je donneris maintenant la parole à un élève de 6e du collège Maxens Ver Merch à Capelle la Grande. Il s'agit de l'Académie de Lille. À toi jeune homme.

Bonjour madame la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Je m'appelle Jalil. Je suis un élève de du collège Maxens Vermerch situé à Capelle La Grande et ma question est la suivante : face à l'urgence climatique et à la dégradation des croissantes des écosystèmes marins, comment pouvez-vous sensibiliser la jeunesse dans la protection des océans ?

Merci. Merci à toi. La parole est à madame Marie Barsac, ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative.

Madame la présidente, messieurs les députés du parlement des enfants, cher Maxens, non Maxon c'est ton collège, je me trompe, c'est ton collège. J'ai oublié ton prénom. à l'île, c'est ça.

Alors, pour répondre à ta question, euh, je voulais d'abord te dire qu'il y avait un gros engouement des jeunes à s'intéresser à ces questions et à s'engager dans des associations pour faire du bénévolat, pour sensibiliser les Français et aussi les à l'international comme on va le voir avec la conférence qu'on va organiser, mais sur les enjeux de la transition écologique, sur les enjeux climatiques. Il y a aujourd'hui 15 personnes 15 % des jeunes qui sont engagés dans le bénévola qui travaillent sur ces enjeux. Alors, c'est important parce que vous le voyez vous tous, ces questions vous parlent parce que c'est votre quotidien.

Vous voyez des études, vous étudiez avec vos enseignants euh un certain nombre de sujets qui vous montrent qu'il y a des dangers à venir et pour autant on vous dit aussi qu'il y a des solutions et pour trouver ces solutions, il faut que tout le monde agisse et les associations sont des acteurs majeurs pour pouvoir nous aider à porter ces solutions. Et les associations, elles font en général deux choses. Soit ell elles agissent concrètement pour aider à trouver des solutions, soit elles sensibilisent aussi le grand public pour se prendre en compte qu'il faut agir.

Et du coup, dans mon ministère, on finance un certain nombre d'appels à projet pour financer ces associations, c'est-à-dire leur donner les moyens de mener leurs actions. Ça c'est un enjeu très important. Et le deuxième axe d'action de mon ministère, c'est aussi de pouvoir proposer aux jeunes de mener des missions sur la durée entre 6 mois et 8 mois.

Ce sont des services civiques. Quand ils ont entre 18 et 25 ans, les jeunes peuvent donner de leur temps pour agir sur ces sujets et notamment sur les enjeux écologiques. Et nous avons en France aujourd'hui 7000 jeunes en service civique écologique qui agissent au quotidien au sein des associations pour travailler sur ces enjeux, pour sensibiliser les Français à ces enjeux. et nous aurons la chance à l'occasion de la conférence qui va être organisée à Nice avec ma collègue ministre de l'écologie et de la enfin de la transition écologique de pouvoir valoriser le travail de ces jeunes en service civique.

Merci beaucoup madame la ministre. Je donner la parole maintenant à un élève de 6e du collège Françoise Dolto à Châtelus Malvalec Malvallé dans l'académie de Limoge. Vas-y jeune homme.

Ah t'inquiète. Notre question s'adresse à monsieur le premier ministre. Nous avons compris en préparant notre proposition de loi sur la biodiversité marine qu'elle était menacée.

Pourtant, nourrir les êtres humains est une nécessité. Dans notre département de la Creuse, s'il était possible de développer une filière aquacle respectueuse de l'environnement, cela fournirait une alimentation saine. Cela créerait des emplois et pour nous élèves, cela ouvrirait des perspectives d'orientation professionnelle.

C'est pourquoi nous vous demandons, monsieur le Premier ministre, quelle mesure comptez-vous prendre pour développer la filière Aquacle ? Merci beaucoup jeune homme pour cette question précise. La parole est à monsieur le premier ministre.

Merci madame la présidente et mesdemoiselles et messieurs les députés du parlement des enfants. Monsieur le député du Parlement des enfants, c'est une question très importante et complètement ignoré ou presque complètement ignorée en France parce que lorsqueon consomme du poisson ou des produits de la mer, les crustacés ou d'autres produits de la mer, il se trouve qu'une très grande partie de ces poissons ou de ces produits sont importés. Alors, vous voyez bien le cette stupéfiante contradiction.

On a le deuxième plus grand domaine maritime dans le monde, la France, grâce à nos outres mères. et on importe 80 % de ce que nous consommons comme produit de la mer et ça nous coûte extrêmement cher. Et donc une des réponses possibles d'abord c'est améliorer la pêche dans notre domaine maritime mondial et les et les transports et la préparation de ces de ces poissons et de ces produits.

Puis il y a une deuxième chose à faire, c'est de c'est développer l'élevage des poissons, faire en sorte que on puisse produire nous-même, comme tu l'as dit dans la filière qu'on appelle aquacolle, hein. Agricole, c'est tout ce qu'on fait euh dans l'agriculture, sur la terre et Aquacol. Aqua ça veut dire eau comme tu sais.

Et donc la filière Aquacol pourrait nous apporter énormément. Euh et c'est un domaine qui ne demande qu'à se développer. Alors, il y a trois choses essentielles.

La première, c'est travailler sur les espèces pour que ce soit des poisson résistants aux maladies, pour que l'alimentation de ces poissons soit une alimentation saine, qu'il n'auvrissent pas d'autres produits de la mer parce que par exemple, on fait des chalutages en eux et profonde et ça racle le sol et ça abîme les écosystèmes. Et puis enfin qu'on puisse développer l'aquaculture en France. Simplement, il y a un problème, c'est que les voisins n'aiment pas qu'on crée des ét ou des surfaces sur lesquelles on peut faire grandir des poissons.

Donc c'est tout un travail qu'il y a à conduire. J'avais moi-même rédigé une étude sur ce sujet il y a quelques années dans d'autres fonctions que celle que j'ai aujourd'hui et tu as parfaitement raison de dire que là est une partie de notre avenir. Ça passe par le soutien que vous apporterez, toi et tes camarades et toutes vos familles, que vous apporterez au développement de l'aquaculture en France de manière que nous soyons moins dépendants du poisson produit ailleurs et que nous puissions au contraire renforcer notre production de poisson et de crustacé.

