Hantavirus : quel risque épidémique ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 14 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:01OuverteRéponse directe
Faut-il craindre une résurgence de l'épidémie du fait de protocoles moins stricts dans d'autres pays ?
- 14:02OuverteRéponse directe
Quels sont les scénarios d'évolution les plus probables de l'épidémie ?
- 15:03OuverteRéponse directe
Pourquoi le ministère a-t-il réévalué les conditions d'isolement des cas contact ?
- 16:04OuverteRéponse directe
La disponibilité des masques FFP2 est-elle suffisante pour une propagation ?
- 17:01OuverteRéponse directe
Les peu de cas recensés sont-ils un obstacle au développement de nouveaux traitements ?
- 18:02OuverteRéponse directe
Comment rassurer la population face à l'emballement médiatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« c'est une transmission qui n'est pas si facile »
- 10:00Chiffre
« il y a cinq virus qui ont été séquencés »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans 100 % Sénat. Virus rare et encore largement méconnu.
L'antairus inquiète. Alors, les sénateurs ont réuni médecins, infecteiologues et responsables de santé publique pour dresser un état des lieux, des connaissances sur cette maladie. Les experts ont également détaillé la gestion par l'État du rapatriement des croisiristes français qui étaient sur le navire foyer de l'épidémie.
Ils ont aussi évoqué la coopération internationale en matière de santé. On écoute juste quel quelques mots en tant que directeur général de la santé, vous vous savez que le le ministère de de la santé au sein de la DGS héberge un centre de crise sanitaire qui une évolution issue du rétexte de la crise Covid puisque ce centre a été créé en mars 2024. Il existait au préalable bien évidemment une sous-direction au sein de la DGS qui s'appelait la sous-direction VSS un veil et sécurité sanitaire dans lequel il y avait déjà une une organisation et une structure et donc je vais citer l'acronyme mais que vous allez sûrement reconnaître qui est le Corus he cette structure de de 17 à 20 personnes qui en fait régulent et assure la réponse et la gestion immédiate avec les acteurs de terrain sur des émergences et le centre de crise sanitaire lui desberges en plus du corus, une structure de coordination transversale et notamment vers l'international mais aussi vers l'interministériel puisque dès lors qu'il y a une crise que ce soit CR Montana que ce soit Chido, que ce soit actuellement bien évidemment Ebola, nous travaillons en collaboration interministérielle avec les centres de crise d'autres ministères notamment le CDCS le centre de de crise et de soutien du ministère des affaires étrangères et et internationales, mais ça peut être aussi le COGIC qui est le centre de crise du ministère de l'intérieur avec qui nous avons des des euh des euh des des relations très très proches.
Donc ce centre de crise sous sous ma sous ma direction et sous celle du cabinet de la ministre et dans le cas de cette crise également sous la coordination du premier ministre lui-même qui nous a réuni 5 jours d'affilé au début de cette crise anta virus pour assurer une une cohérence dans les décisions politiques et et d'en assurer bien évidemment tout le déploiement et donc ça on s'y emploie et vous l'avez peut-être vu dans dans le terme de la communication de cette crise parfois il y a des crises épidémiques puis il y a des crises de communication ou de médiatisation à l'extrême et et sans faussement rassurer, il faut être très clair, très calme, hein. Si on si on ne l'est pas, la population ne le sera pas. D'autant plus que la population a une certaine résilience et compréhension de ce qu'ils ont vécu pendant, on l'a vécu en tant que citoyen pendant la crise Covid et qui n'est pas finalement si si loin.
Et donc c'est cette cohérence de communication parce que vous l'avez vu, c'est la ministre de la santé elle-même qui s qui s'exprime sur les sujets en conférence de presse ou par des tweets ou par des communiqués de presse. La DGS, elle s'exprime par des supports de communication mais qui sont notre notre quotidien lorsqu'il y a des situations sanitaires exceptionnelles ou autres par des DGS urgents qui s'adressent à l'ensemble des des professionnels de de santé par des mines centes qui sont un petit peu des des des éclairages et des recommandations de mise en œuvre sur le territoire à destination des DG des ARS. Et il y a enfin un un mars qui sont des messages d'alerte rapide sanitaire.
à destination des des DG des hôpitaux et qui sont en général très vite diffusés au directeur qualité puis ensuite au aux chefs de service d'infectionologie ou de ou de de prévention et de contrôle de l'infection, ce qui était ma position quand j'étais au CU Nant avant de de prendre cette cette fonction. Donc toute cette organisation là est à la charge bien évidemment opérationnelle de la de la DGS via son corus dans cet écosystème dont je viens de vous parler. Et puis je voulais remercier deux des trois experts mais sans sans sans sans oublier Gill aussi hein, c'est que la quand on a une [grognement] émergence comme ça, alors l'anirus, on va y revenir, ben vous vous allez l'expliquer, est une maladie qu'on connaît he surtout sur le sur l'ancien monde avec certaines formes.
On connaissait moins celle-ci, peu de publications scientifiques 2007 2020 sur lesquelles on on s'appuie. Euh mais on a besoin euh quand on est une administration centrale ou ou un ministre qui est euh très souvent questionné d'ailleurs question au parlement bah d'avoir des éléments de réponse. Alors certes, il y a les mesures de gestion que l'on prend et on on arbitre et c'est c'est une décision politique de prendre telle ou telle mesure mais souvent elles sont éclairées et elles sont éclairées par la science et en tous les cas c'est vraiment la volonté de de la ministre Stéphanie Ritz de de de s'entourer d'expertise.
Et on a un groupe, on a constitué un groupe, la ministre a constitué un groupe d'experts dont tous les deux faites faites partie bah pour avoir toute l'analyse de la littérature sur les modélisations possibles qui nous aident avec des modélisateurs. Il y a la la NRS et milieux, peut-être que vous connaissez avec Yasdan, Yasdan, Pana où où sont son ses représentants, mais il y a aussi euh la société enfin la la santé publique France qui nous éclaire sur l'épidémiologie, sur des sur des sur des classements, sur des définitions, sur l'épidémiologie également. Il peut y avoir aussi le Centre national de référence qui nous éclaire sur ben qu'est-ce que ce virus, quel est son comportement, est-ce qu'il est séquencé ? parce que c'est une c'est une c'est une un nouveau virus dont on connaît moins les modes de transmission et donc on est plus on est plus en difficulté sur les mesures à à proposer si ce n'est faire de des mesures vraiment de précaution.
Euh et on a également bah des des infecctionologues, on a la Coreb Xavier professeur Xavier l'Escure vous expliquera ce qu'est la la Coreb. Donc toutes ces instances là nous alimentent régulièrement par des notes. On les presse parfois dans des dans des délais très contraints et on les réunit régulièrement toutes les semaines pour faire le point de l'actualité et préparer des éléments de langage mais aussi préparer des décisions de de de mesures de de contrôle.
Voilà ce que je pouvais dire en introduction. Très bien. Merci le professeur l'Escur.
Merci mesdames et messieurs. Merci de votre invitation. Je vais essayer d'être concis puis je répondrai évidemment à tout toutes les questions qui me seront posées.
Xaviercur donc je suis infecciologue avec une formation de santé publique. Je travaille à l'hôpital Bicha comme ça a été dit. Je suis aussi responsable de la Coreb.
Je vais essayer rapidement vous expliquer ce que c'est. C'est en gros une mission de coordination nationale qui est chargée de l'animation du risque épidémie biologique au niveau des établissements de santé de référence en métropole et au niveau hexagonal. au niveau hexagonal et au niveau ultramarin, excusez-moi.
Euh en gros, c'est euh un contact régulier avec la Direction Générale de Santé et le CCORUS avec SPF, ANRS et toutes les instances qui qui s'occupent de de cette préparation pandémique et de la réponse. Euh en gros, nous on a trois missions. C'est d'abord la rédaction des procédures et des référentiels techniques adaptables sur le terrain en fonction des recommandations ministérielles.
Le deuxième c'est de l'animation de réseau et donc c'est une une nourriture et une des échanges quasi perpétuels toute l'année pour que le réseau soit entraîné, qu'il se connaisse et qu'il sache répondre en temps et en heure. Et le troisième, c'est des formations, c'est du maintien en compétences et c'est des formations notamment peut-être en urgence quand on a des émergences comme celle-ci. Euh et donc on a un petit noyau de 6 personnes et on a 17 sur tout le pays qui tissent le le territoire national avec des relais dans chaque établissement. des infectectionologues, des virologues, des réanimateurs, des hygiistes, des directeurs, de des administratifs, des cadres de santé.
Euh je suis donc clinicien et je vais essayer de vous expliquer même si je pense qu'aujourd'hui vous connaissez tous la maladie, mais peut-être les principales caractéristiques qui nous qui nous occupent notamment sur un les modes de transmission peut-être par rapport au au protocoles sanitaires qui ont été mis en place en fait. Bon, vous maintenant vous savez et Didier le pellettier l'a dit, en gros, il y a deux formes de la maladie en Europe et en Asie qui donne une atteinte rénale et potentiellement hémorragique avec une certaine gravité non négligeable de 1 à 5 %. et la forme entre guillemets de du nouveau monde dans les Amériques, nord et sud qui donne plutôt une atteinte cardiopulmonaire, plutôt pulmonaire d'ailleurs que cardiaque.
C'est sont à peu c'est la même famille de virus et la caractéristique c'est que le virus se trouve dans un réservoir animal qui est essentiellement les rongeurs mais aussi certains certains poissons, certains reptiles et l'infection à l'homme est accidentelle et donc c'est en général soit par un contact direct avec un animal soit par aérosolisation de déjection urine facessesse et cetera et à l'occasion par exemple de travaux ruraux puisque c'est quand même là où on a des rats, même si à Paris, par exemple, dans les grandes villes, il y a aussi beaucoup de rats, donc c'est pas uniquement une maladie rurale en théorie. Euh vous pouvez par aérosolisation et inhalation vous vous contaminer par le virus. Euh et puis dans de rares cas, mais c'est le cas qui occupe qui a occupé qui occupe encore le navire MVUS.
Certaines souches dont et uniquement la souche endine est transmissible par voie interhumaine. C'està-dire que un humain infecté peut le transmettre à un autre humain. Cette cette transmission est peu efficace.
On ne connaît pas encore très bien les modes de transmission puisque on l'a dit, c'est une maladie rare, c'est une maladie négligée qui est peu étudiée, qui est récente. Donc on n pas toute la science et la connaissance concernant cette maladie mais à priori c'est une transmission plutôt par la salive, par les gouttelettes. C'est peu efficace et tous les toutes les les clusters, toutes les petites épidémies qui ont lieu en Amérique latine montrent que ça fait 5 10 15 4 cas au maximum.
C'est des événements extrêmement contaminateurs, des mariages et cetera et ça s'éteint assez rapidement et dès qu'on met en place des mesures euh de de barrière universelle entre guillemets, on on on casse la transmission et on éteint les épidémies assez rapidement. Malgré tout, à quand on a démarré, on avait pas le virus séquencé et c'était dans un bateau qui exacerbe l'exposition et la transmission. Donc on a pris des principes de précaution importants.
