Baisse des dotations pour l'apprentissage : "Emmanuel Macron a trahi sa promesse", déplore le président du Medef Alsace
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Chapitres
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Questions et réponses
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À quel point ça va se ressentir sur le nombre d'apprentis que vous allez pouvoir embaucher dans nos entreprises en Alsace ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Quelle est la conséquence du coup direct de cette coupe budgétaire décidée récemment par le gouvernement pour nous en Alsace et pour vos entreprises ?
- 2:44FerméeRéponse directe
Ça correspond à vos estimations au MEDEF ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Est-ce que le MEDEF s'engage à aider à peut-être faire un effort aussi pour les engager malgré la baisse de ces dotations de l'État ?
- 4:24OuverteRéponse directe
Vous considérez que l'État n'est pas au rendez-vous de l'enjeu ?
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Est-ce qu'il va réussir à garder le cap ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« une diminution de près de 90% du budget »
- 0:49InvitéChiffre
« On avait déjà des diminutions de 10 à 15% l'année dernière »
- 1:11InvitéChiffre
« On a appris ça du jour au lendemain, 101 millions au moins »
- 1:50InvitéChiffre
« je pense qu'on aura à nouveau une baisse entre 10 et 15% du nombre d'apprentis »
- 2:19InvitéFait
« On va encore avoir un peu plus de chômage des jeunes »
- 2:24InvitéChiffre
« on fait partie des cancres de l'Europe avec 21% du chômage des jeunes »
- 2:30InvitéChiffre
« 1,5 million de jeunes de moins de 25 ans, 1,5 million, n'ont pas d'emploi, pas de métier et pas d'avenir »
- 4:36InvitéFait
« Il a, comment dire, il a trahi ses promesses et son ambition »
- 4:45PrésentateurPromesse
« Emmanuel Macron qui avait promis un million d'apprenants à la fin du quinquennat »
- 4:54InvitéChiffre
« Je pense qu'effectivement, si on est à 800 000 ou 750 000, ça sera bien »
Temps de parole
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Coupe claire dans le budget alloué à la filière apprentissage en Alsace. La décision du gouvernement pour compenser le coup de la guerre en Iran. Il va falloir faire avec un peu plus de 2 millions d'euros seulement dans notre région Grand Est, contre 17 millions jusqu'à présent. C'est une diminution de près de 90% du budget. Bonjour Franck Favre. Bonjour à vous et merci de me recevoir. Le président du MEDEF, l'organisation patronale en Alsace. A quel point ça va se ressentir sur le nombre d'apprentis que vous allez pouvoir embaucher dans nos entreprises en Alsace ?
Il faut dire quand même une chose. En Alsace, on est une terre d'apprentissage. Depuis 3 ans, on coupe les accompagnements. Ce ne sont pas des aides, c'est de l'accompagnement à l'apprentissage. On avait déjà des diminutions de 10 à 15% l'année dernière. Au niveau des différentes CFA, industrie, hôtellerie, restauration et bâtiments. Et on trouve que c'est dramatique. En plus, cette coupe a été faite sur les fonds qui sont gérés par les partenaires sociaux sans concertation. Donc on a appris ça du jour au lendemain, 101 millions au moins. On considère ça comme une injustice et puis une incompréhension, étant donné que pour nous, l'apprentissage est quelque chose de vertueux.
C'est vraiment une ascenseur sociale et surtout qu'on touche un public de jeunes en difficulté et on trouve ça lamentable.
L'apprentissage où les jeunes, souvent des jeunes d'ailleurs, vont passer une ou deux semaines à l'école. Puis la même chose dans les entreprises pour se faire la main. Quelle est la conséquence du coup direct de cette coupe budgétaire décidée récemment par le gouvernement ? Pour nous en Alsace et pour vos entreprises ?
Écoutez, je pense qu'on aura à nouveau une baisse entre 10 et 15% du nombre d'apprentis. Comment voulez-vous qu'effectivement les chefs d'entreprise font face, tout comme les citoyens, à des augmentations tout azimuts des matériaux, des coûts ? Et en plus, effectivement, on leur rogne le peu d'accompagnement qu'ils ont au niveau de l'apprentissage. Donc il va encore avoir une baisse. On va encore avoir un peu plus de chômage des jeunes. Déjà qu'on fait partie des cancres de l'Europe avec 21% du chômage des jeunes.
Et puis, un chiffre quand même, alors il est national, j'attends effectivement ce chiffre au niveau Alsace, mais 1,5 million de jeunes de moins de 25 ans, 1,5 million, n'ont pas d'emploi, pas de métier et pas d'avenir.
8 alternants sur 10 trouvent un job après une formation en alternance. 8 sur 10, c'est le chiffre de la Chambre des métiers. Ça correspond à vos estimations au MEDEF ?
Oui, oui, tout à fait.
Est-ce que le MEDEF s'engage à aider, justement, à peut-être faire un effort aussi pour les engager, malgré la baisse de ces dotations de l'État ? Est-ce que vos entreprises peuvent quand même faire le travail, quelque part, puisque l'Observatoire français des conjectures a souligné récemment un effet d'aubaine gigantesque, comme si ça ne vous fait pas de la main-d'œuvre gratuite, mais presque, comme si les entreprises pouvaient en profiter, quelque part, de cet apprentissage ?
Écoutez, ça, c'est toujours le même discours. Le méchant chef d'entreprise, les méchants entreprises. En tout cas, moi, je peux parler, effectivement, de mon groupe. J'ai discuté de ça avec un autre chef d'entreprise hier. On va continuer à prendre des apprentis, parce que demain, c'est nos employés de demain, et on considère qu'effectivement, ce serait une faute de ne pas reprendre et continuer l'apprentissage. Donc, on va faire cet effort. Après, il est individuel. Chaque entreprise fait ses choix. Mais en tout cas, les deux chefs ou trois chefs d'entreprise avec qui on a discuté hier par rapport à cette coupe, on va renouveler le même nombre d'apprentis à la rentrée en septembre.
C'est une forte annonce, ce matin, de la part du MEDEF. Ça, dans les grandes comme dans les petites entreprises ?
Écoutez, on va militer pour qu'on ait cette responsabilité sociale, sociétale. C'est comme pour, effectivement, les stages de seconde, les stages de troisième. On est très, très mobilisés pour la jeunesse.
L'apprentissage filière d'excellence, disait Emmanuel Macron. Vous considérez que l'État n'est pas au rendez-vous de l'enjeu ?
Il l'était. Et je ne sais pas ce qui s'est passé depuis trois ans. Il a, comment dire, il a trahi ses promesses et son ambition.
Emmanuel Macron qui avait promis un million d'apprenants à la fin du quinquennat. Est-ce qu'il va réussir à garder le cap ?
Écoutez, on les avait. Je pense qu'effectivement, si on est à 800 000 ou 750 000, ça sera bien.
Franck Favre, en tout cas, merci. On entend votre inquiétude ce matin. Monsieur le président de l'organisation patronale MEDEF en Alsace. Merci d'avoir été l'invité ici, Alsace.
Merci, bonne journée. Merci à vous deux, ici.fr, pour retrouver l'interview dès maintenant, 7h54. 4h.
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