87% des Français pensent que leur pays est en déclin ! - Sébastien Chenu (France 5)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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Des lignes rouges mouvantes ?
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Parce qu'il y avait une alternative encore ?
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Non, non, les lignes rouges que nous avons exprimées...
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Mais c'est tout votre programme en fait ?
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Nous avons un contre-budget avec 57 contre-propositions.
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Qu'est-ce qu'il aurait fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous avons, et vous l'avez sous les yeux, un programme, un contre-budget avec 57 contre-propositions. »
- 0:53Invité politiqueChiffre
« Par exemple, aujourd'hui encore, nous avons abandonné notre revendication de la suppression des 1,3 milliard de hausses de charges sur les PME, les TPE. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Et puis on a dit à Michel Barnier, il y a un point qui est très important pour nous, c'est la désindexation des retraites. »
- 1:35Invité politiqueChiffre
« Et on n'est pas dans le même ordre de grandeur, parce que sur les retraites, on est à 3 milliards d'euros. »
- 1:39Invité politiqueChiffre
« Sur le remboursement des médicaments, on est à 600 millions d'euros. »
- 1:47Invité politiqueChiffre
« Sur l'électricité, c'est combien ? – Sur l'électricité, je ne suis plus en chiffre… – 3 milliards. »
- 2:18Invité politiqueFait
« On le considère comme punitif et surtout, en plus, il va y avoir des effets récessifs. »
- 2:22Invité politiqueFait
« C'est pas nous qui le disons, c'est l'OCDE qui le dit. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Il n'a pas bougé sur les grandes priorités que nous lui réclamions, dont la désindexation de la retraite qui, sincèrement, est fondamentale. »
- 2:55Invité politiqueChiffre
« 56% des retraités qui ont plus de 1 400 euros de retraite auront un coup de pouce de 0,9% en juin, ce sera le seul. »
- 3:35Invité politiquePromesse
« On va voter immédiatement avant Noël une loi spéciale. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Les dépenses, c'est les retraites, par exemple. »
- 5:09Invité politiqueChiffre
« 10% des Français jugent que notre pays est en déclin. »
- 7:32Invité politiqueChiffre
« Il y a 40 milliards d'euros d'impôts de plus. »
- 7:43Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'on donne 100 millions d'euros, par exemple, à la Chine. »
- 9:02Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 11 milliards en tout ? »
- 9:36Invité politiqueChiffre
« On avait fait voter un amendement pour baisser la contribution de la France à l'Union Européenne de 5 milliards. »
- 9:42Invité politiqueChiffre
« On a accepté, en allant voir Michel Barnier, de dire, écoutez, nous acceptons de le baisser à 1 milliard. »
- 10:40Invité politiqueFait
« Michel Barnier ne veut pas donner ce qu'on appelle donner le point au Rassemblement National. »
- 14:22Invité politiqueChiffre
« Tout ça, la situation économique, les 3 300 milliards d'euros de dettes. »
- 15:25Invité politiqueChiffre
« Vous avez un quart des députés à l'Assemblée nationale, à peu près. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu85 %
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Vous savez, ça fait longtemps qu'on a expliqué, et Marine Le Pen a eu l'occasion de le dire la semaine dernière au Premier ministre, qu'on avait des lignes rouges, des priorités qui sont celles sur lesquelles on a été élu.
Des lignes rouges mouvantes ? Parce qu'il y avait une alternative encore. Si on lit précisément ce qu'expliquait Marine Le Pen dans la tribune dimanche, il y avait bien un « ou ».
Non, non, les lignes rouges que nous avons exprimées, non mais qu'il y ait un « ou » là, mais qui peut s'entendre... Non mais ça peut être un « ou » plus global. Quand vous dites « ou », ça ne veut pas dire « l'un ou l'autre », ça peut dire « l'un et l'autre ». Ah ben non ! Et donc par conséquent, les lignes rouges qu'on a fixées, vous n'en étonnez pas, vous les connaissez, tout le monde les connaît. Mais c'est tout votre programme en fait, vous vouliez l'application de l'ensemble de votre programme. Nous avons, et vous l'avez sous les yeux, un programme, un contre-budget avec 57 contre-propositions. Nous en avons proposé à l'origine 7 à Michel Barnier. Puis nous avons fait des efforts.
