Rejet du CETA : coup de chaud au Sénat !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le gouvernement est obligé de transmettre le texte à l'Assemblée nationale d'ici le 30 mai ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement peut-il retirer le texte pour éviter son examen avant les européennes ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi Bruno Retailleau a-t-il actionné l'article 38 ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Le déficit à 5,6 % est-il une gestion calamiteuse ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Où chercher les économies budgétaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00ArnaudFait
« Le CTA est largement rejeté par l'alliance de circonstances entre les LR, les communistes et la gauche. »
- 9:00ArnaudChiffre
« Le déficit public pour 2023 devrait largement dépasser les 4,9 % du PIB visé par le gouvernement. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] et avec nous le retour du il a le couple exécutif et il y a le couple du vendredi bonjour bonjour rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire et Benjamin Morel constitutionnaliste merci d'être là Benjamin on parlera avec vous du rejet du CA par le Sénat on savait le texte politiquement clivant mais la séance a été explosive une alliance entre les républicains et les communistes a fait exploser la majorité sénatoriale a provoqué la colère descentrri des macronistes on va évidemment y revenir avec vous Mathias alerte sur les dépenses publiques et oui alerte tout rouge he va falloir faire très très attention en tout cas on sait que Jean-François Husson sera là pour pour vérifier que tout va bien ouais c'est rapporteur général du budget opération vérité c'est ce qu'il a fait hier à ber on en parle dans quelques instants d'abord on regarde l'actualité dans nos régions et l'actualité dans nos régions aujourd'hui on va à l'Alpe Duz en iszer retrouver Clément Berté bonjour Clément merci beaucoup d'être avec nous sur ce très beau paysage derrière vous Clément journaliste culture et loisir au Dauphiné Libéré Clément vous êtes à l'Alpe duuise où se tient un grand festival de musique électro le torolland oui exactement c'est un festival de musique électro qui existe depuis 2019 à l'Alpe dues il y a eu une pause pendant le covid on a la 4e édition cette année et il réunit à peu près 22000 spectateurs sal 50 % de Français 50 % de d'international c'est un petit peu le le la polémique on y reviendra après c'est un festival de musique électro qui réunit des personnes pas forcément très jeunes puisque la moyenne d'âge c'est de 32 ans contrairement à des festivals habituellement et et il se passe dans toute la station vous voyez derrière moi les montagnes il y a à peu près 10 scènes qui sont réparties de 3300 m d'altitude jusqu'au bas de la station en centrreeville et alors vous nous parliez de polémique ça fait pas que des heureux ce rassemblement à l'Alpe duise Clément 22000 personnes dans les montagnes vous imaginez bien qu'il y a quelques opposants pour l'instant ils sont se font entendre c'est assez raisonnable he il y a une manifestation il y a une semaine il y a eu 40 personnes il y a eu quelques tags également les les les les écologistes tentent également de de prendre un petit peu le le sujet à bras le corp euh voilà le festival lui se se défend il répond à toutes à toutes les attaques il met en place une étude pour estimer son bilan carbone parce que pour l'instant c'est un peu la problématique on sait pas en fait on sait pas le les nuisances exactes que ça que ça apporte sur sur la la faune on sait pas exactement les nuisances que ça apporte sur sur l'environnement donc c'est c'est vraiment ça le le problème donc là il y a une étude qui est en cours je pense qu'on on aura les conclusions à peu près l'année prochaine et d'ici là le festival met en place des actions un petit peu comme tous les autres festival pour tenter de réduire cette empreinte carbone même si on le sait dans les festivals la principale probl problématique c'est le le déplacement des des festivaliers et là certains viennent de loin puisque donc il y a à peu près 50 % de Français mais ensuite on trouve les Américains les Belges les Allemands merci Clément merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis l'Alpe dues merci on l' une du Dauphiné c'est Didier Deschamps Didier Deschamps qui répond aux questions du Dauphiné j'ai déjà l'équipe en tête pour l'Euro dit le sélectionneur de l'équipe de France merci beaucoup merci Clément Berté d'avoir été avec nous bonne journée bonne journée à vous on passe à l'actualité du Sénat elle était chargé hier on va commencer par ce qui s'est passé en séance sujet clivant mais la séance a été plus agité que prévu les sénateurs ont rejeté le CA mais non sans coup d'éclat et division de la majorité sénatoriale récit de cette séance avec Jonathan du priaz la séance sur le CTA avait pourtant bien commencé