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interviewThinkerview (sur YouTube)· 17 février 2026 129 min

Le Patron des Patrons : Le MEDEF sans filtre ? Patrick Martin [EN DIRECT]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] [musique] Patrick Martin, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Serview.

Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? D'abord Patrick Martin effectivement euh bientôt 66 ans, père de famille, trois enfants, trois filles que j'adore, chef d'entreprise, passionné par l'entreprise et puis à mes moments perdus qui sont assez nombreux, président du MEDEF.

C'est quoi le MEDEF ? Malmeddev, c'est un collectif avant tout qui regroupe 2400 entreprises, des petites, des grandes, des moyennes dans tous les secteurs d'activité, sur tout le territoire national et c'est un lobby et on assume totalement d'être un lobby. Puis par ailleurs, on a un rôle plus institutionnel, légal de négociateur social.

Aujourd'hui, on va parler France, business, patron, guerre économique, Union européenne, budget, plein de sujets. On va creuser le cerveau. Patrick, première question, est-ce que nos boîtes sont en danger par une inconséquence de notre gouvernement incapable d'encaisser, de faire de l'anticipation pour protéger nos boîtes ?

Où est-ce que nos chefs d'entreprise pour maintenir leur marge ont décidé de se barrer parce que ils sont pas patriote. Alors nos boîtes pour beaucoup d'entre elles sont en danger. pas du seul fait de ce gouvernement dont les marges de manœuvre sont incroyablement étroites mais qui n'a pas pris les bonnes décisions de mon point de vue mais également du fait d'une Union européenne qui d'abord sous-estime sa puissance et est très inerte au regard de toutes ces menaces qui s'accumulent et de ces offensives qui sont lancées par des grandes puissances étrangères.

Donc nous au milieu, on navigue, on est résilient comme on dit maintenant mais c'est vrai qu'il y a de grosses inquiétudes dans de plus en plus de secteurs d'activité. On peut délayer ici, on a le temps. Je peux je peux délayer.

OK. Les boîtes. Non mais moi je dél hein.

Non bah vas-y dél parce que non moi je suis je suis très frappé à vrai dire très inquiet de voir que particulièrement en France il y a une méconnaissance de ce qui se passe à la surface du globe. Il y a une espèce de de nombrilisme. Je suis lyonnais hein.

Ça cuchonne. On dit ça comme ça à Lyon. Ça veut dire que il y a un entre soi euh avec des logiques, avec des des arrangements qui peut-être se défendent mais qui sont tellement éloignés de ce que de notre point de vue, du point de vue du MDAF, il faudrait faire, c'est-à-dire se mettre au niveau de la compétition internationale pour commencer sur le plan technologique mais également sur le plan des compétences, enfin dans un certain nombre de compartiments du jeu.

Et donc si nos politiques ne remettent pas les pieds sur terre, ne vont pas un peu plus à l'étranger. Moi, je suis très frappé par ça et je aller à l'étranger. Bah, tout simplement se déplacer, aller en Chine.

Moi, je suis curieux de savoir parmi nos gouvernants combien combien sont allés en Chine, mettons même ces 10 dernières années. Je parle de la Chine, ça peut être vrai des États-Unis, mais ça peut être vrai de l'Afrique et cetera. Et donc, je pense que ils ont une une compréhension, une appréhension un peu livresque, un peu théorique, un peu horsol de la rudesse, de la violence de cette compétition, mais également des opportunités incroyables qui existent.

Donc voilà, c'est le nez sur le guidon. Euh c'est des petits arrangements entre amis, y compris de la part de gens qui sont éminemment estimables, mais mais euh mais qui ne voit pas les choses comme elles sont. Donc ici euh en face de vous, de toi, il y a que des patrons et donc tu es un peu notre syndicaliste.

Ouais. Donc on va te rentrer dans le larve aujourd'hui. Vas-y. [rires] Question guerre économique.

On connaît un peu le secteur, on connaît un peu les grosses boîtes qui traînent là-dedans censé défendre et anticiper les grandes tendances. Moi, je vais poser une question qui va être très claire et très directe. Le MEDEF quand il voit notre gouvernement naviguer selon le sens du vent, à vue, borgne, ce que tu veux, est-ce que le MDEF par souci de robustesse et de résilience doté d'un sink tank ou d'une cellule de prospective pour sentir le vent beaucoup plus loin, avoir une vision beaucoup plus perforante ?

En gros, est-ce que le MEDF a une pointe de diamant pour se voir un cap plus profond que notre gouvernement ? et surtout protéger nos boîtes, anticiper et ensuite aller à l'attaque, avancer en meute. Alors déjà, je rebondis sur ce que je te disais avant.

Euh nous, on a des capteurs à l'international qui sont assez extraordinaires par nos boîtes, mais également par notre propre organisation. Donc je pense qu'on a une compréhension du monde en temps réel qui est meilleure en tout cas que celle de beaucoup de nos nos politiques. Ensuite en terme d'organisation, on a mis en place par exemple il y a 8 ans, 7 ans euh une commission souveraineté et sécurité économique.

À l'époque quand on a mis ça en place, ça a suscité des interrogations, y compris des soupçons de gens qui disaient "Mais qu'est-ce qu' qu'est-ce qu'ils sont ? Ils deviennent souverainistes ? Ils sont ils sont en train de de promouvoir une forme de repli sur soi.

C'était absolument pas l'enjeu. L'enjeu au contraire, c'était d'avoir de manière plus structurée, je dire plus conceptuelle et plus systématique une approche qui prenne en compte ces menaces. Alors, malheureusement, en un sens, les faits nous ont donné raison parce que quand je dis il y a 7 ans, ben le monde il y a 7 ans, c'était pas le monde d'aujourd'hui hein euh entre l'Ukraine, entre les tensions entre euh la Chine et Taiwan, entre les changements de gouvernement aux États-Unis, euh même si la pente était déjà celle-là, hein, euh mais enfin, il y a une accélération, une accentuation assez brutale et assez inquiétante de de la menace américaine.

Je ne pense pas que du mal des États-Unis, mais quand même, il y a une menace américaine de l'avant. Donc voilà, je vais pas dire qu'on a une précience, mais on s'est armé en quelque sorte pour au-delà de ce qu'on faisait traditionnellement euh avoir cette cette intelligence des choses. Pas moi, le MDEF.

OK. Le groupe en question s'est composé comment, par qui, par quoi ? Quelles sont les sondes, combien de fois ça se réunit ?

Il y a combien de groupes est-ce que leur prospective, leur rapport n'ont pas fait chou blanc ? Est-ce que leur rapports ont laissé des traces efficaces ? Oui, absolument.

Alors, d'abord pour pour imager en quelque sorte ou incarner d'une certaine manière mon propos, typiquement le le fondateur de cette commission qui continue à la présider, c'est l'ancien numéro 2 de la DGA, donc un ingénieur général de l'armement donc avec cette sensibilité singulière, y compris en matière militaire, en matière de technologie. Et puis bon, on a on a près de 300 personnes qui participent à ces travaux. C'est un peu l'ADN du MEDF avec des profils très différents en terme d'expertise, en terme de parcours professionnel, en terme de sensibilité même.

Et puis cette cette commission, c'est en tout cas le l'organisation qu'on a au MEDF, ça n'est pas un silo. On s'applique à ce qu'elle elle soit en relation permanente avec toutes nos autres commissions. par exemple, on a des des enjeux de de fiscalité au niveau international qui relèvent pas statutairement, je dirais, de cette commission souveraineté et sécurité économique, mais euh ces enjeux de fiscalité sont pris en compte.

Tous les enjeux de technologie, on a une commission innovation, euh tous les enjeux de technologie sont euh croisés en quelque sorte avec euh les approches et les et les perspectives de cette commission souveraineté et sécurité économique. Je suis pas en train de dire qu'on a inventé la poudre, je suis pas en train de dire qu'on est omniscient, mais enfin quand même, on est très attentif à tous ces enjeux et chaque jour un peu plus nécessité fait loi. Et puis je le redis, on a quand même toutes nos connexions alors à l'international parce que des relations très suivies, très construites avec nos homologues, mes homologues prioritairement européens mais par exemple africains, on a développé une alliance des patronats francophones qui n'est pas que tourné vers l'Afrique mais en bonne part quand même mais ça nous donne des connexions avec le Canada, avec le le Cambodge, le Vietnam et cetera.

Et enfin, on a notre bras armé qui est MEDF international où à longueur d'année, on fait venir des délégations étrangères où on envoie à l'étranger des délégations et à chaque fois, on a des remontées d'informations qui nous permettent donc d'affiner en quelque sorte notre compréhension du monde. Tu as dit une phrase qui a qui m'a piqué l'oreille. On va là où nécessité fait loi.

Ouais. Tu connais le proverbe, c'est le proverbe de la DGSE, là où nécessité fait loin. Quand on voit aux États-Unis que les boîtes américaines sont baqué par un les tribunaux américains de les services de renseignement américain, moi je vais te poser une question.

Est-ce que nos boîtes françaises ont compris ? Je pense qu'elles ont compris, mais est-ce que nos services ont compris qu'il fallait un petit peu épauler nos boîtes françaises pour éviter des phénomènes de chantage à l'étranger, des phénomènes de chantage que ce soit fiscal, de mafia, de collusion, de pénétration par des groupes bizarres comme Ipstein et Touti. Est-ce que toi au MEDF, on a fait une interview de ton prédécesseur que tu étais son bras droit, monsieur Rout Bieux qu'on qu'on embrasse.

Est-ce que OMEDF tu as repris les choses pareilles ? C'est-à-dire nos services avancent comme des raptors pour protéger nos boîtes et donc notre PIB. Ouais.

Alors c'est historique en tout cas, c'est longue date pour nos grosses boîtes et les plus évidemment exposées technologiquement. Euh moi ce que j'observe et on y contribue hein, c'est que d'oren avant on descend à la fois sur des tailles d'entreprises moins importante mais sensible pour autant sensible ne serait-ce qu'en tant que sous-traitante de des majors qui déjà été suivis et puis en terme de secteur d'activité il y a un élargissement du spectre te dire que on est abouti non mais par exemple sur les enjeux de de cyber on connaît toutes les toutes les formes de la cyber c'est c'est pas forcément de l'espionnage de l'étatique et cetera et hein. On a on a un gros travail avec les différentes agences au services de l'État pour faire de la sensibilisation, de la formation de de l'équipement, de la mesure.

Après, c'est le pro du MDF. Nous, on n'est pas hiérarchique par rapport à nos 2400 entreprises adhérentes, mais on fait un énorme effort dans ce sens-là. Et moi ce que je mesure, c'est que au fil des ans, il y a une sensibilité croissante des chefs d'entreprise, des entreprises elles-mêmes à tous ces enjeux.

Tu tu me dis que nos services nous baquent, que il y a une bonne dynamique. Toi, en tant que président du MEDF, quand tu vois les États-Unis racheter les bijoux de famille français menaçant notre souveraineté, quand tu vois le pouvoir politique soit brader le nos boîtes, soit vendre nos boîtes sans aucun prisme de lecture à moyen et court terme, qu'est-ce que tu en penses ? C'est ce que le MEDF a son mot à dire en disant voilà bon vous voyez pas le truc venir mais le sous-traitant machin il bosse avec le rafale la boîte qui pourrait miner du Bitcoin ce serait peut-être intéressant pour nous pour nos boîtes pour notre industri pour notre PIB ou quoi que ce soit.

Est-ce que le MEDEF arrive à discuter avec notre gouvernement où ils sont totalement en sol avec le monde de l'entreprise ? Écoute, je vais te répondre par un détour. ligne droite et tu fais du rugby.

Donc si tu fais un détour, ça me laisse le temps de me lancer, hein. Un changement de pied. Euh euh non, en te disant d'abord qu'on est les derniers des annes au niveau européen, au niveau français parce queune des raisons principales du rachat d'un certain nombre de nos boîtes pour certaines hypersensibles, c'est qu'on a été incapable incapable de draîner l'épargne hyper abondante de l'Europe.

Finalement, le le la force principale de l'Europe, c'est d'être très excédentaire en épargne, là où les États-Unis, en particulier sont très déficitaires. Mais ce pognon part à raison de 300 milliards d'euros par an vers les États-Unis. Et donc après, tu as des enjeux de valorisation.

C'est la règle du jeu. Tu as tu as une boîte qui se vend, tu as un acquéreur. C'est celui qui met le plus sur la table qui en logique purement commerciale emporte le morceau.

Donc si déjà on commençait par le commencement, c'est-à-dire se doter des moyens financiers pour d'abord financer le développement de ces boîtes et le jour venu les faire racheter par des acteurs français et européens plutôt que chinois ou américains, ça serait déjà pas mal. Bon après nous on n' pas de de légitimité pour te dire très franchement on n pas d'organisation structurée pour systématiquement échanger avec les pouvoirs public sur la dangerosité en tout cas sur le risque d'une acquisition de de boîte par un prédateur y compris américain. C'est peut-être temps de faire un petit peu sécession de ce côté-là non ? faire un fond souverain, piloter par le MEDF, protéger nos boîtes, avancer en phalange et aller à l'attaque.

Oui. Euh alors ça renvoie à plein de sujets. Bon, mais tu as cru que tu étais venu pour pousser un cad ?

Non non mais je je je peux te parler longuement et je le ferai volontiers de de l'impérieuse nécessité y compris de ce point de vue d'avoir des des retraites par capitalisation parce que on sait très bien ce qui donne ce qui alimente les fonds souverains. Alors quand on n pas de de gaz, on n'est pas en Norvège donc on n pas un fond souverain qui est qui est par centaines de milliards d'euros est alimenté par des ressources naturelles. Mais donc c'est par les retraites par capitalisation que d'urgence.

Il faut maintenant qu'on on se dote de capitaux. Mais en amon de tout ça, il faut d'abord que les entreprises européennes et françaises soient plus rentables parce que l'argent ira là où il est le plus rentable. Donc ouais, nous on est très on est très moteur sur ce sujet-là et moi j'observe ce qu'il faut être optimiste, hein.

J'observe qu'il y a des sujets qui étaient complètement tabou il y a quelques mois encore ou quelques années encore. Typiquement les retraites par capitalisation qui dorent avant par nécessité d'une certaine manière, mais aussi parce qu'on a fait un gros travail de pédagogie nous le MEDEF. euh sont diabolisés.

Donc je pense qu'on va finir par y arriver et y compris en terme de souveraineté, c'est très important. Moi je suis très frappé par ça. On accle certaines entreprises côté par exemple au motif que elles arbitreraient leurs investissements au bénéfice d'autres pays que la France.

Ouais. Enfin, tu peux pas demander une entreprise dont le capital est majoritairement détenu par des actionnaires étrangers anglo-saxon ou pas. C'est pas la question d'être un patriote français.

Donc mettons un peu de cohérence, un peu de logique, un peu de volontarisme dans ces sujets-là plutôt que d'être dans le commentaire systématiquement critique et accablant. Tu parles de ressources naturelles, tu faisais euh peut-être référence à la Norvège ou un fond souverain norvégien ou finlandais peut-être. Euh et tu parles de rentabilité.

Quand tu vois euh euh notre gouvernement ne pas comprendre la relation de cause à effet entre le prix énergétique et la rentabilité de nos boîtes, tu les regardes comme si c'était des demeurés qui ne connaissent rien. Tu les regardes comme des illuminés. L'énergie c'est le sang des entreprises.

Quand tu vois que le coût énergétique de nos boîtes explose, que même le boulanger d'en face la la grise mine parce que ces factures d'électricité explosent. Quand tu vois nos industries énergivor au possible commencer à tirer la langue d'une façon très forte. Tu parles aussi de l'Europe, regarde ce qui se passe en Allemagne avec leur grosse boîte.

