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1er mai : le discours de Marine Le Pen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:20marine-le-penChiffre
    « Notre déficit est passé de 14 à près de 100 milliards d'euros. »
  • 3:46marine-le-penChiffre
    « L'industrie manufacturière pèse désormais moins de 10% de notre produit intérieur brut »
  • 6:59marine-le-penFait
    « alors qu'aucune entreprise française n'était en mesure d'en produire »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Présentateur

Je voudrais d'abord commencer par vous dire ma fierté de vous voir aujourd'hui à Narbonne. La situation populaire que vous incarnez en ce 1er mai, c'est la plus belle qu'il soit et c'est sans doute la plus précieuse pour notre démocratie. Le 1er mai est traditionnellement le jour de la volonté et de la foi en notre nation, incarné par Sainte-Jeanne d'Arc, patronne de la France, les plus extraordinaires de notre histoire nationale. Mais si cette date est si importante, c'est aussi parce que le 1er mai, elle a fait du travail et qu'elle témoigne de l'hommage que nous voulons rendre aux travailleurs de ce pays, à ses forces vives.

Les conquêtes sociales des travailleurs, souvent obtenues lors de douloureux conflits où ont été perdus de nombreuses vies humaines. C'est aussi l'occasion de célébrer le travail et l'effort eux-mêmes, en tant que levier d'émancipation individuelle et d'ascension sociale. Mes chers amis, chers militants, je suis si heureuse de vivre ce 1er mai avec vous. Parce qu'à travers le travail, c'est la nation elle-même que nous célébrons aujourd'hui, et puis la solidarité des citoyens qui la composent entre eux. Mais il faut le reconnaître, ce pacte, ce contrat social, sont aujourd'hui plus fragiles que jamais, après des décennies de désindustrialisation et donc d'appauvrissement collectif.

Et je vous dis cela avec une gravité particulière, alors que la France fait face, vous le savez, à une nouvelle vague malheureusement prévisible de fermeture d'usines et d'entreprises. C'est une véritable saignée sociale qui s'abat aujourd'hui sur des millions de Français frappés par l'insécurité économique et la précarité. Malgré cela, nous entendons chaque jour se le relayer dans les médias les ministres de messieurs Bayrou et Macron, en direct d'un monde parallèle, est en train de gagner la bataille de la réindustrialisation. Mais ce n'est même plus un mensonge d'État, c'est une énormité, c'est une véritable force. En effet, c'est aujourd'hui l'inverse qui se passe.

La France est en train d'accélérer sa désertification industrielle. L'industrie manufacturière pèse désormais moins de 10% de notre produit intérieur brut à niveau comparable à celui de la Grèce. La patrie des lumières, la patrie du positivisme, la patrie de l'excellence scientifique, notre patrie est devenue un désert productif. Et cela se voit dans l'effondrement de notre balance commerciale, c'est-à-dire la différence, vous savez, entre les richesses que nous exportons et la production que nous importons en 20 ans. En 20 ans seulement. Notre déficit est passé de 14 à près de 100 milliards d'euros. Cet effondrement productif n'est pas qu'un phénomène économique.

C'est d'abord un drame social et humain. Car l'industrie est l'un des secteurs les plus rémunérateurs de toute économie développée. Et la France, évidemment, n'échappe pas à cette règle. Les emplois qu'on y détruit, eh bien, ils sont remplacés massivement, depuis 2017 en particulier, par des emplois de services à faible valeur ajoutée, mal payés, avec un faible niveau de protection sociale. La gauche, la gauche n'est pas un paradoxe auprès, parce qu'en l'occurrence, ils auraient dû applaudir mon propos. Mais bon, je pense qu'ils n'écoutent pas, en fait. Résumé, on ne construit pas la richesse d'un pays et la hausse des salaires en multipliant les chauffeurs et les livreurs Uber.

Uberisation, ce phénomène que nous dénonçons avec tant de force et que chérit tant Emmanuel Macron, puisqu'elle lui permet bien commodément, d'ailleurs, de manipuler les chiffres du chômage en multipliant ce non élégant qui est né à la précarité salariée. Parce que, on ne va pas se tromper, ces mini-jobs, ils engendrent des mini-salaires, un mini-pouvoir d'achat et une mini-jobs qui contribuent au passage largement de l'effondrement de la productivité du travail. Ensuite, c'est un drame. Parce que notre capacité de production s'affaiblit. C'est la souveraineté nationale elle-même qui est menacée dans ces fondements. Nous avons tous encore à l'esprit l'humiliation de la pandémie du Covid.