La cinétique virale par rapport à la transmission. En gros, on a on a peu de données, mais ce qu'on peut en dire aujourd'hui, c'est que c'est une maladie, on va y revenir, de l'endotélium, c'est-à-dire de la paroie des vaisseaux. On est on s'infecte par aérosol et par voie respiratoire.
Et ensuite, le tropisme du virus pour la cellule, c'est la cellule endotéliale, c'est-à-dire celle qui euh est dans la paroie des vaisseaux. Quand cette cellule est infectée, soit par l'inflammation, soit par l'infection directe du virus, elle entraîne des dégâts qui vont rendre cette paroie perméable. Et donc, il va y avoir une espèce de suffusion et une perte de liquide sanguin dans des organes qui normalement devraient rester.
Et donc, c'est ça qui génère le dème. OK. Et euh la cette pathologie endothéliale explique le fait que la réplication virale, la multiplication du virus d'après les quelques données qu'on a commence par le sang puisque c'est l'endroit cible du virus.
Et et ce qui est intéressant et ce qui est assez confortable avec le peu de données qu'on a, c'est que cette réplication virale commence, ce qui est classique, en général 7 à 10 jours avant les premiers signes cliniques. Et on ce qu'on a observé toujours sur des données peu robustes parce que peu de patient, c'est que sur des modélisations, sur des lissages de courbes, les patients ensuite peuvent excréter du virus au niveau de la salive, des urines, des fesses 2 à 3 jours avant les premiers signes cliniques. Donc on a un marqueur biologique précoce qui précède les premiers signes cliniques.
Les premiers signes cliniques sont atypiques, sont banaux banales entre c'est un syndrome sodoripal, on est on est un petit peu fatigué, on a mal au ventre, on a mal à la tête et on peut avoir de la fièvre. Et puis de tr jours après, on va faire la teinte viscérale. Si on est entre guillemets en Europe, dans l'ancien monde, on va faire l'atteinte rénale, potentiellement hémorragique 1 % de mortalité.
Si on est si on a contracté une souche américaine, je vais je vais Vous voulez que j'accélère un peu ? Non, c'est bon. Euh si on a contracté une souche américaine, on va faire une maladie pulmonaire euh et avec une sévérité plus importante de l'ordre de 25 30 voire plus de létalité de mortalité dans la prise en charge des malades.
Ce qu'il faut dire aussi et vous le savez probablement aujourd'hui et c'est en lien avec les protocoles sanitaires, le suivi, la durée de la surveillance, c'est que cette cette expression clinique commence par un long silence qui est ce qu'on appelle la durée d'incubation, la période qui sépare le contact avec le virus des premiers signes cliniques. Et quand on regarde très attentivement cette durée d'incubation, si on a des marqueurs biologiques, et ben l'incubation, elle sera elle aura un critère virologique. Si on s'en limite à la clinique, cette durée d'incubation est en médiane au maximum.
Enfin, la plus les cas vont survenir, la plus grosse probabilité de survenu, c'est entre la 2è et la 3è semaine, mais elle peut s'espacer entre une à 6 semaines après le contact avec le virus. C'est très long pour une maladie infectieuse. Euh ensuite sur la la mortalité, je l'ai dit, la guérison en général peut occurrer quelques séquelles, mais il y a très peu de données, mais à priori ça peut engendrer comme le Covid long des troubles hormonaux décrits par les Sud-Américains.
Le traitement, on l'a dit, pas de traitement spécifique, antiviral, des traitements, ça donne beaucoup de d'inflammation. Donc, on peut avoir possiblement des traitements immunomodulateurs qui vont modifier cette réponse très inflammatoire à l'autre. En théorie, on peut avoir des traitements pour protéger cette paroie des vaisseaux, mais on a absolument aucune preuve formelle d'efficacité ou quoi que ce soit pour protéger l'endotélium.
Mais tout ça est théorique. On a rien sur l'étagère et on n pas de vaccin donc les traitements sont ce qu'on appelle les traitements de support et quand les formes sont très graves, le traitement de support c'est la réanimation, l'intubation voire le poumon artificiel. Euh les modes de les le la prévention de la transmission est liée au mode de transmission dont on a parlé.
C'est peu transmissible mais aujourd'hui on est maximaliste et on se protège au niveau des aérosols respiratoires plutôt gouttelettes donc un masque et par contact direct des gants et des lavages des mains. Et je reviendrai je pourrais revenir éventuellement sur les protocoles sanitaires qui ont été mis en place et vous donner l'éclairage du terrain. Professeur la bien merci beaucoup merci beaucoup de me donner la parole.
Euh donc mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs, je vais plutôt moi vous parler de l'état de la recherche et de la coopération européenne euh puisqu'on a vu qu'en fait on n'est pas du tout face à une crise potentiellement sanitaire isolée en France mais qu'en fait toute l'Europe a été concernée par les rapatriés du bateau et également les cas contacts dans les avions. Donc le moi je m'exprime à plusieurs titres. Alors tout d'abord au titre de clinicienne et je me suis occupée il y a plusieurs années de cas de personnes infectées par un anvirus du côté qui a été acquis du côté des Ardenes en deux jeunes personnes qui se sont infectées en vidant une cave inondée donc au contact avec des déjections et qui ont fait plutôt des formes rénales.
Je suis également épidémiologiste, donc spécialiste de la transmission des maladies infectieuses. Et surtout la raison pour laquelle je pense être ici, c'est parce que je m'occupe d'un gros réseau de préparation aux pandémies européen qui s'appelle Proact EU Response dont l'objectif est de préparer l'Europe à la à l'évaluation rapide de nouvelles de nouveaux traitements en cas d'émergence exactement comme ce qu'on voit aujourd'hui. Et ce projet ProACT response a une déclinaison française qui est financée par l'ANR qui s'appelle Open Remy et qui organise le territoire l'hexagone mais également les territoires ultramarins pour pouvoir répondre à au potentielles menaces sanitaires et ces travaux se menant en collaboration avec la Coreb dont le professeur l'escur s'occupe.
Donc comme vous l'avez bien vu en fait les antavirus justifient vraiment une vigilance sanitaire et scientifique particulière. On vous a dit que c'était des virus à transmission zoontique qui sont responsables de forme grave et l'Organisation mondiale de la santé classe justement ses agents euh comme des agents émergents à haut risque, ce qui implique un renforcement de la surveillance, la capacité diagnostique et de la préparation au flambé épidémique dans une logique one hills, c'est-à-dire qui associe la santé humaine, la santé animale et l'environnement. Et pour la France et l'Europe, en fait, l'enjeu actuellement, c'est pas du tout d'une pandémie à grande ampleur comme le Covid et vous l'avez bien vu ces dernières semaines, mais en fait euh ça nécessite d'être préparé à un agent rare, grave, qui dépend de réservoir aux animaux et qui est difficile à étudier par les méthodes classiques d'évaluation clinique.
Donc, on pourra revenir sur ce sujet si ça vous intéresse et je pense que la stratégie européenne que l'on doit construire doit reposer sur quatre piliers. D'abord la recherche biomédicale, la surveillance intégrée et on voit que Santé publique France par exemple comme l'ICDC participe vraiment très activement à cette surveillance mais également une coopération européenne avec une capacité à activer rapidement des essais cliniques quand un foyer émerge pour apporter une réponse thérapeutique en particulier quand on en a pas encore comme c'est le cas avec les antavirus. Donc en terme de recherche, le premier pilier ça va être les traitements.
Sur le plan vaccinal il y a plusieurs candidats vaccins qui ont été testés. des vaccins inactivés, des vaccins ADN, des vaccins protéiques recombinants, des vaccins à vecteur viraux et puis des approches beaucoup plus récente qu'on a appris à connaître avec la COVID-19 qui sont des vaccins ARN messagers. Actuellement, tous ces vaccins sont au stade de développement, soit préclinique, soit en phase une.
Et pour l'anvirus, qui est très particulier, on a un essai de phase une qui est en cours aux États-Unis. Et ce vaccin, ce pardon cet antavirus en est le seul à transmission interhumaine comme vous l'a dit tout à l'heure. Donc en fait les questions très pratiques qui se posent au niveau de la recherche vaccinale, ça va être comment accélérer le passage dans des essais de phase 2 et 3 pour que ces ces vaccins arrivent plutôt dans le cadre d'une épidémie.
Donc cette fois-ci, pas comme traitement, mais pour prévenir potentiellement la population exposée. Euh, sachant que pour évaluer correctement un vaccin, il faut vacciner des milliers de personnes. Il faut que ces milliers de personnes soient elles-mêmes exposées au virus pour voir si ce vaccin est efficace.
Donc on voit bien que ça l' été avec le Covid, mais on voit aussi que c'est beaucoup plus compliqué avec les antavirus qui infectent peu de personnes. Ce qui veut dire qu'il faut qu'il faut étudier des critères de jugement qui sont différents. On va pas étudier une évaluation, on va pas étudier pardon une efficacité clinique mais plutôt une efficacité biologique.
Est-ce que dans le sang on aura assez d'anticorps ? Et dont on voit invitro que ces anticorps neutralisent le virus. Donc ça pour les pour les vaccins, vous voyez que ça va pas être évident de mener à terme les le le développement d'un vaccin en ce qui concerne les anticorps monoclonaux.
Donc là aussi on a une recherche d'anticorps monoclonau. On a quelques cocktails d'anticorps monoclonau là aussi uniquement en phase préclinique et là aussi principalement aux États-Unis. Et ces anticorps monoclonaux ont la chance de pouvoir prévenir enfin de pouvoir être actif sur plusieurs virus sur plusieurs antairus dont le virus en mais aussi ce qui nous peut-être nous concerne plus directement les virus antavirus que l'on que l'on trouve en Europe.
Là aussi, ce qui est le gros intérêt de ces anticorps monoclonaux, c'est que au-delà du traitement, parce qu'on sait que dans les infections virales de ce type là, il faut agir très tôt et souvent les patients arrivent un peu tard quand on les diagnostique. Au-delà du traitement, ce qui est très intéressant, c'est plutôt la prophylaxie pré-exposition ou la prophylaxie post-xposition. Mais effectivement euh cette recherche est encore à l'état assez préliminaire sur le plan clinique.
On a aussi ce qu'on appelle les petites molécules. Euh donc euh l'une des molécules que l'on a pas mal utilisé mais sans vraiment de preuve clinique, c'est la ribvirine qui est un un peu un médicament repositionné qu'on a utilisé dans plein d'autres infections. Et il y en a un pour lequel on a un vrai problème qui est le seul ayant montré une vraie activité une vitro échelle animale qui est le favier.
Et le problème du Favieravir, c'est qu'on n'a pas de producteur actuellement à l'échelle mondiale alors que c'est le seul traitement dont on a montré une efficacité préclinique et dans les modèles animaux. Et donc il y a un gros travail au niveau européen pour essayer de se procurer ce médicament et surtout de relancer sa fabrication. Et puis voilà, je vais pas vous parler des autres pistes de recherche parce que ça reste très préliminaire.
Il y a également des traitements adjuvants mais là aussi rien de vraiment spécifique à l'antairus. Euh je vais euh je peux encore continuer de 3 minutes. OK.
Euh oui oui, c'est ce que je vois. Donc je fais très attention. Alors évidemment vous avez compris qu'on a très peu de cas fort heureusement.
