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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 6 janvier 2022 66 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Macron : il veut les "emmerder"… #cdanslair 05.01.2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 50 %Défensif 31 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une faute ? Est-ce qu'il a fait une faute, Emmanuel Macron ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    On est en train d'essayer de savoir si Emmanuel Macron a fait une faute avec cette interview.

  • 7:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une faute ?

  • 10:16OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un président peut parler sur ce ton ?

  • 14:18OuverteRéponse directe

    Qui emmerde la vie de qui aujourd'hui ?

  • 14:53OuverteRéponse directe

    Les candidats à l'élection présidentielle saisissent l'opportunité et tirent à boulet rouge sur le président.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19PrésentateurFait
    « Dans une interview au journal Le Parisien ce matin, le président explique qu'il veut emmerder les non-vaccinés et même qu'ils sont irresponsables et donc pas vraiment citoyens. »
  • 12:55InvitéFait
    « Là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder et donc on va continuer de le faire jusqu'au bout. »
  • 13:06InvitéFait
    « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen. »
  • 23:26PrésentateurFait
    « Il y a des permanences qui peuvent être saccagées, il y a physiquement des gens qui manifestent devant le Palais Bourbon, un garage qui a été brûlé. »
  • 28:20PrésentateurChiffre
    « 63% des français sont favorables au pass vaccinal. »
  • 34:40InvitéChiffre
    « près de 80% de la population a reçu au moins une dose »
  • 35:09PrésentateurFait
    « il y a le fait qu'on en a tous marre au bout de plusieurs années maintenant de Covid »
  • 35:30InvitéFait
    « le professeur Grimaldi pose une question : les non vaccinés devraient-ils dire s'ils souhaitent être réanimés ? »
  • 36:37InvitéFait
    « à Singapour, le gouvernement ne prend plus en charge leurs frais médicaux »
  • 36:40PrésentateurFait
    « le Canada prévoit de supprimer les allocations aux chômeurs sans aucune dose »
  • 44:21InvitéChiffre
    « il y a 135 000 cas aujourd'hui diagnostiqués »
  • 44:30InvitéChiffre
    « il y a quand même 46 000 personnes qui se sont fait injecter pour la première fois »
  • 44:35InvitéChiffre
    « 700 000 en décembre »
  • 44:54PrésentateurChiffre
    « en réa, c'est 80% de non vaccinés qui occupent les lits »
  • 47:13PrésentateurFait
    « l'Autriche impose le port du masque FFP2 dans tous les lieux clos »
  • 47:20PrésentateurFait
    « l'Italie l'a rendu obligatoire dans les transports en commun »
  • 1:03:12InvitéChiffre
    « quand on a 90% de la population qui est vaccinée »
  • 1:03:23InvitéChiffre
    « on voit qu'on a à peu près 40% de ces deux électorats qui sont opposés au pass vaccinal »
  • 1:04:41PrésentateurChiffre
    « 337 000 »
  • 1:04:50PrésentateurFait
    « ils disent partout qu'ils sont en faveur du pass vaccinal »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité16 %
  • Invité 23 %
  • Présentateur 23 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. C'est une phrase qui marquera, à n'en pas douter, cette crise sanitaire et même certainement la campagne présidentielle. Dans une interview au journal Le Parisien ce matin, le président explique qu'il veut emmerder les non-vaccinés et même qu'ils sont irresponsables et donc pas vraiment citoyens. Une sortie sans filtre qui a mis le feu à un débat sur le pass vaccinal déjà éruptif en pleine campagne présidentielle.

Les oppositions dénoncent de concert depuis ce matin une outrance de trop et la Macronie fait bloc et assume le fond et la forme s'adressant à une majorité de Français vaccinés. Alors, est-ce une sortie de route ou une stratégie de rupture ? La fracture est-elle en train de se creuser entre les Français vaccinés et les autres ? Est-ce que cette polémique peut bloquer durablement l'installation, l'instauration, le vote du pass vaccinal ? Macron, il veut les emmerder, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Karl Meus, vous êtes rédacteur en chef au Figaro Magazine. Cécile Cornudet, vous êtes éditorialiste politique aux Echos.

A retrouver dans l'édition du jour l'interview de Gabriel Attal qui réaffirme la mise en vigueur du pass vaccinal autour de la mi-janvier. Comme prévu, nous y reviendrons ce soir. Ève Roger, vous êtes directrice adjointe de la rédaction du Parisien Aujourd'hui en France. À lire aujourd'hui donc cette rencontre exclusive du président de la République avec vos lecteurs qui s'intitule « Les quatre vérités d'Emmanuel Macron ». Et nous attendons à cette place là Jérôme Fourquet qui va nous rejoindre dans un instant. Bonsoir à tous les trois. Merci de participer à cette émission en direct. Je vais commencer avec une question toute simple, Karl Meus. Est-ce que c'est une faute ?

Est-ce qu'il a fait une faute, Emmanuel Macron ? Je ne dirais pas qu'il a fait une faute. Je pense qu'il a fait une erreur, plus exactement. Parce qu'il y a deux distorsions entre le mot « employé » et ce que les gens perçoivent. Première distorsion, c'est que, on l'a vu dans les réactions, beaucoup de gens disent « un président ne devrait pas dire ça ». On l'accepterait plus d'un candidat. Le problème, si on lit bien l'interview, c'est qu'il ne dit pas qu'il est candidat. Il dit qu'il a envie, mais que ce n'est pas le moment. Donc il parle en tant que président. Ce terme-là, en tant que président, ça choque.

La deuxième distorsion, c'est qu'il y a quelques jours, il avait dit qu'il voulait apaiser. Il était plutôt dans l'idée de rassembler tous les Français. Et là, on a une terminologie qui divise. Comme vous l'avez rappelé, j'ai envie de les emmerder. Ce ne sont pas des citoyens. Donc on est plutôt dans la division. Et l'autre élément pour lequel c'est une erreur, c'est que ça réveille les doutes sur Emmanuel Macron. Vous savez, quand les opposants disaient, mais Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui méprise les gens. Et on a de nouveau cette accusation-là qui ressort.

Et de la même façon, il donne du grain à maudre aux opposants en disant, mais attendez, alors vous parlez de déchéance de citoyenneté, mais vous ne disiez pas la déchéance de nationalité pour les islamistes. Et on voit bien là que les oppositions ont trouvé des angles d'attaque qu'ils n'avaient plus avant. Je me tourne vers vous, Ève Roger. D'ailleurs, je salue Jérôme Fourquet qui arrive. Je rappelle que vous êtes directeur, on vous pardonne, du directeur du département opinion à l'Institut de sondage IFOP. On est en train d'essayer de savoir si Emmanuel Macron a fait une faute avec cette interview qu'il a accordée à des lecteurs du Parisien.

Peut-être que c'est intéressant et important, Ève Roger, de préciser qu'on aurait pu entendre parler de dérapage. C'est une interview qui est encadrée, qui est relue. Est-ce qu'on peut juste expliquer peut-être comment ça se passe ?

3:35
Invité

Si vous voulez, c'est le must du Parisien, le face aux lecteurs, qui est très demandé par les politiques parce qu'ils veulent une relation directe et spontanée avec des gens normaux. Et donc, dans ce face aux lecteurs, il y a cette spontanéité qui existe. Et ces gens normaux sont castés, mais on essaie d'être assez large dans nos choix. Il y avait une étudiante, un agriculteur, une institutrice, des soignantes. Ça viendra d'elle, cette phrase-là. Et l'idée, c'est que ce n'est pas filmé. Donc, la spontanéité est d'autant plus forte que ce n'est pas filmé. C'est juste enregistré avec des dictaphones de journalistes. Donc, il y a cette spontanéité-là.

Et si vous lisez bien l'interview, cette phrase, elle arrive au bout d'une heure vingt d'interview. Donc, vous savez, depuis une heure vingt, c'est un jeu de ping-pong. On parle de l'Europe, on parle du pouvoir d'achat. Et là, vous voyez, la lectrice, notre lectrice, elle le pousse un peu. Elle lui dit, mais quand est-ce que vous allez mettre l'obligation vaccinale ? Alors, lui, il explique que non. Mais quand même, il y a 85% de non-vaccinés qui sont dans les réanimations. Donc, elle le pousse. Et dans cette espèce de conversation spontanée, lui, il répond sur le même ton, dans une forme d'empathie au niveau de la lectrice, en disant, j'ai bien envie d'emmerder les non-vaccinés.

Donc, ça, c'est le premier élan. Et c'est vrai qu'ensuite, l'interview est relue. Non pas pour modifier des termes. Donc, il n'avait pas les moyens d'édulcorer, mais elle est quand même relue pour qu'il n'y ait pas de malentendus ou d'incompréhension. Et à la relecture, la relecture n'a posé aucun problème. Ils ne nous ont pas demandé de changer le terme. Donc, on en conclut que, pour revenir à votre question, que s'il l'assume, c'est qu'il considère que ce n'est pas une faute, ni même une erreur. Lui, il ne considère que ce n'est pas une faute.

5:14
Présentateur

C'est la réaction qu'on a un petit peu entendue de la part, et on va les entendre dans un instant, de la Macronie, comme on dit, les ministres, les porte-paroles, qui ont assumé le fond et la forme. Après, les communicants disent beaucoup, cette interview du Parisien qui est connue face au lecteur, on ne peut pas modifier les mots, parce qu'il y avait dix témoins. Ils se sont dit, c'est ça, dix. Donc, si vous aviez corrigé en disant embêté dans l'interview, il n'y en aurait un qui aurait fait une autre interview dans une autre presse, en disant, mais non, en vrai, il avait dit emmerdé.

