Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 20 mars 2026 52 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseInstitutions & électionsSolidarités & famille

Moyen-Orient : une guerre de l’énergie ? - C à Vous l’intégrale - 20/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Au 21e jour de ce conflit, y a-t-il un risque d'escalade ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Etes-vous favorable à des aides de la part du gouvernement pour les Français ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    En un mot : vous avez été interdit de territoire par D.Trump. Le président Macron a écrit à D.Trump. Avez-vous une réponse ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    On imagine que le président de la République, E.Macron, ne discute pas avec la DGSE avec un téléphone. Ce message que vous portez, est-il valable pour nous tous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:50T.BretonFait
    « C'est clairement la stratégie menée de façon très claire par l'Iran. »
  • 22:30T.BretonFait
    « Ils ont saisi une fenêtre. Cette fenêtre était là. De plus en plus d'observateurs s'accordent à dire que c'est bien B.Nétanyahou qui a attiré D.Trump dans cette guerre. »
  • 24:10T.BretonFait
    « Derrière, pardon de le dire, pour l'instant, les Etats-Unis apparaissent de plus en plus, et je porte un jugement froid, comme les suiveurs et les facilitateurs de la stratégie qui a été pensée depuis des années par Israël et qu'il applique maintenant, méthodiquement... »
  • 27:30T.BretonChiffre
    « On était à 30... On est à 50. Pendant la crise, la dernière que nous avons connue, on était montés à 300. »
  • 30:50T.BretonFait
    « Ceux qui vont décider, de plus en plus, quand cette guerre va s'arrêter, vous savez qui ce sera? Les Iraniens. »
  • 35:50T.BretonFait
    « L'Europe doit jouer un rôle! Nous devons jouer un rôle. »
  • 42:30T.BretonFait
    « Quand le porte-avions se déplace, le monde entier le sait. Tous les satellites sont dessus. »
  • 52:30T.BretonFait
    « On a l'habitude. Ca ne sert à rien de répondre. Ce n'est pas le sujet. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue dans "C à vous". On est ensemble jusqu'à 21h en direct pour toute l'actualité de ce vendredi 20 mars. On est avec toute l'équipe.

A la une de l'actualité, la guerre de l'énergie a commencé. Explosion. Ce soir, au menu de votre Edito? - Y.Goosz: Passées les municipales, faudra-t-il ajuster le budget?

Notre économie est dans le brouillard, percutée par la guerre. L'Espagne et l'Italie interviennent. Avons-nous des marges de manoeuvre? - M.Bouhafsi: On en parle avec l'ancien ministre de l'Economie et ex-commissaire européen du marché intérieur, T.Breton.

Ce soir, hommage à une Grosse Tête dans le 5/5. - Je me fais toujours couper la parole...

Quand je parle, je me lasse moi-même. J'ai même pas envie de finir mes phrases. - A.Bégot: Hommage à une voix inimitable.

Elle est décédée ce matin. Elle avait 67 ans. - M.Bouhafsi: On reviendra sur cette incroyable faille sécuritaire au sein de l'armée française.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle localisé en pleine mer à cause des footings d'un officier. Paul, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité. Ce soir, le combat d'un frère et d'une soeur. - P.Larrouturou: Ils ont fait une pétition pour être reçus à l'Elysée pour tenter de savoir ce qui est arrivé à leur soeur, mystérieusement disparue au Japon. - M.Bouhafsi: Après 20h, un OEil qui fera bien réagir nos invités. - E.Eméyé: On parlera de comment bien vieillir.

Je suis allée à la recherche des secrets de jouvence des plus grandes stars de la pop. - M.Bouhafsi: On a déjà une cheffe en cuisine pour "C à vous".

Elle a trouvé le péché mignon de Bigflo & Oli, qui accompagneront A.de Caunes. Il s'agit de Carla Ferrari. - On a cru trouver le péché mignon de Bigflo & Oli, les empanadas de carne.

J'ai mis une petite touche italienne. - M.Bouhafsi: Ca sent bon l'Amérique du Sud.

On est pressés de voyager en Argentine. Avant ça, le monde craint désormais une guerre de l'énergie. Les bombardements massifs au Moyen-Orient ont des conséquences directes chez nous: flambée des prix à la pompe, mais aussi du gaz.

L'Iran joue désormais avec les nerfs de D.Trump et veut mettre en danger l'économie mondiale. - L'escalade au Moyen-Orient entraîne un choc énergétique mondial. - Sommes-nous à un nouveau tournant? - Jamais les installations pétrolières et gazières n'ont été à ce point touchées. - La guerre de l'énergie est déclarée.

Images impressionnantes d'une frappe iranienne au Qatar. - L'iran frappe aussi l'Arabie saoudite. C'est une raffinerie qui est visée. - L'Iran ne s'arrête pas là.

Le Koweït aussi... -2 raffineries ciblées ce matin par des drones.

Dernière vengeance de l'Iran, et c'est Israël qui est ciblé... - La plus grande raffinerie du pays.

Jusqu'où iront-ils dans cette guerre de l'énergie? - M.Bouhafsi: L'ancien commissaire européen, ancien ministre de l'Economie T.Breton est l'invité de "C à vous".

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, l'Edito de Y.Goosz.

Guerre en Iran, J+21. Ce n'est plus seulement la question du détroit d'Ormuz et le transport des matières premières qui est posée, mais bien celle de leur propre production. Depuis 48 heures, des terminaux pétroliers et des champs gaziers sont pris pour cible.

Il y a une crainte, c'est une crise durable et un budget percuté chez nous, ici en France. - Y.Goosz: Premier réflexe: éviter les discours de panique qui amplifient la crise.

