🦠 Pourquoi l’épidémie de Covid-19 FLAMBE-t-elle en Outre-mer?
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Fait
« une situation sanitaire extrêmement grave aux antilles les taux d'incidence que n'a jamais connu en france retour au confinement strict et évacuation de patients »
- 3:30Chiffre
« le 11 août il atteignait 1176 pour cent mille habitants en martinique et 1855 en guadeloupe »
- 5:00Chiffre
« nous avions 1904 par semaine vous voyez c'est multiplié quasiment par six »
- 6:30Chiffre
« moins de 20% de la population totale qui a un schéma vaccinal complet »
- 7:00Chiffre
« près de 55 % en métropole »
- 7:30Chiffre
« 60% d'entre elles étaient plutôt d'un manque de recul »
- 8:30Chiffre
« les plus de 65 ans représentent 28% de la population »
- 9:00Fait
« on a déploré ce week-end une dizaine de décès tous les jours dont des personnes d'une trentaine d'années »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
une situation sanitaire extrêmement grave aux antilles les taux d'incidence que n'a jamais connu en france retour au confinement strict et évacuation de patients nous sommes à l'été 2000 21 et pourtant ces discours ne transportent dangereusement au début de l'épidémie en mars 2020 en outre mer principalement en guadeloupe et en martinique la quatrième vague de kobe 19 et d'une violence jamais vue l asphyxie les hôpitaux et reconfirme les populations alors pourquoi l'épidémie s'est elle bien plus rage aux antilles qu'en métropole pourquoi cette brusque flambée des cas dans des territoires relativement épargné durant les premières vagues on vous détaille les raisons donc eu [Musique] ce chu est devenu un hôpital kobe dette us est totalement transformé pas de manière aussi importante qu'on l'avait déjà fait dans les trois vagues précédentes mais le drame actuel c'est que cette organisation ne suffit pas du tout par exemple cette nuit il y avait une trentaine de personnes au service d'urgence qu'il n'avait aucun lit pour pouvoir être hospitalisés qui devait l'être andré cabié et chef de service d'infectiologie au chu de martinique et comme bon nombre de ses collègues il constate avec effroi le sévère rebond de l'épidémie aux antilles inédit dans ces territoires depuis le début de la crise les taux d'incidence sont vertigineux selon santé publique france le 11 août il atteignait 1176 pour cent mille habitants en martinique et 1855 en guadeloupe ou encore 933 à saint barthélemy et 518 à saint martin en comparaison le sud de la métropole le plus touché par l'épidémie affichent des taux oscillant entre 600 et 700 nous avons à peu près 6840 une semaine 1 qui pour nous est énorme parce que au plus fort de la deuxième vague gates est pour nous la plus impactants nous avions 1904 par semaine vous voyez c'est multiplié quasiment par six comment expliquer alors une telle différence entre la métropole et les territoires d'outre-mer tout d'abord comme souvent lors d'une reprise des contaminations un relâchement des gestes barrières à la reprise la quatrième bague a commencé au mois de juin avec au moment du décompte final il y a eu grand nombre de festivités de rassemblement que ça correspondait aussi à la fin de l'année scolaire un arrêt quasi complet pour un certain nombre de personnes de tous les gestes barré variant qui était présent c'était le variant alpha parieurs anglais qui se transmet quand même facilement la population effectivement on n'a pas bien appréhendé la gravité de cette maladie probablement parce qu'en première vague n'ont pas eu un impact très important sur la population ça eu à chaque fois un impact important sur l'hôpital mais pas sur la population la deuxième raison à cette flambée des cas est sûrement la principale il fallait faire la démonstration que la vaccination est le moyen le plus efficace de répondre à ce variant delta malheureusement nos en dix ans des livres si je puis dire une démonstration cruel sont nos territoires aux qui est problématique c'est qu'il ya un taux de vaccination qui est faible c'est moins de 20% de la population totale qui a un schéma vaccinal complet et donc du coup il ya de nombreuses personnes infectées en outre-mer les doses n'ont pourtant jamais manqué et les centres de vaccination ont bien pu ouvrir dès le début de la campagne de vaccination pourtant rien qu'en martinique et en guadeloupe à peine 20 % de la population est totalement vaccinés contre près de 55 % en métropole on a fait bien sûr plusieurs sondages pour demander pourquoi les personnes étaient réticentes à peu près 60% d'entre elles étaient plutôt d'un manque de recul on veut voir un petit peu ce que ça donne on a besoin d'avoir plus d'informations et puis d'autres personnes qui elles sont réticentes pour des raisons qui sont un peu autres notamment d un petit peu politiques ou des raisons peut-être plus aussi dans le bas la culture ici sur le territoire la vaccination pour les autres est moins bien acceptées - bellaing prise que ailleurs le troisième facteur qui entre en compte c'est la grande méfiance quand envers les politiques que la science dans ces territoires ultramarins les fausses nouvelles sur la vaccination ou pour minimiser la gravité de l'épidémie ont beaucoup d'écho en martinique où de nombreux habitants sans forme exclusivement sur les réseaux sociaux d'ailleurs dans une tribune publiée le 2 août 35 scientifiques ultramarins ont réagi ce retard dans la vaccination en appelant leurs compatriotes à se faire vacciner le plus rapidement possible une défiance des martiniquais vis-à-vis de l'autorité en général ce soit l'autorité nationale ouvert le mental ce qui vient de paris mais aussi l'autorité locale vis-à-vis de la science aussi et vis-à-vis de la médecine est un espèce de militantisme et de positionnement anti vaccins le poids de l'histoire prend ici toute son importance car cette méfiance à l'égard de l'état pour notamment sa source dans le scandale du chlordécone cet insecticide interdit en france en 1990 a continué à être autorisé dans les champs de bananes des antilles il est accusé d'avoir empoisonné les habitants de martinique et de guadeloupe et provoqué une pollution très importante et surtout très durable donc la création d'une méfiance derrière on peut le comprendre un tout à fait maintenant si demain on nous sur la crise de coville dont on est dans une approche très transparent parce que on sait combien c'est important d'expliquer aux gens de leur donner les chiffres de leur montrer ce qui se passe vraiment et de leur dire ce que l'on met en place et mais c'est vrai que ce fond de méfiance existe enfin quatrième explication c'est l'âge et le rôle des comorbidités dans les formes graves de la maladie comme en guadeloupe les plus de 65 ans représentent 28% de la population est vrai que la partie nick est un département et dans les territoires français les plus âgés et dans lesquels il y à une fréquence très très élevé que du diabète de l'hypertension de l'obésité cette vague là ce qu'on observe c'est qu'on a des personnes de plus en plus jeunes c'est des personnes de moins de 50 ans de moins de 40 ans on a déploré ce week-end une dizaine de décès tous les jours dont des personnes d'une trentaine d'années ces personnes là était tout soit en surpoids soit obèses cette explosion est donc bien multifactorielles si le déconfinement le variant delta et le retour au pays des antillais qui travaillait en métropole a pu donner un coup d'accélérateur à la circulation de virus c'est bien la couverture vaccinale qui pose problème sans celle-ci seul un confinement strict semble capable de soulager les hôpitaux et nos capacités ne nous permettent pas de faire face à cette épidémie mais je pense que pour une région donnée aucun modèle hospitalier ne pourrait être capable de faire face à un tel afflux de personnes globalement en france on l'a vu dans les vagues précédentes on manque de médecins réanimateurs d'infirmières spécialisées de réanimation et ainsi de suite c'est vraiment ça aujourd'hui il me bloque sur l'ouverture de lits supplémentaires [Musique]