On a des contacts qui pour l'instant pour aucun d'entre eux n'est devenu infecté. Donc ça c'est plutôt également une très bonne nouvelle mais ça rend très difficile en fait l'évaluation clinique de molécules avec des les essais avec la méthodologie d'essais clinique tel qu'on la connaît maintenant, c'est-à-dire des essais randomisés. Donc le un groupe de patients prend le traitement, l'autre groupe de patients bénéficie du standard de traitement et puis on compare si le traitement fait mieux que le standard de traitement.
Et donc quand on a aussi peu de cas comme ce qu'on vient de voir dans le bateau là, c'est très compliqué de mener ce type d'essè à moins de le mener dans les pays où le virus est plus endémique, c'est-à-dire en Argentine ou au Chili. Le le pilier actuellement qui est extrêmement important et qui a été activé dès le début de l'alerte OMS sur le bateau, c'est cette coopération européenne dont la mise en place a vraiment tiré vient vraiment de des leçons que l'on a tiré de ce que l'on a vécu pendant la COVID-19 où on est tous partis un peu dans le désordre de la bataille contre le virus. Et cette coopération européenne qui a été financée en grande partie par l'Union européenne mais également par chacun des pays et la France y a participé par l'intermédiaire de France 2030 hein les les grands investissements pour la santé de demain.
Donc c'est ces gros consortiums européens donc moi je coordonne le consortium proactive response et je cocoordonne le consortium français Open Remy. Tout notre objectif, c'est de mettre en place des essais thérapeutiques avec des nouvelles méthodes d'évaluation de traitement qui bénéficient des dernières découvertes en terme de statistique pour pouvoir apporter très vite en cas de en cas d'épidémie même localisé une réponse sur l'efficacité des traitements. Donc en fait pour des agents aussi rares, ces plateformes européennes sont décisives parce que vous voyez en France on a un cas.
Que voulez-vous qu'on fasse en terme de recherche sur un cas ? Quand on se met au niveau européen, on a déjà beaucoup plus de cas puis surtout on a beaucoup beaucoup plus de contact. Donc on pourra vous expliquer, Xavier vous l'a dit, comment est-ce que le suivi de ces contacts en France s'est organisé et comment on a immédiatement brancher sur le suivi de ces contacts des protocoles de recherche observationnels et potentiellement interventionnels avec des médicaments euh s'il s'avérait qu'on devait les traiter.
Donc en fait, la France a vraiment tout intérêt à s'inscrire dans ces dispositifs pour pouvoir vraiment au moment venu mobiliser la recherche, les thérapeutiques, les mesures de santé publique pour faire face à toutes ces menaces. Et on voit quand même en 5 ans, on a eu la COVID, on a eu MPOX, il faut pas oublier, on vient d'avoir antavirus, on est encore dedans et on a quand même cette menace ébola même si elle est plus lointaine qui doit inspirer une vigilance. Merci beaucoup madame.
Je la parole maintenant professeur Pielou. Merci mesdames et messieurs de nous inviter. C'est toujours un honneur de d'être devant la représentation nationale.
Alors vous m'avez mis un petit cahier des charges assez chargé. On va commencer par l'évaluation du risque épidémique par l'OMS. Alors évidemment c'est c'est une opinion.
Sachant qu'il est difficile d'analyser, même si on a l'impression qu'on est redescend euh de la crise, on est quand même encore dedans largement avec notamment les les sujets contact comme ça a été dit tout à l'heure. L'OMS fait ce qu'il peut déjà dans les moyens qui lui sont attribués. Je crois que c'est un élément qu'il faut rappeler.
Ça a été rappelé par par Karine. On est à des des crises qui se succèdent et euh moi je m'exprime plus en tant que clinicien bien sûr, mais je travaille depuis longtemps sur un site qui s'appelle VH.org mais qui maintenant s'occupe des maladies émergentes grâce d'ailleurs à la NRS MIE.
Et je suis parti d'un groupe de recherche à NRS MIE sur les infodémies. Et pour l'anecdote, on a eu la première réunion de crise puisque c'est un groupe de recherche, c'est pas un groupe qui est censé se réunir. On s'est réuni justement avec un certain nombre de chercheurs en sciences de la communication autour de ce qui se passait et voir ce qu'on pouvait faire pour essayer de d'analyser etctuellement de vacciner comme on dit, c'est notre terme, la population par rapport au fake news qui évidemment ont circulé.
Mais là, j'ai eu quelques éléments de de remise au vert qui travaillent avec Clermontferrand Polytech et au CNRS qui sont plutôt réconfortantes sur le taux de discours complotiste autour de cette information là. Mais c'est un sujet que je suis de très près. Donc l'OMS pour revenir à l'OMS, c'est juste rappeler que on est dans une situation quand même compliquée sur le plan politique international pour suivre cette crise pour deux raisons.
La première c'est qu'effectivement l'OMS s'est vu, comme vous le savez mieux que moi, amputé de 18 % avec un budget qui est moins de la moitié que de celui de la PHP. C'est une expression importante hein, 46 contre 100 millions et puis surtout la sortie de l'Argentine et des États-Unis de l'OMS qui va rendre compliqué la surveillance de ces de ces virus des Amériques puisqueou pour certains du Nouveau monde et je le dis moi une fiabilité qu'on peut considérer douteuse sur les données épidémiologiques puisque la veille épidémiologique nord-américaine notamment et argentine aussi a été ratiboisée. J'ai pas rentré sur le détail, 4000 personnes disparues du CDC, des données qui sont disparues.
Et pour prendre comme exemple, il faudra m'expliquer ce qu'on font les spécialistes qui sont à Uchuaya en train de mettre des pièges à rat. Euh si on regarde bien l'histoire, il y a aucune probabilité, je pense mes confè le le en conviant, il y a aucune probabilité que le cas supposé index euh donc l'homme de 69 ans euh qui est décédé euh puisse être contaminé à choya puisque par définition il était malade 4 à 5 jours après sur le bateau. Et puis on a l'impression juste pour pour s'amuser sur cette affaire là qui n'est pas drôle, c'est que le principal but de l'Argentine, c'est de se dédouiner de du démarrage de cette crise et notamment en expliquant que le fameux maintenant que tout le monde connaît le pigmé d'hérisière sauvage à longue queue qui a fait le tour du monde et ben finalement ne serait pas présent en Argentine mais serait présent au Chili et qui est donc une façon de pousser vers le nord du pays et vers le Chili.
C'est un détail mais c'est important la géopolitique et je sais pas pourquoi ils sont à choya. Je pense qu'il faut chercher au nord du pays et et peut-être que cette mission va va se développer sur d'autres pays limitrophes. Alors, chronologiquement, l'OMS a bien déroulé la gestion de crise.
Enfin, moi c'est mon analyse euh avec un risque global qui a été évalué faible et qui reste faible depuis le le 9 mai. Euh alors après, quand on travaille sur l'image, ça c'est à peu près pareil sur la politique gouvernementale, on le dira tout à l'heure, il y a toujours un déficit entre ce qui est affiché et la réalité. par exemple le fait que le risque soit considéré comme faible par l'OMS à juste titre et un peu anachronique avec le fait que le directeur général de l'OMS se dépasse lui-même pour superviser le le le l'ppontage qui n'a pas eu lieu au Canaris et évidemment ça donne un un déficit d'image en quelque chose qui est à la fois à risque faible mais à image très forte.
Alors quelles critiques on peut faire à l'OMS ? sont minimes, elles sont surtout de de forme. Euh c'est vrai que la limite de l'OMS et ça a été un peu dit, c'est d'imposer une harmonisation des pratiques d'hygiène à 19 nationalités.
On a bien vu que c'est difficile. Il y a il y a un effort de coopération européenne sur la recherche, mais on bien on a bien vu que chaque pays, d'ailleurs, y compris les États-Unis, vont adapter eux-mêmes leur leur technique de quarantaine et tout ça donne une je dirais un aspect un peu un peu brouillon. Euh donc voilà le le et puis il y a eu aussi la question épidémiologique du navire qui a poursuivi sa route.
Est-ce que c'était une bonne décision avec 25 personnes à bord ? Euh et puis ça a été dit par Karine et là j'insisterai sur ça mais on y reviendra sur l'approche intégrée Oneelse. Moi je me suis intéressé aux antavirus en dehors du fait qu'on a eu quelques cas venus des voges dans le service avec les virus qui nous concernent en Europe et en Chine parce que précisément c'est une caricature de de Oneel.
C'est-à-dire que si on le prend que avec l'aspect médico-médical, on comprend pas. Et qu'il faut la santé environnementale, l'impact de l'environnement sur la diffusion de ces rongeurs. C'est un modèle et les Chinois ont beaucoup travaillé sur ça.
J'ai regardé en venant sur le le programme de enfin le site clinical Trial Goove qui permet de voir un peu les essais. Il y a 22 essais autour des anirus en tout mélangé y compris deux essais français d'ailleurs, une coorte et puis un autre dont j'ai oublié. Mais il y a aussi un deux études sur Oneel sur l'aspinels.
Alors traitement de la crise par les médias. Bon après la fois je suis jugé parti puisque j'ai été beaucoup sollicité comme Karine d'ailleurs et Xavier. On a été beaucoup sollicité.
Je trouve que globalement et en en discutant avec d'autres Antoine Fla ou ou Jean-Thaniel Lelièvre, on a une communication différente entre la communication écrite et la communication des informations continues, mais ça c'est fréquent [grognement] dans les situations de crise. Je trouve que le le le problème numéro 1 qui a été à la fois dans le discours politique mais dans le discours des experts et dans le discours médiatique, c'est de coller enfin parce que la question de coller au Covid alors que le comparateur c'est pas le Covid, le comparateur pour moi c'est soit le SRAS, soit Ebola. Ça a été mal interprété ce qu'Anntoine Flao a dit.
Ça se rapproche du du de de Ébola, mais il parlait du taux de mortalité et je crois que là-dessus, il faut le soutenir. Et moi le modèle MPOX me va assez bien puisque MPOX c'est une histoire qui pourrait être celle qu'on est en train d'écrire, c'est-à-dire en gros un virus qu'on connaît depuis les années 50, des épidémies de quelques dizaines de cas dans la région des Grands Lacs, l' RDC justement qui est dont on parle actuellement avec le le Ebola, une petite alerte américaine qui aurait dû quand même en 2003 l'importation de rongeurs de manière illégale qui va contaminer 71 personnes par le MPOX aux États-Unis, ça aurait dû être une alerte En glucurence, les rongeurs ont contaminé les les chiens de pré qui ont contaminé les humains et puis voilà son après 160000 cas 19 29 décès en en 2022. On a tous bossé certes beaucoup chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, mais personne n'a prévu ce saut de de ce saut épidémiologique qui a fait passer des petites épidémies circonscrites à une épidémie très importante qui a été heureusement là, on avait un vaccin qui était dans le dans le dans la réserve militaire, on avait un vaccin efficace et on voit bien que les courbes aux États-Unis, la courbe de santé publique France, on a fait un modèle d'efficacité vaccinale.
