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InterviewRMC (sur YouTube)· 28 mars 2025 7 minComplaisantActualité / polémiqueJustice

Procès libyen : 7 ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous imaginez que Nicolas Sarkozy puisse échapper à la prison ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Ce qui nous a marqué, c'est la volonté de salir Nicolas Sarkozy à l'audience ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ziyad Takieddine a modifié ses versions 18 fois, comment l'expliquez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy reconnaît des indices graves mais pas concordants, comment l'interprétez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Si Sarkozy était condamné, feriez-vous appel ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le parquet national financier n'a franchement pas tremblé dans ses réquisitions hier contre Nicolas Sarkozi. L'ancien président était, je cite, le véritable décisionnaire d'un pacte de corruption. Bonjour maître Christophe Inggrin.

Bonjour Apoline de Malerbe. Merci d'être dans ce studio ce matin. Vous êtes l'avocat de Nicolas Sarkozy.

Des réquisitions, ce sont des réquisitions, il faut bien le préciser, ce n'est pas la peine mais c'est la réquisition demandée par le parquet. Mais est-ce que vous imaginez franchement que Nicolas Sarkozy puisse échapper à la prison ? Non seulement je l'imagine, mais j'en suis persuadé, euh le dossier euh qui a été débattu pendant pendant 3 mois euh n'est pas celui qui a fait l'objet des réquisition du parquet national financier.

On a eu un show euh émaillé de bons mots, d'insultes. Euh hier, on a entendu par exemple que Nicolas SarkoZi était cupide, qu'il avait une ambition effrainée. Ce sont des choses qui n'ont rien à voir, rien à faire dans le débat judiciaire.

Euh on peut penser ce qu'on veut de Nicolas Sarkozy mais euh hier et les 3 mois qui ont précédé, on est là pour discuter des faits, pas discuter de son caractère ou de sa personnalité. Donc après euh 13 les mots hein, je vais les je vais les lire parce qu'effectivement euh c'est vrai que çaadresse le portrait d'un personnage hein au-delà de la question euh de de des faits. Je cite "Il serait à l'origine d'une corruption de haute intensité attisé par l'ambition, la soif de pouvoir, la cupidité qui a tissé sa toile jusqu'aux plus hautes sphères de l'État." Voyez ?

Voilà ce qu'a dit le vice-procureur du parquet national financi. Voilà. Et donc on est vraiment alors ce qui nous a marqué nous c'est la volonté de salir à l'audience dans ce show hein dont je parle Nicolas Sarkozy d'essayer de le faire condamner.

Euh on sentait vraiment la détestation hein euh contre Nicolas Sarkozy et de le faire condamner en dépit d'un dossier qui a pas bougé. Je vous disais on est arrivé il y a 3 mois avec on sait pas quelle serait la somme qui aurait été donnée par le régime libyen à la campagne de Nicolas Sarkozi. On le sait toujours pas.

On sait pas comment elle aurait été remise et on sait toujours pas à quoi elle aurait servi. Ce qui pour un dossier de financement de campagne est un peu ennuyeux. On ne sait toujours pas combien comment.

Alors, il y a une raison à ça, c'est qu'il y en a pas eu de financement libien. Mais plutôt que de le reconnaître, et bien le parquet national financier invente une histoire et une histoire qui l'adapte au fur et à mesure de ses reculs. Vous savez, par exemple, ça veut dire qu'à vos yeux, vous allez pouvoir le dire dans un instant, mais ça veut dire qu'à vos yeux, ce que vous dites, c'est quand même très lourd.

Ça veut dire que vous dites qu'au fond, c'est presque une affaire personnelle qu'ils en ont fait et qu'il s'agit d'une histoire plus politique, plus psychologique, plus presque de détestation d'un homme que d'une affaire de justice. Ce qui est certain, c'est qu'au cœur de la démarche du parquet qu'on a senti pendant 3 mois d'audience et 3 jours de réquisition, il y a la volonté de construire autour de Nicolas Sarkozy une histoire qui puisse aboutir à sa condamnation. On ne recherche pas la vérité.

On recherche à faire condamner Nicolas Sarkozi. Je vais vous donner un exemple. Toute une partie de l'accusation a pendant longtemps été fondé sur les accusations de Ziyad Takedin.

Ziad Takedin, on a démontré qu'il avait modifié ses versions à 18 reprises. C'est pas rien 18 reprises dans un dossier. Dans n'importe quel autre dossier, on se serait arrêté là. quelqu'un un soi-disant accusateur témoin qui modifie ses accusations 18 fois, ça ne s'est jamais vu.