Lorsque des masques chinois nous étaient livrés par avion, alors qu'aucune entreprise française n'était en mesure d'en produire, pas plus d'ailleurs qu'un vaccin efficace. Notre souveraineté en matière de défense, d'énergie ou de nouvelles technologies, à commencer d'ailleurs par l'intelligence artificielle, qui est rendue impossible par la disparition de notre tissu industriel. Et enfin, je voudrais insister sur ce point, car nous entendons chaque jour tant de mensonges sur cette question. Cette perte industrielle est un désastre écologique. Vous voyez, vous auriez dû rester. L'empreinte carbone des Français est due aux importations. S'ils étaient un temps soit peu cohérent.

Les Verts devraient d'ailleurs réclamer les relocalisations matin, midi et soir, plutôt que de manifester en faveur de Gaza et de jeter des tomates sur les patrons de sociétés industrielles. L'autre bout du monde des produits que de produire en France. Et dans le meilleur des cas, comme une économie de pays faiblement développée, dirais-je, nous exportons de la matière première, comme le bois, que nous réimportons, transformée dans le cas d'espèces sous forme de meubles. C'est pire que le reflet d'un logiciel daté, celui, vous vous souvenez, de la mondialisation heureuse et du doux commerce des années 90. C'est une régression majeure. C'est un logiciel à la Chine.

Ce logiciel a été une politique nationale de puissance et de souveraineté industrielle. Ici parallèle, celle de la Commission européenne, celle d'Emmanuel Macron, cette nouvelle donne n'a manifestement pas encore été intégrée. Leur politique ringarde, vieillotte, usée, au point d'en devenir toxique pour nos pays. Le problème, c'est que c'est ce décalage impardonnable que nos entreprises et leurs salariés sont en train de payer par des plans sociaux qui sont autant de drames vécus dans leur chair par des milliers de familles. Les parents que nous sommes, voyons bien nos enfants ne plus savoir vers quel secteur se tourner pour envisager sereinement leur avenir.

Il faut le répéter inlassablement, le tableau que je viens de vous décrire n'est pas le fruit du hasard. Il n'est pas non plus un phénomène surnaturel. Il est le résultat de choix politiques, normatifs, fiscaux, environnementaux qui sont à la fois anti-travail, anti-production, anti-industrie et anti-national. Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais enfin, hier, on a déjà sacrifié à ce petit jeu, entre autres, notre industrie métallurgique et notre capacité de production minière. Demain, grâce à la folie libre-échangiste de l'Union européenne, ce sont les voitures électriques chinoises gavées de subventions publiques.

Évidemment, achèveront de tuer notre industrie automobile. C'est en effet, vous vous souvenez, la commission qui a décidé, avec la bénédiction d'Emmanuel Macron, on interdira la vente de voitures thermiques neuves à partir de 2035, dans le cadre du si mal nommé Green Deal, véritable manifeste de l'écologie punitive incarnée par la technocratie bruxelloise. Je vous rappelle qu'avant cette décision, il n'y a eu aucune étude d'impact. Rien. Nada. Ce que je vous dis là, d'ailleurs, s'applique à d'autres secteurs, vous le savez bien. Et j'en veux pour preuve la honteuse signature par madame von der Leyen du Mercosur. C'est l'opposition de la représentation nationale.

Donc, à cause de la folie normative et libre-échangiste, notre agriculture aussi est en voie de désintégration. Mais, il faut être honnête, c'est aussi à Paris que se sont construites ces politiques toxiques pour notre tissu économique. Plusieurs analyses indépendantes indiquent que l'ensemble des surtranspositions de directives européennes, ou d'ailleurs, de normes franco-françaises outrancières, entraînent une perte de PIB comprise entre 3 et 4 points, soit plus de 100 milliards d'euros de richesse que nous nous interdisons de créer. À ce petit jeu, c'est vrai que la technocratie française est sans doute championne du monde.

Et tant pis, si le supplice réglementaire que nous faisons subir à nos acteurs économiques, agriculteurs, industriels, artisans, commerçants, se traduit par un appauvrissement collectif, par l'effondrement du pouvoir d'achat, par l'explosion de la dette publique, et par voie de conséquence, la disparition progressive des services publics et l'explosion des impôts et des taxes. ...de ceux qui travaillent, de ceux qui entreprennent aujourd'hui en France. Je n'hésite pas à le dire, ces héros du quotidien qui ne subissent pas seulement l'absurdité des contraintes imposées, mais de surcroît le mépris ou la haine d'une partie de notre classe politique.

