Santé scolaire : quelle refondation ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:01OuverteRéponse directe
Comment intégrer les questions d'addictions (nouvelles substances) en milieu scolaire ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quelles difficultés dans le partage d'information et la coordination interprofessionnelle ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Quels effets attendus de l'arrivée des infirmiers en pratique avancée ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Application concrète de la loi sur les troubles du neurodéveloppement (TND) ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Montée en compétence des professionnels sur les TND ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Conséquences de l'école inclusive sur les missions de santé scolaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Président de séancePromesse
« La systématisation du bilan de santé pour tous les élèves à partir de la rentrée 2026. »
- 9:00Laurent ChazelaChiffre
« Un psychologue de l'éducation nationale pour 1600 élèves aujourd'hui. »
- 14:00Marc PeltierFait
« Nous avons une augmentation significative des besoins en santé mentale. »
- 16:00Priscilia ChazelleChiffre
« Les troubles neurodéveloppementaux touchent un enfant sur 6. »
- 17:00Priscilia ChazelleChiffre
« Les violences affectent trois enfants par classe. »
- 18:00Priscilia ChazelleChiffre
« Le nombre d'élèves en situation de handicap a triplé depuis 2006. »
- 19:00Priscilia ChazelleChiffre
« Les pathologies chroniques concernent 15 % des adolescents. »
- 2:00Fait
« La politique de santé scolaire s'adresse à tous les élèves dont les élèves qui bénéficient de l'école inclusive mais pas uniquement. »
- 4:00Fait
« Nous travaillons à mettre en place le même système que nous avons pour le harcèlement, pour les violences notamment à caractère sexiste et sexuel. »
- 8:00Chiffre
« 50 % de ces médecins ont plus de 60 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
collègues, on va continuer. Alors, nous allons à présent donc faire la table ronde sur la santé scolaire et je remercie de leur présence le docteur Frédéric Charasson, président de la Société Française des médecins de l'éducation nationale, monsieur Laurent Chazela, président de l'Association française des psychologues de l'éducation nationale, monsieur Marc Peltier, sous-directeur de l'action éducative au sein du service de l'accompagnement des politiques éducatives de de la direction générale de l'enseignement scolaire et madame Priscilia Chazelle, présidente de la Société française des infirmiers en santé scolaire. Alors mesdames messieurs, notre réunion de ce jour donc s'inscrit dans un contexte où l'importance de la santé scolaire est soulignée par le gouvernement.
Ainsi, lors des assises de la santé scolaire qui se sont tenues il y a 2 semaines, la ministre de l'éducation nationale, Elisabeth Borne a annoncé vouloir engager une refondation ambitieuse de la santé scolaire. Elle a notamment évoqué la revalorisation des salaires des médecins, l'augmentation des effectifs infirmiers et psychologue et la systématisation du bilan de santé pour tous les élèves à partir de la rentrée 2026. Alors, je vais vous laisser débuter cette table ronde par un propos liminaire dans lequel vous pourrez notamment nous livrer votre vision du plan annoncé par la ministre et les moyens notamment humains et financiers qu'ilèent afin de parvenir à tenir les objectifs qui sont ici fixés.
Les membres de la commission qui le souhaiteront pourront ensuite vous interroger. Donc je vais passer la parole à vous madame la présidente. Oui, bonjour.
Donc docteur Frédéric Cherasson. Donc je suis présidente de la SOF et médecin conseiller technique adjoint dans les Yvelines avec une activité de 20 % sur le secteur. Je travaille depuis euh voilà, je travaille au niveau de l'éducation nationale en tant que médecin éducation nationale depuis 2006.
Alors, notre vision de du résultat des assises scolaires euh a été accueilli dans sa globalité favorablement par les médecins conseillers techniques et par les médecins de secteur avec toutefois des inquiétudes sur la mise en œuvre des des points évoqués. Ce qui nous paraissait important effectivement, c'était tout d'abord au niveau des missions, c'était l'allègement des tâches administratives euh pour pouvoir dégager effectivement du temps médical, du temps médical pour pouvoir effectivement avoir plus de temps pour faire des visites individuelles pour les élèves, mais également euh pouvoir faire nos missions de promotion. de la santé, c'est-à-dire d'expertise et de conseils auprès des équipes et en même temps pouvoir analyser les données épidémiologiques qu'on pourrait recueillir et puis ainsi pouvoir porter des projets de santé au sein des écoles.
Donc ça c'est sur la partie effectivement de nos missions. Donc il y a quand même il y a des choses tout à fait positives mais avec quand même des inquiétudes sur la mise en œuvre sur la partie que vous évoquiez madame la vice-présidente la deuxième partie qui est la partie de la rémunération c'est pareil nous avons accueilli favorablement ces annonces avec également disons une une réserve sur ce qui va pouvoir se mettre en œuvre parce qu'on entend que la revalorisation des contractuels afin de pouvoir être plus attractif va être va être porté. Euh nous attirons quand même une vigilance aussi pour les médecins euh titulaires qui travaillent depuis longtemps et pour lesquel effectivement euh on finalement le l'indicière se retrouverait euh être enfin on se retrouverait avec des médecins qui ont euh 10 20 ans d'expérience et avec des salaires qui seraient toutefois inférieurs.
Donc pour nous, il y a aussi cette vigilance à avoir pour les médecins les médecins titulaires. Euh après euh si on veut pouvoir être attractif, il faut être puisque en fait actuellement on est quand même à peu près 600 médecins pour 1500 postes. Pour être attractif auprès des jeunes, effectivement, il faut parce que je suis également maître de stage universitaire, donc j'accueille des internes au sein de l'éducation nationale.
Pour être attractif auprès des jeunes, il faut effectivement avoir cet axe d'action sur les missions. C'est indénégiable parce que les tâches administratives, ça ne va pas attirer les jeunes. Il faut avoir cette action sur les salaires, c'est également indéniable, mais il faut il faut avoir aussi tout un travail au en partenariat avec les doyens des universités parce que on se retrouve alors je le terme n'est peut-être pas tout à fait correct mais on va dire en compétition vu que la démographie médicale est quand même ce qu'elle est effectivement avec d'autres spécialités Voilà.
Ce qui m'amène à dire que la médecine scolaire, bien que nous soyons, nous avons notre doctorat de médecin alors généraliste spécialiste, à partir du moment où on est titulaire, on a passé un deuxième concours pour avoir la titularisation. Nous avons une formation à le HESP d'un an. Donc nous avons donc des compétences supplémentaires et qui ne sont pas reconnues comme spécialité.
Donc pour nous, c'est aussi un point de vigilance extrêmement important. Et euh pour terminer, nous avons l'obligation du DPC et à ce jour, c'est quelque chose qui est encore un gros sujet de travail aussi pour les les plus jeunes médecins parce que pour ce sujet du DPC n'est absolument pas clair à savoir est-ce qu'on s on est rattaché à quel CNP on est rattaché. Est-ce que c'est santé publique et on perd la la médecine générale ?
Est-ce qu'on fait les deux ? Enfin, voyez, c'est quelque chose qui est encore euh qui manque de précision de fait du fait qu'on nous ne soyons pas une spécialité reconnue quoi en fait. Voilà, je après je suis tout à fait à votre disposition pour répondre à vos interrogations.
Merci beaucoup madame la présidente. Je passe la parole monsieur Peltier ou ou monsieur Chazelle. Je vous en prie.
Voilà, comme vous voulez. Madame la vice-présidente, mesdames messieurs les parlementaires et mesdames messieurs, merci beaucoup pour cette invitation. Je suis donc le président de l'Afen l'Association française des psychologues de l'éducation nationale qui existe depuis 1962.
Voilà. Merci. Oui, j'essaie de me rapprocher.
Donc l'association existe depuis 1962. Nous représentons à peu près un/ers de la profession entre 800 et 1200 adhérents et c'est essentiellement les psychologues qui travaillent dans le premier degré. Nous sommes également affiliés à l'International School Psychology Association qui est l'association internationale des psychologues qui travaillent dans l'éducation et nous avons donc à ce sous-titre deux représentants à l'UNESCO.
Il y a à peu près donc 8000 psychologues éducation nationale entre le 1er et le second degré. C'est un nouveau corps de la fonction publique qui a été créé en 2017 euh en février 2017 et qui porte la création du corps unique avec de nouvelles missions et deux spécialités éducation, développement et apprentissage dans le 1er degré. et éducation, développement et orientation dans le second degré.
C'était une reconnaissance statutaire qui était importante pour nous et à ce moment-là, on était le seul pays avec la Russie qui avait des psychologues issus du corps enseignant, ce qui est maintenant qui n'est plus le cas. Donc il a une évolution de la place des psychologues dans la société avec des demandes qui sont en forte augmentation avec un nombre de postes qui est resté stable depuis une vingtaine d'années dans l'éducation nationale. On a à peu près un psychologue de l'éducation nationale pour 1600 élèves aujourd'hui et la recommandation européenne c'est un psychologue pour 800 élèves à peu près.
Vous trouverez ça sur le report santé et bien-être à l'école le rapport Morau Brison de 2016. Donc nous ne sommes pas, vous savez ici professionnels de santé et encore moins paramédical. Les psychologues sont néanmoins des professionnels qui participe à la santé, à la bonne santé mentale et au bien-être.
Et notre association se réfère à la définition de la santé que donne l'OMS, un état de bien-être physique, mental et social et non seulement l'absence de maladie et d'infirmité. Les psychologues donc jouent un rôle important dans la promotion et la protection de la santé mentale. On est attentif à la dimension psychique des enfants et des adultes qui fréquentent l'école.
Donc les objectifs de notre association, c'est promouvoir les apports de la psychologie et des psychologues au sein de l'institution scolaire. Nous œuvrons beaucoup pour que les psychologues éducation nationale sortent de l'invisibilité dans laquelle ils sont et cela pour au moins une raison qui doit être modifiée. L'organisation fonctionnelle.
S'ils sont reconnus et très appréciés par les enseignants avec qui ils travaillent au plus près du terrain et ils tiennent à cette place dans les écoles et dans les établissements ils sont aujourd'hui isolés notamment dans le premier degré sans être toujours mobilisés pour les missions et compétences qui sont les leurs. Leur place au sein des dispositifs phares, par exemple dispositifs contre le harcèlement n'a pas été bien pensé. Ils sont rarement nommés comme référents école pour tous ou référents santé mental au sein des circonscriptions.
Depuis 2017, donc la création du corps des psychologues, notre organisation demande que cette profession puisse comme les autres professions, représenter au niveau des DSD, des rectorats et au ministère afin de visibiliser, de coordonner, de mettre en lien les missions des psychologues et surtout d'améliorer la coordination et l'apport avec les autres disciplines et les autres professions. plusieurs rapports parlementaires de l'Assemblée nationale le préconiser le rapport de d'Erwan Balanan en 2020, rapport de madame Buffet en 2020 également et puis un rapport plus récent du Haut conseil à la famille, l'enfance et à l'âge, le HCFEA sur la santé mentale 2023. Nous sommes donc très heureux de voir que la ministre d'État, madame Elisabeth Borne, fasse l'annonce de telle création, donc des psychologues et techniques.
