Agriculture : la culture du modèle qualitatif français menacée ?
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Questions et réponses
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- 0:44OuverteRéponse directe
En quoi consiste le projet de Cité de la Bière ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Comment se porte aujourd'hui la filière brassicole dans le nord et en Flandre ?
- 9:08OuverteRéponse directe
Pourquoi la signature de l'accord Mercosur a-t-elle été reportée ?
- 12:12RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'Emmanuel Macron est responsable des difficultés des agriculteurs depuis des années ?
- 13:57RelanceRéponse partielle
On dirait toujours que le chef de l'exécutif est responsable d'une situation qui dure depuis des années.
- 17:32OuverteRéponse directe
Pourquoi le Mercosur cristallise-t-il la colère des agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« L'initiative à l'origine a été lancée par le Conseil Régional des Hauts-de-France. »
- 1:02InvitéFait
« C'est le même type d'équipement qu'on souhaite reproduire avec la création d'une future cité dédiée à l'histoire de la filière Brassicol. »
- 3:19InvitéFait
« La Flandre a une histoire particulière avec la filière brassicole puisqu'on brasse de la bière depuis plus de neuf siècles en Flandre. »
- 3:25InvitéFait
« C'est une filière qui a connu une grave crise dans les années 90 et qui a été menacée clairement de disparaître. »
- 3:33InvitéFait
« Le seul endroit de la région des Hauts-de-France où on continuait à cultiver du houblon, c'était en Flandre intérieur. »
- 3:43InvitéChiffre
« On a plus de 200 brasseries dans la région des Hauts-de-France aujourd'hui. »
- 9:20Locuteur non identifiéFait
« Le projet d'accord commercial avec le Mercosur a été repoussé de trois semaines au Parlement européen. »
- 9:30Locuteur non identifiéFait
« Comme l'a déjà dit mon ami Antonio Costa, après 26 ans de négociations, un délai de trois semaines me paraît acceptable. »
- 9:51Locuteur non identifiéFait
« S'il s'est félicité du report de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, il a également demandé à ce que le texte change de nature. »
- 10:20Locuteur non identifiéFait
« Ils se félicitent que leur mobilisation est payée. »
- 10:27Locuteur non identifiéChiffre
« Hier, plus de 7000 d'entre eux avaient fait le déplacement à Bruxelles pour exprimer leur colère. »
- 11:15InvitéFait
« C'est une crise structurelle. »
- 12:46InvitéFait
« Aujourd'hui, moi, j'ai par exemple dans ma famille des éleveurs, des éleveurs de vaches qui sont particulièrement touchés par la question de la dermatose bovine. »
- 13:23InvitéChiffre
« Ils ne peuvent pas embaucher quelqu'un pendant qu'ils partent en vacances. Et à la fin de leur mois, ils ont, bon an, mal an, entre 800 et 1000 euros. »
- 14:11PrésentateurFait
« Il y a une vingtaine d'années, on était largement excédentaire en termes de souveraineté alimentaire et d'excédent commercial. »
Temps de parole
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. On continue à suivre l'actualité dans nos régions et on va aller dans le nord de la France, direction la ville de Bayeul et on va être précisément avec Valentin Belval, maire de la commune d'Asbrouc et président de la communauté d'agglomération Cœur de Flandre. Bonjour Valentin Belval.
Bonjour, merci de me recevoir.
On vient vous voir pour parler du projet de Cité de la Bière qui est lancé notamment par votre communauté d'agglomération Cœur de Flandre. En quoi ça consiste ?
Pour être tout à fait précis, l'initiative à l'origine a été lancée par le Conseil Régional des Hauts-de-France et le territoire à l'époque avait répondu à une consultation pour accueillir cette future cité. Pour ceux qui ont déjà visité la cité du vin à Bordeaux ou la cité de la gastronomie à Dijon, c'est le même type d'équipement qu'on souhaite reproduire avec la création d'une future cité dédiée à l'histoire de la filière Brassicol sur notre territoire en Flandre qui a toujours été une terre d'accueil de cette filière agricole extrêmement puissante et extrêmement implantée sur le territoire.
Avec cette idée d'une véritable immersion dans ce savoir-faire Brassicol.
Oui, c'est ça. En fait, on a sélectionné l'équipe de maîtrise d'oeuvre de ce projet il y a quelques jours et donc on invitera les futurs visiteurs de cette cité de la bière à pénétrer à l'intérieur d'une cité muséale de plus de 3000 m2 qui sera entièrement dédiée à l'immersion à l'intérieur de la fabrication de la bière, de l'histoire de la filière Brassicol. Et puis évidemment, une visite qui se terminera avec une dégustation, ça coule de source. En tout cas, vraiment un vrai temple dédié à l'histoire de cette filière et à la beauté aussi de ce savoir-faire.
Alors, c'est aussi, on peut raconter l'histoire, c'est la reconversion d'un site industriel dans ce territoire du Nord.
