Guerre entre l'Iran et les États-Unis: Catherine Vautrin prône une "voie diplomatique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la guerre pourrait reprendre ? Est-ce que vous craignez une reprise des frappes ?
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Vous dites que la France n'est pas partie à cette guerre. Quels sont vos accords de défense ?
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On voit ces images de pilotes de Rafale. Que font-ils aujourd'hui ?
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Est-ce que la France a les moyens de faire pression sur Hormuz ?
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L'Iran est-il une menace pour la France ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'Iran avance vers la bombe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« Le président de la République l'avait expliqué tout début mars, je crois qu'on était le 2 ou le 3 mars. »
- 0:30Chiffre
« Nous avions 400 000 ressortissants sur la zone et des accords de défense. »
- 11:00Fait
« Depuis 1978, la France est engagée au Liban pour obtenir le maintien de la paix. »
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Est-ce que la guerre pourrait reprendre ? Est-ce que vous craignez, vous ce soir en tant que ministre des Armées françaises, est-ce que vous craignez une reprise des frappes, une reprise des frappes américaines ? Dans tous les cas, ce que nous pouvons dire, c'est que le cessez-le-feu reste extrêmement fragile.
Vous connaissez maintenant la position de la France depuis le premier jour. Le président de la République l'avait expliqué tout début mars, je crois qu'on était le 2 ou le 3 mars. Nous avions trois éléments.
Le premier, c'est que la France n'est pas partie à cette guerre. Ça n'est pas notre guerre. Le deuxième élément, c'était bien évidemment que nous avions 400 000 ressortissants sur la zone et des accords de défense.
Et que notre volonté, c'était de respecter les accords de défense qui étaient les nôtres. Et le troisième élément, c'était évidemment le sujet d'Hormuz et la volonté d'une solution diplomatique. Et rien n'a changé dans les objectifs de la France depuis deux mois.
Rien n'a changé. On parlera d'Hormuz dans un instant. On parlera de la menace iranienne, évidemment, mais sur ces craintes que l'on peut avoir d'une reprise des frappes.
Quand on est ministre des Armées, on se prépare à ça ? Avec l'état-major de l'armée française ? On étudie les différents scénarios ?
Qu'est-ce qu'on fait, concrètement Alors déjà, je répète, ça n'est pas notre guerre. Nous ne sommes pas belligérants. Donc le rôle du ministre de la Défense que je suis aujourd'hui, c'est de travailler avec les pays avec lesquels nous avons des accords de défense parce que dès lors qu'ils sont attaqués et qu'il demande à la france de les aider nous sommes là c'est ce qui s'est passé avec les émirats arabes unis c'est ce qui s'est passé avec le qatar et c'est ce qui s'est passé avec l'arabie Par exemple, dès le 23 mars, j'étais à Abu Dhabi avec nos troupes parce qu'aujourd'hui, je crois que les Français maintenant le savent, nous avons un millier de militaires qui Ils sont répartis aux Émirats arabes unis.
Nous avons des pilotes qui, au jour de rafale, ont accompagné des...
On va voir ces images, justement. Pendant que vous parlez, on va aller voir ces images de pilotes de rafale qui sont qui sont allées, évidemment avant le cessez-le-feu. Exactement, c'est très important de le répéter.
Avant il y a deux semaines qu'ils sont allés défendre les pays du Golfe pour aller abattre des drones et on voit ces images-là. C'est très important d'expliquer que ces images là ont deux semaines et qu'aujourd'hui il n'y a pas cette activité puisque bien évidemment la France respecte un cessez-le-feu même si elle n'est pas partie à la guerre, il n'y a pas d'avion qui vole. Et donc typiquement je crois que c'est important de se dire que nos militaires sont en opération extérieure, ça veut dire que des militaires installés là-bas, leurs familles, sont rentrées en France.
Ça veut dire que nous avons là-bas l'armée de l'air, vous les voyez très concrètement, ce sont des pilotes qui sont montés dans leurs avions et sont allés, avec ce qu'on peut imaginer comme risque, avec à ce moment-là évidemment par exemple des drones qui survolaient. Il faut aussi rappeler que nous avons une base maritime et que nous avons également l'armée de terre. Et typiquement, l'armée de terre, elle...
