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AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 23 mars 2026 37 minContradictoireMixte

Municipales : les enseignements du scrutin

Source d'origine 4 locuteurs

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Temps de parole

  • Invité23 %
  • Locuteur non identifié21 %
  • Locuteur non identifié 221 %
  • Locuteur non identifié 314 %
  • Locuteur non identifié 412 %
  • Auditeur3 %
  • Présentateur3 %
  • Auditeur 23 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Sintès

0:10
Invité

A chaque fois, vous savez ce que c'est, on peut faire dire ce qu'on veut au résultat d'un deuxième tour quand on est politicien Essayons donc nous de faire le tri A gauche, on peut dire que les fusions ont permis au PS de conserver Nantes, Grenoble et Lyon Mais ça marche aussi dans l'autre sens avec les insoumis vainqueurs à Roubaix, à Creil, à Vénissieux, au Tampon, à La Réunion Mais on peut aussi dire que c'est la fusion des listes ou l'alliance technique qui a fait gagner la droite à Toulouse, à Limoges, à Clermont, à Brest, à Avignon ou que le PS peut gagner sans fusion aucune, à Paris, à Saint-Etienne, à Rouen à Montpellier, à droite, le verre à moitié vide c'est l'absence des trois grandes villes françaises et même au-delà d'ailleurs, puisque leur seule grande ville était Nîmes, plus de 100 000 habitants elles repassent à gauche, mais on peut aussi lire, pardon, leur maillage territorial qui est indiscutable, on peut mettre Clermont-Ferrand à gauche depuis la Libération qui bascule à droite, la politique à l'air ni l'URN, ni LFI a porté ses fruits, les alliances avec l'URN ont été quasi inexistantes avec ce cas particulier de Nice comme vous le savez, et d'Éric Ciotti, mais justement le voilà peut-être, et nous y viendrons le caillou dans la chaussure de RL côté RN, on peut là encore se concentrer sur la marche ratée celle des grandes villes, c'est raté à Toulon c'est raté à Nîmes, c'est raté à Marseille mais jamais le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella n'avait eu autant de mairies ou de conseillers municipaux qui sont autant de grands électeurs qu'est-ce qui reste à Renaissance, Bordeaux, Annecy Rodez, on y viendra un appel du pied très clair pour ceux à gauche que les alliances avec LFI indisposent irrémédiablement, on verra ce qui se passe de l'autre côté de Renaissance une fois que tout ça est sur la table, c'est le début des casse-tête chinois pour tout le monde en vue des présidentielles, est-ce que les alliances font perdre ou assurent une victoire ça c'est pour la gauche, est-ce que les alliances sont inéluctables à droite, mais jusqu'où RN compris, reconquête compris il reste peu de temps à chacun pour clarifier ses positions, et pas sûr que ce soit fait rapidement, d'ailleurs c'est le téléphone son

1:54
Présentateur

bonsoir Frédéric vous êtes le bienvenu

2:03
Invité

Frédéric, on vous écoute

2:04
Présentateur

merci à vous, bonsoir internant et bonsoir à vos invités alors moi ce que je constate c'est la disparition totale du camp macronien de renaissance et sur les ruines de la Macronie, il y a tout un espace entre la France insoumise et le Rassemblement National où les partis sont éclatés, divisés sans frontières honnêtes, avec des affinités j'allais dire bariolées, diverses alors ce que j'aimerais demander aux invités, puisqu'on est à un an ou à peine un petit peu plus de la présidentielle, et qu'on a perdu du temps, on a joué la montre depuis 2024, dans ce laps de temps très court, comment est-ce qu'on peut imaginer la recomposition du paysage, donc entre les deux pôles aux deux extrêmes où aucun leader vraiment, même s'il y en a un ou deux où aucun leader n'émerge et où les partis n'ont pas disons de frontières nettes comment voyez-vous ce débat présidentiel qui devrait, à mon avis commencer très rapidement ?

3:05
Invité

Oui, j'imagine que ça va commencer très très vite, on y viendra je vais vous présenter avant les gens qui sont autour de cette table ce soir dans le téléphone sonne merci beaucoup Frédéric il y a Blanche Léridon vous êtes directrice éditoriale de l'Institut Montaigne bonsoir à vous il y a Adélaïde Zulfi-Karpazik bonsoir, directrice générale du pôle Société Dipsos BVA il y a Benjamin Morel

3:23
Locuteur non identifié

bonsoir

3:24
Invité

politologue et maître de conférences en droit public à Paris 2, Panthéon, Assas vous avez écrit crise politique, crise de régime aux éditions Odile Jacob et il y a Maxence Lambrec bonsoir Maxence bonsoir chef des services politiques de France Inter c'est vous le début de la question de Frédéric c'est d'abord il parle de la disparition totale de Renaissance est-ce qu'on peut dire totale ? Blanche Léridon il y a un préalable

