Lâcher les États-Unis ? Les patrons disent "non" à Macron|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30inconnuFait
« Il est clair que si une grande entreprise française acceptait d'ouvrir une usine aux États-Unis, ce serait donné un point aux Américains. »
- 3:30inconnuChiffre
« aujourd'hui des milliards de d'euros sont investis aux États-Unis parce que c'est notre marché que c'est capital aussi des plus grandes entreprises des plus grandes entreprises. »
- 9:30inconnuChiffre
« 81 % des Américains, des ménages américains qui possèdent des actions au au marché au stock market. »
- 12:00inconnuFait
« le PIB français va baisser, on sait que les ressources vont baisser. »
- 14:00Anne KratzFait
« Donald Trump a d'ors et déjà dit qu'il ne changerait pas d'avis. »
- 18:00inconnuFait
« la Chine est en capacité de répliquer aux États-Unis, elle peut aller attaquer des marchés en Afrique, elle peut être concurrentielle sur le Moyen-Orient. »
- 20:00inconnuChiffre
« 54 % des électeurs s'opposent aux taxes opposées par Trump sur les biens imposés. »
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Quelle réplique ? Répliquer œil pour œil, dents pour dents ? Sortir l'artillerie lourde ou adopter des contesures graduées face aux annonces du président américain Donald Trump ?
C'est là toute la question avant de partir pour une courte pause, on évoquait évidemment les réponses françaises et les déclarations du président de la République qui ont suscité chez certains grands patrons un peu oui d'étonnement ou en tout cas d'interrogation voire même un peu de colère. On en parlait avec vous notamment Michel Rumi économiste euh avec aussi un ministre de l'économie qui fait le job en tout cas ou le service à prévente qui dit "Il est clair que si une grande entreprise française acceptait d'ouvrir une usine aux États-Unis, ce serait donné un point aux Américains." Est si simple parce que effectivement aujourd'hui des milliards de d'euros sont investis aux États-Unis parce que c'est notre marché que c'est capital aussi des plus grandes entreprises des plus grandes entreprises.
Peut-on appuyer comme ça sur pause ? possible. Non non puisque dans la mesure où un investissement important dans un pays étranger nécessite des négociations, ça se travaille depuis longtemps, plusieurs mois, plusieurs années, les montants évoluent et donc on ne peut pas le faire.
Bien sûr, on peut éventuellement le retarder, mais ce n'est pas une stratégie de de de de dans ce type de crise en fait. L'idée c'est qu'aujourd'hui on revient en fait, c'est que monsieur Macron qui parle aux entreprises françaises, puis après on va voir les entreprises italiennes et cetera. Donc alors que c'est là la faille qui euh aujourd'hui, c'est que euh c'est en terme c'est des conflits euh qui touchent des grandes puissance euh donc que ça soit la Chine, les États-Unis et donc il convient d'être une grande puissance pour négocier euh face- à face dès lors que euh on ne discute que État un État, on va dire une région de l'Europe pour faire simple passe aux États-Unis, c'est sûr qu'on aura on aura des difficultés.
Anne Kratz, vous la spécialiste des États-Unis, les perspectives sont sombres. Je pense notamment aux études de la banque Morgan qui dit qu'à 60 % aujourd'hui les risques de récession américaines sont possibles. Est-ce que au vu de ces données, au vu des réactions des marchés, Trump, Donald Trump peut reculer ? il va certainement pas reculer tout de suite.
Euh mais il est il y a personne personne ne peut analyser ce que va faire Trump à l'avance avec certitude hein. Il est chacun a dit on sait pas ce qui on mais comme il est américain il est capable de faire un tournoi à 180° assez facilement. Ça c'est un peu la tradition américaine.
Et s'il voit qu'effectivement le coût à payer pour un certain nombre de ces électeurs est trop élevé, on imagine en tout cas on l'espère dans un sens non seulement pour pour les électeurs en question mais pour la gestion de l'Amérique en général. On espère qu'il sera capable de changer. Mais pour le moment c'est prématuré d'ailleurs, il a dit je vais pas changer.