Par exemple, aujourd'hui encore, nous avons abandonné notre revendication de la suppression des 1,3 milliard de hausses de charges sur les PME, les TPE. On a dit « ok, puisque la CGPME, le MEDEF veulent bien qu'il y ait des charges supplémentaires sur les entreprises, écoutez, on ne va pas être plus royaliste que le roi, nous considérons que nous faisons un pas. On a abandonné sur ces fameuses lignes rouges ceci. Et puis on a dit à Michel Barnier, il y a un point qui est très important pour nous, c'est la désindexation des retraites. – Ou le non-remboursement des médicaments.
– Mais pas seulement, il y avait aussi l'apprentissage dans nos lignes rouges, sur lesquelles le Premier ministre n'a même pas dit un seul mot, les crédits sur l'apprentissage. Et on a demandé au Premier ministre de faire ces efforts, de les prendre en considération. Et on n'est pas dans le même ordre de grandeur, parce que sur les retraites, on est à 3 milliards d'euros. Sur le remboursement des médicaments, on est à 600 millions d'euros. Donc oui, on n'est quand même pas sur les mêmes ordres de grandeur. – Et sur l'électricité, c'est combien ? – Sur l'électricité, je ne suis plus en chiffre… – 3 milliards. – 3 milliards, c'est pas rien.
– Oui, attention, sur l'électricité, non mais attention, la fiscalité sur l'électricité, elle va quand même augmenter. C'est-à-dire que le gouvernement aurait pu faire en sorte, en dehors de ces taxes-là, que les Français voient leurs factures baissées réellement. – On pourrait faire un dialogue technique pendant une heure. L'impression que vous avez donnée ces derniers jours, c'est que… – Laissez-moi aller jusqu'au bout. – C'est que, quelles que soient les concessions du gouvernement, vous vouliez aller au bout de la censure et du cœur. – Écoutez, nous, je vous le redis, il y a un budget, on le considère comme négatif pour les Français.
On le considère comme punitif et surtout, en plus, il va y avoir des effets récessifs. C'est pas nous qui le disons, c'est l'OCDE qui le dit. Bon, des effets récessifs. Nous considérons qu'il y a des lignes rouges. Nous avons considéré que le mandat que nous avons de nos électeurs nous amenait à dire au Premier ministre « bougez sur un certain nombre de priorités ». Il n'a pas bougé sur les grandes priorités que nous lui réclamions, dont la désindexation de la retraite qui, sincèrement, est fondamentale et que nous réclamons depuis le premier jour. – Il y a eu un bouger, il y a eu un. – Il n'a pas… – Par rapport à la proposition initiale qui a été annoncée par Laurent Wauquiez. – Je l'ai là.
– Non mais, je l'ai là. – Ça ne vous a pas… ça ne vous a pas… – Monsieur Cohen, je l'ai là. – Non mais, monsieur Cohen, vous… – Laurent Wauquiez, vous, il est à la télévision à 20h pour dire… – Non, monsieur Cohen, j'ai regardé ça très précisément. 56% des retraités qui ont plus de 1 400 euros de retraite auront un coup de pouce de 0,9% en juin, ce sera le seul et donc ils vont se traîner cette sous-indexation, cette sous-revalorisation de leur retraite lorsqu'il faudra calculer… – Qu'est-ce qu'il aurait fait ? – Ils auront une base plus belle lorsqu'il faudra calculer leur nouvelle retraite l'année prochaine. – Qu'est-ce qu'il aurait fait ?
– Donc vous voyez bien que les Français perdent de l'argent dans ce budget. Mais il y avait des propositions.
– Ils vont en perdre avec la reconduction du budget 2024. – Pourquoi ? – Non, pourquoi ? – Avec une augmentation des impôts pour certains. – Mais non, puisque… – Puisque ça ne prendra pas en compte l'inflation.
– Non, non, mais si, madame, quand on fait une loi spéciale, il y a deux choses, il faut voter les recettes et les dépenses. On va voter donc pour les recettes, c'est-à-dire les impôts, une loi spéciale. On a dit, nous on la votera. On va voter immédiatement avant Noël une loi spéciale. Mais évidemment, par amendement, on peut réindexer ça sur l'inflation. Évidemment, et je ne vois pas le gouvernement s'y opposer qu'on réindexe ça. Donc ça veut dire qu'il n'y a pas de perte en ligne.