On n'est plus dans le scénario 1, celui d'une guerre éclair. On n'est pas non plus dans le scénario 3, l'enlisement sans vainqueur et vaincu. On est dans un entre-deux avec des mots qui laissent entrevoir le bout du tunnel. ... - Y.Goosz: Ce qui n'empêche pas la fébrilité quotidienne des marchés.

Des infrastructures énergétiques détruites, ça veut dire des mois pour les reconstruire et les faire repartir. - M.Bouhafsi: Vous disiez: "Pas de panique." Qui sont les rassuristes? - Y.Goosz: Le gouvernement de la Banque de France, pour qui il n'y a pas de scénario de récession dans la zone euro.

Je pense également à la présidente de régulation de l'énergie, E.Wargon, pour qui la hausse de la facture du gaz sera limitée à 15 %. Bercy, en réunion de crise permanente...

R.Lescure est à notre micro. - R.Lescure: Aujourd'hui, je ne sais pas comment cette crise va évoluer.

Je ne souhaite pas aller dans un sens ni dans l'autre...

Il faut la suivre au quotidien, cette crise. Il faut voir comment elle évolue. Il faut adapter notre réponse.

Il faut être méthodiques et agiles. - M.Bouhafsi: Mais les Français qui nous regardent voient nos voisins bouger en Europe. - Y.Goosz: En Italie, moins 25 centimes sur les carburants pendant 20 jours.

Mais également l'Espagne, P.Sanchez vient de prendre 80 mesures avec une forte baisse de la TVA sur l'énergie. Il y en a pour 5 milliards d'euros dans le budget espagnol.

La croissance donne des marges et une forte baisse de la TVA sur l'énergie. Il y en a pour 5 milliards d'euros dans le budget espagnol. La croissance donne des marges de manoeuvre que nous n'avons plus. - M.Bouhafsi: Le gouvernement ne bougera pas? - Y.Goosz: Ca commence à bouger en coulisses pour aider certaines professions. - Concrètement, l'impact, c'est une augmentation de l'inflation et un impact négatif sur le pouvoir d'achat des Français.

Pour le budget, ça voudrait dire réfléchir à des aides pour aider les ménages les plus touchés par cette augmentation des prix de l'énergie. On pense aux pêcheurs. Des aides contenues, ciblées pour éviter d'avoir un impact significatif sur les dépenses publiques et éviter de repartir dans une escalade budgétaire à l'Assemblée nationale. - Y.Goosz: Pêcheurs, taxis, transporteurs routiers...

On parle de baisse de cotisations Urssaf. Rien de massif, parce qu'on est à l'os. A la longue, le budget pourrait devenir caduc.

En 2020, il a été rectifié. Mais là, c'est hors sujet. Rectifier un budget que S.Lecornu a mis 4 mois à faire passer, il y aurait de quoi s'arracher les cheveux. - S.Lecornu: Le Parlement ne pouvant pas prendre sa responsabilité jusqu'au bout, en donnant un budget à la nation, à cause des agissements de différents groupes politiques qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français et devant l'histoire...

Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finances pour 2026. - Y.Goosz: Dans quelle disposition les députés seront-ils la semaine prochaine après les municipales?

Avec les alliances entre socialistes et insoumis, va-t-on vers un positionnement plus dur? Le PS est-il encore une roue de secours pour S.Lecornu si le budget devait être rediscuté et exposé à la censure?

Du détroit d'Ormuz à la rue de Varenne, c'est le brouillard entre réalité et menace d'un domino de crises. - M.Bouhafsi: T.Breton, vous êtes ancien commissaire européen, ancien ministre de l'Economie.

Voici les unes de ce matin...

Au 21e jour de ce conflit, y a-t-il un risque d'escalade? - T.Breton: C'est clairement la stratégie menée de façon très claire par l'Iran.

Au moins, dans ce contexte, il y a 2 Etats qui ont une stratégie claire. Israël, dont le but est annoncé de se battre, de répondre aux volontés, tellement de fois réitérées, de la part de l'Iran d'éradiquer Israël, tout simplement. Ils ont saisi une fenêtre.

Cette fenêtre était là. De plus en plus d'observateurs s'accordent à dire que c'est bien B.Nétanyahou qui a attiré D.Trump dans cette guerre. - M.Bouhafsi: Il l'a convaincu... - Y.Goosz: Il dit qu'il ne peut pas convaincre D.Trump...

Que c'est D.Trump... - T.Breton: Il va aller jusqu'au bout.

C'est existentiel. Et il y a les Iraniens. Leur stratégie est claire désormais.

Comme dans un ventilateur, vous mettez tout pour que ça aille partout. C'est la tactique du ventilateur. C'est tellement vrai, ce que je vous dis...

Aujourd'hui, qui sont les pays les plus attaqués en riposte par l'Iran? - M.Bouhafsi: Les pays du Moyen-Orient...

Emirats arabes unis... - T.Breton: Oui.

Le Qatar, le Koweït...

Pour répondre à votre question, oui, la stratégie iranienne, c'est de mondialiser ce conflit pour se défendre. Evidemment, quand on tient dans ses mains un goulet d'étranglement tel que le détroit d'Ormuz, qui permet de contrôler 20 % des sorties et la consommation du pétrole mondial...

Ils en jouent. Ils vont continuer à en jouer tant qu'ils le décideront. - A.Bégot: Ca peut être d'une efficacité redoutable... - T.Breton: Ca l'est, aujourd'hui.

Derrière, pardon de le dire, pour l'instant, les Etats-Unis apparaissent de plus en plus, et je porte un jugement froid, comme les suiveurs et les facilitateurs de la stratégie qui a été pensée depuis des années par Israël et qu'il applique maintenant, méthodiquement... - M.Bouhafsi: On va revenir sur les conséquences directes en France.