Mais nous regrettons que ces psychologues canseillers techniques soient désignés par le qualificatif santé mental. Cela est restrictif et singularise ce psychologue ancien technique vis-à-vis des autres professionnels ressources comme les médecins, les infirmières et ou les assistantes sociaux. Ce que nous souhaitons également, c'est que ce de tels postes soient créés pour la centaine des des psychologues conseillers techniques au niveau national et que cela ne se fasse pas à moyen constant, ce qui vaudrait dire encore moins de postes pour les élèves et les enseignants, ce qui serait préjudiciable dans le travail de proximité de repérage de niveau 1 auquel nous participons.
En effet, avec les quelques 8000 postes répartis sur l'ensemble du territoire national, cela constitue un service relativement accessible, gratuit pour l'ensemble des familles quelles qu'elles soit. Notre profession reste donc fragile comme l'ensemble des métiers liés à l'enfance et à la fonction publique d'État. Notre profession vit une difficulté au niveau du recrutement, de l'attractivité du métier.
Nous assistons à une baisse des effectifs et un appel de plus en plus important à des contractuels, ce qui nuit à une inscription pérenne d'action dans les écoles et donc précarise ces dispositifs. Merci de votre écoute. Merci beaucoup monsieur le président.
Monsieur Peltier, bonjour à bonjour à tous. Donc Marc Peltiquier, je suis sous-directeur de l'action éducative à la DGSco, direction générale de l'enseignement scolaire. Et dans cette sous-direction, il y a notamment le bureau de la santé scolaire et de l'action sociale qui porte la politique de santé scolaire.
Alors, je vous propose d'avoir un un propos en trois temps. Le premier temps sera d'essayer de vous préciser ce qu'on entend par santé scolaire parce que je je sais qu'il y a énormément de confusion autour de cette notion là. Le 2e temps euh sera euh de faire un peu un état des lieux de la santé scolaire aujourd'hui en partant en premier lieu des besoins des élèves.
Et puis enfin, je préciserai euh quels sont à la fois la façon dont on a travaillé pour préparer les assises de la santé scolaire et euh les mesures qui ont été annoncées par madame la ministre. Alors, tout d'abord, qu'appelle-t-on santé scolaire ? Quels sont les les grands principes ?
Tout d'abord, notre conception fait de la santé scolaire un déterminant majeur de la réussite des élèves et donc elle constitue en ce en cela une priorité de notre politique éducative. Elle désigne largement l'organisation institutionnelle de la politique de santé scolaire au sein de de l'école. Donc sa mise en œuvre repose sur l'implication de nombreux acteurs, les personnels sociaux et de santé.
Euh donc infirmiers, médecins, psychologues, assistants sociaux également, mais également l'ensemble de la communauté éducative, les personnels éducatifs et enseignants, mais aussi les personnels d'encadrement au sein des euh établissements. Alors, quelle est la philosophie euh générale de notre action ? Ça a été un peu dit.
Nous sommes inscrits depuis 2018 dans une démarche école promotrice de santé qui prend appui sur les recommandations internationales et qui vise à développer une approche de la santé globale et systémique avec une approche positive. C'est bien pourquoi on parle de promotion de la santé. Et donc on a eu un basculement assez majeur depuis 2018 où on a cessé de dire ce qu'il ne fallait pas faire mais on a essayé de promouvoir des bons comportements et donc c'est assez une une rupture assez significative dans notre dans notre démarche et positive dans la réception par les élèves de cette approche.
Alors qu'est-ce que ça veut dire promouvoir la santé ? C'est renforcer la coordination des actions de promotion de la santé. C'est améliorer les conditions environnementales de la scolarité, c'est favoriser des comportements favorable à la santé des élèves.
En fait, notre ambition est de pouvoir donner les moyens aux élèves d'agir sur leur propre déterminant de santé. C'est donc bien une approche globale et intégrée qui repose sur une action éducative. Par exemple, l'école promotrice de santé met l'accent sur le développement des compétences psychosociales.
Enin que les élèves adoptent des comportement qui leur soit favorable. Bien sûr, cette politique doit s'articuler également s'articule avec d'autres éducations transversales, notamment la lutte contre le harcèlement, l'éducation au développement durable. Cette politique est un vecteur important de lutte contre les en matière de santé puisque nous essayons dans notre action de prioriser bien sûr les interventions auprès des élèves et des familles dont l'accès est le plus éloigné aux structures de santé par ailleurs.
Je donnerai un exemple tout à l'heure. Donc l'école promotrice de santé intègre la prévention, le repérage, l'éducation et la protection des élèves. Alors pour se faire bien sûr nous travaillons en complémentarité avec l'ensemble de la communauté éducative, je l'ai dit, mais aussi avec des partenaires extérieurs, des partenaires institutionnels et au premier rang desquels la le ministère de la santé naturellement puisque nous nous inscrivons dans un dans une démarche de santé publique.
Bien sûr, ce que je voudrais dire ici et peut-être insister sur le fait que l'école n'est pas un lieu de soin au lieu au sens propre du terme. C'est ce n'est pas un lieu curatif. Voilà, c'est un lieu où on va éduquer, c'est un lieu où on va détecter, c'est un lieu où on va apporter une première réponse, je envie de dire sommaire et on va adresser et on va accompagner l'élève et les familles.
Ça ça me paraît être important pour éviter le maximum de de confusion et donc il n'y a pas de superposition entre notre action en terme de santé scolaire et évidemment la santé publique, le soin par ailleurs, mais bien une complémentarité des choses. Alors, puisque le temps est compté, quelques éléments quant à l'état des lieux de la santé scolaire. Je voudrais évidemment partir de notre préoccupation première qui est tout d'abord les besoins des élèves.
Et si on parle des besoins des élèves, on peut constater deux choses. Première chose, ces dernières années, ces besoins ont profondément évolué. Deuxième chose, la situation est préoccupante à bien des égards.
Donc et bien préoccupante pourquoi ? parce que nous avons une augmentation significative des besoins en santé mentale. De nombreuses enquêtes le confirment et donc nous avons également une prise en charge, une attention au premier degré aux élèves les plus jeunes qui est insuffisante. notre action est beaucoup plus développée sur le second degré alors même que l'on sait l'importance de la prévention et donc du fait de d'avoir une action le plus un âge notamment pour repérer les troubles des apprentissages.
Donc nous constatons justement une augmentation des besoins éducatifs particuliers de la part des élèves, donc développement des troubles. Voilà. Et nous avons aussi un besoin de renforcement en terme de protection de l'enfance.
C'est notamment le plan aussi que nous mettons en place autour de Brison le le silence. Bien sûr, nous pouvons compter sur l'engagement extrêmement fort de de la part des personnels qui ont été relevés dans un certain nombre de rapports. Mais de manière générale, nous constatons que une nous observons une dégradation des conditions d'exercice de ces personnel ou des difficultés et nous constatons également que pour certaines professions, il y a un déficit très net d'attractivité puisque près de la moitié des postes en médecin scolair ne sont pas pourvus.
Ne sont pas pourvus pas parce que on veut pas les pourvoir, parce qu'on a pas de candidat. Voilà, donc c'est une réelle difficulté et nous en sommes parfaitement euh bien conscients. Alors c'est dans ce cadre-là, pardon hein, je vais à la serpe un peu hein, mais c'est pour aller le plus vite possible et on pourra naturellement échanger.
C'est donc dans ce cadre-là que madame la ministre a euh décidé d'organiser les assises de la santé scolaire qui repose sur alors qui s'inscrivent d'une part dans la continuité des assises de la santé et de la pédiatrie hein qui se terminait là-dessus en disant voilà, il faudrait organiser des assises de la santé scolaire. Donc nous l'avons fait. Euh ces assises ont reposé sur une concertation vaste de de des organisation professionnelles, syndical, représentative donc euh des personnels mais aussi d'un questionnaire en ligne.
De mémoire ça, il y a eu plus de 30000 réponses. Donc pour ce type de questionnaire, c'est tout de même significatif. Euh donc qui nous a permis de dresser des besoins finalement et euh de d'insister sur différents points.
Euh le premier point euh puisque je sais que ça a été débattu dans les au Parlement, à l'Assemblée, mais aussi au Sénat, il y a tout d'abord un fort attachement à ce que la santé scolaire soit bien dans le giron de l'éducation nationale. Ça c'est dans les résultats de l'enquête, c'est apparu de manière extrêmement claire. Pourquoi ? sans doute parce que l'approche, elle est tellement intégrée, elle est tellement complémentaire avec l'ensemble l'ensemble de la communauté éducative que voilà, on n'est pas bien certain qu'une autre organisation aurait la même efficacité.
Donc la madame la ministre a annoncé un certain nombre de mesures de priorités, trois priorités. La première priorité c'est réaffirmer tout d'abord la les tripl mission de la santé scolaire autour de la prévention. la détection et la promotion de la santé et le recentrage des personnels sur leur cœur de métier.
Car il est vrai que et bien il y a un allourdissement des tâches administratives, on pourra y revenir, qui nuit à finalement ce qu'on appelle le temps médical et donc et bien il y a une perte de temps médical effectif notamment pour pour les médecins mais peut-être pas seulement. Le deuxème élément, c'est la nécessité, deuxème mission de renforcer la détection dès le plus âge et donc d'avoir une attention particulière sur le premier degré et de rendre effectifs les bilans obligatoires, notamment le bilan de 6 ans qui est fait de manière trop aléatoire presque dans les départements. Donc il y a eu un certain nombre de mesures qui ont été axées, qui ont été proposées notamment sur la santé mentale.
Je nommerai celles qui entreront en vigueur dès maintenant, dès la rentrée 2025, en sachant que d'autres mesures viendront dans un second temps, notamment les mesures relatives au poste, relatives à l'attractivité en terme de rémunération puisque évidemment ça engage un certain nombre de moyens et donc ça ne peut être évoqué que dans le cadre de la loi de finances. Donc quelques mesures qui entreront en vigueur dès la rentrée. Tout d'abord, la désignation et la formation de deux personnels repèrent en santé mentale dans chaque circonscription, collège et lycée.
La nomination, ça a été évoqué effectivement de 100 psychologues de l'éducation nationale en qualité de conseiller technique en santé mentale. Ça ne veut pas dire pour autant que leur action se limitera à cette dimension là, mais c'est pour évoquer tout de même une forme de spécificité et leur expertise en la matière. Bien sûr, tout le temps autour de la santé mentale, c'est la systématisation des protocoles qui existent déjà mais qui dont on veut qu'il soit systématiquement mis en place. des protocoles dédiés à la santé mentale au sein des établissements et qui visent à établir une démarche d'ensemble du repérage jusqu'à la prise en charge des élèves qui en auraient besoin.