Même chose quand j'entends, ce sera épouvantable, les Français ne vont pas pouvoir faire actionner leur carte vitale, on a entendu ça dans la bouche de madame Borne, les retraités vont y laisser, leurs pensions ne seront pas revalorisées. Tout ça est faux. – C'est vous qui avez agité le parapluie de la BCE, dans une interview il y a quelques jours, de la Banque Centrale Européenne, en disant on est protégé par la BCE. Ce qui pour un représentant du Rassemblement National, est quand même assez paradoxal. – Vous ne dites pas les mots. J'ai dit la BCE ne laissera jamais tomber le système bancaire français, qui est une réalité, mais ce n'est pas vrai ? Est-ce que c'est vrai ?
– Oui, non mais protégé, c'est ça. – Donc c'est vrai, évidemment, que notre système bancaire ne va pas s'écrouler. Vous savez, le fait de crier au loup, de dire aux Français, attention, ça va s'écrouler, plus rien ne va fonctionner, est totalement faux. On va voter, évidemment, une loi spéciale pour les recettes. Le gouvernement, par décret, va prendre des décrets pour faire en sorte que les dépenses puissent continuer à être alimentées. Les dépenses, c'est les retraites, par exemple. Et puis un nouveau budget va être voté.
– Vous pensez que ça n'angoisse pas les Français, cette situation ?
– Ah mais moi, je veux dire, ce qui angoisse les Français depuis des années, c'est la situation dans laquelle Emmanuel Macron,
Elisabeth Borne, Bruno Le Maire, Gabriel Attal ont mis le pays. – À l'idée de cette crise politique. À nouveau, une vacance à Matignon, une latence au pouvoir. Est-ce que vous pensez que ça, ça n'angoisse pas les Français, qui peut-être ne pardonneront pas au Rassemblement National d'avoir préféré des intérêts particuliers à l'avenir de la nation et à la stabilité de la nation ?
– 10% des Français jugent que notre pays est en déclin. Donc ça, ce n'est pas le fait du Rassemblement National, on n'a jamais été au pouvoir. – On ne va pas s'arranger dans les mois à venir. – Non mais c'est le fait de ceux qui nous gouvernent depuis un certain nombre d'années. Le fait que nos taux d'intérêt soient bien plus importants que ceux des Allemands, ce n'est pas d'aujourd'hui, ce n'est pas d'hier, ce n'est pas d'avant-hier, c'est le fait des politiques qui ont été menées par tous ceux qui nous gouvernent. Ce n'est pas le Rassemblement National. – Très bien. – Et je veux dire, pourquoi Michel Barnier est dans cette situation ?
Parce que ses propres amis, Gabriel Attal en tête, lui ont mis dans la tête qu'il ne fallait faire aucune concession au Rassemblement National, il ne fallait rien lâcher, rien céder.
– C'est pourquoi avec vous, il a dialogué jusqu'au bout ?
– Dialogué quand ?
– En Corse, au téléphone ce matin.
– Non, attendez. – Ce matin, il n'y a pas eu un coup de fil avec Marine Le Pen ? – Oui, mais enfin, parce qu'on est sur la fin et parce qu'on a dit qu'on allait voter la censure. – Non, mais nous, ce qu'on a voulu, ce qu'on a demandé, et d'ailleurs, ce qu'on a cru, parce qu'on n'a pas censuré Michel Barnier quand il est arrivé, on aurait pu le censurer, la gauche avait déposé une motion de censure. On a dit, on va le voir construire son budget. Et peut-être un peu naïvement, on s'est dit, Michel Barnier va nous associer à la construction du budget, retenir peut-être quelques propositions. Qu'est-ce qui s'est passé ? Un, on a été reçu à Bercy.
Nos députés, Tanguy et Mathias Renaud, tous les deux députés de la Somme, spécifistes des finances, sont allés à Bercy. Bon, rien, on a donné notre copie, ils n'ont rien retenu. Ensuite, il y a eu le débat budgétaire. Les députés macronistes et à l'air Laurent Wauquiez-en-Tête ne sont pas venus. Ils nous ont laissés nous opposer au nouveau Front populaire et leur dinguerie de taxes. Donc on s'est retrouvés seuls à défendre l'intérêt des Français en s'opposant à ces taxes. – Avec qui vous allez voter ensemble après-demain ? – Mais attendez, j'y viens. – Avec qui vous allez voter après-demain ? – J'y viens, j'y viens, mais c'est pas très drôle, ça. C'est pas très drôle, je vous assure.