3:50
Locuteur non identifié

à une disparition c'est que ça suggère qu'il y aurait eu une existence et un ancrage local qui se serait délité à l'occasion de cette élection or c'était pas le cas et d'ailleurs c'est ce qu'on a beaucoup reproché au parti présidentiel c'était d'avoir insuffisamment investi les échelons locaux et a fortiori municipaux donc là-dessus je rejoindrai pas totalement Frédéric dans sa lecture dans la mesure où il n'y a pas une disparition et même il y a alors des gains modestes mais des gains tout de même puisque deux jeunes anciens ministres Renaissance ont remporté les villes de Bordeaux et d'Annecy la première remportée par Thomas Cazenave qui n'était pas une mince affaire député Renaissance ancien ministre délégué chargé des comptes publics qui a battu le maire sortant écologiste qui faisait partie de cette vague verte de 2020 Pierre Hurmik qui lui était allié avec Alefi on va revenir à cette question des alliances et puis le second Antoine Armand qui lui avait été aussi ministre des comptes publics candidat de la droite et du centre qui a emporté aussi face à la gauche et au RN à Annecy et il y a d'autres on se souvient de Gabriel Attal qui le soir du premier tour se prévalait d'une centaine de villes emportées par Renaissance alors on était sur des villes plus modestes en termes de taille mais c'est vrai qu'on peut difficilement parler de disparition dans la mesure où il y avait un ancrage local qui était déjà extrêmement mince et que de ce point de vue là le bilan n'est pas si négatif et je finirais en disant qu'il y avait pourtant si l'on suit le principe et la logique de ce qu'on appelle une élection intermédiaire c'est-à-dire une élection qui intervient au milieu du mandat en l'occurrence ici le mandat présidentiel a plutôt tendance à être une élection de sanctions c'est-à-dire qu'on va effectivement vouloir exprimer sa colère à l'égard de l'exécutif en cours et le scrutin local est un bon vecteur pour manifester cette colère-là on l'a souvent vu en 2014 on va manifester sa colère contre la gauche donc on va plutôt voter à droite et vice-versa et là c'est vrai que cette faible implantation locale ne permettait pas d'exprimer ce vote de contestation à l'égard du parti présidentiel et donc c'est pour ça qu'on a un vote qui s'est un tout petit peu j'ai le sentiment émancipé de cette dynamique nationale-là

5:54
Invité

qui est peut-être un peu difficile à saisir je me suis demandé à Adélaïde Zulfi-Karpazik si beaucoup des membres du parti présidentiel n'étaient pas en train de revenir à leur famille d'origine j'ai envie de vous donner l'exemple de Paris pour ça en fait où on a vu Clément Beaune qui lui allait vers la gauche mais toute une autre partie qui restait vers la droite donc est-ce que je vous vois faire plus ou moins non avec la tête ou pas

6:14
Locuteur non identifié

deux lignées donc je ne sais pas si on peut en faire cette lecture pour deux raisons la première c'est un peu ce qu'a esquissé Blanche Léridon je pense qu'il ne faut pas confondre ce qui se passe au niveau national et au niveau local on a effectivement eu le sentiment là peut-être d'une réactivation du clivage gauche-droite avec une disparition du parti présidentiel mais c'est pour les raisons que Blanche Léridon a expliquées donc je ne veux pas revenir dessus et je pense que les raisons qui expliquent les transferts que vous venez d'évoquer c'est plutôt lié à des personnes et des comptes et particuliers et je pense que Pierre-Yves Bondazel très clairement il avait un antagonisme avec Rachid Alati il avait dit pendant toute la campagne qu'il ne la soutiendrait pas il a fusionné ses listes contre un forcé il s'est retiré l'ajouté des proches donc je ne suis pas certaine qu'on assiste à ce mouvement que vous esquissez

6:58
Invité

et en même temps est-ce que alors effectivement une élection municipale reste une élection municipale on n'est pas dans les mêmes pas exactement dans les mêmes rapports de force on va dire Benjamin Morel que sur la présidentielle à venir mais enfin quand on peut au fond passer toute une élection sans qu'on parle de vous ou quasiment ce n'est pas tout à fait de bonne augure si ou pas pour ce morceau-là du bloc central

7:19
Locuteur non identifié

non mais ça a été assez théorisé c'est-à-dire qu'il faut bien comprendre qu'un élu local et un ancrage local c'est un vrai avantage si vous perdez une élection nationale vous avez une base de repli et cette base de repli ça vous permet d'avoir des gens qui comme le disait Max Weber pour parler de profession politique continuent à vivre de et par la politique et ça c'est intéressant parce que demain vos maires ils pourront redevenir députés etc l'ancrage vous offre une capacité à vous projeter dans le temps comme parti politique mais des élus c'est également des casse-pieds parce qu'il y a une féodalisation des partis parce que l'intérêt local n'est pas forcément l'intérêt national on en reparlera peut-être concernant le PS mais pour Emmanuel Macron comme d'ailleurs d'un autre côté pour Jean-Luc Mélenchon l'ancrage local n'a jamais été quelque chose qui a été voulu et théorisé tout bêtement parce que demain ça veut dire que vous avez des élus qui viennent vous dire votre stratégie du en même temps je vais chercher telle ou telle de marché électoral c'est quelque chose qui moi me nuit dans ma ville et donc à partir de là je me désolidarise pour les structures mouvementistes LFI macronisme etc on peut parler également à l'étranger et bien un ancrage local n'est pas forcément un avantage pour gagner une élection et donc c'est pas quelque chose de recherché de voulu ni de construit

8:25
Invité

Est-ce qu'on peut répondre à cette question ou est-ce qu'on ne peut pas répondre à la question est-ce que le PS sera faibli ou renforcé par les alliances est-ce que lFI sort renforcé ou affaibli par les alliances et on posera la même question à droite tout à l'heure Maxence on peut répondre à cette question il vaut mieux se garder de répondre à cette question