Ça a été une bonne chose mais mais c'est une alerte et je pense qu'il faut prendre cette alerte au sérieux sur la possibilité que pour différentes mutations, passage de zone nautique à d'autres espèces et cetera. Euh le le plus de l'accès aux médias, c'est de pouvoir rentrer, enfin pour moi en tout cas, de pouvoir rentrer dans des médias grand public à forte audience avec du temps pour parler et pouvoir justement parler du financement de de le de l'OMS, de la position des États-Unis actuellement qui est un un réel problème sur la santé publique et donc voilà et de faire passer les messages notamment y compris le message de One Else. Alors, mon regret effectivement, c'est le la focalisation sur un discours médico-médical et hygiéniste.
Alors que il faudrait alors je suis pas en train de donner des leçons mais je pense que la constitution de notre panel est une illustration, ne le prenez pas comme une critique hein, est une illustration de du fait qu'on est dans une vision restreinte et que il faudrait à côté de nous un anthropologue. Il y en a qui se sont exprimés dans le monde de manière très claire. Il faudrait un vétérinaire, un spécialiste de l'environnement. euh avec une vision un peu comme ça internationale.
Je n'ai pas dit que vous le feriez pas, mais euh on va pas rester entre infectiologues et et euh et il y a aussi des gens qui va falloir peut-être convoquer, c'est les voyagistes. Alors, j'imagine qu'il y a un travail qui se fait au niveau gouvernemental sur ça, mais il y a un vrai sujet. C'est-à-dire que de plus en plus des gens du nord vont dans des pays du sud ou même d'Afrique dans des régions de plus en plus excentrées.
Euh malgré les recommandations. J'ai regardé sur le ministère des affaires étrangères, ils ont modifié leur fich le 14 avril pour ce qui est de l'Argentine et il y a les antavirus qui sont tout à fait exprimés avec des éléments. Je ne sais pas si ça existait avant mais donc ces informations là mais elles ne sont pas véhiculées par les les par les par les voyagistes et je pense qu'il y a un travail de à faire là-dessus et et d'avoir une un approche pluridisciplinaire oneel ça nous permettra de répondre aux questions que les gens se posent.
Est-ce que ça peut sortir de l'espèce ? Pourquoi c'est que le celui des andes qui est transmissible de manière interhumaine et est-ce que c'est figé dans le marbre ? Voilà sur la gestion pour finir des des autorités nationales.
Bon là aussi c'est difficile. Il y a un excellent papier du monde du 17 18 mai qui reprend le fil de la de la de l'action gouvernementale et que globalement la gestion a été bien maîtrisée. Bon après, il y a toujours le problème de vous l'avez dit monsieur le président que il y avait qu'une voix qui parle c'est la ministre.
Donc du coup, on on entend pas santé publique France, l'ANS, bon voilà qui ont peut-être aussi des positions par rapport à ça. Et puis il y a des zones sur lesquelles moi j'ai pas d'information. Alors peut-être que que vous vous les avez.
C'est quel est le travail que font les le groupe Sagir, je sais pas ce qui est de l'office français de la biodiversité qui s'occupe précisément du de la détection des agents pathogènes dans la faune sauvage et par exemple les eaux usées. Moi je me suis posé en venant ici, je même je me suis posé en pensant à Xavier, je me suis dit mais est-ce qu'on sait ce qu'il y a dans les eaux usées en dessous de Bicha et on a beaucoup travaillé sur les eaux usées pendant le on a deux deux éléments on a au Bépin et puis on a le site officiel sumo surveillance microbiologique des eaux usées. Et là c'est question qui m'intéressait.
Après euh l'alignement de prise en charge des cas contact a été un peu en deux temps hein puisqu'on a d'abord traité les 5 puis après les 22 mais on a vu que les 22 n'étaient pas homogènes puisqu'il y avait à fort risque ces deux avions différents. Et puis je voudrais revenir sur sur ce qu'a dit Xavier pour insister c'estàd que notre rôle à nous de communiquant et votre rôle à vous de politique aussi c'est de tenir compte de l'incertitude. Et plusieurs fois Xavier a formulé que tout ça a reposé sur très peu de données.
Je vous rappelle qu'on on décortique le papier sur l'épidémie en Argentine de 31 cas en ce décès qui est extrêmement bien fait mais c'est jamais que 31 cas en 2018-29 et tout ce qui a été dit sur la circulation virale signal dans le sang avant et cetera, les muqueuses et tout ça c'est un papier sur 131 cas au Chili et on est obligé de faire avec cette incertitude là ce qui fait que moi en tant que communiquant et en tant qu'infeecologue on est plutôt dans l'humilité sachant que le cas de argentin est peut-être la même chose chose que le cas du bateau on ce qu'on appelle un super spriter. On a vu on a vu ça pendant le Covid c'estàd des gens qui contaminent beaucoup de personnes avec une excrétion virale très importante. Et puis dernier point là vous m'avez dit la transparence et la crédibilité de l'action publique.
Bon ça c'est un sujet difficile, ça mériterait un devoir de philosophie politique que je ne sais pas faire. Mais il y a une coïncidence, je finirai sur ça, il y a une coïncidence, c'est que le 5 7 avril, le jour où euh le premier patient index euh présentait les symptômes, je crois, se tenait euh sous l'égident de la République un sommet oneel soumite à Lyon en marge du G7 et qui a eu un certain nombre de décisions indépendamment de cette histoire d'avirus qui ont été pris pour augmenter la surveillance, faire des échanges européens et Karina en a parlé parlé, accroître la recherche, anticiper sur la sur la veille sanitaire sur le monde animal et qu'on espère que cette cette décision va être amplifiée dans leur application par le l'alerte antairus. Merci beaucoup.
Ce que je vous propose, on va donner la parole à nos sénateurs et ce sera l'occasion à travers les réponses que vous apporterz peut-être de compléter sur cette sujet et ou en tous les cas d'ouvrir d'autres d'autres débats. Je vais commencer par Ellisabeth Doan. Merci président.
Merci professeur pour tous ces propos qui nous éclairent hein. Euh même si euh ces derniers jours on a été aussi à même de lire pas mal de presse là-dessus et comme vous le dites professeur Lacombe, une crise sanitaire voilà en amène une autre puisque voilà on est plus en train de parler d'ébola en ce moment dans la presse que de l'antairus. Chaque pays en fait a défini ses propres règles et et vous nous l'avez dit pour gérer les patients contaminés les cas contact. les protocoles euh sont glob sont globalement assez proches en Europe, mais ça c'est l'affaire de l'OMS en fait qui a pu vraiment coordonner les choses euh alors que aux États-Unis, vous l'avez aussi énoncé, la réponse a été différente et le directeur de l'OMS a jugé qu'elle était même risquée.
Le ministre de la santé a par ailleurs indiqué que le protocole français était le plus rigoureux d'Europe. Donc j'ai plusieurs questions à ce propos. Faut-il craindre une résurgence de l'épidémie du fait de protocoles qui n'auraient pas été assez strict dans d'autres pays d'Europe ou aux États-Unis notamment où l'administration Trump n'a d'abord préconisé qu'un autoisolement.
Il semble revenir là-dessus ces derniers jours, mais à voir. Plus largement, quels sont aujourd'hui les scénarios d'évolution les plus probables de l'épidémie ? Enfin, pourquoi le ministère de la Santé a-t-il très vite réévalué les conditions d'isolement des personnes identifiées comme cas contact qui avaient été renvoyées à domicile dans un premier temps et qui ont été rappelés pour une quarantaine à l'hôpital ?
La première doctrine, a-t-elle été jugée imprudente ou insuffisante ? Sur la base de quels éléments ? Ensuite, la ministre de la santé s'est voulue rassurante sur la disponibilité de masque FPP2 en cas de prolongation et de propagation de l'épidémie.
En fait, cette question, elle est relative à l'ensemble des épidémies. Donc c'est pour ça que je la pose, même si aujourd'hui on n'est plus rassuré sur l'antairus. Elle a indiqué que les stocks stratégiques de l'État permettai de couvrir 3 mois de fonctionnement courant sans que l'on sache à quel scénario épidémique correspondrait cette couverture.
Peut-être pourriez-vous nous éclairer sur ce point. Malgré ces annonces, les professionnels de santé sont confrontés aux inquiétudes des Français. La DGS a recommandé aux professionnels de reconstituer leur réserve de masque et en quelques jours les commandes par les établissements de santé et également par les pharmaciens et ma collègue Corina pour en témoigner euh et bien ont été multiplié par 5.
Dans ce contexte, le prix unitaire du masque aurait triplé chez certains fournisseurs. On l'avait déjà vu pendant la période Covid mais là ça semble se répéter. Comment cette question est-elle traitée par le ministère pour éviter une mise sous tension inutile des approvisionnements tout en étant capable d'anticiper sérieusement un éventuel besoin de masque dans les officines ?
Merci. Merci beaucoup. Je continue avec Je l' juste dire qu'on signale que le son est coupé sur le site du Sénat.
Voilà, on a que l'image. D'accord. [rires] Bon ben écoutez messieurs, je vous laisse travailler.
Anne Sophie Romanie, merci beaucoup. Euh je salue bien évidemment la mobilisation rapide du monde de la recherche en réponse au premier cas confirmé dans ta virus derrière. Pardon, c'est pas très agréable pour vous.
Euh malgré cette mobilisation, le peu de cas recensés dont vous avez parlé, cette faible contagiosité du virus, est-ce que ce ne sont pas finalement des obstacles au développement de nouveaux traitements ? Et en l'absence d'épidémie plus fortes, les laboratoires privés ne sont peut-être pas suffisamment incités à investir dans une recherche coûteuse et la recherche publique peut avoir un intérêt à prioriter à prioriser pardon d'autres enjeux. Et puis ma 2uxè question et vous y avez un peu répondu professeur Pialou et et de manière peut-être euh euh légèrement anxiogène, c'est que face à cette forte médiatisation de l'antairus ces derniers jours et puis de manière plus large à chaque période épidémique un peu un peu qui sortent du cadre, je dirais, on parle de d'épidémie un peu plus un peu plus rare et peut-être plus euh anxiogène.
Euh et dans ce contexte où la crise du Covid-19 a brutalement marqué l'opinion publique parce que je pense que aujourd'hui on on pâtit aussi de de la crise du Covid-19 qui nous a profondément marqué. Comment en tant que médecin infecció vous pouvez expliquer et rassurer la population tout en distinguant les risques sanitaires réels d'un possible emballement médiatique ? On voit bien que la parole scientifique aujourd'hui a du mal à passer au-dessus de des emballements médiatiques et des emballements sur les réseaux sociaux.
Est-ce que les connaissances scientifiques actuelles permettent d'écarter le risque d'une propagation plus large du virus ou certaines formes de vigilance doivent être maintenues ? Merci beaucoup. Je donne la parole à Anne Suis. [raclement de gorge] [grognement] Merci monsieur le président.
Alors moi je mes questions, elles sont elles sont en fait il y en a deux. Une première qui est celle de se dire la leç les leçons on s'est dit la leçon du covid, la leçon de aussi du MPOX aussi mais pas seulement en terme j'allais dire et de communication et de transmission mais en terme de d'action. Après, on parlait de scénario.
OK, des scénarios. Moi, j'ai j'ai posé ça, j'ai posé une question là-dessus au gouvernement la semaine dernière, c'est quels sont les protocoles d'action si jamais il y a une épidémie ? C'estàd que qu'est-ce qui peut qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on pourrait faire et qu'est-ce qui est-ce que est-ce que vous avez pensé ?