– Oui, vous allez voter avec… – Ceux qui dénoncent ça, ils les ont fait élire. M. Attal qui dit « Ah ben ils vont voter avec la LFI ». Mais enfin, la LFI, ils sont là pour quoi ? Parce que M. Attal a dit face au Rassemblement national, il faut voter pour la LFI. Donc ce sont les artisans du chaos. Donc ils n'ont rien retenu de ce que nous avons proposé.
– Donc il y a eu un manque de considération, donc il y a une question d'ordeuil aussi ?
– Non, pas que de considération, de pragmatisme. On leur a fait des propositions, mais il fallait les retenir, les rentrer dans le budget, dire « Écoutez, ça, ça peut nous intéresser ». Et puis on construit les choses au bénéfice des Français ensemble. – Nos propositions ont appelé une nouvelle. – Non, non, nos propositions… – Mais si Michel Barnier a mis deux genoux en terre, il fallait un troisième en fait. – Non, nous avons… Vous savez, ce n'est pas Michel Barnier qui est intéressant là-dedans, en réalité, même s'il y a une méthode qui quand même ne correspond pas à ce qu'il nous a vendu. C'est le budget de la France.
Aujourd'hui, le budget proposé par Michel Barnier, il est pire que le budget 2024. Il y a 40 milliards d'euros d'impôts de plus. Elles sont où les économies ? Elles sont où les économies sur l'aide médicale d'État, les agences d'État, l'aide au développement. Vous savez qu'on donne 100 millions d'euros, par exemple, à la Chine. 100 millions d'euros, ce n'est pas grand-chose dans le budget. C'est symbolique quand même. Mais là-dedans, il n'y a jamais eu la prise en considération de tout ça.
– Sébastien Chineau, quand hier, Marine Le Pen dit à la tribune dimanche « la censure n'est pas inéluctable », elle disait la vérité ?
– Bien sûr.
– Donc elle pensait vraiment que toutes ces concessions seraient possibles entre hier et aujourd'hui ?
– Alors regardez, nous on a fait une concession, je vous ai donné un milliard de croix sur les charges, d'augmentation des charges, on a dit ok, on la retire cette proposition. On pensait que de l'autre côté, Michel Barnier allait quand même faire un effort qui ne soit pas symbolique, d'autant que je rappelle que sur l'électricité, ce n'est même pas financé ce qu'il nous propose. Que sur l'aide médicale d'État, quand il nous dit on va baisser l'aide médicale d'État, il nous parle de la baisser de 100 millions d'euros, ce qui ne correspond à rien, parce qu'en fait, il faut arrêter l'aide médicale d'État pour construire une aide médicale d'urgence.
Bon, Michel Barnier ne nous a pas pris au sérieux. Michel Barnier n'a pas voulu intégrer nos propositions et aujourd'hui, il est coincé par ses propres amis, je vous l'ai dit, qui l'ont poussé à ne pas prendre le Rassemblement National au sérieux et à ne jamais vouloir prendre en considération ce qu'on proposait. C'est peut-être ça finalement le plus grave, c'est de dire que lorsqu'on est sectaire, lorsqu'on ne veut pas, on est le premier groupe de l'Assemblée Nationale, on n'est pas le premier groupe d'opposition, on est le premier groupe de l'Assemblée Nationale. Ce n'est pas indécent qu'un premier ministre retienne des propositions du premier groupe de l'Assemblée Nationale.
Ce qu'il a fait, il y a 11 milliards de concessions quand même ? Je n'ai pas dit tout, monsieur Cohen, ce n'est pas tout ou rien, vous l'avez bien vu avec nous. Il y a eu 11 milliards en tout ? 11 milliards de bouger ? Non, enfin je ne sais pas comment vous voulez calculer, mais si vous parlez des 3 milliards sur les entreprises, sur les entreprises, non pas du tout, les 1,3 milliards viennent déjà d'être... Il y a une dizaine de milliards à peu près. La réalité, c'est que Michel Barnier n'a pas pris le Rassemblement National au sérieux, n'a pas voulu modifier la philosophie même de son budget, qui reste un budget... Je vous donne un autre bouger, puisque vous parlez de bouger.
On avait fait voter un amendement pour baisser la contribution de la France à l'Union Européenne de 5 milliards. On a accepté, en allant voir Michel Barnier, de dire, écoutez, nous acceptons de le baisser à 1 milliard. Donc vous voyez, pourquoi ça n'a pas de sens, Patrick Cohen ? Parce que c'est des choses qui se négocient à Bruxelles, ce n'est pas des choses qui sont votées unilatéralement à l'Assemblée Nationale. Mais si, c'est voté unilatéralement à l'Assemblée Nationale. Bien sûr que si, c'est dans le budget. Ne dites pas que ça n'a pas de sens. Nous l'avons voté par amendement. Chaque État ne peut pas décider de sa propre contribution.