Ça aurait peut-être fait moins, tu aurais peut-être eu moins d'écho, une correction sur un mot, que ce qui s'est passé depuis ce matin. En tout cas, moi, ce que je sens, c'est qu'autant, ils assument complètement sur la stratégie, qui est de cliver, qui est de prendre, de cibler les non-vaccinés, de se faire le porte-voix des 90% de gens vaccinés en France qui n'en peuvent plus, des soignants qui n'en peuvent plus, parce qu'ils doivent déprogrammer des gens qui sont malades pour faire de la place à des malades du Covid qui ne sont pas vaccinés. Donc, il y a une sorte de ras-le-bol.

Il assume de vouloir être le porte-parole de ces gens-là, de parler clairement quand LR, le PS, quand tout le monde est assez ambigu autour du pass vaccinal et de ce qu'il faut faire sur la vaccination. Donc, politiquement, c'est une transgression qui est complètement assumée. Après, on sent très nettement qu'il y a un malaise sur le mot. Sur le mot, oui. Le mot lui-même emmerdé pour plein de raisons, parce que ça écrase tout, ça écrase même l'interview elle-même. Oui, on n'a plus rien retenu. Il dit qu'il est contre la culture du clash. Il fait du clash, il dit qu'il veut de la solidarité. Effectivement, il avait fait des mea culpa sur ces petites phrases. Et donc, ça réveille tout ça.

Et puis, ça crée peut-être un risque social. Qu'est-ce que ça... On va reparler du risque social dans un instant, puisqu'on va beaucoup s'arrêter sur savoir qui sont ces non-vaccinés et si ça peut réveiller des colères. Oui. Est-ce que ça lui ressemble, au fond, de parler comme ça ? On voit bien toutes les petites phrases qu'il y a eues. C'est l'homme de la transgression, de la disruption. Il avait théorisé en 2017, sans doute que là, cette fois, sur le fond, il a moins d'éléments pour présenter un programme vraiment de rupture. Il n'y a plus l'effondrement des autres parties. Ils sont déjà morts. Donc, il ne peut plus faire la différence sur ces sujets.

Donc, on voit bien qu'il cherche d'autres façons d'exister dans le débat. Il a pris acte du fait qu'Éric Zemmour, par exemple, pourquoi il a tellement bien marché à l'automne, c'était parce qu'il parlait différemment. Il parlait complètement cash. Donc, il veut mettre dans le débat, il veut que les gens réécoutent la politique sur lui et de fait, il écrase tout. Et on sent arriver du coup un peu le président, le candidat derrière le président. Bien sûr, il l'assume complètement. Ça fait partie du côté, je parle clair dans cette interview, il dit en gros, j'en ai envie, je vais le faire, j'attends le moment parce que là, il y a trop de Covid pour le faire.

Alors, l'un des arguments du camp Macron, c'était de dire mais il y avait un autre président qui avait parlé comme ça, en tout cas, c'était un autre politique qui avait parlé comme ça, c'était Pompidou. Est-ce qu'un président peut parler sur ce ton ? Est-ce que ça peut heurter les Français, à votre avis, Jérôme Fourquet ? Est-ce que c'est une faute ? C'était la question que nous posions avant votre arrivée. Oui, ça peut, ça choque une partie de la population, que le registre de langage ne soit pas forcément très châtié. On se réfère à la fameuse formule de Pompidou, il faut arrêter d'emmerder les Français. Il disait l'inverse. C'était l'inverse. Il le dit aussi, ça.

Et il y a le début de la phrase, c'est j'ai très envie. C'est ça le problème. J'ai très envie d'emmerder les non-vaccinés. Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Ça veut dire que ça va être sans retenue, que c'est complètement avoué et qu'on veut aller là-dessus. Donc, moi, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit.

Je pense que ce qui est aussi recherché, c'est de faire sortir du bois ce qui n'a pas manqué, les adversaires que lui-même s'est choisis, à savoir Marine Le Pen, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, qui ont été les premiers à réagir pour installer, on choisit son terrain, installer la confrontation entre le camp de la raison, les bons élèves, ceux qui sont vaccinés, et le camp qui ne sont pas clairs sur la vaccination, les anti-vax, les populistes, etc. C'est exactement ça qu'il avait fait en 2017, c'est ce qu'il a refait au moment des élections européennes. Vous savez, c'était les progressistes contre les nationalistes.

On a eu cette même polémique au moment du débat sur la présence du drapeau européen sur l'arc de triomphe. Et dans le contexte sanitaire, maintenant, c'est le camp de la raison contre les autres. Et ce faisant, il a regardé les sondages qui montrent que l'écrasante majorité de son électorat, le soutien à cette France silencieuse qui commence à s'exaspérer des mauvais élèves qui ne veulent pas se faire vacciner, est hyper représentée dans son électorat. C'est aussi son électorat qui trouvait que ça commençait à bien faire la tolérance qu'on avait manifestée vis-à-vis des Gilets jaunes.

Donc, bénéfice ou objectif subsidiaire, essayer de corneriser Valérie Pécresse et les Républicains en disant, c'est moi contre les populistes, contre les extrêmes. Et Valérie Pécresse a réagi plus tardivement. Les positions sont moins tranchées dans son camp puisque certains disent, on est forcément pour le pass vaccinal, mais en même temps, on ne veut pas concéder le point à Macron. Et donc, il pousse son avantage sur le... Mais sur la forme, Jérôme Fourquet, est-ce que ça peut heurter ? On a entendu l'ensemble de la classe politique vraiment s'indigner très rapidement, dès ce matin, très brutalement aussi, sur la façon dont il s'est adressé à ces 5 millions de Français.

Est-ce qu'on attend la même chose d'un candidat, vous parliez d'Éric Zemmour tout à l'heure, ou du chef de l'État ? Ou est-ce qu'on a changé d'air ? Est-ce qu'un président qui parle comme ça, au fond, ça ne choque plus personne, à votre avis ? Alors, ce n'est pas uniquement le terme, c'est ce qu'il y a derrière. C'est la volonté de cibler une population minoritaire. Donc c'est ça, plus que... Les pudeurs de gazelle, serait-ce qu'on dit le terme emmerdé, bon, on peut discuter. J'ai très envie d'emmerder les non-vaccinés. Donc c'est ce que ça veut dire derrière. Plus le reste de la suite de la phrase, en disant, quand on ne fait pas preuve de responsabilité, on n'est plus un citoyen.

Alors ça, on va y revenir, parce qu'elle est importante. On est un citoyen de seconde zone. Donc ce n'est pas que les termes... Est-ce que ça heurte mon oreille ? C'est plus ce que ça dit de cette volonté de confrontation, de clash. Et c'est complètement en contradiction avec les appels à la Concorde nationale qui ont été encore entonnés lors de ces voeux présidentiaires. Et il les met à coup de pas. Sur le ton, sur la forme et sur ces traves qui ont pu brutaliser les Français. D'une réponse à des soignants. Et en disant, voilà, je suis le porte-voix de l'exaspération de cette France silencieuse qui en a marre. Nous allons poursuivre notre discussion.

Je voudrais qu'on voit ce qui s'est passé à l'Assemblée parce que la polémique a embrasé l'Assemblée dès hier soir. Prenant connaissance des propos du président, les oppositions ont provoqué une nouvelle interruption de séance en plein débat, naturellement, sur le pass vaccinal. Ce matin, les snipers d'Emmanuel Macron ont été envoyés au front pour assumer le fond et la forme. Paul-Rémy Barjavel et Benoît Thébaud. L'ambiance feutrée du Sénat cet après-midi cache en réalité une situation hautement inflammable. Jean Castex sommet de s'expliquer après les propos du président de la République qui veut, je cite, emmerder les non-vaccinés.

Aucune urgence sanitaire ne justifie des propos d'une telle brutalité, d'une telle indignité qu'en vous,

12:21
Invité

je me rends très régulièrement dans les services de soins critiques. Ce qu'a dit le président de la République, je l'entends partout. Mais oui ! Bien sûr que oui ! Et vous le savez ! Vous le savez !

12:38
Présentateur

Le Premier ministre assure le service après-vente car la polémique ne faiblit pas. Elle a commencé hier soir après la publication d'une interview dans laquelle le président de la République évoque ceux qui refusent le vaccin.

12:53
Invité

Là, les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder et donc on va continuer de le faire jusqu'au bout. C'est ça la stratégie. Plus loin, Emmanuel Macron poursuit. Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen.

13:13
Présentateur

Deux phrases qui ont suscité la colère hier soir à l'Assemblée nationale en plein débat sur le projet de loi sur le pass vaccinal. Un président de la République ne peut pas tenir les propos qui ont été tenus, c'est-à-dire d'avoir pour seul objectif d'emmerder les Français.

13:28
Invité

En plus de la crise politique déclenchée par l'interview du président de la République, pardon, du monarque présidentiel qui se permet d'insulter une partie des Français en les traitant de non-citoyens et d'irresponsables. L'hémicycle est en ébullition. A deux heures du matin, la séance est interrompue.

13:51
Présentateur

Chacun conviendra que les conditions d'un travail serein ne sont pas réunies. La séance est levée. Pour la deuxième fois en deux soirées, l'Assemblée nationale a donc suspendu l'examen du projet de loi sur le pass vaccinal. Ce matin, les troupes de la majorité présidentielle assument en ordre de bataille derrière Emmanuel Macron le porte-parole du gouvernement en chef de file. On va se parler franchement. Qui emmerde la vie de qui aujourd'hui ? Qui gâche la vie de nos soignants qui depuis deux ans sont mobilisés sous l'eau dans nos services de réanimation pour sauver des patients qui aujourd'hui sont essentiellement non-vaccinés ? Ce sont ceux qui s'opposent aux vaccins.