8:43
Locuteur non identifié

non je pense que tous sont du carburant tous sont de quoi justifier une campagne présidentielle très offensive autant Gabriel Attal avec Annecy et Bordeaux qu'Edouard Philippe au Havre que LR qui a quand même été majoritaire et qui gouverne pour 18 millions d'habitants avec des villes de droite autant pour la France insoumise qui a quelques trophées alors qu'il partait de rien du tout ou presque et autant pour le PS donc au fond là chacun a réussi à trouver hier soir le verre à moitié plein est-ce que c'est juste un mauvais moment à passer pour la gauche qui à l'Assemblée va se retrouver avec Olivier Faure qui parle de Jean-Luc Mélenchon comme d'un boulet et donc quelques semaines difficiles pour finalement rediscuter ensuite peut-être en fait j'ai l'impression que rien n'est définitif au lendemain de ce second tour Adélie Zulfé Carprasic et puis on va retourner au standard pour répondre à votre question qui était il me semble est-ce qu'on peut dire que le PS a bien fait ou pas perdu avec les alliances les uns et les autres

9:39
Invité

en fait mais là typiquement

9:40
Locuteur non identifié

est-ce qu'il y perd est-ce qu'il y gagne je pense qu'une fois au-delà du décompte qu'on pourrait faire que vous avez rappelé des villes perdues des villes gagnées avec fusion fusion technique par fusion technique etc au-delà de ça moi j'ai envie de dire on met la focale sur ce sujet-là mais je ne suis pas certaine que ça change quelque chose avec ce qui existait préalablement je m'entends la question de de la ligne à tenir par rapport à la France insoumise elle existait déjà c'était déjà un débat au sein du PS au sein de la gauche au sein des écologies donc il n'y a pas grand chose qui change et on a vu aussi on mesure très clairement dans les enquêtes que quand on pose la question du souhait d'alliance aux électeurs et notamment aux électeurs de gauche les sympathisants socialistes sont plutôt réticents en tout cas sur le principe et donc voilà et donc finalement on a vu dans un certain nombre de configurations dans certaines villes la transposition de cette opinion par peut-être effectivement une faible mobilisation ou une démobilisation des électeurs PS quand il y avait et c'est le cas notamment à Toulouse on voit que la somme des listes Briançon et Picmal ne font pas le score du premier tour donc il y a une démobilisation est-ce que ça veut dire pour autant que le PS est affaibli demain que vont faire ces électeurs socialistes ils ne vont pas pour autant partir ailleurs donc je ne suis pas sûr que ça change radicalement la donne ce n'était pas une démobilisation si forte que ça c'est l'ordre de 3000 voix perdues sur 80 000 à Toulouse donc PS et LFI se sont additionnés en fait ce qui est joué c'est une surmobilisation derrière tous les électeurs RN ou presque ont voté pour Jean-Luc Moudinck et donc le peuple de droite au sens très large s'est mobilisé beaucoup plus 6 points de participation en plus dans pas mal de villes pour barrer la route à LFI donc oui LFI a suscité une surmobilisation mais en soi l'alliance n'a pas été rejetée par le peuple de gauche qui voyait bien la victoire à portée de main

11:22
Invité

mais du coup je me demande si Benjamin Morel si cette histoire a éclairci le paysage ou a pacifié le paysage en fait moi je ne l'ai pas cette réponse là

11:29
Locuteur non identifié

et vous ?

non ça n'a pas éclairci le paysage et ça n'éclaircit pas non plus la stratégie de main pour la gauche parce que prenons des villes comme ma ville Clermont-Ferrand prenons Brest prenons Tulle la probabilité c'est que ces villes elles étaient perdues il y a une semaine parce qu'en effet il y a eu cette alliance modérée et elle a submobilisé la droite mais s'il n'y avait pas eu d'alliance la droite aurait été devant et ça c'est un vrai piège tactique pour les socialistes parce que si vous faites alliance avec les insoumis vous avez des électeurs centristes qui se carapatent si vous ne faites pas alliance avec les insoumis l'une des leçons d'hier c'est que là où les insoumis se maintenaient ils faisaient des bons scores Rennes, même Paris Sofia Chikiru ne s'effondre pas et donc à partir de là ils captent un électorat dont vous avez besoin et donc là il y a un vrai problème stratégique pour le parti socialiste l'alliance est nuisible la non-alliance est fatale et ça ça fait une quadrature du cercle qui en vue de 2027 même s'il ne faut pas plaquer un schéma électoral sur un autre peut éventuellement poser question

12:22
Invité

Retour au standard si vous le voulez bien avant de vous redonner la parole voici Olivier qui nous attend Bonsoir Olivier Olivier Oui bonsoir Soyez le bienvenu Olivier On vous écoute

12:32
Auditeur

Oui merci de prendre mon appel et d'abord bravo pour votre émission et pour l'ensemble du travail qui fait entre 18 et 20 heures Moi je vous appelle parce que ce que j'entends là c'est d'abord de l'analyse de la tambourine politicienne des alliances etc mais moi qui suis un citoyen de base qui continue à aller voter ce que je vois c'est que l'abstention continue à augmenter quel que soit le mode de scrutin quelle que soit l'élection qui se présente et je vois qu'il n'y a pas de changement radical par rapport à ça dans l'aptitude des hommes politiques et des appareils politiques à s'intéresser clairement à mais que veulent les français comment est-ce qu'on peut leur donner envie de revenir voter qu'est-ce qui les préoccupe exactement et quelles propositions on fait par rapport à ça et je sens que là-dessus c'est assez inaudible sauf si on est vraiment des initiés et je vois donc des écuries politiques qui continuent à être dans une espèce d'ambition personnelle et ça m'agouille et voilà ça me désole moi je suis propre d'enseignement moral et civique j'essaie d'apprendre les liens au diamant tous les ans toutes les années toutes les semaines qu'est-ce que c'est que la citoyenneté et j'ai en face de moi des gens qui ne montrent pas grand-chose