Et bien plutôt que de prendre acte de cet échec, le parquet national financier a euh euh basé ses réquisitions sur les déclarations de Saïf Alislam Kaddafi. Je peux pas vous dire que comme témoin impartial, le fils de Mohamar Kadi, comme témoin impartial et digne de foi, on a trouvé mieux hein. Et pourtant, le parquet n'hésite pas à se fonder sur ces déclarations.

Il n'a jamais été entendu par les juges. Il a envoyé une lettre et c'est là-dessus qu'on les déclaration, maître, vous le savez bien. Il y a les les voyages des proches de Nicolas Sarkozy, notamment Bris Ortefeu, Claude Guéant, des voyages qui paraissent honnêtement et là pour tout un chacun un peu absurde.

Que vont-ils faire là-bas ? Que vont-ils rencontrer le le fils de Mohammad Kadfi ? Ce n'est pas que les témoignages des uns et des autres, c'est aussi ça, c'est un fait.

Alors, ce sont des points qui en effet ont été débattus pendant l'audience, vous avez raison, et auquel il a été donné des réponses à chaque fois. Il faut pas oublier qu'en trouvez convaincantes les réponses. Écoutez, c'est les réponses de Claude Guéant qui prépare la visite de Nicolas Sarkozy qui va avoir lieu quelques semaines plus tard des ce qu'on appelle des des visites préparatoires.

Ça se passe à chaque visite de ministre. Ça n'existe pas un ministre qui se déplace à l'étranger sans qu'il y a une visite préparatoire en amont. Ça n'existe pas simplement des proches aussi élevés.

C'est habituellement plutôt une équipe qui va sur le terrain pour connaître bien ce monde-là pour avoir été reporter politique sur le terrain. Je le sais bien. Vous avez raison.

C'est généralement le conseiller diplomatique qui se déplace pour faire la visite préparatoire. En l'espèce, vous vous souvenez peut-être que David Martinot était un jeune conseiller diplomatique qui avait une vingtaine d'années, 25 ou 26 ans et que pour préparer la visite de Nicolas Sarkozy en Libye, les Libyens avaient fait savoir qu'il préférait quelqu'un de plus capé. Et c'est la raison pour laquelle sur une journée Claude Guéan se déplace pour faire cette visite.

Maître Nicolas Sarkozy lui-même a eu cette phrase "Je sais qu'il y a des indices graves mais pas concordants. C'était lors de l'un de ses interrogatoires le 10 février dernier. Comment est-ce que vous expliquez que lui-même reconnaisse qu'il y a un faisceau d'indice ? il reconnaît pas le faisceau d'indice, hein.

Il dit que en effet il y a des éléments qui sont instrumentalisés et mis en avant par l'accusation pour tenter de faire croire qu'il y a pu y avoir un financement illégal de la campagne et que les accusations qui naissent les accusations qui naissent contre lui le jour où il reçoit les représentants du nouveau gouvernement libyen et alors que l'armée les tanks de Mohamar Kaddafi se dirigent vers Bengazi pour assassiner la population locale. Il y a pas de hasard dans ces accusations. Donc qui a des indices qui est justifié au départ qui est intéressé le procureur de la République, c'est une chose.

Mais quand au bout de 13 ans d'enquête, 3 mois d'audience, il n'y a rien qui viennent étayer ces indices, ces indices dont vous parlez, alors on doit en tirer les conséquences et c'est précisément ce que n'a pas fait le parquet national financier, préférant encore une fois pointer du doigt et faire accuser Nicolas Sarkozy plutôt que rechercher la vérité. Comment va client ? Comment va Nicolas Sarkozy ?

Il va très bien. Je crois que le procureur qui l'abattra est pas encore né et il est vraiment de continue de se battre tout à fait sereinement mais avec une détermination qui est très aiguisée. Vous-même avocat, est-ce que au sortir de ces réquisitions, vous vous dites qu'il y a une forme de justice politique ?

Je sais pas s'il y a une forme de justice politique. Moi, ce que j'ai senti hier, c'est la détestation, une vraie détestation personnelle pour Nicolas Sarkozy avec l'emploi de d'insulte. euh l'emploi de mise en cause personnelle, le recours à des mises en cause personnelles qui euh c'était très clair était là pour dissimuler les béances de l'accusation.

Ça c'est très gênant. Maître, si toutefois il était condamné, est-ce que vous ferez évidemment appel ? Alors, je peux pas imaginer qu'il soit condamné, mais dans ce cas de figure très improbable, évidemment qu'on s'arrêtera pas là.

Merci d'être venu sur RMC ce matin, maître maître Christophe Ingrain, donc avocat de Nicolas Sarkozil. [Musique]