Or, le 1er mai, à mes yeux, est par excellence la fête de l'unité nationale, et donc, une occasion de rappeler cette vérité simple. Il ne peut exister de justice sociale sans justice économique. Ces deux justices ne sont pas antagonistes. Elles sont dissolublement liées l'une à l'autre. Elles sont sœurs. La vision que je porte, cher ami, repose sur l'unité des forces productives et non leur opposition stérile. La justice sociale n'est pas une entrave au développement économique. Elle est l'une de ses conditions essentielles. C'est une vision profondément française et profondément gaullienne que je viens d'exprimer.

C'est le génie de la France, terre de raisons, de mesures et de bon sens qui a permis de créer cet équilibre qui est notre identité économique. Pour l'extrême-centre, tout droit social est une menace en soi pour la compétitivité économique. Pour l'extrême-centre, l'extrême-centre est par nature prédatrice et ne mérite que la punition par la fiscalité et les normes. Mais nous ne sommes pas condamnés à entrer dans ce schéma grossier, négation profonde de ce qu'est la France. Au sein d'une nation bien gouvernée, développement entrepreneurial et protection sociale sont liés.

En effet, lorsqu'un État mal gouverné fait le choix de taxer la production industrielle deux fois plus que ses voisins au sein du marché unique européen, ce ne sont pas seulement les entreprises qui l'étouffent. Ce sont aussi les salaires que pourront verser ces entreprises à leurs travailleurs qui sont bloqués. Lorsqu'un État mal gouverné fait le choix de sacrifier son parc nucléaire pour implanter des énergies intermittentes ruineuses qui défigurent nos paysages et saccagent notre balance commerciale parce qu'elles viennent massivement de Chine, ce ne sont pas seulement les entreprises qui le ruinent.

Ce sont aussi les ménages français qui voient exploser leurs factures énergétiques et s'effondrer leur niveau de vie. Et cela, je vous le signale, le gouvernement s'apprêtait à l'aggraver en passant par décret 300 milliards d'euros de subventions aux énergies éoliennes et solaires pour les dix prochaines années. Envisageant, ils vont toujours dans le mauvais sens, vous regardez ce qu'ils font, vous vous dites qu'il faut faire exactement l'inverse. Envisageant donc la baisse du nucléaire dans le mix énergétique, la multiplication par 4 du solaire, et par 35 de l'éolien en mer. Rien que ça. Alors que le prix de l'électricité a déjà augmenté de 120% ces dix dernières années.

Alors je le dis avec une très grande fermeté et un grand calme, nous ne laisserons pas ça arriver. Mais c'est uniquement grâce au RN que ce décret n'a pas été signé et qu'une loi va être finalement débattue à l'Assemblée où nous pourrons vous défendre. Il a fallu menacer presque pour que ça arrive. Un État mal gouverné fait le choix de laisser venir chaque année des centaines de milliers d'immigrés peu qualifiés, dont une partie importante deviendront le lendemain des travailleurs clandestins sous-payés ou des chômeurs. Ce ne sont pas non plus là aussi les salariés qui sont les seules victimes de cette pression à la baisse sur les salaires.

Ce sont aussi les entreprises enfermées dans le cercle vicieux de la course au bas salaire qui les empêchera demain de trouver de nouvelles recrues et puis elles viendront alors grossir les rangs des secteurs en tension. Et puis ce sont surtout les contribuables au passage auxquels on laissera le soin bien sûr de payer à fond perdu la charge budgétaire qui représente par leur faible taux d'activité ces centaines de milliers de personnes arrivant chaque année et qu'il faudra loger, soigner, former, etc. Au-delà des problèmes sécuritaires, identitaires, culturels, par son importance numérique, cette immigration massive fait véritablement chavirer notre système de protection sociale.

Comprenez bien qu'avec cette immigration massive, en réalité, il déstabilise le marché du travail qui est un marché. C'est un marché fondé sur l'offre et la demande. Lorsqu'on fait artificiellement augmenter le nombre de gens qui cherchent un travail, mécaniquement, on fait baisser les salaires. Contrario, souvenez-vous, pendant le Covid, en Australie, puisqu'ils ont fermé durant, je crois, 24 mois, leurs frontières. Mais que s'est-il passé ? Et bien immédiatement, les salaires ont considérablement augmenté. Mais revenons quand même à l'exemple des métiers en tension. Parce que parfois, on perd son calme.