Edouard Philippe, ancien Premier ministre, est un peu plus mesuré sur les termes employés par Emmanuel Macron.

14:42
Invité

Parfois, le président de la République s'exprime de façon soutenue. Parfois, c'est de façon familière. Là, il s'est exprimé de façon familière. Je pense que tout le monde a compris ce qu'il voulait entendre.

14:53
Présentateur

Les candidats à l'élection présidentielle saisissent l'opportunité et tirent à boulet rouge sur le président de la République accusé de diviser le pays.

15:03
Invité

Ce n'est pas de la franchise, c'est de la violence. Or, le président est le garant de la cohésion nationale. Aujourd'hui, il est le promoteur de la division nationale.

15:16
Présentateur

Ce n'est pas au président de la République de trier entre les bons et les mauvais Français. Il faut les accepter tels qu'ils sont, il faut les diriger, les rassembler sans les insulter. Dans la course pour l'Elysée, Yannick Jadot, lui, fustige la stratégie électoraliste d'Emmanuel Macron.

15:35
Invité

C'est-à-dire qu'il fait de la vaccination un référendum pour ou contre Macron. Il en fait un plébiscite. Ça, c'est une faute politique. Vous pensez qu'en les insultant, il va les convaincre de se faire vacciner ? Cette polémique met un frein au projet de loi sur le pass vaccinal,

15:50
Présentateur

alors que l'exécutif visait une adoption définitive en fin de semaine, avant une entrée en vigueur le 15 janvier. Nous allons revenir dans un instant sur ce qui peut se passer avec ce texte-là. Karl Mayus, cette question de Philippe dans le Nord. Le président doit-il se cantonner au politiquement correct ou peut-il déclarer tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ? On s'est habitué et on préfère que le président utilise un langage châtié. Vous vous souvenez quand Nicolas Sarkozy au sein de l'agriculture avait rétorqué à quelqu'un qui lui avait dit « Touche-moi pas, tu me salis ». Il lui avait dit « Casse-toi, pauvre con ». Ça avait fait un gros scandale aussi.

Et Nicolas Sarkozy avait rété cette formule. Évidemment, parce qu'un président ne peut pas s'exprimer comme ça. Et c'est là où on voit le problème. C'est qu'on sent bien qu'Emmanuel Macron il est déjà dans ses habits de campagne mais il ne peut pas le dire. Et donc, si on lit cette interview, il a déjà pointé les non-vaccinés dans les réponses qu'il a faites. Il a déjà dit « L'idée, c'est de mettre beaucoup de contraintes sur les non-vaccinés ». Ça suffisait, il n'y a pas besoin d'aller plus loin. Mais évidemment, il est relancé par la soignante. Et là, il rajoute « Ah oui, mais alors, on va leur mettre la pression ».

Et même encore, il dit « On va leur mettre la pression en limitant pour eux l'accès aux activités de la vie sociale ». Ça pouvait suffire. Non, il faut qu'il rajoute « Je vais les emmerder ». Pourquoi ? Parce qu'en 2017, il a gagné parce qu'il était aussi disruptif, parce qu'il a perturbé le système. Et il sait que si lui, candidat, président sortant, il reste dans les clous d'un président soft, il ne va pas s'en sortir. Parce qu'on dira « Ouais, d'accord, mais enfin, pourquoi on va le réélire lui ? » Finalement, il est devenu le système. Il était hors système, mais en étant à l'Élysée, en ayant tous les pouvoirs, c'est lui aujourd'hui le système. Donc, il est obligé de casser les codes.

Comment il peut le faire ? Il a essayé en disant, en faisant ses mea culpa à l'émission de TF1, ça n'a pas duré très longtemps, on n'en a pas gardé un grand souvenir. Il a essayé en développant un peu des idées, un programme, un projet, ce n'est pas non plus ça qui est disruptif. Et donc, il y va sur les mots. Alors, il y va sur les mots, est-ce qu'il ne va pas aussi un peu sur le fond ? Lorsqu'il part, c'est la deuxième partie de la phrase qui est assez violente, lorsqu'il dit « Ce sont des gens irresponsables, donc ils ne sont plus vraiment des citoyens ». Il avait dit lors de ses derniers voeux, « Les devoirs valent avant les droits ».

Est-ce que ce n'est pas là aussi où il joue la transgression ? Ça voudrait dire, au fond, qu'on n'a pas tous les droits si on n'est pas un bon citoyen. En partie. Et encore une fois, je pense qu'il a l'oreille de toute une partie de ses soutiens qui ont joué le jeu de la vaccination, qui ont fait des efforts. et donc on joue là la partition de cette France silencieuse qui serait exaspérée face à des comportements irresponsables, entre guillemets, un peu d'enfants gâtés, de gens qui ne voudraient pas se faire vacciner.

Donc, il y va franco, avec encore une fois la volonté aussi de faire sortir du bois ses principaux adversaires et en les désignant comme le camp des gens qui sont tentés d'être en connivence avec les antivax. Je me rappelle d'une interview au Monde de Clément Beaune qui disait nous sommes le parti de la raison, des gens rationnels, des gens raisonnables et donc ceux qui ne sont pas raisonnables c'est ceux qui n'en font qu'à leur tête, c'est ceux qui ne respectent pas les règles et que peut-être un jour la République est peut-être un peu trop bonne mère avec ses enfants un peu turbulents, un peu capricieux qu'il va falloir remettre le monde dans le rang.

Et où se positionne Valérie Pécresse dans ce jeu-là ? Est-ce que c'est un piège vous l'avez évoqué rapidement tout à l'heure ? D'abord c'était la semaine où Valérie Pécresse devait se lancer vraiment sa campagne, il a présenté son organigramme, son projet dans les grandes lignes hier, donc c'est fait vraiment à dessein pour l'empêcher d'exister. À ce titre-là c'est réussi ? À ce titre-là c'est très réussi et en plus on sait qu'elle est divisé sur la question. Elle, elle est pour le pass sanitaire, vaccinal et il y a une trentaine de députés, les Républicains qui sont contre ou qui ont déposé des amendements donc elle n'est pas suivie et donc c'est ça qui pointe aussi.

Il faut sortir de l'hypocrisie de tous ces gens donc y compris certes les extrêmes mais y compris les parties du centre qui sont oui mais peut-être pas qui sont pour le vaccin mais qui ne veulent pas fâcher les antivax il dit oui moi au moins je suis clair je suis droit je choisis mon camp et comme il y a beaucoup de français qui effectivement en ont marre de cette situation de devoir avoir des nouvelles restrictions pour les non-vaccinés et bien il se fait leur porte-voix.

Qu'est-ce que peut récupérer dans cette affaire-là Valérie Pécresse on a entendu Bruno Retailleau qui cet après-midi disait ce n'est pas un dérapage de plus c'est un outrage de trop il divise le pays elle peut jouer la candidate du rassemblement bien sûr c'est ce qu'elle dit elle dit décidément il était le candidat du mépris et de l'arrogance mais là on voit bien que dans le débat parlementaire ils ont été traversés est-ce qu'on casse complètement la discussion sur le pass sanitaire ou est-ce que finalement on se range et manifestement ces dernières heures ils ont décidé de poursuivre le débat pour ne pas porter non plus la responsabilité d'un échec sur ce système

21:09
Invité

Ève Roger il faut dire c'est calculé l'interview elle est calée depuis bien avant les vacances de Noël y compris la date donc il y a quand même aussi une forme de coïncidence hier soir les journalistes qui faisaient l'interview à l'Elysée disaient évidemment quand il a dit cette phrase on s'est tous regardés on s'est dit oh là là quelle drôle de phrase mais si vous voulez ce qui a mis le feu au poudre c'est parce que justement à l'Assemblée il y avait ce débat sur le pass vaccinal et que tous les députés qui étaient sur le pont ont reçu tous le push à 20h46 le push c'est-à-dire l'alerte et là c'était il y avait 40 journalistes à l'Assemblée c'était tribune ouverte donc d'une certaine façon c'est les circonstances qui ont fait que cette phrase apprend aujourd'hui la proportion qu'on voit aujourd'hui

21:53
Présentateur

et c'est effectivement vous avez raison de le préciser parce qu'on est en pleine discussion sur le pass vaccinal on a entendu cet après-midi Jean Castex qui disant nous avons besoin de ce texte est-ce que ce qui s'est passé ces deux derniers jours Cécile Cornudet peut gêner l'entrée en application de ce texte à la mi-janvier comme c'était prévu Alors déjà c'était mal parti parce qu'il y a eu déjà un nombre au gliot il y a deux jours donc c'est vrai que c'est très compliqué que les députés En Marche ont passé toute la journée d'hier à essayer d'apaiser les choses à essayer de faire voter un amendement sur les jeunes pour le pass vaccinal pour mettre tout le monde d'accord finalement LR avait l'air ok pour poursuivre le débat ça avait duré toute la nuit et ça devait être adopté ce matin et là patatras ça a tout mis par terre personne n'était averti au sein du gouvernement Olivier Véran l'a appris sur Twitter comme nous tous donc ça a tout mis par terre On a entendu parler du 49-3 Oui l'état d'esprit des parlementaires aujourd'hui ils avaient le moral dans les chaussettes parce qu'ils ne comprennent pas d'abord il faut voir que les parlementaires En Marche en ce moment ils sont extrêmement ciblés par les antivax depuis qu'il y a ce texte en discussion tous les jours tous les jours et c'est même bien plus fort qu'au moment des gilets jaunes où on disait déjà qu'ils étaient attaqués les parlementaires là tous les jours il y a des permanences ils ont des mails injurieux ça ne va pas aider etc donc ils sont déjà dans un souci d'apaiser tout ça parce qu'ils ont peur en vrai là je déjeunais avec une parlementaire qui disaient j'ai peur de rentrer chez moi le soir donc quand ils voient le président mettre de l'huile sur le feu ils se disent mais comment ça peut tourner cette histoire là donc effectivement au début de la journée LR avait l'air tellement remonté contre les propos du président que personne ne voyait comment on pourrait atteindre l'issue de ce vote sans passer par le 49-3 et puis finalement Jean Castex est venu pour essayer de réunir tout le monde et de leur dire il faut qu'on avance et qu'on le fasse voter et ça a l'air d'être ce qui va se passer donc a priori 149 Il est envoyé au front Jean Castex on ne l'avait pas beaucoup vu ces derniers temps et là c'est lui qui est chargé d'éteindre Il est encore demain sur une télévision oui il a été au front toute la journée Et Karl Meus ?