Oui, c'était une attente très forte de la région d'implanter cette future cité de la bière sur un site industriel, historique, en cœur de ville. Et on avait ce site qui rassemblait l'ensemble de ses qualités et qui répondait à ses critères. C'était une ancienne usine textile au plein cœur de la ville de Bayeul qui se situait entre Lille et Dunkerque, juste à côté d'Asbrouk. Bayeul qui est une ville typique de la Flandre avec ses briques rouges, ses tuiles rouges. Et cette cité sera située à quelques mètres du beffroi de la ville de Bayeul, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Donc, l'architecte qui a été choisi a proposé vraiment un projet qui respecte le patrimoine flamand.
Et donc, pour tous les visiteurs qui viendront de France entière, on aura aussi une immersion dans ce qu'est le patrimoine flamand, l'architecture flamande. C'est vraiment ça qu'on a souhaité mettre au cœur de ce projet.
Et puis, pour conclure sur ce projet de cité de la bière, comment se porte aujourd'hui la filière brassicole dans le nord et puis dans ce territoire de la Flandre ?
Alors, la Flandre a une histoire particulière avec la filière brassicole puisqu'on brasse de la bière depuis plus de neuf siècles en Flandre. C'est une filière qui a connu une grave crise dans les années 90 et qui a été menacée clairement de disparaître. Quelques grandes brasseries avaient survécu à l'époque et puis le seul endroit de la région des Hauts-de-France où on continuait à cultiver du houblon, c'était en Flandre intérieur. Depuis, la filière se porte mieux et un peu comme partout en France, on a vu renaître des brasseries, des nouveaux projets qui ont été portés par de jeunes porteurs de projets.
Et donc, on a plus de 200 brasseries dans la région des Hauts-de-France aujourd'hui avec une fédération des brasseurs qui est extrêmement dynamique. Et tout ça est extrêmement bien porté par la région des Hauts-de-France et par le département du Nord. Et donc, cette cité arrive à point nommé pour cette filière qui est en plein redéveloppement, en pleine croissance. Et ce sera aussi le but de ce projet, ce sera d'accompagner les nouveaux porteurs de projets qui voudront se lancer. Ce sera aussi un laboratoire pour tous ces jeunes qui veulent aujourd'hui créer autour de cette filière extrêmement innovante et dynamique qu'est la filière brassicole.
Merci beaucoup, Valentin Belleval, président de la communauté d'agglomération de Coeur de Flandre. Merci de nous avoir présenté ce projet de la cité de la bière, la bière de la Flandre, qui est bien sûr à consommer avec modération. C'était toujours bon de le rappeler. Merci à vous. Allez, on continue avec la revue de presse des territoires qui a été concoctée ce matin par Stéphane Duguay. Et Stéphane, on commence cette revue de presse, bien sûr, avec la crise agricole qui occupe la une de beaucoup de journaux de la presse régionale.
Oui, Alex, parce que la colère des agriculteurs, elle ne faiblit pas. Elle s'étend même jusqu'à Bruxelles contre le traité de libre-échange avec le Mercosur. Vous voyez cette une du courrier Picard. Les syndicats font bloc contre le Mercosur, mais vous voyez surtout celle de la presse de la Manche. Nos agriculteurs sont sur tous les fronts et celle de la dépêche, des tracteurs sur la route des vacances. Ces agriculteurs, ce sont Luc Chardine ou Étienne Cousin. Tous les deux producteurs de lait dans la Manche, aussi responsables des jeunes agriculteurs dans le département.
Ils sont allés à Bruxelles rejoindre les 11 000 manifestants et les 1 500 tracteurs qui étaient devant le Parlement européen. C'était impressionnant, raconte-t-il dans la presse de la Manche. La mobilisation d'hier leur donne un peu de répit. La signature du Mercosur n'aura finalement pas lieu demain au Brésil à l'air portée au mois de janvier. Le temps de tenter de rassurer la France et l'Italie qui demandent des garanties supplémentaires sur les normes de production des pays d'Amérique du Sud ou encore des garanties de prix. Ce n'est pas une grande annonce pour l'instant, rien n'est suffisant.
Balé Sébastien Delafosse, un responsable de syndicats agricoles, dans la presse de la Manche ce matin. Et en France, les blocages se poursuivent. Oui, les agriculteurs continuent de protester contre la gestion de la dermatose nodulaire aussi, même si la vaccination progresse. 400 000 doses ont été livrées hier à Toulouse pour les éleveurs du Sud-Ouest, nous raconte la dépêche ce matin. La dépêche du midi qui met à sa une les blocages des agriculteurs qui auront peut-être des conséquences pour Noël. Autoroutes bloquées mais aussi des routes secondaires comme le barrage au rond-point dèche sur la route des stations de ski.