Il vient de le dire mais je crois que ce qui va changer bien sûr c'est les élections aux États-Unis. Après tout, il y en aura une dans un an et demi. Euh et elle s'adresse aux gens qui en principe tiennent le cordon de la bourse aux États-Unis, c'est-à-dire les représentants au Congrès, non pas les sénateurs.
Donc ça peut changer pas mal de choses. Il y a quand même des 81 % des Américains, des ménages américains qui possèdent des actions au au marché au stock market. Ça fait beaucoup de gens.
Il y a énormément d'Américains qui sont dépendants du stock market pour leur pension de retraite, leur 401 cas 41K comme on les appelle. Donc ceuxlà, ils vont se faire beaucoup de soucis et ceux-là sont certainement parmi les électeurs de de de Trump. Donc euh il faut voir un petit peu ce qu'il faut essayer de de faire, c'est de rester calme d'abord de avant toute chose, d'examiner bien les tenants et les aboutissants de tout ce que Trump a annoncé sur sa petite euh sur sa petite son petit truc là qu'il a montré comme à l'école, comment on était à l'école dans les années 50, on montrait des placards comme ça.
Oui, ça effectivement il a l'art et la manière de de mettre en scène ses ses annonces, hein. Voilà. Mais de la mettre en scène de façon étonnamment archaïque d'ailleurs, mais enfin bon, ça c'est un point mineur.
Euh et euh Oui. Donc je pense que il faut garder son calme surtout et avant tout. Il faut peut-être pas faire des il faut peut-être pas essayer de d'en faire plus dans la rhtorique contre Trump parce que c'est impossible. le langage de Trump, la la rhtorique de Trump et est une rhtorique qui d'ailleurs n'en mérite pas le nom.
Euh en France, on a quand même une maîtrise de la de la langue, on n'est peut-être pas obligé de répondre coup par coup, ça nous ça nous abaisse à son niveau. Je parle maintenant au niveau rhtorique. Après ça, au niveau économique, au niveau commercial, il faut effectivement faire des choses.
Mais par exemple, ça vient d'être dit que les patrons ne résistent à l'idée d'investir aux États-Unis. Bon, ça paraissait quand même quelque chose d'évident parce que d'abord ils sont déjà là, ils vont pas partir s'ils ont un marché, s'ils sont établis et d'autre part des investissement futurs à venir. C'est l'appel aujourd'hui.
Oui, mais si vous voulez, c'est pas c'est pas une enfin à mon avis c'est pas une bonne stratégie, en tout cas pas une bonne stratégie à énoncer. Anne Kratz, vous vous rappeliez, je vous posais la question et vous avez raison de souligner que Donald Trump a d'ors et déjà dit qu'il ne changerait pas d'avis. Il l'a déclaré sur son réseau social.
Aux nombreux investisseurs qui arrivent et y investissent des sommes colossales mais politiques ne changeront jamais. C'est le moment idéal pour devenir riche, plus riche que jamais. Michelzanski à coup de effectivement message sur ses réseaux sociaux, une forme de quoi de colonne vertébrale là qui ne bouge pas du président américain malgré encore une fois des mouvements peut-être jamais vu sur les bourses mondiales le cas que enfin il y a quelque chose qu'il se passe et on évoquera tout à l'heure aussi une colère larvée dans la population américaine.
Est-ce que je peux juste dire une petite chose avant vous ? Permettez-moi, je simplement dire et je serais sans doute la seule personne peut-être la seule femme à dire ça. Il y a quand même quelque chose de terriblement obsène d'entendre Trump dire sans arrêt de plus riche, devenez plus riche, devenez plus riche.