C'est important pour ceux qui nous regardent. D.Trump a assuré avoir réclamé à B.Nétanyahou de ne plus frapper des infrastructures énergétiques en Iran. - T.Breton: Dans cette guerre, la quasi-totalité des pays du Golfe dépendent des usines de dessalement pour avoir accès à l'eau douce.

Pour l'instant, on n'a pas trop touché à ces types d'infrastructures. Les Iraniens ont également quelques usines de dessalement. On est restés à de la déstabilisation tactique, relativement traditionnelle: des infrastructures, des ministères, des casernes, des réserves de pétrole pour les Gardiens de la révolution...

Mais aussi des éliminations ciblées. Qu'est-ce qui s'est passé hier? Pour la 1re fois, les Israéliens ont attaqué la plus grande usine de liquéfaction de gaz au Qatar.

Le Qatar et l'Iran partagent le plus grand gisement, la plus grande réserve au monde de gaz naturel. Du côté du Qatar, ils ont attaqué. Il va falloir, peut-être, des mois, des années pour reconstruire.

En riposte, les Iraniens ont une capacité de riposte surprenante et précise. Malgré les accords de défense, ils sont incapables d'arrêter. Des 2 côtés, on a commencé à se taper dessus.

Ca, c'est du côté iranien...

La réciproque a été de taper le Qatar pour l'Iran. On rentre dans une autre dimension. Ca veut dire que, quoi qu'il arrive, y compris après le conflit, on va avoir des infrastructures qui vont être détruites.

On aura réduit nos capacités de production. Ca va peser sur les cours. C'est la raison pour laquelle D.Trump a dit: "Je ne suis pas au courant, c'est la dernière fois.

Pardon, je ne recommencerai plus." Ca ne trompe personne. - M.Bouhafsi: B.Nétanyahou et D.Trump ont dit ce matin que cette guerre finira plus tôt que les gens ne le pensent pour calmer les choses.

La hausse du prix du pétrole, les Français la constatent déjà. Pour le gaz, une hausse des factures en mai est à prévoir, mais apparemment, elle ne sera pas gigantesque. Je reprends les mots d'E.Wargon. - Ca ne sera pas plus 35 %. 35 %...

C'est monté, c'est redescendu. Ca va peut-être redescendre. - De l'ordre de 15 %? - On est dans cette zone.

Pour le mois de mai, ça va faire un impact qui ne sera pas gigantesque sur les factures. - M.Bouhafsi: 15 %, c'est énorme, pour certaines familles. - T.Breton: On était à 30...

On est à 50. Pendant la crise, la dernière que nous avons connue, on était montés à 300. - Y.Goosz: Au début de la guerre en Ukraine. - T.Breton: Il faut le redire.

Je ne dis pas qu'on a de la marge. Mais c'est pour expliquer pourquoi, aujourd'hui, les principaux économistes sont prudents. J'en fais partie.

On n'est pas du tout au sommet de ce qu'on a connu. Il faut se le dire. Quand vous avez B.Nétanyahou qui redit ce matin que ça va durer moins longtemps, plus personne ne croit personne!

Il faut dire les choses comme elles sont. Je vais vous dire quelque chose ce soir. Ceux qui vont décider, de plus en plus, quand cette guerre va s'arrêter, vous savez qui ce sera?

Les Iraniens. C'est ce qui s'est passé depuis hier. Voilà ce changement.

Imaginez que demain, D.Trump dise...

Il commence à le dire, il est embarrassé... "J'ai eu mes buts de guerre, on a découvert ces 450 kg d'uranium..." C'est un élément très important, comme but de guerre.

C'est un but de guerre qui a été annoncé, qui est Qui aiderait massivement D.Trump pour se sortir de ce que certains commencent à qualifier de bourbier. Il est essentiel d'avoir ce but de guerre.

Derrière, imaginez qu'il ait atteint ses buts et que les autres continuent à tirer... - M.Bouhafsi: Etes-vous favorable à des aides de la part du gouvernement pour les Français? - T.Breton: C'est beaucoup trop tôt pour le dire.

Il faut regarder les aides ciblées. La stratégie est bonne. - M.Bouhafsi: Il y a une colère qui peut monter... - T.Breton: Vous le disiez vous-même, ce matin, il y avait des propos qui disaient qu'on s'accroche.

On n'en est qu'au début. On espère tous que ça va se terminer. J'espérais beaucoup du voyage prévu à la fin de ce mois en Chine, un voyage officiel, qui a été reporté.

D.Trump perd sur beaucoup de fronts. Il perd avec la Chine, il perd son rapport de force douanier avec le reste du monde.

La Cour suprême l'a rappelé à l'ordre. Il apparaît comme le supplétif dans une guerre majeure, qui peut avoir des conséquences sur nous-mêmes, notre économie, l'inflation, le monde, la stabilité du monde. Ce que je vous dis depuis quelques minutes, c'est qu'il va falloir qu'on trouve un moyen pour que, si ça s'arrête, tout le monde s'arrête.

L'Europe doit jouer un rôle! Nous devons jouer un rôle. Si on les laisse en face, on peut arriver à cette impasse.

Oui, il faut que l'Europe joue son rôle. Il va bien falloir un acteur tampon le moment venu. - Y.Goosz: Il y avait un sommet à Bruxelles.

Les dirigeants européens ont appelé à un moratoire sur les frappes dont nous parlions. E.Macron plaide, une nouvelle fois, pour des négociations. - E.Macron: La France défend, comme à chaque fois, le retour à la négociation, le retour au dialogue.