Ce qui suscite la colère du président du département à lire dans la dépêche ce matin et pas dans le courrier Picard comme vous le voyez.
La lutte contre le trafic de drogue, on en parle dans la Provence et dans Corse Matin.
Oui, Corse Matin qui s'inspire de Victor Hugo pour sa une à l'heure où blanchit la campagne. Pour nous parler du trafic de drogue qui se développe dans les villages de Lille. Il ne faut pas se cacher derrière notre petit doigt. Les dealers, nous les avons autour de nous, témoigne le maire de Belgodère Lionel Mortigny dans les colonnes du quotidien. La cocaïne circule en Corse comme le racontent de nombreux maires. Donc mais on continue à se taire, c'est dommageable. Ajoute Ange Santini, le maire de Calvi. Alors témoigner, c'est une manière de commencer à rompre ce silence comme à Marseille où le conseil municipal a voté hier une aide exceptionnelle à l'association Conscience.
Celle de Médic et Sassi engagée pour aider les familles de victimes du trafic de drogue et dont le frère a été tué le 13 novembre. Une aide votée en présence de Médic et Sassi lui-même au conseil municipal qui a déclaré que Marseille a été debout et va continuer à être debout dans cette guerre.
Direction Bordeaux et l'heure est à l'union aux élections municipales entre deux anciens ministres.
Oui, alliance entre le député Renaissance Thomas Cazenave et la sénatrice du parti radical Nathalie Delattre annoncée dans Sud-Ouest ce matin dans une interview. Tous les deux voulaient prendre la mairie aux écologistes et bien ils tenteront de le faire rassembler. Une union qui a tardé à se concrétiser mais l'union trop tard, c'est trop tard, l'union trop tôt. Ça aurait peut-être été mal préparé, voilà ce que dit Nathalie Delattre ce matin dans Sud-Ouest qui fera donc campagne pour la liste menée par Thomas Cazenave aux élections de mars prochain.
Et on finit par des informations qu'il sera toujours bon de ressortir durant les repas de Noël.
Oui, cette question qui perd, qui gagne des habitants. L'INSEE a publié hier les chiffres les plus actualisés du recensement. Chez vous Alex, les Bretons sont toujours plus. Voilà ce que nous dit le Télégramme ce matin. Entre 2017 et 2023, la région a connu une augmentation de 0,6% en moyenne chaque année. Vous voyez en haut, 3 449 370 habitants en Bretagne en 2023. Plus forte augmentation pour l'Île-et-Vilaine avec beaucoup plus d'habitants à Rennes. Et la plus forte diminution en revanche, c'est pour la petite ville de Dieno dans le Finistère. Je l'ai fait avec la Bretagne Alex, mais bonjour, ça vaut aussi pour toutes les régions. Quelques exemples avec d'autres unes de Paris-Normandie.
Le Havre Paris-Normandie qui perd des habitants, qui en gagne, ou celle de l'Indépendant. Vous avez aussi les chiffres qui concernent ceux du puits de Dôme avec la une de la montagne. De quoi ouvrir de beaux débats et de faire des devinettes. Pourquoi pas à vos repas de Noël ?
Merci beaucoup Stéphane pour cette revue de presse des territoires. On va parler dans un instant de la crise agricole, du malaise de nos agriculteurs. Mais on finira aussi par une note positive pour parler de gastronomie et de fierté des Français face à nos bons produits locaux qui seront sur les tables de Noël. Alors on commence par la crise agricole et par l'accord de libre-échange avec le Mercosur qui cristallise la colère des agriculteurs. Et qui a été reporté, sa signature a été reportée de trois semaines au mois de janvier. C'était une annonce hier de la Commission européenne.
C'est une annonce à laquelle les agriculteurs ne s'attendaient pas. Le projet d'accord commercial avec le Mercosur a été repoussé de trois semaines au Parlement européen. Nous avions besoin d'un léger report. Comme l'a déjà dit mon ami Antonio Costa, après 26 ans de négociations, un délai de trois semaines me paraît acceptable. C'est incroyable que nous soyons sur le point de conclure cet accord commercial si important. Emmanuel Macron n'a pas tardé à réagir à cette annonce.
S'il s'est félicité du report de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, il a également demandé à ce que le texte change de nature afin de prendre en compte les avancées réclamées par la filière agricole française. Et nous devons continuer le travail qui a été engagé depuis des mois. Je l'ai dit ce matin en arrivant, nous n'y sommes pas et le texte n'est pas acceptable. Et c'est ce qui a permis d'obtenir ce report. Maintenant nous allons continuer de travailler. Les agriculteurs eux aussi ont salué l'annonce d'Ursula von der Leyen. Ils se félicitent que leur mobilisation est payée.
