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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 février 2022 10 min

Situation des soignants : échange entre Olivier Véran et Bernard Jomier en audition

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ma question c'est espérons que les hôpital va redevenir attractifs et que de nouveau les infirmières postulent pour venir à l'hôpital jusqu'où va-t-on en recruter c'est à dire est ce qu'on va revenir aux ratios qui était voilà et pour ouvrir les lits équité en fait les ratios copé remet au nom écrit sur le papier non réglementaires ou est ce que on va travailler sur des ratios plus élevé je le dis parce que il ya un mot vous n'avez pas prononcé alors que je vous en êtes convaincus vous l'entendez et nous l'avons entendu tout au cours de ses auditions des soignants c'est la crise de sens de leur métier et c'est peut-être d'ailleurs les directeurs nous ont dit aussi et encore à strasbourg que malgré tout le monde convient que les mesures du ségur sont des mesures significatives en termes de revalorisations personne met en cause ce fait là mais de fait les soignants ne revienne quand même pas à l'hôpital et donc il ya évidemment d'autres sujets et cette question de la crise du sens du métier qui peut-être ne touche pas que les soignants d'ailleurs ne touche pas que l'hôpital nécessite d'autres d'autres réponses et que dans cette qualité dans la relation que les soignants peuvent avoir parce qu'on leur constitue un cadre de travail adapté satisfaisant qui n'ont pas l'assise la sensation d'être maltraitant c'est une réponse qui est importante encore il ya deux jours trois jours à strasbourg où nous étions une infirmière nous disait nous rappeler nous disait mais moi j'avais une grande fierté d'exercer mon métier et maintenant elle ne sait pas que j'ai plus de fierté mais quand même je me sens plus ça va pas les conditions dans lesquelles je travaille je suis plus aussi heureuse aller au travail le matin c'est un discours récurrent et est ce dernier point et je pense que vous pourrez pas répondre à cette dernière remarque mais je vais vous dire aussi que dans ces deux auditions il ya une différence de langage entre les soignants et les institutions qui absolument marque en jeu en toute humilité je ne sais pas exactement quelle est la réponse mais il ya un fossé qui est en train de se créer ce n'est pas les mêmes mots qui sont utilisés ce n'est pas le même langage à utiliser ce n'est pas le même discours qui est tenu et il ya vraiment on a entendu d'un côté le discours des soignants y compris des jeunes qui décrivent l'hôpital comme un lieu de violence institutionnelle qui ont des mots très durs sur ce qu'ils vivent à l'hôpital et c'est très inquiétant l'ensemble des soignants et d'un autre côté et je personnalise ray rien du tout mais des institutions représentant l'état de personnes qui sont certainement très engagé au service du bien public mais dont les discours dont les process pardon pour le terme là aussi je dois utiliser un langage qui n'est pas celui du quotidien mais est en décalage total avec la réalité que décrivent les soignants et peut-être qu'il ya aussi là un fossé qui expliquent une part de la crise de l'hôpital qui comme vous l'avez dit ne se résoudra pas que par 9 des apports de moyens financiers je suis d'accord avec vous monsieur le sénateur sur le différé le décalage de discovery sont que je suis les deux représentants d'institutions plus de médecins hospitaliers puis j'ai beaucoup travaillé avec j'ai occupé beaucoup de fonctions de soins avant votre médecin et c'est pas un discours qui est nouveau la consternation que je comprends la perte de sang j'ai pas parlé du mot perte de sens mais j'ai tourné autour du pot pendant tout son intervention liminaire j'ai souvent j'ai souvent parlé j'ai souvent parlé perte de sens quand je vous dis recréer un service donné un pouvoir décisionnel à l'équipe lui donner un budget pour qu'ils puissent investir dans son quotidien regaud augmenter son salaire augmenter le personnel autour de lui sortir la logique