Quand tu vois une Union européenne avoir un prisme de lecture sans aucune profondeur, sans connaître les bases de nos sociétés thermo-industrielles, quand tu es patron que tu connais un minimum le tissu de nos industries, tu les vois s'agiter, faire du bruit avec leur bouche et et faire de l'air avec leurs bras, vous avez pas eu peur de voir ces gens-là commencer à ne pas anticiper les choses ? Euh allez, je je je pense qu'il y a un vrai sujet de de d'évaluation des politiques publiques et au-delà de ça de responsabilité des décideurs publics. C'est quand même assez hallucinant de voir que par exemple il y a eu un emballement autour du Green Deal européen.

Alors, c'était tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et la moindre voix dissonnante était immédiatement stigmatisée et soupçonné de négationnisme, de déni climatique. Enfin, des trucs incroyables. Je je cite cet exemple, mais tu évoquais plus précisément l'énergie.

Quand on voit le l'irrationalité ou en tout cas la manipulation du débat sur la programmation pluriéannuelle de l'énergie en France, c'est complètement dingue. Chacun est dans une posture et à un moment donné et je prétends pas que le MEDF détient la vérité hein, mais on essaie de participer à la rationalisation, à l'objectivation des débats et ben ça devient impossible. Impossible parce que tel camp politique, tel parti politique a décidé qu'il était pour le nucléaire. point final.

Tel autre a décidé qu'il était pour les énergies renouvelables point final. Et c'est des c'est c'est devenu des enjeux de positionnement électoral. Donc et c'est vrai de tellement d'autres sujets, les accords de libre échange par exemple.

Donc euh nous on se désespère mais on ne se résigne pas. On se désespère de voir que singulièrement en France, mais un peu au niveau européen, on on ne sait plus poser les sujets de manière d'abord sereine, respectueuse, mais surtout objective pour ensuite les traiter. Et donc à un moment donné euh on découvre le poteau rose alors que les choses étaient inscrites et alors de manière plus ou moins piteuse, on C'est quoi le poteau rose ?

Pas lepot rose, c'est queon a pris des décisions publiques au motif de de raisonnement purement politicien euh et que euh le jour assez rapidement souvent où on découvre qu'en réalité c'était totalement inapproprié à bas bruit, euh en détournant le le regard, on détour on détricote tout ça sans trop l'avouer mais tout en le faisant. Si tu prends en France le le le cas d'une loi, je sais pas si ça parle à tout le monde, d'une loi dite climat et résilience qui a mis en place le zéro artificialisation nette, le zones à faible émission, l'obligation de rénovation thermique des logements, les intentions, on les partageait très sincèrement. Les modalités, les calendriers, c'était une vue de l'esprit.

Bon, mais moi, je me souviens très bien avoir émis quelques réserves beaucoup de précautions, mais c'est séance tenant, j'étais cloué au pilorie. Ce type n'a rien compris. Ce type est climatoceptique.

Ce type veut la mort de l'humanité. Euh les gens qui vont rentrer dans les zones à faible émission avec leurs 205 diesel critère 5 sont des assassins. Donc on est parti dans des délires et moi ce qui m'a beaucoup frappé à l'époque c'est que y compris des parlementaires ou plus généralement des décideurs politiques en âme et conscience étaient d'accord mais ont voté ce texte-là de peur d'être eux-mêmes cloués au pilorie livré à la vanicte populaire à des ONG hyper militantes.

Moi, j'ai pas j'ai rien contre le principe des ONG, mais il y en a qui sont quand même très très militantes et assez sectaires et avec financement extérieur et avec des financements extérieurs, ça oui, c'est un autre point, j'y reviendrai. Euh et donc euh à quelques années d'intervalle et bien on se dit le zéro artificialisation nette, c'est pas tout à fait ça parce que les gens qui peuvent pas se loger en centre-ville ne peuvent pas non plus se loger en grande périphérie. parce que on veut réindustrialiser mais non mais finalement il y a plus de foncier pour implanter ou agrandir des usines et tout quantti donc et ça dégénère complètement t tous les débats de renavant mais c'est probablement vrai aux États-Unis en pire peut-être mais tous les débats de renavant sont complètement biaisés et je reviens sur le les ONG à nouveau je garde d'en faire une généralité hein.

Alors c'est des ONG ou des associations de circonstances qui émergent comme ça. On sait pas trop d'où, on sait pas trop comment. Nous, notre demande, elle est très claire, elle n'est pas populaire mais je m'en fiche, c'est que on applique à ces ONG les mêmes règles de transparence qui légalement s'imposent aux entreprises et à nos organisations.

Le le MEDF est passé au crime, le radarisé dans tous les sens, tous les jours et à la limite, on s'en accommode. La transparence c'est pas c'est pas criticable. Il faut de la transparence.

Mais il y a vraiment deux poids de mesure et je continue de me lâcher. Euh tu avais commencé à te lâcher là ? Ouais ouais.

Euh il y a une ONG euh européenne euh Transparency International qui nous a décerné le titre infamant au MEDF de le plus influent à Bruxelles. Alors moi je à partir de là, j'aurais dû raser les murs, passer sous la table, bah rien du tout. Moi, je suis ravi que le MEDF soit identifié comme le lobby le plus influent à Bruxelles.

Parce que moi, je suis pour le débat, je suis même pour la confrontation mais ça peut pas être à sens unique. Et donc voilà, je pense qu'on souffre d'une espèce de de de politiquement correct qui nous conduit pas systématiquement mais dans un certain nombre de cas qu'on vient d'évoquer à faire des conneries, autant ne pas les faire. On va revenir sur le fait qu'un chef d'entreprise a besoin d'un cap, d'être éclairé, d'avoir des oreilles, le nez un peu et des yeux partout.

Revenons au coup de Bruxelles. Donc le MEDF va se frotter aux autres lobby à Bruxelles. Est-ce que vous graissez des pattes un peu comme les autres lobbyes ?

Vous payez des chambres garnies, vous payez des coups ? Comment ça se passe ? Mais non, merde.

Et alors toi, j'ai été préalablement trésorier du MDEF. Je l'aurais su. Non, j'ai pas vu passer.

D'abord, il y a peut-être pas de facture dans ces cas-là, mais bon, j'ai rien vu passer de tel. Non, non, mais on fait on fait euh euh comme nos petits camarades de jeu, hein, on fait un boulot de de euh de de conviction, de documentation, mais surtout il faut identifier le plus en amont le plus en amont possible les les sujets parce que après quand ça rentre dans les arcanes Bruxelloises, euh c'est c'est intraçable parce que on se plaint de l'administration française parfois de manière excessive, elle est assez opaque. Elle a en partie échappé au contrôle du politique, ce qui est d'un point de vue démocratique et en terme d'efficacité assez désolant.

Mais alors à Bruxelles, c'est puissance 10. Donc voilà, il faut il faut être à la fois très systématique, très mobile, avoir je crois que tu aimes les chiens la truffe humide, c'est-à-dire flairer les les opportunités, flairer les menaces et et être euh sur la balle. Oui, j'aime les chiens et les chiens.

Euh j'aime surtout les chiens de garde, les chiens qui protègent et qui savent identifier les menaces et qui ne vont pas mordre par peur, mais qui vont mordre pour neutraliser nos boîtes. Est-ce que tu as identifié des vélociraptors qui ont un cerveau, qui ont la capacité à sentir les tendances et qui ont cette capacité à anticiper qui pour toi en France fait ce boulot là de Raptor avec le nez humide ? l'œil qui bah je pense que et c'est vraiment très bien ainsi, on a dans le secteur de la défense, dans l'aéronautique, dans le naval, des boîtes qui sont qui sont extraordinaires parce que quand on voit les budgets militaires français jusqu'à une période récente, mais encore aujourd'hui avec leur augmentation, relativement c'est assez dérisoire par rapport au budget d'autres grands pays.

Je pense évidemment aux États-Unis, mais la Chine et même la Russie d'une certaine manière. Donc c'est extraordinaire qu'on ait su préserver et développer ces ces savoir-fa. Et donc en matière de technologie, on a on a des des boîtes les les majeurs bien sûr, on a tous les noms en tête, les Talès, les Safran, les Dassau, les Naval Group et cetera. en total en total dans dans un genre différent hein euh mais qui sont euh qui sont vraiment des des référence mondiale et euh qui qui sur le plan technologique sont absolument extraordinaires.

Mais on a derrière un foisonnement de d'abord de sous-traitants de start-up incroyable. Moi, je suis très admiratif quand on va dans les salons professionnels de voir que oui, il y a des offres incroyables de des Israéliens, des Chinois si on les laisse apparaître dans ces salons. Euh mais franchement, on doit sonorer de de ce qu'on a réussi à maintenir, à développer en la matière.

Dans l'aéronautique, on est civil avec Arbus qui n'est pas que français, enfin largement français quand même. On a on a des trucs de dingue. Il faut absolument les préserver.

Bon, après, il y a il y a d'autres il y a d'autres secteurs où pour différentes raisons, je les identifie pas toutes, on a été en bonne part mis dans le vent euh typiquement dans le numérique. Dans le numérique, euh dans la téléphonie d'une certaine manière, je parle pas des opérateurs, je parle des industriels, des développeurs. Et là euh on est à ce jour, on est largué.

Donc si oninvestit pas massivement sur des technologies de rupture dans la dans le quantique notamment, on a vraiment du souci à se faire parce que ce sont des industries et des technologies souveraines. Voilà, donc il y a du il y a du bon et du moins bon. Moi, je suis pas du tout résigné.

Je pense que si on a des stratégies industrielles et technologiques beaucoup mieux identifiées, beaucoup mieux ciblées et qu'on met en face les moyens alors les moyens financiers bien sûr, mais surtout les moyens humains, on a on a en Europe, on a en France encore de belles opportunités. Qui c'est qui fait la stratégie en France ? C'est une excellente question.

C'est une excellente question à laquelle je ne sais pas répondre. Tu vois les conséquences ? Mais bien sûr.

Non, mais le le le la caricature c'est l'énergie quoi. Enfin, c'est quand même complètement dingue qu'on a eu ces changements de pieds, ses volt euh sur une industrie très consommatrice de capitaux euh qui engage des investissements sur des décennies et euh que pour des raisons euh assez politiciennes en définitive sur le nucléaire en particulier, on est on est on a donc eu ces changements de pied. Enfin, c'est quand même complètement dingue euh de rappeler parce que beaucoup l'ont en tête, tu l'as en tête que euh jusqu'à la publication de ce décret PPE3 euh on était dans l'illégalité.

Je veux dire par là qu'on était sous le coût de la PPE 2, la programmation pluriéannuelle de l'énergie 2 qui prévoyait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires. Pour autant, on a lancé le premier EPR, on a réussi à le financer plus ou moins malgré les dépassements de budget. Très bien.

Mais on était dans une forme de de déni ou d'abration. Donc euh ouais, il y a une cruelle impérieuse nécessité d'avoir des stratégies. Alors ça semble se dessiner un petit peu au niveau européen, mais c'est lent, c'est lourd, c'est inerte.

Au niveau français, il faut vraiment qu'on y revienne très vite. Tu sais ce que c'est un protozo ? Oui.

Il y a une moelle épinière dans le protozoer. Je ne crois pas. Ouais.

Est-ce que nous on a une moelle épinière pour prendre des décisions ? Par exemple, un commissaire au plan à 30 ans parce que quand tu vois Macron débarquer pour des questions électorales dire bon je vais faire mes 14 réacteurs, nous on bosse sur l'énergie depuis 2005. On s'est dit mais elle est où la Mépinière ?

C'est pas Macron qui a décidé de de fermer ou c'était Hollande. C'était Hollande. Mais il a continué.

Bah il a il a mis en œuvre la fermeture de Fesson mais qui qui une erreur fatale. Ouais. On avait la la la centrale rénovée, propre et puis pourquoi ?

Parce qu'elle était à la frontière allemande. Donc les Allemands commençaient à dire, je pense qu' alors je donc parlons-moi les pinières de CAP de commissariat au plan. Euh je je je ne sais pas je ne crois pas à vrai dire qu'on puisse fonctionner, qu'on a très bien fonctionné une époque avec le plan et avec une autorité de l'État qui était une pertinence de l'État qui de mon point de vue ont disparu.

Il y a une forme de popérisation de la pensée de d'État qui est assez incroyable du côté des politiques eux même, mais également du côté de la haute administration parce que parce que on a tellement dénigré ces gens-là, on les a tellement mis sous contrainte que en définitive la politique n'est plus très attractive. Faut faut être sacrificiel pour faire de la politique maintenant ou alors ne pas savoir faire ou ne pas savoir faire autre chose. Euh bon euh parce que tu en prends plein la gueule, tu gagnes pas un fifrelin, tu as un risque réputationnel permanent, un risque judiciaire permanent, tu es soumis à des règles notamment de la haute autorité pour la transparence de la vie publique qui sont absolument infernales.

Enfin faut avoir faut être inconscient euh ou euh très ou très patriote et heureusement on a encore des gens comme ça. Mais je pense quand même que il n cumule des mandats, pardon d'être dans des considérations très opérationnelles. Mais je pense que ça a détourné un certain nombre de gens de valeur de l'engagement politique et qu'on a pas d'une manière systématique mais quand même on a une forme d'appauvrissement du niveau de notre personnel politique.

Bien euh et il en va même de la haute fonction publique. la la fonction publique d'une manière générale est mal gérée et le prestige en définitive de certaines certaines fonctions administratives c'est totalement dissipé. Donc là aussi, il faut être faut avoir le sens de l'État au berceau pour pour s'annoncer làdedans. beaucoup de respect pour beaucoup de fonctionnaires.

Mais enfin si on se remémore qui était les patrons de DF, les les ceux qui ont conduit le programme nucléaire, qui on conduit le programme TGV, ben voilà les les infrastructures routières et autoroutières, enfin il y avait du côté politique et du côté haute administration les ingénieurs des ponts, c'était c'était l'aristocratie et ces gens-là, on les respectait infiniment, les ingénieurs des mines, enfin bon. Alors nouveau, je ne dénigre pas ceux qui sont en place aujourd'hui, mais en terme de puissance, en terme d'ora, en terme de prestige et en terme de pouvoir, ils ont beaucoup perdu. À partir de là, je pense que c'est très difficile d'avoir au seul niveau étatique une vraie stratégie.

Et puis on a perdu, faut dire les choses, moi je suis très très européiste, mais on a perdu également beaucoup de leviers typiquement sur la tarification de l'énergie ou même le le choix technique. Tu es resté très européiste avec ça. Ouais.

Ouais. Mais mais bon moi je n'oublie pas pour autant qu' il y a pas si longtemps au titre de la taxonomie, on était à deux doigts de ne plus pouvoir financer le nucléaire de la même manière qu'on était à deux doigts de ne plus pouvoir financer l'armement. Alors bon, les circonstances malheureuses d'une certaine manière ont permis quand même de corriger le tir.

Mais euh et donc on a objectivement on a perdu de l'autonomie ou de l'indépendance sur un certain nombre de de décisions stratégiques. Euh ça veut dire qu'il faut que l'Europe assume de son côté ce qui n'est pas assez le cas aujourd'hui. Là où je voulais en venir, c'est que dans dans ce monde qui est devenu beaucoup plus ouvert, beaucoup plus mobile, beaucoup plus aléatoire, beaucoup plus technologique, je pense que l'État se porterait bien de faire beaucoup plus confiance au secteur privé plutôt que de devoir arbitrer jusque dans les moindres détails des choix qui sont pas éclairés au bout du compte. s'il y avait ce qui n'est pas le cas aujourd'hui une confiance une confiance en réalité entre les pouvoirs politiques.

Je parle du national, c'est beaucoup moins vrai au niveau local heureusement mais entre le politique et le monde économique d'une manière générale, les entreprises au premier chef, mais ça peut être des économistes et cetera, on s'emporterait bien sans faire des grands machins de recréer le commissariat au plan d'une époque. Mais voilà, il faut que il faut que collectivement, sans que ça passe par des conventions citoyennes, enfin des trucs complètement démagogiques de mon point de vue, il faut il faut qu'on mette en place des des modes opératoires pour s'accorder sur quelques grandes stratégies et ensuite s'y tenir. Petite parenthèse, ta boîte, elle vaut combien ?