Est-ce que vous pouvez nous le dire ? Parce que on parle du mot anxiogène. Évidemment, en général, on cache ce qui se passe en vérité.
C'est pour ça que les gens deviennent complètement d'ailleurs complotistes parce que parce qu'on a peur que les gens aient peur. On a peur que les gens aient peur. Donc on protège les gens en leur disant moins, leur disant n'ayez pas peur.
Qui a évidemment un effet contre-productif. On a vu la dernière fois sur le Covid quelqu'un comme Merkel qui au lieu de faire des annonces type je je viens vous dire en chef de guerre toutes les semaines ce qu'il va falloir faire qui expliquait ce qui était possible qui arrive dans les semaines à venir et quand elle nous dis quand elle leur disait ça par c'était pas à nous c'était plutôt aux Allemands euh en fait c'était beaucoup moins anxiogène que quand on dit ben on verra ce que ce que le chef va dire sans sans comprendre forcément l'évolution de la maladie. Donc là, je parle de démocratie sanitaire, c'est-à-dire que la communication, spécialement la communication dans une dans une démocratie, c'est aussi une forme d'appropriation de l'action de la part des gens qui peuvent être concernés à un moment donné par une épidémie.
Et ça, je trouve qu'on a encore du mal en France à le faire quoi. Et encore une fois là, quel que soit le risque petit important que je moi je n'ai pas entendu une volonté du fait que les gens puissent s'approprier cette situation et les différentes possibilités variables de comment eux ils pourront réagir. que ce soit G Bialou parlait tout à l'heure du fait que on oubliait toujours de mettre pas seulement des scientifiques dans dans un dans un groupe d'expert mais aussi d'autres.
On l'a un peu fait avec le Covid, hein. Par exemple, on on nous au niveau de la ville de Paris, on avait mis des chefs d'établissements commerciaux, on avait mis enfin on a mis plein de gens différents de manière aussi à ce qu'on puisse fabriquer un mode d'action ensemble et et de de présager les choses. Je raconte ça parce que je sais que c'est un peu long monsieur le président mais mais je en même temps parce que je pense que en fait c'est le plus important quand on ne sait pas grand-chose, c'est de permettre aux gens de pouvoir anticiper eux-mêmes et d'accompagner ce mouvement-là quel qu'il soit, qu'il soit grave ou qu'il soit pas grave.
Et la deuxième chose et je m'arrêterai après, c'est sur la question du de l'Europe, du pôle européen. Pourquoi est-ce qu'on a toujours pas de pôle public de médicament ? Je je je le dis parce que évidemment c'est c'est facile à dire, c'est compliqué à mettre en place et cetera, mais j'ai l'impression qu'il y a un travail européen qui se fait mais quand même et et qui a l'air important et qui se fait aussi dans une vision qui est évidemment complètement essentielle, mais en revanche, il y a quand même un manque d'un pôle public pour arriver à à fabriquer des médicaments très vite euh et à le faire au niveau européen.
Donc ça, où est-ce que ça en est ? Est-ce que c'est dans les tuyaux ? Est-ce que pas ?
Merci. Je continue avec Olivier. Oui, merci monsieur le président.
Merci pour ces exposés. Je crois que le son est revenu hein. Alors, nous sommes des amateurs de Charlie Chapeline mais nous ne pratiquons pas le cinéma mué.
Je voulais vous rassurer. Je vais voilà. Oui, cens.
Non, on a besoin de transparence. Allez, la question. Ben, beaucoup de questions ont été déjà posées.
Moi, je je voulais revenir sur la question de du taux de mortalité euh parce que autant 31 cas ça m'a paru assez peu mais 11 décès ça m'a paru beaucoup. Et est-ce que c'est le taux de mortalité que qui qui pourrait être celui dans le cadre de de du développement de la maladie ou en quoi c'est significatif ? Voilà.
Merci. Merci. La parole qualifé.
Kalifé. Merci. Merci monsieur le président.
Merci madame messieurs pour votre présentation qui est qui est les plus clairire et et je réitère mes euh mais je m'adresse surtout à monsieur le directeur général à à la façon dont cette crise a été gérée du point de vue pratique pour les cas contact. J'ai envie de regretter mais comme on est entre nous, même si on est écouté le fait qu'il qu'on ait pas été plus loin, monsieur le directeur général dans la sensibilisation du grand public et profiter de cette crise dont on connaissait pas l'issue au début, même s'il y avait des des indicateurs épidémiologiques qui étaient plutôt rassurants d'informer le grand public, de revenir un peu sur les gestes barrières et tout ça qu'on a eu tendance à oublier. on passe devant des distributeurs de de gel hydroalcoolique sans dire bonjour, sans rien toucher.
C'est c'est c'est oublié. Je pense qu'on aurait pu profiter de cet épisode pour responsabiliser les gens sans les informer, sans les affoler comme je dis parce que la prévention c'est ça aussi. Alors, j'ai j'ai deux questions.
La première euh qu'est-ce que ça aurait changé si le virus euh pardon si la souche responsable de notre patiente en réal ? D'ailleurs, si vous voulez bien nous donner aussi des nouvelles de cette patiente, monsieur monsieur l'escur. Qu'est-ce que ça aurait changé dans l'attitude si on avait on était tombé sur un mutant ?
Et ma deuxième question qui est plus sur la sur la recherche, bon je vous apprends rien sur les les voyages et cetera. Est-ce qu'on doit se content ou est-ce qu'on se contente pardon des quelques cas qui sont en France et que nous avons au CNR à pasteur ou vous échangez les les souches avec vos collègues Sud-Coréa notamment et argentin ? même si s'il y a un certain déni à ce niveau-là.
Merci. Merci. Pour terminer, Corine Fer Oui, merci.
Vous pardonnerez mon ignorance mais euh ma question était assez simple. Je voulais savoir si pardon [raclement de gorge] dans le cadre des recherches et des analyses que vous faites, vous appuyez sur l'intelligence artificielle et sinon, est-ce que vous pensez que ça pourrait être aussi une méthode ou en tout cas un outil pertinent ? nous avait indiqué qu'il y a aujourd'hui très peu de cas.
C'est très bien et tant mieux, mais en même temps, c'est compliqué pour vous de pouvoir avoir euh oui, une analyse et des propositions euh qui pourraient avoir une certaine un certain intérêt et une pertinence parce que peu de cas aujourd'hui connus et sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour faire des recherches. Merci beaucoup. Alors je vous redonner la parole, on va refaire le même sens. essayez de prendre les sujets qui vous concernent plus particulièrement et puis il y a quand même quelques questions où on peut traiter en globalité parce que elles sont un peu redonnantes.
Voilà donc euh et puis c'est peut-être l'occasion aussi si vous az des points tout à l'heure de précision à apporter de le faire maintenant. Monsieur le Peltier. Oui, merci.
Je vais essayer de de répondre. J'ai j'ai noté au fur et à mesure vos questions et puis je laisserai euh mes confrères répondre sur les aspects recherche traitement. Il y a moi je reviendrai sur la première question que vous avez posé madame sur le protocole français et le fait qu'il soit parmi le plus strict effectivement mais dans toutes les incertitudes scientifiques qui ont été évoquées euh au départ effectivement euh il il était très très important de repérer finalement l'ensemble des croisiéristes pour ceux qui étaient sur le bateau ou des passagers ceux qui étaient sur les vols pour les mettre en isolement le le plus vite possible.
Donc sur le bateau, c'était assez facile puisque vous avez suivi hein tous le le parcours de de ce navire qui qui batvillon qui battait pavillon hollandais puisque finalement les passagers donc il y avait 147 passagers mais y compris à bord y compris le personnel de bord mais 88 voyageurs croisiéristes ont été débarqués et finalement transférés dans leur pays respectifs les anglais 20 les espagnols 14, la France 5, vous le savez, donc avec un avion sur le Bourger et qui tout de suite était pris en charge dans un hôpital préparé, ce qu'on appelle un, un établissement spécialisé en en en en risque biologique dans lequel en particulier tu tu travailles puisque ces cinq croisiéristes ont été placés en isolement à l'hôpital Bicha. Euh et vous le savez aussi, c'est que pendant le vol euh un des cinq passagers s'est déclaré symptomatique et actuellement en en réanimation mais tu pourras donner Xavier euh des nouvelles puisque vous avez posé la question de de de ces nouvelles. [grognement] Euh il y avait d'autres finalement à partir de l'alerte OMS d'autres contacts.
Alors on peut appeler peut-être le cercle 1 ceux qui étaient sur le navire les plus exposés. C'est un milieu confiné. On a des données disparates sur le fait qu'ils étaient enfermés dans leur chambre par dans leur chambre. quit des des des des gens qui sont allés se conforter les uns et les autres, qui ont sont allés prendre des repas ensemble.
Donc quelque part les consid les considérer à haut risque. Ça, je pense que ça fait un consensus international. Après sur les vols, donc vous le savez, il y a eu deux vols qui ont concerné des ressortissants français ou des personnes qui avaient des vols sur le le le territoire.
C'est le premier vol donc du 25 avril entre Saint-Hélène qui était une des îles. Je vous rappelle que cette croisière là est est partie de Choy mais elle avait des escales he c'était une une croisière où les où il y avait des descentes, les c'était une croisière animalière, on va dire. Et il y avait ce vol entre Saint-Hélène et Johannesburg qui a pris la femme du premier cas, cette néerlandaise qui voulait rejoindre Johannesburg pour vite prendre un autre vol Johanesburg Amsterdam pour se faire prendre en charge à Amsterdam.
Et dans ce vol là un avion de 25 rangs trois places et trois places, il y avait h français. Voilà. Donc ces Français euh ont ensuite pris euh le second vol dans lequel cette personne néerlandaise a pu monter.
Euh mais finalement, comme le vol avait un petit peu de retard et qu'elle a fait un malaise, euh elle est elle est euh elle a été transférée finalement à l'hôpital en Afrique du Sud. Mais dans ce vol là, il y avait donc 14 personnes qui arrivaient à Amsterdam avaient finalement un un vol sur la France, hein. Pas tous des ressentissants français, mais en tout cas 14 personnes.
Et en plus, il y avait cinq autres personnes qui elles étaient à destination d'Amsterdam mais qui n'avaient pas finalement de passeport français mais qui n'avaient pas immédiatement de vol retour sur la France à partir du moment où c'était Amsterdam pour des raisons diverses et cetera. Donc au total, il a fallu effectivement repérer ces ces personnes, euh écrire sur le plan réglementaire des arrêtés euh pour les les mettre en isolement à l'hôpital. Et donc effectivement, comme on on vous l'a dit, une une durée d'incubation, en tout cas de de positivité possible jusqu'à 6 semaines et vous avez souvent lu le 14 42 jours.
Voilà. Donc dans le dans le les prises de décisions qu'il faut prendre assez rapidement au départ, effectivement le ministère de de la santé a pris la décision de les considérer tous à haut risque et de les mettre en isolement à l'hôpital pour garantir finalement le le risque alors soit de diffusion, mais les les rares papiers dont vous avez parlé, chilien, argentin montrent quand même que c'est euh euh des des transmissions qui se font dans des conditions assez rapprochées. par exemple dans dans le papier chilien de 2007 qui a suivi de manière prospective 76 personnes qui avaient une infection à antavirus ont finalement interrogé un mois avant et 7 jours après un panel de 476 contacts dont 16 se sont révélés positifs.