De cette omniprésence de de de l'argent. Euh bon voilà ce que je voulais dire parce que Michel Dzansk Non mais je pense qu'aujourd'hui euh il va de soi que c'est pas dans les 24 heures qu'il va bouger. Là il a lancé un scud et il attend de voir comment euh on va réagir et il voit déjà que les réactions en Europe sont dispersées.
L'Italie réagit de son côté, la France réagit du sien. Donc on voit bien que les espoirs portés par le plan dragique qui était d'un tout de mettre de la fluidité et réindustrialiser l'Europe. Ça va être compliqué et ça pas se faire en un jour.
Donc aujourd'hui, je dirais que pour l'instant, il a des semaines devant lui en fonction de comment ça va évoluer, hein, puisqu'on vient de nous dire qu'il faut attendre qu'il y ait 30 % de baisse à peu près dans les dans les bourses pour constater qu'il y a un crash et puis après peut-être une inflation, voir une déflation. On entendait hier le ministre de l'économie en France qui disait "On va baisser, c'est-à-dire qu'on sait que le PIB français va baisser, on sait que les ressources vont baisser. On sait qu'aux États-Unis, ça a été dit, c'est la même chose, mais c'est trop tôt aujourd'hui pour voir euh je dirais un Donald Trump peut reculer.
Au contraire, aujourd'hui, ce qui va attendre, c'est que euh chaque acteur vienne prendre la parole vis-à-vis de l'administration américaine pour faire des propositions euh sur ces taux, je monte, je descends, je négocie. Voilà, il attend le champ de la négociation et il va pas intervenir avant qu'il ait ce champ de négociation et de voir les possibles. Quel reposte en effet répliquer œil pour œil, dent pour dents si on schématise la position de l'Europe pour le moment n'est pas celle-ci.
En revanche, celle de la Chine a été d'annoncer dès hier et bien effectivement une réponse du berger à la bergère. écouter cet extrait de la télévision d'état chinois, les droits de douanes vont là aussi exploser. La commission des tarifs douaniers du Conseil d'État a annoncé qu'elle imposerait des droits de douane de 34 % sur toutes les importations en provenance des États-Unis.
Euh, monsieur monsieur le le pas pas le patron des patrons, mais en tout cas cette réaction chinoise était-elle attendue ? avait-elle été anticipée selon vous par les autorités américaines de l'administration Trump ? Bien entendu, les Chinois sont le premier ennemi, ne l'oublions pas, des États-Unis quand même.
C'est pas l'Europe, même si Trump considère que l'Europe a été créée pour l'enquiquiner. Et c'est le terme est un peu soft et bien voilà. Mais bon, je vous le laisser dire, c'est plus agréable quand c'est quelqu'un d'autre.
Donc euh comment dirais-je ? Bien entendu, c'est un rapport de force. C'est le même rapport de force que Trump a vis-à-vis de Poutine.
Donc là, on est dans des grands états et ce n'est pas le cas aujourd'hui de l'Europe qui n'a pas les moyens, on l'a dit, dans sa diversité, de pouvoir riposter immédiatement. En revanche, moi ce que je voulais dire sur ce cette mentalité ou cette position de Trump, il a dit en début de semaine, il l'a même écrit sur X qu'il considérait, il se félicitait que depuis son élection et surtout son arrivée à la Maison Blanche, en 2 mois, il y avait eu plus d'investissements étrangers aux États-Unis que pendant les 4 années du mandat Biden. Donc vous voyez qu'il est loin de faire marche arrière, qu'il tout simplement tape très fort comme il sait le faire, très haut comme d'habitude, qu'il a mis 4 ans pour préparer son programme et que bien entendu, il va pas tourner les talons tout de suite parce que plus on est fort, mieux on négocie, ça arrange pas nos affaires.