Ça fait 50 ans qu'on nous explique que les Français ne veulent plus rien faire, qu'ils sont feignants, qu'ils veulent venir travailler dans un certain nombre de secteurs, etc. Ça fait 50 ans que l'on fait venir des millions d'immigrés pour exercer ces emplois. Et ça fait 50 ans qu'on observe une aggravation des difficultés à pourvoir ces mêmes emplois. Cherchez l'erreur. La réalité, elle est bien plus simple. Si ces métiers sont en tension, c'est pas seulement à cause de la faiblesse des salaires. Ça l'est, mais pas seulement. C'est à cause de la difficulté à trouver un logement quand on souhaite changer de région.

C'est la difficulté à trouver une crèche pour faire garder ses enfants à un prix abordable. C'est la difficulté à trouver un emploi pour son conjoint dans cette nouvelle région. À payer le transport quand il est individuel. Ou à assurer sa sécurité lorsqu'il est collectif. La priorité nationale d'accès aux prestations seulement sociales à l'emploi constitue un levier efficace de lutte contre la falsification du marché du travail qui a été mise en place dans les 50 dernières années. Je sais que ça écorche les oreilles de nos adversaires politiques. Je vais le dire quand même. L'appartenance à la communauté nationale ne peut pas seulement être un critère.

Elle doit être un critère qui donne un sens à la solidarité et donc consentir pour elle. Rien de tout cela ne peut exister sans le sentiment de notre appartenance commune. Voilà pourquoi l'ouverture de notre système de protection sociale au monde entier a entraîné son lent effondrement que nous observons aujourd'hui. Et cet effondrement, il voudrait maintenant le faire payer à tous les citoyens en déremboursant des médicaments ou des pansements plutôt que de revenir sur l'aide médicale d'État ou sur le RSA pour les étrangers inactifs. Alors je veux vous rappeler avec force, chers amis, pourquoi nous nous battons.

Nous nous battons pour le retour d'un État capable par sa vision stratégique d'utiliser les leviers de protection économique, douaniers, normatifs, permettant de rétablir une concurrence internationale juste et loyale et de faire de la France un creuset où les bâtisseurs et les ambitieux pourront créer les richesses qui feront notre prospérité collective. Nous nous battons pour mettre un terme à des décennies d'errance qui ont revu les responsables politiques français sacrifiés par aveuglement, dans le meilleur des cas, par aveuglement, nos agriculteurs, nos patrons, nos usines et nos travailleurs. Nous nous battons pour que notre pays redevienne ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être.

Une nation qui assume de défendre ses intérêts qui sont également en démocratie, je me permets de le rappeler car certains semblent l'avoir oublié depuis tant d'années, les intérêts de son peuple. Or, les Français sont aujourd'hui victimes de la terrible injustice qui leur est faite depuis 50 ans. Cette injustice est la destruction méthodique par l'immigration de masse, par la fédéralisation européenne, par l'effondrement assumée de notre potentiel productif, industriel, énergétique, par l'abandon de l'école de la République, la destruction méthodique de notre contrat social.

La cause première de cette injustice subie par tous, c'est la faillite collective des gouvernements qui ont successivement exercé le pouvoir en France depuis 50 ans. Une construction multiséculaire dévastée en 50 petites années. Voilà leur bilan. Malgré cela, aucun examen conscient, je vous rassure, n'a été fait par ce personnel politique de l'invraisemblable succession d'erreurs stratégiques qui ont placé notre pays dans la situation dramatique qu'il connaît. Mais vous le savez, mes chers compatriotes, la résignation et le fatalisme n'ont jamais fait partie de mon paysage mental.

Je suis convaincue que l'œuvre de notre génération, celle dans laquelle je me suis engagée si passionnément à vos côtés depuis tant d'années, reste à mener. Cette œuvre, c'est le grand redressement de la souveraineté, de l'économie et de la cohésion sociale du plus beau pays du monde, la France. Paradoxalement, le peuple de France a ce site particulier qui n'est jamais si fort, si pugnace, si audacieux que dans l'adversité. Le redressement productif de notre grande nation fait partie des défis que nous relèverons. Nous aurons besoin pour cela de l'implication de tous les Français, de leur talent, de leur créativité, de leur audace.