Oui mais il fallait il fallait éteindre l'incendie parce que malgré tout ça commençait à prendre des proportions un peu Mais sur ce que dit à l'instant Cécile Cornudet on parlait des arguments portés par une partie des LR qui disent attention le rôle du chef de l'Etat c'est aussi de rassembler Edouard Philippe ce matin expliqué on me reproche trop souvent d'avoir une expression publique trop nuancier et bien moi je la revendique cette expression nuancée C'est vrai que ça intervient dans un moment de crispation pour le moins cette phrase-là cette expression et ce qu'il y a derrière aussi sur cette volonté de dire à 5 millions de Français il va falloir changer de comportement Oui parce que Cécile Cornudet l'a très bien dit c'est-à-dire qu'il y a des gens qui reçoivent des menaces de mort alors on sait enfin on sait s'il y a des menaces c'est pas forcément passé à l'exécution mais c'est jamais très agréable il y a des permanences qui peuvent être saccagées il y a physiquement des gens qui manifestent devant le Palais Bourbon un garage qui a été brûlé un garage qui a été brûlé donc il y a vraiment des menaces physiques des pressions physiques et là-dessus Emmanuel Macron lui j'allais dire il pense qu'à lui parce qu'il sait qu'une campagne présidentielle repose uniquement sur lui il l'a vu en 2017 c'est quand même lui et lui seul qui a mené la campagne il va faire pareil pour celle-ci donc il s'intéresse assez peu à ce que font enfin aux états d'âme des députés mais surtout il a bien vu je parle sous le contrôle de Jérôme Fourquet c'est que les antivax c'est qui pour la grande majorité c'est des gens qui ne voteront pas ou des gens qui sont plutôt séduits par les extrêmes que ce soit la France Insoumise ou le Rassemblement National donc ce sont des gens qui ne vont pas voter pour lui et qui ne vont pas convaincre on disait tout à l'heure s'il avait voulu les convaincre il s'y serait pris autrement il a bien compris que là le socle de 5 millions ces gens-là il n'arrivera pas à les convaincre et au fond on a ces chiffres j'ai repris un sondage de l'IFOP de décembre 2020 on a déjà ces chiffres-là il y avait 61% des Français qui se déclaraient hostiles à la vaccination et tout le monde était parti sur les 61 en disant la majorité des Français est hostile non parce que dans les 61 vous aviez 33% qui disaient je ne vais probablement pas me faire vacciner c'est les gens qui disent non mais allez-y vous en premier puis on voit les résultats bon finalement s'il n'y a pas trop de dégâts j'y vais mais il y avait 28% donc ce noyau-là qui disait sûrement pas et dans ces 28% c'était 43% de gens du RN et 32% de gens de la France insoumise et bien ce noyau-là je pense qu'il n'a pas bougé il est toujours là puisque j'ai regardé selon ce Covid tracker les chiffres aujourd'hui il reste 21% des Français à peu près à vacciner vous les avez Jean Bourca vous voulez dire non ?

Oui sur le fait d'avoir tenu ses propos je pense que ça peut favoriser la montée aux extrêmes d'une partie de la population anti-vax et donc toute cette population est loin d'être homogène vous l'avez rappelé idéologiquement les diverses on pourra ajouter aussi certaines tendances écologistes de naturopathes etc etc mais on a vu 200 000 personnes se rassembler dans des manifestations au cœur de l'été contre le pass sanitaire je n'ai jamais vu des manifestations d'ampleur en France on a eu ces attaques contre des permanences on a vu également le mont Valérien qui a été tagué avec des insignes des insignes SS et donc une partie de cette population se vit comme en résistance face à un pouvoir surpuissant c'est une population qui se sent bunkerisée qui se sent stigmatisée donc il va y avoir des appels aux manifestations et on peut avoir dans ces cortèges et bien quelques individus qui passent à l'acte et là où c'est en doute assez dangereux de la part du président de la République qui joue sa propre partition tout ça me rappelle un peu l'attitude qu'il avait eu devant ses propres parlementaires pendant l'été au moment de l'affaire Benalla en disant viens responsable de moi puis viens de me chercher qu'est-ce qu'on entend quelques mois plus tard au moment de la crise des gilets jaunes Manu on arrive on vient de chercher et donc rappelez-vous l'incendie de la préfecture du Puy-Pollet où on attaque la voiture présidentielle quand il se rend sur place le lendemain et puis la fameuse gifle qui lui a été donc toute la population n'est pas à couteau tiré bien évidemment mais il y a des minorités qui sont fortes dans un sondage il peut réveiller ces colères-là elles sont là et si au plus haut sommet de l'état on parle comme ça on dit j'ai très envie d'emmerder les français bien une partie de ceux qui disent c'est vrai il a raison et puis d'autres vont dire mais s'il nous déclare la guerre il va l'avoir dans l'enquête qu'on publie pour le Figaro demain 63% des français sont favorables au pass vaccinal donc c'est beaucoup mais ce qui était très intéressant c'est qu'un tiers sont très favorables et un quart très opposés donc on a des noyaux très volumineux de gens qui sont radicalisés et le président de la République là quelque part met de l'huile sur le feu et donc ça peut être dans des manifestations mais ça peut être aussi dans des services d'urgence dans des discussions on se souvient au moment du pass vaccinal que des officines de pharmacie avaient été dégradées etc etc des gens peuvent en venir aux mains entre pro et anti avec aussi l'idée derrière de qui porte la responsabilité de la situation de l'hôpital est-ce que ce sont les mauvais élèves non vaccinés ou est-ce que le gouvernement n'a pas mis assez de moyens vous nous disiez en début d'émission qu'il y avait quand même derrière aussi ces propos là une stratégie de radicalisation d'affrontement avec le camp qui n'est pas celui de la science et de la raison et que du coup peut-être que son objectif c'est de se retrouver au second tour face à Marine Le Pen ou à Eric Zemmour qui sont les premières à avoir réagi à ces propos

29:23
Invité

ce qui est important il a fait une erreur pour moi l'erreur qu'il a faite c'est de mettre dans un même sac tous les non vaccinés c'est-à-dire il y a 5 millions de personnes et les radicaux les anti-vax radicaux dont vous parlez ça représente les chercheurs disent entre 3 et 5% des français c'est-à-dire quand même un petit noyau dur mais à côté de ce petit noyau d'anti-vax violent qui risque de se réveiller et de lui faire la guerre il y a quand même des millions de gens qui sont il y a plusieurs catégories de non vaccinés mais il y a ceux qui sont loin de tout c'est-à-dire il y a encore 500 000 personnes de plus de 80 ans qui sont non vaccinées et c'est pas eux qui vont aller dans les rues eux ils vivent chez eux ils considèrent qu'ils sont loin du soin il y a toutes les personnes précaires qui aussi sont loin du soin et puis il y a aussi des gens qui ont peur des gens qui ont peur qui considèrent que on en a parlé ici il y a 80 ans je ne vois personne pourquoi voulez-vous que je me vaccine et puis des gens qui ont peur parce qu'ils ont peur du vaccin et puis ce qu'on appelle un peu les irréductibles et puis il y a des gens qui peuvent changer d'avis et c'est pour cela alors qu'Emmanuel Macron et puis avant lui Olivier Véran ça s'agite et il y a les 30-50 ans c'est dans la catégorie d'âge qui sont les moins vaccinés là où il y a le moins de vaccinés et c'est des gens qui sont en la vie active qui considèrent qu'ils sont en bonne santé que ça ne les concerne pas c'est ce que Véran les a appelés les indifférents et c'est ceux-là qui vont avoir la vie dure c'est ceux-là qui vont être emmerdés si je puis dire et c'est ceux-là qui sont visés et en faisant d'un amalgame les 5 millions de vaccinés moi j'en ai parlé avec une ce matin et elle était loin de tout ça qu'est-ce qu'elle vous disait ?

Elle était plutôt dans les naturopathes vous voyez ?