vision contre vision les sénateurs se succèdent à la tribune dans une ambiance cordiale mais tout bascule dans l'après-midi lorsque le patron des sénateurs droite Bruno retill invoque l'article 38 du Règlement du Sénat il permet de limiter le nombre d'orateurs Bruno reeto veut ainsi s'assurer que l'examen du CTA pourra aller jusqu'au vote dans les 4 heures de temps imparti on le voit bien depuis ce matin il y a une volonté d'obstruction qui est manifeste les uns et les autres les uns et les autres on pu s'exprimer on entend d'ailleurs revenir comme sur un disque rayé à chaque fois les mêmes arguments donc je soumets donc et vous allez soumettre si vous le voulez bien monsieur le Président au voix l'application de notre article 38 cette manœuvre exaspère le président du groupe Les Indépendants Claude maluret favorable au CA d'accord je croyais qu'on avait tout le temps on nous a expliqué qu'on avait tout le temps je je comprends pas une seconde comment Monsieur retaliot peut parler d'obstruction il n'y a pas eu la moindre manœuvre d'obstruction il y a eu des orateurs qui sont succédés ils ont parfaitement le droit de le faire ils ont encore une heure pour le faire les centristes montent au créneau eux aussi traditionnellement alliés de LR il s'oppose frontalement à la droite qui souhaite rejeter le texte avec le soutien de la gauche et des communistes puisque tout est fait pour que le vote soit organisé avec une certaine tendance le plus simple c'est que on vous laisse entre vous moi je demandé à mes collègues de sortir puisquon ne peut plus parler et puis comme ça vous pourrez continuer tant que vous voulez merci un incident de séance rarissime Claude maluret sort à son tour comme le disait Maurice Clavel à l'époque messieurs les censeurs bonsoir in extrémis à 2 minutes de la fin de la séance le CTA est largement rejeté par l'alliance de circonstances entre les LR les communistes et la gauche mais l'incident entre la droite et les centristes risque de laisser des traces au Palais du Luxembourg le Sénat n'avait pas connu pareille tension depuis la réforme des retraites en 20 Arnaud est-ce qu'on pouvait s'attendre à de telles tensions on savait qu'il y avait une alliance de circonstances entre les LR et les communistes sur ce rejet du CA mais est-ce qu'on pouvait s'attendre à ce que ça aille jusque là je sais pas je peux pas vous répondre très franchement en l'occurrence mais enfin ce qui est sûr c'est que au-delà de l'incident de séance et au-delà de ce que ça implique pour j'allais dire la cohérence et la cohésion de la majorité sénatoriale ça dit quelque chose sur finalement la crise politique que nous traversons plus global on voit que LR à partir du moment où il décide de s'opposer à la ratification du traité de libre échange du CA prennent j'allais dire quelque part position quant à l'état d'une partie de l'opinion publique sur la question européenne et ça a dit quelque chose aussi sur quand même sur le fond quand on essaie de se projeter un peu sur la difficulté qui va être celle finalement de l'exécutif et et d'Emmanuel Macron de tenir dans un un contexte de tension permanente avec le Parlement quel qu'il soit qu'il s'agisse de l'Assemblée nationale ou du Sénat encore pendant 3 ans parce que c'est si vous voulez ce n'est pas neutre quand même ce vote même si d'aucun il voit d'abord une portée symbolique et ils n'y ont pas tout à fait tort mais c'est que je comprends que le texte va en principe être examiné ensuite à l'Assemblée nationale il va être examiné vraisemblablement à quelques encablures du scrutin européen du 9 juin donc il y a aussi la volonté vraisemblablement du côté des oppositions réunies euh enfin réunies en tout cas de gauche et de LR et à l'Assemblée nationale du rassemblement national vraement qui votera évidemment contre la ratification également comme il l'a fait au Sénat de marquer un coup politique à quelques à quelques à quelques semaines d'une élection européenne où la question évidemment européenne et de j'allais dire du projet européen sera au centre des débats on va on va évidemment revenir sur sur ce que vous avez dit Arnaud mais sur le le processus parce qu'Arnaud on a dit un mot effectivement les députés communistes ont inscrit à l'ordre du jour à l'Assemblée national le 30 mai ce texte Benjamin on a besoin de vos lumière est-ce que le gouvernement est obligé de transmettre le texte à l'Assemblée nationale d'ici là et est-ce que cette séance le 30 mai pourra avoir lieu alors normalement oui c'est-à-dire que dès le moment où un texte est voté dans une chambre il est transmis je dirais à la fois pour des raisons consuelles et coutumières à l'autre chambre donc il y a pas vraiment je pense dans jeu sur ce sujet ensuite il y a une inscription à l'ordre du jour cette inscription à l'ordre du jour bah n'exclut a priori pas la ratification d'un traité on a affaire à un projet de loi qui est déposé proposé par le gouvernement