Compte-rendu de Marine Le Pen sur son déplacement en Crimée et en Russie
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« je me suis rendue du 14 au 18 juin à l'invitation d'Eco2, c'est une association internationale, pour un cycle de conférences intitulé Yalta Forum 2013. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Le Yalta Forum 2013 a fait le diagnostic d'une fin de cycle, 1945-2015. »
- 2:00Invité politiqueFait
« les excès ultralibéraux doivent être impérativement corrigés pour sauver les démocraties du cataclysme économique mondial à venir. »
- 2:56Invité politiquePromesse
« j'ai plaidé évidemment pour la possibilité d'une confédération des patries européennes, élargie à l'ensemble du continent, de Brest à Vladivostok »
- 5:00Invité politiqueFait
« nous avons pourtant beaucoup plus de députés qu'ils n'en ont. C'est vrai pour la Chambre haute, mais c'est également vrai pour la Chambre basse. »
- 6:11Invité politiqueFait
« Les procédures d'adoption étaient engagées et qui se sont vues arrêtées à raison du vote de la loi sur le mariage et l'adoption par des couples homosexuels en France. »
- 7:32Invité politiqueFait
« je pense, bien entendu, également à l'immigration. »
- 7:39Invité politiqueFait
« j'ai évoqué la guerre froide, l'attente que, me semble-t-il, l'Union européenne mène contre la Russie. »
- 14:17Invité politiqueChiffre
« la Russie a passé avec la Chine un contrat pétrolier absolument considérable, puisqu'il porte sur 270 milliards de dollars sur 25 ans. »
- 17:31Invité politiqueFait
« l'élection qui a été, je crois, un grand succès, comme je l'ai dit dans mon communiqué du Front National. »
- 18:54Invité politiqueChiffre
« nous avons obtenu des hausses absolument spectaculaires entre les deux tours, arrivant, selon les circonstances, entre 46,5 et 48,5 des voix. »
- 25:03Invité politiquePromesse
« par notre arrivée en première position aux élections européennes. »
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Messieurs, merci de votre présence pour cette conférence de presse où j'aborderai enfin une conférence de presse à cet ordre de sujets d'actualité. Mais je viens bien entendu faire ici le bilan d'un déplacement qui m'a éloigné durant une dizaine de jours du territoire national. Ce voyage a démarré par l'Ukraine, où en ma qualité de député français au Parlement européen, je me suis rendue du 14 au 18 juin à l'invitation d'Eco2, c'est une association internationale, pour un cycle de conférences intitulé Yalta Forum 2013. Une partie de ce forum économique a eu lieu à Yalta, au célèbre palais Livadia, là où les accords de Yalta entre Churchill, Roosevelt et Staline ont été signés.
Une sorte de clin d'œil, puisque l'une des analyses est que nous sommes aujourd'hui à la fin d'un cycle, ainsi qu'à l'Institut plus tard du droit bancaire de Crimée, qui est la filiale de la Banque Nationale du Crède, créée à Sébastopol. L'initiative, comme vous le savez, la vision stratégique à long terme du Front National, qui nous a notamment permis d'annoncer, avant tous les autres mouvements politiques français, dès juin 2008, la crise financière mondiale, nous impose d'une part une veille permanente sur les risques régaliens qui menacent la recherche de moyens et de solutions adaptées aux problèmes.
C'est ainsi que cette série de forums organisés sur une plateforme éco de science a attiré mon attention. Le Yalta Forum 2013 a fait le diagnostic d'une fin de cycle, 1945-2015. En effet, dans un monde capitaliste dit d'économie de marché et de libre entreprise, les excès ultralibéraux doivent être impérativement corrigés pour sauver les démocraties du cataclysme économique mondial à venir. Par conséquent, une réflexion sur un nouveau modèle économique des nations européennes, capable de créer les conditions d'un développement socio-économique éthique, harmonieux et soucieux des peuples.
La discussion a tourné autour du respect des valeurs démocratiques, d'un modèle alternatif au schéma fédéraliste et euro-mondialiste qui apparaît en échec, et d'un surendettement public souverain qui mène à la privatisation de l'argent public par les banques privées, un système qui échoue et qui avait été conçu à l'X, sujet dont vous savez que j'ai déjà eu l'occasion de l'aborder, lors de mon déplacement, notamment aux Etats-Unis.