Hier, plus de 7000 d'entre eux avaient fait le déplacement à Bruxelles pour exprimer leur colère. Il faut se réveiller vite parce que sinon l'agriculture française et même l'agriculture européenne va mourir. Et comme on dit, il n'y a pas d'avenir sans paysan. On forme les paysages, on forme tout. Et demain, s'il n'y a plus d'agriculture, il faudra se nourrir, on ne sait pas comment. On est en réelle détresse déjà. Donc on ne peut pas accepter ces trahisons de l'Union européenne qui continuent et qui perdurent. Ce n'est plus acceptable. Pas sûr que le nouveau délai accordé à l'accord suffise à calmer la colère.
La FNSEA a déjà appelé les agriculteurs à rester mobilisés dans les prochaines semaines.
Voilà pour ces explications de Clément Guillaumeau sur cet accord du Mercosur qui cristallise la colère des agriculteurs. On va parler de cette crise agricole avec mes invités, Olivia Détroya. Bonjour.
Bonjour.
Vous êtes journaliste au Figaro, vous êtes spécialiste des questions d'agriculture. J'accueille également sur ce plateau Pablo Piovivien. Bonjour. Bonjour, bonjour. Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regards et on a le plaisir d'accueillir Alain Crugère. Bonjour. Bonjour. Vous êtes journaliste, vous avez été le producteur et l'animateur de l'émission gastronomique On ne parle pas la bouche pleine sur France Culture avec un angle culturel sur la gastronomie. C'était une émission qui a marqué les années 2010 notamment.
Et vous publiez un livre du même nom aux éditions Albain Michel, une encyclopédie culturelle de la gourmandise qui reprend votre travail et vos entretiens radiophoniques dans cette émission. On ne parle pas la bouche pleine. On parlera de gastronomie à la fin de nos échanges. Mais d'abord, le sujet d'actualité, c'est bien sûr la crise agricole avec Pablo Piovivien. Cette information de vendredi matin et les tracteurs des agriculteurs qui vont jusqu'au domicile d'Emmanuel Macron et de Brigitte Macron au tout cas pour mettre la pression sur le président.
Bien sûr parce que la colère est forte, la colère gronde et celle des agriculteurs en vérité ne s'est pas arrêtée depuis maintenant au moins une dizaine d'années. À chaque fois, ils ont des demandes qui sont très précises. Là, ils se mobilisent en partie contre le Mercosur, mais il y a toute une foultitude de paramètres qui font qu'aujourd'hui, les agriculteurs sont dans la rue. C'est un secteur qui est en crise, il faut bien comprendre, et en crise, pas une crise superficielle où il faudrait juste regarder le caractère aigu de cette crise. C'est une crise structurelle.
Aujourd'hui, moi, j'ai par exemple dans ma famille des éleveurs, des éleveurs de vaches qui sont particulièrement touchés par la question de la dermatose bovine. Eh bien, ces éleveurs, ils n'arrivent pas en fait à vivre correctement de leur travail, quand bien même ils le font bien. C'est-à-dire qu'ils doivent travailler, non mais juste comme ça, je pose mes bases au départ, ils doivent travailler 7 jours sur 7, ils se lèvent tous les matins à 4h du mat' pour aller traire leurs vaches et ils ne peuvent pas prendre de vacances parce qu'ils n'ont pas les moyens d'embaucher quelqu'un pour aller traire les vaches, ce qui est obligatoire tous les jours.
Ils ne peuvent pas embaucher quelqu'un pendant qu'ils partent en vacances. Et à la fin de leur mois, ils ont, bon an, mal an, entre 800 et 1000 euros. Donc, ce n'est pas vivable, ce n'est pas acceptable que dans un pays comme la France, on ait des éleveurs qui soient aussi sous-payés et qui aient des conditions de travail aussi catastrophiques. Alors après, la question c'est, est-ce qu'on a envie, quel modèle on a envie d'avoir en France ? Et cette question-là, je trouve qu'on ne la pose pas assez, c'est-à-dire est-ce qu'on a envie d'un modèle agro-industriel ou est-ce qu'on a envie d'un modèle de petite exploitation ?
Et si on a envie d'un modèle de petite exploitation, quelle structure on crée pour que ce modèle puisse exister ?
Mais est-ce qu'Emmanuel Macron est le responsable de ces difficultés des agriculteurs depuis des années ? On dirait toujours en tant que chef de l'exécutif d'une situation qui ture depuis des années. Vous regardez en fait le déclin de l'agriculture qui était très bien évoqué. Il date d'il y a au moins 20 ans, c'est-à-dire qu'il y a une vingtaine d'années, on était largement excédentaire en termes de souveraineté alimentaire et d'excédent commercial. Cette année, on va être pour la première fois probablement déficitaire d'un point de vue agricole.