et donc ensuite il s'agit simplement de savoir quand est-ce qu'il passe est-ce que c'est le gouvernement qui le reprend à son compte dans le casre de l'ordre du jour prioritaire sur ces de semaines ou est-ce que c'est un groupe qui décide de le mettre dans sa niche une niche en règle générale n'est possible et utilisable que pour des petits textes mais là en l'occurrence c'est pas un long texte vous pouvez même le rejeter via une motion de rejet donc ça peut entre guillemets être analysé et voté très vite mais ça veut dire que là le gouvernement ne peut pas dire le 30 mai on sera à 10 jours des élections européennes c'est risqué pour nous politiquement du coup on ne transmet pas le texte pour que cet examen ne puisse pas avoir lieu ça c'est pas possible dès le moment où il est arrivé à l'Assemblée dès le moment où le gouvernement l'a déposé où il ne le retire pas et vous avez un texte qui rentre dans la navette parlementaire et bien la transmission se fait et une fois que la transmission s'est faite et bien la question se pose et l'arme qu'à le gouvernement pour enterrer un texte s'il décide de pas le retirer parce qu'il peut toujours retirer un texte à n'importe quel moment du processus législatif le retrait est une possibilité et bien à ce moment-là c'est de ne pas l'inscrire à l'ordre du jour mais le principe de la niche c'est que vous ne contrôlez pas l'ordre du jour que vous n'avez pas de levier sur l'ordre du jour et donc si vous le gouvernement peut pas retirer le texte de l'ordre du jour des communistes le 30 c'est pas voilà l'ordre du jour dans le cadre d'une niche est fixé par le groupe alors il peut y avoir des sujets d'irrecevabilité quand vous avez une proposition loi souvenez-vous la proposition de loi de Courçon là on a un problème article 40 mais là c'est une ration faut pas augmenter la charge fincière là c'est euh une ratification de traité et c'est un projet de loi donc ce faisant il y a pas les limites qui sont inhérantes à l'initiative parlementaire et donc bah pourquoi pas donc ça veut dire qu'on est dans un risque politique fort pour le gouvernement 10 jours des européennes avec l'examen de ce texte à l'assemé nationale si vous voulez il faut être quand même lucide je ne suis pas sûr que ça fasse bouger fond fondamentalement le corps électoral sur ce sujet mais évidemment ça sera interprété et lu par les acteurs politiqu et les commentateurs politiques si jamais le texte évidemment le CTA n'était pas ratifié à l'Assemblée nationale comme un échec pour le gouvernement donc inévitablement ça comple ça complexifierait encore plus la tâche de la majorité dans son dans son combat dans son combat électoral mais on voit bien que de toute façon son clairement les LR ont poussé vraisemblablement de manière très forte à ce que on on ne ratifie pas le CTA au au Sénat et et on utilisait notamment la procédure parlementaire parce qu'il savait très bien que il y a cette niche parlementaire au mois de mai qui va en effet complexifier encore plus la tâche de l'exécutif ce qui s'est passé hier en séance au Sénat est-ce que ça va laisser des traces dans la majorité sénatoriale benjin on a une majorité qui est quand même de plus en plus divisée fragilisé he souvenez-vous lors de la loi immigration également on avait des tensions qui se concentraient sur quelques articles de la loi notamment l'article 3 donc on a aujourd'hui une majorité fragilisée qui va l'être encore plus pour les européennes parce qu'il ne vous a pas échappé qu'également ma centriste ELR faisait bande à part qu'il s'accordait à la fois sur des listes différentes et sur des positions très différentes entre d'un côté la majorité présidentielle et de l'autre côté et bien LR donc tenir une majorité ni dans l'opposition au gouvernement ni dans la majorit majorité gouvernementale au Sénat c'est évidemment très compliqué cette maison on a vu d'autres les majorités parlementaires les majorités sénatoriales on on vu d'autres mais il est certain que pendant les prochains mois il est assez probable que le bateau Tang mais ça peut expliquer ce qui s'est passé hier parce que ce weekend il y aura un gros weekend politique du côté de la droite et du centre les républicains vont officiellement lancer leur campagne pour les européennes et l'udell devrait a priori sans grande surprise rallier la liste de la majorité présidentielle l'UDI c'est Hervé Marseille qui est président du groupe centriste ici ça peut expliquer qu'est-ce qui s'est joué cette volonté de dire ben nous on n'est pas du côté de Renaissance on n'est pas comme Hervé Marseille bah ça y participe parce que en effet le CTA c'est un signifiant c'est un signifiant politique ce qui s'est passé hier est évidemment un coup politique un bon coup politique pour LR comme pour les communistes ça permet de poser que et bien là-dessus ils sont opposés au libre échange et qu'il y a une majorité pour s'opposer au libre échange alors que