13:29
Invité

merci Olivier pour votre intervention Adélie et Zulfi Carpazic et il a raison chacun arrive à la télévision des hommes politiques en disant d'abord je voudrais dire que l'abstention est un problème mais l'abstention n'a jamais été réglée au final

13:43
Locuteur non identifié

je suis ravie que votre éditeur aborde cette question parce que c'est vrai qu'on a un peu vite balayé hier on a très peu parlé en fait pire schéma hors Covid pour dire les choses rapidement exactement moins 5 points de participation et en plus très peu de rebonds dans le trou de tour dans les 6% des communes qui votaient hier donc il faut s'interroger sur les raisons de cette abstention qui gagne maintenant l'échelon local même si l'échelon local on l'a dit et redit demeure un peu préservée cette crise du politique le maire reste d'après les enquêtes l'élu qui suscite encore une confiance majoritaire chez les français mais on voit bien que il y a cette mise à distance du politique qui a été renforcée qu'on observe depuis 30 ans et qui a été renforcée notamment par la crise politique depuis la dissolution de 2024 et la valse des premiers ministres etc on voit bien qu'elle vient aujourd'hui toucher aussi l'échelon local sans doute aussi parce que ce qu'on peut appeler la crise de résultats la difficulté ou en tout cas la prise de conscience par les français que finalement le politique ne peut pas forcément changer sa vie quotidienne elle commence aussi à transparaître dans l'échelon local et c'est vrai qu'on a vu dans cette campagne pour rejoindre ce que disait votre auditeur on a très peu parlé du fond on a très peu parlé des programmes et y compris dans notre deux tours on était sur des promesses des candidats qui n'étaient pas des promesses de changement de vie on était sur ma promesse à moi à Rachida Tati c'est l'alternance ma promesse à moi à Emmanuel Grégoire c'est un front anti-droite et donc je comprends que les électeurs ça ne les fasse pas rêver

15:04
Invité

et on l'a déjà répété d'ailleurs au moment du premier tour Blanche Léridon mais si on regarde du côté du Rassemblement National et du côté de la France Insoumise notamment deux campagnes qui étaient beaucoup plus nationales même que celle de LR et celle du Parti Socialiste

15:16
Locuteur non identifié

oui effectivement et je retiens dans la question la remarque d'Olivier cette notion de tamboule politicienne qui effectivement selon moi caractérise de manière très très juste la façon dont les débats ont été menés tout particulièrement pendant l'entre-deux-tours où il a été énormément question de fusion est-ce que c'est une fusion technique est-ce que c'est une fusion programmatique et l'immense paradoxe c'est qu'on parlait de fusion programmatique et à aucun moment on parlait du programme en question et ça c'est quand même un tout petit peu embêtant nous à l'Institut Montaigne depuis quelques semaines maintenant on documentait et on venait chiffrer et tester la faisabilité des propositions qui étaient formulées par les candidats dans les douze premières villes du pays et c'est vrai qu'on se rend compte que sur cette dimension programmatique là il y avait quand même très peu d'écho alors il y a eu des débats heureusement l'entre-deux-tours a permis d'échanger sur le fond des projets mais en réalité c'est parce qu'on a retenu des débats on a plutôt retenu une campagne extraordinairement polarisée avec beaucoup d'invectives ou au-delà de proposer l'alternance à Paris c'était quand même et d'ailleurs Madame Dati a reproché une campagne avec des attaques très violentes à son égard mais je crois que ça vaut à peu près dans tous les camps je relevais un petit peu la façon dont on a qualifié l'adversaire c'est intéressant et c'est le marqueur pour moi d'une bascule dans une polarisation politique qui auparavant n'était pas aussi présente au niveau municipal où on parle d'alliance de la honte d'alliance contre nature d'un front de la honte que ce soit à Lyon à Toulouse ou à Nantes moi j'ai beaucoup suivi la campagne toulousaine il y avait les hommages aux victimes des attentats de Mohamed Merah en milieu de semaine dernière où des élus notamment du parti socialiste se faisaient huer insulter on est rentré dans un niveau de polarisation dans cette campagne municipale qui est assez à ma connaissance inédit pour ce scrutin-là et qui effectivement a pu susciter nourrir cette défiance d'une certaine partie de l'électorat à l'égard d'un scrutin qui pourtant était prémuni contre ces phénomènes-là jusqu'à présent

17:09
Invité

Maxence et puis un message de Marie-Angèle toujours sur le même sujet c'est vrai

17:14
Locuteur non identifié

c'était soit vous étiez fasciste soit vous étiez antisémite à peu près c'était le rejet pour seul projet pendant cette entre-deux-tours c'est vrai que ça ressemblait un peu à un entre-deux-tours de la présidentielle avec une radicalité très forte

17:26
Invité

mais c'est peut-être en ça que c'est un laboratoire de la présidentielle pas tant sur le fond que sur cette forme-là justement comment on se parle

