«IL FAUT DÉBARRASSER LA VIE PUBLIQUE DE L'EMPRISE DE L'ARGENT» - Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 70 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Jean-Luc MélenchonFait
« Cette loi... est une loi, qui est un acte de facilité. Il est le résultat d'un accord électoral improbable, conclu en cours de route, dans l'émotion du récit des turpitudes d'un candidat, qui par ailleurs était député. »
- Jean-Luc MélenchonFait
« Si notre société est malade des rapports de confiance, c'est parce que l'argent pourrit tout en son sein. »
- Jean-Luc MélenchonFait
« Dois-je vous rappeler le rôle qu'ont joué ici trois costumes de haut prix, dans l'initiative de cette loi ? »
- Jean-Luc MélenchonPromesse
« il faut débarrasser la vie publique, et celle de la nation, de l'emprise de l'argent, devenu fou dans le pays. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Qu'est-ce que la morale ou l'éthique viendrait faire là-dedans ? Cette loi... est une loi, qui est un acte de facilité.
Il est le résultat d'un accord électoral improbable, conclu en cours de route, dans l'émotion du récit des turpitudes d'un candidat, qui par ailleurs était député. Après quoi, nous est servi ce potage, qui prétend que le problème de la confiance du public, c'est-à-dire du peuple, dépendrait des mauvais comportements des parlementaires. Eh bien, je n'hésite pas à vous dire : c'est une honte que de le prétendre ou de le sous-entendre.
C'est une honte ! qui participe à un populisme anti-parlementaire grossier et vulgaire. Si notre société est malade des rapports de confiance, c'est parce que l'argent pourrit tout en son sein.
Et c'est pourquoi mon collègue Bastien Lachaud a bien fait de montrer le rapport qu'il y avait entre les comportements ostentatoires, de ceux qui dominent la société, et qui le suggèrent ensuite aux parlementaires. Dois-je vous rappeler le rôle qu'ont joué ici trois costumes de haut prix, dans l'initiative de cette loi ? Les comportements ostentatoires, l'idée qu'il n'y a pas de limites à ce qu'on peut acheter, l'idée qu'il n'est de bien public que celui qui est la somme des intérêts particuliers ; tout ceci, Madame la Ministre, fait une seule et même chose.
La vertu est un principe qui ne concerne pas seulement la personne qui la pratique, mais l'idée de servir, soi-même, comme dans l'arène publique, l'intérêt général. Voilà à quoi nous nous accrochons à cet instant. Et que valent et que veulent ceux qui ne veulent pas de la vertu ?
Qu'on nous le dise à la fin. Pour terminer, je vais vous citer un auteur que vous aimez. Mais avant cela, je veux résumer notre ligne : il faut débarrasser la vie publique, et celle de la nation, de l'emprise de l'argent, devenu fou dans le pays.
Si vous voulez poursuivre les corrompus, traquez les corrupteurs ! Ils ne sont pas si difficiles à trouver, car ils sont peu nombreux, et ne se cachent même pas de leurs activités. Un mot donc pour conclure, celui de Robespierre : « Nous ne sommes pas réunis, -- fondateur de nos libertés -- « Nous ne sommes pas réunis pour gouverner le crime, mais pour le combattre. »
Jean-Luc Mélenchon