Alors merci beaucoup de la question, elle est très importante pour l'avenir et j'espère que beaucoup t'auront entendu défendre la filière Aquacol. Merci beaucoup. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.

Alors la parole est à présent à un enfant de la classe de 6e du collège lycée français Saint-Louis à Stockholm en Suède. À toi jeune fille. Madame la ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, madame la ministre de l'éducation nationale, dans nos écoles, certains enseignants font venir des associations qui protègent la nature.

Mais ce n'est pas pareil partout. Il y a des classes qui en profitent mais d'autres non. Et souvent, il n'y a pas beaucoup d'activités en dehors des heures de cours.

Dans quelques années, nous allons faire des stages en entreprise pour découvrir le monde du travail. Est-ce qu'on ne pourrait pas aussi encourager tous les élèves à s'engager dans des associations ? Ça aiderait à apprendre autrement, à agir pour la planète et même à construire notre avenir professionnel.

Ma question est la suivante : Serait-il possible que plus d'élèves puissent s'engager régulièrement dans des associations ? en particulier de la protection de l'environnement, quel que soit leur âge et que cela fasse partie de notre parcours scolaire. Merci.

Merci beaucoup pour cette question. La parole est à madame Ellisabeth Borne, ministre de l'éducation nationale. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les élèves, chers jeunes de la classe de 6e du lycée français Saint-Louis à Stockholm.

Alors, vous m'interrogez sur la façon dont l'éducation nationale peut encourager l'engagement des jeunes dans les associations. Je voudrais vous dire que le ministère de l'éducation nationale développe depuis longtemps des partenariats avec des associations, avec des entreprises, avec des organisations professionnelles de tous les secteurs. Et puis il y a aussi des partenariats avec d'autres ministères, avec des établissements publics, avec des fondations et dans le domaine de la protection des océans qui nous occupent aujourd'hui.

Je voudrais vous donner quelques exemples très concrets. Par exemple, la fondation Tara Oéan qui propose une opération plastique à la loupe. Donc c'est une opération de science participative qui permet de faire un état des lieux très précis sur la pollution plastique avec l'appui de scientifique.

Et puis je voudrais aussi citer le partenariat qui existe entre l'IF et Mire. C'est notre institut français de recherche qui est entièrement dédié à la connaissance de l'océan qui avec les petits débrouillards a développé un parcours pédagogique qui s'appelle mon lopin de mer. Et puis il y a aussi le parcours d'enquête pédagogique code océan qui est développé par la fondation de la MERE ou encore l'association le Cercle polaire qui propose une action intitulée l'appel des pôles pour réfléchir à aux enjeux polaires et qui met en relation des classes avec des chercheurs et cette année 117 classes ont pu participer à cet appel d'épaule.

Donc je crois que c'est très important d'avoir tous ces partenariats pour à la fois mieux comprendre les enjeux et puis vous permettre d'agir très concrètement pour protéger notre océan. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre.

La parole est à présent un élève de CM2 de l'école élémentaire Château des Rentiers à Paris de l'Académie de Paris. Merci madame la présidente, madame la ministre de la transition écologique, nous savons qu'il y a en ce moment un projet de loi pour freiner la phase fashion qui pollue beaucoup et dont la plupart des consommateurs sont les jeunes. Nous savons aussi qu'il y a peu de jeunes au Conseil national de la transition écologique.

Notre question est donc la suivante : pensez-vous qu'abaisser l'âge des membres du Conseil national de la transition écologique ou qu'augmenter le nombre de jeunes au sein de ce conseil permettrait de sensibiliser davantage les jeunes sur le risque de la fashion et la chute de la biodiversité ? Si cela est possible, nous aimerions aussi beaucoup connaître l'isseil national de la transition écologique sur l'avenir des océans, car nous sommes inquiets parce qu'un pesticide dangereux va certainement être de nouveau autorisé. Bon, merci beaucoup.

Trois questions en une, madame la ministre. La parole est à madame Agnè Panier Renacher, ministre de la transition écologique. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés du Parlement des enfants, madame la députée de l'École élémentaire du château des rentiers, vous me posez beaucoup de questions en une seule question et je vais essayer d'y répondre avec le plus de précision. D'abord pour saluer le vote qui a eu lieu hier sur la proposition de loi Fast Fashion et qui a permis de porter un texte ambitieux qui interdit la publicité de l'Ultrafast Fashion, qui interdit aussi la publicité par les influenceurs de l'Ultrafast Fashion. et on sait comment malheureusement euh parfois les jeunes de votre génération et un peu plus grands peuvent être sensibles à ces influenceurs et il faut pouvoir faire en sorte d'équilibrer la parole sur les réseaux sociaux et de dénoncer lorsque ces influenceurs ne disent pas avec clarté quand ils agissent pour des motifs de de profit de bénéfices et pas porté par leur seul conviction.

Euh la deuxième chose que je veux vous dire, c'est que j'ai souhaité que le Conseil national de la transition écologique soit élargi aux associations représentantes des jeunes. Alors vous le savez, ces associations représentantes des jeunes euh sont des associations de majeurs. Mais je veux vous rassurer, ici nous avons ouvert le Conseil national de la transition écologique à quatre association qui représente votre génération et c'est très important, très important parce que c'est votre génération qui aura à subir le plus les conséquences de la transition plutôt du dérèglement climatique à Horizon 2050.

Vous aurez à peu près 40 ans. Il le climat se sera réchauffé. probablement de 3°gr en France.

Cela sera très fortement impactant. Il y aura des inondations des kilomètres carrés de plages et de côtes qui seront perdues, des événements climatiques majeurs et ce serez vous qui serez les adultes et qui devraient à ce moment-là gérer ces situations. C'est vrai aussi de l'impact des pollutions, c'est vrai aussi de l'impact de la de nos politiques sur la biodiversité.

Et donc, il est important que vous puissiez dès maintenant nous obliger à agir avec beaucoup plus d'ambitions. Enfin, vous vous interrogez sur l'avis du Conseil national de la transition écologique sur les océans. Ce débat n'a pas encore eu lieu au sein du Conseil national.

En revanche, il a porté un regard très clair sur le plan national d'adaptation au changement climatique qui évoque la question de l'érosion côtière et l'impact sur la biodiversité. et au travers de cet avis, il a marqué son ambition très forte pour protéger les générations futures. Je vous remercie.