Là où effectivement Emmanuel Macron est un peu responsable, c'est qu'il lui a suscité énormément d'espoir au début de son premier mandat, c'était en 2017. Il avait lancé les états généraux de l'alimentation, souvenez-vous, qui étaient à la base des lois EGALIM, avec une promesse, on va augmenter votre revenu. Les états généraux de l'alimentation, c'était augmenter le revenu agricole. Et la fameuse loi EGALIM pour essayer ? Les lois EGALIM, puisqu'il y en a eu trois, voire quatre. Plusieurs essais, pour avoir un revenu digne pour les agriculteurs. Exactement, il y a eu quand même des avancées dans certaines filières.
La situation que vous dépeignez sur l'élevage est un peu plus contrastée selon les filières. On a eu les céréaliers qui ont eu des très bonnes années ces dernières années. Sur l'élevage laitier, les prix ont plutôt eu tendance à augmenter. Donc effectivement, on a une situation un peu plus contrastée et un choix de modèle à faire. Pas forcément entre l'agro-industrie ou des petites exploitations. Moi, je pense que la force de l'agriculture en France, c'est d'avoir un modèle qui est encore diversifié. C'est-à-dire qu'on a l'image d'une agriculture française qui utilise des pesticides à tout va, qui est avec des immenses exploitations. Ce n'est pas du tout le cas.
La taille moyenne d'une exploitation agricole en France, c'est 69 hectares. C'est la plus petite taille moyenne d'exploitation en Europe et évidemment dans le monde. Ce qu'on veut éviter, c'est d'arriver à des extrêmes qu'on peut avoir, notamment dans les pays sud-américains ou même aux États-Unis, avec des gigas fermes qui, pour le coup, n'est ni le modèle que les Français veulent, ni celui que veulent les agriculteurs. Alain Creugère, il y a une forme de paradoxe car les Français sont fiers de leur agriculture, de leurs produits locaux, mais on s'habitue à avoir des agriculteurs malheureux depuis des années.
Non, on ne s'habitue pas parce que l'un des plus beaux mots de la langue française, c'est paysan, avec tout ce qui va avec, tout ce que ça raconte. C'est notre pays, c'est ce qui dessine le paysage, c'est une richesse culturelle. Ce n'est pas un hasard si l'agriculture et la culture sont aussi proches et je crois qu'il faudrait considérer vraiment l'agriculture sous sa forme, je dirais, la plus noble et pas la plus agro-industrielle, il faudrait la considérer comme on considère la culture et la défendre comme on défend la culture.
C'est-à-dire, on a le grand privilège en France de défendre sa culture, qui est une de nos richesses d'ailleurs, qui produit et des talents et aussi de la richesse. Eh bien, il faut considérer que, d'abord, si on ne mange pas, on meurt. On le sait bien, donc si on n'a plus d'agriculteurs, si on n'a plus de paysans dans ce pays de cocagne absolument merveilleux qu'est la France, il faut faire ce qu'il y a à faire. Et il faut absolument aider ces gens qui ont une vie, une des plus dures qui soient. Je veux dire, c'est les derniers vrais ouvriers et ce rapport à la terre est un des rapports les plus nobles qu'il soit.
Et s'il explique que ces difficultés agricoles sont aussi sensibles en France aujourd'hui, notamment dans le débat européen pablovien sur le Mercosur ?
Exactement. Alors, vous avez deux pays qui sont un peu en tête de proue pour s'opposer au Mercosur. C'est l'Italie et la France qui, aujourd'hui, ont décidé… A priori, Emmanuel Macron a réussi à obtenir le report d'un mois pour pouvoir un peu souffler, pour pouvoir éventuellement renégocier quelques lignes de ce traité de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays d'Amérique latine. Je rebondis, en fait, sur ce qui vient d'être dit. Le problème, en fait, de ce traité de Mercosur, comme de beaucoup de traités, d'ailleurs, de libre-échange, c'est qu'il considère les biens, en fait, qui sont produits, et notamment les biens agricoles comme de simples biens.
Il n'y a pas d'exception agriculturelle française, comme il y a une exception culturelle. C'est ce que vous avez fait la comparaison avec la culture. L'exception culturelle française, ça veut dire sortir, en fait, du marché les objets culturels, les œuvres d'art. L'idée qu'on puisse éventuellement faire la même chose avec les biens agriculturels est une idée qui a germé dans la tête de certains penseurs, en fait, du secteur, qui est un peu complexe, puisque il y a une variété, en fait, de production qui est très importante. Il y a une nécessité, en fait, dans l'économie, c'est-à-dire que l'agriculture, en France, mais comme dans beaucoup de pays, structure notre économie.
C'est-à-dire que, comme ça a été dit tout à l'heure, on mange tous les jours et on en a besoin. Et la question de la souveraineté alimentaire est une question qui est très importante. Et donc, l'idée que l'on puisse aller se mettre sous le boisseau, on va dire, d'autres pays qui sont à l'autre bout du monde, dont on va dépendre, en fait, parce qu'on va faire rentrer, je prends un exemple, le soja. On a besoin de soja dans notre économie au sens large, dans notre alimentation et dans, genre, plein de choses transformées. On va acheter le soja dans les pays avec qui on signe le Mercosur. Mais le problème, c'est que le jour où il...