17:31
Locuteur non identifié

y compris à ce moment-là et puis un nombre de menaces d'insultes et de violences à l'égard des élus il fallait voir hier soir le maire de Creil qui a perdu qui se faisait insulter dans la rue jusqu'à sa voiture il fallait voir le maire du Blanc-Ménil tout aussi hué et menacé avec la police municipale qui est venue l'escorter en sortant de sa mairie ces images-là dans des mairies de 10, 15, 20 000 habitants n'existaient pas donc cette violence évidemment donne pas forcément envie de suivre ses aventures et d'aller voter et en plus quels résultats ont eu nos politiques depuis 2024 quasiment nuls ce sont nos années blanches qui s'enchaînent 2025 et 2026 je ne sais pas quel projet de loi qui transformeront la vie des français sera adopté mais quelle est la capacité des politiques aujourd'hui à changer la vie des gens je pense que beaucoup doutent et Olivier a raison de douter Benjamin Morel oui alors je veux bien que les politiques aient beaucoup de tort mais je dirais que parfois les électeurs doivent également se regarder dans leur miroir c'est-à-dire que quand vous regardez aujourd'hui les électeurs de gauche ils veulent en effet que la politique avance par contre pas avec le centre puis pas non plus avec le RN les électeurs du centre ils veulent bien des alliances mais par contre pas avec la gauche et puis encore moins avec le RN quant aux électeurs RN ils ont gagné et donc à partir de là ils gouverneront tout seuls donc le clivage de l'électorat qui se retrouve dans la tête des électeurs ensuite les politiques sont des animaux rationnels si vous voulez quand leurs électeurs disent faites pas d'alliances ils n'en font pas et là il y a un sujet sur les élections municipales idem c'est-à-dire qu'en effet je rejoins tout à fait ce qui a été dit on n'a pas parlé beaucoup du fond et en même temps les jeunes notamment qui sont peu allés voter ne lisent pas la PQR et sur les réseaux sociaux ils ne sont pas nécessairement informés sur la vie politique locale on a un désert vous savez moi je fais beaucoup d'associations départementales des maires de France et quand je discute avec les maires ils sont souvent désespérés ils se disent mais on aimerait bien s'adresser aux jeunes on a fait un compte Twitter personne ne le suit on parle de la PQR les jeunes ne lisent pas comment est-ce qu'on s'adresse à eux alors qu'on a des propositions qu'on a un bilan qu'on a un programme et donc il y a un problème beaucoup plus large et certes les électeurs sont un peu les victimes de cette situation là mais il faut également parvenir à s'investir et à s'informer pour faire vivre cette vie politique municipale

19:42
Invité

la question est pour vous celle de Marie-Angèle Adelaide Zulfi-Karpazik Madame la sondeuse l'abstention ne profite-t-elle pas à certains courants politiques dont les électeurs en particulier seniors se déplacent en plus grand nombre donc en gros est-ce que de plus en plus ce sont les seniors qui font l'élection ce qui rejoint un petit peu ce que disait Benjamin Morel

19:59
Locuteur non identifié

sauf en 2020 Oui je pense que j'allais dire alors je pense que déjà il faut on est là sur des scrutins sur des scrutins locaux donc il y a eu 35 000 scrutins c'est presque autant de configurations et donc on sait structurellement effectivement la participation elle a des caractéristiques qu'on retrouve élection après élection avec une sociologie particulière effectivement la participation progresse avec l'âge même si effectivement aujourd'hui un jeune d'aujourd'hui vote moins qu'un jeune d'avant et voilà il y a aussi un effet générationnel qui vient il y a des enjeux aussi de on va dire d'intégration dans la vie sociale c'est comme ça qu'on le caractérisait à l'époque dans les années 60-70 quand on travaillait sur l'abstention je me réfère aux travaux d'Alain Lancelot l'intégration dans la société est aussi un facteur plus j'ai fait d'études plus je suis actif plus je suis informé etc plus je vote donc ça c'est des caractéristiques structurantes que l'on retrouve et effectivement en 2020 d'ailleurs on l'a assez peu dit l'une des composantes de la vague verte c'était le fait que il y a eu en proportion dans les grandes métropoles beaucoup moins de seniors qui sont allés voter beaucoup plus d'électeurs jeunes de gauche urbain qui ont porté les verts mais ensuite on a vraiment vu notamment dans ce centre de Tours des configurations très différentes selon l'offre politique encore une fois je pense au cas de Clermont-Ferrand qu'on a évoqué tout à l'heure où il y a eu une remobilisation entre le Tours d'une partie de l'électorat LR et Rennes pour faire barrage LFI donc c'est vraiment une géométrie variable il n'y a pas un électorat ou en tout cas un réservoir pour un parti en particulier on est en train de parler

21:22
Invité

du deuxième tour de ces élections municipales et où il nous emmène ce soir au Téléphone avec Adelaide Zulfi-Karpazic que vous venez d'entendre avec Blanche Léridon avec Benjamin Morel avec Maxence Lambrec

21:32
Présentateur

France Inter le 18-20 01-45-24-7000

21:39
Invité

et avec vous Jacques vous êtes le bienvenu bonsoir

21:41
Auditeur

oui bonsoir on vous écoute écoutez moi je me posais des questions sur le lendemain des élections municipales puisque maintenant on va aborder les élections des hommes présidentielles et tous ces partis politiques ces formations politiques qui doivent se positionner pour les prochaines élections en fait je me rends compte qu'ils ont tous des points communs et qu'ils devraient s'allier ensemble alors c'est quoi le point commun ?

c'est ils ne veulent pas de LFI ils ne veulent pas de rassemblement national alors ils n'ont qu'à faire quelque chose tous ensemble et d'avoir un projet commun parce que c'est quand même deux points communs qui sont quand même très importants alors en fait ce sont des politiques alors ils doivent faire quelque chose sinon au deuxième tour il n'y a aucun d'eux qui sera là alors qu'ils fassent quelque chose maintenant parce qu'il ne reste plus que 10 mois pour fabriquer quelque chose qu'ils fassent quelque chose ensemble

22:45
Invité

Jacques merci beaucoup beaucoup d'auditeurs on a déjà beaucoup parlé c'est de se rassembler dans cet endroit là en enlevant tous les extrêmes on leur souhaite bonne chance Blanche Lérideau mais je me demandais si ce qu'est en train de décrire Jacques et pas l'espèce de cas particulier de Strasbourg en fait qui est vraiment un cas très particulier je parle sous votre contrôle à tous surtout vous Maxence mais il n'y en a pas deux des cas Strasbourg on va le rappeler Catherine Trottmann qui gagne étiquette PS mais elle gagne sans les insoumis sans les insoumis avec un ralliement qui est plutôt un ralliement de la droite