Merci beaucoup madame la ministre pour cette réponse très complète. Je vais maintenant donner la parole à un élève de CM2 de l'école primaire les les Blaquières à Grimau de l'Amémie de [Applaudissements] Nice. Madame la ministre, aujourd'hui nous avons 11 ans.

Dans 20 ans, nous serons la génération qui, encore plus que les précédentes, devra combattre le dérèglement climatique. Le réchauffement des océans dérègle le climat. En Méditerranée, nous avons des étés de plus en plus caniculaires et des pluies de plus en plus violentes.

Madame la ministre, comment l'éducation nationale par notre formation de futurs citoyens compte-elles nous préparer à relever ce défi ? Merci beaucoup jeune fille. La parole est à madame Elisabeth Borne, ministre de l'éducation nationale.

Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les élèves, chers jeunes de la classe de CM2 de l'école Lesblaquières. Alors vous avez raison de le souligner, l'éducation a un rôle absolument fondamental. d'abord pour mieux connaître ces enjeux liés au climat et puis aussi pour prévenir pour mobiliser toute la société pour lutter contre la pollution, la pollution des océans notamment.

Et vous le savez tous ici hein, l'année 2024-2025 est placé sous le signe de la mer. Premier ministre et la ministre de la transition écologique en ont parlé. C'est cette année que se tient la 3è conférence des Nations unies sur l'océan. précisément dans votre académie, l'académie de Nice.

Et pour célébrer cette année de la mer dans l'éducation nationale, nous pouvons nous appuyer sur plusieurs dispositifs. Je voudrais citer tout d'abord les aires éducatives. Vous savez que c'est des espaces que les élèves du CE2 jusqu'au lycée peuvent gérer avec l'appui de leurs enseignants et puis aussi en travaillant avec un organisme qui est compétent en terme d'éducation à l'environnement.

On a actuellement plus de de 1500 aires éducatives, donc 400 aires éducatives marines. Et puis on a aussi 170 classes à enjeu maritime qui sont en partenariat avec la fondation de la mer et la marine nationale. Et puis cette année de la mer, c'est aussi l'occasion de mettre en avant le programme de formation au brevet d'initiation à la mer, ce qu'on appelle le bimaire.

C'est un diplôme qui permet de valider l'initiation à la culture scientifique et technique dans le domaine de la mer. Donc vous voyez, il y a un partenariat très important entre l'éducation nationale et le monde maritime. C'est normal parce que la France comme le premier ministre l'a dit est un grand pays maritime.

Et ce diplôme, c'est aussi un formidable vecteur pour découvrir cet univers. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre.

Je donner la parole maintenant à un élève de CM2 de l'école élémentaire Le Grand jardin à Saint-Centin, la poterie, Académie de Montpellier. Merci madame la présidente. Notre question s'adresse à monsieur Manuel Vals, ministre des outres maères.

Nous avons fait des recherches et avant appris que les herbiers marins comme la posidonie jouent un rôle important pour la biodiversité. Il en est de même pour les coraux ou encore les mangroves. Nous rappelons également que beaucoup de familles des autres mères dépendent de ces écosystèmes.

Ils protègent les côtes contre les tempêtes et sont sources de nourriture et de revenus. La France a une responsabilité majeure puisque 10 % des récifs coraliens du monde sont sur son territoire. Alors, notre question est la suivante : quelles sont les actions de prévention de la pollution des océans dans les outres mères pour préserver les récifs coraliens ?

Merci. Merci jeune fille. Et on notera, monsieur le ministre, que c'est un élève de l'Amie de Montpellier, ce qui montre bien que les outresemères nous concernent tous qu'on soit habitant en Outreem ou dans l'hexagone.

Et je donne la parole à Manuel Vals, ministre des outresemes. Merci madame la présidente. Oui, c'est important que on connaisse les outresemes pas seulement depuis ces territoires qui sont présents sur cinq continents et trois océans. s'était rappelé tout à l'heure, mais que cela intéresse aussi les classes de l'Hexagone et votre génération.

Et vous avez raison de poser cette question parce que environ 80 % de la de la pollution marine vient précisément des activités terrestres et donc il est très important de de préserver de prévenir de préserver ces océans et de prévenir la pollution des océans et donc en particulier dans nos aux outres mères. Premier ministre il y a un instant parlait du plan zéro déchets plastique en mer qui s'applique en outre mer et la ministre de l'écologie rappelait les actions qui sont les siennes, celles du gouvernement et que nous allons développer et défendre à l'occasion du sommet des océans à Nice où ne seront plusieurs à accompagner le président de la République. Mais pour bien répondre à votre question, je prendrai quatre exemples, trois quatre manières, quatre méthodes d'action.

D'abord, il faut réaliser des travaux pour disposer d'usines qui traitent des eaux usées et éviter que ces eux ne soient rejetées dans la mer. Quand on construit par exemple une usine de ce type à Mayotte et c'est ce que nous allons faire, on protège la mangrove et le lagon qui sont particulièrement mis en cause soit par les conséquences des cyclones, soit par la pollution d à l'activité humaine. Deuxème exemple, il faut réaliser des opérations de collecte des déchets sur les plages.

Chaque geste compte pour protéger l'environnement et vous avez évoqué déjà l'action des associations, des jeunes et j'y rajoute évidemment celle des collectivités locales. Un autre axe est de développer le tri et la collecte de déchets et nous faisons face à des défis dans ce domaine là dans les territoires ultramalins. Construire des déchetteries permet d'éviter que les poubelles ne finissent à la mer.

À la Réunion par exemple, on trouve encore trop d'ordure ménagère dans les ravines. Et ces ravines, elles sont très importantes et si elles sont bouché par des arbres ou par des poubelles, cela risque de provoquer des catastrophes et notamment des inondations. C'est ce qui a failli se passer il y a quelques mois.

Enfin, il faut sensibiliser et informer sur la pollution des océans, en parler dans les écoles, dans les lieux publics ou encore comme vous le faites aujourd'hui au Parlement des enfants. Et je voulais vous remercier de la manière dont vous avez posé la question, sans note pratiquement et avec beaucoup de pertinence et vraiment à votre génération en effet de porter ce sujet-là et c'est à nous d'y répondre le mieux possible. Merci infiniment.