Et la 3è mesure qui entrera en vigueur dès la rentrée, c'est aussi la création de pôles départementaux de santé, bien-être et de protection de l'enfance qui seront mis en place sous l'autorité du Daazen. Euh tout simplement pour permettre dans chaque département l'établissement d'une feuille de route la plus claire possible euh autour de la santé scolaire et une feuille de route adaptée aux besoins de chaque territoire. Euh donc voilà pour le dire assez vite, les différentes mesures qui qui ont été annoncées et qui entrent en vigueur dès la rentrée de 2025, il y en a beaucoup d'autres mais sur lesquels nous allons travailler avec les personnels conseillers techniques notamment personnel de terrain mais que nous allons également concerter avec les organisations syndicales.
Merci beaucoup. Je passe la parole à madame Chazelle. Merci madame la vice-présidente, messieurs les sénateurs, mesdames les sénatrices, membres de la commission pour votre invitation à cette audition sur la santé scolaire.
Je suis Priscilia Chazelle, infirmière diplômée en pratique avancée et présidente de la SOFIS association loi 1901 créée en 2024 par des infirmiers de l'éducation nationale en formation IPA. Cette association est neutre à politique et indépendante et elle œuvre pour la santé et la réussite des élèves de la scolarisation obligatoire jusqu'aux études supérieur en garantissant équité, accès et qualité des soins en milieu scolaire. Nous promouvons le leadership clinique infirmier, le développement de la recherche et des projets innovants pour enrichir les pratiques de soins.
La proposition de loi sur les infirmiers et les assises de santé scolaire sont une opportunité pour nous de partager notre expertise et et de contribuer à l'évolution des prises en charge en milieu scolaire. La santé scolaire fait face actuellement à des défis croissants. La santé mentale des jeunes se dégrade avec une augmentation des troubles anxieux, des tentatives de suicide.
Les troubles neurodéveloppementaux touchent un enfant sur 6. Les violences affectent trois enfants par classe et le nombre d'élèves en situation de handicap a triplé depuis 2006. Les pathologies chroniques concernent 15 % des adolescents et les facteurs de risque tels que le surpoids, l'obésité, les addictions, le niveau de littérat en santé, la précarité sont aussi considérables.
Ainsi, on peut dire que les élèves ont besoin de soins primaires, de respect, de relation de confiance, de prévention dans toutes ces dimensions, de parcours de soins coordonnés, adaptés, respectés avec du personnel formé, des soins de qualité et enfin une approche holistique, globale, systémique et familiale. concernant la profession des infirmiers, elle fait face actuellement à des défis structurels dont nous connaissons tous ici les effectifs des personnels de santé scolaire. Nous savons que cela impacte sur la réalisation de de leur mission.
Le système de santé scolaire est dépassé face à ses besoins complexes. Les infirmiers doivent gérer des situations biopsychosocial complexe, des inégalités d'accès aux soins et s'adapter sans cesse. Les besoins des infirmiers inclus la reconnaissance de la profession, leur autonomie, le renforcement de l'attractivité, l'amélioration des pratiques et de la prévention, une amélioration de l'organisation et des ressources.
Le plan de santé scolaire et la proposition de loi d'infirmière représentent des leviers afin de répondre à ces défis. Il vise à renforcer la prévention, le dépistage précoce, les partenariats, l'appui aux équipes et la sensibilisation tout en mettant la priorité à la santé mentale. La proposition de loi des infirmiers adoptées au Sénat reconnaît les infirmières scolaires comme une spécialité autonome et autorise les IPA à exercer en équipe pluriprofessionnelle en lien avec un médecin.
Cela renforce leur rôle dans les soins, la prévention et la coordination des parcours de santé tout en respectant le code de déontologie. Le plan de santé scolaire montre ses ambitions dont nous nous questionnons sur la mise en œuvre. En effet, quel acteur pourrait réaliser les dépistages précoces, les PAP, les visites médicales des lycéens, accompagner les établissements dans la démarche de mise en place de protocoles de santé mentale, qui pourraient former les chefs d'établissement ?
De quelle manière pourrait-on organiser le travail collaboratif avec toutes les structures ? De quelle manière structurer les pôles départementaux, santé, bien-être et protection de l'enfance ? Ainsi, il semble nécessaire d'aller vers une articulation du PPL des infirmiers et du plan de santé scolaire.
Pour rappel, dans l'article 1er, l'infirmière initie, réalise, organise, évalue les soins infirmiers. Il effectue des des consultations, pose des diagnostics infirmiers, effectue des des soins infirmiers préventifs, curatifs, palliatifs, relationnel et contribue à l'orientation de la personne ainsi qu'à la coordination. Il concourt également à la recherche.
Ainsi, il apparaît différents axes de travail : le respect de code du déontologie et de l'autonomie de l'infirmière, le rôle renforcé dans la prévention et l'éducation à la santé, le développement de la recherche, l'attractivité de la profession, la reconnaissance et les conditions de travail et enfin la pratique avancée. En effet, l'IPA apparaît comme un acteur moderne pour la santé scolaire dans ses compétences cliniques de coordination, de communication, d'éthique, de recherche et de leadership. Elle pourrait contribuer à adapter l'offre de soins et les compétences professionnelles dans les établissements scolaires pour que la bonne intervention soit donnée au bon moment au bon élèves.
La Souffice soutient pleinement le plan de santé scolaire et la proposition de loi des infirmiers qui marquent un tournant pour notre profession. Les infirmiers en santé scolaire sont des acteurs clés pour garantir les prises en charge équitables, continues et adapté aux besoins complexes des élèves en santé mentale comme en santé physique. Pour relever ces défis, il apparaît nécessaire de renforcer l'autonomie, la formation, la reconnaissance des infirmiers tout en développant des équipes pluridisciplinaires.
Des avancées permettent d'envisager des axes de travail innovants et la SOFIC souhaite que les infirmières de l'éducation nationale puissent s'épanouir dans leurs profession et affirmer pleinement leur rôle pour la santé des élèves. Pour aller plus loin, ne pourrait-on pas élargir la prévention et l'éducation à la santé sur l'ensemble des déterminants de santé tout au long de la scolarité ? Ainsi, la SOFIS propose la mise en place d'un groupe de travail ministériel en collaboration avec toutes les parties prenantes afin de réfléchir sur le modèle PPA et moderniser le système de santé scolaire.
Merci. Merci beaucoup. Alors, je vais passer la parole au aux collègues.
Donc, nous en avons huit. Donc, je vais Oui. Donc neuf.
Donc je vais leur passer la parole et après vous vous répondrez en fonction en fait voilà de des questions qui seront posées les uns et des autres. On vous demande pas de répondre à à tout pour chaque chacun d'entre vous. La première collègue c'est Anne Sophie Romagnie.
Merci madame la présidente. J'ai effectivement plusieurs questions d'après l'ensemble de vos interventions. J'aurais souhaité vous interroger à savoir comment la santé scolaire pouvait-elle mieux intégrer les questions liées aux addictions, notamment au regard de la consommation de nouvelles substances par les jeunes sur le PTC, le cannabis et cetera, savoir comment on peut les les intégrer.
Nous avons des nouvelles substances qui arrivent comme la métatine et comment est-ce que en milieu scolaire on peut s'emparer de ce genre de de ce genre de problématique ? Quelle difficulté rencontrez-vous dans le partage d'information et la coordination interprofessionnelle ? Monsieur Chaz, vous en avez parlé et et si vous pouviez nous expliquer quelles sont vos problématiques.
Euh et ensuite, vous avez largement, madame euh évoqué la proposition de loi sur la la profession d'infirmier dont la commission mixe paritaire se réunira mardi prochain. Elle prévoit effectivement d'ouvrir l'exercice infirmier en pratique avancée dans les établissements scolaires. Euh dans quel contexte ?
Dans un contexte pardon où les besoins en santé scolaire se complexifient. Vous en avez largement évoqué les contours. Quels effets attendez-vous de cette mesure ?
L'arrivée des infirmiers en pratique avancée pourrait-elle transformer la réponse aux problématiques de prévention et de suivi des élèves tout en renforçant la coordination entre les différents acteurs éducatifs et médicaux. Je vous remercie. Merci Joseline Guidz.
Oui, merci. Merci pour votre présence. toujours des des sujets passionnants et très intéressants.
Moi, je voudrais revenir sur la loi du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l'accompagnement des personnes présentant un trouble du neurodéveloppement impose un certain nombre d'avancées concrètes dans l'éducation nationale. Parmi elles, la désignation du référent TND qui me semble très importante dans les établissements, l'extension de la formation des équipes pédagogiques à l'accueil de ses élèves et la mise en œuvre de dispositifs spécifiques en primaire comme au secondaire. Ma question donc porte sur l'application concrète de ces de ces mesures parce que c'est pas tout de les mettre mais si on les met pas en place, je vois pas trop à quoi ça sert.
Constatez-vous une montée en compétence de l'ensemble des professionnels de santé scolaire, médecins, psychologues, infirmiers sur les TND ? Les formations actuellement dispensées permettent-elles réellement d'acquérir une culture commune du repérage et de l'accompagnement ? Comment sont-elles articulées avec les formations des enseignants ?
Enfin, avez-vous identifié des freins opérationnels manque de temps, d'ingénierie, de formation ou tout simplement d'effectifs qui pourraient compromettre l'effectif de cette ambition législative ? Et tout à l'heure, vous l'avez dit, qui manquait quand même pas mal de personnes pour accompagner ces jeunes TND, en tout cas en scolarité et c'est très important en tout cas dans la santé mentale. Je vous remercie.
Merci Marion Canalis. Merci. Donc le dans mon département dans la ville de Clermonfer, il y a un service de médecine scolaire municipale depuis 1946.
Donc on a maintenu, c'est une ville qui a souhaité maintenir donc 10 infirmières et une diéticienne faute et effectivement vous l'avez dit de médecin scolaire compte tenu d'un manque d'attractivité parce que même quand on ouvre des postes on a du mal. Euh ma question elle a elle est plutôt sur la santé sexuelle. L'école est un espace privilégié pour développer des actions de promotion et de prévention en santé.
Les infections sexuellement transmissibles sont en augmentation depuis les années 2000. La question he de la l'éducation à la vie affective et sexuel à l'école est essentielle. Elle est d'ailleurs été euh au cœur de récents débats pour ne pas dire polémique lors de la présentation du nouveau programme d'éducation à la vie affective relationnel et à la sexualité qui doit être mis en œuvre euh dès dès cette rentrée.
Ma question est donc la suivante. Cet épisode est-il le signal de résistance active dans l'école, en dehors de l'école, à la mise en œuvre de de cette politique de de prévention, y compris peut-être he par des acteurs de la santé qui pourraient peut-être demander d'être mieux accompagnés face à ces controverses pour être au droit des élèves et et pouvoir mettre en œuvre ce programme dès la rentrée 2025. Marie-pierre Richer.
Merci madame la présidente. Merci mesdames et messieurs pour vos interventions. J'ai deux deux interrogations.
Comme ça a été rappelé tout à l'heure, depuis 2005, le nombre d'enfants en situation de handicap scolarisé en milieu ordinaire a été multiplié par 3, atteignant 513000 à la rentrée 2024 et le nombre d'Ash a lui aussi beaucoup progressé. Ma question est la suivante : quelles ont été les conséquences du développement de l'école inclusive sur les missions des professionnels de la santé scolaire ? Ensuite, une démarche de rapprochement entre l'éducation nationale et le secteur médico-social est aujourd'hui promu, notamment par le biais de l'expérimentation des pôles d'appui à la scolarité, les fameux passes, pour améliorer l'orientation des enfants en situation de handicap.