Dans le cadre de ce forum, j'ai plaidé évidemment pour la possibilité d'une confédération des patries européennes, élargie à l'ensemble du continent, de Brest à Vladivostok, dégagé, qu'il devrait se bâtir dans chaque pays souverain, un nouveau système coopératif dans tous les secteurs économiques opératifs, qui est une vraie piste de réflexion de la grande finance internationale privée, en quelque sorte, et la perte de souveraineté qui est la conséquence de l'endettement des Etats auprès de ces grandes institutions financières privées. Enfin, j'ai terminé ce séjour en rencontrant M.
Kossarev, qui est le membre du Présidium, le numéro 2 de la RADA de Crimée, qui est l'Assemblée des députés à la capitale Simphéropole, où nous avons évoqué des questions culturelles, régionales, des questions d'infrastructures, de développement du tourisme, du développement de la culture, des investissements, La baisse peut être programmée du tourisme européen à destination, notamment du Maghreb, compte tenu des bouleversements politiques que vivent ces pays. Et donc, la Crimée étant très proche, nous avons donc pu une perspective de développement du tourisme pour cette République autonome. Je me suis enfin envolée pour Moscou. Je me suis rendue en Russie du 18 au 23 juin.
J'ai eu l'occasion d'y rencontrer et de longuement m'entretenir avec Alexei Kouchkov, qui est le président des affaires internationales de la Douma d'État, l'équivalent, en quelque sorte, du président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée, l'Assemblée fédérale russe, qui comporte 450 membres. D'ailleurs, c'est à noter, car ils sont évidemment, comme vous le savez, nous avons pourtant beaucoup plus de députés qu'ils n'en ont. C'est vrai pour la Chambre haute, mais c'est également vrai pour la Chambre basse. Nous avons évidemment, avec M. Kouchkov, évoqué les questions européennes et internationales, notamment de géostratégie.
Puis, officiellement, par Seygui Narishkin, qui est le président de la Douma d'État, évoqué également, évidemment, le sujet des relations entre l'Union européenne et la Russie. J'ai pu lui exprimer ce que j'avais déjà développé dans le cadre de mon projet présidentiel, à savoir la nécessité, il me semble, des relations économiques, commerciales, politiques, diplomatiques, culturelles, mais aussi énergétiques, entre la Russie et l'Union européenne. J'ai plaidé, et j'en ai profité pour plaider la situation. Les procédures d'adoption étaient engagées et qui se sont vues arrêtées à raison du vote de la loi sur le mariage et l'adoption par des couples homosexuels en France.
Il a ainsi pu me rassurer, puisque, semble-t-il, un amendement supprimant l'adoption pour les couples homosexuels. Ce n'est pas une nouveauté, puisque la Russie l'avait déjà prévenu, ainsi que pour les célibataires. Mais il nous a été confirmé que les adoptions d'enfants russes par les couples français continueraient, ce qui est, à mon avis, une bonne nouvelle pour les couples qui étaient en instance d'adoption et qui étaient extrêmement inquiets, qui s'en étaient ouverts auprès de moi avant mon départ, extrêmement inquiets par le gel de ces procédures d'adoption.
Bien sûr, nous avons parlé, encore une fois, d'indépendance, indépendance de la France, la perte d'indépendance de la France dans l'Union européenne, les questions diverses qui, à mon avis, relient, d'ailleurs, qui sont des problématiques communes à la Russie et à l'Union européenne. Je pense, bien entendu, également à l'immigration. Et j'ai évoqué la guerre froide, l'attente que, me semble-t-il, l'Union européenne mène contre la Russie. Ça fut un entretien chaleureux. Je crois que c'est le début d'une relation russe et le Front National que je représentais.
J'ai ensuite rencontré, comme vous le savez, le vice-premier ministre, avec lequel nous avons essentiellement abordé des sujets stratégiques, notamment en matière de défense, de frontières, de commerce extérieur. Vous savez que je me pose toujours la question de savoir quelle est encore aujourd'hui son utilité et quel est l'ennemi, en quelque sorte, commun qui est aujourd'hui la base de cet accord entre différentes nations.
Nous avons, bien sûr, parlé de l'énergie, des risques énergétiques et évoqué assez longuement la question, non seulement de l'immigration, mais de la montée du fondamentalisme dans le monde, puisqu'on voit chaque jour la démonstration de la puissance fondamentaliste, non seulement dans un certain nombre de pays, mais également sur nos propres territoires. Bien sûr, nous avons longuement également, que ce soit avec M. Narishkin ou avec M. Pouchkov, évoqué la situation de la Syrie et la position du Front National dans ce dossier.