Ma boîte, elle vaut moins cher aujourd'hui qu'hier euh à cause de la fiscalisation. Non mais non, parce que ma boîte ma boîte elle intervient dans l'industrie, elle intervient dans le bâtiment. Euh bah elle est complètement tributaire de marchés qui sont molaçons en ce moment.

Combien elle valait ta boîte ? B à son po de forme elle valait elle valait 5 ou 600 millions. Si elle en vaut 300 aujourd'hui euh c'est le bout du monde he brut ouou net.

Brut ou net. Tu as vu la l'interview de de la ministre des finances australiennes ? C'est quand même parenthèse fermée.

La PPE3 c'est un décret Ouais. Un décret à 300 milliards. Il y a combien de zéro à 1 milliard ? 6 Oh non, tu [ __ ] là je te jure je te tapais.

Ouais mais ça ça dépasse l'entendement. Et donc 300 300 milliards par décret. Ouais sur les questions démocratiques.

Ça veut dire que notre parlement est devenu totalement inutile parce que ils connaissent pas les dossiers ou quoi que ce soit. Et Macron a décidé, du moins le premier ministre a décidé de passer outre 300 milliards. Ouais.

Alors, je dirais pas que le Parlement est devenu inutile. D'abord, je je distingue bien le Sénat et l'Assemblée nationale. À l'instant où on se parle, le Sénat est quand même beaucoup plus stable, beaucoup plus profond euh et euh capable de dégager des consensus.

L'Assemblée, pour toutes les raisons que l'on sait, suite à la dissolution, 14 groupes parlementaires, ça n'était jamais arrivé. Une pression qui augmente tous les jours à l'approche de l'élection présidentielle, c'est ingérable. C'est absolument ingérable.

Donc on l'a bien vu parce que la PPE, elle a été examinée au Parlement. Ça a été un pugil. Un pugilat.

Et c'est ça renvoie à ce que je te disais tout à l'heure dans cette configuration mais peut-être aussi lié à ce que j'ai dit de vachard sur le le personnel politique. Euh on pouvait pas aboutir. Alors qu'est-ce qu'il fallait faire ? fallait attendre la présidentielle puis une législative qui immanquablement suivra la présidentielle, c'est-à-dire reprendre 18 mois dans les genenscives ou prendre ce risque y compris euh juridique hein de de passer par euh par un décret.

Bon euh on verra on verra la suite des événements, mais euh il y avait urgence quand même à décider. D'après ce que je peux voir autour de l'internet, on en discute. Tu vois, Internet c'est devenu une vraie agora où les gens peuvent encore se rassembler pour discuter.

Paraît-il que la PPE3 ça va faire exploser nos factures d'électricité ? Euh, il y a une grande inconnue dans ces PPE3, c'est queelle nous donne pas les prix ne serait-ce que les prix cibles. Bon, comment tu veux avoir une boîte si tu as pas le une perspective de prix ?

Alors, tu as les tu as les hyper électrointensifs qui qui contractent avec EDF en l'occurrence sur sur du long terme et les choses se sont accélérées parce qu'à un moment donné c'était panique à bord avec en particulier la la disparition de la fameuse arène au 1er janvier 2026. Bon euh Arcelor, Aluminium d'un kerkque, March Kagilia qui va s'implanter à Fre surmer. C'est beaucoup dans la métallurgie à ce stade.

Saint-Gobin peut-être. Non, Saint-Gobin, pas ma connaissance encore. Enfin, c'est pas exactement le même contrat, je crois.

Euh, ont réussi à à se sécuriser sur un prix qui est confidentiel, mais on le connaît peu au prou, donc je le donnerai pas. Qui qui le d'évidence leur paraît compétitif. Alors, c'est pas le prix de du gaz de chiste américain sur le continent américain.

Mais enfin, ça reste d'évidence compétitive sans quoi il n'engagerait pas des investissements aussi colossaux que que ce qu'ils font. Le vrai sujet, il va à mon avis pas être tellement pour ces hyper électroensifs, il va être pour toutes les entreprises qui sont immédiatement en dessous et qui ne pourront pas signer des contrats de même nature ou les plus de les plus petites ou les toutes petites boîtes qui elles vont être quand même soumises à des prix de marché. Euh et donc euh c'est une grosse inconnue et c'est vrai que quand tu as dans tes dans tes prix de revient industriel euh un poids de d'un poid de l'énergie de 10 15 %ah oui si ça double c'est fatal donc on n'est pas encore tiré d'affaires.

Après, il y a il y a un vrai un vrai point d'interrogation qui est de savoir si la thèse de la décarbonation va devenir aussi déterminante pour les investissements industriels. Voilà. Je veux dire par là que euh s'il y a pas à la fois en terme de tarification et en terme de demande du marché une exigence forte sur la décarbonation et que donc la compétition reste totalement ouverte géographiquement et en terme de d'énergie, là on a vraiment du souci à se faire.

Euh moi je pense qu'on a on a encore en Europe et en France des des airments sur ce sujet-là. Tout le monde dit il faut décarboner, il faut décarboner, il faut décarboner. Il y en a pas beaucoup qui sont prêts à payer le coût de la décarbonation.

Donc là aussi, il y a de l'urgence à ce qu'on clarifie les choses. Trump est très agressif, Poutine est très agressif, Sijingping est très agressif, les Indiens sont très agressifs, l'Amérique du Sud est très agressive. Nous, on est au milieu, on est censé être le vieux continent qui a tout subi, qui a tout compris, qui s'est positionné.

Hm. Quand tu dis qu'il y a des airements au niveau tarif h que euh il faut décarboner, il faut sauver les bébés f, il faut sauver la planète et que on exporte notre pollution ailleurs, que les Chinois ont une production électrique qui explose par tous les moyens, une consommation de charbon qui explose aussi, que les Allemands aussi ont des des coûts énergétiques avec des ressources derrière. Nous, la France, il nous reste un peu le nucléaire. nos petites PME, nos boulangers, nos artisans, si ils se prennent un doublement de leur facture électrique, derrière, tu as des salariés qui vont aussi euh morfler.

Ouais. Et il y a aussi des factures de particulier qui vont morfler aussi. Oui.

Et le coût de production sur la bouffe, sur tout un tas de trucs, ça va exploser à à très court terme. C'est une sacrée menace ça. Quand est-ce que le MDF il va commencer à à manifester ?

Ah non mais on avec tu sais avec des pancartes là le le à vrai dire le le MDEF manifeste tous les jours. Il se voit pas trop après. Oui mais tu comprends la boutade ?

Ouais. Moi je comprends bien parce que si les patrons calanchent, les salariés vont calancher aussi et si les salariés, les patrons calanchent, le PIB calanche, notre dette explose. Et j'ajoute que dans l'état pitoyable de nos finances publiques, on est infoutu dans une avant de mettre en place le temps qu'il faudrait un bouclier tarifaire pour atténuer les effets d'une nouvelle crise énergétique.

Donc on est le dos au mur, j'en suis le dos au mur en short, sans bob, en bretelle à poil. Ouais, enfin tous les goûts sont de la nature. Euh mais euh Non, je je partage ce que tu dis.

Euh d'où ma remarque sur le fait que la PPE ne nous dit rien des des prix auxquels l'électricité va sortir par profil de consommateur. Les ménages des entreprises. Typiquement, les Allemands ont fait des choix qui privilégient si on peut dire les entreprises.

Donc par voie de conséquence au détriment des ménages sur le prix de l'énergie. Mais euh ça reste ambigu en France. Tu commences la grève de la fin euh quand ?

On pas au programme. Euh tu comprends ma blague ? Oui oui oui mais pour est-ce que le Mevre de pression à Sébastien le Cornu ?

Euh alors il y a différentes sensibilités ou lecture. Euh je t'écoute. Ouais.

Il y a bon nombre de gens qui disent "Il y en a marre que le MEDF nous mette sous pression à ce point-là." Qui ces gens ? Alors c'est plutôt du côté des politiques ou mais [rires] on s'en fout.

Nous on fait le pays. Ouais. Alors on les met on les met quand même sous pression.

Comment ? Parce qu'on se bat pied à pied. Je te donne un exemple.

Euh il était prévu, ça a été voté que de nouveau les allègements de charge dont on peut dire ce qu'on veut. Je suis prêt à en débattre enfin qui sont déterminants en terme de compétitivité. Je te coupe tu quand tu dis allègement de charge, tu dis allègement de cotisation.

Ouais, allégègement de cotisation. Je crois avoir affaire à Sophie Binel qui m'avait repris sèchement à la fête de l'humanité par Sophie Binel, mon ami de la CGT. Ah euh ah oui, je vois je vois parce que je me suis produit à deux reprises à la fête de l'humanité, ce qui est un exercice intéressant, pas autant qu'aujourd'hui mais quand même.

Et euh vilain ou et donc Sophie Binet, tu commences, tu commences, tu sais ce que tu vas avoir, hein. Je je cr pire. Non, mais euh Sophie Binet m'avait repris précisément là-dessus parce que je parlais de charge sociale, mais dit non, ce sont des cotisations.

Moi, je je suis pas dans la théologie donc disons que ce sont des cotisations. Quoi qu'il en soit, il était prévu que pour 2026, de nouveau, il y a un coup de rabot sur les les allègements de cotisation. On parlait pas de l'épaisseur du trait, on parlait de de près de 4 milliards d'euros.

Bon 4 milliards d'euros de mois pour financer les entreprises, augmenter les salaires, défendre l'emploi ou créer des emplois. Bon, on a fait un travail de combat rapproché et finalement on a on a très significativement abattu le le la douloureuse, si on peut parler ainsi. Bon, sur la fiscalité du patrimoine, on était parti dans des délires.

Dans des délires. Alors, moi, je je je reconnaît que j'ai pris une leçon parce que en matière de en matière d'intoxication, la taxe Zucman c'est un modèle du genre. Modèle du genre.

Enfin, moi je suis très intéressé de d'entendre que la France est à droite. Très bien. Je sais pas si elle est à droite partout parce que sauf erreur de ma part, y compris dans l'électorat LR, la taxe Zucman était populaire à 62 %.

Ça en dit long sur la compréhension de l'économie par beaucoup de nos concitoyens. C'est quoi la moyenne d'âge chez les LR ? Elle est elle est supérieure à à 60 ans.

Ouais. Bah oui, mais on pourrait dire précisément, ils ont une maturité, ils ont ils ont une expérience. C'est quoi c'est quoi la moyenne d'âge de de du téléspectateur de France Télévision ?

Il aime Idam. Mais oui, mais non, mais c'est c'est insultant pour les anciens ce que tu dis là. Je me sens je me sens directement visé.

Non mais toi tu es vieux mais ça va, tu es un patron donc on peut s'en on peut s'en plein la fouille. Mais tu parlais d'intoxication, c'est peut-être ça aussi. Non, je comprends pas ce que tu veux dire.

Ceux qui regardent France Télévision, il y a eu 25 passages de taxe duman, ils croient ce qui se passe à la télé. Non. Ouais, mais c'est alors précisément c'est ce que je veux dire quoi.

Tu tu tu balances un truc qui est essentiellement faux. Essentiellement faux. tu pilon euh tu te pars d'une supposée euh légitimité académique et alors ça impressionne.

Bon euh bilan des courses, on a dû mener sur ce sujet quand même central de la fiscalité des patrimoines un combat défensif défensif et on a essentiellement réussi à parer le coup. Je rappelle quand même que il était question alors la taxmane, j'en parle même pas ça c'était l'effondrement l'effondrement de l'économie française signé garanti à court terme. Bien on a échappé à ça mais les uns et les autres je parle de nos interlocuteurs politiques, ceux qui discutent avec nous ont dit "Regardez, on vous a permis d'échapper au pire.

Il n'empêche qu'ils avaient dans leur dans leur carton des dispositifs qui semblent être aussi douloureux ou débiles pour dire les choses était quand même très pénalisant. Moi, c'est mon vieux fond marxiste euh qui qui qui est avéré hein. Euh il faut marxiste liste.

Non. Oui. Pas trotquiste.

Euh ouais. Euh non, enfin sauf erreur euh notre pays a besoin de croissance, a besoin de générer de la richesse. La première préoccupation des Français, c'est le pouvoir d'achat.

Donc si tu tapes euh sur le travail euh en suspendant les réformes des retraites, en ne t'intéressant pas à ce sujet épouvantable qui est le sous-emploi des jeunes et et si par ailleurs tu dissuades ou tu pénalises l'investissement, tu n'as ni le travail ni le capital. Et donc tout ce qui était prévu sur la taxation des patrimoines, c'était le meilleur moyen de faire partir les capitaux ou en tout cas de faire en sorte que les gens qui on en France ne le consacrent pas à l'entreprise. Et là, on a mené un combat euh un combat très technique euh quotidien pour à la fin de mesures qui soient réellement pénalisante pour le capital.

Mais enfin, c'est c'est terrible de devoir mener des combats défensifs alors qu'en ce moment, au regard de tout ce qu'on a évoqué de la compétition internationale, mais des opportunités aussi qui existent, on devrait mener des combats offensifs. Je reviens à ce que je disais tout à l'heure sur cette étrange loi, climat et résilience. Nous, on a fait chiffrer que pour tenir la trajectoire de décarbonation des entreprises françaises, il faudrait qu'elles investissent chaque année 30 milliards d'euros de plus. au BAM 30 à 40 milliards.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faudra que l'investissement des entreprises augmente de 10 à 12 % par an. Quelle est la réalité des chiffres ?

La réalité des chiffres, c'est que les entreprises françaises au mieux maintiennent leur volume d'investissement. Autant dire que on se berce d'illusion ou on raconte des salades en disant qu'on va atteindre notre objectif de décarbonation et tout est à l'avenant. Comment est-ce qu'on va payer notre digitalisation ?

Comment est-ce qu'on va payer l'implémentation nécessaire de l'intelligence artificielle ? Donc à un moment donné et on va le faire de manière chaque jour un peu plus tonitruante, nous on va dire attendez arrêtez de parler pour ne rien dire. Soit on prend collectivement le parti du déclassement de la décroissance et de l'appauvrissement acte, mais il faut que ce soit dit.

Soit on veut rester dans le jeu et les entreprises ont un rôle déterminant de ce point de vue et donnons-nous les moyens de nos ambitions. Donc il faut bosser plus. Voilà, ça peut ne pas plaire.

Enfin, moi je suis convaincu que nos concitoyens sont quand même pas totalement d puis savent qu'à un moment donné, s'ils veulent du pouvoir d'achat, il va falloir qu'il bosse plus et libérons les énergies pour qu'il y ait de l'investissement parce qu'il y a cette épargne en France. Ouh là, attends, tu parles ce qui traîne dans les couloirs du Sénat, taxé 10 % du patrimoine brut de tous les Français. Non.

Ah d'accord, on reviendra dessus. Non, mais tu une ép disponible. Enfin, elle est utilisée.

C'était par l'argent qui dort. Ça n'existe pas. J'ouvre une parenthèse.

Si tu me dis Patrick, OK, c'est Patrick qui me parle, il me dit "Bon, tu as de l'épargne, je vais te le reuter pour faire de l'investissement parce que j'ai un prisme de lecture performant. J'ai fait mes preuves. Tu comprends ?

Même ma boîte si elle a pris des coups de pieds dans le dans le popotin, elle pèse quand même 300 millions quand même. Bon, tu fais un peu moins crétin que le l'autre qui sait pas calculer une TVA. Attends, attends, tu as compris ?

Donc si j'ai un gouvernement Ouais. qui me dit "Bon, on va rerouter l'épargne des Français." Mais moi, je me dis, ils sont même pas capables de faire un budget.

L'autre, il sait même pas anticiper une TVA, une provision de TVA. Les Français, ils vont jamais vouloir qu'on touche à leur épargne pour reuter alors qu'on a on a des capitaines borgn qui naviguent à vue selon le sens électoral. Mais non.

Est-ce que tu comprends le le la défiance ? Je je donne un exemple. Alors, c'est pas dans la tech euh c'est dans le logement.