C'est pour ça que je crois et je crois sincèrement en tant que pas tr peu et regardant l'économie aussi qui nous qui nous entoure, c'est que la politique de la canonnière, nous n'avons pas aujourd'hui ni les canons, ni les boulets, ni les moyens donc de l'assumer Michel Rumi sur cette annonce. Réaction là aussi immédiate du président américain qui dit que la Chine a mal joué le coup, qu'elle a paniqué, ce qu'elle ne peut pas se permettre de faire. réaction du du président américain dans dans les dans les heures qui ont suivi cette annonce cette annonce chinoise.
Peut-elle se passer aujourd'hui l'économie américaine de la Chine quand on sait à quel point certaines de ces entreprises, la tech notamment est interdépendante aujourd'hui de ce partenaire si on peut encore l'appeler comme ça il faut mettre en perspective ce qu'on ce qu'on appelle produit national aujourd'hui de fait de la mondialisation. Qu'est-ce qu'un produit français ? Qu'est-ce qu'un produit américain ?
Qu'est-ce qu'un produit on va dire quelle que soit la nationalité ? Donc tout le monde a besoin de tout le monde d'une certaine manière. Simplement ce qu'il faut bien voir, c'est que au-delà de ces aspects commerciaux, c'est surtout la rivalité au niveau hégémonique mondial entre la Chine et les États-Unis qui se décline au niveau commercial, au niveau militaire, au niveau technologique.
Donc à partir de là, tous les moyens sont bons pour essayer de faire vaciller, on va dire, les les économies. ce qui peut poser problème et qui peut renforcer la la on va dire la la confiance de monsieur Trump, c'est que l'économie chinoise n'est pas au meilleur de ces moments. Donc ce qui va se passer, c'est que c'est faut voir également aussi quelle va être la réaction de l'économie chinoise vis-à-vis de l'Europe avec notamment peut-être un déversement d'exportation chinoise en Europe.
Et donc ça, on risque de gérer un autre problème derrière, c'est au-delà des droits de douanes de devoir gérer aussi des relations avec la Chine au niveau des exportations, au niveau je parle pour les Européens. Donc c'est qui peut aussi poser ce type de problème et c'est pas aussi simple que cela pour l'Europe de gérer tant encore plus si on est désuni d'une certaine manière. Et donc la réflexion de monsieur Trump, je pense que il se dit que comme l'économie chinoise est en des confitures dans une certaine mesure, et bien ça pourrait que mettre à défaut un peu les le gouvernement chinois aussi.
Également Anne Kratz, je vous vois. Non, je pense que je pense qu'effectivement toute cette histoire est une histoire éminemment géopolitique, hein. C'est un conflit géopolitique qui ça va bien plus loin que cette guerre commerciale.
Plus loin qu'une guerre commerciale. La guerre commerciale, comme je disais tout à l'heure, c'est quelque chose qui a existé tout au tout au long des des siècles et elle ne s'est jamais terminée par la force à moins de à moins de générer un conflit armé à ce moment-là. Non, elle s'est générée par une par une concurrence.
Le président a utilisé le mot l'autre jour, une concurrence nous ne nous ne sommes pas d'accord avec une concurrence déloyale, mais la concurrence déloyal n'existe pas. La concurrence est toujours déloyale dans un certain sens. Mais pour en revenir à la géopolitique, c'est cela sur sur quoi les Européens devraient se concentrer parce que il va falloir qu'ils prennent position vis-à-vis de la Chine, vous venez de le dire, vis-à-vis de la Russie aussi éventuellement qui est quand même le plus grand pays du monde et évidemment vis-à-vis des Américains.
Et quoi que quoi que cela nous en coûte ou il va falloir se rendre compte que on est à la fin du N è, il faut se séparer en quelque sorte pas pour toujours. Il faut toujours regarder l'Amérique avec bienveillance. ce sont les alliés européens et 70 % des Américains sont d'origine européenne, il faut jamais l'oublier.
Donc, mais envisager une relation peut-être différente. Il faut il va falloir avoir une autre relation. Les insultes qui ont été proférés à l'égard des Européens par Pete Hexes par exemple et et JD Vents sont quand même quelque chose qui qui sont très difficiles à avaler et sur lesquels il faut si vous voulez ne pas ne pas céder.