La première de nos priorités sera le rétablissement de notre modèle énergétique fondé avant tout sur une électricité abondante, décarbonée, la moins chère et la moins polluante de tout le continent européen. Ça tombe bien, c'est le choix qui avait été fait et qui a depuis été abandonné. C'est cela qui nous permettra de retrouver notre rang de grande puissance industrielle, d'être la première puissance européenne en matière d'intelligence artificielle et de répondre aux défis des siècles à venir. Nous le ferons.

La deuxième de nos priorités sera l'abrogation immédiate par une loi spéciale de l'ensemble des surtranspositions normes européennes mais aussi des normes nationales absurdes qui rendent aujourd'hui quasi impossible la création de richesses sur notre sol. Nous le ferons. La troisième grande priorité, ce sera la remise en ordre de notre système fiscal.

Nous devrons engager en quelques mois le passage d'une fiscalité anti-travail et anti-industriel et une fiscalité toujours plus favorable à l'investissement et à la juste rémunération de l'effort à la digne récompense de l'ambition et de l'audace en ayant préalablement fait la chasse aux dépenses toxiques ou inutiles qui s'accumulent depuis des décennies. Nous le ferons. Mais il y a une quatrième priorité sans laquelle les trois premières seront difficiles à mettre en œuvre.

C'est la remise à flot de notre système d'éducation et de formation fragilisé par cinq décennies de règne du nivellement par le bas de perte d'ambition en matière scientifique de promotion du relativisme en lieu et place de la quête de l'excellence. Il nous faudra pour cela maîtriser drastiquement l'immigration mieux rémunérer les professeurs remonter notre niveau d'exigence et relier bien plus directement le monde de l'entreprise à nos établissements scolaires. Nous le ferons. Ce chemin, mes chers compatriotes, ce sera notre aventure collective pour que renaisse le contrat social gaullien auquel nous sommes tous en tant que Français si viscéralement attachés.

C'est à cette condition que nous pourrons projeter avec confiance la France, ses entrepreneurs, ses ouvriers, ses employés, ses artisans, ses agriculteurs dans les siècles qui viennent. Vous savez, chers amis, je n'ai jamais compté mes efforts pour porter votre voix et vos espoirs dans le débat public national. Créant d'ailleurs avec vous un lien qui est à la fois mon armure et mon réconfort, il est la source de ma combativité autant que de mon espoir. Je vous ai parlé aujourd'hui de l'injustice que constituait depuis 50 ans la destruction méthodique des piliers de notre souveraineté, de notre cohésion nationale et de notre prospérité.

Depuis bientôt 30 ans, j'ai lu chaque jour sans compter mes efforts pour vous rendre justice. Depuis 30 jours, c'est pour mon honneur et pour mon innocence que j'ai dû m'engager dans une nouvelle bataille. Avec pour seul horizon la possibilité de vous représenter dans deux ans à la prochaine élection présidentielle. ce combat pour la justice, ce combat pour la démonstration de notre innocence, vous pouvez être certain d'une chose, je vais le mener avec toute l'énergie que vous me connaissez. Je vais le mener avec le soutien de Jordan Bardella, de tous nos élus nationaux et locaux. De 2024, ils vous ont volé la victoire, mais ils n'y arriveront pas. 2027.

Dans un an, en 2026, ce sont les élections municipales. La démocratie pour la reprendre en main au plus près de chez vous. Rien ne les effraie plus, écoutez-moi bien, que le fait que vous, peuple de France, fassiez de la politique, car notre peuple a ceci de particulier qu'il a souvent su dans son histoire reprendre son destin en main lorsqu'on tentait de le lui confisquer. Je vous appelle à le faire dès maintenant, car si le système veut m'empêcher d'être candidate à l'élection présidentielle après avoir voulu empêcher Jordan Bardella d'être Premier ministre, ne pourra pas empêcher de prendre des responsabilités. Non pas attendre, mais construire.

Non pas protester, mais agir partout où nous pouvons le faire, c'est-à-dire par... de Matignon ou de l'Assemblée. Elles commencent à l'échelle la plus proche des Français, celle de leurs communes. Les écoles, le respect de nos paysages, de notre patrimoine, le respect des Français et de leur argent, la lutte contre le communautarisme passe aussi par vos villes et vos villages. Ils veulent une chose simple, changer la vie autour d'eux. Cette ambition, nous allons la porter ensemble, commune par commune. Regardez ce que nous avons déjà accompli à Hénin-Beaumont, à Bocquer, à Perpignan, des services publics renforcés, une vie locale dynamisée.