On a eu pendant 6 ans, pour ne pas dire 7 ans, un déni total sur le logement. Il fallait pas mettre d'argent dans le logement parce que supposément c'était un productif. On est passé à côté d'un enjeu colossal.

Alors, un enjeu économique pour commencer démographique, mais surtout un enjeu en terme de pouvoir d'achat, en terme de mobilité sociale. Enfin, je sais pas si tu as ça en tête. Tu as 80 % des occupants de logements sociaux dont certains sont au chômage qui renoncent à une opportunité professionnelle induisant à déménagement parce que ils ont peur de pas pouvoir se reloger à proximité de de l'emploi qu'ils auront trouvé.

En tout cas, se loger à des abordables. Mais ils ont infiniment raison. Donc de A à Z, ce problème est absurde.

Plus des problèmes de de de vie en société que ça cause. Pris la vanne sur la démographie. Oui, le plus gros contraceptif en France, c'est le prix du logement et le fait que tu peux pas te loger.

Incroyable l'étude qui a été publiée il y a un mois et demi. Incroyable. Moi, je fais un très très gros focus sur la la jeunesse, mais que l'année où on suspend des réformes des retraite qui était quand même par trancière, si on peut dire ça comme ça, puisque malgré tout, il y aurait eu des déficits.

La même année, on a un déficit démographique naturel et on prend acte du fait que comme il y a pas assez de logement alors que le l'envie d'enfant finalement reste assez forte, 2,1 enfant comme par hasard, exactement le taux de remplacement, ça baissé là. Non, pas l'envie d'enfant. Ah oui, le nombre d'enfants.

On est descendu à 158 et on descend à une vitesse phénoménale. Donc tout ça est un tissu d'incohérence. Un tissu d'incohérence.

Alors à nouveau, moi je prétends pas voir la science infuse. Ça se saurait, ça se verrait mais ça ser pas dans le misérabilisme de l'impuissance. Patron tu es patron.

Ta boîte elle pèse un minimum. ter un patron de terra est-ce que c'est est-ce que c'est pas le moment un petit peu d'aller casser des Alors d'autant plus d'autant plus que la confiance que place dans que place nos concitoyens dans les entreprises n'a jamais été aussi élevée c'est incroyable et à vrai dire là où on ne fait que parler de souffrance au travail de mal-être de ceci de cela, le le la côte de satisfaction des salariés et pour le leurs entreprises restent incroyablement élevé. Quoi ta source ?

Bah il y a des études, il une étude de l'Institut Montagne qui a été publié, c'est c'est Martinau qui a publié ça il y a 6 mois. 77 % des salariés se disent satisfaits au travail. Alors, il y a deux lectures.

On peut dire "Ah bah oui, ça veut quand même bien dire qu'il y en a 23 % qui sont insatisfaits, tact." Je suis bien curieux de savoir les résultats qu'on aurait dans la fonction publique qui nous donne matin, midi et soir euh des leçons de vertu et de bon management. Je pense que les résultats seraient calamiteux, en tout cas nettement moins bon.

Mais donc moi ma responsabilité, une de mes responsabilités c'est euh c'est c'est de porter ce message et de mobiliser les 2400 chefs d'entreprise adhérents du MF pour leur dire "Arrêtez de raser les murs, arrêtez de vous autoflageler, arrêtez de faire un complexe de persécution sans fanfaronner et en restant à notre place parce qu'on n'est pas des élus politiques. Il faut qu'on assume tous ces chiffres et il faut qu'on apporte de la rationalité dans le débat public sans qu on va encore partir dans des dans des délires sans fin et le pays va s'enfoncer. Et alors nous on n'est pas à nouveau on n'est pas là pour faire de la politique au sens strict du terme.

Enfin notre intérêt c'est aussi que le pays fonctionne. Bon tu as mis un petit tacle à Sophie Binet c'est ça la fête de Lar. Je me fais l'avocat du diable. les dividendes des grosses boîtes.

Ouais, ça ça ça arrose un peu. Non, mais tu m'obliges à reprendre ce que j'ai dit tout à l'heure. C'est pas illogique.

Enfin, tu as une tu as plus de la moitié du capital des sociétés du CAC 40 en moyenne qui est détenu par des étrangers. Bon, là-dedans, il y a des francophiles, certainement, c'est peut-être pas la majorité de l'espèce. de là à leur demander de ne pas prélever de dividende euh au titre d'un patriotisme français, on peut tenter le coup hein, je suis pas sûr du résultat.

Enfin, je suis à peu près sûr du résultat. Il serait probablement malheureusement pas très positif. Euh premier point. 2e point, ça aussi ça fait partie de l'inculture économique de notre pays.

Tu mets pas d'argent dans une boîte si tu as pas un rendement. Bon al moi je me distribue pas de dividende donc je pas le pas le meilleur exemple. Tu gagnes combien ?

Je gagne, tu me croiras pas mais je sais le prouver, je gagne 250000 € brut par an. Donc euh donc après imp alors un pot à pot sur le revenu uniquement hein, ça doit faire du 160. Euh voilà, je donc je je gagne en salaire brut, je gagne 10 fois le salaire médite.

Voilà pour une boîte de d'un milliard d'euros de chif d'affaires, 3000 salariés. Mais après, c'est des choix personnels et je suis je suis propriétaire de la boîte, donc c'est moi qui décide de ma rémunération. Voilà.

Donc je considère que je vis très convenablement comme ça. Ce qui me vaut de préciser que je suis bénévole au MEDF. Faut aimer, hein.

Faut aimer. Euh mais c'est passionnant. J'aime euh monter tes salaires dans ta boîte là. cette année.

Oui. Oui. Enfin là là sur 2026, c'est en cours de négociation donc je reste discret.

Sur 2025 on a été on a été très prudent très prudent. On a augmenté entre le général et l'individuel de 1,2 %. Tu as fait des primes ?

Euh bah les primes, c'est les primes de d'objectif de performance. Alors certains les ont touchés, d'autres pas. Revenons à notre président de la République solaire et son premier ministre gigantesque.

On commence par lequel ? Vas-y, je te donne je te donne d'abord. Je n'ends pas le président solaire.

Bon, solaire, je sais pas trop ce que ça veut dire solaire. Bah, il est lumineux. Il est écoute, je pense qu'il a il a de formidables intuitions.

Donc on commence par le président de la République. Donc on va on va pas commencer par le président de la République. Notre premier ministre Sébastien Lecnu qui se prend pour le plan Mesmer.

Mesmer les deux premières. Tu peux pas tu peux pas me faire endosser ces ces commentaires. Donc je dis non, je ne partage pas.

C'est une boutade. Ouais. Le plan Mesmer, il nous a pendu combien de gigw les deux premières années ?

Euh, il a dû en pondre sur les deux premières années, il a dû en pondre, alors je je raisonne en terw 150 ou 160 terw en gw ça fait bah ça fait 1000 fois 1000 fois plus en gw quand tu vois notre premier ministre gigantesque dire que la PPE3 c'est le plan mesmè et que c'est on va faire six réacteurs et que c'est le c'est le nouveau plan Mesmer. Tu as pas l'impression que il fait un peu petit bras par rapport à Mesmer et qu'il fait des grandes annonces parce que les gens ils vont pas se pencher sur ce qu'avait sorti Mesmer, ce qui avait sorti Zamenber, ce qu'avait sorti le président le le général de Gaulle. Tu as pas l'impression que c'est petit bras et que c'est pas français d'être petit bras ?

Non. Alors à sa décharge, il y a C'est une blague électrique ça, non ? Ouais.

Ouais. Euh il y a une énorme inconnue qui est de savoir quelle sera la consommation d'électricité. Euh et on était parti RT enfin tout le monde il y a une forme de consensus sur une augmentation considérable de la consommation de d'électricité liée au transport, lié au logement, lié à l'industrie.

La réalité c'est que à ce jour la consommation d'électricité n'augmente pas. Alors, elle augmente pas alors que il y a il y a quand même de plus en plus de véhicules électriques et qu' a une électrification relative et et très très lente du bâtiment. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que l'activité d'abord qu'on a tous fait, tant mieux d'une certaine manière des efforts de frugalité. Ça ça s'appelle pas des efforts de frugalité, c'està dire se serrer la ceinture. Non non non non, je non non.

Des croissances frugales, tu es en train de me dire non non mais comportementalement non mais même dans les boîtes, on fait un peu plus attention. Il y a des processus de fabrication qui ont été optimisés. Non, il y a quand même un peu d'effet de frugalité qui est pas sacrificiel.

Euh mais ça veut surtout dire que l'activité est très molle, très très molle. Euh donc c'est pas une bonne explication. Pour autant, on ne sait pas comment va évoluer la consommation d'électricité.

Donc si quand le plan Mesmer a été lancé, euh les circonstances étaient pas tout à fait les mêmes et euh on savait parce qu'on avait pris plein la tête avec le premier choc pétrolier, mais c'était le premier à ce moment-là. avant le second qui est arrivé en 79 euh on on on savait queon allait droit dans le mur si on ne s'émancipait pas en bonne part de la dépendance au aux hydrocarbures euh notamment du Moyen-Orient. Deuxème point, il y avait de l'argent dans les caisses, ce qui n'est évidemment plus du tout le cas.

Là on a des dettes, pardon. Là on a des dettes. B on a des dettes à plus savoir qu'en faire.

Enfin, c'est c'est donc ça limite le champ des possibles. Et euh 3è point euh je c'est un commentaire aigre doux euh on était on était libre de nos mouvements par rapport à l'Union européenne. Voilà.

Euh donc et et enfin et enfin et enfin il y avait une majorité parlementaire. Donc tout ça mis bout à bout fait que à la fois en terme de visibilité et de capacité d'exécution, les circonstances étaient pas du tout les mêmes. Bon, le premier ministre mais il il a il est confronté à toutes les raisons inverses inverses. possibilité de voter une PPE au Parlement, des contraintes européennes qui à certains égards sont inopportunes, euh plus d'argent public et euh et pas de visibilité sur ce que sera la consommation demain.

Donc et des taux qui augmentent et des taux qui augmentent enfin non parce que les taux en 73 avaient avaient flombré hein. Les taux en 73 il devaient être à 15 ou 16 %. On avait combien de dettes à l'époque ?

Bon, à l'époque, on devait avoir euh en en proportion du PB, on devait être à 37 %. Aujourd'hui, on est à bah on va on est on a passé les 118 % et on va arriver à 120 %. Euh même si les taux sont bas, on paye plus.

Bah, les taux sont bas, ils sont pas si bas que ça. Ils sont pas si bas que ça parce que quand on voit qu' a 10 ans d'empreinte à quoi 4 et5 %, ça fait des taux réels qui sont quand même vachement élevés, hein. Je vois que tu es à l'aise avec les chiffres.

Les intérêts de la dette française par jour, c'est combien par jour ? Écoute, ça va être cette année, ça va être 70 milliards. Donc je te laisse diviser par faut les annéon en jour ouvré en plus.

Donc euh ça doit faire au moins 500 millions par jour. On consomme combien de baril de pétrole en France par jour pour faire fonctionner nos boîtes ? pour faire fonctionner les Alors, je te laisse convertir euh euh en en milliard d'euros.

Euh est-ce que tu veux écoute, on apporte on apporte de l'ordre de 50 milliards d'euros par an en gaz et en pétrole. Bon, 50 pris en tendance actuelle, c'est 50. Mais je sais pas, sincèrement, je sais pas dire ce qui ce qui est consommé par les ménages, qui est consommé par les entreprises, la France en totalité. boî les boîtes et les ménages.

Alors euh tuas pas l'impression que les Je te sauve les invoir les intérêts de la dette qu'on paye tous les jours ou Ouais. C'est supérieur à à notre déficit énergétique. Ah exactement.

Bien sûr, bien sûr. Mais je vois pas le le rapport si tu peux. D'accord.

Alors, je vais je vais je vais faire je vais faire une petite blague. Un chef d'entreprise qui fait de la cavalerie, il termine où ? Ah bah, il termine à poil pour commencer.

Ouais. Et ensuite, il termine derrière les barreau. Mais si c'est du pénal, il finit derrière les barreaux.

Tu sais où je veux en venir là ? Le budget, est-ce que tu as l'impression que nos politiques sont en train de faire de la cavalerie pour couvrir leur inconséquences intellectuelles ou leur inconséquence de terme de prise ? tout à l'heure en disant que enfonce le clou.

Non, mais il y a il y a plus suffisamment de la responsabilité pour les politiques, ça devrait être l'échec électoral. Enfin bon, et il y a plus suffisamment de responsabilité politique. Moi je trouve indécent indécent qu' a eu des erreurs à la fois sur le plan stratégique et en terme de gestion aussi lourde que celle que l'on constate, mais c'est vrai au niveau européen et que euh finalement, mais ça c'est les électeurs au bout du compte qui en décident.

Euh il y a il y a pas de sanction. Il y a pas de sanction. Voilà.

Ben on s'est gourré sur telle telle législation. Bah oui, ben c'est pas de ma faute. Euh et c'est vrai que les les sanctions euh pour les agents économiques, parce que c'est vrai les ménages aussi hein, euh il y a d'ailleurs un nombre de de ménages qui sont en commission de surendettement ou en situation de surendettement qui est en train d'augmenter significativement.

Et à un moment donné, est interdit de checker pour ceux qui utilisent encore les chèqus. Euh et idem ild pour les les entrepreneurs. Donc il y a deux points de mesure et je veux dire franchement euh je pense que c'est l'explication directe du discrédit du discrédit du politique aux yeux de l'opinion et que que je trouve très grave.

Je pourrais me dire formidable. Les entreprises ont une côte de popularité record et les politiques ont une côte les politiques nationaux ont une côte de popularité déplorable. On est les rois du pétrole.

Non. D'abord, je pense que ça pose un méga problème démocratique et je crains qu'on le vérifie assez rapidement. Sous quelle forme ?

Bah, ça veut dire qu'il va il va y avoir par exaspération, par défaut, par déposité des votes euh qui pour certains ne me semblent pas pouvoir garantir l'avenir du pays. Euh voilà, c'est bien dit, non ? Et et donc mais la deuxième conséquence de de cette distorsion de code de confiance, c'est qu'à partir de là, on demande tout et le contraire de tout aux entreprises.

Et quand on regarde au fil des ans le nombre de responsabilités qu'on a fait supporter aux entreprises et qu'elles supportent sur le plan sociétal, sur le plan environnemental, bon on l'assume. Bon, après, après faut jamais perdre de vue que si on gagne pas d'argent euh c'est un exercice d'assez court terme, hein. Donc ne perdons pas de vue le le le préalable.

Il faut que les entreprises gagnent de l'argent. Mais au rythme vont les choses, c'est déjà un peu le cas. On va nous demander de former tout le monde, d'assurer la sécurité.

Tout ça n'est pas imaginable. N'est pas imaginable. D'abord parce que c'est pas ce que prévoit la démocratie.

C'est pas ce pourquoi les entreprises sont faites. Euh et euh et donc ça créera une confusion incroyable. Et à quoi servirait les politiques à partir de là ?

Donc c'est tout ça est très malsin. On parle un peu du budget là. Oui.

Euh les entreprises, elles prennent combien de milliards en plus cette année dans la tête ? Alors tout dépend par rapport à quoi. Euh parce que la thèse du gouvernement, je dirais c'est de bonne guerre.

Il y a 99,9 % des entreprises qui vont pas payer plus d'impôt. C'est pas tout à fait exact mais ça c'est par rapport à 2025. à part que à part que il y avait des annonces formelles officielles réitérées selon lesquelles le la surtaxe d'impôts sur les sociétés ça serait one shot 2025 nada.

Bon, elle a été elle a été un peu réduite en terme de de montant et de nombre d'entreprises concernées, mais elle est toujours là. Et je pense que c'est terrible en terme de signal, mais surtout en terme d'impact économique. Euh, il avait été dit que enfin les la baisse des impôts de production reprendrait parce que c'est ça qui est le plus disqualifiant pour notre industrie en particulier.