Nous défendons l'idée d'un moratoire sur les infrastructures civiles, les personnes civiles dans ce conflit et une désescalade rapide. Alors que la région entre dans une période de fêtes religieuses, tous les esprits devraient se calmer. Le combat devrait stopper pour quelques jours. - Y.Goosz: L'Europe parle et ça continue. - T.Breton: Cette guerre ne concerne pas l'Europe.

Vous entendez la Chine? La Russie? L'Australie?

Nous avons un rôle diplomatique à jouer le moment venu. Nous avons aussi des intérêts dans la région, directs et indirects. Nous avons pas mal de ressortissants.

Nous avons des accords de sécurité et de défense avec un certain nombre de pays. Je le rappelle, l'Europe a été l'objet d'attaques iraniennes. Chypre a été attaquée par des missiles, des drones iraniens.

C'est la raison pour laquelle...

On ne l'a pas assez dit...

On a un article qui nous unit, nous, Européens, l'article 5. Que dit cet article 42.7 du traité? "Si l'un d'entre nous des 27 est attaqué, tous ceux qui ont la capacité viennent le défendre." C'est une des raisons majeures pour laquelle le porte-avions Charles-de-Gaulle a été immédiatement envoyé sur la zone, près du théâtre d'opérations, près des eaux chypriotes.

Il fallait défendre cette partie de notre Europe et préparer des actions humanitaires par rapport à nos ressortissants. C'est un signe. On est la seule flotte aussi importante présente dans la région.

Vous avez aussi la flotte chinoise. Vous savez ce qu'elle fait? Au bord du détroit d'Ormuz, elle donne du renseignement aux Iraniens. - M.Bouhafsi: 6 pays, dont la France, se sont dit prêts à garantir la sécurité dans le détroit d'Ormuz.

Mais cela ne se fera qu'après une déclaration de cessez-le-feu. Aujourd'hui, D.Trump a accusé les pays de l'Otan d'être des "lâches".

Il a assuré que les Etats-Unis se souviendraient de leur refus à aider pour débloquer le détroit d'Ormuz. Que répondre? - T.Breton: Rien.

On a l'habitude. Ca ne sert à rien de répondre. Ce n'est pas le sujet.

Le sujet, ce n'est pas l'Otan. Le sujet, c'est utiliser les traités qui nous unissent et les respecter. Nous, on respecte les traités entre nous.

Les Etats-Unis sont le principal partenaire de l'Otan. Ce n'est pas comme ça qu'on mobilise l'Otan. On met de côté, on laisse dire.

On continue à faire ce qu'on a à faire. Demain, ce sera autre chose. La réponse qui a été faite est beaucoup plus appropriée et adéquate à la situation.

Le moment venu...

Il va falloir qu'on discute. On ne peut pas déclencher de façon unilatérale une guerre, avoir des réactions violentes et dire d'un coup: "J'arrête, la guerre s'arrête." C'est plus compliqué, la guerre.

Ca s'ouvre et c'est comme une allumette qu'on craque, mais on ne sait pas jusqu'où va le feu. Il faudra avoir un certain nombre d'Etats qui respectent le droit international, qui reviennent avec une sagesse et une hauteur de vue. Dans le monde qui vient, ça va être plus que nécessaire. - M.Bouhafsi: En un mot: vous avez été interdit de territoire par D.Trump.

Le président Macron a écrit à D.Trump. Avez-vous une réponse? - T.Breton: Je n'étais pas en copie de la réponse, s'il y en a eu une.

Est-ce que D.Trump m'a répondu à moi? Non.

Je n'ai pas demandé à avoir accès au territoire américain, à ce stade. Cette décision n'a pas été prise sur ma personne. J'en suis la victime.

C'était pour punir l'Europe d'avoir mis en place des règles pour protéger nos enfants, nos démocraties, nos entreprises dans l'espace informationnel. Je me réjouis du fait que l'Europe n'ait pas varié d'un iota, n'ait pas eu la main qui tremble et continue à maintenir le DSA. C'est tellement important pour nous tous en Europe. - M.Bouhafsi: Merci.

Vous êtes l'ancien commissaire européen au marché intérieur, ancien ministre. Je rappelle votre livre. Restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité.

On vous garde jusqu'à 20h. Tout de suite, la Story de P.Larrouturou. - Qu'est-il arrivé à T.Véron? - La disparition d'une Française jugée inquiétante. - Sa famille diffuse son avis de recherche. - Je pense que le personnel de l'hôtel et l'hôtelier savent quelque chose.

Il faut qu'ils soient mis en garde à vue. - P.Larrouturou: C'est un cold case qui va revenir en une des journaux dans 10 jours.

Il y a bientôt 8 ans, T.Véron, 36 ans, assistante scolaire de Poitiers est tranquillement en vacances au nord de Tokyo, à Nikko. Elle envoie ces dernières images à sa famille et disparaît.

Pour ses proches, il lui est arrivé quelque chose. - Pour eux, c'est une certitude, c'est criminel. Ils savent que c'est une disparition criminelle. - Je pense que quelqu'un a agressé Tiphaine.

Morte? Je le pense aussi. - P.Larrouturou: Son frère a lancé une pétition pour être reçu à l'Elysée.

Ce matin, la famille a été reçue. - C'était un rendez-vous assez positif, hyper encourageant. On a l'impression qu'il y a des signes de coopération du côté du Japon. - Quelque chose de très concret.

Depuis plus de 7 ans, la police de Nikko dit qu'elle a conservé plus de 800 heures de caméras de vidéosurveillance. Ces vidéos n'ont jamais été transmises à la justice française. Là, ça va être le cas.