Preuve que si, puisque les députés le votent, Patrick Cohen. Les députés français, je sais que ça vous dérange probablement, mais ont encore un peu des marges de manœuvre. Mais ça n'est pas comme ça que ça peut se passer. Alors ça peut se passer comment ? Puisque visiblement vous avez la méthode. Mais ça peut se passer par une négociation au sein de l'Union Européenne avec le Conseil Européen. Monsieur Cohen, j'allais dire, monsieur Barnier, mais pardonnez-moi, nous étions disposés, et nous l'avons montré à chaque fois, à chaque fois nous avons ouvert la porte à négocier avec Michel Barnier sur ce budget, sur tous les sujets.
Projet de loi de finances de la sécurité sociale, les sujets dont on parle, la retraite, le remboursement des médicaments, etc. ou projet de loi de budget, le PLF. Nous avons ouvert la porte à chaque fois. Michel Barnier ne veut pas donner ce qu'on appelle donner le point au Rassemblement National. Évidemment qu'il ne voulait pas montrer que le Rassemblement National... Ah bon, s'il a fait ce matin, son communiqué ? Non, maintenant, il est à la sauvette, à la va-vite, dans un bricolage. Vous êtes en train de me dire, ça ne se passe pas comme ça. Mais ça se passe comme ça ? Qu'un matin, Michel Barnier, parce qu'on a dit qu'on allait voter la censure, dise, ah ben finalement, je lâche.
Donc il pouvait le faire. Donc ça voulait dire que sur le déremboursement des médicaments, c'était possible. Quand il lâche pas, ça va pas non plus. Non, parce qu'il y a quelque chose de cohérent. Et nous, on a de la cohérence, et dans nos demandes, et dans nos propositions. C'est Michel Barnier qui n'a pas tellement de cohérence, finalement, ce soir.
Bon, conclusion, vous allez déposer votre promotion de censure, et vous allez voter celle du nouveau Front Populaire. Je voudrais que vous écoutiez comment, il y a quelques minutes, Jean-Luc Mélenchon commentait cette situation.
Pour que l'on puisse revenir au peuple, à son vote, à sa décision, il faut, et c'est la seule possibilité qui existe, de revenir au suffrage universel, que le président démissionne. Que le président démissionne pour qu'on puisse voter, que le président démissionne parce que le seul souverain dans ce pays, c'est le peuple, que le président démissionne parce qu'il faut bien que l'on tranche entre les grandes options qui se présentent à nous comme peuple. Et puis ensuite, il faut accepter le résultat du vote. Et si je le précise, c'est parce que précisément, tous nos ennuis viennent du fait que le président de la République n'a pas respecté la décision du suffrage universel.
Donc Jean-Luc Mélenchon veut non seulement que Michel Barnier et son gouvernement tombent, mais il veut aussi la démission d'Emmanuel Macron. Est-ce que c'est ce que vous souhaitez aussi, pousser Emmanuel Macron à la démission ?
Non mais ça, c'est une décision du président de la République qui lui appartient. Il y a plusieurs scénarii possibles quand on est dans cette situation de blocage. On est dans cette situation de blocage, pourquoi ? Parce qu'au moment des législatives, Emmanuel Macron vient, Gabriel Attal, on cherchait à contourner le vote des Français avec un espèce de faux front républicain qui a fait élire des députés LFI, ce qui fait qu'il y a trois blocs à l'Assemblée. Trois blocs, deux cherchant toujours à neutraliser le troisième. Donc la situation est insupportable. On a une motion de censure, c'est un outil de la Constitution qui est proposé.
Donc nous, on considère que l'objectif, c'est censurer ce budget et donc on utilise l'outil. Ce n'est pas une motion de censure de la gauche, on utilise un outil qui est possible. Et ensuite, plusieurs scénarios, plusieurs scénarios, pardon. La dissolution, ce n'est pas encore possible puisqu'il faut un entre de dissolution. Donc attendons de voir. Un nouveau Premier ministre avec une nouvelle ligne politique. L'intérêt, ce n'est pas le profil, la personnalité en tant que telle, pas seulement, est intéressante, c'est la ligne politique. Mais quelle est politique ?
