Emmanuel Grégoire : conférence de presse du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale - 29/04/2025
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Chapitres
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Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel GrégoireChiffre
« Le désert médical concerne 8 millions de personnes aujourd'hui en France. »
- 5:30Emmanuel GrégoireFait
« Les gardiens sont les premières victimes de l'état lamentable des prisons. »
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Bon, bonjour à tous. Quelques petits sujets. D'abord pour pour ma part, je voudrais évoquer la rencontre que nous avons eu en milieu de matinée avec un certain nombre de membres de la famille d'Abouakar Sissé.
Personne, ce jeune fidèle décédé assassiné. vous dire que évidemment le groupe socialiste dans son ensemble souhaite apporter son soutien à la famille de la personne décédée. Deuxièmement, Olivier Fort, Fatia Kello Arthur de la Porte et moi-même avons participé à à cette rencontre et que Boris Valot ce matin en conférence des présidents avait apporté son soutien à une minute de silence en ouverture de nos travaux cet après-midi en séance plinière.
Il n'a pas été donné à ce stade de suite favorable à cette proposition. Nous le regrettons profondément et Boris Vallot a entrepris des démarches en faire en sorte que cette incongruité, pour ne pas dire cette faute morale, soit corrigée d'ici l'ouverture de nos travaux au moment où commenceront les questions d'actualité. Nous ne voulons pas tomber dans un débat sémantique, mais il est incontestable que nous avons considéré que le les interventions trop tardives, le déplacement trop tardif du ministre de l'intérieur traduisait de sa part un malaise ou en tout cas une forme d'indifférence qui était tout à fait inacceptable.
Je n'ose même pas revenir sur les quelques lapsus et expressions malheureuses qu'il a eu sur les plateaux de de télé et je crois donc que la minute nous pensons donc que la minute de silence s'impose en ouverture de nos travaux cet après-midi et et évidemment on en tiendra compte dans nos expressions cet après-midi. Nous poserons une question d'actualité également sur le sujet. Vous direz également que dans l'actualité de ce jour a lieu enfin une mobilisation des médecins sur la question des déserts médicaux.
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière euh plusieurs mesures d'un cas d'un plan national de lutte contre les déserts médicaux, des annonces sur la formation, sur les stages, sur la solidarité territoriale qui sont demandées et utiles. Mais évidemment, ça reste très incitatif sur la base du volontariat personnel des médecins avec évidemment des compensations financières. Les consultations qui ont été avancées pour exercer de jours par semaine dans les territoires les plus vulnérables ne répondront pas à l'ampleur du problème.
Les zones les moins bien dotées sont rarement à proximité des zones géographiques les mieux dotées et je peux vous le dire vivant moi même dans le Calvados où les déserts médicaux sont plutôt au périphérie du département même si il y en a évidemment quelques-uns aussi en cœur de vie. Il y a urgence à agir puisque le désert médical concerne 8 millions de personnes aujourd'hui en France qui sont démunies, se sentent abandonné, peine à trouver un médecin généraliste ou spécialiste qui évidemment a des conséquences sur l'espérance de vie en bonne santé, sur la capacité de chacune et chacun à avoir accès à un droit fondamental qui est le droit à la santé. Le combat pour les déserts médicaux, c'est un combat vital pour les Français, mais évidemment aussi pour une partie de nos territoires.
Ça reste une urgence et un défi puisque on voit avec la baisse de la proportion de médecin par habitant un nombre décroissant de généralistes qui baisse de 10000 en moins de 10 ans et un vieillissement de la population qui va augmenter la demande. Nous ce que nous portons avec la loi Garo, c'est la pierre angulaire qui est la régulation de l'installation des médecins. La pierre angulaire de toute politique réellement efficace qui permettra d'améliorer durablement la répartition des médecins sur le territoire.
Et c'est d'ailleurs en ce sens qu'elle a été approuvée par une large majorité des députés le 2 avril dernier à l'Assemblée nationale dans un cadre transpartisan. Et donc voilà, on remercie notre collègue socialiste Guillaume Garot pour avoir porté cela avec notamment un vote de l'article 1er de cette proposition de loi qui est une première étape. L'ensemble de la proposition de loi étant examinée les 6 et 7 mai prochain.