Il faut demander il faut demander un peu de respect. Ouais. Bah un des un des effets un des effets de de ces annonces du président américain, j'aimerais qu'on se concentre sur son propre pays, c'est que je désormais aux États-Unis, un mécontentement est de moins en moins contenu.
C'est aussi et bien un effet un effet de ces annonces. Il faut savoir que ce weekend, euh près de 1000 manifestations sont prévues dans des centaines de villes américaines avec un effet peut-être que l'on avait peut-être pas attendu que des Américains qui anticipent une flambée de prix sur certains produits et bien commencent à stocker certains produits. Regardez l'extrait d'un reportage réalisé par notre correspondante Justine Jankowski justement dans un supermarché américain.
Branlebat de combat dans les salles des marchés, Wall Street continue de s'effondrer. Pour les Américains, c'est l'inquiétude certains se ruent dans les rayons des supermarchés avec un objectif : stocker un maximum de produits importés bientôt taxés. Ça vient de Chine.
Je préfère acheter maintenant avant que les prix n'augmentent. Ça ça vient d'Europe. Je sais pas ce qui va augmenter mais je pense que tout le monde va paniquer et acheter en masse comme moi.
Ouais. Phénomène Michel Derzanski qui n'a peut-être rien non plus d'anecdotique. C'est-à-dire que oui, il y a une il y a une inquiétude aujourd'hui et peut-être que le consommateur américain dit moyen va être dans les prochaines semaines au jour le premier touché.
On l'avait vu hier sur votre plateau. A priori, il y a une fourchette qui dit que le pouvoir d'achat des Américains sur une année devrait basculer entre 3000 3000 dollars d'augmentation jusqu'à 6800 dollars d'augmentation pour une famille, ce qui est énorme. On a vu hier également que l'effondrement de toutes ces bourses en réalité ça donnait quoi ?
Ça voulait dire que tous les gains qui avaient été gagnés sur une année avaient fondu en 24 heures. Donc pour ceux qui aujourd'hui ont des fonds de pension, pensent à leur retraite et ont le pouvoir d'achat, bah vous voyez que la cascade est lourde et que automatiquement ils vont intervenir. Et dernier point sur la Chine, je pense que il faut voir deux choses avec la Chine.
La Chine se souvient d'un point de vue historique que des traités inégaux qui ont été appliqués à la fin du 18e siècle, début du 19e siècle, appliqué par les Américains et les Anglais avec la canonnière quand vous parliez tout à l'heure du canon. D'autre part, les Chinois, ils ont 1 milliard et demi de personnes sur lesquelles ils peuvent faire un marché intérieur que nous européens 450000 lion. 450 millions effectivement 450 millions.
Vous voyez la différence aujourd'hui la Chine est en capacité de répliquer aux États-Unis, elle peut aller attaquer des marchés en Afrique, elle peut être concurrentielle sur le Moyen-Orient et elle le fait déjà. Donc donc elle va continuer et quand elle dit qu'elle veut respecter les normes de l'OMC c'est parce que les normes de l'OMC lui permettent de gagner économiquement militairement et donc de renforcer le pouvoir chinois. Avant de d'aller voir Emma Barrier, vous vouliez intervenir ?
Oui. Justement sur le marché chinois, ce qu'il faut bien voir, c'est que la Chine, le modèle économique de la Chine était tourné vers l'exportation. Donc elle a volontairement fait beaucoup de produits occidentaux qui ne sont pas nécessairement achetés vers marché à l'intérieur.
Donc c'est ça mettra du temps. Ils ont une grosse classe moyenne aujourd'hui. Ils ont une classe moyenne importante aujourd'hui.
Oui oui oui. Mais il y a certes mais c'est plutôt la question c'est qu'il faut produire je dirais intérieur et il y a pas de de le taux départ en Chine est très important puisquil y a pas de couverture sociale. Donc ça pose ce type de problème.