le gouvernement et bien est quelque peu en porte àfou en la matière avec derrière d'autres sujets au niveau européen en tentant de tenir une position libre échange raisonnable donc quand vous faites ça vous envoyez un signal politique comme l'a bien dit Arnaud vous envoyez une sorte de petit scude mais le problème c'est que quand vous avez une partie de votre majorité qui elle soutient le président de la République et ben elle n'a absolument aucun intérêt à envoyer des scudes au président de la République et à sa position au niveau européen donc vous avez des divergences stratégiques et ces divergences stratégiques bah se manifestent en tensionon oui enfin on retrouve une vieille divergence politique qui a travaillé la droite et qui continue à travailler la droite et le centre depuis presque 30 ans dans la vie politique entre ceux qui aujourd'hui ont une vision critique de l'évolution des institutions européennes et ceux qui sont européens et quasiment fédéralistes ce qui est quand même la la sensibilité politique des des centristes mais en fait je veux dire ce qui a joué vraisemblablement dans la position c'est pas vraisemb c'est sûrement même dans la position des républicains c'est la crise agricole que nous venons de traverser alors après c'est quandême un Paris risqué du côté des des des républicains certes il n'avait vécment pas d'autre solution que celle de se poser à la ratification pour toutes les raisons qui ont été évoquées par par Benjamin mais en fait ceux qui profitent malgré tout je veux dire de cette atmosphère d'une certaine manière de cette atmosphère politique ça reste le rassemblement national clairement parce que on voit bien que on a malgré tout un alignement qui est un alignement constant de la des républicains sur sur le texte on l'a vu sur on l'a vu sur l'immigration on le voit maintenant sur questions européennes des républicains sur les positions du rassemblement national et donc c'est extrêmement difficile finalement de d'espérer profiter un gain électoral alors qu'on a une force qui est en qui est en dynamique dans les sondages comme le rassemblement national ils en tiront pas de profil à c'est vrai que ça ça a pu apparaître un peu surprenant que les républicains qui sont libéraux s'opposent un traité de libre échange est-ce que c'est politiquement ça peut leur porter préjudice pas et vis-à-vis du rassemblement national comme le dit pas forcément il s'agit de camper une droite qui soit plus protection iste une certaine façon plus gaulienne et donc ce faisant ça peut permettre d'aller rechercher au moins en théorie une partie de l'électorat classe moyenne inférieure qui se sont menacé par la mondialisation classe populaire et a loin de la coupe au lève parce Queen effet la politique c'est une affaire de dynamique or la dynamique aujourd'hui va plutôt en faveur du rassemblement national et je suis assez d'accord avec Arnaud en réalité vous montrer là-dessus que ben il peut y avoir une position du rassemblement national qui est partagé un peu de façon générale sur les bancs après le risque en effet c'est pour des gains électorauuxx très limité bah de fragiliser une majorité sénatoriale l'usage de l'article 38 quand même faut s'y arrêter l'article 38 qui a étéisé hier l'article 38 du Règlement c'est un peu une bombe nucléaire parlementaire souvenez-vous de ce qui s'est passé au moment de la réforme des retraites idem à l'époque la majorité sénatoriale utilise l'article 38 contre la gauche et c'est l'un des éléments qui d'ailleurs fera partie des éléments de la saisine au Conseil constitutionnel donc là l'arle 38 juste pour comprendre ça ça bloque les débats c'est-à-dire ça limite le nombre d'orateurs ça fait considérablement pardon accélérer la sé et et du coup c'est ce qui a permis à cette niche parlementaire de se terminer à temps ça veut dire une chose à votre opposition conjoncturel parce que l'Union centriste n'est pas dans l'opposition c'est bah vous faites de l'obstruction donc vos propos là ne sont pas des propos de fond ce sont des propos illégitime et donc on arrête les bêtises maintenant on stoppe les débats donc d'un point de vue parlementaire c'est très très violent quand évidemment vous avez une obstruction massive avec 20000 amendements ça peut s'entendre mais là en l'occurrence c'est quand même je dirais un usage qui est un usage très cl mais est-ce que vous comprenez que ce soit Bruno retaillot qui a actionné cet article 38 alors qu'on était dans une niche communiste et que la présidente du groupe communiste aurait très bien pu l'actionner pourquoi c'est lui qui l'a déclenché alors il y a probablement une façon d'exister comme groupe majoritaire en prenant ses responsabilité mais en faisant ça vous fragilisez tout de même profondément votre majorité même si vous envoyez un signal c'est que même si les communistes sont à l' initiative et bien LR là-dessus est également en PO position et n'est pas une initiative