Et elle dit elle était mais désespérée elle était désespérée parce qu'elle dit et c'était horrible ce qu'il a dit le président mais je vais être obligée d'y aller parce que sinon je ne peux plus travailler je ne peux plus prendre le temps pour aller en formation à Paris je ne peux plus aller dans la maison de santé où je travaille mais elle était désespérée parce qu'elle disait c'est contraire à mes convictions intimes et je lui disais est-ce que tu sais ce que tu risques la réanimation les gens qui occupent les places elle dit oui oui je le sais mais j'essaie de faire attention enfin oui ce n'est pas des gens qui sont forcément des rebelles et d'ailleurs

31:28
Présentateur

l'un des arguments des oppositions c'était de dire il va falloir savoir pourquoi on vote est-ce que c'est un pass vaccinal pour emmerder les français est-ce qu'ils remettraient un petit peu les cartes sur peut-être les sondages que vous publiez demain sur les 63% de français qui sont favorables à cette méthode qui consiste à réduire les libertés de ceux qui ne sont pas vaccinés ils commencent à avoir l'habitude et les français voient clair dans les tenants aboutissants de ce type de mesures ils savent très bien c'est même avoué qu'on ne va pas tourner autour du...

d'accord maintenant ce type de propos regardez quels effets ça peut avoir aux Antilles vous voyez les scènes de violence qu'on a eu en gros j'ai très envie vous insistez beaucoup depuis le début de l'émission j'ai renforqué sur la première partie d'émission c'est le j'ai très envie qui vous choque le plus moi c'est ça oui plus qu'emmerder c'est j'ai très envie parce qu'on va y aller avec les crampons on va pas se retenir je vais me faire plaisir en partie ou voilà ma pensée profonde et pour une partie de la population qui pour tout un tas de raisons ne veut pas se faire vacciner quelque part c'est un casus belli donc il faut voir dans quel contexte tout ça s'inscrit aujourd'hui comment il va pouvoir faire campagne parce que là on a compris qu'il avait envie d'être candidat dès qu'il ira sur le terrain ça va être compliqué les préfets commencent à s'inquiéter en tout cas la fracture entre vaccinés et non vaccinés se creuse l'exaspération est aussi portée par certains membres du corps médical elle s'exprime parfois à bas bruit dans les services mais aussi dans la presse de la part de médecins qui veulent que ceux qui refusent l'injection refusent aussi les soins Mathieu Lignot Juliette Vallon et Eric Chevalier

33:07
Invité

Marseille dans les Bouches-du-Rhône ici une personne sur trois n'est pas vaccinée alors ces médiatrices sont en mission on se cache pas ça va ? ça va je vous remercie il faut convaincre ceux qui n'ont pas reçu d'injection les hôpitaux de Marseille la réanimation elle est pleine il y a beaucoup de transferts dans les autres hôpitaux après est-ce que à la maison vous avez des personnes à risque ce jeune homme de 25 ans est plutôt réticent mais Karim Adjelat a réussi à le motiver à revenir la semaine prochaine et discuter avec un médecin pour se rassurer c'est pas ce qu'il y a dedans

33:54
Présentateur

tu peux te faire où tu te trouves vacciné imagine tu as

33:56
Invité

tu as une malade à cause du vaccin et tout moi j'ai peur un peu je viendrai le dire si on verra après si j'ai encore plus convaincu là je le ferai

34:08
Présentateur

depuis quelques jours le taux de première injection augmente

34:12
Invité

mais certains ne veulent absolument pas se laisser convaincre le vaccin serait un poison

34:18
Présentateur

les français non vaccinés sont en minorité

34:40
Invité

près de 80% de la population a reçu au moins une dose à Paris file d'attente interminable devant ce centre de tests et de vaccination

34:48
Présentateur

certains commencent à trouver le temps long et ils auraient trouvé des responsables à cette pandémie qui n'en finit plus

34:54
Invité

je pense que si à un moment donné on veut pouvoir avancer un jour enlever nos masques peut-être que ça serait bien que tout le monde pense un peu aux autres et se fasse vacciner prochainement quoi

35:07
Présentateur

je pense que le problème il est plus large que juste les non vaccinés mais oui c'est clair qu'il y a le fait qu'on en a tous marre au bout de plusieurs années maintenant de Covid et qu'on est en 2022 et qu'on ne nous annonce pas que ce sera fini l'année prochaine

35:19
Invité

une lassitude partagée aussi par des médecins ils soignent tout le monde y compris les non vaccinés largement majoritaires en réanimation mais dans une tribune dimanche dernier le professeur Grimaldi pose une question les non vaccinés devraient-ils dire s'ils souhaitent être réanimés ? c'est votre choix vous dites c'est ma liberté je ne veux pas être vacciné très bien mais alors qu'est-ce qui se passe si vous allez en réanimation si vous avez une forme grave ? là ils disent absolument je veux l'égalité je veux donc là vous dites mais il y a quand même une contradiction

35:56
Présentateur

dans le refus d'un côté et de l'autre mais pour être intubé pour tout ça vous êtes pour donc vous vous dites face à une réflexion qui est une contradiction qui est je veux et je ne veux pas je veux tout mais je ne veux pas ça bon alors c'est ça le seul problème débat chez les médecins mais il ne s'agit pas de faire le tri pour le gouvernement c'est hors de question

36:18
Invité

nous n'envisageons évidemment pas d'empêcher l'accès aux soins des personnes non vaccinées même si de plus en plus de français s'interrogent sur ce que la collectivité doit consentir au bénéfice de celles et ceux qui refusent le vaccin à l'étranger des pays ont pris des mesures drastiques

36:32
Présentateur

contre les non vaccinés

36:33
Invité

à Singapour

36:35
Présentateur

le gouvernement ne prend plus en charge

36:37
Invité

leurs frais médicaux le Canada

36:40
Présentateur

prévoit de supprimer les allocations aux chômeurs sans aucune dose les priver de revenus pour inciter à la piqûre le principe fondamental du chômage c'est que les bénéficiaires perdent leur emploi quand ils n'ont pas commis de faute mais là c'est considéré comme un choix le gouvernement grec lui entend carrément faire payer les non vaccinés 100 euros d'amende par mois

37:06
Invité

pour les plus de 60 ans sans injection

37:08
Présentateur

alors Jérôme Fourcade dans cette interview le président de la république il évoque cette idée qui est en train de monter y compris portée par des membres du corps médical oui oui cette idée que les gens qui ont fait le choix de ne pas être vaccinés ne seront pas prioritaires dans les systèmes de soins mais il l'évoque pour le regretter en disant c'est la responsabilité des antivax de nous avoir amené à ce qu'on évoque de telles éventualités et donc là on se dit en fait il veut rassembler etc etc mais c'est pour mieux entre guillemets ensuite les charger encore davantage mais on voit bien que la société a couteau tiré sur ces sujets on voit aussi monter des témoignages sur les réseaux sociaux de personnes proches de malades qui sont déprogrammées comme on dit aujourd'hui et donc tout ça la fracture se creuse entre les vaccinés et les non-vaccinés de l'état à ce qu'on parle peut-être un peu de manière plus apaisée

38:05
Invité

il faut quand même dire qu'aujourd'hui il n'est aucunement question de la priorisation des vaccinés par rapport aux non-vaccinés ça c'est hors de question et ça ça a été balayé mais le simple fait de se poser la question est inédit c'est la première fois que des soignants se posent eux-mêmes la question en disant pourquoi je favorise un Covid non-vacciné qui a besoin d'oxygène par rapport à quelqu'un qui est vacciné et qui a besoin soit d'une chimiothérapie aujourd'hui on a publié un article dans le journal où il y avait un monsieur de 80 ans vacciné qui est resté 10 heures dans le couloir sur un brancard avec une hémorragie digestive de gravité moyenne tandis que dans le box il y avait le Covid 19 non-vacciné qui avait besoin d'oxygène et la question se pose là effectivement les soignants vous regardez sur Twitter tous les soignants se disent je suis obligé de le faire mais je souffre de le faire mais aucun aujourd'hui pour l'instant n'a dit qu'il allait prioriser donc il y a dans les espaces éthiques il y a cette question qui est là au bout de lassitude et de fatigue est-ce qu'il n'y aura pas un jour un passage à l'acte eux expriment désormais assez clairement une colère des états d'âme et une colère ils le font parfois sur ce plateau mais la question c'est le passage à l'acte c'est-à-dire il faut prévenir le passage à l'acte où un jour un soignant tout seul au service des urgences dira ok je prends celui-là plutôt que regardons ce qu'était

39:24
Présentateur

dans ce reportage au Canada on a franchi le pas en disant on va clairement alors là pour le coup emmerder les non-vaccinés à tel point qu'on leur retire certaines allocations le débat politique dans le débat politique en ce moment il y a des propositions qui sont faites pour aller dans ce sens-là ou pour obliger à la vaccination parce qu'en réalité le tri d'une certaine façon il existe naturellement on priorise aujourd'hui ceux qui sont malades du Covid parce qu'il y a une urgence absolue sur des malades du cancer qui ne peuvent pas être soignés correctement donc c'est vrai qu'il y a l'idée qui se diffuse chez certains que tout notre système de santé auquel on est si attaché qui nous coûte si cher et bien aujourd'hui il est 90% concentré sur 10% de la population pour dire il est complètement mis au service des non-vaccinés donc il y a les vaccinés qui commencent effectivement à dire avec certains qui disent il faut les faire payer

40:17
Invité

il faut faire payer les non-vaccinés il y a un amendement qui a été présenté à Noël mais qui a été rejeté mais c'est aussi une question de constitutionnalité c'est-à-dire au nom de l'égalité de chacun donc c'était pas possible mais un amendement a été déposé à l'Assemblée

40:28
Présentateur

et puis il y a l'idée d'obliger au vaccin alors là pour le coup le président l'écarte complètement l'obligation l'obligation vaccinale en disant on ne peut pas obliger si on ne sait pas quelles sanctions on ferait on ne peut pas mettre une amende de 1000 euros à quelqu'un qui n'a pas les moyens et on ne peut pas mettre en prison quelqu'un et aller le visiter oui en même temps ça existe déjà l'obligation vaccinale sur certains vaccins en France oui mais il n'y a pas de...

et on ne met pas d'amende non plus non mais il y a une façon de contrôler non mais c'est important peut-être de s'arrêter là-dessus on a entendu Edouard Philippe ce matin qui franchit le pas et qui dit peut-être qu'à force de tourner autour du pot faisons les choses peut-être plus simplement et il se dit favorable à l'obligation vaccinale on rappelle qu'il y a