23:20
Locuteur non identifié

exactement alors c'est vrai que ce que décrit les contours de la coalition que décrit Jacques c'est une espèce de front républicain très élargi avec une espèce de cordon sanitaire qui serait appliqué non plus seulement au Rassemblement National et aussi à la France Insoumise mais heureusement les choses sont un petit peu plus compliquées que ça et ce bloc homogène qui aurait ces deux ennemis irréductibles en partage il n'existe pas de manière aussi tranchée et d'ailleurs on a bien vu qu'il y avait eu cette recherche de compromis et de coalitions qui s'étaient forgées un petit peu selon ce périmètre à géométrie variable ces derniers mois à l'Assemblée Nationale et on a assisté à l'impuissance de cette coalition-là à émerger et puis encore une fois il faut voir il y a quand même on va y revenir je pense mais aussi bien du côté du Rassemblement National que de la France Insoumise une progression malgré tout dans un certain nombre de territoire un électorat qui précédemment ne votait pas nécessairement pour eux mais qui a quand même voté pour le RN je pense notamment à un certain nombre de villes moyennes qui ont basculé au Rassemblement National comme Carcassonne comme Orange comme Menton comme Castre tout ça n'est pas

24:27
Invité

70 villes pour dire le chiffre c'est quand même combien ? 57 ont plus de 3500 habitants là aussi je parle

24:33
Locuteur non identifié

sur votre contrôle 55 de plus de 3500 dont 38 au second tour après 17 au premier

24:40
Invité

et 3 121 conseillers municipaux c'est extrêmement important ce sont des grands électeurs donc ça pèse sur la politique nationale

24:44
Locuteur non identifié

qui viendront nourrir les rangs donc des électeurs qui voteront pour les sénatoriels de septembre et on sait que c'est ça aussi qui est en ligne de mire pour le Rassemblement National c'est la capacité à avoir un groupe parlementaire au Sénat il leur manque 6 sénateurs pour l'obtenir et donc de s'inscrire durablement dans le paysage politique national via la Chambre Haut donc c'est vrai que là il faut être très conscient aussi de cet élargissement de l'assiette entre guillemets électorale à la fois côté insoumis et Rassemblement National qui fait que tout ce qui est au milieu n'est pas d'une forme homogène et stable mais qu'en réalité on a vu et puis on voit aussi un certain nombre de maires Rassemblement National reconduit on l'a vu à Perpignan dès le premier tour avec Louis Alliot on l'a vu à Fréjus on l'a vu à Hénin-Beaumont et encore une fois la France Insoumise aussi a quand même quelques victoires on pense à Roubaix remportée au second tour qui fait partie des trophées du parti à Saint-Denis remportée dès le premier tour donc on voit qu'il y a quand même une progression aussi de ces deux parties dans l'électorat qui rend l'alliance avec tout ce qu'il y aurait entre les deux à mon sens quand même un peu un peu périlleuse à ce stade

25:53
Invité

la question que je me pose Blanche Léridon parlait de délargissement de l'assiette ce qui est effectivement une réalité Adélie de Zulfi Carpazic mais en même temps est-ce qu'on n'a pas l'impression que chacun reste dans ses zones ce que je veux dire c'est que les grandes villes appartiennent toujours au PS les moyennes villes zones plutôt périurbaines etc sont toutes enfin toutes n'exagérons rien sont dans l'escarcelle de LR et puis ensuite il y a effectivement les banlieues donc effectivement l'assiette s'élargit mais chacun est toujours dans son couloir et on a l'impression exactement et qu'il n'y en a pas un qui arrive à empiéter sur le territoire de l'autre finalement

26:27
Locuteur non identifié

sur le couloir de l'autre moi j'ai trouvé parce qu'on s'est beaucoup posé la question depuis hier de qui a gagné tout le monde se revendique et en fait je pense que chacun peut se revendiquer gagnant dans une certaine France et on voit effectivement ça vient dessiner une géographie électorale assez particulière celle des grandes villes qui est détenue surtout par le PS celle des villes moyennes surtout détenues par LR qui quand même maintient son implantation les petites villes et le rural où le RN le Rassemblement National pardon poursuit sa dynamique et puis on voit de plus en plus un vote dans les banlieues à la faveur de la France insoumise donc on a effectivement cette espèce de morcellement qui est assez frappant et qui dessine une géographie électorale qui sera intéressante dans la perspective de 2027 et je voulais juste revenir sur la question de Jacques que je trouve intéressante elle m'a fait penser à quelque chose et sans vouloir faire offense cette idée d'avoir un espèce d'arc républicain qui mettrait de côté les extrêmes et qui prendrait le meilleur des deux mondes c'était un peu l'idée originelle du macronisme qui était je prends le meilleur de la droite et de la gauche on a vu que ça n'avait pas fonctionné et surtout je rejoins ce que disait Benjamin Morel tout à l'heure en réalité les électeurs c'est pas ce qu'ils souhaitent nous on a posé la question dans une enquête Ipsos BVA pour nos partenaires de France Inter et de toutes les stations de la radio publique hier au soir du second tour on a posé la question de savoir quelle configuration souhaitaient les électeurs pour la présidentielle 2027 alors on a d'un côté des électeurs de gauche qui nous disent ce serait bien dans un monde idéal c'est du pragmatisme pur je pense c'est de la lucidité qu'on arrive à avoir une candidature unique si on veut si on va avoir une chance que la gauche figure au second tour mais en fait on est absolument certain que ça sera impossible et surtout quand on leur demande qui pour l'incarner chacun voit en fonction de sa chapelle son poulain etc donc il n'y a pas d'entente entre les électeurs en réalité et il reste effectivement

28:08
Invité

dans son couloir ça veut dire qu'on ne vote pas je prends ces villoisers on ne vote pas pareil à Carcassonne et à Nîmes et du coup la manière de faire une union même en vue de présidentielle où normalement Nîmes et Carcassonne sont dans le même bain tout ça semble extrêmement difficile Benjamin Morel mais on parle de la gauche pour ça est-ce qu'on ne peut pas faire le même calcul pour la droite au fond ?