Madame la ministre, vous dites, encore une fois, on a ces images, vous dites au pays du Golfe, si la guerre reprend, nous serons là. La France sera encore là. La France sera encore là.
Mais la France, cet Vous savez, ce qui est très important, c'est d'avoir bien en tête la force de la parole de la France. À partir du moment où on signe un accord de défense, on n'en signe pas avec tout le monde, et bien évidemment, nous serons là si la situation devait perdurer. Pour autant, la volonté de la France, elle est répétée régulièrement et c'est tout le sens du travail qui a été fait par le président de la République avec, vous l'avez vu, il y a maintenant une dizaine de jours, la réunion à Paris sur Hormuz Parce que la solution, et je vous écoutais avec vos invités parler de l'évolution de la situation, on voit bien qu'à partir du moment où nous n'avons pas été informés de cette guerre, nous avons découvert il y a deux deux mois que les Américains démarraient cette guerre.
Nous n'avons pas été informés, c'est important de le noter. Derrière, la position de la France dès le premier jour, c'est de dire qu'il faut une voix diplomatique. Et c'est la volonté de la France et c'est l'engagement de la France aujourd'hui.
Une image à vous montrer encore. C'est en direct, c'est le cours du baril de pétrole. Il continue d'augmenter encore ces dernières heures.
Ce soir, c'est tout en haut pour le baril de Brent, il est à plus de 111 dollars ce soir. Il était à 79 dollars le 28 février pour rappeler les choses précisément. Juste avant la guerre.
Hier Emmanuel Macron disait qu'il faut qu'on rouvre ce fichu détroit. C'est l'expression du Président. Est-ce que la France a les moyens de faire pression ce soir ?
Ou est-ce qu'on est condamné, comme vous semblez le dire à l'instant, à subir d'une certaine manière ? Non, nous ne sommes pas condamnés à subir. La meilleure preuve, c'est que vous aviez 51 pays autour du président Macron et du Premier ministre anglais pour travailler sur le sujet.
Ce qui veut bien dire que Hormuz, c'est 20 % du commerce mondial et que vous avez de nombreux pays parce que ça n'est pas, et je pense que c'est un point importants, ça n'est pas qu'un sujet occidental. Hormuz, ça concerne l'Asie, ça concerne évidemment l'Inde, ça concerne le Japon. Nombreux sont les pays concernés et tous ces pays aujourd'hui, souhaitent effectivement, chacun en plus est en capacité de parler qui avec l'Iran, qui avec les Etats-Unis c'est ça la force de la diplomatie Vous dites on ne subit pas Les navires que l'on a envoyés on a vu entre guillemets l L'armada française, envoyée très vite dans la guerre par le président Macron, notamment avec le char de Gaulle, bien sûr.
Ces navires-là, à quel moment est-ce qu'ils pourraient intervenir dans Hormuz ? Ou à proximité ? Vous savez, le sujet, ce n'est pas aujourd aujourd'hui de reprendre Hormuz par la force.
Pourquoi est-ce que des navires sont partis tout au début de la guerre et où sont-ils allés ? Les premiers, ils sont allés en face de Chypre. Chypre est un pays de l'Union européenne qui était menacé.
C'est la raison pour laquelle les Grecs, d'ailleurs comme nous, ont envoyé des navires. Nous, depuis maintenant plusieurs mois, nous avons une opération en mer rouge au sein de l'Union européenne qui est l'opération Aspides. Nous avons deux frégates pour faciliter la circulation parce qu'il ne faut pas oublier qu'on parle beaucoup d'Hormuz, mais vous avez Babel-Mendez qui n'est pas loin non plus, qui est l'autre élément et ça permet de...
Et notre sujet c'est la liberté de navigation, c'est ça ce que nous jouons. Et aujourd'hui, quels sont nos navires ? A quoi doivent-ils servir demain ?
Dès lors qu'il y a une démarche diplomatique, dès lors qu'on est en capacité de parler avec les assureurs et avec les armateurs et que des bateaux pourraient effectivement à ce moment-là reprendre le Détroit, il y a une capacité d'escorte. C'est ça le sujet. Capacité d'escorte, ça veut dire qu'on pourrait envoyer...