Je on évoquait la colère qui commence à monter chez le consommateur moyen américain avec on l'a vu cet extrait de reportage des stocks qui sont commencer à être fait avec vous ma barrier. Merci de nous avoir rejoint. J'aimerais qu'on voit donnez-nous aussi des exemples de produits qui possiblement pourront augmenter prochainement aux États-Unis.
Oui. Bien commençons par l'alimentation. La majorité des fruits et légumes consommés aux États-Unis sont importés du Canada et du Mexique.
Deux pays légèrement épargnés par les dernières annonces de Donald Trump pour le moment. En revanche, pour beaucoup d'autres produits d'épicerie, ils sont importés de pays visés par une augmentation des droits de douane. Prenons par exemple le café ou l'huile d'olive respectivement importé à hauteur de 80 et 95 %, les Américains vont devoir les payer plus cher.
Pourquoi ? Et bien parce que le café vient majoritairement du Brésil, du Costa Rica, encore de Colombie, des pays pour lesquels les droits de douanes vont augmenter de 10 %. Même chose pour l'huile d'olive qui peut venir certes de Tunisie mais surtout d'Italie et d'Espagne, des pays de l'Union européenne.
Là c'est + 20 % des droits de douane. Ensuite, autres produits du quotidien, les vêtements et les chaussures. Là aussi, les Américains vont voir les prix affichés augmenter plus 17 % d'après des chercheurs du budget lab de l'université de Yale.
Pourquoi ? Et bien parce que l'an dernier par exemple la quasi-ttalité du textile vendu aux États-Unis provenait de l'étranger. En effet, regardez les grandes les grandes entreprises de l'habillement dépendent en majorité de la main d'œuvre peu chè qui est localisée dans les pays comme la Chine, le Vietnam ou le Bangladesh.
Et là, les nouveaux droits de douanes pour ces pays, c'est environ 40 % au moins. Et parmi ell, on peut par exemple citer Shine, Nike, GAP ou encore H&M, autant de marques dont les actions ont clairement chuté ces derniers jours. Et pour le l'électronique, l'électroménager a qu'en est-il ?
On pense par exemple à un produit que on est beaucoup à avoir. L'iPhone, son prix va-t-il augmenter ? Et bien, côté high-tech, là non plus les les consommateurs américains ne seront pas épargnés vu la quantité de produits fabriqués en Asie. prom.
Pensons par exemple aux ordinateurs, aux posts de télévision, aux consoles de jeux ou encore, vous l'avez dit, au fameux iPhone. Regardez, Apple va subir des droits de douanes d'environ 54 % car le smartphone est fabriqué essentiellement en Chine. Alors, difficile de connaître son nouveau prix car on ne sait pas quelle proportion de cette augmentation les importateurs vont répercuter dans le prix de vente.
Mais écoutez, cet expert qui imagine différents scénarios. Les droits de douux-mêmes porteront le prix à 2000 dollars. Si les iPhones étaient fabriqués aux États-Unis, nous estimons qu'il coûterait 3500 dollars et cela prendrait 7 à 8 ans à mettre en place.
à peine. Et quant à la nouvelle console Nintendo Switch 2 attendue sur le marché américain, et bien figurez-vous que le constructeur japonais a décider de suspendre les précommandes aux États-Unis pour prendre le temps de réévaluer le prix de vente. En effet, elle pouvait subir une forte hausse de prix puisqu'elle est en partie fabriquée au Cambodge et au Vietnam.
Là, c'est au moins + 46 % des droits de douane. Enfin, les les concessionnaires automobiles prévoient aussi de fortes hausses de prix d'ici l'été sur les voitures, car Donald Trump, on le rappelle, a tout simplement décidé d'appliquer des droits de douanes de 25 % sur tous les véhicules qui proviennent de l'étranger. Alors certes, seule la moitié des voitures du marché américain sont produites en dehors du pays, mais pour les autres et bien il faut quand même prendre en compte les pièces détachées qui sont là aussi d'origine étrangère.