Merci beaucoup monsieur le ministre. Je vais donner la parole à un élève de CM2 de l'école élémentaire publique du stade à Chambéri de l'Académie de Grenoble. [Applaudissements] Madame la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

La journée mondiale des océans rend hommage aux océans et aux animaux marins. Nous devons faire attention à cette journée du 8 juin sans oublier les autres jours. Après avoir travaillé une proposition de loi sur la protection des océans, nous avons constaté combien cet endroit est fragile.

Mais il reste un revuge pour les animaux marins, une biodiversité exceptionnelle et un lieu de moment agréable. Les océans sont sont aussi une ressource de la planète. La pêche artisanale permet aux habitants des régions côtières de se nourrir en respectant les fonds océaniques.

Mais qu'en est-il des grands chaluier usines ? Notre sensation de gaspillage et de gâch est énorme face à cette industrie. Ainsi, madame la ministre, nous aimerions savoir comment notre pays présent sur tous les océans pourrait agir face à la surpêche industrielle.

Merci. Merci beaucoup. La parole est à madame Agnè Panier Runaché, ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.

Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés du Parlement des enfants, madame la députée de l'École élémentaire du stade à Chambéri. Je veux vous remercier parce que vous avez très bien compris comment fonctionne cet exercice des questions au gouvernement et donc vous avez fait un leur, c'est-à-dire je n'avais pas votre question.

Ça fait partie aussi des stratégies euh des députés pour créer le moment de gêne au milieu au niveau du du ministre. Mais je vais quand même répondre très directement à votre question. Vous avez raison de dire que euh la la surpêche et je voudrais rajouter à ça, la pêche illégale est un fléau pour nos océans.

La pêche illégale, il faut le savoir, c'est près d'un poisson sur 5 qui est pêché dans nos mers. Et c'est plus de 10 fois plus de 10 fois la pêche française toute réunie. C'est dire à quel point cette pêche illégale est impactante et elle crée des ravages notamment au large de la Guyane, au large des côtes de Guinée et dans un certain nombre de continents empêchant les pêcheurs qui vivent de la pêche, les pêcheurs artisanaux, bah de pouvoir continuer leur activité, les obligeant d'ailleurs parfois à devoir quitter leur village pour aller ailleurs pour trouver d'autres moyens de subvenir.

à leur à leur vie. Alors, comment nous agissons ? D'abord, il faut savoir que la France appartient à l'Union européenne qui a une seule politique de pêche.

Cette pêche, elle est durable. Nous sommes le seul continent, le seul continent à avoir renforcé la durabilité de notre pêche, à avoir amélioré l'état du stock de nos poissons ces 20 dernières années. Pourquoi ?

Parce que chaque pêcheur est tenu de pêcher dans un contexte où il a des limitations de pêche, que ce soit de jours, que ce soit sur les engins de pêche qu'ilutilise. Et c'est ce qui explique qu'aujourd'hui on a pu par exemple rétablir la population des tons rouges en Méditerranée pour donner cet exemple. Alors bien sûr, tout n'est pas parfait et nous continuons à agir et le président de la République prendra des mesures fortes pour continuer à protéger la pêche sur les côtes françaises et sur les eaux sous notre juridiction.

Mais vous l'avez compris, nous irons plus loin car ce qui aujourd'hui est une pression sur les océans et dont on ne parle pas assez, c'est les pollutions d'origine terrestre. C'est le plastique, c'est les pollutions médicamenteuses, c'est les pollutions euh agricoles, c'est les pollutions industrielles, c'est les pollutions qui sont liées au fait que nous accueillons l'été beaucoup de populations sur nos côtes et que euh nos stations d'assainissement ne sont pas toujours parfaites. et nous prendrons un plan spécifique pour faire en sorte de baisser cette pollution sur nos eaux côtières qui aujourd'hui impacte l'activité de nos pêcheurs qui sont engagés dans une pêche durable, impacte l'activité de nos conchiliculteurs et donc vous pouvez compter sur moi, madame la députée pour vous soutenir dans votre combat en faveur de la pêche durable.

Merci beaucoup et bravo madame la ministre. La parole est à présent à la classe 6e du collège Anne Franck à Plescope dans l'Académie de Renne. Merci madame la présidente.

Notre question s'adresse à madame Marie Barsac, ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative. Madame la ministre, c'est un grand honneur pour moi, Alexandre élève de la 6e B du collège Anne Franck de Plescope de vous la poser. L'année 2025 a été déclarée année de l'océan par le président de la République.

La protection de la biodiversité marine est en effet essentielle pour l'avenir de la de la planète. Pourtant, plus de 14000 tonnes de crèmes solaires sont déversées chaque année dans les océans. La France y contribue largement avec ses 20000 km de côte souvent balné.

On doit bien sûr se protéger des effets du soleil, mais l'utilisation de crèmes solaires à filtres chimiques menace la biodiversité marine et tout ce qui est en dépend. Donc nous tous en tant que ministre de la vie associative notamment pour toutes les activités en bord de mer. Comment pensez-vous mettre fin à cette pollution chimique ?

Merci. Je vous remercie monsieur le député. La parole est à madame Marie Barsac, ministre en charge de la jeunesse et des sports.

Madame la présidente, mes dames et messieurs les députés du Parlement des enfants et cher Alexandre, chers députés, alors pour répondre à ta question, je le disais tout à l'heure, nous avons un soutien majeur que nous apportons auprès des associations qui œuvrent au quotidien pour protéger évidemment les taureaux, pour faire du ramassage des déchets. Il y a énormément d'associations qui se mobilisent. Je donnerai un chiffre. par exemple, une fédération que tu connais peut-être euh la Fédération nationale de l'environnement qui a euh une euh alors attends que je retrouve mes chiffres euh 6000 associations France Nature Environnement pardon euh qui qui visent à protéger la nature et l'environnement et notamment sur les côtes.

Il y a beaucoup d'associations aussi de petites tailles qui sont mobilisées et je pense notamment à l'association les mains dans le sable pour sortir de du territoire du sud-ouest du sud-est pour aller dans le morbillant. Je sais pas où sont les Bretons. S'il y a quelques Bretons parmi vous, ben voilà, vous êtes là.