administrative aux financières lui enlever la pression de comptable de la t2 en permanence sur ses épaules revaloriser le la chargé à la permanence des soins reconnaissent pas ces spécificités lui permettre d'évoluer dans ces mutins ses métiers ses compétences je ne dit pas autre chose que redonner du sens aux soignants mais c'est si on fait rire une fois que alors par contre entre l'annnonce de quelque chose et la réalisation il ya du temps ce que je veux dire c'est que ne faisons pas et vous avez eu la gentillesse et la loyauté de dire que le ségur avait avait compté pour la feuille de paye je vous faites moi confiance le ségur ne joue pas que sur la feuille de paye par contre les choses qui sont visibles tout de suite à feuilles de paye oui les choses qui prennent un peu plus de temps et quand je vais dans un hôpital annoncer qu'on va compte rires refait complètement l'unité de soins parce que les soignants sont exemple d'avoir une salle de bain pour 22 malade c'est pas le lendemain ils reviennent travailler dans les mêmes conditions parce qu'il faut trois à quatre ans pour que les travaux puissent être faits même si le budget est là donc c'est ce temps là aussi qui est un temps incompressible pour que le lien organisation interne aux hôpitaux de changement de la gouvernance soit visible par les établissements c'est ça en fait la question qui se pose c'est est ce qu'il ya des éléments déterminants que nous n'aurions pas mis en place qui se fait petit de changer radicalement la donne à très court terme je vous dis que ce qui change la donne à très court terme c'est déjà de mettre plus de personnel nous d'en former davantage avec le ségur nous avons proposé d'embauché 15000 soignants supplémentaires et de remplir les postes qui ne sont pas pourvus d'ouvrir quatre milliers la demande pourquoi parce que quand une infirmière elle est rappelée chez elle le soir en lisant bah finalement faut venir bosser demain il week-end prochain fera venir bosser aussi là il ya un sens un sentiment de violence institutionnelle la personne qui le rappelle n'est pas violente la personne qui la rappelle à un planning et n'arrivent pas à boucler et c'est là que vous rentrez dans une spirale vous mettez sous pression la personne et qui a l'impression que finalement cette on va la bouger d'un endroit à un autre c'est d'autant plus vrai dans les très grands hôpitaux un peu moins dans les bus dans les hôpitaux plus petit donc avoir une équipe qui est bien dimensionné avec une bonne taille ça va être la première décision que j'avais pris comme ministre avant même que le coït vraiment n'éclate j'avais réuni les syndicats j'aurais dit écoutez moi il ya un truc qui quand j'étais médecin j'étais médecin peu de temps avant a toujours énervé c'est quand on me disait qu'il y aura un congé une infirmière qui part en congé pendant 10 jours mais quittera pas remplacés et je leur avais dit plus aucun départ anticipable de plus de 48 heures sans remplacement ça fait partie des mesures du quotidien qui compte vraiment ça fait partie de ce qu'on appelle la cuve était la qualité de vie au travail il ya aussi la question des conflits c'est le sénateur vous m'avez pas parler des conflits monsieur président énormément de conflits dans les équipes énormément de conflit il faut pouvoir arriver à apaiser les choses et donc et plus de pression plus être conflit et plus être conflit plus de pression ce que les gens finissent par partir donc il faut vrai véritablement faire ce travail pour apaiser et sur la cuve était on a lancé j'ai lancé un énorme chantier là aussi qu'est ce qui s'est passé aussi l'année dernière qui fait qu'ils aient eu une réduction du nombre de soignants alors même qu on augmente les salaires et comme on essaie d'en embaucher plus parce que pas mal de puteaux m'ont dit c'est qu'il ya eu des départs qui ont été différées des démissions de soignants irait tous les ans avec ou sans crise et les soignants ont dit on va partir en pleine crise sanitaire on décale stade 6 ou 12 mois est donc une fois que la vague était passé entre guillemets ce qui était devait