Il semblerait que les juges aient la possibilité d'aller au Japon pour obtenir des éléments sur place. - P.Larrouturou: Presque 8 ans de combat pour faire pression sur les Japonais.

La soeur de Tiphaine était parvenue, 2 mois après la disparition, à interpeller le Premier ministre japonais. ... - P.Larrouturou: C'était il y a 7 ans.

Ce soir, la famille de Tiphaine veut la vidéosurveillance, l'audition du patron de l'hôtel également. - Un rapport sur la téléphonie montre que Tiphaine n'est pas sortie de l'hôtel avant 11h40. Ca met à mal les témoignages du principal suspect qui dit qu'elle est partie à 10h.

Le principal suspect n'a pas été arrêté. La police de Nikko semble le protéger. Il est policier volontaire.

On se demande s'il n'y a pas des problèmes d'objectivité. On souhaite que la police nationale japonaise s'empare du dossier. - P.Larrouturou: Cette rencontre intervient alors qu'E.Macron est attendu au Japon du 31 mars au 2 avril.

Il va rencontrer l'empereur, l'impératrice et le Premier ministre, que vous avez vus en partie. La nouvelle Première ministre, ça va passer par elle. - Cette Première ministre...

Le fait que ce soit une femme, qu'elle soit consciente...

Cette femme qui a dû percer à travers un système patriarcal, on se dit qu'elle va être plus touchée. - J'ai compris que ce n'est pas quelqu'un à qui on dit quelle est la conduite à tenir. Si elle a envie qu'il y ait une vérité pour Tiphaine, elle sera capable de donner les bonnes consignes. - P.Larrouturou: Ce soir, la France tente de continuer à maintenir la pression sur le Japon.

Cette phrase de l'Elysée. - M.Bouhafsi: Vendredi dernier, en Méditerranée orientale, un simple footing a suffi à révéler une position militaire sensible.

Depuis plusieurs semaines, un officier publiait sa course sur une célèbre application de sport sans se rendre compte qu'il géolocalisait le porte-avions Charles-de-Gaulle au nord de Chypre. Cela pose une question sur nos usages numériques, jusque dans les opérations les plus sensibles. - C'est une course qui pourrait bien compromettre la sécurité nationale. - Le Charles-de-Gaulle localisé en pleine mer à cause d'une application de sport. - Un jeune officier, amateur de course à pied, décide de faire du footing sur le navire.

Des performances qu'il enregistre sur sa montre connectée et qui se retrouvent publiées en ligne. Grâce à ces données, on peut ainsi retracer le parcours du bateau ces derniers jours, au nord-ouest de Chypre et à une centaine de kilomètres des côtes turques. - Une faille de sécurité qui pourrait rendre le bâtiment vulnérable. - M.Bouhafsi: Bonsoir, R.Grably.

Un simple footing publié sur les réseaux sociaux, une imprudence qui pourrait mettre à mal et en danger toute une opération militaire. - R.Grably: Ca dépend dans quelle phase on est.

Il y a des phases où le porte-avions veut plutôt se montrer. C'est une imprudence assez symbolique. De voir que même sur des sites aussi sensibles, des sites militaires et un porte-avions, il y a encore des imprudences...

Vous disiez que c'est aussi peut-être notre rapport au numérique qui est difficile à appréhender, y compris dans la cybersécurité et la diffusion de données. Malgré nous, ça nous fait prendre conscience qu'on est un nuage de points de données en permanence quand on est civil, mais aussi quand on est militaire. - M.Bouhafsi: Je voudrais qu'on insiste sur cette image, avec ces boucles.

On a l'impression que ça ne veut rien dire, mais c'est la position du porte-avions Charles-de-Gaulle...

Ces données, n'importe qui peut les consulter? - R.Grably: Oui.

Le marin faisait son footing sur le porte-avions. Il faisait 7 kilomètres. Comme le porte-avions avance à 50 km/h, son parcours est en train d'avancer.

Ca fait cette forme de boucle. - Y.Goosz: C'est pas qu'il tourne en rond. - R.Grably: Ca, tout le monde peut la voir.

Des millions de personnes utilisent Strava. Cette plateforme est pour mesurer ses performances. C'est un réseau social.

On suit ses amis pour se comparer et courir. Par défaut, le profil est public. On peut le configurer en privé.

Ces cas d'école sur l'application, on en parle depuis 2018. Ca fait 8 ans que, malgré tout, il y a quand même des gens dont le poste est ultrasensible et qui ne paramètrent pas leur profil. Même s'ils ne mettent pas leur nom, qu'ils sont anonymes... - M.Bouhafsi: On va en discuter.

C'est pas arrivé qu'une fois. Le 14 février, au large de Cherbourg, Quelques jours plus tard à Copenhague et le 13 mars au nord-ouest de Chypre. En analysant les courses de ce militaire, on suit le déplacement du Charles-de-Gaulle.

Le danger, c'est de localiser le militaire derrière ces données. On peut connaître son entourage, sa famille, ses collègues... - R.Grably: On a eu un cas analogue pour les agents de la DGSE. - M.Bouhafsi: C'était en 2018. - R.Grably: Des confrères du "Monde" ont travaillé sur ces dossiers.

Ils ont vu qu'il y avait une activité et des footings en Irak, de comptes français. Là-bas, on n'y part pas en vacances. Ils ont regardé les profils.

Ils se sont rendu compte que ces profils faisaient des footings dans le 20e, au siège de la DGSE. Ils enclenchaient leur enregistrement devant l'entrée et ils le finissaient devant l'entrée. En remontant le profil, ils se rendaient compte que les agents mettaient leur temps au marathon.