Vous aviez validé, M. Barnier ?
Oui, parce qu'il en fallait bien un. Et que nous, on a considéré qu'on n'avait pas de majorité. Donc ce ne serait pas Premier ministre et Rennes. Mais en revanche, ça pouvait être un Premier ministre qui rompt avec le macronisme. Qui ne soit pas sur la ligne macroniste de soumission à l'Union Européenne. Plus tôt à gauche ? Non, pourquoi plus tôt à gauche ? Parce que la rupture avec le macronisme, vous ne la voyez qu'à gauche ? Moi, je la vois avec des gens qui ne partagent pas. Je pense que, par exemple, Bruno Retailleau n'était pas un macroniste. Il l'est devenu. Il fait partie du gouvernement Macron.
Barnier.
Oui, Barnier. Mais il n'est pas Premier ministre. Donc c'est une nouvelle ligne politique qui prenne en considération les propositions du Premier groupe de l'Assemblée nationale.
Vous avez des noms à proposer pour le Premier ministre ?
Non, je n'ai pas de noms. Ce n'est pas moi qui nomme le Premier ministre encore dans ce pays. Et si je devais en nommer un, ce serait Jordan Bardella. Nous n'avons pas de majorité. Nous n'allons pas nous lancer là-dedans. Nous, nous cherchons des solutions. Le président pourrait aussi dire, pour se relégitimer, un référendum. Par exemple, sur la question migratoire. Bruno Retailleau, on y revient d'ailleurs, il était favorable. Bon, visiblement, c'est enterré. Ça ne l'intéresse pas du tout.
Donc la troisième possibilité ?
Donc nous avons ces scénarii possibles. Et puis la dernière des possibilités, quand la machine se bloque. Quand le président de la République bloque la machine, car tout ça vient de lui, à la base. Tout ça, la situation économique, les 3 300 milliards d'euros de dettes. La situation politique que nous connaissons, ça ne tombe pas de la planète Mars. C'est le président de la République qui est à l'origine de tout ça. C'est à lui de trouver les outils de déblocage de cette situation qu'il a créée.
Mais il ne peut pas convoquer de toute façon de nouvelles élections législatives. Donc que pourrait résoudre une élection présidentielle avec la même situation à l'Assemblée nationale ?
Il pourrait très bien annoncer, s'il choisissait, qu'il démissionnerait dans quelques mois, avec le laps de temps qui permet ensuite de... Et un gouvernement technique d'ici là. Mais la solution n'est pas à l'Assemblée du tout. Vous ne pensez pas que les députés peuvent changer de configuration et changer de façon de travailler ensemble ? Si, si, vous avez arrêté encore 6 mois. Un Premier ministre qui reprendrait les propositions à minima que nous faisons, ce ne serait pas inintéressant. Regardez, vous ne pouvez pas nous faire le reproche d'avoir, d'un côté, de vouloir censure à Michel Barnier, de ne pas l'avoir fait à un autre moment. On lui a laissé sa chance à Michel Barnier.
Mais le budget qu'il a construit, il fait mal aux Français. Il est punitif, et en plus, il ne résout rien, ni le déficit, ni les comptes publics, et en plus, il va créer du chômage. Vous avez un quart des députés à l'Assemblée nationale, à peu près. Si, par hypothèse, un Premier ministre reprend vos propositions, est-ce qu'il n'aurait pas les trois quarts de l'Assemblée nationale contre lui ? C'est le problème des trois blocs. Vous l'avez bien, c'est le problème des trois blocs. Il n'est pas plus légitime que le reste des trois quarts de l'Assemblée nationale. Mais nous n'avons pas revendiqué d'aller à Matignon, M. Cohen. Vous revendiquez d'appliquer votre programme ? Pas tout le programme.
Ah bon ? Non, cinq propositions sur 57 du contre-budget, ce n'est pas tout le programme. On en est loin. Mais nous revendiquons qu'effectivement, il y a 11 millions de Français qui ont voté pour ce programme. Ils doivent être respectés, ils doivent être entendus, et ils ont droit à la considération sur ce à quoi ils croient. Ils neocalypticont wahrscheinlich soit certainement que elles ont voté pour ce à quoi ils croient.
Ils pausent Jean-Marchkind. Ils ont appris au sommet que leur naprüche est tant qu' souvenirs.
Sébastien Chenu