partir et qui avait que c'était de ne pas le faire long feu il ya des renouvellement d'effectif qui sont qui sont insuffisants c'est pour ça qu'on augmente fortement la formation c'est pour ça aussi que je déploie avec un minimum chanel apprentissage alternance la vae j'en ai parlé tout à l'heure et enfin ce qui est une crise des vocations je regarde sur parcours super la formation la plus demandée de notre pays ces infirmières 687 mille demandes d'information la deuxième formation la plus demandée ces médecins 660 me le demande je vous dis que si un problème de vocation on le verrait à ce moment là en revanche si elle est sortie et les gens qui vont faire autre chose parce que le métier est trop dure et qu'il ait percuté et c est aussi le rapport du travail post co vide qu'on voit dans la restauration pour 20 dans l'entreprise et qu'on voit évidemment à l'hôpital travaille de nuit les week-ends avec des gens qui sont fatigués qu'ils disent moi je n'ai plus envie d'avoir une vie consacrée à mon boulot jusque dans la nuit les week-ends or il faut savoir que quand on fait un métier du soin on bosse la nuit les week-ends et ça c'est quelque chose qu'il faut pouvoir dire aux jeunes quand ils s'inscrivent non pas comme une fatalité mais parce que ça fait partie de l'engagement surtout quand on est dans le service public il faut pouvoir le reconnaître ce travail là évidemment faire en sorte qu'il soit pas excessif il ya des choses qui sont complètement déconnectés par exemple je travaille avec les avec les internes où il ya des heures qu'ils sont beaucoup trop excessive et de la permanence de soins qui est trop forte les gens peuvent s'épuiser on a tous connu ça quand on est passés par l'hôpital ça ce sont des situations qu'on ne souhaite plus avec frédéric vidal nous avons pris l'engagement total de la tolérance zéro sur toutes les dérives rencontrées par les étudiants en santé l'amélioration de l'accueil accéder à tout ce qui va permettre de donner envie je crois que tout cela c'est une c'est une réponse à la crise de sens après interrogeons-nous est-ce que nous sommes là face à une situation franco-française personne ne peut dire ça je crois que c'était ne pas dire de bêtises mais je vais me semble c'était la moitié des maternités qui était quasiment en train de fermer en suède l'angleterre fef a fait face la à des difficultés de rh comme on en a jamais eu et ils n'ont pas mis leur place au ségur l'allemagne ministres allemands disaient que c'est une catastrophe dans les hôpitaux postes postes kobe d'eau n'allons pas imaginer qui est là aussi un problème qui ne nous concerne vrai que nous et après mais général des crises évocation des soignants et il ya eu de façon générale une temps d'une tente une tentation de l'économie persistante depuis une vingtaine d'années à peu près dans toutes les tous les pays de ces oeufs je vais passer à part à mes collègues prochaine réponse si vous pouviez nous redit ramos dans les ratios mais peut-être une réponse je voulais jouer pension du ratio pardonnez moi je lui réponds là dessus très bien bravo ratio d'avant je sortirai la logique des ratios non moi je pense qu'il faut qu'on sorte de la logique des ratios ce qu'il faut c'est qu'on fasse c'est qu'on confie aux établissements et aux yeux et aux équipes l'unité le soin de d'évaluer localement les charges en soins le ratio ça peut être un garde-fou entre guillemets qui nous assure qu'il ait pas trop de pression sanitaires sur quelques soignant mais en réalité si vous donner suffisamment de moyens à une équipe en lui disant qu'elle peut s'organiser et tenir compte de la réalité de chaque unité hospitalière à mon avis c'est une meilleure garantie de qualité prise en charge et les endroits dans lesquels c'est nécessaire et d'ailleurs il existe dans le droit mais je crois pas qu'il faille qu'on tende je crois pas qu'il faille tendent vers absolument temps pourtant je crois qu'il faut dire par contre tant de moyens pourtant [Musique]

Situation des soignants : échange entre Olivier Véran et Bernard Jomier en audition — Bernard Jomier · Pourquijevote