C'est-à-dire qu'après, on va dépendre, donc, de ces pays-là, mais le jour où on décide, le jour où ces pays décident de dire, bon, ben non, finalement, genre, on ne veut plus vous vendre de soja où on augmente énormément les prix, on n'aura pas la souveraineté de dire, ah ben, en fait, si, on en a besoin, en fait, on en a besoin pour énormément de choses en France. Et ça, cette idée-là de perdre notre souveraineté par des accords de libre-échange est une idée qui, en ce moment, n'a pas tellement le vent en poupe.
Olivier Détroya, ce report de trois semaines de la signature de l'accord de libre-échange qui avait été demandé par Emmanuel Macron, est-ce que c'est une victoire pour la France ou est-ce que c'est reculer pour mieux sauter ? Alors, c'est une victoire d'une bataille, on va dire, pour les agriculteurs, mais c'est pas du tout, ils n'ont pas du tout gagné la guerre, en fait. Je pense qu'Emmanuel Macron a réussi à se donner un petit peu de temps. Il avait bien conscience que, dans le contexte éruptif de la dermatose, allait conclure un accord comme le Mercosur.
C'était l'assurance d'avoir la FNSEA sur les routes et que la colère agricole, qui est pour l'instant contenue dans le Sud-Ouest, se propage à toute la France pendant les périodes de Noël. C'était vraiment, l'exécutif surveillait ça comme le lait sur le feu. La question, c'est qu'est-ce qui va se passer pendant ces trois semaines ? Très honnêtement, ça ne changera pas grand-chose, en fait. L'essentiel du Mercosur a été déjà négocié et acté depuis le mois de septembre, depuis que la Commission a validé l'accord. Donc, on ne peut plus renégocier fondamentalement ce qu'il y a dans cet accord. On ne peut pas améliorer les clauses de sauvegarde pour les agriculteurs, les clauses miroirs.
On peut essayer d'en négocier de façon périphérique à l'accord, mais d'un point de vue juridique, sans être trop technique, c'est assez faible. Et c'est pour ça que les agriculteurs ont bien compris que le voter maintenant ou renégocier quelques garde-fous dont le caractère opérationnel est assez discutable, il n'y a pas vraiment de changement fondamental. Et donc, pour eux, le Mercosur, c'est non. Je n'ai pas souvenir qu'il y ait des accords de cette ampleur qui étaient abandonnés après 25 ans de discussion. Il finira probablement par être signé au mois de janvier ou au mois de février.
Je pense qu'Emmanuel Macron, ce matin, a laissé entendre qu'il n'était pas opposé à sa signature définitive. Donc, fondamentalement, la bataille du Mercosur, elle est perdue aujourd'hui pour les agriculteurs. La question, c'est de voir, d'essayer que ce moment-là soit l'occasion de se rendre compte, effectivement, de ce sujet, de la concurrence déloyale, qu'est du libre-échange. C'est assez normal. La souveraineté alimentaire, ce n'est pas l'autarcie alimentaire, c'est la capacité de nourrir sa population. La France exporte aussi des produits agricoles. On exporte, donc c'est une formidable puissance.
Pas les mêmes critères aussi.
Voilà, mais on ne peut pas être autosuffisant, surtout. Les Français aiment le cacao, le café. Ce sont des choses qu'on ne peut pas produire chez nous. Donc, la capacité de nourrir sa population, c'est ça, la souveraineté alimentaire. Ce n'est pas l'autarcie. Donc, je pense que ces traités de libre-échange, ils sont importants. Ils ouvrent des marchés pour nos filières agricoles qui en ont besoin. En revanche, cette question-là, symbolique de nous mettre en concurrence avec des productions qui sont moins disantes d'un point de vue environnemental, moins disantes d'un point de vue du bien-être animal, c'est fondamental dans la colère qu'on connaît aujourd'hui.
Et c'est la même chose sur la dermatose nodulaire. C'est un symbole fort, ce débat autour du Mercossoir, Alain Crugère, de cette agriculture qui pourrait être victime du business, de la mondialisation et du libre-échange ?
C'est-à-dire qu'il y a aussi, l'agriculture, c'est des gros et des petits. Ce qui est sûr, c'est que ceux qu'il faut défendre aujourd'hui de façon vraiment conséquente, c'est ceux qui ont une exigence de qualité, ceux qui travaillent sur le bio, ceux qui font de l'agroforesterie, ceux qui ont un rapport avec la nature, qui considèrent qu'ils en font partie, qu'il faut la protéger, il faut privilégier aussi l'intelligence de la main, et c'est vrai depuis l'agriculture jusqu'à la cuisine, c'est la même chaîne. Et cette chaîne alimentaire, il faut la préserver, la conserver, l'entretenir depuis la source jusqu'à la table.