41:06
Invité

d'autres vaccins qui sont merci obligatoires 11 vaccins obligatoires mais c'est les bébés et c'est une condition sine qua non pour rentrer à la crache ou à l'école donc là on a un système de contrôle si vous voulez l'inscription à la crache et à l'école qui est obligatoire il faut arriver avec ces vaccins donc là c'est facile de contrôler mais là quelqu'un dans la rue vous allez l'arrêter et dire est-ce que tu es vacciné c'est impossible

41:25
Présentateur

c'est pas uniquement que le contrôle c'est la sanction oui aussi c'est-à-dire que là si vous pouvez ne pas vacciner vos enfants mais dans ce cas-là vous faites l'école à la maison et que là si c'est pour des adultes qu'est-ce qu'on fait si là ce que dit le président dans votre journal qu'est-ce qu'on fait d'une personne qui refuse quelle sanction on applique c'est là où c'est intéressant c'est que Emmanuel Macron dans l'interview refuse l'obligation vaccinale justement parce qu'il dit on n'arrivera pas à sanctionner ne serait-ce que parce que si on met des amendes trop élevées les gens qui n'ont pas les moyens pourront pas les payer et je vais pas mettre un policier derrière donc finalement on se rend compte que contrairement peut-être à ce que dit Edor Philippe le plus simple c'est peut-être pas l'obligation vaccinale mais peut-être le pass parce que là la contrainte je ne peux pas aller travailler donc je vais devoir le faire et ce que je trouve intéressant aussi c'est que Emmanuel Macron prend ce qu'il a déjà fait mais on lui reprochait de ne pas en faire assez le parti des médecins et des aides-soignantes et des infirmières il leur explique oui on a augmenté un peu avec le Ségur la rémunération et tout ça mais là en disant je cible les non-vaccinés je me mets de votre côté je suis en compassion avec vous et ça c'est important aussi parce qu'ils tentaient monter la colère aussi du côté des soignants et bien bien sûr vous le disiez les soignants qu'est-ce qu'ils voient dans leur service ce sont des non-vaccinés qui leur mentent nombre de non-vaccinés qui ont des faux passes et qui décèdent alors qu'ils auraient pu être encore en vie s'ils avaient dit la vérité mais le fait est que voilà c'est compliqué de déceler le non-vacciné du vacciné et c'est dans le débat public mais aussi dans les familles cette question de dinde dans le Réloir comment s'adresser à ses amis sans heure lorsqu'ils deviennent complotistes anti-vax et qu'ils campent sur leur position on l'a tous vécu on l'a tous vécu vous savez on parle soi-disant effet dinde de Noël avant les élections présidentielles je pense que cette année on a plus parlé du Covid autour de la dinde que des élections présidentielles et donc au plus haut sommet de l'état on tient ce type de propos encore une fois on antagonise je pense des positions qui sont déjà assez fortement chauffées à blanc dans les différents entourages que vous pouvez côtoyer

43:30
Invité

après c'est vrai que l'anti-vax on ne peut pas le convertir mais encore une fois il n'y a pas que des anti-vax radicaux il y a des gens qui disent ils ont peur aujourd'hui il y a 8 ou 9 milliards de personnes à travers le monde qui ont eu le vaccin donc c'est quand même sur le recul il y a quand même des arguments c'est l'argument l'argument et la question

43:47
Présentateur

que je voulais vous poser dans les arguments qu'on entend dans l'assemblée dans les couloirs de l'assemblée c'est de dire on ne peut pas faire porter la responsabilité de ce qui nous arrive à 5 millions d'anti-vax ou de gens qui ne veulent pas se faire vacciner parce qu'ils ont peur ou ce que vous avez expliqué tout à l'heure

43:59
Invité

mais on ne fait pas en disant qu'effectivement il n'y a pas de mesures restrictives il n'y a pas eu de confinement il n'y a pas eu de couvre-feu les mesures ne sont pas si drastiques que ça aujourd'hui mais c'est vrai que ce pass vaccinal est capital que la vaccination aujourd'hui est capitale pour passer la vague au micron parce que c'est la première fois qu'on prononce au micron c'est quand même la catastrophe c'est tellement présent qu'on n'a même plus besoin de faire son nom il y a 135 000 cas aujourd'hui diagnostiqués donc il faut passer cette vague là et ça changera quoi le pass vaccinal ?

et bien ça veut dire que plus il y aura aujourd'hui il y a quand même 46 000 personnes qui se sont fait injecter pour la première fois 80 000 depuis le début janvier 700 000 en décembre ça veut dire que malgré tout on était passé je ne sais pas si vous vous souvenez les émissions on disait il y a 7 millions d'ont vaccinés 6 millions maintenant on est à 5 millions donc petit à petit il faut aller les chercher avec les dents et bien le pass vaccinal il sert à ça

44:46
Présentateur

pardon mais les médecins et les infirmiers vous disent bien dans chaque service et notamment à Marseille pour le reportage que en réa c'est 80% de non vaccinés qui occupent les lits donc à contrario si ces gens avaient été vaccinés ils auraient peut-être eu le Covid mais comme certains l'ont eu ici c'est à dire 2-3 jours mal à la tête fièvre et de ça mais ne serait pas allé en réa et donc on ne déprogrammerait pas enfin vous voyez en cascade quand même c'est quand même tout le service de soins en France qui s'en porterait quand même mieux mais il y aura un effet du pass vaccinal

45:17
Invité

sur le nombre de vaccinations on le sait on le voit bien jour après jour c'est petit mais ça a fait un flamme avec des petits ruisseaux enfin je ne connais plus l'expression dernier chiffre aujourd'hui vous voyez 66 000 primo vaccini

45:29
Présentateur

c'est exactement ce que vous nous disiez 20 000 de plus qu'hier 20 000 de plus qu'hier c'est peut-être c'est peut-être pas l'effet de la phrase d'Emmanuel Macron pas encore pas encore allez en tout cas c'est devenu un nouvel élément du débat politique faut-il passer au FFP2 le masque bec de canard comme moyen de se protéger du variant Omicron si contagieux le conseil scientifique le recommande pour les personnes vulnérables et non vaccinées forcément dans les pharmacies on a du mal à faire face Victor Dolan Diane Cacciarella et Barbara Steck jamais il n'y aura eu autant de files d'attente devant les pharmacies tests autotests masques cette officine ne désemplit pas et face à l'explosion

46:11
Locuteur

des contaminations

46:12
Présentateur

depuis quelques jours les français se ruent sur les FFP2

46:16
Invité

s'il faut porter un masque c'est un inconvénient alors autant porter celui qui protège le plus si on s'embête quand les contaminations vont à nouveau baisser je vais passer au masque chirurgical à nouveau mais en ce moment je pense que c'est plus sûr de porter un masque à FFP2 16 euros pour les 20 masques

46:34
Présentateur

16 euros la boîte de vin ce masque en bec de canard se vend 5 à 6 fois plus cher que les chirurgicaux

46:40
Invité

là vous avez des masques chirurgicaux classiques la DFFP2 les deux masques sont absolument parfaits pour éviter à chacun de projeter du virus sur les autres par contre pour ceux qui le portent le FFP2 est plus filtrant plus protecteur que le chirurgical donc si on veut mieux se protéger il vaut mieux un FFP2 c'est clair que depuis 3 jours on en voit à peu près 50% de plus et les gens nous interrogent plus sur le prix sur les volumes disponibles sur la quantité disponible

47:10
Présentateur

pour se protéger du variant Omicron l'Autriche impose le port du masque FFP2 dans tous les lieux clos l'Italie l'a rendu obligatoire dans les transports en commun tout comme certaines régions en Allemagne chaque nouvelle mesure nous protège un peu plus tout le monde devrait tirer dans le même sens je pense que les autres masques

47:31
Invité

suffisaient et puis celui-là reste cher en France

47:36
Présentateur

Olivier Véran écarte pour l'heure la généralisation du FFP2 mais le conseil scientifique le recommande pour les personnes vulnérables et non vaccinées alors que le Covid bouscule la campagne présidentielle le communiste Fabien Roussel et l'insoumis Jean-Luc Mélenchon promettent eux d'en distribuer lors de leur meeting

47:54
Invité

un masque FFP2 c'est ce que j'ai actuellement sur le nez ça diminue en une heure de présence si vous étiez malade madame Salamé et que vous n'ayez pas de masque et bien ça diminue et ça le risque de contagion et ça l'amène en dessous de 1%

48:09
Présentateur

la demande est forte et l'enjeu principal la production dans cette usine de masques près de Montpellier les machines tournent à plein régime on a eu un peu conflit à l'instant même sur une vitesse un peu trop rapide on a réduit un petit peu