Euh et donc là, c'est aussi quelques milliers de de volontaires, de bénévoles qui travaillent régulièrement pour faire du ramassage des déchets sur les plages. C'est extrêmement utile évidemment. Et puis je le disais aussi tout à l'heure, vous jouez aussi un rôle de sensibilisation important avec ces associations et le gouvernement porte aussi un dispositif important qui s'appelle la plateforme Je veux Aider sur laquelle on va poster des offres de bénévolats au porté soit par des associations, soit par des personnes qui veulent faire du bénévolat pour qu'on puisse croiser les initiatives et que celui qui cherche du bénévola trouve l'association où il peut en faire et l'association qui cherche des bénévoles puisse trouver ses bénévoles.

Cette plateforme, elle a été créée assez récemment, mais elle rencontre un énorme succès et là aussi on voit que les enjeux écologiques, les enjeux climatiques sont vraiment une source d'intérêt pour pour nos bénévoles et les associations sont très contentes de pouvoir recruter des bénévoles sur le sujet. Donc nous, notre enjeu c'est de communiquer, nous le faisons évidemment, c'est la la ministre en charge de la transition écologie qui mène des campagnes de communication. Il y a ce dispositif qui a été lancé l'année dernière sur le printemps euh qui vise à sensibiliser sur la biodiversité.

Donc ces campagnes de communication sont très importantes et je pense que tous ici vous en avez entendu parler et c'est peut-être aussi ça la source de votre motivation et de votre engagement aujourd'hui. En tout cas, je ne peux que vous encourager à continuer à vous engager pour la planète. Merci beaucoup madame la ministre.

Je vais donner maintenant la parole à une classe de l'Amie de Dijon. Il s'agit de la classe de CM2 de l'école élémentaire Roger Pagie à Ruffé les Échirets. [Applaudissements] Mais bonjour mesdames les messieurs les ministres.

Ma question est la suivante : quelles sont les grandes orientations définies par le gouvernement pour la protection des océans ? Avec quels objectifs concrets et surtout à quelles échéances ces objectifs sont-ils fixés ? Merci.

Merci beaucoup. La parole est à madame Agnè Panier Runaché, ministre en charge de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Merci beaucoup madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés du Parlement des enfants, monsieur le député de l'école élémentaire Roger Pachi a ruffé les Échirés. Euh votre question euh me permet de balayer l'ensemble de la politique que nous portons pour protéger euh les océans. Vous le savez, je l'ai évoqué euh plus tôt avec euh un de vos collègues euh député, une de vos collègues en l'occurrence.

Euh nous allons euh lors de la conférence des Nations-Unies sur les océans faire des annonces très importantes pour renforcer la protection de notre biodiversité marine sur les eaux territoriales sur lequel nous avons une juridiction. Ces annonces iront dans deux sens. à la fois l'annonce de nouvelles air marine protégées et puis le renforcement du niveau de protection au sein de nos aires marines protégé déjà existante et je l'ai déjà esquissé.

Il s'agit à la fois d'avoir une pêche plus durable mais également de mettre en place un plan de réduction des pollutions qui pèse aujourd'hui sur la catégité des eaux de nos litoraux et qui sont très problématiques pour la survie de de nos océans. Mais au-delà de ces annonces, je veux aussi vous dire comment avec monsieur le premier ministre et le copinité interministériel de la mer que nous avons réuni récemment, nous avons construit une feuille de route de protection des océans. C'est cette feuille de route tourne autour de quelques axes forts.

Soutenir une pêche et une aquaculture durable avec des mesures qui seront financées notamment au travers du fond vert et en lien avec le pacte sur les océans auquels nous travaillons au côté du commissaire à la pêche Costas Cadis. lutter contre la pêche illégale et je l'ai annoncé, renforcement des moyens de contrôle, utilisation des drones, capacité euh à couler les bateaux qui sont saisis dans le cadre de la pêche illégale évidemment en faisant en sorte que l'équipage, le moteur et le carburant soit enlevé au préalable. lutter contre toutes les pollutions plastiques mais aussi agriculture industrielle médicamenteuse et enfin porter un plan de décarbonation du transport maritime.

Et vous vous souvenez que nous avons annoncé 90 millions d'euros de financement de cette décarbonation au travers du mécanisme ETS qui viendra chaque année financer cette décarbonation et qui sera en progression d'une année sur l'autre. Merci madame la ministre et merci de nous rassurer de faire descendre l'équipage avant de couler le bateau. Je vais donner la parole à un élève de la classe de CM2 de l'école primaire à l'Arnaud de l'Académie de Besançon.

Merci madame la présidente. Madame la haute commissaire à l'enfance. Notre classe est interrogée sur le point suivant.

En travaillant ce projet, nous avons pu observer que la France réfléchit et s'engage afin de lutter contre la pollution plastique de nos cours d'eau. Nous aimerions savoir si vous parvenez à travailler avec les autres pays européens et au niveau mondial. Si cela est le cas, de quelle façon le faites-vous ?

Merci beaucoup jeune homme. Je donner la parole à madame Sarah Ella qui est au commissaire à l'enfance. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames messieurs les ministres, mesdames messieurs les députés du parlement des enfants.

Très chero, bravo, bravo pour ta question, bravo pour la pertinence également de la question qui a été préparée avec toute la classe et je sais que le réveil a été hier très matinal mais voilà, l'exigence de la question est très forte. Aujourd'hui, travailler sur la protection des cours d'eau, et bien on l'a déjà d'abord on a commencé à le faire en français, c'est-à-dire que il y a une loi qui a été votée qui est la loi de lutte contre le gaspillage et les emballages excessifs pour éviter d'une certaine manière en prévention d'avoir du plastique dans les cours d'eau. Ça c'était pour éviter.

Ensuite, il y a un enjeu qui est absolument essentiel, c'est bah de protéger quand il y en a encore. Et on sait que nos cours d'eau comme les océans et bien tout est tout est lié. Pour ça, la ministre de l'écologie en particulier porte un combat extrêmement fort avec ce grand rendez-vous qui va avoir lieu dans quelques jours à Nice pour pouvoir dire à quel point plus que jamais nous avons besoin de renforcer nos règles.

Moi, j'ai eu la chance d'être la ministre de la biodiversité et quand j'étais en charge de la biodiversité, j'ai vu à quel point la protection de ces cours d'eau avait un impact bien sûr sur les animaux, bien sûr sur la planète, mais aussi sur nous, nous humains. Protéger la planète, protéger la biodiversité, c'est aussi protéger notre avenir et donc notre santé. Je j'ai la conviction que la ministre de l'écologie par son action, par son engagement va réussir à convaincre les autres pays européens.

