Élection au Medef : "La France a bougé mais le Medef n’a pas bougé", selon le président de la CCI des Yvelines, candidat à la succession de Geoffroy Roux de Bézieux
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans le grand bain ?
- 1:03RelanceRéponse directe
Les 4 millions de qui vous parlez ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Vous dites révolter en tout cas par un MEDEF verrouillé de l'intérieur, qu'est-ce que vous entendez par là ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Vous appelez notamment le MEDEF à tourner la page du MEDEF d'accompagnement, c'est-à-dire que le mouvement doit être plus offensif, partir en guerre ?
- 2:35RelanceRéponse directe
Ce n'est pas le cas aujourd'hui quand vous dites un MEDEF qui est trop d'accompagnement, c'est-à-dire qu'il est trop de mèche avec le pouvoir, c'est ce que vous sous-entendez ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Alors comment vous allez faire, Guillaume Quérou, concrètement, si vous êtes élu président du MEDEF ? Quelle sera votre action prioritaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueChiffre
« le moment l'appelle et que nous sommes à un tournant de notre histoire où les entrepreneurs, elle est invisible, on est près de 4 millions en France »
- 1:05Invité politiqueChiffre
« On a un peu plus de 4 millions de chefs d'entreprise en France »
- 1:31Invité politiqueFait
« le monde a bougé, la France a bougé et le MEDEF n'a pas bougé, n'a pas été à la manœuvre sur la réforme des retraites et a gardé cette image très élitiste »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« la moyenne d'âge des entrepreneurs c'est 35 ans et aujourd'hui un entrepreneur sur deux a moins de 30 ans et la moitié des entrepreneurs sont des femmes et la moitié des entrepreneurs sont issus des territoires ruraux et des quartiers populaires »
- 2:27Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui on a près de 3 millions également de demandeurs d'emploi »
- 3:21Invité politiquePromesse
« Trois lignes très claires, oser, rassembler et protéger davantage »
- 3:34Invité politiqueFait
« notamment je pense à LVMH la semaine dernière »
- 4:41Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui on arrive quasiment à la parité parfaite chez les créateurs d'entreprises »
- 4:49Invité politiqueChiffre
« on arrive à 45%, on arrive à un peu plus de 45% »
- 5:18Invité politiqueFait
« Oui, cette réforme est nécessaire maintenant effectivement sur la méthode, on aurait peut-être pu expliquer davantage »
Temps de parole
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Bonsoir à tous, la campagne pour l'élection, la présidence du MEDEF est partie, ça y est, cette campagne a démarré. Il s'agit bien sûr de trouver un successeur à l'actuel président du MEDEF, Geoffroy Roux-de-Bézieux. Le scrutin aura lieu le 6 juillet prochain. Alors pour l'heure, quatre candidats sont en lice, Madame Dominique Carlac, Patrick Martin, Pierre Brajeux et Guillaume Quéroux qui est avec nous. Bonsoir Guillaume Quéroux. Bonsoir Emmanuel Cuny. Alors vous êtes entrepreneur, dirigeant précisément d'une ETI, une entreprise de taille intermédiaire, et vous présidez la chambre de commerce et d'industrie des Yvelines.
Alors vous venez d'officialiser votre candidature à cette présidence du MEDEF, vous êtes âgé de 50 ans, dont vous êtes en fait le Benjamin des prétendants. Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans le grand bain ?
Tout simplement parce que le moment l'appelle et que nous sommes à un tournant de notre histoire où les entrepreneurs, elle est invisible, on est près de 4 millions en France, ne sont pas, de mon point de vue, suffisamment représentés au MEDEF.
Les 4 millions de qui vous parlez ?
On a un peu plus de 4 millions de chefs d'entreprise en France et c'est vrai que l'idée c'est comment les représenter au mieux, sachant qu'aujourd'hui le MEDEF a une image très élitiste, une image très CAC 40 et j'ai envie de casser, de rentrer le MEDEF dans une modernité.
Justement vous dites révolter en tout cas par un MEDEF verrouillé de l'intérieur, qu'est-ce que vous entendez par là ?
Oui parce que le monde a bougé, la France a bougé et le MEDEF n'a pas bougé, n'a pas été à la manœuvre sur la réforme des retraites et a gardé cette image très élitiste. Et je veux aujourd'hui, ce qui est intéressant de savoir, c'est que la moyenne d'âge des entrepreneurs c'est 35 ans et aujourd'hui un entrepreneur sur deux a moins de 30 ans et la moitié des entrepreneurs sont des femmes et la moitié des entrepreneurs sont issus des territoires ruraux et des quartiers populaires.
Alors vous appelez notamment le MEDEF à tourner la page du MEDEF d'accompagnement, c'est-à-dire que le mouvement doit être plus offensif, partir en guerre ?
C'est surtout un MEDEF qui doit permettre en tout cas de réconcilier les Français avec l'entreprise, avec l'économie, de permettre de libérer l'esprit d'entreprise et de permettre à l'ensemble de ceux qui le souhaitent. Aujourd'hui, on a près de 3 millions également de demandeurs d'emploi, de pouvoir créer leur activité et donc il va falloir qu'ils s'identifient dans le MEDEF.