Pour conclure, le budget LAAB a calculé que toutes ces hausses de prix du au nouveaux droits de douanes pourraient représenter une baisse d'environ 3800 dollars par an dans le pouvoir d'achat des ménages américains. Et les droits de douan étant une taxe régressive, ce seront toujours les ménages les plus pauvres qui seront les plus touchés. Effectivement, merci beaucoup Barrier Bernard Cohen Adad.
Quand on voit ces répercussions sur le portefeuille du consommateur, peut-être que nous serons aussi touchés bien entendu dites-vous. C'est une évidence. C'est une évidence avec donc un mouvement aussi dans la population américaine de réelle désapprobation quant à ces ces cas, il y a des mouvements, vous l'avez dit en exerg, vous savez quand vous augmentez des taxes de douanières, vous augmentez les prix.
Les marges, j'ai vu votre portage initial tout à l'heure, mais les marges, elles sont relativement faibles. Quand vous avez 1 ou 2 % de marge sur un produit, comment voulez-vous réduire encore la marge ? Il est plus rentable.
Et s'il est plus rentable, vous le fabriquez plus, vous l'exportez plus, vous le vendez plus. Moi ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est que cette politique affichée, elle ne permettra pas à court terme, on l'a dit tous sur euh le plateau, une réindustrialisation américaine aux États-Unis. Ça vous en êtes convaincu parce que c'est l'argument de Donald Trump, je dire en gros venez installer vos usines chez nous.
Une entreprise, une industrie, elle ne se crée pas du jour au lendemain. Il faut encore du personnel qualifié. Il y a eu, c'est vrai, des bons chiffres de l'emploi hier et avant-hier aux États-Unis.
Néanmoins, la main d'œuvre n'est pas qualifiée aujourd'hui aux États-Unis. Il n'y a pas assez de main d'œuvre américaine pour remplir toutes les industries, les euh comment dirais-je ? Les magasins de vente qui pourraient inverser la tendance.
Donc, il faudra beaucoup de temps pour nous et pour pas être trop long, ce qui peut nous sauver, vous l'avez dit, non pas de bunkeriser nos économies, mais plutôt de travailler à mettre en avant tout ce qui peut renforcer les synergies européennes, rendre nos économies moins dépendantes des États-Unis et puis aussi refaire ce qu'on avait prévu dans l'après Covid, une autonomie stratégique qui nous permettrait de mieux nous centrer sur la région Europe qui est le seul moyen et le seul seul pour moi effet de levier pour pouvoir avoir une petite influence qui reste un marché vous le rappeliez Michel Derzki de 400 et un marché sans douine puisqu'on a un marché européen 450 millions d'habitants Michel Ri vous voulez dire oui je voulais compléter mais je j'abonde dans le sens de de Bernard ce qui est très important et ce qui sera peut-être à mon sens important de d'écouter c'est le prochain discours de la Fédérale réserve qui aura lieu dans un mois où Jérôme Porel devra rassurer les le consommateur américain en terme de de de quelle est sa position vis-à-vis des marchés financiers et également aussi sur les taux parce que s'il y a vraiment une inflation, la question qui va se poser pour les les gouverneurs de banque centrale, c'est va-t-elle être temporaire ou durable ? Et donc derrière, il y a toute la politique de taux qui va se définir. Et donc à mon sens, il y a aussi un un discours important à tenir compte, c'est celui de Jérôme Poë plus tard dans un mois à peu près.
An Kratz, un chiffre 54 % des électeurs s'opposent aux taxes opposées par Trump sur les biens imposés. 54 % des Américains. J'aimerais vous montrer à tous cette casquette que l'on a tous vu en couvrant la campagne de Donald Trump premer mandat 2è mandat make America great again.
