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InterviewINA (sur YouTube)· 3 avril 2022 3 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprises

La 1ère télé de Fabien Roussel | INA adn

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « J'étais dans l'image. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « On dénonçait effectivement cette société à deux vitesses. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « On a dénoncé ces magasins pour les riches et en même temps une société du chômage qui était en train de grandir. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « On dénonçait les emprunts Giscard qui avaient été mis en place. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « On a été évacués, manu militari, par les CRS. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « Et à la sortie de ce magasin, j'ai été embarqué. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Je me suis retrouvé dans un commissariat où j'ai été mis nu, certainement pour m'humilier. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Ils m'ont fait mettre à poil. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « Voilà, ils m'ont laissé à poil, comme ça, pendant un long moment. »

Temps de parole

  • Fabien Roussel54 %
  • Présentateur21 %
  • Présentateur 213 %
  • Invité13 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On vous retrouve, même si vous n'êtes pas à l'image, dans un coup de force contre une célèbre épicerie de luxe à Paris. Mais j'y étais. Vous y étiez, oui, au cri de l'effauché chez Fauchon. Plus d'une centaine de jeunes chômeurs et des membres des jeunesses communistes ont occupé samedi en début d'après-midi la célèbre épicerie de luxe Fauchon, place de la Madeleine. Après s'être servi dans le magasin, les jeunes ont présenté aux vendeuses des bons d'achat factices.

0:33
Fabien Roussel

J'étais dans l'image.

0:34
Invité

Les jeunes chômeurs sont venus occuper ce magasin où on peut trouver des bouteilles de digestif à un million de cent mille à la pièce. Il y a dans ce pays des gens qui n'ont rien, absolument rien pour vivre, pour passer les fêtes et d'autres qui ont tout, au point que c'en est un luxe insolent.

0:52
Présentateur

Les manifestants ont été délogés par la police, violemment selon eux. Oui, violemment, on a pris des coups de matraque. On n'a pas d'ouverture des magasins, tout rentrait dans l'ordre. Il m'a semblé reconnaître Jacques Perreux, le leader des jeunes communistes de l'époque. Et vous-même, à l'image, vous avez vu ?

1:06
Fabien Roussel

Je crois, je suis avec mes copains. On était ensemble et je les ai reconnus. Donc je devais être derrière avec eux. Mais je m'en souviens parfaitement. On dénonçait effectivement cette société à deux vitesses. Je me demande si ce n'est pas moi qui tourne le dos. Je vois qu'il y a Olivier Marché avec qui je suis là, qui est là au premier rang. Et on est tous ensemble d'ailleurs. Et donc on a dénoncé ces magasins pour les riches et en même temps une société du chômage qui était en train de grandir. Et c'était insupportable. On dénonçait les emprunts Giscard qui avaient été mis en place.

Où en gros, en plus, quand on était riche, on pouvait emprunter avec des intérêts derrière qui nous faisaient gagner de l'argent. On a été évacués, manu militari, par les CRS. On a pris des coups sur la tête. Et à la sortie de ce magasin, j'ai été embarqué. Je me suis retrouvé dans un commissariat où j'ai été mis nu, certainement pour m'humilier. Ils m'ont fait mettre à poil. Voilà, ils m'ont laissé à poil, comme ça, pendant un long moment. Puis après, ils m'ont demandé de me rhabiller. Et puis dans la nuit, j'ai été libéré. Voilà, je m'en souviens. Ça m'a marqué.