48:27
Invité

la cadence et ça se passe bien

48:28
Présentateur

ici 120 masques sortent toutes les minutes 800 000 pièces en une semaine les patrons ont dû écourter leurs vacances pour honorer les nouvelles commandes on devait être fermés la semaine dernière mais monsieur Krenker et moi-même on est déjà venus ici pour préparer un certain nombre de livraisons et donc là on a déjà une partie des chauffes qui vont partir et on a quand même beaucoup de commandes mais on va se débrouiller et là on est en train de faire tourner les machines pour monter en charge les effectuaires actuels c'est 12 personnes je compte pas ceux qui sont arrivés ce matin et on va passer je pense à 25 personnes rapidement et la demande n'est pas que française les commandes de l'étranger affluent on a un énorme contrat qui est en cours on va j'espère finaliser cette semaine de 20 millions de masques FFP2 dans ce cas là ça va nous obliger à passer en 3-8 mais là j'ai reçu aussi en fin d'année dernière une demande d'un autre pays européen où il y a quand même beaucoup de volume à faire et donc effectivement on va regarder ce qu'on va pouvoir fournir ou pas fournir en France une petite vingtaine de fabricants produit des masques FFP2 pour une capacité de 40 millions de masques par semaine pas de quoi fournir tous les français si à l'avenir le FFP2 devait être obligatoire alors la question c'est est-ce qu'il va falloir tous passer au FFP2 cette question on nous avait d'abord dit que les masques ne servaient à rien maintenant on nous dit que les FFP2 ne se justifient pas où va-t-on c'est le retour de la polémique sur les masques oui et donc ça permet aussi d'expliquer le fait qu'il y ait 5 millions de personnes qui ne soient pas vaccinées on a parlé des dom-toms tout à l'heure avec les Antilles avec le colordecon on avait en métropole la Dépakine le Mediator etc etc et dans cette crise du Covid il y a eu ce pataquès sur les masques porte-parole du gouvernement qui était venu expliquer que ça ne servait à rien et que c'était même contre-productif d'en avoir et donc il y a un doute qui était instillé dans toute une partie de la population donc il y a beaucoup de français qui sont passés outre et qui ont dit bon voilà on écoute on se range à la vie des sachants donc on va se faire vacciner mais il y a une partie qui était déjà assez structurellement méfiante et qui se dit on me la fera pas et donc moi je ne me vaccine pas et donc c'est tout à fait intéressant que la question revienne maintenant sur les FFP2 en disant qui est-ce qu'il faut croire c'est un nouveau produit et puis dans quelque temps on nous dira que là il y a quelques jours on nous a redit qu'il fallait remettre des masques en extérieur alors qu'on nous avait dit que ça en fait ça ne servait à rien donc ces espèces de changements de pied permanents contribuent fortement à perturber les français et à nourrir aussi la défiance et sur le FFP2 pour l'instant le gouvernement n'a pas donné de recommandations à part ce que je disais sur le conseil scientifique et le conseil plutôt

51:05
Invité

pour les personnes pour les personnes de venir à vacciner pourquoi le FFP2 revient dans l'actualité c'est à cause de la contagiosité d'Omicron c'est-à-dire que c'est pas non plus ça tombe pas du ciel c'est-à-dire qu'on sait que le masque chirurgical celui qu'on a traditionnellement protège du postillon de la personne en face mais pas des aérosols le FFP2 protège des deux donc c'est vrai qu'il est plus protecteur donc c'est pas cette contagiosité suprême je peux dire enfin suprême je considère qu'Omicron il n'y aura pas pire qu'Omicron mais enfin disons que cette contagiosité justifie le FFP2 dans les transports peut-être dans le cinéma il n'y a pas de message très clair de la part du gouvernement

51:38
Présentateur

sur l'usage du FFP2 et pour qui par exemple on a entendu je crois c'est Jean-Luc Mélenchon qui disait il faudrait que les professeurs que les enseignants qui sont très exposés puissent porter un FFP2

51:48
Invité

alors c'est pas très agréable le gouvernement dit c'est une difficulté d'usage c'est-à-dire que c'est plus resserré on respire plus difficilement donc c'est peut-être plus compliqué à porter mais que effectivement les personnes vulnérables sont peut-être plus amenées à les porter mais c'est devenu une revendication et une proposition

52:04
Présentateur

portée je disais Jean-Luc Mélenchon Eric Ciotti aussi Eric Ciotti aussi pourquoi ? parce qu'on a des pays voisins qui eux ont décidé de l'imposer l'Italie dans les transports beaucoup dans les avions ailleurs donc du coup ressurgit la question est-ce qu'on nous dirait ça parce qu'il y a une pénurie et de fait il n'y a pas de pénurie je ne sais pas moi j'ai eu pas mal vous avez essayé d'en acheter vous n'avez pas trouvé c'est ça ?

moi non mais des chefs d'entreprise qui disent que c'est compliqué de se fournir qu'ils voulaient en donner à leurs salariés disent que c'est compliqué de se fournir auprès des fournisseurs aujourd'hui parce qu'il y a une tension en tout cas sur le marché ce qui est étonnant c'est que chaque fois il y a une polémique mais on occulte le fait que le variant enfin il y a des variants c'est-à-dire qu'on raisonne avec le premier virus mais on a changé vous l'avez dit maintenant on est à Omicron et Omicron n'a pas les mêmes caractéristiques que Delta et donc on est obligé forcément de s'adapter au virus et je pense que le FFP2 vient de là mais ce que vous avez dit est très juste ce qui explique d'ailleurs une partie de l'hystérie de l'opposition à l'Assemblée nationale c'est un peu le comportement d'Olivier Véran il agace tout le monde ça ne doit pas être facile sa position on le sait bien mais il n'est peut-être pas obligé d'avoir un peu un air de mépris vis-à-vis de l'opposition et c'est ça qui lui est reproché et du coup l'opposition a décidé de ne pas lui faire de cadeaux ce qui s'est passé à l'Assemblée lundi soir en est un exemple l'opposition et les parlementaires en marche parce qu'il est très rétif à avoir des nouveaux amendements etc il n'est pas très ouvert et c'est vrai pas très souple et c'est peut-être pour ça qu'ils sont un peu restés à la buvette le fameux soir Jérôme Fourquet comment est-ce que les Français jugent globalement la gestion de cette crise sanitaire là aujourd'hui alors là on n'a pas de mesures immédiates les dernières dataient de juste avant les faits oui c'est pas si loin oui mais alors ça c'est l'épidémie se déploie vite et donc je pense que beaucoup de France il y avait un jugement qui était plutôt positif mais la société française était assez clivée ensuite les Français sont en fait très perplexes parce qu'on entend tout et son contraire sur les plateaux alors pas ici bien sûr

54:10
Invité

moins maintenant

54:12
Présentateur

mais sur Omicron en disant est-ce qu'en fait c'est le tsunami ou est-ce que c'est en fait quelque chose qui va s'apparenter à une grosse grippe c'est-à-dire qu'il y a des centaines de milliers de cas mais qui ne sont pas laitaux et qui ne se traduisent pas en augmentation très forte et donc en fonction de tout ça c'est important ce que vous dites ça veut dire en gros on remet les niveaux à zéro avec la gestion de la crise Omicron en partie parce que comme Karl Mayus l'a rappelé le paradigme a un petit peu changé c'est-à-dire qu'on a des volumes qui sont très très importants vous voyez certaines personnes vous disent mais bon ben là on parle de 300 000 cas par jour mais si on se mettait à tester hors période de Covid à l'automne ou à l'hiver sur les gastros ou sur les grippes on aurait combien de cas par jour en France quand il y a une épidémie ça flambe énormément et donc les français voilà sont perplexes et je pense que Emmanuel Macron avant toutes ces polémiques là essayait de trouver le chemin de crête en disant il ne faut pas qu'on soit en retard si jamais c'est grave il ne faut pas non plus qu'on serre trop si finalement Omicron n'est pas aussi grave que ça ce que je veux dire c'est que la moindre j'ai déjà utilisé cette expression plusieurs fois mais ça dit bien ce que ça veut dire la moindre faute de quart sur la gestion de cette crise là peut l'être fatale c'est-à-dire que tout ce qui s'est passé depuis 18 mois ne lui sera pas crédité il y a eu du bon et du moins bon on a parlé de la polémique sur les masques du retard à l'allumage ensuite il y a eu la prise de risque d'Emmanuel Macron de ne pas reconfiner finalement ça s'est bien passé on parlait du début très poussif de la vaccination maintenant le gouvernement s'enorgueillit que la France soit dans les têtes de classement donc les français font un pas à la part des choses et ils regardent aussi grâce à vos reportages ce qui se passe à l'étranger et ils constatent qu'aucun pays et aucun gouvernement n'a traversé sans encombre et sans aucune faute de quart cette crise et donc même s'ils ont la dent dure ils font une majorité d'entre eux fait la part des choses et se disant bon ils se débrouillent comme ils peuvent tout n'est pas parfait mais il n'y a pas de science infuse il n'y a pas de modèle infaillible et l'opposition n'a pas trouvé le point de passage pour être entendu sur la gestion de cette crise même avec cette polémique autour du pass vaccinal oui aucune des oppositions même là avec cette polémique vous prenez c'est difficile parce que Valérie Pécresse Cécile Cornulet l'a rappelé et elle est très claire sur le pass vaccinal mais au sein des LR il y en a qui ne sont pas aussi clairs il y a eu certains qui étaient prêts à voter contre finalement ils vont être dans l'abstention on voit bien qu'il y a des divisions là je pensais aussi à ce qu'on disait tout à l'heure sur Elexioti c'est-à-dire qu'on voit bien sur les FFP2 que chacun essaie de on est dans une campagne présidentielle à moins de 100 jours d'un scrutin et on est à essayer de faire des propositions sur les purificateurs d'air dans les classes ou sur le port du masque FFP2 oui c'est ça la grande difficulté qu'ils ont c'est que si les gens sont hostiles à Emmanuel Macron ou l'ont critiqué il y a quand même deux moments clés l'année dernière où et d'ailleurs on a vu que la popularité d'Emmanuel Macron avait progressé à ce moment-là c'est le 28 janvier quand il refuse un reconfinement alors que l'Angleterre referme toutes ses portes et que là tout le monde a peur en se disant vous vous souvenez la pression insensée des médecins d'Elfraissy disant il faut tout refermer et Emmanuel Macron a rien non vous savez quoi ?