La santé scolaire est-elle associée à cette démarche et quelle est la nature de vos contacts avec les AESH, les MDPH et plus généralement le milieu médico-social ? Merci. Merci Nadia Sologoube.
Merci madame la présidente. Alors, j'ai deux questions. Une inspiré des travaux que nous menons conjointement dans le casre d'une mission d'information sur la prévention en santé et voilà qui qui porte sur l'âge finalement qui serait idéal pour les les le dépistage en milieu scolaire. visite médicale obligatoire, vous l'avez souligné, qui est réalisée de façon tout à fait imparfaite.
On a j'avais des chiffres de la Cour des comptes de 2001 2020 pardon. La visite médicale des enfants de 6 ans a jeté de 8 points entre 2013 et 2018 pour atteindre un taux historiquement bas de 18 % seulement. Alors, a priori, il y a deux écoles.
Euh, LIGAS qui a fait un rapport avec l'Inspection générale de l'éducation du sport et de la recherche qui proposait de fusionner ce bilan médical de 6e année avec celui des 3 4 ans et au contraire euh les annonces de la mise de la santé qui proposent au contraire de tout fusionner pour les élèves de 6 ans. Donc, à votre avis, quel est l'âge idéal et quelle est la bonne solution ? Et alors, une question complètement différente inspirée de mon expérience dans mon territoire.
Euh nous avons eu le cas dans un collège d'un personnel de l'éducation nationale qui avait euh qui avait eu des attouchements sur des élèves. Enfin voilà. Et puis quand les enfants ont commencé à parler euh on s'est rendu compte de deux difficultés.
Alors tout le monde a très bien réagi, que ce soit la chef d'établissement, la dazen je mets absolument personne en cause. Mais de je me je me suis posé la question du lien avec la médecine de ville, la prise en charge également psychologue de ville puisque on s'est retrouvé devant un afflux de demande important, non seulement les élèves qui été concernés mais toute l'infraterie et toute la famille. Et devant un besoin aussi important, on s'est demandé est-ce que quelque chose était structuré en amont pour que avec la la ville, on puisse organiser une prise en charge active réactive. quand quand les les moyens matériels de la médecine scolaire étaient insuffisant.
Et deuxème question, les enfants qui ont été entendus en fait n'était pas tellement en confiance parce qu'il considéraient les personnels de la médecine scolaire comme des collègues de la personne qui avait été maltraitante et il préférait libérer la parole en dehors du milieu scolaire. Donc est-ce que il serait pertinent de dans des cas très particuliers, je le reconnais, mais de structurer et d'organiser en amont les relations avec le le tissu de ville dans des cas aussi particuliers. Je vous remercie.
Merci Florence Lassarade. Merci madame la présidente. Une première question au docteur Charasson.
Moi même j'étais pédiatre, donc je j'ai reçu euh des médecins scolaires à ma permanence euh qui se sont plains de la de l'impossibilité une fois qu'on prend des compétences de médecin scolaire de revenir au métier de médecin généraliste. Est-ce que c'est toujours d'actualité ? Est-ce qu'il y a une perméabilité entre les deux secteurs ?
Est-ce que les choses se sont améliorées ? à tous. Euh je voulais je voulais savoir quel était votre position sur les écran, y compris les tableaux numériques en maternel.
Euh est-ce que quand je commençais mon exercice en de sénatrice en 2017 euh tous les maires se félicitaient de ce que toutes les écoles maternelles de Gironde étaient ou seraient équipé de tableau numérique ? Est-ce que c'est un bon signal vis-à-vis des enfants ou pas ? Quelle prévention peut-on faire sur le sur l'utilisation des écrans et quel est votre rôle de prévention en matière de de des r de réseaux sociaux ?
Est-ce que vous êtes impliqué dedans ? Je la je l'espère. Euh sur un plan pratique, la myopie se traite, se guérit.
On a maintenant des appareillages qui permettent de de limiter les choses. Justement, les écrans augmentent nettement le risque de myopie. Est-ce que on dépiste toujours la myopie à l'école ? parce que moi c'était mon cas en CP, mais quand on voit qu'il y a moins de 20 % des enfants qui sont suivis, est-ce que l'ambliopie, la myopie sont toujours dans vos et ça me paraître quand même très important, même si par rapport au problèmes psychologiques, c'est ça c'est ça ça ne n'a plus le devant de la scène.
Enfin, il y a une chair qui a été créée à Clermont Ferrand qui s'appelle Santé en mouvement dont le dont l'instatrice avait avait vraiment voulu développer les systèmes de vélo bureau pour lutter contre les effets de la sédentarité et on s'est vraiment rendu compte que ces ces vélos bureaux avaient un effet très positif et sur les enfants porteurs de TDHA et sur les les les enfants trop sédentaires. Quel est-ce que vous pensez qu'on peut continuer à promouvoir et ça est-ce que ça peut être une solution partielle au problème de sédentarité ? Voilà.
Merci. Merci Anne Souiris. Oui, moi j'ai j'ai deux petites questions.
D'une part sur la question de des spécialités de professionnel de en santé scolaire, c'est-à-dire est-ce que effectivement dans la loi sur les infirmières, il y a une spécialité enfin infirmière scolaire qui est à notre sens qui est très important. J'espère que ça va être définitivement enfin que ça va ça va ça va être réalisé. Euh est-ce que c'est une demande de l'ensemble des professions ? euh justement de santé scolaire, psychologue scolaire, est-ce que qui a un statut sur l'ensemble médecins, enfin est-ce que c'est quelque chose qui pour vous est important en terme de statut spécifique et surtout de spécialité de spécialité euh reconnue parce que euh enfin c'est vrai que c'est un métier particulier, vous l'avez dit, dans l'ensemble, c'est que on est plus dans la prévention que dans le soin.
Néanmoins, la question par exemple des troubles de l'apprentissage qui petit à petit font de plus en plus leur place, en tout cas sont de plus en plus reconnus sur sur ce bia là, et bien on a on a un problème là-dessus parce que souvent derrière il y a pas grand-chose. C'estàd que c'est la santé scolaire qui fait le éventuellement le dépistage, pas toujours parce qu'il y a pas beaucoup de moyens mais en plus après qu'est-ce qui se passe à Paris ? Parce que moi j'étais adjointe à la santé à Paris, on avait fait un un dispositif qui s'appelait santé réussite où on avait mis qui qui poursuivait en fait le travail de la santé scolaire, qui travaillait avec la la santé scolaire mais ça n'existe pas du tout partout partout.
On avait la chance à Paris, on a la chance à Paris d'être une ville qui a des moyens quand même et et il y a une inégalité de territoire manifeste sur ces sujets et quand on dépiste et que après les familles ne peuvent pas parce que sur ces sujets-là souvent et bien il y a pas soit les professionnels soit des centres remboursés ou en tout cas de gratuité sur la question. Et donc euh c'est un c'est un sujet comment vous euh comment vous traitez cette question qui de facto euh existe pour vous. Voilà mes deux questions.
Merci. Si alors je je vais être obligé de couper en deux parce que ça là ça fait quand même beaucoup de questions. Çaen a encore autant après.
Donc je vais vous passer la parole bien entendu. Efficacité, concision et précision. Moi, je peux peut-être prendre la parole sur les addictions parce que j'ai fait mon travail de recherche sur les addictions.
Donc moi, j'ai été interrogé 400 jeunes d'un collège breton euh pour connaître leur niveau de littérracie en santé et pour croiser les données avec les consommations d'alcool. Et euh et en fait, il s'est avéré que le niveau de littératie était était modéré. et euh que les jeunes consommaient de l'alcool dès 11 ans.
Euh et quand on analyse finement les données, on voit que c'est l'empowerment en fait qui qui apparaît comme un levier pour agir. Donc à la suite de ça, les élèves m'ont demandé à ce que la santé soit enseignée comme une matière scolaire à part entière. [Musique] Et moi ma ce que ce que je désirerais mettre en place maintenant, c'est du dépistage et du repérage précoce dès le premier degré et aller questionner en fait tous les jeunes sur leur consommation, aller questionner leur environnement, de quelle manière ils vivent, euh est-ce que papa débouche une bouteille de vin en fait à table ?
Est-ce que c'est normal ? Euh donc voilà. Donc c'est pour ça que je dis que l'élève a besoin d'être pris en charge de façon globale et systémique et familiale.
C'est parce que pour moi le repérage et le dépistage c'est dès le plus jeune âge et et c'est tout l'environnement familial qui a à prendre en compte et toute addiction confondue pas seulement sur les drogues. Voilà. Et les jeunes eux, alors pour aller plus loin du coup dans mon travail de recherche, les jeunes m'ont dit qu'ils voulaient que la santé soit enseignée dès le plus jeune âge euh pour apprendre sur leur santé, pour apprendre sur leur maladie, pour savoir quoi faire, pour pouvoir agir.
Ils l'ont dit tel quel et ils veulent apprendre sur les maladies, l'environnement pour aider les autres et surtout pour rester en vie. Voilà. Je reviendrai sur ce qu' ce qu'a dit ma collègue.
Je vais essayer d'être concise sur les différents points. Donc à un moment vous euh vous avez évoqué la le lien entre la médecine de ville et la médecine scolaire. comment ça pouvait se faire euh quand effectivement la la médecine scolaire n'était pas en mesure de euh de prendre en charge tous les élèves.
Euh je pense qu'on peut s'appuyer à l'heure actuelle sur tout ce qui est CPTS. Euh nous sur mon territoire en tout cas c'est ce que nous faisons et nous montons un certain nombre de projets effectivement ensemble. C'est on est qu'au début effectivement, mais euh je pense qu'on peut s'appuyer effectivement dans ce cadre-là sur les CPTS et ce lien sera développer bien évidemment quoi en fait.
Donc ça c'est sur ce point-là euh sur la perméabilité médecine scolaire et est-ce qu'on peut reprendre un exercice libéral ? À partir du moment où effectivement on est titularisé en tant que médecin scolaire ou qu'on exerce de la médecine scolaire depuis euh plus de 3 ans largement, nous ne pouvons pas effectivement reprendre mais déontologiquement cela s'explique effectivement une activité de médecin libéral sans reprendre une formation. Donc ça ne nous est pas interdit, mais bien évidemment, il faut se reformer pour pouvoir réexercer en libéral.
Et ça, ça s'entend tout à fait au niveau déontologique euh sur ce qui est le point la euh alors je je rebondis sur le point de la question des addictions qui va se regrouper avec d'autres événements, d'autres questions. Ce qui nous semble important et c'est ce qui est beaucoup porté, c'est quand même le développement effectivement dès le plus jeune âge des programmes de d'éducation à la santé en alors vous parliez d'empowerment mais de parler effectivement de développement des compétences psychosociales parce qu'effectivement un petit de maternel on va pas aller lui parler du PTC ou d'autres choses mais effectivement c'est c'est depuis tout petit de lui apprendre effectivement à à dire non, de de valoriser son estime de lui et cetera. Et c'est c'est effectivement déjà commencer dès le plus jeune âge sur ces compétences là et puis progressivement rajouter les en fonction de l'âge les informations.