Est-ce que le Charles de Gaulle par exemple ? Je ne suis pas donc vous pouvez imaginer qu'il rentre vers Marseille ou Toulon. C'est aussi un autre élément.
Donc mon pour l'instant et juste au moment où nous nous parlons, il est en Méditerranée orientale. Et une précision, on sait que les Allemands le font. Est-ce que les Français pourraient à envoyer des navires anti-mines, je veux dire des choses comme ça.
Alors il y a plusieurs pays européens. On sait que tous les bateaux qui sont des bateaux chasseurs de mines sont des bateaux qui sont allemands, français, belges. Il y a plusieurs pays qui peuvent effectivement participer.
Mais tout cela n'a des sens que dès lors qu'on a d'abord travaillé la voie diplomatique. C'est ça l'enjeu du moment. Mais on pourrait envoyer nos navires anti-mine, nos chasseurs de mine.
Ça fait partie des sujets qui...
Mais je vous répète, après la voie diplomatique, c'est vraiment le point important. Madame la ministre, est-ce que l'Iran est une menace aujourd'hui pour la France ? Bien sûr.
L'Iran est une menace pour le monde. L'Iran est une triple menace. Parce que l'Iran, vous avez évidemment le nucléaire dont on parle régulièrement.
L L'Iran, c'est évidemment le missile balistique terrestre. Et le troisième élément, c'est ce qu'on appelle les proxys, les outils par exemple, qui sont évidemment des groupes qui peuvent également intervenir. Donc vous voyez, il y a une triple mesure, une triple menace, pardon, et cette menace elle concerne évidemment l'ensemble des différents...
Vous commencez par la menace nucléaire. L'objectif de Trump, et on l'a réentendu tout à l'heure, c'est bien d'éliminer cette menace-là. Il fait le boulot à notre place, Donald Trump Mais je répète une fois encore, personne n'a demandé à Donald Trump d'ouvrir un front avec l'Iran.
Donald Trump a pris une décision sans sans informer les membres, par exemple, de l'OTAN, si je devais prendre cet exemple. Et donc aujourd'hui, et ce qui a été dit tout à l'heure, c'est qu'il a démarré ce conflit, sans pour autant que non seulement nous ne soyons informés, mais sans que nous ne connaissions finalement l'effet militaire recherché. Et c'est probablement l'une des grandes difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui.
Oui, mais pardon, on a compris depuis deux mois maintenant que les Iraniens avançaient vers la bombe. On a compris qu'il y a un certain un nombre d'éléments qui étaient en train de se mettre en place pour que l'Iran aille vers la bombe. Trump dit ça, c'est inacceptable, il fallait agir maintenant.
Quand vous voulez agir et que vous avez une organisation comme les Nations unies ou des alliés, vous commencez par discuter avec vos alliés. Là, ce que l'on constate, c'est qu'ils ont commencé à agir et après, les uns et les autres ont été informés. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas de partage de stratégies, ce qui est l'une des difficultés de cette guerre.
J'ai une image à vous montrer encore, Madame la Ministre. Ceux que vous allez voir et entendre chanter, on les voit ici, ce sont six hommes, six détenus, des dissidents Ils ont chanté juste avant d'être exécutés. Que peut faire la France aujourd'hui pour ceux-là, pour ceux qui sont victimes de la répression et plus globalement pour le peuple iranien Vous savez, la France l'a dit depuis maintenant plusieurs semaines.
La volonté de la France, c'est qu'évidemment le peuple iranien qui est un peuple qui doit pouvoir vivre sa démocratie et être souverain puisse effectivement être entendu, reconnu. Mais c'est au peuple iranien, bien évidemment, de pouvoir s'exprimer. Et c'est l Un des enjeux, c'est précisément que le peuple iranien puisse s'exprimer.
On ne peut pas accepter toutes les répressions auxquelles on a assisté il y a quelques semaines maintenant. Et ça ne peut pas passer par les bombes américaines ? Le vrai sujet reste celui de la diplomatie.
Encore une question, madame la ministre. Vous présidiez ce matin à la cérémonie d'hommage au sergent Anissé Girard d'un troisième soldat mort pour la France dans ce conflit ou dans ces conflits que l'on vit en ce moment. Lui est mort au Liban, comme Florian Montorio.