Alors, il y a un sujet évidemment la suppression de la majorité la majoration des tarifs pour les patients dépourvues de médecins traitant à l'article 2 qui arrive la première année d'étude en santé dans chaque département à l'article 3, le rétablissement de la permanence des soins à l'article 4 qui ont été adoptés en commission avec une majorité claire et qui devront désormais être adoptés en séance publique. Nous devrons être mobilisés pour cela et j'entends les critiques qui existent. Nous avons toujours été ouverts au débat, mais ce qui est sûr, c'est que aujourd'hui les annonces faites par le premier ministre sont insatisfaisantes et notre mobilisation, l'immobilisation de l'ensemble des députés, de la majorité députés mobilisés pour la régulation médicale continuera ainsi.
Autre polémique dans l'actualité sur laquelle je vais essayer de répondre quelques en quelques instants. Vous savez que le ministre de la justice a annoncé ce lundi à volonté de modifier la loi pour financer le fonctionnement de nos prisons qu'il estime à quasiment 4 milliards d'euros par an. Le populisme pénal, les socialistes y sont toujours opposés.
Euh nous demandons d'abord à la France de faire face avec humilité aux différentes condamnations à l'échelle européenne pour l'état indigne de nos prisons, pour le niveau de surpopulation carcérale qui n'a jamais été aussi élevé avec aujourd'hui au 1er mars un nombre record de 82152 personnes détenues. Et puis évidemment, ça n'a absolument aucun sens de dire qu'on va faire payer les détenus pour revaloriser les gardiens. C'est instrumentalisé, c'est divisé pour mal régner et c'est par ailleurs totalement absurde puisque la responsabilité de la revalorisation des médecins relève de l'État et non pas d'une contribution quelle qu'elle soit des des détenus. rappeler aussi que les gardiens sont les premières victimes de l'état lamentable des prisons et puis finir par dire que rappeler que les détenus indemnise déjà des victimes qu'ils ont été condamnés pour cela.
Il y a des indemnisations au civil que par ailleurs un certain nombre d'entre eux travaillent, ont un pécule qu'ils utilisent pour améliorer avec parfois un peu de nourriture, parfois la télé leur condition carcéral mais que cela évidemment ne peut pas se être remplacé par une contribution générale et imposée d'autant que un certain nombre de détenus n'ont pas les moyens de de payer tout simplement un régime carcéral. Donc c'est une absurdité à toutes les échelles. Des questions du numéro de patron de Ouais.
Alors, j'ai laissé la réponse je regarde dans 3 minutes. OK. Allons-y.
L'audition du nouveau patron de DF demain qui est surition sur Il y a pas de vote sur l'audition sur sa confirmation. Ah ben on va écouter d'abord ce qu'il a ce qu'il a à dire. C'est évidemment une candidature de très belle qualité, mais le groupe attendra d'écouter ses réponses pour prendre une décision définitive nourri par 4h30 de débat très intéressant hier après-midi.
Par exemple, justement, nous dire un là-dessus juste alors ce débat très intéressant. Bah, écoutez, d'abord, on était un peu surpris sur la forme. C'est un sujet absolument majeur, mais 4h30 de débats sans vote et l'absence des députés montre que le format même était contestable.
Le calendrier aussi de ce débat si important l'était tout autant après 2 semaines d'interruption et intercalé entre plein de textes et cetera. Au-delà du sujet de fond sur la politique énergétique, nous avons des interrogations sur l'organisation des débats parlementaires. Les textes se télescopent, les sujets passent l'un après l'autre.
Nous recommençons simplification ce soir. C'est assez décousu et assez difficile de travailler avec sérieux. Elisabeth Pag agenceur, bonjour.
Comment votez-vous ? Comment le groupe vote cet après-midi la loi sur le narcotrafic ? Voteront favorablement.
D'accord. Comme en première lecture. Oui.
Enfin, évidemment vous dire, nous n'adérons pas à l'intégralité des sujets. On a eu l'occasion de l'exprimer à de nombreuses reprises en séance. Nous nous sommes battus sur un certain nombre de sujets, mais il est très clair pour le groupe socialiste que nous voulons uniquement envoyer un message de très grande fermeté et de renforcement des moyens de la police et de la justice sur ce narcotrafic qui, on l'a dit, pollue beaucoup les villes mais pollue énormément aussi les milieux paris urbains et et les milieurs ruraux.