Donc ce qui nous semble important en tout cas, c'est de travailler sur des parcours effectivement scolaires, des parcours de santé et peut-être effectivement en lien, mais on l'avait évoqué lors de la précédente audition, c'est de travailler parce qu'effectivement de qu'on soit pas tous en silo et que on travaille les parcours de santé en lien avec les parcours éducatifs pour que voilà quand les par rapport aux enseignements queon se cale et que ce soit pas que ce soit cohérent et puis en lien aussi avec les analyses territoriales parce que les besoins sont peut-être pas tous les mêmes non plus en fonction des en fonction des territoires. Euh ça sur euh après je sais pas, je reprendrai peut-être l'âge idéal du dépistage. Oui.
Euh l'âge idéal du dépistage. Vous parliez de la fusion euh du bilan de de maternelle. Ce bilan qui était qui est pas forcément bien fait.
Alors ce qu'il faut savoir c'est que au niveau du territoire, c'est inégal aussi sur la couverture des dépistage de 3 4 ans qui sont à la charge de la PMI. Et nous en tant que médecin scolaire, on travaille en lien avec les les PMI. Donc effectivement, si en amont ces dépistages ne sont pas faits, nous enfin ce qui est promu c'est effectivement qu'on travaille ensemble, on repère ce qui les élèves qui ont été repérés par la PMI qui ont besoin d'un d'un suivi.
On croise avec les données aussi dans un parcours sécurisé avec les données remontées par les enseignants et les médecins scolaires analysent aussi toutes les données les fiches remontées par les parents. ce qui est quand même un lourd travail. Alors, ça n'aboutit pas systématiquement à une visite médicale.
Néanmoins, il y a une analyse et ça effectivement ça n'apparaît peut-être pas dans tous les chiffres que vous avez. Euh et puis c'est peut-être territoire aussi dépendant. Donc le l'idée se dire et je rebondis sur la miopie, c'est que euh il y a quand même la le programme euh avec les spammes qui se déploient également avec un dépistage lors de la petite section des troubles visuels, puis la PMI avec le bilan de santé en école maternelle qui intervient et c'est de se dire dans dans le carnet de santé, on a des âges clés effectivement avec des des dépistages obligatoires.
C'est entré sécurisé en CP, mais on le travaillera, on a des groupes de travail qui vont être prévus de se dire est-ce que c'est pertinent que le médecin de l'éducation nationale intervient intervienne en grande section où est-ce qu'effectivement on se donne le temps de rentrer de le laisser rentrer en début des d'apprentissage et nous d'intervenir effectivement au tout début et on arrive effectivement sur le CP et l'âge du bilan de la 7e de de 7 ans qui est aussi un bilan obligatoire pour rebondir donc sur donc la myopie. Donc, il y a eu un un dépistage en petite section qui va être fait par la CPAM mais qui se généralise en moyenne section vers l'âge de 4 ans et les infirmières ont un dépistage obligatoire systématique de la 12e année où effectivement là aussi Oui. Oui.
En 6e alors en 6e donc bah il y aura petite section voilà et elles interviennent. Alors après, c'est pareil hein, c'est certainement territoire dépendant sur les le premier degré alors sans sans dépistage obligatoire à ce jour en fait. Merci.
Voilà, monsieur Chaselin peut-être. Oui. Euh ben vous avez finalement évoqué tous les trois niveaux en quelque sorte : la prévention, l'accompagnement et l'orientation.
Bah, de manière générale, je dirais que quand même depuis la loi de 2005 qui est donc la loi création de DMDPH, nous les psychologues de l'éducation nationale, on a été fortement mobilisé euh par ben en partie d'abord par le repérage. Souvent l'école repère, hein, c'est parfois à l'école maternelle où des pathologies apparaissent. Donc on est le premier professionnel que rencontre les familles et ensuite on est on est très pris par tout ce qui est des bilans qui reviennent parfois tous les 2 ans.
Et donc il faut savoir que les psychologues de l'éducation nationale fournissent beaucoup de bilan et donc ça fagocite beaucoup notre travail et du coup tout ce qui est du côté prévention est quand même fortement malheureusement diminué et on espère peut-être qu'avec les nouvelles recommandations, on sera peut-être moins pris mais c'est très difficile pour les familles de pouvoir rencontrer des psychologues en libéral. Vous savez que les bilans coûtent très cher également. Et donc c'est vrai que l'éducation nationale fournit pas mal de de bilans pour ces euh pour tous ces dossiers.
Donc du c du point de vue de la prévention, du coup on est un peu plus les psychologues en tout cas sur le terrain sont plus en difficulté. Ça veut pas dire qu'ils n'en font pas mais ils sont plus en difficulté. On est comment ?
On est en contact avec vous savez que l'école quand même ne va pas bien de manière générale. Il y a beaucoup de souffrance de la part des enseignants qui accueillent quand même beaucoup d'enfants en situation de handicap avec des enfants qui souffrent et un enfant qui souffre et bien fait souffrir l'entourage. Euh donc c'est vrai que on est présent aussi pour accompagner les enseignants sur le terrain.
On est vraiment des personnels ressources avec eux où on prend le temps de l'accueil. Euh on on accompagne aussi autant que faire ce peu le le travail des AESH qui interviennent dans les écoles. Euh bon voilà euh pour tout ce qui est la question des alors nous on parle pas de dépistage, on parle de repérage pour les psychologues autour des TND.
Euh alors une des choses que je pourrais dire c'est qu'on on a pratiquement très peu de formation. formation continue, elle est en fonction des départements, elle est plus ou moins présente mais dans certains départements malheureusement euh de par leur histoire qui était des psychologues scolaires rattachés au corps des enseignants, on a eu très très peu d'offres spécifiques et c'est vrai que le repérage des TND c'est une notion ce sont des notions assez récentes et pour le psychologue que je suis depuis 30 ans dans l'institution, j'ai pas eu de formation spécifique. On est des professionnels, on se forme hein, on a quand même des sur le planque quand même des choses.
Mais c'est vrai que notre institution pour le moment, elle nous offre pas suffisamment de formation spécifique sur toutes ces pathologies, on va dire, qui sont qui sont fleurissantes aujourd'hui. Euh et alors, on essae aussi et dans nos missions, on a une mission de formation auprès des enseignants. Donc, on les accompagne aussi par rapport au pérage de premier niveau.
Du coup, je fais le point. Alors, l'âge de dépistage, moi j'ai pas d'avis particulier sur 4 ou 6 ans et nous, on fait plutôt du repérage et pas de repérage systématique en tout cas à l'ure d'aujourd'hui. On fait plutôt du repérage à la demande des enseignants où on vient en observation dans les classes.
Euh, écoutez, après tout ce qui est lien avec la avec les psychologues en libéral ou autre. Donc, nous, on est en lien avec les ESMS, hein, les tout ce qui est le le sanitaire, le médico-social avec par exemple les CMP. Donc on on travaille beaucoup avec eux, mais vous connaissez aussi les filles de l'attente qui sont parfois d'un an euh voire plus.
Vous savez qu'il y avait les les plateformes les PCO plateformes de coordination d'orientation qui ont été créées aussi 06 ans 7 12 ans qui malheureusement aujourd'hui arrivent aussi à saturation et donc on est sur des familles qui attendent et des enfants qui attendent de 6 mois à 1 an en tout cas dans le département où je travaille et mais quand même on fait du lien effectivement avec tout ce qui est extérieur et j'entends la collègue la par enfin votre intervention euh sur notamment une situation là de de de euh d'abus sexuel euh et le fait qu'on soit dans l'institution. Alors nous on considère qu'on est un peu dedans, un peu dehors et que parfois on pourrait travailler cette aussi dans ces situations là en fonction de protocoles qu'on pourrait mettre en place. On peut aussi avoir des psychologues, des infirmiers, des médecins qui interviennent qui n'est pas forcément leur secteur un peu d'origine mais qui permet d'être à l'extérieur également.
Et on fait ça en tant que psychologue en tout cas. et puis on passe le relais. Euh alors des psychologues en libéral, c'est pas notre c'est pas ce qu'on fait, c'est pas nos missions.
Nous, on en va plutôt du côté des CMP, du côté des structures publiques, mais qui sont quand même saturées. Euh voilà. Et pour la question de de de spécificité santé mentale, je crois nous nos nos missions sont très très larges en tant que psychologue.
Si on prend la définition de la santé telle que l'OMH, finalement les enseignants, les artistes enfin en fait tous participent tous à la santé. Donc l'ensemble de nos missions participe à la santé et à la santé mentale. Et donc c'est la raison pour laquelle je reviens dessus euh on a pas besoin nous de nous spécifier que c'est la question de la santé mentale.
On sait très bien qu'il y a des besoins sont très importants. On sait qu'il y a tentative de suicide chez les jeunes adolescentes notamment qui est vraiment important en France. On a des données, les données aussi de l'enquête abeille qui montrent aussi des des grandes difficultés au niveau des écoles primaires.
Euh donc voilà, je pense que l'ensemble de nos missions, il participe. Euh donc c'est pour ça que le le le pour nous santé scolaire, c'est bien. La santé mentale, on n'est pas forcément voilà toutes nos missions font partie de la santé de manière générale.
Voilà. Merci. Merci monsieur Peltier.
Alors pas mal de pas mal d'éléments concernant les les addictions. Nous travaillons nous au niveau national en étroite collaboration avec la mise des cas et donc nous mettons en place un certain nombre d'actions par rapport à cela mis à disposition également de ressources à disposition des des personnels euh avec des résultats qui sont moi qui m'ont surpris en tous les cas en terme de par exemple de diffusion du tabac et avec plutôt un recul de l'usage du tabac ce qui m'a un peu surpris. Voilà, on sait qu'il y a d'autres formes d'indiction qui se développent malheureusement naturellement, mais donc on est très vigilant par rapport à ça.
Ça fait partie de nos actions et donc on a une une action très précise avec la la M descart avec des programmes probancs qui sont développés dans les établissements euh le plus possible avec des partenaires extérieurs également. Alors, plusieurs trucs plusieurs éléments pardon relatifs à un petit peu au métier. Un point sur la formation.
Euh c'est vrai qu'on peut certainement mieux faire en terme de formation et dans les assises de la santé scolaire, nous avons un objectif de formation effectivement de l'ensemble des personnels sociaux et de santé de manière systématique et le pôle départemental dont je parlais aura précisément pour une mission pour mission de structurer cette offre de formation pour ces personnels et là aussi en les adaptant à la fois aux besoins des personnels et puis aux besoins des élèves. Alors, je viens sur maintenant la loi infirmière. Oui, effectivement peut-être faud regarder mais la les pratiques avancées, c'est quand même un régime très particulier.
