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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 4 octobre 2024 9 minContradictoireFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

60 milliards d'euros de coupes et de hausses d'impôts : qui va payer ? - C dans l'air - 03/10/24

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00FerméeRéponse partielle

    Vous ne voterez pas le budget?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    En termes d'affichage, que penser de cette annonce ce matin du ministre du Budget?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette chasse aux grandes entreprises et aux plus fortunés peut avoir des effets de bord?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00A.de TarléChiffre
    « 60 milliards d'euros d'économies substantielles à trouver pour l'Etat. »
  • 2:00E.MacronPromesse
    « une taxation exceptionnelle sur les entreprises par les grandes entreprises, si c'est pour une année étant donné le niveau des efforts qui doivent être faits. »
  • 3:00D.SeuxChiffre
    « Ca rapportera, d'après le ministère de l'Economie, entre 2 et 3 milliards d'euros. »
  • 4:00L.Thomas-DarboisChiffre
    « on est l'un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés, 48 %. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

malgré les discours qu'il y avait eus à l'époque. - A.de Tarlé: Le chiffre du jour: 60 milliards d'euros d'économies substantielles à trouver pour l'Etat.

M.Barnier frappe fort et fait aussi de la politique. - "Un budget quoi qu'il en coupe", titre "Libération".

Les comptes sont dans le rouge et la rigueur est de retour. Pour résorber le déficit, le nouveau gouvernement propose 40 milliards d'économies et 20 milliards de hausses d'impôts. Alors, qui va payer?

Ce matin, le nouveau ministre du Budget lève le voile sur les foyers concernés. - L.Saint-Martin: Nous considérons que quelques ménages, 0,3 %...

Un ménage sans enfant qui touche à peu près des revenus de 500 000 euros par an...

Après des années de protection De l'emploi, des revenus, de la croissance que nous avons eues ces dernières années, nous pouvons demander légitimement aux contribuables les plus fortunés de ce pays de participer, exceptionnellement et temporairement. - 65 000 foyers fiscaux et les grandes entreprises devraient être visés. Une mesure confirmée par E.Macron en déplacement à Berlin. - E.Macron: Je pense que le fait d'avoir une taxation exceptionnelle sur les entreprises par les grandes entreprises, si c'est pour une année étant donné le niveau des efforts qui doivent être faits. - Et voilà, déjà, le poison de la division.

G.Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, mais aussi des Comptes publics, monte au créneau. - G.Darmanin: Je ne voudrais aucune augmentation d'impôt. - C'est-à-dire? - Vous ne voterez pas le budget? - G.Darmanin: Le budget tel qu'il est annoncé me paraît inacceptable. - Vous êtes dans l'opposition? - G.Darmanin: On va avoir un débat parlementaire. - Le débat parlementaire s'annonce houleux.

M.Barnier se heurte aux lignes rouges des différents campements. - Le lendemain de son allocution, il était devant les députés de la nation.

On apprend par la presse le lendemain que la revalorisation des retraites...

Il va falloir qu'il se reprenne. M.Le Pen, J.Bardella ont été clairs, ils avaient dit: pas touche au pouvoir d'achat des Français. - A gauche, F.Hollande soutient les mesures de justice fiscale mais dénonce le grand flou quant aux coupes budgétaires à venir. - F.Hollande: Sur qui va-t-on faire peser les économies?

Sur l'Education nationale? Nous savons dans quel état elle est. Sur le système de santé?

Alors qu'il a été largement éprouvé? Sur les prestations? Il faut dire qui les perdra et ce qu'il sera à l'avenir.

C'est ce qu'on attend. - De son côté, pour faire entrer dans les caisses de l'Etat, la Cour des comptes propose de supprimer 100 000 postes de fonctionnaires dans les collectivités locales et d'augmenter la durée de travail des agents territoriaux. - A.de Tarlé: J'en profite pour vous dire que vous pouvez poser vos questions en flashant le QR code.

Vous pouvez écrire votre question, mais également vous filmer. Comme ça, on vous passera à l'antenne. - N.Saint-Cricq: Ca a été fait par le passé, des baisses symboliques de traitement.

Ca a été fait pour les ministres. On a enlevé 20 %, 30 %...

Vu le nombre de ministres...

Même s'il y en a beaucoup aujourd'hui, ça ne change rien. C'est symbolique. Ca donne l'impression aux Français qu'ils ne sont pas seuls et que tout le monde fait des efforts.