Certains d'entre eux avec un lien très immédiat avec un environnement, donc des rongeurs ou leur environnement, deux assez mixtes et puis 12 où on avait plutôt l'impression que c'était de la transmission croisée he de patient à enfin de personne à personne. Et effectivement quand on regarde ces ces ces ces 12 personnes et qu'on compare un petit peu par rapport aux autres au 460 hautes contacts qui eux se sont révélés négatifs, bah quelles étaient les différences finalement qui pouvaient prédire le risque d'infection ? Ben, on voyait très bien que le fait de dormir dans la même chambre peut-être d'avoir des relations sexuelles, peut-être d'avoir des baisés profonds était un facteur de risque d'infection.
Et par contre, le fait de dormir dans une chambre dans l'habitat mais une autre chambre était un facteur protecteur. Donc on voit bien que ça même si c'est des des des chiffres qui sont à prendre avec précaution et les auteurs des papiers le disent, ça ça confirme quand même qu'on a l'impression que c'est une transmission qui n'est pas si facile. D'ailleurs, est-ce qu'on peut le considérer ?
Mais vous allez le dire, il y a pas de virologue autour de la table. Mais est-ce que c'est vraiment un virus respiratoire ? Non.
Tu tu l'as dit Xavier, c'est un virus atropisme endotélial vasculaire et ce sont les complications de l'extravasation capillaire qui donne des odèmes pulmonaires et qui parfois peut donner un arrêt cardiaque puisque comme il y a plus assez de liquide, bah c'est comme le cœur est un est un muscle est un muscle est une pompe, elle peut se elle peut se désamorcer. Donc voilà un peu les les conditions et donc effectivement dans ces deux vols et une fois que les personnes étaient repérées, contactées, mise en isolement chez elle, le temps d'organiser bien évidemment, c'est pas une hésitation, c'est pas un retour, c'était une période où en fait on était en train de les repérer, de vite les contacter, de leur demander de se mettre en autoisolement à la maison ce qu'elles ont pratiquement toute faite euh et ensuite de les placer dans des ESR le le plus proche possible de leur domicile puisque vous savez qu'il y en avait à Lyon, à Bicha, à Rouan et donc à l'achu à Marseille. Et donc les les personnes ont été ont été isolées comme cela.
Donc à date, à part une des des cinq qui étaient croiséristes et qui ét en réanimation, tous les autres contacts sont à ce jour hospitalisés, ont été prélevés à de nombreuses reprises parce qu'on on les prélève par des PCR dont on vous a parlé tout à l'heure pour regarder cette cette virémie. Ils ont tous eu entre 4 et 5 prélèvements depuis leur isolement et et à ce stade tout est négatif. Et d'ailleurs sur le sur la répartition des croiséristes à ce stade, tous les cas, il y en a 11 euh sur sur l'ensemble des pays qui ont qui ont rapatrié des croisiéristes.
Tous sont en lien avec la croisière. Ça ne veut pas dire ça ne veut pas dire qu'on a'ura pas selon les les les modalités de prise en charge et d'isolement dans les différents pays quelqu'un qui va se positiver, ce qui pourrait aussi arriver chez nous, même si on est dans un délai. Vous avez bien compris que pour les croiseries, c'est depuis le 10 mai et donc ça court jusqu'à 42 jours.
Et pour euh les autres euh passagers des des vols, la date commence au retour par leur vol qui était le 25 avril. Donc on on voit bien qu'il y a des dates qui vont arriver prochainement et à et et et à ce jour et tu l'as dit Xavier, la probabilité, elle est la plus forte entre la 2è et la 3è semaine. Donc on va dépasser ce délai là.
D'accord ? Donc voilà un petit peu sur sur le les les protocoles. Les protocoles internationaux sont très variés bien évidemment.
Donc tout l'enjeu, c'est d'essayer d'avoir un peu une cohérence européenne, mais chaque État est libre d'avoir la politique qu'il souhaite mener. Et en tous les cas, la politique française est excessivement cohérente depuis le début. On parlait tout à l'heure de de de de participation de la population.
J'ai vu j'ai vu passer he des des enquêtes. 82 % des Français jugent que le la manière dont la France a géré cet isolement de de de de de de ces 25 contacts et et est justifié. Donc voilà.
Donc on a on a une une adhésion et on a suffisamment communiqué par l'intermédiaire de la ministre par des tweets. On a fait des communiqués de presse, on a fait une conférence de presse. Donc tout ça est relayé bien évidemment par la presse mais dans une très grande transparence parce que tout ce que vous vous avez pu lire et c'est et ce qu'on ce qu'on a ce qu'on a mis ce qu'on a mis en place.
Alors effectivement les protocoles, bah si vous regardez les protocoles anglais, c'était une hospitalisation pendant 72 he le temps d'avoir des des des des des PCR et ensuite de faire de l'autoisolement à à domicile. Si vous prenez les Espagnols, les Espagnols tous les donc leur 14 euh ont été hospitalisés dans dans un hôpital militaire à à à Madrid. Ensuite, c'est les modalités de suivi derrière qui ont pu varier, mais toutes les les positions initiales ont été vraiment euh de contrôler le fait que les patients avaient des prélèvement euh négatif à leur retour sur leur sur sur leur sol.
Alors l'évolution de l'épidémie donc bien je vous l'ai dit s'il y a un positif parmi les personnes qui sont en en isolement hospitalier ou en autoisolement chez eux selon les pays et qui se positivent dans la période des 42 jours, ça sera une évolution individuelle d'une personne mais qui normalement a est dans les conditions de de non transmission. Un des objectifs très forts de la politique du gouvernement était de oui, c'est une maladie rare, oui, on a des intertes scientifiques, on ne peut pas se permettre d'avoir un cas secondaire sur le territoire et ça justifie en grande partie les mesures que que l'on a prise. En terme de diffusion épidémique sur le territoire, nos 25 contacts, ils sont tous en isolement dans des conditions assez strictes avec des professionnels habitués à à prendre en charge ce type de patient à à à haut risque infectieux.
Et donc la probabilité qu'il y ait un cas secondaire sur le territoire est excessivement faible. Puis après la la dernière question que j'avais noté, c'est sur les masques mais qui ressort à à chaque à chaque euh à chaque épidémie ou à chaque émergence. qu'il y a un stock stratégique de de de masque.
Alors, les chiffres habituellement on ne les communique pas mais ce stock est assez conséquent avec à la fois une une une incitation finalement aux citoyens à avoir des stocks de masque chez lui. Mais c'est ce qu'on a fait tous quand on est dans le Covid. Donc là, c'est c'est c'est je pense qu'une population est capable de s'approprier ça en en post Covid et de le réactiver assez rapidement.
Euh il y a un stock effectivement pour l'ensemble des professionnels de de santé euh et des administrations euh qui est qui est euh qui est euh établi pour euh euh 10 semaines, vous l'avez dit hein, euh pour 3 mois, mais c'est surtout c'est pas tellement le stock initial. Le stock initial, oui, c'est le temps de de de mettre en œuvre les mesures, mais c'est surtout derrière la capacité finalement d'approvisionnement et de flux continu de fabrication. Et donc là, on a toutes les assurances, on a 19 fournisseurs dont 15 sont opérationnels et qui sont capables de fabriquer énormément de masques chaque semaine.
Donc le le je dirais que le sujet du masque n'est n'est pas un sujet. Euh on on a vraiment quel que soit le type de masque hein, vous avez cité les masques chirurgicaux qui correspondent à une certaine norme euh européenne et d'autorisation de mise sur le marché puis des des des masques à de protection respiratoire les les APR que sont les masques faciaux hein, les FFP2 euh pour des conditions plus particulières de transmission quand on a vraiment des aérosoles ou qu'on travaille en milieu très confiné et qu'on fait des gestes très particuliers aérosolissant sur les voies respiratoires que ce soit de l'oxyothérapie, de l'extubation, de l'intubation, de la kinéexpiratoire. Donc là effectivement, il faut mettre ce ce type de de masque.
Donc là, le le le vraiment le stock de masque euh stratégique de l'État euh est absolument euh opérationnel. Voilà ce que je peux dire sur Beaucoup. On continue monsieur l'escur.
Oui, je vais donc je vais répondre à à quelques questions qui me semblent être dans mon scope. La première question c'est alors on en a parlé he des établissements de santé de référence ultra sécurisé et pour les patients et pour les soignants. Je rassure le professeur Pielou le traitement des eaux usées est parfaitement maîtrisé à bicha.
C'est-à-dire que il y a une expression du virus dans les urines et dans les cellules, mais justement dans les on a un traitement des extrétats spécifiques et ils vont justement pas dans les eaux usées. Ils sont traités à part et détruits pour éviter de contamination de l'environnement. Euh mais je rappelle que les ESR on est c'est pas tous les établissements de santé de référence.
Pour le moment, ils sont extrêmement mobilisés sur antavirus mais il faut qu'il le soit aussi sur de possibles cas d'ébola. Et donc ces deux crises euh l'une plus médiatique que sanitaire puisque les épidémies il y en a tous les jours tout autour de la planète. Elle a été exacerbée par un bateau et ultra médiatisé avec une irrationalité voir une hystérie dans certains cas qui faut faire retomber.
Et puis on a une vraie crise sanitaire avec une vraie épidémie dans un milieu très très à risque. Gil a parlé de Oneels, on est en plein dedans. On on déforeste, on décline la biodiversité, on on concentre et on exacerbe les contacts entre la faune sauvage et les êtres humains.
Et donc, on est de plus en plus en en à risque de d'émergence de nouveaux virus et cetera. Donc ça c'est l'histoire des maladies infectieuses et son évolution. Et là euh c'est vrai que ça peut paraître un peu anxiogène, mais c'est la c'est l'évolution de la vie sur Terre.
Elle est juste un tout petit peu accélérée par le changement massif au niveau systémique, climatique, écologique et cetera. Et évidemment la crise médiatique et le contexte géopolitique fait que ça exacerbe encore un peu plus les réactions ou l'interprétation de ces événements qui sont accélérés mais qui sont parfaitement naturels. Le deuxième point, c'est sur la réévaluation des contacts pour vous montrer que on est en lien avec les autorités de santé, c'est que les protocoles ont été coconstruits, ils ont été réfléchis ensemble et ils ont été appliqués avec des échanges permanents.
Donc [raclement de gorge] je peux un vous dire que sur les discussions initiales des des contacts avec un potentiel vu de loin changement de pied entre un autoisolement puis un isolement en ESR, en fait ce qui est clair c'est que il y avait une un une attente parce que avant d'agir il faut réfléchir enfin il vaut mieux réfléchir et avant d'agir il vaut mieux agir que réagir. Et donc ça ça nous a laissé enfin c'est ce temps-là qui a fait que euh on a laissé euh les personnes contact et dans le temps de de la de l'identification de ces personnes. Effectivement pendant quelques jours, on leur a demandé de s'autoisoler.