On pense évidemment aussi à l'adulte d'un chef Friand qui était mort en Irak. Je reste sur le Liban un instant. Vous avez parlé ce matin du sergent Jean Gérardin, en expliquant qu'à jamais il sera un exemple de courage, de fidélité, d'honneur.
La France doit rester au Liban. Vous savez, l'histoire entre la France et le Liban, c'est une histoire qui est une longue histoire. Nous avons la Méditerranée, nous avons la langue en partage et depuis 1978, Depuis 1978, la France est engagée au Liban pour obtenir le maintien de la paix.
Ce pays, au moment où nous nous parlons, est au bord de la guerre civile. Le sujet, c'est comment les autorités libanaises peuvent être accompagnées et les forces armées libanaises pour faire respecter la paix et pour que les les Libanais puissent enfin vivre en paix. C'est ça le sens de l'engagement de la France au Liban au moment où nous nous parlons.
Vous venez d'employer le terme pour vous, il y a un risque clairement de guerre civile aujourd'hui. Bien sûr. Qu'est-ce que dit la France à La France, aujourd'hui, discute avec les Libanais pour les organiser.
Et la France, évidemment, ne peut pas accepter ni ni le Hezbollah, ni Tzahal. Et c'est ça le fond du sujet. Les uns comme les autres ont des attitudes qui sont inacceptables.
Mais pour l'instant, rien ne semble arrêter cette guerre. Cette guerre-là en tout cas, cette partie-là du La guerre-là, c'est quelque part, on le sait bien, le fait générateur a été d'abord le sujet de l'Iran, avec ensuite les frappes du Quand on parlait des dangers autour de l'Iran, voilà l'une des déclinaisons concrètes. C'est important que nos comptes citoyens mesurent bien que l'une des déclinaisons concrètes du théâtre de l'Iran, c'est effectivement les tirs du Hezbollah sur Israël.
Et je condamne bien évidemment la réplique de Tzahal, ce qui est absolument indispensable, c'est d d'obtenir l'arrêt de ces tirs du Hezbollah, comme ceux de Tzahal, et le respect de la paix au Liban. – Une toute dernière question, vraiment madame la ministre, Emmanuel Macron jeudi doit assister, alors on a vu assister ou participer, on va dire assister à un exercice de combat de haute intensité dans le cadre de l'exercice Orion. On sait que l'armée va avoir ses moyens augmentés dans les années qui viennent, notamment après la loi de programmation militaire, plus 36 milliards.
Est-ce que vous confirmez que malgré ces 36 milliards, il n'y aura pas dans notre armée un rafale supplémentaire, un Charles Leclerc supplémentaire ? Parce qu'on a pu lire ça ces derniers jours. Alors d'abord, je crois qu'il faut qu'on précise des choses.
Il y aura déjà deux rafales supplémentaires pour une raison très simple, c'est que nous allons remplacer les deux rafales que nous avons perdues en 2024. À la fin, ça fera le même nombre. Est-ce qu'on peut me laisser finir ?
Allez-y. Deuxième point très important, nous lançons la mise au standard F5 du Rafale. C'est une révision à mi-vie de la totalité du programme Rafale, avec des capacités nouvelles pour les Rafales.
Troisième élément, sur le char Leclerc, nous lançons le char intermédiaire. Parce que le char Leclerc est en fin de vie en 2038, il n'y aura aucune rupture de capacité. Il y a donc un travail qui se fait sur le char intermédiaire.
Donc on améliore, mais on n'agrandit pas l On lance des nouveaux programmes capacitaires majeurs pour les 10 ans qui viennent. On augmente les munitions de manière extrêmement importante. Nous achetons pour 26 milliards de munitions entre maintenant 26 et 30.
Nous allons dans l'espace avec des satellites supplémentaires de façon à maîtriser la communication, l information, c'est une augmentation du budget de la défense, ne serait-ce que sur l'exercice 26, de 13%. Ce sont donc des moyens supplémentaires pour l'entraînement de nos armées, pour la formation de nos armées et pour les équipements de nos armées, et pour l'industrie, pour être très concrète, sur le marché français hors dissuasion, 31 milliards de commandes en 2026. Voilà ce que représente l d'actualisation de la loi de programmation militaire.
Merci Madame la Ministre. Merci à vous.
Catherine Vautrin