Pour les parlementaires, même chose. Ils pourraient s'autovoter une baisse. Sur les retraites, on pourrait peut-être améliorer...

Mais on resterait dans une masse d'argent qui ne serait pas en mesure de combler le déficit qu'on a. - A.de Tarlé: 100 millions... - N.Saint-Cricq: C'est toujours bien de donner l'exemple, mais il ne faut pas croire que c'est une solution pour le budget. - A.de Tarlé: En termes d'affichage, que penser de cette annonce ce matin du ministre du Budget, qui a dit: "Les plus aisés, ceux qui seront surtaxés, ce sont 0,3 % des ménages, ceux qui touchent, en couple, 500 000 euros par an." Donc ce seraient 65 000 Français concernés.

C'est tout petit. - D.Seux: C'est tout petit mais ça rapportera, d'après le ministère de l'Economie, entre 2 et 3 milliards d'euros.

Ca fait une facture moyenne supplémentaire en plus de 45 000 euros. Individuellement, ce n'est pas négligeable. 2 à 3 milliards d'euros, ce n'est pas rien, sur 65 000 contribuables.

Ce qui est intéressant, c'est que c'est un Premier ministre de droite qui fait ça. On n'a pas l'habitude d'entendre un Premier ministre LR nous dire qu'on va augmenter l'impôt des plus riches. Je crois que M.Barnier est assez content de son coup.

Il se dit...

Pardon, je vais utiliser une expression trash. Il plie le match sur la question de la justice fiscale, avec une mesure de ce type. - A.de Tarlé: Sur les bancs de LFI, on n'ira plus le chercher? - D.Seux: Ils diront que c'est insuffisant, qu'il faut faire 10 fois plus, 1000 fois plus, peut-être...

Avec cette mesure, M.Barnier se dit que sur les retraités... - A.de Tarlé: "Je fais la chasse aux riches"? - N.Saint-Cricq: Attention, ce sont "les fortunés".

C'est presque encore plus que "les riches". Dans son discours de politique générale, il dit ça. C'est vrai que la distillation jour après jour d'un certain nombre de choses, les retraites, le lendemain, "tous les retraités", le surlendemain "on fait payer les riches"... 60 % des Français sont favorables, mais qui ne le serait pas?

La logique, c'est que plus on gagne d'argent, plus... - D.Seux: 99,7 % des Français y sont favorables. - A.de Tarlé: Car ils ne sont pas touchés. - N.Saint-Cricq: L'effet induit est que si les Français sont satisfaits de cette mesure, il y ait le doute qu'il n'y ait que les riches qui soient taxés, et qu'à terme, en dessous de 0,3 %, les autres en sortent indemnes.

Ils ont compris que vu les 60 milliards qu'on nous a donnés, ce serait étonnant qu'il n'y ait que ça. - A.de Tarlé: Justement, en termes d'affichage, on augmente la fiscalité sur les "fortunés", on augmente sévèrement l'impôt sur les bénéfices des entreprises...

Ce matin, G.Darmanin dit qu'on revient à l'époque du hollandisme. On taxe à 35 % les bénéfices des grandes entreprises.

Ca doit rapporter 8 milliards, pour le coup. Est-ce que cette chasse aux grandes entreprises et aux plus fortunés peut avoir des effets de bord? - L.Thomas-Darbois: Il y a 2 sujets.

Le 1er, c'est qu'on est l'un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés, 48 %. En zone euro, c'est 41 %. On taxe beaucoup plus la consommation, la production que nos voisins allemands.

Il y a un grand problème avec ce débat budgétaire. Normalement, la politique fiscale est un moyen pour une fin. Un cap, une vision.

Ca devient la fin. Quelles mesures de fiscalité, qui on taxe, qui va payer les frais? Disons-le... - A.de Tarlé: C'est de l'affichage? - L.Thomas-Darbois: C'est ce qu'on cherche.

On cherche des recettes faciles, à contenter une aile gauche, une aile droite...

Le RN est l'épée de Damoclès du gouvernement et ne va pas s'opposer frontalement à 65 000 ménages qui, a priori, ne font pas son électorat. M.Barnier au gouvernement, Les Républicains.

On ne sait plus comment on doit le nommer. F.Fillon avait aussi mis en place une contribution sur les plus hauts revenus et avait mis en place cette surtaxe d'impôt sur les sociétés. - A.de Tarlé: La droite au pouvoir n'hésite pas à taxer. - L.Thomas-Darbois: Quand il y a besoin d'argent.

L'autre option, c'est les dépenses.