Nada, ben non, on peut pas, on verra ça un peu plus tard. Mais nous, à la limite, on peut comprendre ces choses-là. Mais ce qu'on comprend pas, c'est que en regard économies massives qui devraient être faite et ça plaît pas mais on doit en passer par notamment sur le social et qui n'ont pas été faites.

C'est même pire que ça puisqu'on a reculé sur la réforme des retraites. Donc quand tu vois le le projet de loi de finance de la sécurité sociale, non seulement il y a pas eu d'économie mais il y a des dépenses supplémentaires. Évidemment euh les les gens vont pas me sauter au coup dans la rue tout à l'heure, mais enfin passer la franchise médicale de 1 € à 2 € c'est quand même pas la mort du petit cheval. surtout si on prévoit que les gens les plus impéculieux et il en existe ne ne se voit pas appliquer cette mesure.

Il y a il y a toute une litanie de choses qui étaient prévues qui n'ont pas été faites et par votre conséquence parce qu'il faut tenir un déficit supposément de 5 % qui est déjà monstrueux hein et bien l'État s'est refait sur le projet de loi de finance avec cette surtax IS avec le nouveau report de la baisse de la CVE. Donc si tu veux euh à un moment donné faut pas s'étonner que il y a pas de dynamique économique, que le marché de l'emploi commence à se retourner, que le niveau d'investissement ne soit pas celui qui devrait être en dehors même de ce que j'ai rappelé tout à l'heure sur la décarbonation et la digitalisation. Donc euh on est en train on est en train de de à la fois d'assoupir et d'asphhixer le pays.

Bon, à un moment donné, on va être rattrapé par la patrouille. C'est pas nécessairement c'est pas nécessairement un accident de crédit hein. La patrouille c'est le FMI.

Non, c'est les c'est les performes. Moi je La France reste riche. Je parlais de l'épargne des Français tout à l'heure.

La France reste riche et notre État est reconnu pour sa capacité à lever l'impôt. Donc c'est formidable. Tout ça est très rassurant pour nos créanciers parce que nos créanciers nous font payer de plus en plus cher le leur prêts.

Je rappelle que pour plus de la moitié, la dette française est détenue par des étrangers. Enfin, tout à l'heure on on évoquait où j'évoquais les grosso modo 35 % de dettes sur PIB au début des années 70, il y avait une autre différence, c'est que la dette au 23 était détenue par des Français. De la même manière qu'on parle de la dette qui est importante de l'Italie, même si l'Italie redresse remarquablement son déficit budgétaire, euh la dette italienne est détenue à 60 % par des domestiques, par des Italiens.

Donc si tu veux, on s'est mis dans une situation de dépendance qui n'est plus tenable. Qui n'est plus tenable. Donc il faut il faut poser les vrais problèmes.

Cette situation de dépendance, c'est une laisse avec un collier étrangleur. Ouais. Tu sais ce que ça veut dire ?

Oui oui oui oui, je vois très bien. Je vois très bien. Mais et donc et donc qui est-ce qui va nous faire chanter ?

Qui est-ce qui va nous mettre des coups de sonnette ? Euh bah tu vasir tu tu as déjà un phénomène, c'est un phénomène de de perte de puissance, de perte d'influence et de moindre attractivité de la France. Enfin dans les débats actuels au sein de l'Union européenne, c'est flagrant.

Moi, je on n'est pas allé au bout du propos tout à l'heure, mais je pense que Macron a une vision assez assez juste de ce que devrait faire l'Europe, à part que la voix de la France d'évidence porte moins qu'elle portait une époque et qu'elle devrait porter. Donc c'est c'est déjà un des contre-coups de cette situation financière. Mais par ailleurs euh on nous prête de plus en plus cher.

Euh le l'attractivité de la France ne s'effondre pas mais elle s'éti je sais pas dire à quel rythme ça peut être ça peut être très très douloureux mais donc ça peut être très progressif ou très brutal. Moi je pense que ça va être progressif mais assez rapide. Je sais pas si je suis clair.

Progressif mais assez rapide. C'estàd qu'on va accélérer on va accélérer notre décrochage. Alors notre décrochage, on se gargarise en disant "Ouais mais on a quand même eu de la croissance l'année dernière." Moi, j'avoue que mon pronostic n'était pas celui-là.

On pensait qu'on ferait du 05 06 maximum. On a fait du 0,9. Très bien.

Pour pour combien de milliards de dettes en plus ? Ah bah c'est intégralement financé à crédit. C'est-à-dire bah c'est-à-dire sur le sur le 3e et sur le 4e trimestre, sur chacun des des deux derniers trimestres, mais c'était grosso modo vrai, sur les deux premiers trimestres de 2025, la dette augmenté de 70 milliards d'euros.

C'est-à-dire que la dette a augmenté plus vite si tu raisonnes en valeur absolue, que le le PIB. Donc on finance tout ça avec. Donc le 0.9 de croissance, ça il est il est c'est c'est 70 milliards d'euros si je te suis bien.

Bah 0.9 non. Euh non, tu as un PIB qui est 2900 milliards.

Donc on a une croissance sur l'ensemble de l'année de l'ordre mettons de de 20 de 250 milliards et en face tu as une dette qui a augmenté de près de 300 milliards. Un chef d'entreprise s'il fait ah bah ça dure pas longtemps. Ouais ouais.

Ça ça sent le sapin là non ? Et tu parlais de de de décrochage ? Ouais, je sais que tu fais un peu d'autres montagne.

Ouais, comme monsieur Routeux tu faisais peut-être. Non, lui est plus marin mais Ouais. Et puis ouais.

Quand tu commences à prendre de la vitesse avec tes skis, pour t'arrêter, après c'est compliqué. Et puis pour regrimper la pente. Voilà, c'est ça qui est problématique.

Quand Attends, pour regrimper la pente, tu as les Chinois, tu as les Américains, énergie pas cher et vas-y que je te protectionniste à Donf et que je militarise mon appareil fiscal pour aller embêter les autres boîtes des petits copains, que j'ai la NSA qui s'amuse à surveiller les boîtes françaises au-dessus de 20 millions d'euros les contrats. Non, 250 millions d'euros. 20 millions de roul contrat.

La NSA te regarde une petite coloscopie qui va bien de la NSA. et je te vois rigoler. Ouais.

Là la France elle est en en danger. On voit on voit les partis politiques complètement décrochés. Y en a une poignée qui maîtrise les dossiers qui ont pris réellement conscience du problème.

Et il nous reste quoi ? Les patrons, nous nos boîtes, nos salariés. Ouais.

Alors, les médias ont pas l'air d'être relativement affutés sur ces sujets ou de donnent pas correctement le signal du réel danger. Est-ce que tu as peur pour notre pays ? Euh non.

Non. Tu as pas peur parce que tes actifs ils sont pas en euros, ils sont ailleurs ? Non, moi je suis moi mon patrimoine il est en France et l'activité de ma boîte c'est 90 % en France.

Donc tu dors bien la nuit ? J'ai la chance de bien dormir la nuit. Alors, je sais pas comment je dois l'interpréter, mais bon.

Euh quand tu regardes quand tu regardes les enquêtes d'opinion, moi il y a une chose qui me frappe beaucoup par exemple et les les syndicats, ils sont dans le rôlein, mais certains politiques qui de mon point de vue sont moins dans leur rôle me servent ça matin, midi soir. Tuas encore 2/3 des Français qui sont opposés à la réforme des retraites. Très bien.

Tu regardes d'autres sondages, tu as à peu près autant de Français qui considèrent que les régimes sociaux vont voler en éclat. Et quand tu regardes plus finement encore, tu as doré avant 40 % des jeunes qui disent "Moi, je vais pas m'emmerder à payer des cotisations sociales ou des charges euh pour le jour venu ne pas bénéficier en particulier des retraites." Plus précisément encore, quand tu regardes l'âge des micro-entrepreneurs, il y a 10 ans, c'était 20 % de jeunes, maintenant c'est un/ers de jeunes.

Alors, il y a probablement différentes explications, mais il y en a une qui est avérée, c'est précisément celle-là, c'est de dire non non, je je suis pas le gogo qui va payer des régimes sociaux par répartition dont je ne serai pas bénéficiaire le jour venu. Qu'ils ont compris ce que c'était une pyramide de Ponz. Voilà, ils ont compris.

Et alors, moi je retire une le système de retraite, c'est une pyramide de Ponzi. Oui, mais oui. Euh, c'est quoi une pyramide de Ponzi ?

C'est c'est c'est-à-dire que tu tu vends à ton tu fais avaler à ton voisin euh que un un placement qui de toute façon va rapporter de des des sommes pharamineuses avec des taux pharamineux. Puis comme c'est pas le cas, ben lui revend ça encore à troisème. Puis à la fin, tu as le gogo, le le type qui récupère la patate chaude.

La patate, elle peut être très brûlante. Donc on est on est sur ce scénario là. C'est vrai.

Mais là où je veux positiver, c'est que quand je suis on est en train de sacrifier notre jeunesse. Non, non, mais alors je je c'est là que je voulais en venir. Euh moi quand je fais état de tous ces sondages, je passe pas ma vie sur le le nez sur les sondages.

Ça me ça me convain ça me convaincitoyens euh profitent du système tant qu'il existe mais savent très bien que ça un moment ou un autre, il va falloir se retrousser les manches. Et le vrai le vrai sujet c'est de c'est d'avoir une offre politique. Il faut que il faut que les chefs d'entreprise contribuent à ce débat et cetera, mais il faut une offre politique, ça dépasse ma condition mais je le dis quand même qui à la fois ne soit pas punitive.

Berérou a essayé hein et finalement il était très maladroit mais ce qu'il disait c'était la vérité des prix hein. Mais si si tu te limites à ça sans dire qu'il y a un projet derrière et moi je pense qu'il peut y avoir un projet qui soit à défaut d'être enthousiasment en tout cas mobilisateur là on va directement dans le mur. Mais je je moi je traîne mes guettres un peu partout.

Je pense qu'il y a une attente une attente d'un projet qui soit pas totalement fantasmé, qui soit pas totalement irréaliste, mais quand même qui redonne de la dignité, de l'envie et des perspectives. Et j'en viens aux jeunes. On a en particulier pour moi, c'est le sujet numéro 1.

C'est le sujet numéro 1. Très bien. Il faut s'occuper des seiors, on s'en occupe.

Faudra s'en occuper mieux, on s'en occupera mieux. Parfait. Euh mais tu as quand même euh 1400000 jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en étude.

Euh personne n'en parle. On reste et on veut absolument rester dans un régime de protection sociale par répartition. Très bien.

On a un taux de chômage chez ces jeunes qui ont encore augmenté. Il est à 20 21,5 % d'oravant. On a 35 % des jeunes qui sont en emploi.

Les Allemands, c'est 51 %. Euh les Hollandais, c'est 75 %. J'ai pas compris que ni l'Allemagne ni la Hollande était des régimes fascistes.

Bon, donc peut-être donc l'apprentissage. Alors, comme on est très intelligent, on est en train de détricoter à Baboui le succès extraordinaire qu'enfin on avait eu sur l'apprentissage. Je mets tous ces chiffres bout à bout pour dire quoi ? pour dire que si collectivement on on se consacre à l'orientation, à la formation de la jeunesse, à l'inclusion et c'est des publics très différents pour certains horriblement compliqués à à traiter, je le dis positivement mais quand même si on réussit à rejoindre le taux d'emploi des jeunes qu'à l'Allemagne, on a plus de déficit sociaux mais personne n'en parle et moi je ne me l'explique pas.

Donc moi, j'ai mis dans la nature un certain nombre de propositions. Évidemment, certains pos tapé dessus, non ? Par certains t'es fait taper dessus.

Pourquoi ? Sur quelle mesure ? Qu'est-ce qui a été mal accueilli ?

Qu'est-ce que tu as mal expliqué ? Pas souond d'amorment parce que c'est peut-être été, je l'ai peut-être je l'ai peut-être proposé de manière un peu un peu précipitée, ça n'enlève rien à ma conviction. On a proposé en particulier un contrat qui est en fait copiercollé de l'apprentissage.

Un copiercollé de l'apprentissage c'estàd qu'en contrepartie d'un engagement ferme et contrôlé de l'entreprise à former des jeunes qui par définition ne sont pas formés puisqu'on parle de ceux qui sont éloignés de l'emploi. Donc en contrepartie de cet engagement avoir dans un premier temps une rémunération inférieure au SMIC. Alors là tout le monde hur là là ils nous refont le coup du contrat premier embauche.

Oui, c'est assez étonnant parce que il ne t'a pas échappé que les apprentis sont payés moins que le SMIC. Il y a un taux de satisfaction des apprentis eux-mêmes, de leurs familles, des entreprises et je dirais de la collectivité qui est extraordinaire. On a un taux de placement à l'emploi des apprentis qui est nettement supérieur 70 % au terme de leur de leur parcours nettement supérieur à celui des jeunes qui sont dans les cursus classiques.

Donc moi à un moment donné je dis bon écoutez on peut se on peut se balancer des des insultes à la figure à longueur de journée et cetera. Bon allez ok on ne s'occupe pas des jeunes. On continue comme ça.

C'est parfait. Une bombe retardement. Une bombe retardement.

Et comme je suis un peu provocateur, je dis aux mêmes qui me disent "No, ouais, ton truc c'est épouvantable." J'en dis "Mais qu'est-ce que vous proposez d'autre ?" Bah, j'attends.

Pour l'instant, j'ai rien vu. Bon, je m'emporte là-dessus mais c'est l'éléphant milieu de la pièce, quoi. On a Et c'est ça aussi qui me rend optimiste, c'estàd que si on si on adresse ce sujet-là avec toute l'énergie et tous les moyens qu'il faut, on règle beaucoup de problèmes.

On règle nos problèmes de natalité. On règle nos problèmes de compétences, on règle nos problèmes de tension sur les recrutements, on règle nos problèmes d'équilibre des régimes sociaux, on règle pas mal de problèmes de sécurité, en tout cas d'ordre public, hein. Euh, on règle les problèmes de natalité, on règle les problèmes de logement.

Enfin, c'est c'est pour moi c'est une évidence. Et ben non. La période d'essai de 3 ans, c'est quoi cette histoire ?

Mais c'est pas une période d'essai de 3 ans, c'est un CDI. C'est un CDI euh qui peut être interrompu sans motif. Alors c'est dégueulasse, c'est scandaleux.

Américaine. Ouais. Alors ça existe en Allemagne, ça existe en Italie, ça existe en Hollande.

Bon, mais je dis pas que c'est je dis pas que c'est la bonne solution. Je dis que ça fait partie des propositions qu'on a qu'on a posé sur la table. Très bien.

Il y a combien de jeunes qui sont en CDI ? dans les 3 ans du début de leur carrière professionnelle 10 %. Bon voilà donc on est rentré dans des pol de faire de signer combien de CDD à la suite ?

Bah, tu peux signer trois euh sauf dans la fonction publique ou alors là 20 30 bon de points de mesure là aussi euh donc voilà, je pardon, je m'emballe un peu sur ce sujet des jeunes mais ça me choque en tant que citoyen, en tant que père et grand-père pour pour être tout à fait complet, ça me choque que il y a cet angle mort de des politiques publiques et qui qui débute très tôt définitivement Parce que quand on voit le Allez, je vais te mesurer. L'érosion l'érosion de la place de la France dans les classements internationaux teams PISA et cetera. Tu peux le reformuler d'une façon un peu plus fleurrie, s'il te plaît ?

Euh non, mais le déclassement, le déclassement. Et là aussi quand on signale ça, certaines corporations considèrent que c'est une agression. Ici, on nomme un chat un chat.

C'est quoi ? certaines corporations, non mais certains enseignants ou certaines organisations syndicales d'enseignants, c'est pas du tout le sujet. Enfin, moi je je suis pas enseignant et on va dire j'ai j'ai beaucoup de respect pour les enseignants parce que j'irais pas quelle qu'on soit la rémunération, on va dire hein, j'irais pas enseigner dans les certains quartiers prioritaires de la ville, mais même dans des quartiers bourgeois où maintenant il y a des gamins quand c'est pas leurs parents qui ont des comportements totalement insupportables.