Et moi, je crois aussi à la force de la parole des enfants. C'est pour ça que à l'UNOC, il y a par exemple des concours et la prise en compte et bien de l'engagement des propositions des enfants avec un grand concours en particulier sur la place des océans et bien dans le monde. Merci Lio.

Merci beaucoup madame Lao commissaire. Je vais donner la parole maintenant à une classe de 6e du collège Louis Pergot à Donpierre sur Besbre de l'académie de Clermontferrand. Monsieur le député, vous avez la parole.

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à madame Marie Barsac, ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative. Notre région au vergonalpe accueillera les Jeux Olympiques d'hiver. en 2030 dont l'organisation relève de la responsabilité de votre ministère.

Les Jeux Olympiques d'hivers de Pékin avaient été largement critiqué pour leur impact environnemental. En effet, la totalité de la neige utilisée avait été produite à l'aide de canon à neige. Or, l'utilisation de ces canons à neige suppose la construction de retenu d'eau qui menace la biodiversité locale tout en engendrant une consommation d'énergie considérable.

Alors que les Alpes ont gagné plus de deuxgrés depuis le milieu du Xe siècle et qu'aucune présence de neige n'est assurée en dessous de 2000 m d'altitude, comptez-vous utiliser des canons à neige lors des gos d'hivers de 2030 en dépit des valeurs de développement durable affiché par le gouvernement ? Waouh ! Merci beaucoup jeune homme.

La parole est à madame Marie Barsac, ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative. Madame la présidente, mesdames mesdemoiselles et messieurs les députés, chers députés, écoutez, je vous remercie pour votre question qui est très exigeante et très précise et vous avez raison de la poser parce que cette question beaucoup de Français se la posent, pas seulement les enfants. L'Organisation des jeux de 2030 dans les Alpes françaises effectivement nous questionne sur l'impact que vont avoir ces jeux sur les Alpes françaises.

Alors, je vais vous rassurer tout de suite pour vous dire déjà que au sein du gouvernement et notamment la ministre de la transition écologique et moi-même, nous sommes pleinement engagé sur cette question de l'impact environnemental des jeux de 2030 pour que nous limitions cet impact un maximum. Et pour cela, on ne part pas d'une feuille blanche parce qu'on a déjà des outils à notre disposition. Déjà en France, depuis un certain nombre d'années, tous les grands événements sportifs signent une charte d'engagement et coresponsable qui fait en sorte que tous les organisateurs s'engagent à limiter leur empreinte carbone et s'engagent aussi à considérer les enjeux climatiques comme au cœur de leur stratégie.

C'est important parce que ça veut dire que ces organisateurs, ils vont mobiliser de l'argent dans leur budget sur ces enjeux pour protéger la planète. Ça c'est le premier sujet. Et le deuxième sujet pour vous rassurer, c'est qu'avec les jeux de Paris 2024 que nous avons organisé l'été dernier, nous avons là aussi développé beaucoup d'outils pour nous aider à réduire l'empreinte carbone et que ces outils vont pouvoir être utilisés pour l'organisation des jeux de 2030.

Et donc, on a fait la preuve qu'on pouvait réduire l'empreinte carbone des jeux de Paris 2024. On va pouvoir travailler, on a encore 5 ans pour organiser de la meilleure façon possible les jeux dans les Alpes 2030. Pour que vous ayez un dernier chiffre, Paris 2024 avait réduit l'empreinte carbone de l'organisation des jeux de 50 % par rapport aux édition précédentes.

Et donc pour les sujets de la neige dans les Alpes françaises, nous avons d'ors et déjà des statistiques, des chiffres, des études qui nous montrent que aux dates prévues pour l'organisation des jeux dans les Alpes 2030, il y aura un niveau d'enneement qui devrait être suffisant. Mais quand bien même on aurait euh besoin de neige, je vous rassure, nous sommes en train de travailler sur une stratégie commune avec encore une fois la ministre de la transition écologique pour que euh nous ne puissions pas euh impacter fortement la montagne et que nous trouvions des solutions qui soient neutres en carbone. Je vous remercie.

Merci beaucoup madame la ministre. Nous allons maintenant partir à Saint-Pierre-Émont avec la classe de 6e du collège Émile Lournel. Mademoiselle, vous avez la parole.

Madame la présidente, ma question s'adresse à monsieur le ministre d'État Manuel Vals. Vous connaissez l'archipel de Saint-Pierre et Michelon. Vous savez comment la surpêche a provoqué une grande catastrophe écologique et économique dans notre région.

D'autres éléments menacent actuellement nos écosystèmes. Le dérèglement climatique, mais aussi la prolifération d'espèces exotiques envahissantes comme le crap vert et les Tunissiers que personne ne récolte, faute d'intérêt économique. Ma question est la suivante.

Comment le gouvernement le gouvernement peut-il soutenir les acteurs de la recherche pour développer des filières de valorisation des espèces envahissantes afin de limiter leur impact écologique tout en stimulant l'économie locale ? Merci. Je vous remercie madame la députée.

La parole est à monsieur le ministre d'État, ministre des outres maères Manuel Vals. Merci madame la présidente. Je suis très heureux de répondre à question d'une élève de Saint-Pierre et Miclon. comme ça ici dans cette assemblée et au-delà tout le monde situe Saint-Pierre et Micelon dans l'océan Atlantique et on parle de manière très intéressante cette fois-ci enfin de Saint-Pierre Miclon sous l'œil vigilant de votre député monsieur le Normand parce que il faut parler de Saint-Pierre Amiclon des vrais problèmes de Saint-Pierre Amiclon et pas inventer de fausses solutions pour Saint-Pierre pour Saint-Pierre Amicelon. vous vous ne serez que quelques-uns à comprendre ce que je suis en train de dire.

Euh mais madame la présidente le comprend très bien. C'est vrai que l'introduction d'espèces exotiques envahissante est l'un des principaux facteurs de diminution de la biodiversité au plan mondial et on le retrouve un peu partout et plus particulièrement dans les territoires ultramarins parce que ces espèces perturbent la survie d'espèces indigènes et perturbent donc l'équilibre écologique d'un territoire. Le crap vert présent à Saint-Pierre est considéré comme une espace invasive et cela rend votre question extrêmement pertinente.