communiste qui rencontre un succès c'est quelque chose de plus large donc du point de vue encore une fois de l'opinion c'est pas idiot du point de vue de la gestion de la majorité sénatoriale en revanche c'est beaucoup plus discutable et un dernier point c'est pas forcément une bonne nouvelle pour le gouvernement parce que lorsque vous avez une majorité sénatoriale avec laquelle vous pouvez parler discuter échanger Diler elle nous fait peut-être pas plaisir mais au moins elle existe si vous avez une majorité sénatoriale qui part en capilotade à ce moment-là ça veut dire que vous n'avez plus de partenaire de négociation or aujourd'hui des interlocuteurs c'est en grande partie ce qui manque au gouvernement ARN non juste sur quand même le le le coût politique de de LR en fait compte c'est pas un coup politique qui va susciter des gains électoraux c'est un coup politique vra simpement pour garoter les éventuelles pertes en l'occurrence c'est ça qui est important donc il s'agit d'éviter que d'une certaine manière vraisemblablement un réflexe de vote utile se porte sur la liste la plus en dynamique à droite aujourd'hui dans le paysage politique donc c'est surtout ça aujourd'hui qu'est-ce compte vraisement lesr encore une fois les les gains sont vraiment Epsilon en la matière on va parler de l'autre actualité hier du côté du Sénat c'est cette opération vérité lancée par Jean-François hon c'est le rapporteur général du budget il est allé à berers pour réclamer les chiffres du déficit et ils sont alarmants Adrien pin le Sénat demande des comptes au ministère de l'Économie après avoir lu dans la presse que le déficit de la France s'élèverait à 5,6 % du PIB en 2023 le rapporteur général de la commission des finances s'interroge il mène l'enquête directement sur place avec une visite surprise à Bercy je ne saurai me contenter d'éléments dont la presse fait état avec des incertitudes je souhaite mettre les choses sur la table il faut aujourd'hui que les Français sachent où on en est il faut dire la vérité parce que s'il y a des efforts à faire ça veut dire qu'il faut se mettre en ordre de bataille allez zo après plusieurs heures à bercille Jean-François Husson dévoile son constate dans la foulée le déficit public pour 2023 devrait largement dépasser les 4,9 % du PIB visé par le gouvernement je confirme qu'à ce stade les services de Bery prévoient potentiellement un déficit à 5,6 % du PIB pour 2023 soit 07 points de plus que les prévisions c'est d'une certaine manière une gestion budgétaire calamiteuse du gouvernement 10 milliards ur de coupe acté par décret cette année 20 milliards d'euros de coupe supplémentairire en 2025 face à ces annonces choc le sénateur s'indigne d'un manque d'information et d'un mépris du gouvernement j'estime que le gouvernement a fait de la rétention d'information dès décembre 2023 les services de Bery alert le gouvernement sur un déficit pour 2023 prévu à l'URE à 5,2 il aura fallu un trimestre pour que le gouvernement sorte du bois Bruno Le Maire et le ministre délégué au compte public Thomas kaznav doivent réunir la semaine prochaine des parlementaires pour chercher des pistes d'économie avant de revenir sur cette question du déficite un mot Benjamin sur ce qu'a fait hier Jean-François Husson ça fait partie des prérogatives du sénateur notamment du rapporteur général du budget ça fait partie des prérogatives du rapporteur du budget et vous avez un rôle souvent qui est sous-estimé des parlementaire en la matière he mais souvenez-vous lors de la réforme des retraites il y a eu des coûts entre guillemets organisé à l'époque par la commission des finances de l'Assemblée nationale par ériic coocrel également par la commission des affaires sociales he souvenez-vous Jérome gagee qui ont permis de révéler un certain nombre de choses sur lequel le gouvernement n'avait pas forcément très très intérêt de communiquer donc ces pouvoirs des commissions non obstant même les commissions d'enquête ils sont relativement importants en matière de contrôle en matière et bien de sur pièces et sur place et ça ça permet en effet une forme de rééquilibrage des forces entre gouvernement et Parlement le fait qu'on soit en majorité rel à l'Assemblée qu'on soit dans un sénat plutôt dans l'opposition au gouvernement permet de les révéler ce qui pour le Parlement n'est pas forcément une mauvaise chose ouais et alors ce qu'il a révélé Arnaud c'est c'est assez inquiétant non seulement le déficit sera beaucoup plus élevé que prévu 5,6 au lieu de 4,9 mais ça va pas aller en s'améliorant dans les années qui viennent c'est alerte rouge là pour le gouvernement sur les finances publiques oui c'est alerte rouge c'est alerte très très rouge et rouge écarlate ce qui d'ailleurs aura un coup politique à un moment donné notamment lors de la discussion des prochains projets de lois de finances parce que là on voit bien que sur un sujet de ce type une motion de censure peut