Et cette décision a été prise aussi parce que dans cette période de temps, on a constaté que l'autoisolement était extrêmement difficile à mettre en place en pratique avec des gens qui avaient des soins programmés, avec des gens qui qui avec des enfants qui allaient à l'école et cetera, qui avaient des examens. Et donc c'était c'était extrêmement compliqué pour eux et très inconfortable finalement de s'autoisoler euh dans une situation qui est quand même pas anodine, c'est-à-dire un contact possible, c'est avec une durée prolongée. Donc en tant que soignant et en tant que responsable de la Coreb, cette décision m'a paru totalement adaptée et proportionnée.
En parlant des contacts, euh je peux vous donner des nouvelles de ces contacts puisque avec la Coreb, on a des liens avec les différents qui ont en charge ces contact. C'est sûr que c'est une situation assez inédite, hein. Euh euh on fait du soin euh d'humanité parce que on n' pas à prendre en charge des problème clinique.
Euh donc ça réconforte aussi sur ce qu'on peut apporter à à et on n pas à prendre une charge à prendre en charge une maladie, on a à prendre une charge un à prendre en charge un individu qui n'est pas malade. Et donc ça aussi les équipes même si elles ont été pressurisées en fait renou avec le soin d'humanité et je pense que c'est une une très bonne injection de rappel. Donc on les entoure, on les enveloppe, on les rassure.
Vous avez paré parlé d'empathie mais c'est aussi ce qu'on ce qu'on fait toujours tous les jours avec ces gens qui sont extrêmement compréhensifs et en fait on a une alliance thérapeutique avec ces gens. C'est sûr queelle est pas constante, elle est flottante, elle est fluctuante, mais on fait ce qu'on on fait ce qu'on peut et je pense que on fait ensemble avec ces personnes qui peuvent être potentiellement des patients et ils ont bien compris depuis que la patiente était hospitalisée en réanimation que euh c'était une maladie grave et qu'il était pas question de prendre le moindre risque comme disait le DGS d'une d'un cas sur le territoire. Je voulais aussi rebondir sur les leçons de du Covid. les historiens des épidémies, notamment Patrick Boucheron qui vient de sortir un livre très intéressant sur la peste noire, euh quand j'étais conseiller ministériel en 2022 était venu au cabinet pour les petits-déjeuners du mercredi une fois par mois pour nous rappeler que on apprenait rien ou très peu des pandémies.
On apprend des épidémies mais on apprend très peu des pandémies parce que c'est tellement douloureux, c'est tellement brutal que il y a une sidération psychologique individuelle et collective et que vu le changement systémique auquel on fait face, il nous conseillait de changer ce paradigme et de proactivement essayer de retenir des leçons. Et pas que dans les mots, vous avez entièrement raison, dans les gestes et dans les actions. Et ça c'est plus difficile mais euh on pourra en reparler.
C'est un sujet très intéressant sur lequel je pense euh on a encore des progrès à faire et sur le plan sanitaire et sur le plan médiatique et sur le plan politique. Euh je vous avez parlé de madame Merkel et euh j'ai deux petites remarques et on a parlé d'empathie avec le Premier ministre lundi dernier en 8 euh et de transparence. Euh il y a pas l'empathie, ça ne touche pas et ça ne concerne pas que les soignants, ça concerne aussi les politiques, ça concerne les citoyens quand on se parle entre nous.
Et c'est vrai que les pays qui ont été gérés, en tout cas dans les leçons du Covid, les pays qui ont été gérés par des femmes, vous avez parlé de madame Merkel, mais on peut parler aussi de de Jassine Harden en Nouvelle-Zélande ou de Herna Solberg en Norvège ont montré sur des résultats très entre guillemets durs dans le sens scientifiquement parlant, c'est-à-dire la mortalité et la surmortalité induite par l'épidémie que tous ces pays gérés par des femmes, et il y en a d'autres, je les cite pas tous, ont sont parmi les les pays qui s'en sont tirés le mieux sur le bilan global de la pandémie et je pense que euh les femmes qui probablement de part plein de critères sans sans détailler hein euh sont beaucoup plus habitués à l'écoute, à l'empathie, au travailler ensemble et je pense que ce sont des caractéristiques importantes pour gérer des crises et des crises pandémiques. Vous avez parlé de One else, Gill en a parlé, je pense que vous avez été sensible. Je voudrais juste rappeler que le gouvernement avait mis en place un conseil scientifique chargé de l'anticipation qui avait une composante très Oneel et je trouve regrettable que ce ce conseil ce conseil scientifique dont je faisais partie Messé je pense pas avoir de billets cognitifs massif.
Je trouve que c'est dommage que nous n'ayons pas été renouvelés parce que justement c'est pas un conseil scientifique qui était chargé de la réponse aux crises. Cétait et le oneel ça se fait pas dans la réponse, ça peut se faire hein mais probablement c'est trop tard. C'est dans l'anticipation, la préparation et la culturation de tout un chacun pour se rendre compte que on vit à peu près tous dans le même environnement et que il faut le préserver.
Euh la souveraineté européenne, c'est pas mon sujet de prédilection, mais je peux vous dire que c'est massif en terme de de de traitement antibiotiques, antivirux, on le vit tous les jours et sur des infections bactériennes banales, on est de temps en temps en rupture de stock. Euh et ça c'est un vrai souci. Euh la létalité euh on en a parlé 30 % 35 %.
Le dénominateur est très faible mais pour le moment la létalité du bateau confirme à peu près le 30 % noté dans les littérature même si le dénominateur est de 11. Euh je me dépêche les nouvelles de la patiente à Bicha. Euh juste un mot pour ces nouvelles et un une remarque euh connexe.
Euh la patiente est toujours en réanimation dans un avec un pronostic vital engagé euh et elle a des complications de réanimation. Évidemment, je vais pas rentrer dans les détails, mais je vais juste revenir sur l'épisode de l'ECMO euh qui a été détaillé par moi-même lors de la conférence de presse qui a fait l'objet d'un article dans le Canard enchaîné d'hier qui était probable enfin qui était grévé d'erreur. Donc, il faudra dire au journalistes qu'il était mal informé sur notamment ma candidature à la DGS.
Euh comme quoi il faut toujours faire attention à ses sources, mais il y a d'autres articles dans ce de ce journal qui montrent des grossières erreurs. Et je voulais juste revenir là-dessus, c'est que un, il se trouve que la patiente a eu finalement une écmo mais c'était une question de jour et surtout je voulais rappeler ma position, c'est-à-dire un euh les gens qui qui travaillent, les gens qui font font aussi des erreurs. Et donc c'était une erreur parce que effectivement elle était pas sous éco.
Les gens qui font moins et qui sont moins autour de la crise sont plus habilités entre guillemets à faire des critiques, voire des critiques non constructives. Pourquoi j'ai parlé d'ECMO ? parce que c'est une particularité de cette maladie parce que dans la fuite capillaire en fait on peut rien faire sauf dériver la circulation vasculaire des poumons en attendant que ça passe et que c'est un signe de gravité et que c'est une caractéristique de la prise en charge des maladies tant qu'on a pas de traitement antiviral ni immunomodulateur.
Et la deuxième raison, c'est que mon travail c'est d'être en anticipation pour sécuriser la prise en charge du malade mais en l'occurrence là été faite par des réanimateurs et moi je suis infecteiologue. Et moi je dans je suis dans mon rôle en tant que référent REB d'anticiper la procédure d'ECMO qui est sanguine. C'est une procédure invasive sanguine donc potentiellement contaminante pour les soignants.
Et donc moi j'étais en anticipation de la pose de cette dérivation vasculaire et c'est vrai que à 4 heur de sommeil par nuit des messages qui tournent en boucle avec des filets incessants. J'ai on a parlé d'ECMO dans un dans un échange. Pour moi c'était ECMO alors que c'était justement elle n'est pas encore sous.
Bref, l'erreur est humaine. Dernier point sur les mutants et les virus. Aujourd'hui, on a des informations juste pour dire qu'il y a cinq virus qui ont été séquencés.
Il y avait un consortium international qui devait donner des résultats hier. Les séquences ont été déposées mais aujourd'hui là à date, je n'ai pas les résultats définitifs. Mais je pense que s'il y avait eu le moindre mutation potentiellement lié à une modification de la transmissibilité, on aurait j'aurais eu l'information.
Et deuxièmement, le critère pour analyser une une épidémie, c'est un le virus, oui, mais c'est aussi les critères épidémiologiques. Et là, de ce qu'on voit, c'est que plus d'un mois passer sur un bateau de façon confinée, on a que, entre guillemets 11 cas sur 150 personnes, ça veut dire que on est sur une transmis, un taux d'attaque à 7 % qui est parfaitement cohérent avec le virus que l'on connaît. Merci beaucoup madame Lacombe.
Bon, pour ma part, je vais me concentrer sur les questions que vous avez posées sur les traitements et la recherche. Vous avez parlé d'obstacle au développement de traitement. Donc, Xavier vous pas parler effectivement de souverainetéie européenne.
C'est vrai que on voit et on l'a vu pendant le Covid que quand on fait face à des menaces sanitaires, il y a tout le temps un moment où on est à cours de traitement. Alors, pourquoi ? On sait très bien que la France est totalement désindustrialisée sur ce plan-là.
L'Europe à son niveau n'est pas tellement mieux. Et si je vous ai parlé tout à l'heure du favipiravir pour vous donner plus de détails. En fait, le favipiravir est un antiviral qui était fabriqué par un japonais qui s'appelle Toyoma qui a décidé d'arrêter parce qu'en fait comme vous l'avez dit vous-même quand on a peu de débouché pour un antiviral et bien pour un industriel ça n'a aucun intérêt.
Il y a actuellement un génériqueur indien qui fabrique le favier et évidemment pas du tout en quantité nécessaire pour créer des stocks stratégiques alors qu'on aurait besoin d'avoir des stocks stratégiques de cette antiviral qui fonctionne en tout cas une vitro sur beaucoup de virus potentiellement graves. Donc on a un vrai défi sur ce plan-là et il va falloir qu'on trouve une solution. Sachant que en dehors de la fabrication de ces médicaments, il y a plusieurs dispositifs européens qui travaillent au sujet euh de l'identification de molécules à utiliser dans des dans un cadre d'urgence.
Donc on a un mécanisme européen qui s'appelle ERA euh qui je crois que vous aviez invité voilà qui quelqu'un qui finalement n'est pas venu mais ERA son but c'est de préparer l'Europe aux pandémies de demain sur le plan médicamenteux et au sein d'Ara il y a un organisme qui s'appelle le CTCM qui lui identifie les molécules travaille avec les industriels pour justement monter des stocks stratégiques de médicaments intéressants et le CTCM à l'occasion de la crise présente virus et je pense qu'elle l'a fait déjà sur Ébola se réunit régulièrement avec les scientifiques pour qu'on les aide à identifier les bonnes molécules et que nous donne justement pour ces gros réseaux de recherche dont je vous ai parlé nous mettre en contact avec les industriels pour les évaluer. Il y a également au niveau européen ce qu'on appelle les Corques. Donc les Corqu qui ce qui est un acronyme pour collaborative Open Research Consortium.