D'ailleurs, il y a le chef trois étoiles, Jacques Marcon, dont l'établissement familial est situé en Haute-Loire, qui a décidé de manifester pour la première fois, mardi, aux côtés des agriculteurs, contre la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire et les abattages massifs de troupeaux, également contre le Mercosur. Ça montre ce lien entre gastronomie et agriculture.
C'est-à-dire que de toute façon, on voit bien que tout est lié. Alors, je ne vais pas rentrer sur le terrain médical, parce que je ne suis pas compétent, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a la nécessité de défendre un modèle qualitatif, ultra-qualitatif, qu'il y a effectivement chez les Italiens, chez les Français, et qu'il faut pouvoir le faire de façon… Enfin, on ne peut pas mettre à la même échelle un céréalier de la Beauce qui a des centaines et des centaines d'hectares et un vigneron ou un éleveur qui a une échelle totalement différente. Donc, il faut défendre la qualité française et il faut la défendre par tous les moyens. Et c'est vraiment…
Je veux dire, le président du Sénat est lui-même très concerné par cette question-là.
Oui, à la fois… Et puis, il est aussi vétérinaire de profession de président du Sénat et donc concerné par cette crise de la dermatose nodulaire dans laquelle les vétérinaires sont très impliqués pour essayer d'accélérer la vaccination. En tout cas, justement, pour en parler, on va écouter la porte-parole du gouvernement ce vendredi matin qui estimait que la situation était sous contrôle et qu'il n'y avait plus de foyers infectieux.
Aujourd'hui, il n'y a plus de foyers de dermatose à ma connaissance. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que la stratégie vaccinale qui touche les huit départements au-dessus de l'Espagne, donc en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, avance. Et on a signé la mobilisation générale. On a 100% des Pyrénées-Orientales, pour vous donner cet exemple, qui a été vaccinée, 60% de l'Aude qui a été vaccinée et 30% de l'Ariège.
Pablo, le gouvernement est sur le pont, sur tous les fronts, pour essayer de résoudre cette crise sanitaire qui touche l'agriculture.
Oui, il est sur tous les ponts.
Elle est bien gérée, cette crise, par Sébastien Le Corneau ?
La question, ils ont fait un choix. Et ils ont fait ce choix d'une vaccination partielle et de l'abattage de tout le troupeau, s'il y avait un cas de dermatose. Peut-être que vous avez...
Oui, enfin, c'est pas le gouvernement tout seul. Je pense qu'il y avait des vétérinaires, les syndicats étaient exactement...
Et l'AFNSEA était partie prenante aussi, en fait, de cette décision de stratégie nationale. Il y a des agriculteurs, notamment via des syndicats, qui n'étaient pas d'accord avec le choix de cette stratégie et qui ont exprimé ce désaccord assez naturellement. Après, savoir qui a raison, est-ce que c'est la coordination rurale et la confédération paysanne qui disaient, en fait, à partir des premiers cas de dermatose, qui disaient, nous, on veut la vaccination pour 100% des bêtes, ce qui, entre parenthèses, a un certain coût. Il y a 18 millions de...
Voilà, il y a 18 millions de vaches, donc bon, ça fait beaucoup de vaccins, c'est évident, mais c'est ce qu'ils demandaient, ce n'est pas ce qu'ils ont obtenu. Voilà, il y a un débat. Savoir s'ils ont raison ou pas, c'est un peu compliqué. En tout cas, ils font ce qu'ils peuvent. Enfin, je suis certain qu'à la fois Annie Gennevar, Maude Bréjon, tout le monde de la FNSEA, la coordination rurale et la confédération paysanne, tout le monde essaye de faire son maximum pour qu'il y ait un minimum de bêtes qui meurent, pour que les paysans et les agriculteurs soient le moins impactés possible par cette crise dramatique.
D'ailleurs, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, reçoit ce vendredi les syndicats... Ce matin. Voilà, ce vendredi matin, il reçoit les syndicats agricoles, avec d'ailleurs une union assez originale entre la confédération paysanne, plutôt à gauche, coordination rurale, plutôt soutenue par le Rassemblement national, contre cette stratégie sanitaire. Oui, c'est un attelage assez étonnant, d'un point de vue syndical, mais on voit aussi que... Est-ce que c'est un attelage populiste, qui va à l'encontre des décisions scientifiques qui sont prises ?
Oui, dans le sens où, effectivement, il y a un collectif sanitaire qui est assez unanime sur le fait que la stratégie qui a été adoptée, et qui a été adoptée dans d'autres pays aussi, fonctionne plutôt bien. D'ailleurs, ce qui est assez amusant, entre guillemets, c'est que les premiers cas de DNC, on les a... sont apparus cet été, en Savoie, et ça a été... on n'a pas eu de remous particulier. On entendait ça et là des éleveurs exprimer la difficulté d'abattre leurs troupeaux, mais c'est une région qui, en termes d'élevage, il y a beaucoup d'élevage, ils sont très solidaires, les choses ont été bien expliquées, ça s'est plutôt bien passé, et la maladie a été contenue.