largement se dessiner pour des raisons d'ailleurs diamétralement opposées entre les oppositions euh au sein de l'Assemblée nationale mais ça on verra ça déjà dès le mois de dès l'automne mais si vous voulez oui c'est une alerte rouge c'est une alerte rouge d'autant plus qu'on attend je crois les résultats d'un certain nombre d'agences de notation pour le printemps je crois qu'il y a une agence qui doit donner son verdict au mois d'avril une autre agence là aussi au mois de mai donc encore à quelques à quelques à quelques semaines du du du du de l'élection européenne et surtout si vous voulez c'est c'est même jeux dire un un au-delà de l'aspect évidemment euh j'allais dire très inquiétant pour l'état des des finances publiques et pour l'économie française euh ce qui est évidemment inquiétant pour pour le gouvernement et pour l'exécutif c'est que quand même il faut s'en souvenir Emmanuel Macron s'était fait élire en 2017 sur un marqueur politique qui était celui de la maîtrise de la dépense publique et là en effet euh j'allais dire les oppositions les plus orthodoxes sur le plan économique on beau jeu de mettre en avant le fait que on a depuis 7 ans un dérapage de la finance publique qui est quasiment de 800 milliards d'euros le quoi qu'il en coûte aujourd'hui pèse énormément et et et ça crée un problème aussi même j'allais dire presque dans l'électorat ça peut créer un problème dans l'électorat Emmanuel Macron une partie de cet électorat notamment cet électorat de centre- droit qui a rejoint Emmanuel Macron en 2017 ou après 2017 qui peut là considérer que il y a vraisemblablement un manquement dans les engagements sur un sujet où cet électorat est en effet très sensible la question de la dépense publique pour une partie de l'électorat conservateur CSP+ ou classe moyenne supérieure la question de la dépense publique si vraiment la question de la dépense publique pose un problème dans l'opinion c'est plutôt dans cette catégorie d'opinion publ donc là il y a un vrai sujet à la fois on le voit parlementaire politique et évidemment économique pour le gouvernement ouais Jean-François Luon parle d'ailleurs de gestion calamiteuse ça va devenir le principal problème politique d'Emmanuel Macron ces finances publiques alors ça va ça va devenir un problème je dirais au moins Paris cocher pour plusieurs raisons d'abord parce que et ben vous voulez faire des économies mais où exactement budget de l'État ben on prend dedans depuis à peu près 30 ans et donc aujourd'hui les services publics sont à l'os hein allez faire des économies à l'éducation nationale vous allez vous allez vous amuser faites des économies sur les collectivités territoriales outre le fait que elles vont pas être très très contentes elles investissent et donc quand vous êtes en période de crise économique c'est totalement procyclique et donc forcément ça fragilise votre économie alleer faire des économies sur le social à la veille de jeux olympiques là aussi on va s'amuser hein regardez déjà les quelques mouvements sociaux qui commencent à exister si vous commencez à ronger sur le budget social ça va tout bêtement être ingérable et par ailleurs vous pouvez plus faire rouler la dette parce que en effet si jamais on a des notes des agences de notation qui sont mauvaises ça veut dire que le prix de la dette va se renchérir et que donc ce que l'on fait d'habitude c'est-à-dire qu'on rembourse de la dette en ser réendettant et ça roule et pourquoi pas finalement tant que les taux sont bas bah ça ne pose pas de problèmes fondamentaux et bien là on peut plus le faire donc vous êtes bloqué et donc vous avez soit une crise sociale une crise politique soit vous avez une crise financière l'un finalement produisant l'autre quoi qu'il arrive donc cette quadrature du cercle elle est extrêmement compliqué et même si les Français sont peu intéressés par les finances publiques et que depuis quoi qu'il en coûte ils ont le sentiment que de toute façon on trouvera bien de l'argent ça crée quand même un problème politique profond et Mathias vous êtes pensé penchzv sur cette question il va forcément y avoir des coupes budgétaires mais où ouais où chercher cet argent Orian alors il y a ce que l'on sait déjà le durcissement à venir des règles de l'assurance chômage avec notamment l'augmentation de la CSG pour les chômeurs la réduction des dépenses sociales moins bien rembourser les médicaments y compris pour les affections longue durée serrer le boulon sur les arrêts maladies aussi réformer le mode de financement des transports médicalisés en grande partie assuré par les taxis et enfin attention ouverture de la boîte de Pandore par Bruno le mer simplification du millefeuille territorial entendez et pourquoi pas supprimer un échelon commune intercommunalité métropole département ou encore région et quelles sont les autres pistes qui pourraent être avancé bah oui parce que malgré ces efforts qui paraissent déjà surhumains ça ne