Donc je me garde de stigmatiser les enseignants. Il n'en meur pas moins que quand on fait état de ce déclassement quand même assez rapide et très inquiétant de la France ou sur la maîtrise des des du français des mathématiques chez les lycéens. Enfin, c'est tout ça est très inquiétant quand même au même moment où on sait qu'on est rentré dans l'économie de la connaissance et où on va avoir besoin de compétences très pointu et sans se renouveler.

Donc le fait de ne même pas pouvoir dire ça sans séance tenant de passer pour un provocateur, je trouve ça dingue. Je trouve ça dingue et je pense que collectivement avec les enseignants devrait se dire comment on corrige tir ? Comment on corrige tir ?

Et ben tu vois ça aussi ça me rend optimise parce qu'on a on arrivé à un point tel que il va falloir que les uns et les autres peut-être le médaf lui-même on sort de nos postures et on sort d'une forme de résignation de fatalisme en disant bah ouais c'est comme ça puis viennent que pour Benah non le fameux rebond du chat mort. Voilà. Bon on passe un peu à l'international.

Ouais, parce que là on pourra en discuter pendant des heures à des Ouais, enfin tu vois je pardon, je je bien vu les réactions mais finalement beaucoup moins virulentes qu'on aurait pu le craindre que que les propositions des MDEF ont pu susciter. Je glisse au passage qui est un sondage élable qui qui est assez surprenant. Moi-même, j'en suis agréablement surpris. selon lequel 49 % des jeunes considèrent que les propositions qu'à titre exploratoire on a mis sur la table sont recevables.

Ah, faut désespérer de rien. Tiens, tu parles de de mesurettes à titre exploratoire, je te chambre un peu. Et la surveillance algorithmique dans les supermarchés, ça c'est bien, c'est pas bien.

Euh les fuites de données de nos boîtes ? Non non mais ça c'est non c'est Attends attends alors supermarché la vidéos surveillance algorithmique qui était que pour le Ju mais maintenant qui est en train d'être expérimenté dans les les supermarchés. Euh moi philosophiquement en tant que citoyen, je trouve que c'est pas bien.

Bon, les fuites de données nos boîte, on se fait ouvrir à l'ouvreboîte, on se fait euh proctoliser, euh fibroscoper, euh on se fait pour être pour employer un mot un jargon que tout le monde connaît. On se fait ouvrir de la tête au pied. Ouais.

On fait quoi ? on continue à se faire ouvrir quand on essaie de faire quelque chose. Si je peux pas le MDEF le MEDF, il en pense quoi ?

Le fait que nos données se fassent exfiltré à gogo par peut-être des puissances étrangères en train de scanner l'intégralité de notre population. Et on va dire qu'en cas de guerre avec une petite intelligence artificielle, le numéro de téléphone portable de tout le monde, la voix de tati, la voix de mamie, la voix de papa, on dit "Oh là là, il y a une centrale nucléaire qui crame, il faut que tu dégages." On est en train de créer des mouvements de panique, on est en train d'ouvrir nos boîtes, on est en train de d'avoir des arnaques.

Comment c'est quoi l'arnaque avec l'arnaque au chef d'entreprise où tu mets une perruque, tu te fais passer pour euh et le MDEF, il tire la sonnette d'alarme, il fait comment ? Ouais. Alors bon, tu as plus croise pas tes bras.

Ouais, tu as plein de sujets dans le sujet. Euh bon, d'abord nous on participe avec l'ANC avec un certain nombre la gendarmerie ou euh gendarmerie et cetera. Ouais.

Oui. Oui. Euh à tout cet effort de sensibilisation, bon on chemine.

Euh après, tu as tout ce qui est réglementaire. Alors là, je reconnais queon a des dilemmes parce que DSA, DMA et cetera, euh il faut qu'on se protège mais il faut pas que ça pénalise les acteurs européens. Tu vois, le le fait que les acteurs européens ne puissent pas accéder aux données et traiter les données, finalement ça nous disqualifie.

Donc partant d'une bonne attention à la protection des données, il faut pas que en terme de puissance de calcul, en terme de technologie, on se pénalise nous-même. Je sais pas si je suis clair. Euh manifestement non.

Euh et puis après tu as tu as les outils eux-mêmes. Donc nous on est très très en soutien de par exemple l'implantation de data center sur euh sur le territoire européen et français. à part que à part que les grands opérateurs les grands opérateurs américains disons les choses ont une puissance de feu financière telle que il y a un risque non nul reste prudent que il capte en réalité ses ses capacités indispensables notamment à l'intelligence artificielle.

Donc on retombe toujours sur le même sujet. Il faut une stratégie, il faut des moyens et des moyens financiers pour non seulement protéger mais développer nos acteurs domestique. Ça fait beaucoup de yakucon ça.

Non mais non euh enfin si euh on peut mettre ce dont je doute un petit peu hein 300 milliards sur la PPE y compris avec les réseaux euh on doit bien pouvoir trouver bon quand il y a le sommet de l'intelligence artificielle il y a eu, si je me souviens bien pour 108 milliards d'euros d'annonces d'investissement dans les data centers. Bon, c'est jamais que le tiers de ce qu'on est, semble-t-il prêt à mettre sur le l'énergie et d'ailleurs les deux sujets convergent, hein, euh énergie et notamment énergie, production d'électricité et data centers. Euh donc euh le vrai problème, c'est que il faut que ça se traite à l'échelle européenne.

On on sait plus nous lever de l'argent à ce niveau-là. Donc, il faut que ça se traite au niveau européen. Et donc, tu rejoins le point de vue de notre président solaire.

Voilà. faire un emprunt européen. Oui, mais tu as vu la tête des Allemands ?

Oui, j'ai vu la tête des Allemands. Et donc là aussi, il faut être cohérent. Ça n'aura enfin ça aura plus de chance d'aboutir si on s'est démontré à nos petits camarades de jeu européens que on sait redresser nos finances publiques.

Donc le chien court après sa queue pour rester dans des métaphores canines. Ouais. J'ai l'impression qu'on a plus beaucoup de queue d'ailleurs.

Non, on s'est fait couper la queue. Paire de souveraineté. On a plus droit.

Comment plus le droit de couper la queue des ch heureux et les oreilles non plus. Tu as pas l'impression que nos petits amis allemands et nos nos petits amis polonais, ils veulent un peu prendre le contrôle des choses que nos boîtes françaises se sont fait mettre un collier étrangleur, que EDF s'est fait tu as fait du rugby. Donc ils nous ont fait des plaquages par tous les moyens pour que EDF soit relégué.

Tu as pas l'impression que déléguer tout notre pouvoir français à l'Europe avec, excuse-moi de parler comme ça, mais c'est pas les couteaux les plus affutés du tiroir en terme de prospective et stratégie. Ils ont pas vu la guerre venir la guerre avec les Russes. Ils l'ont pas vu venir.

Ils ont fait une stratégie énergétique. On entendait encore là en 202 en 2021 ou en 2022 l'anas qui était en charge de l'énergie dire c'est une guerre énergétique mais vous inquiétez pas nous avons un plan. Là en 2026 les industries allemandes et énergivor tu as 90 % des des boîtes énergivor allemandes qui vont [ __ ] les voiles ailleurs parce que elles sont en train de canner.

Donc déléguer notre pouvoir à l'Europe quand tu vois la les chips les moins croustillantes du paquet à l'Europe incapacité à à de de les remettre en question, ils sont au-dessus de tout, ils sont dans leur tour d'ivoire et derrière tu vois des boîtes canées, des gens ne plus se chauffer, le prix de la bouffe qui explose. Ouais, enfin on est pas tout à fait là quand même. Non non mais attends, tu as des pays Non non ne fait pas supporter à l'Europe euh des faiblesses ou des erreurs qui pour beaucoup sont franco-françaises.

Quand tu regardes le taux de croissance de la Pologne enfin euh ça laisse rêveur. Le ta le taux de croissance de l'Espagne, ça laisse rêveur. La capacité commun tout ça qu'est-ce qui est commun à l'Espagne et la Poléone ?

L'énergie sont des pays de l'Union européenne si je me trompe pas. D'accord. L'Espagne est sortie est sorti de et le Portugal aussi.

Mais c'est pas ça. Pourqu tu sais pourquoi ils sont sortis ? Bah sur le sujet de la connexion d'interconnexion avec le le réseau européen.

Ouais. Si tu mettais le prix de l'énergie au Portugal en Espagne avec nous, ce qu'on a pris dans les dents. Non non mais c'était des révolutions dans la rue, ça c'est autre chose.

Mais ça n'est pas la seule ni même la principale explication d'un taux de croissance de l'Espagne qui est trois fois supérieur au nôtre en 2025 avec des perspectives 2026 qui sont bonnes et ça n'est pas l'ex loin sans faux. Ça n'est pas l'explication du spectaculaire redressement des finances publiques portugaises. C'est absolument dingue ce qui s'est passé au Portugal.

Ouais, mais enfin moi j'ai j'ai revu mon homologue patronal portugais il y a il y a 10 jours. Le type est sur un nuage. C'est formidable.

La main d'œuvre revient, ils augmentent les salaires mais ça passe les doigts dans le nez. Le l'État est en excédent budgétaire comme quoi tout est possible. La Pologne, j'évoqué la Pologne.

La Pologne est sur euh sur un traî de croissance de 3 %. Charbon. Ouais.

Enfin, ils ont 5 % d'effort de défense. Bon euh et ainsi de suite. L'Italie a une croissance atune et et ne se réforme pas autant qu'elle devrait se réformer.

Bon, il n'en meur pas moins que en l'espace de 2 ans, ils sont passés de 7,2 à moins de 3 % de déficit public et c'est des pays européens. Donc faut pas dire que l'Europe nous condamne en définitive à avoir des performances euh médiocres. Je reste prudent en disant médiocre.

Donc il y a il y a un coefficient, il y a un qucient franco-français qui est quand même considérable qui est singulièrement lié au fait qu'on est infoutu infoutu de maîtriser nos dépenses sociales. Infoutu à un moment donné ça va être les preuves de vérité. Mais euh et là où je suis pas d'accord avec toi non plus, c'est que autant au niveau français effectivement on manque cruellement d'une d'un plan stratégique autant il existe à l'échelle européenne.

Il y a même deux rapports Dragy et l'État tout est écrit dans Dragy et l'État tout est écrit. Alors, ce qui est extraordinaire, c'est que en particulier le rapport Dragui était endossé par la Commission européenne. Maintenant, faudrait peut-être passer à l'acte.

C'est c'est ça le vrai problème. Et donc, tu te heures un problème qui qui à la limite moins un problème de volonté politique que de fonctionnement institutionnel. C'est c'est ça devient ingérable cette Union européenne à 27.

Donc il faut il faut des il faut c'était suggéré d'ailleurs ça va s'améliorer. On va faire rentrer l'Ukraine. Ouais.

Bon je doute qu'on fasse rentrer l'Ukraine. Non mais pourquoi ? Pourquoi ?

Bah parce que d'abord je pense pas que ça contribuerait à l'apaisement de la relation avec la Russie. Les Russes ils s'en foutent. Les Russes ils ont dit clairement si l'Europe veut rentrer dans si l'Ukraine veut rentrer dans l'Europe tant mieux.

Non ils n'ont pas dit ça. Si si ils ont dit par contre l'OTAN non. Ouais ouais enfin même l'Europe, j'ai pas compris ça.

Si si si ils ont dit oui oui, vas-y rentre. Ouais bon euh et du coup je sais plus de quoi on parlait. Euh non, mais il faut il faut des majorités qualifiées et il faut il faut des des politiques alors le avec une grosse limite, il faut des des politiques euh sur des des pactes volontaires à l'intérieur de de l'Union européenne.

La limite du raisonnement, c'est que à ce jour, ça se fera sans la France. Ce qui est en train de se passer entre l'Allemagne et l'Italie, c'est quand même un warning incroyable dans entre des gouvernements qui ont rien à voir entre eux. un latin et un germanique.

Ouais. Et je ne perds jamais une occasion de rappeler que l'Allemagne est dirigée plus ou moins bien mais quand même par une coalition associant des socialistes. Et donc quand je croise nos socialistes, je leur dis écoutez vous n'êtes pas les mêmes de part et d'autres durin.

Ça doit être c'est un peu c'est un peu taquin de ma part. Bon on fait une expérience de pensée. Ouais.

Donc imagine-toi, tu as une grosse boîte qui fait un certain nombre de millions, tu t'imagines hein. Et il y a la guerre. Est-ce que tu as fait un scénario de stress test sur ta boîte pour résister à la guerre ?

Non. Ah bah tu déconnes. Non non non, j'ai pas fait je t'affirme que parce que tu veux pas y croire.

Quand tu vois notre chef d'étatmajor commencer à prévenir nos mères entre les lignes, bon les gars, on a vendu d'autres toutes nos casernes, on a pas de quoi loger nos nos soldats, il va falloir trouver des solutions alternatives pour sur vos régions, vos villages pour loger nos soldats. Bon, déjà qu'il y a des problèmes de logement, mais ça nous a fait un peu marrer. Euh quand tu vois notre chef d'étatmajor parler aux autres corps d'armée, dire bon, il faut quand même se préparer.

Quand tu vois les Allemands, les Anglais dire "Bon, il faut quand même se préparer aussi à l'échelle individuelle, on parle patron patron". D'accord. Tu as fait un un scénario de stress test exploratoire de la le conflit sur nos boîtes.

Alors, quand tu vois Renault faire des petits drones, on a l'habitude que nos boîtes d'automobile fassent de l'armement. Ça nous rappelle des époques un peu sanglantes. Ouais.

Est-ce que au MEDF on se pose la question de notre tissu de boîte ? Qu'est-ce qui se passe si la guerre ? Non non non.

Alors bon mais c'est pas à l'échelle, j'en suis parfaitement conscient. On avance quand même sur cette fameuse BD, base industrielle et technologique de défense euh qui se structure progressivement. Enfin, le ruissellement des crédits publics tardif, on va dire, hein.

Euh mais on n' pas de on n pas ben je vais m'y mettre, on n pas travaillé un scénario de guerre à pour en parler. Après, quelle serait la forme de la guerre ? Quelle serait son ampleur ?

Bon, ça, j'en sais rien, mais il faut effectivement qu'on y travaille. Alors, j'essaie de retomber sur mes pattes en disant que ma boîte, ma propre boîte a traversé trois guerres. Donc la guerre de 70, bon, la guerre de 1870.

Oui oui oui. J'ai pas encore revu de guerre en 1970 mais bon ça pu m'échapper. Ça s'appelle un choc pétrolier.

Ouais. Euh oui. Et d'ailleurs deux chocs pétroliers 73 79 plus la crise énergétique consécutive au conflit en Ukraine.

Bon pe te faire passer pour un vieux l'espace d'une seule. Ouais. Ouais.

Donc la guerre de 1870, la guerre de 1914, la deuxième guerre mondiale. Bon alors je dis pas qu'elle est à l'abri de tout ma boîte mais je sa quel point elle a failli disparaître. Donc raison de plus pour travailler sur ce scénario catastrophe.

Quelle est la forme la plus aboutie de la guerre ? Tu es patron hein. Puis tu m'as dit tu viens de me dire que tu as résisté à 1870.

Ouais ça se voit. Euh [rires] ta protèse de hanche. Ouais. que je t'ai pas encore.

Quelle est la forme la plus aboutie de la guerre ? Alors, je sais pas si je comprends bien la guerre économique. Ouais.

Donc, est-ce que tu as fait un stress test des boîtes françaises en cas de scénario de guerre économique ? Non. Qu'est-ce que vous attendez les gars ?

On va s'y mettre. Alors, on va passer à la forme la moins aboutie de la guerre. Boum !

Poum ! Pampan, la poudre, chaîne logistique. Ouais.