Là, c'est vrai qu'on est arrivé... Elle est arrivée, malheureusement, dans une région qui, d'un point de vue syndical, elle est beaucoup plus remuante, qui cumule beaucoup de difficultés en termes d'agricole. Il y a de la sécheresse, ils sont très exposés au changement climatique, il y a la crise de la viticulture. Donc, ça explique pourquoi ça s'est enflammé. Tout d'un coup, c'est vrai que je pense qu'il y a un jeu syndical aussi assez fort entre, d'un côté, la FNSEA et de l'autre côté, la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale.
On savait que cette semaine serait très agitée d'un point de vue social, notamment avec le Mercosur, et probablement que les deux autres syndicats ont voulu occuper un peu le terrain, notamment avec la DNC, en amont du Mercosur. Donc, je pense que ça explique aussi cette configuration syndicale un peu particulière. Alain Crugère, pour conclure ?
Non, moi, ce qui me frappe quand même, c'est cette détresse des paysans. Le fait de...
Là, ce n'est pas fin, oui.
Non, mais oui, c'est tellement... C'est-à-dire, la relation que les éleveurs dans les petits élevages ont avec leurs bêtes, c'est une relation familiale, intime. Voir disparaître son troupeau, c'est une déchirure terrible. Mais en même temps, c'était eux qui donnaient les meilleurs laits, qui faisaient les meilleurs fromages. Enfin, vous voyez, il y a tout ce lien. Alors, c'est vrai que quand ça s'est passé en Savoie cet été, ça s'est, entre guillemets, pas trop mal passé, que de nouvelles bêtes reviennent aujourd'hui dans les étables. Mais moi, je pense qu'il faut être quand même conscient de cette douleur, de cette déchirure, quel que soit le conflit politique, qui est extrêmement fort.
On a eu exactement la même stratégie sanitaire lors de la grippe aviaire. qui touche les volailles, pour le coup. On abattait aussi totalement tous les élevages qui étaient touchés. Et c'est vrai que là, on voit la spécificité du rapport dans l'élevage bovin. C'est-à-dire qu'au temps des volailles, on s'en fout. Je ne sais pas si on s'en fout. Un peu moins, mais aussi. On peut en faire revenir. Un mois plus tard, on peut remplir son élevage. C'est vrai que sur l'élevage bovin, c'est sous les troupeaux qu'on a parfois depuis 15 ans, 20 ans. Donc, il y a cet attachement particulier à l'animal. Merci à tous les trois pour ces échanges autour de nos agriculteurs en détresse.
On va finir par une note positive. Et toujours sur les animaux, avec cette histoire du jour qui nous emmène en Seine-et-Marne, près de Coulomiers, l'histoire de Maurice, un sanglier qui était menacé d'euthanasie et qui a finalement été sauvé grâce à la mobilisation de l'influenceur Jérémstar et de Stéphane Lamarre. Stéphane Lamarre, un jour, tombe sur ce sanglier, sur le bord de la route, et le retrouve au même endroit le lendemain et le surlendemain. Il comprend que c'est un sanglier qui a été domestiqué et il souhaite alors le récupérer pour éviter qu'il ne périsse dans la forêt. Mais la loi interdit la détention d'animaux sauvages domestiques.
Alors, après une bataille juridique, médiatique et grâce à l'influenceur Jérémstar, eh bien, Maurice le sanglier a été accueilli dans la propriété de plusieurs hectares d'un vétérinaire qui avait les autorisations pour l'accueillir. Et aujourd'hui, eh bien, Maurice le sanglier coule des jours heureux auprès d'une laie. Donc, voilà, comme le président américain a gracié une dinde à Noël, eh bien, Coulomier a gracié un sanglier pour les fêtes. Voilà pour cette histoire. Mais il y en a beaucoup trop des sangliers. Il y en a beaucoup trop, c'est vrai.
Ils font des dégâts. Ils font beaucoup de dégâts et on ferait mieux de faire mieux gérer la population.
Merci à tous les trois d'avoir participé à cette dernière émission de l'année. Olivia Détroya, pardon, pour le Figaro, Pablo Pied-Ovivien pour la revue Regards et puis Alain Kruger avec votre livre que je présente une nouvelle fois. On ne parle pas la bouche pleine. Oui, c'est un très beau cadeau. Je le sais. C'est un excellent cadeau sous le sapin. La gastronomie vue par le prisme culturel. Merci à tous les trois. C'était la dernière émission Bonjour Chez Vous de l'année. Toutes les équipes de Public Sénat vous souhaitent de très belles fêtes de fin d'année et on se retrouve en janvier, en début d'année 2026. Très bonne suite des programmes sur Public Sénat.
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