semble pas suffire les pontes de l'exécutif ont fait fonctionner la boîte à ID ces derniers jours alors P Mel sur la table ont été lancé les suggestions suivantes gestion du patrimoine de l'État vendre les joyaux de la couronne repenser le financement de la santé attention et là c'est les gros mots qui arrivent faire évoluer la fiscalité des entreprises pire augmenter les impôts voilà sans surprise rien le dernier mot ben reviendra au locataire de l'Élysée ouais et avant de vous faire réagir on va écouter pierre moscovissi c'est le président de la Cour des comptes il était ce matin l'invité de la matinale de BFM il y a pas de problème de soutenabilité de la dette en revanche ce qui est exact c'est que nous avons une situation de finance publi qui est très préoccupante et que c'est un problème de crédibilité pour nous de crédibilité notamment au sein de la zone euro et que nous ne pouvons pas rester dans cette situation voilà pierre moskovisi qui disait quand il a remis son rapport la semaine dernière c'est 50 milliards d'économie qu'il faudrait trouver d'ici 2027 et c'était pas encore les chiffres du déficit de 5,6 % est-ce que le gouvernement va être obligé de s'attaquer Arnaud aux dépenses social aux finances des collectivités voire d'augmenter les impôts des Français il n'a que de mauvaises solutions politiquement il n'a que des solutions qui sont coûteuses politiquement il s'attaquent aux dépenses sociales il est évident que du côté des classes populaires et des classes moyennes c'est un coût qu'on leur porte et ça aura évidemment un coût électoral cou électoral d'ailleurs dès les élections européennes et vé pour d'autres élections ça c'est un premier point euh l'augmentation des impôts on sait très bien que c'est une hypothèse qu' a aussi pour une partie du cœur électoral de la macronie est une hypothèse qui n'est pas recevable donc il ne peut que promettre dans une situation de ce type que du sang de la sueur et euh des larmes donc en effet la situation est est très complexe d'autant plus qu' en plus il y a un autre sujet en France qui est quand même essentiel c'est qu'une partie de la dette je veux dire nous n'en sommes pas propriétaires donc si vous voulez il y a une question de souveraineté donc on est extrêmement dépendant des marchés financiers à l'étranger donc oui on est en train là véritablement progressivement de rentrer dans le dur et c'est vrai que la question des dépenses publiques finalement était une question qui avait été totalement évacuée durant l'élection présidentielle à part il faut reconnaître par Madame pcres qui en avait fait quand même un élément important de son discours mais avec le succès électoral que l'on que l'on sait et là ben on se retrouve confronté à la réalité aujourd'hui et une réalité qui est explosive à la fois socialement et politiquement et économiquement aussijamin non mais ce qui est fascinant si vous voulez c'est que les solutions proposées sont un peu toujours les mêmes c'est-à-dire que on dit ah peut-être potentiellement on va aller je dirais chercher sur que ce soit les fraudes ou les abus alors qu'en faitah on a aujourd'hui sous-investi et qu'on on ne gagne pas beaucoup d'argent là-dessus pour revenir aux sujets qui sont fondamentalement les miens la question des collectivités c'est rigolo parce qu'en fait un euh enlever un échelon çaimplique de modifier la Constitution j'ai pas vraiment sondé les sénateurs mais je doute qu'ils ai très envie de supprimer la Région le Département de la Constitution donc déjà on oublie ensuite on a vu la loi notre c'est-à-dire que on sait que lorsqu'on fait une réforme du millefeuille si jamais ça permet de gagner en matière de coû de fonctionnement 1 c'est résiduel parce que c'est pas la grosse partie des finances des collectivités et puis de les économies elles peuvent éventuellement arriver mais dans 15 20 ans or là l'argent il le faut tout de suite donc ce sont des idées idiotes on le sait déjà pourtant les réutilise quand même ouais et un mot peut-être sur Bruno Le Maire parce que Bruno Le Maire il semble se lancer sur la voix de 2027 on a vu cette grande interview dimanche dernier dans le Journal du Dimanche ce livre qu'il publie là ça fait 7 ans qu'il est ministre de l'économie avec des chiffres qui sont très alarmants des finances publiqu est-ce que du coup politiquement ça le décrédibilise les électeurs qui diront en l'occurrence mais si vous voulez aujourd'hui il y a une abondance au sein de la de la majorité pour la succession d'Emmanuel Macron la vérité c'est que je pense que ça ça porte je veux dire ça porte préjudice à l'ensemble de ceux qui ont été comptables de cette majorité parce que c'est ça la difficulté finalement fondamentale qui va être pour la majorité c'est comment j'incarne un renouveau alors que ça fait depuis presque 7 ans et 10 ans en 2027 en 2027 que je suis au pouvoir donc la question ne se posera pas seulement pour Bruno Lemer certes