Donc pour chacun des virus qui ont été identifiés, enfin des agents pathogènes sont principalement des virus qui ont été identifiés par l'OMS comme étant les virus émergent potentiel de demain responsable de futures pandémies possiblement. ces corps que justement sont là pour coordonner la recherche de la science fondamentale jusqu'au développement de médicaments. Et donc euh la France par l'intermédiaire de la de la NRSME est responsable d'un de ces corques sur les philovirus qui sont le groupe de virus àquel appartient Ebola et cetera.
Et donc voilà ce que je peux vous dire et un autre dernier point sur obstacle au développement de traitement. Bien, je l'ai dit tout à l'heure, quand on a très peu de cas, c'est vrai que c'est très difficile d'évaluer l'efficacité d'un traitement. On est obligé de se de se référer à la l'efficacité vitro et dans les modèles animaux.
Ça me permet de faire le point enfin de faire le point plutôt avec l'intelligence artificielle. Alors, c'est une très bonne une très bonne interrogation euh qui qui me fait dire que l'intelligence artificielle évidemment maintenant est absolument indispensable et on utilise intelligence artificielle dans différents domaines de la recherche. Alors justement comme on a très peu de cas, on modélise l'efficacité des médicaments avec l'aide de l'intelligence artificielle.
L'intelligence artificielle nous aide aussi à optimiser les médicaments, que ce soient les antivirraux, mais également les anticorps monoclonaux. Et on a par exemple en France hein des petites entreprises alors je cite deep top entre autres mais il y en a d'autres académiques ou privés qui qui ont vraiment cette fonctionlà. Euh par exemple à Sorbonne université, une entité académique qui travaille sur ça, c'est la Sky et et donc l'intelligence artificielle est extrêmement utile pour l'optimisation des médicaments, ce qui permet d'aller beaucoup plus vite justement euh quand le génie chimique utilise l'intelligence artificielle, on développe un médicament beaucoup plus rapidement.
Et puis enfin, l'intelligence artificielle aide aussi, alors il y a beaucoup d'autres utilisations mais euh quelque chose qui nous concerne beaucoup, c'est la surveillance de l'infodémie. Grâce à l'intelligence artificielle, on a des moteurs sur internet qui nous permettent de détecter les signaux faibles de radicalisation, d'émergence euh de concept complotiste et cetera. Il y a des projets en France et à l'Europe qui sont financés euh par nos fonds publics, hein.
L'ANR finance différents projets de ce type-là. euh l'Union européenne par les mécanismes euh horizon Europe finance par exemple dans le projet dont je m'occupe proacte euh toute une dimension sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'infodémie. Donc ça c'est effectivement un point absolument essentiel.
Euh qu'est-ce que je peux ajouter d'autres sur les questions que vous posiez ? Ah oui et peut-être une dernière parce que je laisserai Gill parler de tout ce qui est les leçons du Covid politique, la préparation politique et cetera. euh le stress post-traumatique Covid suite suite au Covid, la parole scientifique.
Moi, je vais peut-être finir par vous parler de la coopération en matière de recherche. Alors, c'est vrai qu'on avait de tout temps une coopération importante avec nos collègues américains qui a été franchement malmenée ces deux dernières années. Je ne sais pas comment elle va pouvoir survivre, mais en même temps, on en a tiré une leçon qui est que on coopère beaucoup mieux au niveau européen.
On a également, si je parle de la France, une coopération de très longue date en terme de maladie infectieuse avec le Brésil et on voudrait s'appuyer sur cette coopération avec le Brésil pour justement travailler avec nos collègues argentins si c'est possible et vous savez que le ce qui se passe en Argentine est quand même assez proche de ce qui se passe aux États-Unis mais en tout cas avec le Chili et j'ai discuté depuis quelques jours la possibilité que la NRSMIE puisse travailler avec le Chili sur des essais antavirus puisque c'est justement là-bas où on a le plus de cas. Donc, il serait logique que ce soit là-bas qu'on mène une recherche intégrée sur les antavirus en apportant nous tout notre expérience des essais thérapeutique et puis bien sûr le Chili nous apporterait bah tout ce que les connaissances épidémiaux, les cas et cetera. Donc effectivement, chaque crise est l'occasion de montrer combien la coopération internationale est absolument indispensable.
Merci beaucoup. Et nous terminons avec le professeur Pielou. Alors, qu'est-ce qui me reste ?
Juste revenir sur la mortalité parce que ça a été posé. C'est vrai que le dénominateur est faible, mais on peut pas on peut pas empêcher les gens de d'avoir peur. Je sais que là, il y avait l'histoire de la gestion sur de la peur compte tenu de des chiffres qui sont affichés dans les dans les revues générales.
Si on regarde que les antavirus des États-Unis, enfin des Amériques pardon, on est 35 21 % 44 % 12 % enfin on est quand même dans un taux absolument exceptionnel de mentalité et on peut pas contrairement à ce que j'ai parfois entendu dire oui c'est parce qu'ils ont des systèmes sanitaires qui sont moins efficaces que les nôtres la réanimation à Buenooser elle fonctionne plutôt assez bien. Donc voilà. Donc ça c'est c'est compliqué parce que vous avez dit tout à l'heure, vous avez fait une référence madame derrière au fait qu'on était plutôt anxiogène et le débat sur le Covid nous on était du côté des on nous appelait les enfirmistes avec Karine c'estàd qu'on était côté promasse pro vaccin et cetera ça nous a valu surtout à elle beaucoup d'ennui et qui se poursuivent.
Là, on n'est pas entre rassuristes et ceux qui veulent enfermer. Il y a personne à enfermer, mais il y a il y a rassuriste pour rassurer. Et je pense que le la question des masques à titre personnel est une erreur.
Je trouve que communiquer sur la réserve de masques, c'est quelque chose d'anxiogène puisque on est en train de dire il il y a pas de risque, il se passera rien. Le bateau le bateau, ils ont été essentiellement dans des contacts rapprochés. Le le la 34 cas en Pentagonie, les 76 % des cas, c'était par contact rapproché.
Ça a été dit par le directeur général de la santé et et et par plusieurs d'entre nous, mais il restait quand même une petite transmission soit gouttelette, soit aérosol. La preuve, c'est qu'ils sont dans des champs à pression négative et qu'on met des FFP2 à Bicha ailleurs. Donc euh sur cette questionlà, la gestion de la peur, je crois qu'on peut pas on peut pas être forcément rassurant et il faut faire attention au jist qu'on a eu sur le Covid ou ou de prendre des discours justement qui sont exactement le contrepied du Covid. sous-entendu, on a fait une erreur sur les masques.
On se souvient parfois du des bêtisiers, donc la communiante, la responsable de communication du président de la République qui disait "Il y a pas besoin de masque et le soir vous avez le président de la République avec un masque au milieu des militaires dans dans l'est." Et du coup, on dit "Bah, on a suffisamment de masques, les gens comprennent pas. Bien communique sur le sur les masques alors qu'il y a pas besoin de masque Voilà, moi c'est mon mon analyse par rapport à ça.
L'autre chose aussi dont on n pas parlé, c'est que on a une expérience en France des antavirus de 10 dit du Nouveau Monde avec la Guyane. On parle pas du tout de la Guyane. Ils ont aussi un CNR, ils ont aussi une expérience.
Alors évidemment c'est pas le c'est pas le virus des andes, he c'est plutôt c'est un autre qui s'appelle signe nombré. C'est bizarre comme appellation, s'appelle son son nom, quoi. Euh et ils ont fait ce que ce que Anne a souligné, c'est-à-dire de la sensibilisation aux personnels les plus exposés, du dépistage animalier.
Ils ont fait du de la de des analyses stéréologiques sur les gens qui avaient des pathologies respiratoires ou cardiaques inexpliquées. Ils ont trouvé très peu de positifs, hein. Je crois qu'ils ont 1,6 positif de mémoire sur 12 positif sur 420 prélèvement.
Donc, ils ont fait ce travail là. C'est dommage qu'on d'ailleurs on parle pas plus de la Guyane qui elle a une expérience enfin c'est les Français qui ont une expérience de ces de ces virus là et puis ils ont fait et puis il y a des pays qui font des expériences effectivement when else le Brésil a un programme de diversification de reforestation de reforestation à visé justement par dans certaines régions des antavirus ce que fait aussi un peu un peu la Guyane. Euh qu'est-ce qui reste d'autre ?
Ah oui, je voulais juste dire aussi qu'il y a il y a quand même beaucoup de à cheval avec la question du LIA. L'IA est utilisé aussi pour les génomes parce que on en a discuté entre nous en dans une réunion d'infecteiologue. Il y a pas beaucoup de génome pour se faire une idée claire.
On parle voilà, j'ai regardé il y a peut-être quelques dizaines de génomes dans un virus de ce qui circule. Souvent c'est les génes partiels, c'estàd c'est pas tout le génome c'est et donc il y a des gens qui utilisent l'A alors parfois un mauvais essentant en disant ben j'ai vu ça sur les site complotistes moi j'ai repris les génomes et il y a 08 % de mutation donc on nous a menti puisqu'on nous dit qu'il y a pas de mutation le but de la mutation c'est de savoir si elle a un impact sur la transmis sur la pathogénicité c'est pas le le fait de la comptabiliser. Donc effectivement il va y avoir ce partage des génomes qui va être très important et puis finalement personne a répondu à la question des scénarios.
Vous avez été deux à poser la question des scénarios. Bah comme disait Pierre DC, ce qui est dur dans les prévisions, c'est quand ça concerne l'avenir. Donc je dirais que il peut y avoir il peut y avoir une il peut y avoir une contamination.
Imaginons que ce ce couple soit rentré dans ces fameux bateaux qu'on voit partout qui inondent les ports avec 18 étages, 4000 4500 personnes et cetera. On aurait évidemment quelque chose de beaucoup plus conséquent. Donc ça c'est la première hypothèse surtout si les croisiéristes et les voyagistes de cette région du monde ne font pas une information loyale et ça évidemment c'est la responsabilité soit des autorités internationales soit des autorités du pays.
Mais l'Argentine c'est 5, j'ai regardé 5 % de le tourisme 5 % de son de son de son budget et ils sont vraiment accrochés à démontrer que c'est surtout pas de chez eux que c'est parti parce que toutes les croisières qui passent le long de qui qui partent deoya jusqu'à Buenozer font plein de descentes et surtout des descentes vers des lieux très donc l'une des hypothèses c'est d'autres épidémies circonscrites probablement comme celle-ci avec peut-être l'histoire des super bateaux en allant de plus en plus loin dans des contrées qui sont contaminé et puis il y a le saut d'espèce parce qu'on a on a pas parlé beaucoup de H5N1 mais on a l'habitude du saut d'espèce et puis le dernier truc c'est qu'on est dans un mutation aérienne c'estàd que on n pas de visibilité sur comment ces mutations vont arriver on a après avec le covid et est-ce que ces mutations vont influencer sur l'adaptation à d'autres animaux d'autres rongeurs ou peut-être d'autres espèces et peut se et l'adaptation à l'homme qui dépasserait le seul cas de dans dans dans du virus des endes face au sénateur Les spécialistes ont insisté sur la nécessité de renforcer la recherche et la coopération internationale pour mieux comprendre l'antairus et anticiper d'éventuelles nouvelles crises sanitaires. Voilà, 100 % Sénat, c'est terminé. Je vous souhaite une très belle journée sur les chaînes parlementaires.