Est-ce que une pratique avancée santé scolaire est aussi comment dire à le même la même entre guillemets fonction que une spécialité avancée en santé mentale, une spécialité avancée de bloc ou une spécialité de bloc ? Enfin, ça se discute mais effectivement si on avance vers cela, nous ce qui nous intéresse c'est de quelle façon on pourra exploiter ces pratiques avancées naturellement au bénéfice de le du meilleur suivi des élèves. Donc voilà.
Donc on voilà, on attend de voir effectivement ce qu'il sera ce qu'il sortira par rapport à à ça. Après, on a une difficulté pratique qui est aussi que les pratiques avancées se font sous le regard d'un médecin à un moment donné effectivement. Et voilà, vous savez la difficulté que nous avons par rapport au médecin.
Bon voilà, mais on verra sur la la spécialité scolaire, c'est effectivement une demande notamment d'un syndicat des infirmières de manière assez forte. Je n'ai pas connaissance à mon niveau en tous les cas de demande qu'il viendrait d'autres personnels de spécialisation comme ça en santé scolaire à ce stade en tous les cas. Euh ensuite euh concernant euh bon les troubles TND et cetera, ce sont les personnels qui sont les mieux à même de dire vous y avait répondu mais ce que je vois quand même c'est une formation de plus en plus précise des personnels enseignants.
Moi, je peux le dire aussi sur ces questions-là euh à la fois pour le le repérage et pour finalement la la capacité à construire des éléments qui ne mettent pas des des ressources pédagogiques qui ne mettent pas en difficulté les élèves qui souffrent de tel ou tel type de trouble. Donc là, il y a quand même des progrès qui sont réalisés. Évidemment, nous sommes en lien avec l'école inclusive.
Euh en sachant que on est quand même aussi sur des registres un peu différents. La politique de santé scolaire s'adresse à tous les élèves dont les élèves qui bénéficient de l'école inclusive mais pas uniquement. Donc il y a pas il y a pas d'action spécifique par rapport à à à cela on va dire.
Mais on travaille évidemment en lien. Évidemment, le lien entre les pôles d'appui à la scolarité et les pôles départementaux que nous créons et bien sont à construire. Voilà.
Et l'idée évidemment que le pôle départemental euh à la tête duquel est le Daazen puisse coordonner tout cela de manière à encore une fois bénéficier des ressources qui seront mises à disposition, des ressources nouvelles qui sont mises à disposition de la part auprès des établissements. Ensuite euh sur le la fusion des bilans, effectivement, il y avait cette proposition du de rapport. Euh pour nous, il y a pas on ne fusionne pas les deux les deux bilans, hein.
Voilà, on on maintient le bilan de de fait par la PMI. Euh voilà, on n' pas d'idée. Nous, ce qu'on s'attache surtout, c'est à se dire il faut que nous fassions le bilan des 6 ans qui nous euh revient.
Voilà, c'est surtout ça. Donc on euh parce que vous l'avez bien rappelé, euh effectivement les deux bilans ont ont leur intérêt à ces deux âges tout à fait clés. Alors euh sur la libération de la parole et ce que vous le cas que vous avez indiqué, c'est assez précisément pourquoi nous faisons deux actions, vous le savez dans le cadre du plan Brisons le silence. les actions euh autour du questionnaire euh donc euh questionnaire pour les élèves en internat, questionnaire pour les élèves qui reviennent de voyage avec Nuté, bref dans des endroits où on sait que par définition le contrôle des adultes ou la présence des adultes est moins fréquente et donc malheureusement il peut y arriver des choses.
Et donc là, c'est un outil supplémentaire qu'on donne à l'élève pour manifester éventuellement signaler euh libérer sa propre parole pour le faire. Deuxème action, c'est aussi le 119 et nous travaillons à mettre en place le même système que nous avons pour le harcèlement, pour les violences notamment à caractère sexiste et sexuel. L'idée est la suivante : tout élève qui alors nous notre politique, elle est vraiment que un élève trouve d'abord du soutien auprès de sa famille bien sûr, voilà, mais auprès des adultes dans l'établissement également.
Bon, mais si il n'a ni ce soutien là ou si il ne le comment dire ne peut pas y avoir, n'a pas cette confiance là, il peut appeler le 119 et nous mettons en place un système de transmission d'information formalisé systématique à nos personnels ressources en département. Voilà. Et donc qui pourront traiter lorsque ça concernera des violences en milieu scolaire qui pourront traiter cela. et nous mettons en place un certain nombre de protocoles euh pour euh aider les équipes à adopter les bons les bons réflexes.
Ensuite, il y a beaucoup de questions, je peut-être un peu long mais Non, mais vous n'êtes pas obligé de répondre à tout si à côté si à côté non mais si je voudrais insister si à côté à côté ils ont déjà répondu en fait he voilà. Alors, il y a un point sur lequel il y a les collègues n'ont pas répondu et je voudrais euh préciser mais la collègue est sortie mais c'est sur l'éducation à la vie affective et relationnelle. Ah pardon, excusez-moi, je vous voyais là-bas mais très bien.
Euh alors effectivement c'est une une éducation que nous souhaitons euh non pas dével enfin oui développer ou assurer l'effectivité des séances. Ça c'est une politique extrêmement forte. Donc avec la sortie du programme qui permet évidemment de cadrer les enseignements de manière très précise en ayant des contenus d'enseignements qui sont également adapté à l'âge des enfants.
Ça nous paraît être extrêmement important. Et donc nous mettons à l'appui de cela en place un plan d'accompagnement, un plan de formation tout à fait euh volontariste et tout à fait ambitieux auprès des équipes. Je veux pas le détailler là, mais bon voilà, l'idée quand même de former au maximum de de de personnes.
Euh et nous nous assurerons également que ces séances sont bien mises en œuvre dans les établissements avec un suivi de leur mise en œuvre. Nous sommes nous avons une politique extrêmement volontariste par rapport à ça. Nous avons cadré de manière très précise également les interventions extérieur sur cet enseignement là en recommandant qu'elle n'ait pas lieu dans le premier degré.
Il n'y a pas d'intervention extérieure à l'établissement à des personnels de l'éducation nationale. Voilà pour effectivement être le plus serein dans ce qui peut être dit et cetera dans ces dans ces dans ces séances-là. Et dans le second degré, nous nous insistons très fortement sur le fait que les établissements doivent avoir recours à des à des associations agréées, voilà, euh et agréé pour ces questions-là, voilà, pour ces thématiques-là et que et ça c'est dans notre organisation déjà, mais que quoi qu'il en soit, les séances se déroulent toujours en présence d'un personnel de l'établissement et sont construites en amont avec les équipes éducatives.
Donc il ne se passe pas quelque chose qui n'aurait pas été prévu naturellement. Donc ça c'est un point important. Et nous avons aussi dans la circulaire qui accompagne la mise en œuvre des programmes bien indiqué que nous demandons à l'institution d'apporter le plus le soutien le plus précis, le plus immédiat auprès des équipes qui pourraient être victimes d'entrisme ou de stigmatisation.
Voilà. Alors euh Marido Hniman. Merci madame la présidente.
Euh je participe, je suis coprapporteur avec deux autres collègues qui ont pris la parole sur une mission d'information sur la santé, sur la prévention en santé dans le cadre de nos travaux à la commission des affaires sociales. Et donc la santé scolaire est bien sûr un un des terrains d'investigation privilégié. Il y a un consensus sur le fait que la démographie scolaire en santé scolaire pose problème aujourd'hui.
Vous l'avez tous reconnu et je pense qu'il y a pas de sujet à ce niveau. Alors la la proposition de loi infirmière dont vous avez fait référence à laquelle vous avez fait référence tout à l'heure permet plusieurs avancées en terme de reconnaissance de la profession infirmière et moi j'ai eu le plaisir de de porter et de faire adopter un amendement qui était largement soutenu par de nombreux collègues sur tous les bancs de l'hémicycle et ça c'est positif sur la reconnaissance d'une spécialité infirmière autonome en santé scolaire. Alors, on nous dit en même temps que cet amendement est susceptible de ne pas survivre aux travaux de la CMP et que il est possible que les évolutions permises par ce texte sur la pratique avancée serait susceptible de constituer une alternative intéressante, crédible, sérieuse pour voilà pour traiter la problématique concernée.
Moi, je considère que la pratique avancée d'une part doit se réaliser sous l'égide et sous le contrôle d'un médecin scolaire. Et on sait que les médecins scolaires sont aussi une population euh démographie, on connaisse une démographie défavorable. Les IPA sont aujourd'hui quelque chose comme 2300 et il manque 50 % de poste d'infirmier scolaire aujourd'hui pour répondre aux besoins euh d'accompagnement et de suivi euh des élèves.
Je voudrais savoir quel est votre avis ? sur cette position qui consisterait à dire qu'une spécialité infirmière autonome en santé scolaire n'est pas indispensable et compliquerait plus les choses euh au vu des enjeux qui qui que nous connaissons aujourd'hui et que l'évolution de la pratique avancée est susceptible d'apporter une réponse si c'est le cas d'acte et et on en prend on en sera satisfait. Et enfin deuxème question.
Euh je travaille aussi beaucoup sur l'exposition des enfants aux écrans et aux réseaux sociaux. Nous avons parlé évidemment de cette exposition à l'école avec la multiplication des écrans à l'école. Il y a aussi un autre sujet qui est celui de la de la désinformation qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux.
Euh je voudrais savoir ce que l'éducation nationale est-ce que euh les professionnels de santé à l'éducation nationale mettent en œuvre pour euh aider les élèves à acquérir une culture euh d'analyse critique des informations qui sont diffusées sur les sur les réseaux sociaux. D'autant queon observe aujourd'hui que c'est à partir de 8 ans que les jeunes enfants circulent enfin évoluent sur les réseaux sociaux. Ce qui veut dire qu'il faut commencer à informer, former les élèves le plus tôt possible à la détection des des informations et des informations nocives pour leur santé.
Euh madame Rond Pensém. Oui, merci madame la présidente. Moi, je vais faire un petit pas de côté si c'est possible.
C'est-à-dire que bon, on a bien compris dans vos interventions que il s'agit d'une politique publique large de l'éducation nationale, hein, suite à ces assises. Mais j'ai aussi quand même, je reprends vos propos. Euh vous avez parlé d'embrasser quand même la définition de l'OMS sur la santé, le bien-être social, psychique, physique, de promouvoir une approche holistique, c'est vous qui l'avez dit, d'agir sur l'ensemble des déterminants de santé. aussi, je me disais que euh il y a d'autres politiques publiques envers l'enfance, la lutte contre la pauvreté des enfants, la lutte contre le harcèlement scolaire et cetera.
Je je me disais que qu'est-ce que vous pensez quand même ? Est-ce que tout cela nous nous conduit pas à la nécessité parce que tout ça c'est quand même lié à un âge aussi hein. C'est ce qui la nécessité d'un ministre de l'enfance de plein d'exercice dans lequel pourrait se loger de façon voilà parce que autrement vous parlez de parcours, de décloisonnement continuellement on décloisonne dans tous les sens.