Tu as fait un phénomène de stress test de ta boîte pour la guerre archaïque ? Non mais chaîne logistique énergétique, on y travaille tous de manière plus ou moins consciente. Tu veux de la crème solaire aussi quand tu me dis ça ?

Ouais. Euh non, mais je veux dire, on est on est sous la contrainte, on va dire, on a on est tous en train de revoir nos chaînes de valeur. Les fameuses chaînes de valeur.

Ouais. Oui, si quand même c'est c'est significatif. Alors ça renvoie à plein de sujets.

C'est pas ta question mais je le glisse au passage. Les traités de libre échange. La la France est dans une forme là aussi de déniogique.

Démagogique. Donc ça fait partie du du débat. Moi ce que je vois dans ma propre boîte, c'est que on a une dépendance en particulier à la Chine qui était assez forte sur un certain nombre d'approvisionnements et qui est en train de diminuer très significativement parce que tu as des tu as de des des réimplantations de sites de production en Europe ou en Afrique du Nord ou en Turquie qui dans l'absolu sont sans doute moins critiques que si on continuait à avoir cette dépendance.

Après euh il y a un autre enjeu bien franco-français qui est de savoir si oui ou non on veut exploiter nos ressources naturel. Moi, j'ai les idées très claires là-dessus. Euh alors bah il faut le faire il faut le faire évidemment.

Oui. Non mais tu vois pour illustrer mon propos euh dès des mon élection, je me suis rendu à Échassière, magnifique localité de l'Allié euh où euh sous d'ailleurs une mine exploitée à ciel ouvert, une mine de Caola. Euh en exploitation depuis 150 ans, il y a un énorme gisement de lithium.

Bon, on a un opérateur qui est prêt à mettre beaucoup d'argent là-dessus sous réserve que le cours du lithium se redresse un petit peu. Euh et bien quand j'y suis allé, ça devait être à l'automne 2023, il y avait déjà des camionnettes de gendarmerie dans un endroit absolument charmant. Mais je comment dire les choses, c'est assez c'est assez rural.

Donc tu t'attends pas à trouver des camionnettes de gendarmerie là. Pourquoi était-elle là ? Pour prévenir l'installation de Zadist.

Bon euh tu as le ce projet de mine de TXT de réactivation de la mine de TXTel de Salot au programme dans l'Ariège Rebelotte et 10 de il y a déjà des activistes qui sont prépositionnés pour au cas où le projet serait effectivement mis en œuvre s'y opposé et des exemples comme ça on en a des on en a des palenqués. C'est quoi ton valet de pic pour gérer tout ça ? Ben mon valet de pic, c'est je leur dis ce que j'ai dit tout à l'heure, qu'on identifie mieux qui sont ces gens-là, qu'on leur coupl les vives parce que dans un certain nombre de cas, tu as derrière des puissances privées ou étatiques, hein.

Je me garde dans faire une généralité mais quand même ça s'est vérifié dans un certain nombre de cas euh qu'ensuite euh les règles de droit soient respectées. Je prends un autre exemple. Alors, c'est pas c'est pas sur un enjeu stratégique.

Quand tu as un magnifique industriel breton qui est prêt à investir 500 millions d'euros, créer 250 emplois directs, non pardon, investir 250 millions d'euros, créer 500 emplois directs, 500 emplois indirects dans son département d'origine envil qu'il a coché toutes les cases, rempl toutes les procédures, des brioches. Voilà. Euh, on parle du même et qui à la fin on a marre, on a marre parce que il y a des il y a des comités théodule qui s'improvisent matin, midi et soir pour contrarier son projet.

À la fin, il dit "Ben, je vais pas faire mon projet, il restera pour le que les yeux pour pleurer." Mais le fait générateur, c'est Notre Dame des Landes. C'est Notre Dame des Landes.

C'est c'est une c'est une capitulation de l'État devant une voix de fête. Tu parles de l'aéroport. Ben bien sûr.

Et comme par enchantement, est-ce que je peux me faire l'avocat du diable ? Ouais. Notre Dame Lénand, il y avait un triton.

Ouais. Bah et attends, Notredame des Landes, c'était un beau bocage. Ouais, sûrement.

Notredame des Landes, une région magnifique. Et puis le transport aérien, il est pas censé baisser. Ouais, il est en train de baisser en France.

Euh pas ailleurs. Bon non mais après que qu'on est je l'ai dit tout à l'heure qu'on fasse ce choix collectif de la décroissance. OK mais il faut le dire et il faut l'assumer des toilettes sèch toi j'espère.

Ouais. Ouais. Non mais comment peut-on satisfaire la demande systématique de nos concitoyens qui est le pouvoir d'achat et s'inscrire dans une trajectoire qui nécessairement conduit à l'appauvrissement ?

Alors, je veux pas dire que l'appauvrissement c'est le malheur, mais si le bonheur c'est le pouvoir d'achat, ben il faut répondre à cette demande. Donc ça veut dire qu'il faut générer de la richesse. Donc si tu te privincture, si tu renonces à exploiter tes ressources naturelles dont les ressources agricoles, si tu te mets à l'écart de ce qui se passe à travers le monde en matière de technologie, d'infrastructure, de transport et cetera et cetera, à un moment donné ça boucle plus.

Donc moi je pense qu'il faut poser les problèmes de manière très très systématique, très complète, très exhaustive et très constructive. C'est la raison pour laquelle moi j'ai proposé à mes camarades syndiqués avec lesquels j'ai une bonne relation, je ne croise pas les bras, je leur ai dit bah écoutez, on va travailler sur le modèle productif. Alors le truc peut paraître complètement me fait pas de diversion là.

On parlait de stress test de la guerre et guerre économique. Ouais. Oui.

Non mais parce que les c'est facile. Mais non. Non non, on verra les adistes plus tard.

Non, mais c'est le même sujet. OK. Les c'est les adistes, pas que mais en bonne partie qui qui s'oppose à à ce qu'on exploite des ressources minières qu'on a chez nous.

Il y a du protège, il y a du Ah oui, la nature. Bah oui, ben il renforce notre dépendance. Pour qui travaille-t-il ?

On a du lithium dans l'allié. On a du lithium sous une autre forme. En Alsace, on a de l'or en Guyane.

On a de l'or en Guyane. La montagne d'or, on a on a du gaz à côté de Mayotte. Est-ce que tu es allé en Guyane ?

Euh, pas récemment. Bon, moi j'y suis allé à plusieurs reprises, y compris pour des raisons personnelles. Et je suis allé visiter la seule mine légale exploitée en Guyane au finf front de la jungle.

Enfin, c'est c'est assez exigeant. Je te vois bien en short et en pierrog. Ouais. euh sous un déluge de flotte.

Euh donc on n' pas donné suite au projet de la montagne d'or. Bien euh enfin il n'a échappé à personne qui avait des orpailleurs partout illégaux euh qui au passage utilisent des substances strictement interdites. Bon euh mais c'est toujours le même raisonnement.

C'est qu'est-ce qu'on veut ? Qu'est-ce qu'on veut ? Bon euh donc moi je suis très très déterminé là-dessus.

On a effectivement des gisements d'hydrocarbure qu'on ne veut pas exploiter. Bon, un contact mais il faut pas demander du pouvoir d'achat. Tu parles de pouvoir d'achat et il faut pas demander pardon euh de la souveraineté.

Euh donc le le vrai problème, c'est qu'on narrive pas à poser tous ces sujets-là d'une manière d'une manière stratégique. Pouvoir d'achat, c'est pouvoir à survivre, pouvoir à consommer de pouvoir énergétique. Non, moi je dis je vois pas les choses comme ça.

Je je pense qu'une immense majorité de nos concitoyens veulent prim qu'on leur foute la paix, qu'on arrête de les emmerder matin, midi et soir par des contraintes, des réglementations, des contrôles, j'en passé des meilleurs et euh de manière très raisonnable et raisonnée se faire plaisir. Voilà. Euh donc ils veulent pouvoir se loger convenablement, ils veulent pouvoir manger à peu près ce qu'ils veulent.

Après, c'est leur liberté individuelle de choisir un aliment plutôt qu'un autre dans la limite de leurs moyens. bien sûr, ils veulent pouvoir se déplacer enfin euh qu'on revienne à une vie normale. Voilà, c'est c'est ça que je comprends dans le pouvoir d'achat.

Alors après, la notion de pouvoir d'achat, c'est pas la même selon le selon la catégorie sociop-professionnelle, mais je persiste et signe. Nos concitoyens sont des gens plein de bon sens qui ont envie de vivre calmement, calmement dans un pays dont ils sont fiers. Stress test, guerre, guerre économique.

Ouais. Euh, tu veux de la crème solaire un peu ? Ouais, c'est quand même préoccupant.

Mais bien sûr. Attends, nous on a anticipé la guerre avec Popof 1, Popof 2, Popof 3 à partir de 2015. H on a conseillé quelques boîtes en leur disant "Méfiez-vous les gars, votre chaîne d'approvisionnement, le coût de l'énergie, ça va être un peu tendu.

Tu veux du titane toi ? Réveille, réveille-toi un peu. On l'armée un peu comme le MDF, ils ont pas senté le truc venir.

Même la chaîne d'approvisionnement du coton pour les bourdus, ils se sont retrouvé un peu bourré. Il faut peut-être un petit peu s'énerver les gars là. Est-ce que l'État vous aide ?

Non. Est-ce que tu vois des militaires passer chez toi en disant "Bon, alors s'il y a la guerre avec les Chinois et les Russes, qu'est-ce qui se passe ?" Non, mais dans le dans dans sur la fameuse BETD, mais pas pas plus systématiquement. et je le rejoins.

Bon euh en réalité si c'est la guerre, tous les secteurs sont impactés. Donc à un moment donné bouffer ou tu peux plus te vêtir ou tu peux plus. OK.

Donc on va s'y mettre. Méfie-toi. Ça arrive parce que qu'est-ce qu'il a dit le chef d'étatmajor ?

Il a dit pour quelle année ? 2029230. Oui mais on voit ça plus vers 2027.

Ouais ouais. Non mais il faut évidemment s'y préparer de là à considérer que c'est inéluctable. J'en suis pas là.

Bon, on croise les doigts pour que tu as raison et on croise les doigts pour qu'on est tort. On arrive pratiquement à la fin de notre interview. Est-ce que tu as un sujet que tu souhaiterais traiter avant que je pose les questions de la communauté ?

Vas-y. Non, réfléchis. Je prends je prends la première. que je découvre avec toi.

D'accord. Pourquoi le MEDEF a-t-il systématiquement soutenu les différents traités européens, l'élargissement de l'Union européenne et la monnaie unique qui ont laminé le tissu industriel français en particul en particulier celui de des PME ? Et pourquoi militent-il pour le pour plus de pouvoir pour la Commission européenne via la Fédération qui le représente Business Europe ?

Merci de ne pas faire une réponse bullshit du type l'Europe doit être moins bureaucratique. Ce sont les normes qui tuent la compétitivité de nos entreprises. Question de Camille, je reprends ce que je disais tout à l'heure.

Ta réponse bullshit. Non, ma réponse c'est qu'à l'intérieur de l'Union européenne, il y a des pays qui par définition sont soumis aux mêmes règles que nous et qui s'en sortent beaucoup mieux. Donc ne mettons pas sur le dos de l'Europe des responsabilités qui sont les nôtres.

Premier point. Euh 2è point euh le le le le problème c'est pas l'Europe elle-même, c'est c'est l'inertie de l'Europe. Moi, je vois mal comment la France Alors, il y a une exception qui est un qui est un irritant que je connais particulièrement bien parce que je suis frontalier de ce pays.

Je parle de la Suisse mais c'est un modèle complètement différent. C'est pas frontalier. Pardon ?

Moi je suis de l' moi. D'accord. Mon siège est à Bourgambresse si tu veux tout savoir.

Il a un joli crêpse là-bas. Non. Oui. [rires] Ils sont de la limonade et du chocolat.

Non non. Ouais. Non.

On fait des trucs formidables. Mais mais je peux on peut refaire une émission là-dessus. Euh d'ailleurs, je recommande la lecture du de la biographie de Paul Bocus qui vient de sortir.

Il était pas de là mais bon c'est c'est pas grave. Il y a des Halles non ? À Lyon.

Ouais. Al Paul Buse euh il était polygame aussi non ? Oui.

Oui. Mais mais ouvertement polygame. Donc bon euh le modèle suisse est très différent et c'est un modèle très industriel.

Beaucoup s'imaginent que c'est le pays de la banque et de de du recyclage de l'argent sale. C'est pas vrai. Démontre démontre et ça c'est vrai pour le coup.

Et d'ailleurs les c'est on forme en France des palanquées de de jeunes au lycée horlog lycée professionnel horlogé de Besançon qui séance tenant vont travailler à la chaude fond de l'autre côté de la frontière. Lip, pardon, Lipe. Bah lipet de ses cendres, mais enfin c'est plutôt euh quoi qu'il en soit euh ça ça offense mon cœur de patriote.

Je je pense être un sincère patriote, mais il y a des sujets pour lesquels la France n'a pas l'échelle en définitive pour tenir tête l'Union des marchés de capitaux français. On a pardon, on a on a un système financier français qui est incroyable, incroyable, de robustesse et et qui se se place très bien d'ailleurs au niveau mondial, les assurances, les banques. OK.

Mais c'est pas le à elle seule l'épargne française qui va nous permettre de développer l'intelligence artificielle, le quantique et cetera au rythme et à l'échelle auquelle il faudrait le faire. C'est à l'échelle européenne d'évidence. C'est à l'échelle européenne.

Pas de plan calcul quoi. Bah un peu daté le plan calcul puis on en connaît les résultats brillants à bid. Question internet.

Je demande à la communauté sur Twitter de liker les questions que vous avez envie qu'on pose. Ça nous évitera de faire les 52 questions à la chaîne. Le MDEF défend une croissance qui dépend à 95 % d'une énergie abondante et bon marché que l'Europe n'a plus.

Sans un plan de contraction volontaire et coordonné, vous ne gérez pas une économie mais l'inertie d'un cash dont les entrepris de quoi ? D'un crash, pardon. Mais l'inertie d'un crash dont les entreprises seront les premières victimes.

À quel niveau de rationnement énergétique vos modèles de rentabilité cessent-il mathématiquement d'exister ? Non mais tu as cru que tu étais où là ? On n'est pas sur une chaîne YouTube beauté ici hein.

Ah là c'est très très savant ça. Donc je te la refais. Ouais.

OK. Le MDEF, ça tu connais ? Ouais.

Bon, jusque-là, ça va. Tu me fais pas d'avc jusqu'à la fin de la question, hein. Le MDEF défend une croissance qui dépend à 95 % d'une énergie abondante et bon marché que l'Europe n'a plus.

Tu comprends jusque là ? Ouais, je suis pas d'accord mais bon, on verra ça. Sur le Vas-y, je continue la suite de la question.

Sans un plan de contraction volontaire et coordonné, vous ne gérez pas une économie mais l'inertie d'un crash dont les entreprises seront les premières victimes. Question : À quel niveau de rationnement énergétique vos modèles de rentabilité cessent-il mathématiquement d'exister ? C'est c'est je te le fais simple.

Ouais. Non mais je crois avoir compris mais vas-y vas-y vasy. Reformule reformule.

Ouais. En gros, ta boîte, si ton énergie tu la touches plus marché et que tes taux d'intérêt sont au plafond et que tu peux plus refinancer ton bordelou et que ton énergie pour produire, tu te fais manger par les Américains et les Chinois, à partir de quel moment tu es tellement plus rentable que tu craches ? Mais non, mais c'est t tous les scénaris sont envisageables mais la réalité à ce jour, on dit scénaris ou scénario ?

Scénario des scénaris, tac mon côté latiniste ne me cherche pas trop là-dessus. Euh latin, je crois. Mais formidable, c'est quelle base ?

