Jean-Baptiste Lemoyne sur la Turquie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la série offensif turc dans le nord-est de la syrie ça sera évidemment aussi au menu de ce sommet européen est ce qu'on peut attendre de ce sommet européen plus qu'une condamnation mais des actes alors vous savez je crois que la france allait très clairement moteur pour avoir d'arrache-pied à la fois la condamnation et obtenir de la turquie la cessation des hostilités parce que ce qui se passe dans le dans le nord-est de la syrie n'est pas acceptable il y a là deux actions unilatérales celle de du président trump qui retirent des troupes américaines qui du coup laisse le champ libre à l'action de l'armée turque est donc et deuxième acte unilatéral qui n'est pas acceptable c'est l'entrée sur le territoire syrien de cette rupture très clairement le président turc a une responsabilité immense devant l'histoire est ce que c'est que cette responsabilité il devra l'assumer parce qu'on le voit bien nos frères d'armes de lutte contre le terrorisme qui étaient les kurdes se connaissent aujourd'hui les moins de situations on comprend bien que la france ait moteur mais on a un certain doute sur la cylindrée concrètement on était on était encore distant grâce au soutien et à l'appui des des états unis dès lors que ce s'est appuyé est parti nous sommes obligés de nous retirer et on voit que les sanctions sont quand même relativement légères vis-à-vis dedans kara est ce que on est condamné à l'impuissance non il faut pas se résoudre à l'impuissance et dès la semaine dernière nous avons demandé au conseil de sécurité de l'onu de se réunir le conseil de sécurité va continuer à être saisi de la question deux fois par semaine ils se penchent sur justement la question syrienne maintenant on passe maintenant au conseil de sécurité de l'onu il ya un certain nombre d'états qui peuvent aussi jouer de leur veto donc ce que je veux dire c'est que il est très important de pouvoir faire un maximum de pression sur la turquie pour qu'elle comprenne que ce n'est pas dans son intérêt c'est pas dans l'intérêt de la sécurité mondiale de poursuivre cette offensive avec la pression ça veut dire quoi millions de fonctionnaires y compris économiquement je vous dire nous c'est le troisième partenaire c'est le troisième partenaire de la france le genre union européenne et la suisse est ce que vous allez vraiment vous fâcher avec les jeunes avec ankara de ce point de vue là d'un exemple très concret début décembre je devais me rendre en turquie pour tenir justement la commission mixte économique où on fait le point sur tous nos partenariats économiques nous ont fait savoir aux turcs qui n'était pas question que cette commission s'est réunie ce temps que la situation perdurait naturellement il ya besoin d'être en cohérence et et sur la situation je peux vous dire que les forces kurdes les fds le président république a reçu la semaine dernière la porte parole des fds ne sont reconnaissantes et bien d'être particulièrement fort pour faire savoir le caractère inacceptable de cette attaque de cette offensive et et moralement se sentent soutenus et épaulés par la france ils nous l'ont dit et donc je tiens à le dire et nous avons demandé aussi une réunion de la coalition internationale qui luttent contre des shu parce que le péril il est là c'est la résurgence de dèche et on le voit un certain nombre d'ailleurs de djihadistes pourraient potentiellement on va venir sur son opinion mais à dix mais juste pour être clair je la situation est ce que oui ou non vous êtes pour des sanctions économiques contre la rue contre la turquie mais encore une fois le conseil européen se réunit les européens vont en discuter ce que je peux vous dire c'est que on a envoyé des signaux par exemple quand on a des rendez vous économiques bilatéraux on a dit on ne parle pas de cela tant que les hostilités n'ont pas sensé je vous ai répondu monsieur lemoine le ministre jean yves le drian est actuellement en irak va se poser la question des du traitement judiciaire des jihadistes est ce que concrètement la france va accepter que qu'ils puissent être condamnés à mort en irak alors le jacques drillon elle effectivement et en irak pour justement mettre en place un mécanisme judiciaire parce qu' un certain nombre de ces individus honteux vrai étant en irak et en syrie au sein de l'état islamique et bien mérite d'être jugé là aussi ils ont commis des crimes et c'est d'ailleurs été le cas pour un certain nombre de de djihadiste français ils ont pour autant nous assumons nos obligations consulaire mais ce qui est sûr c'est que ces gens qui ont commis des atrocités biens doivent être jugés pour ces atrocités et condamnés pour ces atrocités c'est pas de la sous traitance de la france de laisser à l'irak le soin de juger ses ressortissants mais vous pouvez aussi comprendre que l'irak qui a souffert directement des agissements de ces individus veulent juger ces individus il veut contre une contrepartie financière en l'occurrence un puisqu'il a demandé à la france de financer le traitement judiciaire de célia disney on peut le comprendre l'irak connaît une situation qui est complexe d'un point de vue économique et donc ce que je veux dire c'est que quelque part que la communauté internationale se mobilise pour permettre le traitement judiciaire et bien me paraît pas normal ce n'est pas une façon de se débarrasser à bon compte finalement de ses ressortissants mais c'est une façon tout simplement de faire en sorte que ces gens répondent des actes qu'ils ont commis voilà il ya un moral très pack des français sera condamné à mort nous nous lorsque c'est le cas dans tous les pays non mais lorsque c'est le cas quels que soient les motifs et quels que soient les pays nous faisons valoir aux autorités que la peine de mort pour nous a été abolie et qu'elle n'est pas un moyen de réponse est donc il peut ya un certain nombre de mécanismes qui permettent le cas échéant de comme le ca en perpétuité et c'est un bon souvenir sur cette question des jihadistes est ce qu'aujourd'hui les états unis sont encore un allié sûr dans la lutte contre l'êta on voit que les états unis ne sont plus un allié en tous les cas qui est totalement régulier dans ses prises de position on le voit avec ce désengagement et je crois que quelque part ça doit nous inciter nous européens plus que jamais avoir un sursaut et à bâtir cette autonomie stratégique d
Jean-baptiste Lemoyne