Il menace les herbiers de Zoster, des prairies euh sous-marines composées d'herbes marines et il figurent sur la liste des 100 espèces exotiques envahissantes les plus néfastes au monde. Je leur dis pour tous les enfants, ce n'est pas un petit crabe très sympathique. Là, il joue un rôle extrêmement négatif chez vous. l'administration en charge de l'environnement à Saint-Pierre et Miclon est la direction des territoires de l'alimentation et de la mer.

Elle est installée parce qu'il faut être concret et au fond la lutte contre la pollution et contre ces espèces très concrète. Cette direction installé plus de 200 casiers pour lutter contre la prolifération de ce crabe. Des panneaux d'information étaient également installer pour inviter la population à alerter lorsqu'elle se trouve face à un crabe vert et en leur demandant surtout de ne pas le remettre dans l'eau, sinon il va continuer son action négative.

L'administration en lien avec les scientifiques, l'Ifré en particulier réalise aussi des campagnes de capture. Par exemple, en 2020, une centaine de crabes ont été capturés dans le grand étan de Mlon. L'algue codium fragile est un autre exemple d'espèces envahissantes présentes dans votre archipel.

Là encore, l'administration et les scientifiques se mobilisent pour mener ces campagnes d'arrachage. Ce sont deux exemples d'actions concrètes. En complément, l'État agit sur le plan réglementaire, par exemple un arrêté de 2024 qui interdit l'introduction, la détention, le transport, l'utilisation et la commercialisation de nombreuses espèces à Saint-Pierre. et ça vise à prévenir bien sûr de nouvelles introductions via les activités humaines, la navigation, l'aquaculture, le transport de marchandise.

Saint-Pierre à Micelon est un petit bijou. Je vais bientôt m'y rendre avec 5000 habitants. Mais il a un rôle très important dans l'histoire de notre pays, dans la préservation de notre écosystème et grâce à votre question, grâce à votre présence, celle de votre collège, vous avez rendu un magnifique service à Saint-Pierre et Miclon et vous pouvez conter sur ma détermination et je le redirai quand je viendrai à préserver cette cette cet archipel et puis à faire face à d'autres problèmes.

Je pense à la submersion marine qui concerne Miclon. Vous pouvez compter sur moi et sur votre député et donc on peut tous compter sur vous pour mener cette action. Merci.

Merci beaucoup monsieur le ministre. Et j'aurais aussi le plaisir de me rendre à Saint-Pierre Émiclon à la fin de de l'été. J'espère que je pourrais vous y voir chers élèves.

Je donne la parole pour la dernière question à l'école Grange Blanche à Tassin la demi-lune de l'Académie de Lyon. Chers ministres, euh chers ministres, chers la chers présidente de l'Assemblée nationale, chers députés, chers élèves, je m'appelle Zacharia et je représente ma classe CM1 CM2 de l'école Grange Blanche à Tassin la demi-unie. Je vais m'adresser à madame la ministre de l'écologie.

Madame la ministre, des entreprises comme Ecofer fabriquent des boudins en cheveux pour lutter contre la pollution des océans et ce que des initiatives citoyennes comme celle-ci peuvent être soutenues dans le cadre du 3e plan national d'adaptation au changement climatique. Monsieur le député, la parole est à madame Agnè Panier Run, ministre de la traduction écologique. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés du Parlement des enfants, monsieur le député de l'école Grange Blanche à Tassin la demi-lune. Cher Zachari, merci pour ta question très pointue. Alors, le plan national d'adaptation au changement climatique peut-être pour l'ensemble de ceux qui nous écoutent, qu'est-ce que c'est ?

C'est ce plan qui doit nous permettre à nous de nous préparer à un réchauffement climatique de + 4° à horizon 2100. Pourquoi + 4°gr ? Parce que c'est ce que nous disent aujourd'hui les scientifiques comme trajectoire de réchauffement climatique pour la France.

Quand bien même nous atteindrions dès 2050 la neutralité carbone car la France, oui, elle se réchauffe un peu plus vite que le reste de la planète compte tenu de sa situation géographique. Et ça a des conséquences majeures, des conséquences majeures sur l'agriculture, des conséquences majeures sur les risques de feu de forêt, des conséquences majeures sur l'érosion côtière, des conséquences majeures aussi sur nos modes de vie quotidien puisque les vagues de canicules vont se succéder de manière plus resserrée parce que nous allons devoir apprendre à vivre autrement. Nous allons faire face à des maladies que nous connaissions avant dans les territoires ultramarins et qui vont venir sur le territoire hexagonal.

Comme vous le savez, dans l'Amie de Lyon, il y a aujourd'hui une épidémie de de chikungunia. Alors certes qui n'a pas la même dimension que celle qu'on vient de connaître dans les territoires ultramarins, mais cela doit nous inciter à anticiper et à agir. Comment agir ? et bien en prenant des mesures qui nous permettent de mieux prévenir ces risques climatiques, par exemple en construisant des infrastructures qui nous protègent de l'alléa climatique, en aménageant autrement nos villes et nos campagnes, par exemple en évitant de construire dans des zones qui vont devenir inondables, qu'il ne l'était pas auparavant, par exemple en adaptant notre agriculture et par exemple aussi en améliorant notre culture de risque et en faisant en sorte que votre génération sache exactement quoi faire et comment se comporter par rapport à des risques nouveaux.

Parmi le panel de solutions dont nous allons disposer, il y a les solutions fondées sur la nature. La solution que tu mentionnes est une solution fondée sur la nature. C'est une solution qui a un faible impact environnemental, qui est efficace, qui n'est pas nécessairement très coûteuse.

Et ces solutions, c'est démontré d'un point de vue académique, scientifique, sont souvent celles qui ont le meilleur coût bénéfice pour les populations. Donc oui, bien sûr, nous soutiendrons toutes les solutions fondées sur la nature avec les moyens dont je dispose. Je pense évidemment au fond vert, je pense au fond barnier, mais je pense aussi à toute la mobilisation de la finance publique et privée, des collectivités locales, de la Caise de dépôts, de l'Europe et des entreprises pour faire en sorte de mieux protéger les populations. investir aujourd'hui, c'est faire en sorte de moins devoir payer demain les dommages du dérèglement climatique.