Attends, le la réalité la réalité c'est quoi ? C'est que on a une croissance insuffisante maison a quand même une croissance et on regarde, on a une consommation d'énergie qui est flat. Bon, ça va sans doute pas assez vite mais on en terme d'efficience énergétique, on est en train d'accélérer très fort.

Premier point. Attends, elle est flat. Mais tu as vu le prix de l'énergie ?

Et ça n'enlève rien en fait qu'on a eu de la croissance. À quel prix ? Mais en terme de dette.

Non mais c'est intriqué hein. Non non ça n'a rien à voir. Mais non la Pologne sort ses 3 % de croissance.

L'Espagne je ne parle plus de l'Espagne parce que tu as raison. elle s'est déconnectée. Mais enfin non, on peut parler de l'Espagne parce que finalement elle est elle se elle s'approvisionne massivement avec des énergies renouvelables et manifestement ça lui pose pas de problème.

Quelques instabilités en terme de blackout. Oui. Oui.

Non mais c'est pour ça on est pour le la neutralité technologique et un mix énergétique diversifié. OK, mais c'est pas le sujet. Donc euh le le le la question, si je la comprends bien, n'a de sens que si tu considères que euh on a aucune perspective aucune perspective euh de d'améliorer notre efficience énergétique, ce qui est démontré enfin l'inverse est démontré.

Donc je moi je comprends pas ça. C'est c'est toute chose égale par ailleurs. La catastrophe est inéluctable.

Mais c'est pas toute chose par ailleurs. Toute chose égale par ailleurs. Alors si je suis bien ton raisonnement notre efficience énergétique Ouais.

Ça voudrait dire qu'on consomme moins de pétrole et qu'on consomme moins de charbon. Ouais. Tu as regardé les courbes de croissance de consommation de charbon et de pétrole dans le monde ?

Oui dans le monde. Bah oui mais je parle de la France et de l'Europe là. Oui.

Ça s'appelle une récession. Mais pourquoi ? Parce que quand tu consommes moins d'énergie, c'est pas que tu es plus efficient, tu fais semblant.

Mais on a une croissance en Europe à quel tarif 1 et demi%. Non, je parle de l'Europe, je parle pas de la France. On a une croissance en Europe qui était un peu doppée, il faut le dire par l'Irlande.

Enfin, on a une croissance de 1,5 %. C'est pas assez, mais c'est pas de la récession. Est-ce que la consommation d'énergie en Europe a augmenté ?

Non. Donc, je pense qu'on est en train d'enclencher ce cycle. Je pense et je souhaite, on est en train d'enclencher ce cycle où euh l'efficience énergétique et la frugalité, Oh, je vais t'attraper, vas-y, continue.

Ouais. Nous permettront de concilier en définitive la décarbonation et la croissance. Il y a pas de fatalité.

Donc, on est on est stagnant en terme de consommation énergétique, si je t'ai bien si j'ai bien compris. Mais c'est avéré. Et en terme de production de dette, on est stagnant ou pas ?

En France, non. Et en Europe, en Europe, on Mais c'est pas tout à fait par hasard que je je citais le cas de l'Italie, que je citais le cas du Portugal. On peut dire c'est un petit pays, c'est pas intéressant.

Est-ce que les Est-ce que les finances publiques allemandes dérivent ? Il prévoit il prévient il prévoi combien de de dettes en plus les Allemands là ? Un plan de réarmement à combien de milliards ?

Mais non, mais c'est pas tellement le plan d'armement, c'est leur plan de relance globalement à 800 milliards. Voilà. Mais ils en ont les moyens parce qu'ils ont un taux d'endettement à 60 % 70 60 64 dire.

Donc je pense qu'on mélange on mélange tout là. Et donc les Allemands lancent leur plan de relance infrastructure armement industrie. Très bien.

Quel est le rapport avec le prix de l'énergie ? Je je comprends pas. Non, je pose la question à Audi Volkswagen, ils vont t'expliquer avec des des crayons de couleur.

Question internet. Non, je vois à peu près ce que Bon, question internet que je découvre avec toi. Quelle est la position sur la propagande liée à la concentration des médias mainstream auprès d'Oligar qui ont profité de largesse de nos représentants pour acquérir des biens publics rendus volontairement dysfonctionnels ? ou euh si je comprends bien la question parce qu'elle est vraiment très très savante en tout cas ou un peu mal tourné mais euh moi je je n'arrive pas à me convaincre qu'il y a un oligopole de l'information en France euh d'autant plus que on parle des médias traditionnels.

Enfin pour vieux quoi. Non mais on a la démonstration à l'instant quoi. Il y a des médias qu'on pourrait qualifier d'alternative qui sauf erreur de ma part pèsent plus maintenant que les médias traditionnels.

Donc est-ce qu'on joue pas à se faire peur en s'imaginant que il y a un monopole ou un oligopole sur les médias d'une manière générale ? Je ne le crois pas. Je Il me demande de sortir deux morceaux de sucre.

Vous êtes méchants. Patrick il est gentil. Il est venu là.

On l'a pas tiré par les cheveux. Tu connais la la blague des deux morceaux de sucre chez nous ? Non.

Tu as déjà essayé de te mettre à genou sur deux morceaux de sucre sous les rotules ? Mais j'imagine que c'est désagréable. Très surtout pendant pendant 2 heures.

Je remonte le fil des questions que j'actualise. Pendant ce temps-là, tu vas réfléchir au sujet que tu aimerais aborder avec nous queon n pas abordé. Je t'écoute.

Vas-y, aide-moi. Là, il un sujet que tu aimerais aborder qu'on a pas abordé. Ah mais moi c'est je l'ai abordé du coup.

Un sujet hyper important queon pas abordé. Mais mais c'est se redoter d'une d'une classe politique au bon niveau. Voilà.

Donc plus de cumul enfin réautoriser le cumul des mandats, payer mieux nos élus, ne pas les emmerder matin, midi et soir quand ils quittent leurs fonctions politiques et qu' peuvent pas se reasser dans le dans le civil. On va dire ça comme ça. Moi, je connais précisément des gens de grande qualité qui ont renoncé à faire de la politique en disant "C'est un sac d'emmerdement sans fin." Et ben je pense que c'est une perte pour la collectivité que ces gens-là se soient détournés de carrière politique.

Alors euh et on est dans une démocratie jusqu'à preuve du contraire. Il faut redonner du poids au politique et il faut réhausser le niveau du politique. Je j'en suis convaincu et je suis convaincu que ça réglerait beaucoup de choses.

Bon je la pose mais tu as à moitié répondu mais je la pose quand même pour la bravoure de la question. Arrêtez d'emmerder les Français entre guillemets disait Pompidou. Ouais.

Être entrepreneur en France est un processus du combattant et l'ensemble de ce parcours est largement démoralisant. Les règles du jeu sont sans cesse en évolution et de plus en plus complexes. Comment inverser cette tendance ?

Je suis d'abord d'accord parce que je suis praticien. Bon non mais tu vois je je glissais tout à l'heure je glissais tout à l'heure. J'étais bénévole au MDF.

Ça me ça m'occupe beaucoup de temps mais je suis avant toute chose chef d'entreprise donc je souffre dans ma chair. Je pense que euh alors il faut d'abord redonner du pouvoir au local y compris au préfet. J'ai beaucoup de respect pour le corps préfectoral.

Euh ensuite, il faut élaguer une palanqué de de d'agences euh qui s'empilent en réalité et qui refont un travail que les administrations centrales devraient faire. Et surtout, il faut queon ait en amont des décisions législatives ou réglementaires systématiquement une étude d'impact et que on ait ensuite à un intervalle relativement court, une mesure d'impact. Ça renvoie ce qu'on disait tout à l'heure.

Tu as des gens qui en â et conscience animés par de bons sentiments, prennent des dispositions législatives ou réglementaire qui leur paraissent pertinentes et qui se révèlent inefficaces ou pire encore désastreuses. Et bien, il faut mesurer ces conséquences et que les gens qui ont pris ces décisions en soient responsables. Je pense que ça calmera les ardeurs.

Tu connais Harry Seldon ? Non. La psychohistoire.

Bon, je te pose une question de Harry. Combien de subvention d'argent public nous coûtera la fin des délocalisations d'emploi à l'étranger du MEDEV ? Pour interrogation avec une petite coupure de presse qui dit assister 270 milliards d'aide aux entreprises de points.

Un nouveau chiffrage révèle l'ampleur du pillage patronal. Chaque année, 270 milliards d'euros d'argent public sont versés aux entreprises. Bien sûr.

Bien sûr. Est-ce que c'est une façon de courtcircuiter l'Europe et de doper nos entreprises pour une mondialisation qui est très agressive ? Tout ça est un tissu de mensonge.

Alors, je suis très à l'aise pour en parler parce que je suis à son invitation, je suis allé me confronter avec le rapporteur spécial du Sénat sur le comment il s'appelle ? Fabien Guer, sénateur communiste de la scène Saint-Denis qui d'ailleurs est un est un homme tout à fait intéressant. Tout ça est est une énorme baudruche, c'est totalement faux.

À la fin des fins, déduction faite de ces compensation, les entreprises françaises sont les deuxièmes au sein de l'OCDE en terme en terme de prélèvement obligatoire. Alors, sauf à me démontrer que l'arithmétique n'a plus court, hein, je je serais ravi d'échanger plus précisément sur ce sujet-là. Euh les les chiffres sont les chiffres, c'est du grand n'importe quoi.

Quant au non pas 270 milliards mais 211 milliards qu'avait chiffré euh le même sénateur Gay euh il y a des choses extraordinaires là-dedans qui n'ont rien à voir avec des aides aux entreprises. Enfin typiquement le le taux de TVA réduit sur la restauration ou sur la rénovation thermique des logements, il y a pas un chiffrelin qui tombe dans la poche des entreprises, c'est les consommateurs finaux. Donc les ménages.

Alors si les ménages disent "Je veux payer mon restaurant plus cher ou je veux payer mes travaux de rénovation énergétique plus cher", c'est leur c'est leur liberté hein. Donc voilà, mais c'est de la caricature de ces faux débats qu'on a en France. Et à la fin, je leur dis, les entreprises, c'est 12,5 % à peu près du PIB, les entreprises supportent les prélèvements obligatoire les plus élevés du monde après la Suède. le tu as pas l'impression que le gouvernement il il limite l'image de casse de la France en disant oui, il y a plein d'entreprises qui se créent, la réindustrialisation de la France et que il se il s'envoi de des paillettes.

Tu as pas l'impression que si on enlevait ces auto-entrepreneurs qui font des livraisons de pizza à gogo, le chiffre des entreprises créées, elle serait plus en chute libre ? Non, tu as pas Non. deux éléments de réponse mais tu les connais depuis la dissolution, c'est vrai qu'on a un solde négatif d'implantation d'usine.

Alors c'est moins vrai, ça n'est d'ailleurs pas vrai en terme de de capitaux investis mais il y a beaucoup de en tout cas en intention, il y a beaucoup d'argent qui est fléché vers les data centers qui sont pas approprement parlés des usines sur l'entrepreneuriat. Je pense que c'est un facteur d'optimisme. Corriger corriger des créations de micro-entreprises et en proportion de la la population, la France est le pays au monde où il se crée le plus d'entreprises.

C'est plutôt sympathique. Étant rappelé qu'il y a quoi il y a 30 ans, massivement les jeunes voulaient devenir fonctionnaires. Je suis là aussi à l'aise.

On a besoin de fonctionnair peut-être pas d'autant que ce qu'on a aujourd'hui et probablement de meilleur et au cas par cas mieux payé. Mais il y a quand même une inversion incroyablement positive dans le sens de l'entrepreneuriat. La remise en course des 35 he c'est c'est pas le sujet prioritaire.

Le sujet prioritaire c'est l'âge de des parts en retraite et pardon d'insister lourdement mais avec une totale conviction là-dessus c'est faire accéder à l'emploi tous ces jeunes qui en sont éloignés. question internet et là et parce que à la fin à la fin le sujet c'est le taux d'emploi. C'est le taux d'emploi.

Quand on regarde quand on regarde la durée moyenne hebdomadaire de travail en France avec les souplesses qui ont été introduites au fil du temps, elle se compare exactement à celle qu'on a en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Donc le le vrai sujet c'est le temps de travail dans la vie. Question internet.

Le MEDF comme le la présidence Renaissance représente 20 % de ceux pour lequels ils prennent des décisions. Alors je je connais pas les chiffres. On va dire qu'il a raison.

Se trouvent-ils légitimes pour interrogation ? Ontent-ils peur eux aussi de la vraie démocratie pour interrogation ? Alors je sais pas d'où sortent ces chiffres, ils sont faux.

Alors après en France, il y a 5 millions d'entreprises mais dont près de 3 millions de micro-entrepreneurs. Très bien. Il y a combien d'entreprises qui ont des salariés en France ?

Il en à peu près 1 million et demi. Bon le MEDF c'est plus de la moitié de l'emploi salarié. 12 millions.

Bon, donc dire que le MEDF n'est pas représentatif, là je comprends pas très bien. Alors les je suis très relaxe sur ces sujets là. C'est c'est là aussi il y a la vérité des chiffres.

Est-ce que tu as trois livres à conseiller à notre communauté ? Des livres qui ont été importants dans ton cheminement intellectuel et des livres que tu trouves nécessaire à lire pour être bien câblé ? Euh moi, il y a un livre que je relis assez régulièrement qui le livre de Bruno Lemire.

Ouais. Non. Euh 1793 qui est pas le bouquin le plus connu de Victor Hugo mais que je trouve incroyable et qui à mon avis est d'actualité parce que ça explique comment dans certaines circonstances une société peut se déchirer et il y a des gens qui en logique devraient bien s'entendre et s'entendit bien finissent par se détester au point de se tuer.

On vit des des choses malheureusement un peu similaires ces temps-ci. Euh après euh après euh bon, j'ai quelques quelques bouquins de de référence mais je vais parler des d'un des derniers bouquins que j'ai lu. J'ai évoqué la la biographie de Buse.

C'est des personnages extraordinaires. Moi, j'aime bien les personnages extraordinaires euh avec des des faces des faces cachées ou en tout cas un peu ombré mais euh et c'est pas ça peut ça peut surprendre. Je viens de finir un bouquin qui a été écrit par une amie que je respecte infiniment, d'autant qu'elle est à l'Académie française, Dominique Bonin, qui a écrit un bouquin sur son père qui a été que j'ai bien connu, qui est un type de partie de rien et qui a été dernier président de l'ORTF, tu vois, on parlait de du monopole de l'information.

Voilà. Moi, j'aime bien lire des trucs des trucs très divers mais 1793 pour moi, c'est Tu cuisines toi ? Non.

Un lyonnais qui cuisine pas ? Je sais faire deux choses pour autant que ça demande à savoir. Ouvrir les huîtres, ce qui est pas très lyonnais et faire la fond du savoyarde.

Donc c'est même pas loin. C'est fond du savoard. Un métier métier.

C'est un métier. Tu mets du fil dedans. Oui.

Oui. Monsieur a des lettres. [rires] Est-ce que tu as un film ?

Il a tout. Est-ce que Est-ce que tu as un film à à nous conseiller ? Euh Ah oui, tris fois.

Ouais. Je je vais malheureusement pas beaucoup au cinéma. Moi, je suis allé voir le le weekend dernier le match du créelin parce que j'avais adoré le bouquin.

Euh c'est intéressant. C'est intéressant. Euh oui, [rires] bon un peu un peu décevant, c'est de mon point de vue, c'est souvent le cas.

Un peu décevant par rapport au bouquin. Euh d'autant que Jolen Poli, j'ai fait intervenir à plusieurs reprises au Médaf. Je trouve que c'est un type très éclairant puis qui a une vraie culture et beaucoup de recul par rapport au aux événements.

Euh donc le Ouais, le le film pas mal. Un conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer, quelque chose qui va rester impérissable sur le réseau. De ne pas se laisser gagner par cette espèce de morosité ambiante que je trouve débile.

D'abord, ça mène à rien et en plus, je pense que ça correspond pas à la réalité. Patrick Martin, merci. Merci à toi. [musique] [musique]