Si vous êtes le seul à faire ce temps au centième, c'est des données. Vous avez le temps, le dossard...

J'ai pu trouver des photos des agents de la DGSE. - A.Bégot: Il y a à peine un an, dans le Finistère, de simples footings publiés par des militaires ont suffi à dévoiler leurs déplacements au plus près des sous-marins. - Impossible d'y entrer sans être fouillé, sans avoir laissé son téléphone portable dans un casier.

Et pour cause...

Dans le Finistère, il y a les sous-marins militaires français. Pourtant, avec de simples courses à pied, cette sécurité a été mise à mal. Et ce, quand 16 militaires ont couru avec leur montre connectée et publié leurs trajets sur une application.

La carte permet de voir qu'ils ont longé les quais, juste à côté des sous-marins. - A.Bégot: A l'entrée de la base, les téléphones sont enfermés dans des casiers.

Les montres connectées restent au poignet. On n'est pas encore au point sur les systèmes de prévention? - R.Grably: J'imagine que sur la base, la règle est de n'avoir ni montre ni téléphone connecté.

Les montres sont plus difficiles à contrôler. Il ne faut pas s'autoflageller. Nos militaires s'y connaissent.

Les consignes sont claires. C'est la différence entre la théorie et la pratique. Sur la base du Finistère, quand vous avez les sous-mariniers qui partent en mission et que, potentiellement, vous pouvez remonter à leur identité et aux photos de leur famille ou de leurs enfants...

C'est peut-être plus grave que l'emplacement d'un porte-avions. Vous êtes une puissance étrangère ou des terroristes...

Ca ne coûte rien de faire ça. Tout est accessible pour tout le monde. Les terroristes pourraient faire chanter quelqu'un au mauvais endroit au mauvais moment. - M.Bouhafsi: C'était pas un secret, de savoir que le Charles-de-Gaulle était en Méditerranée.

On pense aux futurs déplacements de nos navires et de ces navires qui sont normalement dans un endroit secret. C'est une faille de l'armée française? - T.Breton: Quand le porte-avions se déplace, le monde entier le sait.

Tous les satellites sont dessus. C'est une surprise pour personne. La route du Charles-de-Gaulle est connue de tous les services planétaires, y compris ceux qui sont dessus.

Est-ce que l'armée française a failli? Non. Toutes les armées sont confrontées à cette trace que laissent les agents, leurs officiers et leurs soldats en opérations et dans l'espace de vie.

Ca nous concerne nous, également. On a des tas d'exemples. Aux Etats-Unis, en Irak, ils se sont tous fait prendre.

Souvenez-vous des Russes qui étaient sur le front et qui, le soir, parlaient à leur mère. Ils se recevaient un drone sur la tête parce qu'on les avait identifiés. Maintenant, quand on est en opération, il y a des consignes strictes.

Nous avons une action physique et une action dans l'espace informationnel. On laisse des traces dans l'espace informationnel. Il faut qu'on le sache, y compris les militaires et les agents en opération.

Ces espaces physique et informationnel qui se superposent, c'est les 2 espaces dans lesquels on cohabite et on coopère. Quand on est en opération, on doit appliquer les mêmes consignes de sécurité qu'on s'applique de façon très rigoureuse dans le Finistère pour pénétrer sur un porte-avions et dans l'espace informationnel qui nous entoure. - M.Bouhafsi: Les mêmes failles ont été observées avec les Etats-Unis, où les agents de sécurité de J.Biden...

On voit que cette application est devenue une faille de sécurité mondiale pour ceux qui veulent aller chercher des informations. J'aimerais qu'on revienne sur ce qui s'est passé en octobre 2024. Des agents de la sécurité d'E.Macron publiaient leurs footings sur la même application.

Ca permettait d'anticiper les déplacements d'E.Macron à son hôtel. C'est un danger plus important que le Charles-de-Gaulle. - R.Grably: Oui.

Les forces de sécurité qui protègent le président, quand il y a un déplacement organisé, ils y vont en amont. Quand ils vont dans un hôtel et qu'ils logent dans le même hôtel que le président de la République, comme ce sont des gens très entraînés et très sportifs, ils font un footing le soir. Un footing avec un point de départ et d'arrivée qui était le même...

C'était en bas d'un hôtel. L'hôtel où doit séjourner un président de la République, c'est pas censé être connu. Il y a des cas où un déplacement a été révélé dans la presse.

Il a été changé, l'hôtel. - T.Breton: On est dans une période de conflictualité où vous avez des conflits traditionnels et des guerres asymétriques.

Ceux qui sont dans leur blockhaus, des Iraniens ou des Houthis...

Ils n'ont pas accès aux informations, mais ils peuvent suivre. Dans la guerre asymétrique, où vous allez pouvoir utiliser des drones à 30 000 dollars...

Quand vous avez cette information, certains pourraient vouloir attaquer le président. Il faut faire attention à cette notion de guerre asymétrique. - E.Eméyé: L'imprudence est à tous les niveaux.

Le président de la République dispose de téléphones spéciaux, ultra sécurisés et chiffrés. Si vous regardez bien cette photo, on aperçoit 2 téléphones de la marque à la pomme. Même au sommet de l'Etat, on continue à utiliser des outils du quotidien, au risque de fragiliser la sécurité? - R.Grably: Pour certaines information, il y a un équipement adapté.

Un téléphone a été conçu par Thales. Quand on se met dans un cadre, qu'on va échanger des informations sensibles, les outils protègent les conversations. Le problème, c'est tout ce qu'il y a autour.

Sur ces téléphones ultra sécurisés, on ne peut pas faire grand-chose. Tout ce qu'on diffuse comme données malgré nous, sans se rendre compte...