28:25
Locuteur non identifié

Oui alors la droite a eu la chance d'avoir des valeurs qui pouvaient se coupler avec ses intérêts c'est-à-dire que les alliances RN LR n'ont pas été nécessaires à LR pour garder ces villes parce que comme vous l'avez bien dit les villes moyennes vous avez des LR qui sont talonnés par le RN là où dans les grandes villes vous avez plutôt des socialistes qui sont talonnés par les insoumis après il ne faut pas oublier qu'également il y a eu un vote souterrain dans 68% des communes il n'y avait qu'une seule liste et c'est quand même les terres d'élection du Rassemblement National on parlait tout à l'heure des sénatoriales c'est aux sénatoriales qu'on comptera vraiment les grands électeurs et qui votent quoi ?

Dans ces communes qu'est-ce qu'ils vont faire les grands électeurs ? Est-ce que vraiment c'est l'électorat traditionnel de LR ou pas ? Et donc on a probablement un RN qui est monté de façon quelque peu souterraine et demain des sénateurs LR qui pour l'instant ont les valeurs de leurs intérêts ils disent moi jamais d'alliance avec le RN sauf que demain quand une partie substantielle de votre collège électoral est composée de grands électeurs proches du Rassemblement National est-ce qu'une telle ligne sera facile à gagner et à jouer ?

On mesurera la montée du RN au Sénat au nombre de sénateurs mais il faudra également la mesurer au nombre de sénateurs LR dont la survie dépendra de grands électeurs qui eux seront au Rassemblement National

29:40
Invité

Ça veut dire Maxence Lambrec parce qu'on a bien vu hier soir en voyant les réactions des politiques enfin il y a ceux qui effectivement sont encore dans un ni LFI ni RN et il n'en est pas question mais enfin on a entendu aussi Laurent Wauquiez qui lui a une perspective d'alliance à droite qui peut aller jusqu'à reconquête y compris mais sans le RN à l'intérieur ça devient compliqué par ailleurs de trouver la perle rare on voit bien combien sont déjà prêts de toute façon à partir sans passer par la casse primaire s'il le faut j'ai l'impression que l'embrouillat mini si j'ose dire à droite est à peu près aussi violent que l'embrouillat mini à gauche et encore que peut-être même pire d'ailleurs parce qu'au moins à gauche on peut se dire qu'il y a une tendance élèveiste une tendance plus PS qui on ne met pas tout le monde d'accord mais enfin en tout cas est plus claire à voir

30:26
Locuteur non identifié

oui c'est sûr c'est que là jusqu'à l'été chacun va essayer d'apparaître le plus déterminé possible le plus crédible possible Gabriel Attal sera demain dans ce studio pour une interview pour lancer une initiative mais l'idée c'est de partir en campagne présidentielle avec un livre le mois prochain et Laurent Wauquiez quand il parle de reconquête de Sarah Knafo il fait la différence entre reconquête et le RN sur l'économique et le social c'est un programme de gauche

30:52
Invité

le programme du RN

30:53
Locuteur non identifié

alors que Sarah Knafo est une bonne libérale donc ça passe c'est dans mon champ ensuite il faudra voir à quel point les députés les élus qui ont été élus hier vont aussi faire pression vers cette candidature unique moi je je ne perçois pas non plus une détermination si forte de Gabriel Attal de Bruno Retailleau d'Edouard Philippe je pense que chacun a bien conscience du paysage et je pense que tout ça ils ont besoin de montrer cette détermination aujourd'hui mais j'imagine volontiers l'un et l'autre se désister se rallier discuter c'est pas un monde qui ne se parle pas tout ce monde là ne cesse de se voir et les échanges sont quand même relativement forts et si à la base j'ai envie de dire à la fois les électeurs et les grands élus qui craignent pour les législatives derrière font pression il y aura peut-être un effet ça ne sera pas là ça ne sera pas avant l'été mais peut-être à l'automne pardon allez-y pour rebondir sur ce que disait Maxence Lambrec les électeurs de la droite et du centre appellent de leur vœu une candidature unique pour pour 2027 sans doute des tribunes il n'y croit pas 71% entre eux

32:06
Invité

c'est une grande lucidité évidemment de la part des électeurs nous avons cette remarque de Michel qui dit bonsoir Mickaël pardon comment expliquez-vous la déroute écolo alors que l'échelon municipal me paraît le plus à même de mettre en place des projets de façon très concrète

32:23
Locuteur non identifié

après les écologistes gardent la vague verte évidemment n'est pas ce qu'elle était en revanche l'écologie a intégré quasiment toutes les intercommunalités de France et donc au fond oui Lyon Grenoble reste écolo et Poitiers Besançois Strasbourg tombe mais au fond cette vague de fonds sur les mobilités l'urbanisme reste et tout ce qui a été décidé dans ces six dernières années à Lyon par exemple tout est quasiment écrit c'est-à-dire que ce virage écologique globalement les villes et les intercommunalités