Voilà, on choisi de soutenir sur le passage à la proportionnelle. Est-ce qu'il y a une une opinion commune qui se dégage au sein du groupe ou c'est Alors, d'abord alors je l'exprimerai pas maintenant la position du groupe parce que nous continuons à y travailler. D'abord, c'est un sujet que nous avons travaillé depuis de très nombreuses années et récemment dans un cadre fixé par le Parti socialiste et pas uniquement par les groupes parlementaires depuis plusieurs mois.
D'abord dire notre surprise sur là aussi sur la méthode. Nous avons appris ça aux beautés de pr de coupure de presse. Il n'y avait jusqu'à présent pas eu de contact officiel.
Il y en a désormais eu un. Le premier ministre a eu un échange avec Olivier Fort Boris Valot sur ce sujet. Je n'ai pas connaissance que le rendez-vous soit formellement fixé encore nanmoins une amorce.
C'est un peu bizarre de découvrir dans la presse que des présidents de groupe ou des un certain nombre de représentants de formation politique ont d'ors et déjà été reçus ou le seront euh dans les heures qui viennent sans que un dispositif et une méthode. Donc ce que nous avons convenu, c'est évidemment il sera honoré une proposition de rendez-vous du premier ministre. Nous l'écouterons d'abord sur la méthode et sur le calendrier.
Et ensuite, comme vous le savez, derrière ce mot un peu vague de proportionnel se cache une subtilité immense immense de déclinaison pratique avec différentes hypothèses depuis la la proportionnelle intégrale sur liste nationale, la départementalisation, la régionalisation. Nous avons plein de de variantes. Donc on va écouter et la méthode et le calendrier qu'envisage le premier ministre.
Et deuxièmement, nous ferons des propositions par une contribution précise euh qui émanera des deux groupes parlementaires. Et dernier point quand même que je voudrais évoquer, c'est que dans la grande densité des sujets qui sont à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, deuxièmement, d'un certain nombre de sujets majeurs dont je le redis au passage, nous avons là aussi découvert dans la presse la portée des 3 milliards d'économies euh imposées en régulation infraannuelle dont personne n'a jamais débattu et cetera. Ce qui pose là aussi des questions de méthode sur lesquelles nous reviendrons lors des questions d'actualité.
Et bien, je ne vois pas très bien dans quel calendrier cette réforme électorale s'inscrirait. Et donc, on peut avoir des doutes sur la sincérité de la démarche ou est-ce que c'est un clin d'œil de plus à des formations politiques qui sont historiquement pas insensibles ? Oui, bonjour Rob Richard pour le monde.
Vous avez parlé de la densité des textes. Justement, quelle est votre position sur le fait de siéger le deux ? le 9 mai.
Bah ça été, moi j'ai pas de position puisque la position a été prise que nous ne siègeons pas le 2 et le 9 mai. Moi je vais vous dire je serai à Paris le 2 et 9 mai si on siit là si en l'occurrence cette décision n'a été prise de ne pas siéger. Je pense que c'est pas illogique de ne pas siéger le 2 et le 9 et le 9 mai.
Mais mais ça montre encore une fois une grande confusion sur sur les arbitrages et surtout au-delà des jours où on siège puisque évoqué l'hypothèse que nous puissions siéger les vendredis et les weekends jusqu'à la fin de la session ordinaire. C'est surtout quel texte ils seront ils seront inscrits. Il y a une quantité de textes dont l'urgence ne nous paraît pas dans la liste des hiérarchies évidente.
Je me permets à titre personnel à situer par exemple la réforme de l'audiovisuel public dont la maturité me paraît pas tout à fait acquise. Il y a plein de textes qui ne passeront pas tous. On a besoin d'avoir un travail de fond et une visibilité sur les sujets sur lesquels on travaillerait.
Et je le dis encore qu'on passe que ce soit les textes en examen et cetera, nous avons tous les textes et tous les amendements parfois dans les heures qui précèdent les réunions où nous devons prendre des décisions importantes, c'est-à-dire voter en commission ou en sciences publiques. C'est pas très confortable et je trouve ça donne pas beaucoup de crédibilité à la délibération démocratique. Merci à tous.
Ok.
Bruno Retailleau