On ne se rend pas compte que ce qu'on diffuse comme informations, ça peut être utilisé. C'est difficile à appréhender. Intellectuellement, c'est difficile à appréhender.

Il ne faut pas s'autoflageller. En 2018, c'était pas facile de comprendre que ça allait être utilisé comme ça. C'est des cas où un chef d'Etat se dit: "J'ai mon téléphone sous la main.

J'ai un mot à envoyer. Je ne vais pas aller demander à quelqu'un. C'est pas très grave.

Je vais utiliser une application chiffrée." Ca peut être intercepté. - M.Bouhafsi: On imagine que le président de la République, E.Macron, ne discute pas avec la DGSE avec un téléphone.

Ce message que vous portez, c'est le même message porté par T.Breton. Il ne vaut pas que pour nos militaires et nos dirigeants.

Il vaut aussi pour nous. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

On a appris aujourd'hui la disparition d'une Grosse Tête. - A.Bégot: I.Mergault est décédée des suites d'un cancer qu'elle combattait depuis plusieurs mois.

Actrice et réalisatrice à la voix inimitable, reconnaissable entre mille grâce à ce cheveu sur la langue dont elle avait fait un atout. C'était sa marque de fabrique. - L.Ruquier: Ca me fait plaisir que vous soyez jalouse. - K.Le Marchand: Son jeu est un peu trop voyant.

Elle est habillée comme une... - I.Mergault: Je vais te dire...

Je suis habillée comme toi d'habitude. Rires. Je suis la seule voiture garée où les pigeons viennent chier sur moi...

La seule voiture. - Il y a la voiture d'I.Mergault.

Il imite un pigeon. - I.Mergault: Quand je change de place, je suis la seule voiture... - Tu avais laissé le toit ouvrant, vu tes cheveux. - A.Bégot: Après plusieurs rôles au cinéma, I.Mergault intègre cette grande famille des "Grosses Têtes".

Elle y devient une figure incontournable. - L.Ruquier: Elle est devenue la voix féminine la plus connue de RTL depuis la fin des années 80.

Quand j'entends I.Mergault et que je mets un nom sur cette voix, je me dis qu'il me la faut. Elle ne mesurait pas sa popularité.

Elle n'avait pas la grosse tête, même si c'en était la reine. *-Elle m'a toujours fait rire. Je l'aimais profondément.

Je suis bouleversé. C'était quelqu'un d'une simplicité, d'une gentillesse et d'une drôlerie absolument incroyable. *-C'était une complice.

Elle était tellement drôle. - A.Bégot: Artiste touche-à-tout.

C'est derrière la caméra qu'elle connaît son plus grand succès. Son premier film avec Michel Blanc cartonne au cinéma. Plus de 3,5 millions de téléspectateurs et un César, celui du meilleur premier film en 2007. - D.Boon: Le César est attribué à "Je vous trouve très beau", d'I.Mergault. - I.Mergault: C'est mon 1er film.

Tout le monde est vachement gentil avec moi. Ils m'attendent pas au tournant. Ca se passe vraiment bien.

Je suis très contente. - A.Bégot: Ce film sera diffusé lundi soir sur France 3. - M.Bouhafsi: On a une pensée pour ses 2 filles.

On a aussi appris aujourd'hui la disparition de C.Norris. - A.Bégot: L'acteur américain, ancien champion du monde de karaté, est mort à l'âge de 86 ans.

Vous vous souvenez forcément de lui dans ça...

Générique de "Walker, Texas Ranger". La semaine dernière, C.Norris avait enfilé les gants à l'occasion de son anniversaire. ... - A.Bégot: S.Stallone salue un grand homme.

J.-C.Van Damme, une personne pour laquelle il a toujours eu un immense respect. - Je vous préviens...

Attention où vous mettez les pieds! - Les pieds...

Je mets les pieds où je veux, et c'est souvent dans la gueule! - M.Bouhafsi: Aux Etats-Unis, nouvelle scène surréaliste dans le bureau Ovale. - A.Bégot: D.Trump recevait la Première ministre japonaise.

Un journaliste qui accompagne la ministre l'interroge: "Pourquoi ne pas avoir prévenu vos alliés avant de frapper l'Iran?" ... - A.Bégot: Malaise immédiat.

La Première ministre semble lâcher un soupir. Elle recule légèrement dans son fauteuil. Au Japon, en tout cas, cette petite phrase n'est pas passée. ... - M.Bouhafsi: On revient en France.

Cette semaine, c'était la Semaine de l'éducation financière. - A.Bégot: Pour sensibiliser les Français à la question de l'argent, et notamment les plus jeunes.

Des ateliers étaient organisés partout en France. Dans cette classe de CM1-CM2, on a pu échanger pendant 1 heure 30 avec une spécialiste du secteur bancaire. - L'argent a de nombreux synonymes.

Lesquels connais-tu? - Il a perdu sa carte. C'est quoi, les risques?

L'objectif de ces ateliers est d'apporter aux enfants les 1res notions liées à l'argent. Sécurité avec ses moyens de paiement, comprendre ce que c'est que l'épargne, réfléchir avant de faire un achat...

Est-ce que je n'attends pas une promotion ou des soldes? Pour, plus tard, au collège et au lycée, savoir gérer leur argent. - A.Bégot: Certains enfants sont déjà très au fait de la question, comme on a pu le constater. - Il ne faut pas dépenser pour rien. - Si on achète toute une collection de baskets, c'est pas bien.

Après, on va devoir refaire son argent. - On peut tomber dans des situations inquiétantes et difficiles. - Tu as peur d'être à découvert? - Oui.