32:57
Invité

l'ont pris c'est ça

32:59
Locuteur non identifié

et nous dans l'analyse qu'on avait fait des programmes notamment à Paris y compris une candidate comme Sarah Knafo remettait très peu en cause alors il y avait des choses sur le coût du place de stationnement etc mais on ne remettait pas en cause on ne rouvrait pas les voies sur berge c'est ça que vous voulez dire il y a un nouvel aménagement mais qui était un tout petit peu onéreux donc je pense qu'il n'aurait pas pu voir le jour mais c'est vrai que maintenant c'est intégré

33:17
Invité

il s'agissait de couvrir en fait pour pouvoir laisser passer les voitures au-dessus c'était un tout petit peu onéreux

33:23
Locuteur non identifié

plusieurs centaines de millions d'euros et des travaux qui auraient été sûrement un peu long mais peut-être juste pour revenir à cette question des alliances union des droites etc il y a quand même une voix un peu singulière dans l'après-midi depuis Budapest qui est celle de Marine Le Pen alors là Olivier va nous reprocher encore de revenir dans de la tambouille politicienne mais qui elle dit je ne veux pas ouvrir tendre la main à la droite et là c'est une espèce de désaveu quand même à l'égard de Jordan Bardella elle dit moi je m'adresse à tous les français c'est pas de droite pas de gauche moi je veux réunir tous les français et donc là il y a quand même et là je rejoins Maxence Lambret que les choses vont se dégager à l'été parce qu'on connaîtra le sort de Marine Le Pen et on saura qui de Marine Le Pen ou Jordan Bardella mènera le rassemblement national à la présidentielle mais il y a quand même une différence majeure de stratégie avec l'un qui tend la main à la droite et on voit ce que ça a donné parce que je crois qu'il y a eu à peine trois alliances formelles entre le rassemblement national et les LR à Reims à Draguignan et puis et les LR ont été exclues en plus et donc de voir est-ce que cette stratégie-là va se maintenir en dépit de son inefficacité en tout cas dans le contexte des municipales ou si cette stratégie un peu plus œcuménique d'un appel à tous les français une posture un peu gaullienne telle qu'elle se revendique sera celle qui sera privilégiée par le parti

34:38
Invité

Justement quand même je trouve qu'on a passé très vite quand même sur les verts parce que je comprends ce que vous dites en effet ce qui a été fait ces six dernières années ne va pas être décousu dans la foulée mais de fait il y en a un certain nombre qui perdent leur mairie ça dit quand même

34:52
Locuteur non identifié

quelque chose ça non ça dit rien ça dit deux choses ça dit quand même on en a parlé tout à l'heure très rapidement c'était des victoires en partie en trompe-l'œil encore une fois on l'a très peu commenté en 2020 mais vraiment porté par une participation différentielle avec vraiment une chute de participation des seniors je rappelle quand même que le premier tour de 2020 avait lieu à la veille de l'annonce du confinement et l'autre chose c'est quand même il y a quand même il faut quand même le dire un bilan qui est critiqué par une partie des administrés des villes de maires écologistes je pense à toute une série d'enquêtes qu'on a réalisées pour les titres du groupe Ebra dans les villes de l'Est de la France Annecy Strasbourg Grenoble Lyon et Besançon dans l'ensemble de ces villes quand on interrogeait les habitants sur le bilan des maires sortants là où 70% des français en moyenne sont satisfaits du bilan de leurs maires sortants là on était à moins d'un sur deux avec des critiques notamment marquées sur les questions de circulation il y a quand même un sujet de bilan des maires sortants écologistes

35:47
Invité

il nous reste très peu de temps Jean-Marie Morel je voudrais juste vous signaler la remarque de Jean-Marie sur Whatsapp qui dit le principal problème c'est la présidentielle l'élection qui rend tout le monde fou si on commençait par une législative alors avec de la proportionnelle dit-il on pourrait peser sur chaque poser ouvrir des discussions qui seraient autres qu'est-ce qu'en dit le constitutionnaliste

36:04
Locuteur non identifié

le constitutionnaliste il dit que probablement en effet ça pourrait être une bonne idée mais on part du principe que lors des prochaines élections présidentielles celui qui gagnera aura une majorité absolue et que tous les problèmes seront réglés

36:14
Invité

croyez-vous qu'on part encore de ce principe-là ?

36:16
Locuteur non identifié

il ne va pas falloir parce qu'actuellement c'est quand même pas ce qu'il y a de plus probable et vous pouvez avoir une élection présidentielle avec des présidents qui porteront un programme législatif alors qu'ils n'ont aucun moyen de faire passer une loi au parlement s'ils n'ont pas de majorité et derrière des élections législatives qui donneront une assemblée nationale peut-être pas si différente que celle que l'on connaît déjà donc il va falloir commencer à apprendre à travailler ensemble et à franchir les murs des blocs et ça c'est un apprentissage démocratique qui va être dur on l'a dit pour les politiques mais également dur pour les français j'ai l'impression qu'on dit ça

36:47
Invité

depuis les élections législatives dernières on n'a pas fini de l'avoir cette discussion exactement merci beaucoup les amis merci à tous pour vos nombreuses questions les petits bateaux c'est Denis

36:58
Locuteur non identifié

Denis est-ce qu'il existe un tour de magie pour faire disparaître mon frère ?

37:03
Invité

la question est géniale et bien Denis oui reste à l'écoute allez dans une minute

Municipales : les enseignements du scrutin · Pourquijevote