Je me suis rendue ensuite à ce qui correspond plus à Saïry-Posade, qui est le Saint-Serge de la Trinité, où j'ai rencontré des représentants orthodoxes, à qui, bien entendu, j'ai exprimé la joie que j'avais de voir que les relations entre les orthodoxes s'amélioraient, que ces relations s'approfondissaient, dans un respect, évidemment, mutuel de ces religions qui sont des religions sœurs. Car le moins qu'on puisse dire, c'est que pour n'être pas identiques, elles se ressemblent tout de même beaucoup. Je me suis ensuite, et enfin, rendue à Saint-Pétersbourg, où j'ai été reçue par le pouvoir du district fédéral de cette mégapole de 5 millions d'habitants.
Tout d'abord, à l'Assemblée, j'ai été reçue par la présidente de la Commission des Affaires Internationales, Tatiana Skarenkova, pré-Alexandre Prokorenko, charge des relations internationales, avec laquelle nous avons évoqué les difficultés de la ville. D'abord, on a évoqué l'histoire de cette ville, dont vous savez qu'elle est riche en souffrance, mais également les perspectives d'avenir de cette mégapole et les difficultés qui sont bien souvent relativement communes, il faut bien le dire, avec les grandes mégapoles de nos propres pays. Alors, quel est le bilan de ce voyage ? Je crois que le bilan est extrêmement positif.
Je crois pouvoir vous dire que nous avons été reçus avec un très grand sérieux, qu'une partie de nos interlocuteurs envisage le Front National comme un parti tout à fait de gouvernement, en ce sens qu'il est arrivé au pouvoir. Vous voyez comme quoi nul n'est prophète en son pays, si j'en crois.
Les quelques articles parfois que j'ai l'occasion de lire, un certain nombre ont noté la proximité de notre vision géopolitique avec celle du général de Gaulle, notamment dans notre volonté de voir émerger un monde multipolaire, dans lequel l'Europe n'est plus le cas, où la Russie jouerait son rôle, où les pays émergents auraient évidemment une voie, mais tout ceci venant s'additionner à la voie des États-Unis, qui aujourd'hui a tendance à couvrir, dans un certain nombre de domaines, les autres. Nous, on a une similitude de pensée sur des enjeux européens et des enjeux internationaux. Nous avons évidemment partagé l'inquiétude concernant la stabilité du système monétaire international.
Vous savez que c'est une vive inquiétude de la part de la Russie. J'ai entendu dernièrement, dernièrement, enfin pendant d'ailleurs le G8, Vladimir Poutine indiquait qu'il serait une erreur d'aggraver en quelque sorte la présentation de la situation de l'économie mondiale, mais qu'il serait peut-être une erreur encore plus grave que de minimiser les dangers qui existent de bouleversement de cette économie mondiale.
C'est vrai que c'est aussi mon analyse que je considère que les dirigeants européens qui se succèdent tous les trois mois pour nous expliquer que la crise est derrière nous, en réalité n'ont plus aucune crédibilité, car chacun qui s'intéresse un peu à l'évaluation et à l'évolution de la crise monétaire, et notamment en Europe, sont bien conscients que la crise n'est pas terminée et que des graves bouleversements pourraient à nouveau intervenir.
Et je pense que les variations des taux qui se creusent entre les taux d'intérêt allemands et les taux d'intérêt des autres pays de l'Union européenne démontrent d'ailleurs, si c'était nécessaire, que la crise de la zone euro n'est en aucun cas réglée. Nous avons convergé sur les dangers de la mondialisation sauvage, un des sujets de préoccupation essentielle, vous le savez, du mouvement que je préside. J'ai eu la confirmation, si vous voulez, de la guerre froide dont je vous parlais tout à l'heure, puisque, comme vous avez pu l'apprendre, la Russie a passé avec la Chine un contrat pétrolier absolument considérable, puisqu'il porte sur 270 milliards de dollars sur 25 ans.
Or, d'après les déclarations qui m'ont été faites par M. Rogozin, à un certain nombre de reprises, la Russie a proposé à l'Union européenne une réflexion, justement, sur un contrat pétrolier, sur des contrats gaziers, et semble-t-il, sans aucune conséquence, sans aucune conclusion de la part de l'Union européenne. Ceci est un vrai problème géostratégique, car enfin, de monarchies pétrolières, dont nous savons aujourd'hui que leur choix politique, et notamment le choix politique de soutien sans aucune réserve au fondamentalisme islamique, pose un vrai problème d'indépendance de nos pays européens à l'égard de ces monarchies pétrolières.