Sinon, on ne peut plus rien faire. - Ca te fait peur? - Non. - A.Bégot: Selon une étude menée, 53 % des 8-14 ans reçoivent aujourd'hui de l'agent de poche de manière régulière, une fois par mois.

C'est 5 points de plus que l'an dernier. Savoir gérer l'argent, ça s'apprend dès le plus jeune âge? - T.Breton: Quand on est à découvert, on ne peut plus rien faire.

C'est extrêmement important d'apprendre les bases de l'économie. Il faut qu'on y revienne, en France. - A.Bégot: Surtout dans un pays... - M.Bouhafsi: On aurait peut-être dû l'enseigner à nos parents et à nos grands-parents, vu la dette de la France.

L'inquiétude des associations de défense des animaux... - A.Bégot: 7 associations sur 10 seraient au bord du gouffre.

C'est ce que révèle une grande enquête réalisée par une association, qui a interrogé pas moins de 700 organisations. Faute de trésorerie, les deux tiers sont en très grande difficulté. Leur travail auprès des animaux abandonnés ou maltraités est aujourd'hui menacé.

Illustration chez SOS Matous, un refuge pour chats. - Dès qu'il y a un don, ça vient combler une dette. Le trio gagnant des associations, c'est les soins vétérinaires.

Derrière, vous avez l'alimentation et le matériel. - On est tout le temps obligés de faire des choix. Quand on a une prise en charge à faire, on se pose toujours la question de savoir si on va pouvoir le faire, si le vétérinaire va nous annoncer une facture astronomique qu'on ne sera pas en mesure de payer.

Je trouve que c'est dommage qu'on ne soit pas plus reconnus pour le travail qu'on fait, le temps qu'on y passe. Peut-être qu'un jour, on devra tout arrêter. - M.Bouhafsi: L'acteur V.Kilmer bientôt ressuscité grâce à l'IA. - A.Bégot: Il pourrait bientôt jouer sur grand écran.

Un réalisateur vient de recueillir l'accord de sa famille pour recourir à l'IA. Voix, visage, mais aussi jeu d'acteur, il veut tout reconstituer. V.Kilmer voulait absolument faire ce film.

Il avait donné son accord mais n'avait pas pu le faire de son vivant. L'initiative est loin de faire l'unanimité. - Je trouve ça assez cynique.

La vie est comme ça. Le comédien n'est plus là. Maintenant, c'est fini, terminé.

Il n'y a aucune raison de prêter sa voix pour un acteur qui n'a rien demandé, qui a peut-être envie qu'on lui foute la paix. Je préfère m'en souvenir autrement. - Vous n'aimeriez pas doubler un acteur mort? - Pas du tout.

Ca me mettrait mal à l'aise. C'est sordide. - A.Bégot: L'IA, c'est une vraie menace pour le cinéma? - R.Grably: Des acteurs qu'on a ressuscités, ça a déjà existé. - A.Bégot: Parce qu'ils n'avaient pas fini de tourner un film. - R.Grably: L'IA rend la chose industrielle et potentiellement infinie.

C'est une question éthique, presque philosophique. Le fait de doubler...

On aurait pu se dire que ça aurait pu profiter aux doubleurs, qui auraient pu garder des doublages, mais non. On comprend le problème éthique. - M.Bouhafsi: Une grande première pour une surfeuse française. - A.Bégot: Pour la toute première fois, elle est invitée directement à participer à une compétition sans être passée par la case qualifications.

Elle est devenue maman entre-temps. Encore enceinte, mais toujours sur sa planche. Cette surfeuse s'appelle J.Defay, médaillée de bronze aux Jeux olympiques 2024.

C'est la Française la plus titrée dans cette discipline. Elle a mis sa carrière sur pause il y a un an pour donner naissance à son premier enfant. Elle avait posté une échographie sur les réseaux sociaux.

Aujourd'hui, elle se sent prête à revenir dans la compétition. La Fédération internationale de surf lui a accordé une wild-card, une invitation pour participer à la principale compétition mondiale sans passer par des qualifications. Nous l'avons rencontrée. - J.Defay: J'étais super heureuse d'avoir cette annonce, de me rendre compte que j'étais la première et de me rendre compte que je faisais avancer un peu l'histoire de mon sport.

C'était vraiment chouette. On fait bouger les lignes. C'est incroyable, pour les athlètes féminines, de voir qu'on peut aujourd'hui peut-être concilier plus facilement une carrière et une vie de famille.

Je suis super heureuse de relever ce challenge avec ma fille au bord de l'eau, qui me regardera. - M.Bouhafsi: On termine par la belle image de la semaine. - A.Bégot: Dans la Drôme, lors d'une rencontre de rugby.

Un match entre les moins de 19 ans de Romans-Bourg-de-Péage...

Un des joueurs se blesse au genou. La rencontre est interrompue. Les pompiers arrivent sur place mais le terrain est complètement détrempé.

L'ambulance n'arrive pas à repartir. Ceux que vous voyez derrière en train de pousser l'ambulance, ce sont les 2 équipes qui, d'un seul homme, poussent ce camion. - M.Bouhafsi: Avec nous, l'ambulance serait toujours sur le terrain.

Vous auriez poussé? Moi, j'étais avec les rouges. J'étais avec R.Grably. - T.Breton: Vous allez préférer le rugby au football, si ça continue. - M.Bouhafsi: Non.

Je vais rester au football. Merci à vous, T.Breton. "Les dix renoncements qui ont fait la France", c'est disponible.

Merci à vous, R.Grably. Vous êtes grand reporter à BFMTV.

Dans un instant, nos invités du dîner: A.de Caunes et le gériatre B.Fougère.