Et bien il faut savoir que à 90 % ces casquettes rouges sont fabriquées en Chine et donc de fait et bien leur prix va augmenter. Je je c'est anecdotique mais ça dit aussi quoi ? Ça décrit une forme d'hypocrisie.
Vous dites ou est-ce que l'électeur trumpiste pourra en vouloir prochainement au président américain ? Bah écoutez, comme je l'ai dit tout à l'heure, ça dépendra de ce de jusqu'à jusqu'à quel point à quel pourcentage son propre l'électeur trus son propre revenu est affecté et comme on l'a dit, les gens les plus pauvres des États-Unis seront les plus affectés. Et comme ça vient d'être dit à l'instant, cette histoire de réindustrialisation et là si vous voulez et là ça raison d'être non seulement en Amérique mais également en Europe à cause de la concurrence de la Chine et cetera mais comme ça vient d'être dit ça peut pas se faire en un instant.
Les Américains vont pas se remettre à faire des télévisions. Et même pour le téléphone Apple vient d'annoncer qu'il allait investir 500 milliards de dollars aux États-Unis. C'est pas de l'investissement étranger, c'est de l'investissement américain.
Déjà c'est une part. Mais le problème c'est qu'ils n'auront pas les le personnel, les monteurs euh capables de monter ses téléphones en Amérique. La même chose pour la l'industrie extraordinairement importante des semi-conducteurs.
TSMC vient d'annoncer 165 milliards d'investissements encore que TSMC avait déjà bénéficié d'un subside extrêmement important de la part de l'administration Biden. Mais là non plus, ils ont déjà dit plusieurs fois TSMC qu'il n'arrivait pas à trouver les ouvriers qualifiés pour faire ses semiconducteurs en en Amérique. Donc la solu la la la situation va forcément évoluer à nous de de de capitaliser aux Européens, je veux dire de capitaliser sur leurs atouts.
Ils en ont beaucoup. Le le principal problème selon moi semble enfin je suis pas économiste, je suis simplement historienne mais j'ai fait beaucoup de recherches sur l'histoire du commerce. Il me semble que le un des problèmes majeurs avec l'Amérique, c'est la le pouvoir financier de la de l'Amérique.
Et c'est là-dessus qu'il va falloir que les Européens s'organise de de façon et peut-être que tout est remise en cause. Un mot juste Michel Desenanci, pardon sur cette casquette, vous allez me trouver peut-être obsédé mais c'est aussi symbolique c'est aussi symbolique de ce qui est en train de se passer d'une casquette qui pourrait un prix qui pourrait flamber. C'est symbolique parce que tout à l'heure on disait en plateau que les drapeaux américains sont aussi fabriqués en Chine.
Voilà, je dirais que on on est sur le symbole absolu parce que le drapeau euh c'est ce qui fait l'essence même d'un état, c'est ce qui fait sa souveraineté et penser qu'aujourd'hui tout cela est fabriqué en Chine effectivement c'est quelque chose qui est assez ironique. Mais je pense aussi qu'il y a une chose avec la Chine c'est que Ching Ping, il s'inscrit dans une très longue durée. l'État américain reste un état démocratique avec des élections à un an, un an et demi et cetera.
Donc ça a bougé et je pense que pour l'électeur américain aujourd'hui, vous avez montrer tout à l'heure l'huile, la banane, le café sont des produits de première nécessité. Si aujourd'hui les gens doivent déjà commencer à renoncer au produits de première nécessité, ils pensent même plus déjà à la retraite. Ils savent déjà que ça va aller mal.
Vous voyez ce que je veux dire ? Et quand on voyait ces Américains en train de dire ben oui, on va acheter beaucoup, ça peut peut-être être une névrose mais on fait beaucoup parce qu'il semble que là il y a une telle incertitude. Dire que l'incertitude politique que fait vivre Donald Trump à l'extérieur, il fait vivre une incertitude économique aujourd'hui aux Américains sur les produits de première nécessité.
C'est ça qui va être l'atention.