Et euh moi j'ai j'avais vu que l'association des psychologues et de dans l'éducation nationale qui est le deuxè je crois avec celui qui est représenté aujourd'hui association des psychologues justement appuie la demande de l'UNICEF et c'est pas tout à fait un hasard je pense de d'un ministère de l'enfance de plein exercice. Donc je voulais savoir si quelque part tout ce qu'on dit et qui se enfin tous ces allers-retours avec la PMI qui est là et cetera, l'exercice libéral, tout ça, enfin tout ce que vous avez dit et tous les enseignements de cette politique publique des assises ne pointe pas la nécessité de d'enfin d'avoir un ministère de plein exercice et pour nous peut-être une délégation aussi de l'enfance, celui qui l'a défendait, pas là Mais voilà, c'està-dire de regrouper cela et de donner sens au sein de ce ministère. Annie Leerou.
Merci. Alors, je voulais revenir moi sur les statuts. Alors, je vais pas revenir sur le statut des infirmières, les questions étaient très bien posées.
Mais concernant les médecins, donc on a un médecin pour 13000 élèves. Donc, c'est assez catastrophique. Et on envisage en plus des départs, enfin 50 % de ces médecins ont plus de 60 ans.
Donc ça fait encore plus dégradé. Alors, je voulais savoir comment euh rendre cette spécialité plus attractive. Est-ce que alors vous avez parlé des MSU, mais est-ce des maîtres de stage universitaire, est-ce que c'est le cas de la plupart des médecins ?
Est-ce que les médecins scolaires accueillent des internes pour bah préparer la nouvelle génération et leur démontrer que c'est aussi bah une voie d'intérêt et d'importance ? Comment vous envisagez envisagez-vous les sorties de 6e année d'internat où un certain nombre de stagiaires vont enfin de médecins de médecins oui médecins, je sais pas comment les appeler d'ailleurs junior vont aller dans les différents départements. Donc ça c'est première question et deuxième question vous avez abordé cité en tous les cas les CTPS.
Moi, je voulais élargir. Est-ce que l'éducation nationale compte tenue euh des effectifs euh autour des questions de santé sont impliqués et dans les plans locaux de santé ? Parce que là aussi ça rejoint euh la question du décroisonnement mais et de l'adaptation aussi aux situations particulières de chaque chaque territoire.
Est-ce que bah vous avez encore le temps au-delà de toutes les questions et spécialités qui vous concernent de vous impliquer sur ces projets locaux ? Merci. Alors non, ben non, on va on va on va changer l'ordre.
On va changer l'ordre. Voilà. Donc oui ben oui non non elle a pas répondu à la première la première question qui avait été posée.
Mais on va je vais donner d'abord la parole. Allez-y. Voilà.
On va faire euh Alors moi je vais vous répondre sur votre dernière question. Donc tous les médecins effectivement actuellement ne sont pas maître de de stage à la sortie en général. Donc nous nous accueillons des des internes qui sont en 2e ou 2e semestre ou 5e semestre en SASPS ou en stage santé de l'enfant et de la femme.
Il y a également une réforme au niveau des études médicales. que ce ce stage santé de la la femme et de l'enfant n'existera plus tel que donc effectivement nous ne pourrons plus accueillir les d'internes de ce niveau-là puisqu'ils auront 3 mois à faire en pédiatrie, 3 mois en gynécologie. Donc techniquement c'est les les maîtres de enfin les les DMG les ne estiment que c'est pas c'est pas faisable de qu'il viennent en stage chez nous.
Quand nous les accueillons, nous les accueillons sur des temps partiels puisque nous les accueillons sur des quarts de temps en général et ils sont en exercice partagé sur des la médecine de ville ou d'autres d'autres médecines type soins palliatifs, centre d'addictologie et autres. Euh sur l'accueil des docteurs juniors. Il se trouve que j'ai été en lien dernièrement avec effectivement le DMG de la région Île-de-Fance.
Euh à l'heure actuelle, ils sont effectivement en grande difficulté pour accueillir trouver des des lieux de stage pour tous ces ces étudiants. Docteur Junior. Pour autant, il ne souhaite pas effectivement qu'ils viennent en santé scolaire.
Donc j'ai échangé longuement avec eux en leur disant qu'effectivement on est en possibilité de les accueillir au moins en temps partagé avec de la médecine de ville sur des carou mi-temps. Enfin c'est quelque chose qui est à construire euh sur ce plan-là et euh et par rapport au CPTS, oui, nous en faisons partie. et les plans locaux de santé.
Euh en tant que médecin, conseiller, technique, nous nous nous en faisons aussi partie et nous impliquons nos médecins de de secteur de autant que faire ce peut effectivement pour euh pour travailler avec tous les acteurs de santé locaux. Euh et je crois que c'est tout. Alors, je vais donner la parole à notre psychologue, monsieur Chazla. après vous.
J'en ai au professionnel de de santé et et après vous. Bien, je vois que l'heure du repas approche sans doute. Je voudrais d'abord, j'ai pas répondu sur la question de la coordination, je crois tout à l'heure, au niveau de l'ensemble des professionnels, mais c'est vrai que pour nous la création de de psychologue en ces techniques, c'est quand même ce qui nous évite de travailler aussi en silo sans doute et c'est ce qui améliore la la c'est ce qui devrait en tout cas pour nous, c'est comme ça qu'on le pense, améliorer la coordination parce qu'on voit bien qu'on a des missions communes et on on se rend compte pas forcément dans nos temps professionnels.
Alors en même temps, je suis un peu prudent et les psychologues aiment bien la prudence, c'est qu'on est vous avez entendu que depuis 2017, il y a eu création du corps unique, mais il y a deux spécialités, éducation, développement, apprentissage, éducation, développement orientation pour le second degré et manifestement il y a un positionnement qui tient de le l'origine de nos deux métiers, ce qui fait que les dispositifs sont différents entre le premier et le second degré. Il semblerait qu'il y ait peut-être un peu plus de coordination dans le second degré avec des dispositifs dans les établissements. En tout cas, dans le premier degré, on est on est alors c'est person, mais on est quand même demandeur qu'il y ait des temps institutionnalisés, non seulement de rencontre avec les différents professionnels, mais aussi entre psychologues parce qu'on a pas forcément des temps qui sont très arrêtés et donc on n pas forcément des temps d'échange et pourtant ces temps-là seraient très riche non seulement pour les professionnels mais aussi pour l'institution. sur la question des écrans.
Alors, la littérature est un peu partagée, hein, bien entendu, être sur un écran pendant 10 heures par jour ou moins même pour des tout petits. On a tous fait l'expérience de voir des petits qui ont des téléphones portables à moins de 2 ans dans les services, enfin dans les transports publics, par exemple, on le voit et on voit à quel point ça doit être néfaste dans la relation notamment parents enfants. Enfin bon, alors on dans les écoles, on certaines de mes collègues peuvent mener des des actions de prévention dans des classes.
J'en profite pour parler aussi des enseignants du dispositif Raz dont on n pas nommé ici mais qui sont des enseignants spécialisés qui interviennent aussi dans la prévention et qui peuvent aussi avec les psychologues et avec les médecins euh aussi avec les infirmières mais on les rencontre un peu moins aussi dans le premier degré. Peut-être que ma collègue dira quelque chose. Euh et donc on a des actions de prévention autour des écrans, autour des réseaux sociaux parce que vous avez raison, ça commence très très tôt et on a même des des des dans des classes de C2 notamment des groupes d'élèves qui sont sur des réseaux comme WhatsApp et qui s'échangent des choses et c'est parfois voilà, il y a vraiment besoin de la question de la prévention sur ce point-là.
Et puis un dernier point sur la question du ministère de l'enfance auquel alors nous sommes très sensibles au niveau de l'association en tout cas parce qu'on fait partie du collectif construire ensemble la politique de l'enfance le CP enfance et à ce titre-là moi je siège auprès du HCFEA et c'est vrai que bah on serait très heureux que au Sénat avec Laurence Rossignol qui peut-être le porte qu'il y ait une délégation des droits de l'enfant comme ça existe à l'Assemblée nationale. Et c'est vrai que voilà, c'est quelque chose qui nous tiendrait pas mal à cœur. Très bien.
Bon voilà et adolescent en tout cas. Alors ma collègue dit enfant et adolescent mais on on entend souvent le mot enfant de 0 à 20 ans comme le définit souvent l'acide. Voilà.
Merci. Merci. Alors même du coup je vais prendre la parole par rapport à la profession d'infirmière et euh ce qui se joue actuellement.
Euh donc l'infirmier euh et ses spécialités. Donc à l'heure actuelle, il existe les spécialités IBOD, IAD et l'infirmier pu aériculteur. Ils ont bénéficié d'une formation supplémentaire au métier socle. le la profession d'infirmier scolaire est en effet très spécifique.
Pour notre part, pour la part de la SOFIS, nous trouvons actuellement que l'amendement qui a été rédigé s'oriente principalement sur l'éducation et la prévention et il mériterait d'être d'être revu pour remettre toutes les compétences socle de l'infirmière parce qu'une infirmière fait de la consultation, l'infirmière oriente, l'infirmière coordonne, l'infirmière fait du dépistage du diagnostic infirmier, elle fait de la recherche et euh et l'exercice en scolaire et en effet spécifique et l'infirmière scolaire fait toutes fait toutes ces compéten là aussi parce qu'au quotidien l'infirmière scolaire elle a le prime accès le prime accès dont on a beaucoup parlé et je pense que ça mériterait d'être valorisé maintenant par rapport à la spécialité l'infirmière scolaire actuellement a bénéfici de formation mais qui est actuellement très disparate en fonction des académies et ça mériterait d'être réfléchi pour que chaque infirmière scolaire et exactement la même formation afin d'uniser les pratiques et d'augmenter son champ de compétence. Donc oui, c'est un exercice spécifique. Oui, ça mériterait d'être une spécialité mais d'être réfléchi.
Maintenant, concernant le métier d'infirmière en pratique avancée, euh il n'est pas du tout en tension avec la spécialité euh d'infirmière scolaire parce que c'est un elle a des compétences élargies en terme de clinique. L'infirmière IPA fait des anamnèes, fait des des entretiens, des consultations. Elle elle fait également de la collaboration.
On a beaucoup parlé du manque du travail collaboratif avec les structures. Et bien l'IPA fait de la collaboration, elle se déplace et elle s'élargit. Par rapport à la communication, on a beaucoup parlé du manque du lien de confiance que les élèves ont par rapport à la communauté éducative.
Et bien l'IPA euh est formée à la relation d'aide. Euh elle a ce cette posture, ce pas de côté qui permet de faire la la communication et la relation de confiance. L'IPA a aussi euh des compétences en santé publique.
Donc elle élabore des projets, des projets de santé. Donc elle peut tout à fait euh faire de l'éducation à santé et du coup ça me permet de rebondir sur le programme Evars. Peut-être qu'elle a aussi une compétence dans le programme Evars et peut-être qu'elle a aussi une place à prendre dans le dépistage dans le premier degré.