Et je veux profiter de cette dernière question pour remercier, je pense au nom de tous mes collègues, l'ensemble des députés et que vous avez été le temps de cette séance pour la pertinence de vos questions, pour le la diversité aussi et et le travail dont elle témoigne dans chacune de vos classes. Sincèrement, pour la ministre de l'écologie que je suis, ça fait chaud au cœur et je peux vous dire que pendant ces quelques quelques heures ou 7h30 le je crois que nous avons eu affaire à un un vrai débat sur l'écologie, un débat de qualité, un débat au juste niveau et j'adorerai qu'il en soit comme ça tous les jours. Merci beaucoup madame la ministre.

Merci beaucoup. La séance de questions au gouvernement posée par les enfants des 18 classes finalistes de la 28e édition du Parlement des enfants est en effet terminée. Je me joins vraiment à ce que vient de dire madame la ministre.

Vous avez été exceptionnel par la pertinence de votre vos questions et aussi par le respect que vous avez eu les uns envers les autres, le respect que vous avez eu envers l'institution. J'ai vu que beaucoup d'entre vous étaient vraiment c'était fait beau pour cette occasion. Vous avez été très attentif et j'aimerais moi aussi qu'il en soit tellement ainsi l'après-midi.

Vous allez voir cet après-midi les questions au gouvernement, ça va être beaucoup beaucoup plus agité. Et voilà, vous venez d'assister à cette séance exceptionnelle de questions au gouvernement menée par des élèves de CM2 et de 6e. Et pour cette 28e édition du Parlement des enfants consacré à la protection des océans, et bien la classe de CM2 de l'école Victor Hugo qui se trouve à AI le haut clocher dans l'académie d'Amien et la classe de 6e du collège Françoise Dolto à Châelu Malavé dans l'académie de Limoge ont été récompensés par le jury.

Je vous propose de retrouver tout de suite la présidente de l'Assemblée nationale Yel Brunpivet au côté des lauréats. Le Parlement des enfants, c'est une éducation à la citoyenneté et l'Assemblée nationale, il prend toute sa part. Ça fait 28 ans que ça existe.

Depuis 2 ans, moi j'ai doublé le nombre de classes participantes au Parlement des enfants en incluant les élèves des collèges. Donc cette année, on a une classe lauréate de CM2, une classe lauréate de 6e. C'est important d'avoir des classes qui viennent de tout le territoire de la République et donc il était important d'avoir des classes des outresemes.

On avait la joie cette année d'en avoir deux avec Saint-Pierre et Miclon et la Réunion. Et puis on a relancé cette tradition qu'on avait perdu depuis presque 15 ans des enfants dans l'hémicycle. Et là ça devient très concret pour eux.

Ils sont à leur place à l'Assemblée nationale dans l'hémicycle. Et moi, je suis très fière d'avoir pu rejouer cette édition du Parlement des enfants de cette façon-là. Et puis je suis très heureuse que le gouvernement ait joué le jeu.

Le premier ministre était là, madame la ministre de l'éducation nationale, de la transition écologique, la ministre des sports des outresemes. Je trouve que c'est important parce que c'est notre avenir et c'est aussi pour eux qu'on s'engage. Vous voyez quand on fait de la politique, on fait pour faire un plus joli pays à nos enfants, à ses enfants et voir qu'ils se sont investis, qu'ils ont travaillé aussi sérieusement pour poser leurs questions mais pour construire leur proposition de loi.

Mais en fait, ça nous oblige. Vous avez vu comme ils étaient calmes dans les mystiques. Vous avez vu comme ils étaient beaux.

On aimerait que ça soit toujours comme ça. Et les Français, je crois, aimeraient que ça sera toujours comme ça aussi. Allez, suivez-moi.

On va maintenant poser quelques questions aux députés du Parlement des enfants. Comment tu t'appelles ? Je m'appelle Isaac.

Valentine, Sacha, Elisa Pierro. Léa. Tu viens d'où ?

Je viens de la Réunion. Je suis venue en avion. J'ai fait 11h de vol pour venir jusqu'à Paris.

Je viens de Grimau. C'est dans le sud. Alors, explique-moi qu'est-ce que tu es venu faire ici ?

On est venu à l'Assemblée nationale parce qu'on a fait une proposition de loi pour le parlement des enfants. Je suis venue défendre la loi pour les océans, pour protéger les océans de la pollution. Qu'est-ce qu'elle dit votre loi ?

C'était quoi l'idée ? L'idée c'était de diminuer le enfin tout ce qui est tous les microplastiques qu'il y a dans la mer, tout ça. Et et aussi pour que aussi les animaux marins arrêtent de le manger les plastiques dans la mer.

Ça s'appelle la poluplasta taxe pollution plastique et taxe. On va instaurer des taux minimum euh de pl de plastique recyclé ou de matériaux naturel dans les vêtements, les emballages et les euh et les jouets. Et pour ceux qui respectent pas c'est ça, ce qui respectent pas, on ils seront exonérés de la taxe polyuplas taxe.

OK. Qu'est-ce que ça t'a fait de rentrer dans l'hémicycle ? C'était magnifique.

Me senti comme une députée euh plutôt grand. C'était impressionnant quand même. Est-ce que tu as trouvé que euh il y avait beaucoup de bruit dans cet hicycle ?

Euh oui, quand surtout qu'on applaudit. Et qu'est-ce qu'il y a dans cet hicycle ? Bah à la base c'est les députés mais aujourd'hui c'était les élèves.

Il y avait le premier ministre Baou. Et alors, ils étaient comment les ministres ? Et le premier ministre, tu les as trouvé comment ?

Bah assez sympa. Ils avaient l'air gentils. Est-ce que tu veux faire des puté plus tard quand tu seras grand ?

Je sais pas, peut-être. Euh non, pas forcément. Je pense pas.

Pourquoi ? Parce que déjà c'est beaucoup de soucis, beaucoup de choses et ça il y aura ça prend beaucoup de temps. Et voilà, c'était la 28e édition du Parlement des enfants.

Bravo à tous les élèves, à toutes et tous les citoyens de demain. La démocratie est entre vos mains et à très vite sur LCP. [Musique]