non on va pas refermer et même on va un peu alléger et tout le monde se dit mais vous êtes fou bon sauf qu'il a quand même eu raison d'un certain point de vue puisque l'économie psychologiquement et le 12 juillet quand il impose ce pass vaccinal sanitaire pardon et vous avez 15 millions de français qui se vaccinent et donc alors que là à ce moment-là le débat c'était il faut imposer l'obligation vaccinale donc ça va être dur quand même d'aller le chercher là-dessus sur l'école sur l'école oui Valérie Pécresse a dit il faudrait rentrer à l'école une semaine après pour Emmanuel Macron c'est un mantra il ne fera plus l'école on est en campagne présidentielle on l'a compris et du coup c'est vrai que c'est là en ce moment que peut-être il y a un risque plus le quoi qu'il en coûte il en a reparlé dans l'interview ce matin il est porté aussi quand même à son crédit parce que là vous voyez il y a des nouveaux secteurs qui sont pénalisés mais tout le monde a bien compris que la puissance étatique serait au secours et au chevet de ces secteurs donc ça les français l'ont entendu aussi et nous revenons maintenant à vos questions une question d'Alice dans l'Aude le président n'a-t-il pas dit ce que beaucoup de français pensent déjà depuis des semaines oui mais est-ce qu'un président doit dire ce que pensent les français est-ce qu'il ne doit pas utiliser d'autres termes quitte à véhiculer cette pensée d'autant plus qu'on l'a dit dans l'interview il disait déjà ces choses-là avant d'utiliser ce terme Macron croit-il vraiment ne choquer que les non-vaccinés je suis triplement vacciné et il me choque profondément ça c'est pour la forme alors c'est pour la forme et peut-être aussi ce qu'on disait tout à l'heure que vous avez une partie des vaccinés qui le sont contre l'organe

59:05
Invité

oui c'est ça

59:06
Présentateur

et de nouveau il remet la pression à ceux qui avaient résisté donc c'est pas 90% contre 10% de la population il y a à la fois sur la forme mais aussi sur son statut vaccinal que les choses peuvent jouer est-ce le président de la République ou celui qui a envie d'être candidat qui a parlé une question de Robin dans l'Inde je ne crois pas à la division entre les deux non non il est président mais quand il sera candidat c'est pour être à nouveau président c'est un petit peu artificiel donc non je pense c'est vraiment Emmanuel Macron c'est vraiment Emmanuel Macron et la question de la personne d'avant s'il est choqué c'est aussi pour parce qu'il ne dit pas ses mots sur une page blanche c'est 5 ans de quinquennat avec des petites phrases qui viennent réactiver ce pourquoi beaucoup de gens n'aiment pas Emmanuel Macron et donc c'est ça qui se joue en ce moment et c'est pour ça aussi qu'il y a quand même une inquiétude autour des proches du président sur l'impact que va avoir l'utilisation ils appellent ça le problème de l'équation personnelle autour du chef de l'État c'est une manière élégante de dire qu'il a peut-être cristallisé une forme de colère de français sur son style c'est pas affectif il y a des gens qui sont prêts à voter pour lui qui disent il a fait le job c'est un bon gestionnaire mais l'aimer c'est une autre possibilité mais d'ailleurs pour répondre à une question précédente de comment convaincre un anti-vax de se faire vacciner n'utilisez jamais le mot d'Emmanuel Macron parce qu'il y a des gens qui ne veulent pas y aller parce que c'est Emmanuel Macron ou le gouvernement qui impose ça et je veux dire non, faites abstraction d'Emmanuel Macron maintenant raisonnez en termes scientifiques ou de santé et peut-être ça ira mieux on peut revenir sur cette phrase aussi qu'il avait dite j'ai après aimé les français tous les français ben voilà il y a la distorsion qu'on évoquait au début d'émission allez, une question de Gérard en Haute-Garonne le meilleur moyen d'emmerder les récalcitrants à la vaccination ne serait-il pas de la rendre obligatoire ?

on va revenir je pense dans les semaines

1:00:53
Invité

qui viennent sur ce débat de fait elle l'est elle l'est parce qu'aujourd'hui vous ne pouvez pas aller prendre le train vous ne pouvez pas aller dans un bar dans un restaurant prendre un train interrégional c'est quand même assez courant d'aller d'une région à une autre vous ne pourrez pas aller alors peut-être qu'il va continuer pour l'instant pour aller dans les établissements de santé c'est exclu pour quand vous avez un motif impérieux pour prendre le train justement vous pouvez avoir une dérogation mais peut-être en serrant un tout petit peu plus la vis peut-être qu'on va arriver c'est une quasi-obligation vaccinale et si vous voulez on a déjà parlé tout à l'heure de la raison pour laquelle on n'y arrive pas au-delà des chiffres et de l'objectif

1:01:29
Présentateur

est-ce qu'il y a en termes de lutte contre l'épidémie un objectif en nombre de vaccinés qui pourrait nous permettre de se sentir mieux et de lutter contre l'épidémie il faudrait tomber

1:01:37
Invité

à 100% de vaccinés ? disons qu'il y a cette question des enfants aujourd'hui on voit que le problème il est dans les écoles et qu'il faut effectivement aujourd'hui vacciner les enfants de 5-11 ans c'est comme on vaccinait les personnes âgées il y a un an exactement avec Morissette vous vous souvenez ?

et donc le problème il est le même là aujourd'hui parce qu'on a du mal à avoir les doses on a du mal à avoir des rendez-vous les parents ont compris il y a un peu un changement il y a moins de réticence parce qu'on a vu Omicron parce qu'on a vu les écoles le bazar que ça fait de faire des tests une fois tous les deux jours donc je crois que ça a peut-être un peu basculé de ce point de vue là la question maintenant c'est la mise en oeuvre la logistique on se retrouve un peu dans la même situation qu'il y a un an on est d'accord que dans les 5 millions de non vaccinés il y a aussi les enfants qui sont comptabilisés ?

non, ils ne sont pas comptabilisés parce que ce n'est pas obligatoire les 5-11 ans c'est sur la base du volontariat donc dans les 5 millions on commence à partir de 12 ans pourquoi Macron n'explique-t-il pas plutôt que les non vaccinés

1:02:31
Présentateur

sont dangereux et coûts cher ? ça fait un an quand même que le gouvernement travaille beaucoup à essayer de convaincre donc là c'est vrai qu'il arrive un moment où il les cible plutôt que les convaincre mais il y a eu tout un dispositif pour aller sur le terrain débusquer ceux qui étaient complètement dans des endroits reculés pour les convaincre de vacciner bon, on peut considérer que ça, ça a été fait quand même La France Insoumise et le Rassemblement National réagissent-ils si violemment parce que les antivacs sont une partie de leur électorat ?

Jérôme Fourquet Alors, on l'a dit ils ne sont plus représentés dans cet électorat-là mais beaucoup la majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sont vaccinés quand on a 90% de la population qui est vaccinée il n'y a aucun électorat qui est à part de tout cela mais c'est un peu plus fréquent dans l'enquête que je citais sur la question du pass vaccinal on voit qu'on a à peu près 40% de ces deux électorats qui sont opposés au pass vaccinal alors ce n'est pas opposé à la vaccination mais opposé au pass vaccinal et on voit bien que donc c'est chez eux que les opposants sont plus nombreux même s'ils ne sont pas majoritaires Le Parisien a-t-il fait exprès de publier l'interview pendant l'examen du projet de loi ?

1:03:42
Invité

Alors le Parisien ? Je crois que je vous ai répondu je crois que la demande elle date d'il y a un an comme beaucoup de médias aujourd'hui la demande elle est quasiment permanente et moi j'ai commencé en entendre parler au mois de décembre vous voyez donc et la date a été fixée avant les vacances de Noël donc on n'a pas fait tout à fait exprès sauf si c'est eux qui l'ont fait exprès puisqu'ils ont accéléré Le Parisien n'a pas fait exprès mais l'Elysée oui c'est ça que vous voulez dire ?

Je sais que pendant les vacances il y a eu une accélération normalement pour vous dire toute la vérité on avait plutôt des intentions sur le Conseil de défense sanitaire qu'il y avait aujourd'hui donc notre préoccupation avant cette polémique c'était de savoir est-ce qu'il allait nous dire ce qu'il y aurait dans le Conseil de défense sanitaire

1:04:18
Présentateur

Enfin une prise de position de Macron cette façon de s'exprimer ne va-t-elle pas lui apporter des voix ? C'est le pari c'est le pari qu'au moins lui il dit franchement les choses et que les gens lui seront redevables de ça Quand les députés vont-ils se décider à voter ce texte sur le pass vaccinal au lieu de faire du théâtre ? Alors ça c'est une question qu'on a beaucoup eu hier aussi qui calmait eu, c'est-à-dire le spectacle entre guillemets que cela donne alors qu'on a eu combien de cas aujourd'hui ?

337 000 337 000 Oui c'est là où LR jouait sur la crête sur le fil du rasoir parce qu'ils disent partout qu'ils sont en faveur du pass vaccinal mais ils ont fait des incidents de procédure qui a retardé l'examen du projet de loi

1:04:58
Invité

à la fin ça sera voté ça va prendre 2-3 jours de retard peut-être mais de toute façon le pass vaccinal sera voté

1:05:04
Présentateur

Croyez-vous à une désescalade de la violence de cette campagne Jérôme Fourquet ?

Ben c'est pas parti pour en tout cas c'est pas parti pour avec ce type de déclaration et on verra samedi apparemment il y a des manifestations mais encore une fois on a des parties de la population qui sont à cran Merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h40 une émission que vous pouvez retrouver quand vous voulez en replay et en podcast et c'est l'heure de retrouver Anne-Elisabeth Lemoyne pour cet avou au programme ce soir Au programme on prolonge votre conversation chère Caroline sur la phrase la plus commentée de ce début d'année dans quel contexte a-t-elle été prononcée avec quelles réactions quels effets les coulisses de l'entretien choc du président avec deux des cinq journalistes qui ont mené l'entretien pour le parisien On en avait une ce soir aussi belle émission à vous Anne-Elisabeth on se retrouve demain 17h50

Macron : il veut les "emmerder"… #cdanslair 05.01.2022 · Pourquijevote