Euh elle fait également de la recherche. Euh on parle depuis tout à l'heure de d'écran et de réseaux sociaux. Moi, mes élèves que j'ai été interrogé dans le cadre de mon sujet de de recherche et bien ils vont chercher leur information sur les réseaux sociaux, ils vont chercher leur information en santé sur TikTok, sur Google.
Et oui, c'est alarmant parce qu'ils ne savent pas en fait critiquer l'information en santé et ils ne savent pas aller chercher la bonne information en santé. Donc oui, il faut développer la littératie en santé numérique et il faut que l'éducation nationale soit vraiment proactive par rapport à ça parce que oui, c'est alarmant et l'IPA peut-être qu'elle peut avoir un rôle à jouer aussi par rapport à ça. L'IPA, elle a un leadership ce qui nous a permis euh aujourd'hui de former enfin de de construire la société française des infirmiers en santé scolaire parce que la santé scolaire manquait de leadership.
HH et donc depuis tout à l'heure, on parle aussi euh de spécialité. Et bien l'IPA a différentes différentes mentions, la mention polypathologie chronique stabilisée, la mention santé mentale et d'autres mentions. Euh pour ma part, je pense que je suis formée sur les deux mentions.
Je suis infirmière en pratique avancée, j'ai la mention polypathologie chronique stabilisée et là actuellement je termine la santé mentale. Et je pense que ces deux mentions ont toute la place dans le système de santé scolaire. Euh et depuis tout à l'heure, on parle de pôle de santé.
Euh et bien je pense que oui, mettre une IPA euh mention santé mentale et une IPA PCS dans chaque département euh dans chaque pôle santé, ça aurait tout son sens pour aller faire du dépistage et du repérage le plus précocément possible. Parce que depuis tout à l'heure, on parle de TND. Et bien oui, je suis formée au repérage de TND, je suis formée à l'accompagnement en matière de TND euh que ça soit en terme de de TDH ou en terme d'autisme.
Euh et il manque cruellement de personnel de santé pour accompagner tous ces jeunes et toutes ces familles et tous ces AESH qui manquent cruellement aussi de formation. et l'IPA pourrait former également les AESH et pourrait également former les chefs d'établissement en santé mentale. L'IPA a toute sa place dans le euh dans le protocole également de santé mentale.
En fait, je pourrais décliner toutes les problématiques que nous sommes en train d'évoquer, que cela soit euh l'IPA santé mentale, l'IPA PCS ou même la spécialité d'infirmière scolaire. En fait, je pourrais y passer des heures mais nous peut pas. docteur Charasson qui voulait euh parce qu'elle a Oui, je je voulais juste ajouter aussi par rapport à à ce que vous la question là sur l'attractivité des des inter enfin des internes et de la médecine scolaire.
Euh j'ai j'ai omis tout à l'heure de de vous parler de la FST santé scolaire aussi qui existe et qui permet euh donc à des internes de poursuivre avec des compétences euh spécialisées transversales en santé scolaire et qui est ouverte aussi à des médecins libéraux. Donc on a un certain nombre de postes effectivement euh ouverts. Là encore, on se heurte parfois à parce que on travaille donc en lien avec les universités de médecine et le travail collaboratif avec certaines universités de médecine est parfois un peu complexe, mais voilà, nous avons un médecin pilote qui qui travaille extrêmement euh voilà avec et nous aussi et nous portons cette FST santé scolaire et euh et nous attirons euh des jeunes médecins et des mois jeunes médecins vers cette spécialisation, voilà, ou cette surspécialisation.
Donc ça c'est ce point-là. sur le travail collaboratif, il y a un point qu'on qui n'a absolument pas été évoqué jusque-là, c'est les centres médicaux scolaires. Et une catégorie qui n'a pas été évoquée aussi, ce sont les secrétaires médicaux ou assistants médicaux qui à mon sens effectivement euh sont aussi un pivot pour nous et qui va falloir faire monter en compétence parce qu'on on a besoin d'eux.
Et ce centre médico-scolaire permet aussi de faire ce petit pas de côté, d'externaliser quand le jeune a envie de de pas être vu dans l'établissement parce que c'est un lieu un lieu confidentiel et ça permet enfin pour les familles et les jeunes bah ça leur permet effectivement de d'être en dehors de l'établissement notamment dans les refus scolaires anxieux et les troubles de santé mentale. on peut les recevoir effectivement au centre médicocolair et puis on pourrait imaginer que pour favoriser ce travail collaboratif et bien il puisse y avoir des espèces de grands centres médicaux-scolaires avec des temps d'échange effectivement institutionnalisés avec les les psychologues, les infirmières et et les AS que qu'on a peu évoqué aussi mais qui sont importantes dans le champ de la protection de l'enfance. Donc il y a beaucoup de choses à penser.
Alors monsieur Peltier, je vous passe la parole. Et comme vous êtes le représentant de l'enseignement scolaire, vous allez faire la clôture de cette table ronde. Merci beaucoup.
Alors, il y a effectivement beaucoup de choses à dire et le ministère pourrait passer lui aussi un certain nombre de d'heures à expliquer tout ce qu'il fait. car en effet, vous avez eu raison d'insister, je voulais le faire, euh sur les formations euh spécialisées transversales médecine scolaire que nous portons puisque euh le médecin pilote dont vous parlez est effectivement missionné par la direction générale de l'enseignement scolaire pour le faire. Donc simplement vous dire que évidemment c'est un sujet compliqué que de l'attractivité que la question de l'attractivité de de la médecine scolaire.
Nous essayons d'agir sur tous les leviers en réalité, ça soit la formation. Nous essayons évidemment d'attirer le maximum de de professionnels, d'utiliser aussi les étudiants lorsqu'on peut les les mobiliser naturellement pour les acculturer euh à cela euh bien sûr euh et donc leur donner la vocation de de la médecine scolaire. Nous agissons aussi sur les conditions d'exercice du métier.
Euh voilà, j'ai pas pu développer là l'ensemble des des des mesures, mais celles que vous avez indiqué, elles sont en gestation et au travail. Et nous agissons évidemment sur des dimensions aussi financières, hein, de rémunération des personnels euh de pratiques mixtes qu'on essaie de voir et cetera. Ça pose énormément de questions.
Voilà, pour les pratiques mixtes par exemple. Donc voilà, il faut vraiment instruire cela y compris avec la santé euh le ministère de la santé et puis sur les questions d'attractivité et de rémunération et de nombre de postes. Mais pour les médecins, on en est pas à la question des nombres de postes.
D'abord, on en a la question de les pourvoir. Euh donc voilà. Après, ce sont des considérations qui pour une part nous échappent.
Nous, on instruit les dossiers, on propose les pistes possibles. Après, effectivement, il faut qu'il y ait des arbitrages politiques et des financements qui puissent être mis à côté d'éventuelles propositions que nous nous faisons au titre de l'administration. Voilà, et à la demande de la ministre.
Euh ensuite, sur euh le les conditions de de spécialité, on verra effectivement le choix qui est fait par la représentation nationale sur ces considérations là. Bon, ça ça pose un certain nombre de de questions néanmoins de d'équilibre entre les différentes formes de spécialité. Moi que je pose, je je vois je suis pas spécialiste, donc voilà, entre les différentes spécialités.
Euh euh ça indique certainement euh et alors là effectivement on vous rejoint euh sur le fait que on doit avoir une attention plus grande euh à l'entrée dans le métier euh voilà et que l'obtention du concours ne soit pas une simple finalité mais qu'il y ait bien un accompagnement euh dans la prise de poste et cetera et qui peut peut-être être un peu dilué sur plusieurs années. Voilà une formation continuée comme on dit. Donc ça c'est un point sur lequel on pourrait bien sûr travailler.
Euh ensuite sur la coordination, vous parlez d'un d'un centre médicaux, je sais pas bien compris mais euh enfin soyons faisons des choses simples quand même voilà ne rajoutons pas des couches et cetera. Et donc euh je pense que le pôle Non, mais d'accord. Je pense que pour ce qui concerne la santé scolaire, le pôle euh effectivement au niveau départemental qui n'est pas structuré aujourd'hui est un levier tout à fait considérable parce qu'on a des personnels.
Voilà, c'est un moyen aussi de de mettre à la de mettre à la manœuvre les directeurs, les DA et donc les directeurs académiques des services départementaux de l'éducation nationale pour conduire une politique voilà en la matière. Donc ça ça me paraît être un point tout à fait important dans les mesures que nous avons aussi. Nous avons évidemment la façon quelqu'un évoquait tout à l'heure les villes, la façon dont on peut articuler avec les certaines villes qui ont la compétence en terme de médecine et cetera euh de santé pour les élèves.
Et bien comment on peut travailler et améliorer effectivement les les relations pour au bénéfice des élèves. Sur les réseaux, vous le savez, on a une politique quand même assez assez forte euh en terme de prévention des risques liés au réseau. renvoie aussi d'une certaine façon à la politique de lutte contre les addictions mais également à la culture comment dire de de critique de l'information et l'éducation au médias et à l'information.
Et donc ça c'est un point important qui fait partie intégrante de l'enseignement moral et civique qui a été rénové. Donc ça c'est des éléments sur lesquels nous travaillons. Bien sûr les infirmières scolaires ont toute leur place et dans tous nos texte c'est indiqué dans la mise en place de l'éducation à la sexualité à l'éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité dans le second degré ont toute leur place potentiellement pour avec les professeurs faire des séances spécifiques autour de la littérat et de l'analyse critique des des informations sur la santé.
Ça ça peut être tout à fait intéressant. Ce sont des projets qui peuvent être très facilement menés dans les établissements. On a tous les personnels pour pouvoir euh le faire.
Et donc l'articulation plan locaux de santé et cetera bien sûr. Et je pense que ce pôle d'appui et la politique qui pourra être mise au niveau départemental jouera un rôle tout à fait essentiel. Sur le ministère de l'enfance de plein d'exercice, il m'appartient pas de juger les périmètres ministériels.
Donc je je ne je ne le ferai pas là. Moi, ce qui m'intéresse simplement, c'est de constater l'efficacité que nous avons en terme de santé lorsque ces questions là ne sont pas réservées à quelques personnels. Voilà, on a des personnels experts, une partie sont là, il manque effectivement aujourd'hui les les assistants sociaux, mais que nous nous intégrons pleinement dans cette démarche là parce que évidemment on est très proche des questions relatives à la protection de l'enfance et on a bien ce regard là également.
Et donc évidemment, on a des experts, mais il faut que cette politique là soit portée par l'ensemble des personnels dans nos établissements et c'est aussi ça l'éducation à la santé et le parcours éducatif des élèves. Voilà, je je pour pas être trop long. Merci.
Merci beaucoup. Merci à vous. Alors, c'est vrai que c'est toujours un exercice contraignant parce que vous êtes nombreux.
Euh nos collègues euh sont toujours très intéressés aussi par les différents sujets qu'on a sur les tables rondes. Mais en tout cas, je vous remercie euh beaucoup en fait. Euh voilà.
Et je crois que euh je sais pas si euh Émilienne est partie parce qu'elle voulait poser une question. Ouais. Partie.
Bon voilà. Donc merci beaucoup euh à vous en tout cas.