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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 9 avril 2026 3 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & élections

"Une commission d'enquête n'est pas un procès à charge" déclare Jérémie Patrier-Leitus - 8/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Jérémie Patrier-LeitusFait
    « Que sommes-nous prêts, nous les responsables politiques, à sacrifier pour la reconnaissance, les paillettes, ses accessoires, ses poussières, ses quarts d'heure de gloire ? »
  • 4:00Jérémie Patrier-LeitusFait
    « Les insinuations, les diffamations, les accusations sans preuve, les mensonges ne peuvent pas avoir leur place dans une commission d'enquête. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je veux dire d'abord à vous, monsieur le rapporteur, que malgré nos différences politiques et elles sont nombreuses, malgré nos différences de méthodes et elles sont fondamentales et une inégalité capillaire manifeste, j'ai toujours respecté votre fonction et j'ai tâché à chaque instant que vous puissiez mener votre travail de rapporteur jusqu'au bout. Au terme de notre commission, une question vertigineuse s'impose à nous. Que sommes-nous prêts, nous les responsables politiques, à sacrifier pour la reconnaissance, les paillettes, ses accessoires, ses poussières, ses quarts d'heure de gloire ?

Sans doute beaucoup, sans doute trop, mais j'aurai l'occasion d'y revenir dans les prochains jours dans un autre cadre. À ce stade, je veux simplement vous dire que j'ai tenté de présider cette commission d'enquête avec la plus grande humilité, impartialité et indépendance malgré les attaques, les pressions des réseaux sociaux et même la calomnie auxquel nous ne devons pas nous résigner et qu'il nous faut combattre. Je n'ai eu qu'une seule boussole. permettre que le contrôle nécessaire de l'audiosel publique et la transparence que nous devons aux Français sur l'utilisation de leur argent puisse se faire dans un cadre digne et respectueux en donnant sa place à chacun sans tomber dans la politique spectacle ou l'inquisition politique.

Je n'ai pas pu le garantir à chaque instant. Je le regrette et en prend bien sûr ma part de responsabilité car je sais que les Français nous regardent et attendent de nous à commencer par le respect que nous nous devons et la dignité de nos échanges et de nos débats. Et je le dis enfin car notre commission a malheureusement été le triste théâtre.

Nous les responsables politiques n'avons pas le droit de jeter en pâure ou de désigner à la vindicte publique nos concitoyens. Les mots que l'on emploie sont des armes et des bombes à retardement. Le pouvoir, celui de faire la loi, de contrôler l'action de l'État, l'utilisation de l'argent public, ce pouvoir, notre pouvoir n'est pas un privilège, c'est une charge et cette charge nous oblige.

Une commission d'enquête est un outil puissant, essentiel dans notre travail parlementaire et plus largement dans notre démocratie qu'il nous faut préserver, mais il faudra le moment venu en interroger ensemble le fonctionnement et les règles. Une commission d'enquête ne peut se substituer au travail des tribunaux. Elle ne saurait jamais être un procès à charge.

Les insinuations, les diffamations, les accusations sans preuve, les mensonges ne peuvent pas avoir leur place dans une commission d'enquête au risque de porter atteinte à la crédibilité de nos travaux.