Ce n'est pas le cas aujourd'hui quand vous dites un MEDEF qui est trop d'accompagnement, c'est-à-dire qu'il est trop de mèche avec le pouvoir, c'est ce que vous sous-entendez ?
Aujourd'hui, si on prend l'exemple de la réforme des retraites, on peut dire qu'on a raté notre rendez-vous, le MEDEF a été totalement inaudible sur ce sujet et je veux en tout cas permettre davantage d'actions sur le terrain des entrepreneurs et les entrepreneurs aujourd'hui, ce n'est pas tant l'âge de départ à la retraite qui les intéresse, c'est comment on les aide au quotidien et comment on les représente. Donc c'est cette modernité, cet esprit d'entreprise que je veux insuffler dans cette très grande maison que je côtoie maintenant depuis une quinzaine d'années.
Alors comment vous allez faire, Guillaume Quérou, concrètement, si vous êtes élu président du MEDEF ? Quelle sera votre action prioritaire ? On ne va pas passer le programme d'une manière hostile ?
Trois lignes très claires, oser, rassembler et protéger davantage. Aujourd'hui, il va falloir, moi je n'ai pas le patronat honteux, il faut pouvoir aussi défendre les très grandes entreprises lorsqu'elles sont attaquées, notamment je pense à LVMH la semaine dernière, je veux aussi représenter la grande diversité de toutes ces chefs d'entreprise, un peu plus de 4 millions de chefs d'entreprise qui aujourd'hui ont du mal à s'identifier du MEDEF et je veux surtout un droit protecteur universel pour l'ensemble des chefs d'entreprise, bien évidemment pour lutter contre cette bureaucratie.
Mais les entreprises, ce sont aussi et surtout les salariés. Comment défendre, comment comptez-vous défendre la valeur travail, Guillaume Quérou ?
Et bien effectivement, les entreprises créent de la richesse et la création de richesse est partagée avec l'ensemble des salariés et les deux finalement sont très complémentaires et ne s'opposent pas du tout. Et aujourd'hui notamment, un des sujets c'est cette valeur travail, comment on crée des passerelles entre le monde du travail, le monde de l'entrepreneuriat parce qu'effectivement on va revenir à une activité avec un plein emploi, mais grâce aux entreprises et grâce à cet esprit d'entreprise et l'entrepreneuriat.
Qu'envisagez-vous précisément pour ce qui est du travail des femmes, la place des femmes dans l'entreprise, dans les conseils d'administration notamment ?
Peut-être déjà un phénomène nouveau, c'est qu'aujourd'hui on arrive quasiment à la parité parfaite chez les créateurs d'entreprises. Donc il serait bien peut-être aussi en tant qu'organisation patronale, on arrive à 45%, on arrive à un peu plus de 45% et tous les ans ça monte, donc il y a quand même un engouement et notamment suite à la période que nous venons de traverser des femmes et moi j'aimerais notamment proposer au MEDEF la parité parfaite au niveau du conseil exécutif, qu'on ait autant de femmes que d'hommes au conseil exécutif.
Quel regard portez-vous, quel jugement portez-vous de l'action d'Emmanuel Macron, le président de la République, sur la réforme des retraites ? Il a fait le job ? Il a eu raison d'aller jusqu'au bout ? De tenir bon ?
Oui, cette réforme est nécessaire maintenant effectivement sur la méthode, on aurait peut-être pu expliquer davantage et peut-être regarder ce qui se fait aussi en Europe avec peut-être des mix entre retraite par répartition et retraite par capitalisation. Ça existe notamment dans les pays nordiques.
Alors le scrutin Guillaume Quéroux, donc je rappelle, candidat à la présidence du MEDEF le 6 juillet prochain, pour participer à ce scrutin, il vous faut recueillir précisément 150 signatures auprès des 560 membres de l'Assemblée Générale du MEDEF. A combien vous en êtes ce soir ?
Aujourd'hui c'est plutôt en bonne voie, maintenant c'est vrai qu'on a un certain nombre de... En bonne voie c'est combien ? On devrait approcher les 150, vous savez qu'il y a une plateforme, une plateforme en ligne, et donc là il faut voir comment ça se transforme entre les intentions de parrainage et les parrainages réels. Mais je suis assez confiant sur ce sujet. La puissante UMM de la métallurgie prend partie pour... J'ai des parrainages de l'UMM, j'en ai des différentes grandes fédérations.
Même si l'UMM joue particulièrement le candidat principal ?
Chaque grande fédération peut parrainer trois candidats, et notamment en cette pré-campagne il n'y a aucun problème.
Alors certains vous accusent de rouler in fine pour le favori que je viens de citer, Patrick Martin. Un désistement de dernière minute. Qu'est-ce que vous répondez à ces personnes ?
Disons que quand je dis que le système est verrouillé, je ne pense pas rouler pour Patrick Martin. Moi ce que je veux c'est pouvoir représenter la diversité des entrepreneurs en France. Et voilà, c'est ce que je vais m'acharner à faire.
Merci Guillaume Guéraud, invité de l'écho ce soir. Et je rappelle donc président de la Chambre de Commerce et Industrie des Yvelines, et surtout candidat à la présidence du MEDEF.