Eh bien, fort de cette expérience, c'est à vous de porter ce modèle dans des centaines de communes. Le Rassemblement national, vous savez, a beau être aujourd'hui la première force politique du pays dans les urnes, il ne gagnera la bataille des communes qu'avec un élan populaire. Cet élan, c'est vous qui pouvez le créer. Le pouvoir dont il cherche à nous priver à Paris, c'est à vous de l'obtenir chez vous par les urnes. Je serai pour cela à vos côtés, car je ne suis plus que jamais avec vous. Pour que vous soyez, prenez votre destin en main et ensemble, partout, nous préserverons et nous rebâtirons la France que nous aimons.

Chers amis, vous êtes venus aujourd'hui, en ce 1er mai, si nombreux, que je voudrais m'arrêter en conclusion sur ce miracle de l'engagement politique. qu'est-ce qui pousse des hommes et des femmes à distribuer des tracts, à sacrifier des moments de loisirs pour aller, porte après porte, convaincre, à coller des affiches par tous les temps, plutôt que d'aller faire une partie de pêche, un apéro avec les copains, plutôt que de profiter de leurs enfants ou de leurs petits-enfants s'adonner à leur sport ou à leurs loisirs préférés ? Qu'est-ce qui vous pousse par une si belle journée à être là plutôt que de bouquiner dans votre jardin ou d'aller à la plage ou en forêt vous promener ?

Qu'est-ce qui pousse les hommes et les femmes à se présenter aux élections en sachant qu'ils seront souvent diffamés, malmenés, brutalisés, au mieux dans leur honneur et leur considération par une extrême-gauche de plus en plus hargneuse soutenue par un système aux abois ? C'est d'abord, c'est d'abord, je le crois, votre profonde aspiration à la justice. Tant l'injustice crée de souffrance dans une âme bien faite.

C'est aussi la générosité qui vous contraint à ne pas espérer et vouloir produire le meilleur que pour vous-même et les vôtres, mais pour le pays tout entier, parce que la souffrance des Français vous est insupportable et que vous partagez sûrement cette conviction avec moi qu'en tant que patriote, on ne peut se contenter d'être heureux tout seul. C'est donc aussi l'amour, l'amour que vous portez au peuple dont vous faites partie et au pays qui est le vôtre qui vous motive.

C'est enfin l'espérance, le refus de la fatalité, la conscience profonde que ce gâchis gigantesque ne peut pas être notre horizon, que l'absurdité ne peut pas être notre boussole, que le bon sens doit être victorieux du mauvais sens, qu'il n'y a d'ailleurs de sens de l'histoire que celui que les hommes veulent bien lui donner. Je suis comme vous. Je suis comme vous, je trouve parfois que le fardeau est lourd.

Mais une force irrépressible me redresse dans ces moments-là et me remet en mouvement parce que fondamentalement, je suis imprégnée de l'idée que notre pays mérite mieux, que vous méritez mieux, que nous méritons mieux, que cette lampe descente aux enfers, saccage des réalisations de ceux qui nous ont précédés, nous méritons mieux que la spoliation culturelle et patrimoniale de ceux qui vont nous suivre, nous méritons mieux que cet affaissement moral où le cynisme, l'orgueil, la négligence, la défense de l'intérêt strictement personnel, le mensonge assumé, le mépris seraient brutalement devenus des qualités dans la direction de la cité.

Vous savez, je ne suis pas particulièrement une adepte du « c'était mieux avant ». J'ai au contraire la faiblesse de penser que nous pouvons faire mieux qu'avant, que c'est à la renaissance de la France que nous oeuvrons, que la direction que nous devons prendre n'est pas vers l'arrière et pas seulement non plus vers l'avant, mais vers le haut. Montrer à nos compatriotes qui bien souvent n'y croient pas ou n'y croient plus, qui pour certains, en se disant que tout s'aggravant jour après jour, l'immobilisme pourrait être somme toute un moindre mal.

C'est cette espérance, mes amis, cette espérance du plus grand, du plus juste, du plus puissant, du plus uni, du plus beau que nous devons porter pour réussir à convaincre des dizaines de millions de Français de participer à cette merveilleuse mission et c'est notre pays. et c'est notre pays. Sous-titrage Société Radio-Canada

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