il est ministre de l'économie en l'occurrence donc il a une responsabilité personnelle particulière sur ce sujet-là mais je pense que je veux dire c'est une responsabilité collective et c'est toute la difficulté aujourd'hui à laquelle encore une fois est confrontée la majorité ouais Bruno LEM qui on rappelle a même renoncé à se présenter au législative la dernière fois justement pour pour ne pas peut-être essuyer un échec et dev vooir quitter le gouvernement est-ce que là ce sera possible pour lui dans ses conditions euh d'être candidat en 2027 vous pouvez toujours tenter d'exister en tant que perd la rigueur et cetera mais est-ce que vraiment cette option peut-être audible aujourd'hui quand vous regardez les enquêtte d'opinion la question des finances publiques pas forcément parce que justement il y a eu le quoi qu'il en coûte et donc bah se faisant voilà mais je dirais le problème est peut-être plus fondamentaux vous savez quand on s'intéresse à la structure des démocratieses il y a deux conditions pour avoir une démocratie il faut une nation politique c'est-à-dire qu'il faut que alternativement je soit dans la majorité dans l'opposition et il y a une condition sociale il faut une classe moyenne importante la classe moyenne est en train de fondre ça le problème mais on a encore à travers ce type de politique austérité et cetera une classe moyenne qui se font encore un peu plus c'est les conditions de base social de la démocratie au 20e siècle qui sont remises en cause et ça ben ça devient dangereux merci à tous les deux on continue à parler des finances publiques parce que ça fait la une de nos quotidiens régionaux ce [Musique] matin et Mathias on parle des finances publiques ce matin dans la presse régionale une question qui intéresse surtout nos amis de la façade atlantique ce matin wouest France met à sa Une l'inquiétude des élus locaux face auibles coup budgétaire à venir dans les collectivités territoriales même logique à la une du télégram avec ce graphique très parlant visuel même l'inquiétant plongeon des finances publiques et l'agacement de la commission des finances du Sénat on l'a vu tout à l'heure face à ces dérapages qu'est-ce qui cloche avec les néoruraux et bien on se le demande tous Orian ce texte qui en a fait sourire plus d'un souvenez-vous ces personnes qui déménagent à la campagne et qui se plaignent du champ du coq entre autres et bien ça devrait être fini l'Assemblée nationale et le Sénat ont voté un texte limitant le recours à la justice le texte n'a pas été voté dans les mêmes termes mais la commission mixte paritaire à venir ne devrait pas être trop difficile à négocier tant le texte fait consensus et puis elle est belle elle est très belle cette vache en Une de La Montagne ah ben c'est pas Benjamin qui va dire alors forcment voilà l'affaire du pont de Ligones de retour sur le devant de la scène ça c'est un petit peu moins drôle à la baguette Christine sœur de Xavier Dupont de ligonè qui écume les médias pour répéter à so qu'elle ne croit pas à la piste officiel à savoir la mort de sa belle-sœur et de ses neveux bref Renault Godel procureur de la République de Nantes prend la parole ce matin dans pressocéan pour rétablir quelques vérités sur cette affaire ce sont les 30 ans du saction Mathias oui 30 ans de combat 30 ans de progrès mais malheureusement 30 ans de préjugés qui persistent et demeure tenace y compris dans le milieu médical et c'est très grave donc on résume il faut poursuivre les efforts sur la recherche et il faut faire des dons pour cela et enfin il faut surtout continuer de se protéger car le VIH n'a pas disparu on termine sur un appel à candidature et oui oui vous voulez encadrer le passage de la flamme Orian la som sén en plus je crois la flamme ouais passera au Sénat ouais le Courrier Picard relaiss ce matin un appel à 150 bénévoles pour orienter les porteurs de flammes renseigner le public sur le parcours ou assister le personnel médical lors du passage de ce symbole olympique dans la Somme petite déception les 12 porteurs sont déjà connus donc on peut arrêter oui c'est un faux appel à candidature merci merci mathas merci beaucoup la une de la revue politique et parlementaire Arnaud c'est le travail permanence et mutation oui un dossier travail et puis je veux signaler un événement de la revue politique et parlementaire qui se déroule à Saint Raphaël ce weekend sur la technologie le printemps des des technologies c'est la deème édition que nous organisons avec un sujet qui est un sujet au cœur des j'allais dire des des questionnements sur l'avenir des technologies l'intelligence artificiel voilà ce sera évidemment on le suivra merci beaucoup merci Arnaud merci d'avoir été avec nous merci Benjamin merci à vous et merci Mathias on vous souhaite un très bon weekend merci à tous de nous avoir suivi nous on se retrouve lundi et on vous vous aussi un excellent weekend sur Public Sénat à lundi
Bruno Retailleau