Il m'apparaît, c'est moi, et ça fait longtemps d'ailleurs que je défends cette position, que multiplier nos sources d'approvisionnement serait évidemment un gage de liberté, un gage d'indépendance à l'égard de choix politiques que nous faisons mine, en tout cas, de contester formellement par ailleurs.
Au passage, et pour l'anecdote, je suis obligée de vous dire que j'ai été évidemment profondément choquée par l'ouverture du bureau des talibans à Doha, avec la bénédiction des dirigeants qataris, que cette ouverture du bureau sous le sigle République islamique d'Afghanistan, qui était exactement le même sigle qu'avant, on considère que de la part du Qatar, il s'agit là d'un véritable bras d'honneur pendant cette guerre d'Afghanistan, et c'est un bras d'honneur d'ailleurs de manière générale à la France que d'avoir accepté l'ouverture de ce bureau, dont j'ai vu d'ailleurs que les Etats-Unis s'en étaient immédiatement offusqués.
Je n'ai pas beaucoup entendu, une fois de plus, la voix de la France. Voilà un petit peu concernant ce voyage en Russie. D'autres voyages, il a été acté que nous continuerions à travailler sur l'ensemble de ces sujets, à échanger, notamment, bien sûr, des informations, mais à échanger également sur tous ces choix géostratégiques et sur ces points communs que nous pouvons avoir avec ce grand pays qu'est la Russie. Je vais enfin, avant de répondre à vos questions tout de même, puisque je n'ai pas eu l'occasion en direct de m'exprimer sur ce sujet, faire avec vous un petit bilan de l'élection qui a été, je crois, un grand succès, comme je l'ai dit dans mon communiqué du Front National.
Je pense pouvoir vous dire qu'aujourd'hui, le Front National est entré dans une nouvelle phase, celle de l'accession au pouvoir, que la dédiabolisation, ce processus qui a pendant longtemps, et de manière profondément injuste, tenu le Front National un peu à part, cette dédiabolisation est terminée dans le peuple. Il ne reste que quelques élites hargneuses pour tenter d'en faire bouger encore le cadavre. La première conclusion à tirer de cette élection, c'est la fin, la mort.
Le publicain qui, dans le cadre d'un report massif des voix socialistes sur Jacques Chirac, nous avait empêchés et nous empêchait, en règle générale, d'augmenter nos voix entre les deux tours, ou alors cette augmentation était résiduelle. Et bien, celui-ci a explosé en plein vol, puisque maintenant, pour la deuxième fois, dans une élection partielle, alors même que les élections partielles sont toujours très difficiles pour le Front National, et bien, nous avons obtenu des hausses absolument spectaculaires entre les deux tours, arrivant, selon les circonstances, entre 46,5 et 48,5 des voix.
Nous apparaissons aujourd'hui, aux yeux des Français, comme un véritable choix politique, contrairement à ce qu'essayent de dire l'UMP et le PS. De manière, il faut bien le dire, assez méprisante. Nos électeurs ne votent pas par peur, ils n'ont peur de rien, ils ne votent pas par colère, ils votent parce qu'ils sont en désaccord avec les propositions communes de l'UMP et du PS, et qu'ils sont en accord avec le projet du Front National, qui trouve que le Front National est un parti moderne, intelligent, qui apporte un vrai travail, qui contribue de manière essentielle au débat politique, qui est audacieux.
Et j'ai le sentiment que les commentaires qui sont faits sur, justement, cette professionnalisation, sur cette capacité à parler de tous les sujets, sur cette offre politique globale que représente aujourd'hui l'offre politique du Front National, sur la cohérence de notre programme. Eh bien, ces analyses se font de plus en plus fréquemment. Je dis de canapé, pour essayer de comprendre pourquoi les électeurs ne veulent plus d'eux.
C'est-à-dire qu'ils ne veulent plus d'eux parce qu'ils ont été tous au pouvoir, les uns et les autres, et que leurs résultats sont mauvais absolument dans l'intégralité, que ce soit en matière sociale, que ce soit en matière économique, que ce soit en matière internationale, que ce soit en matière de souveraineté, que ce soit l'Union européenne, le fédéralisme, la monnaie unique. Tous les résultats qui ont été apportés par la gouvernance UMP et la gouvernance PS, sont, les résultats sont absolument déplorables. Alors, par contre, on cherche à surfer sur la peur du Front National.
Et c'est là qu'on voit la longue litanie des déclarations des uns et des autres, en disant, oh là là, le Front National c'est dangereux, oh là là. Ces idées, moyennant quoi, on s'aperçoit que ce sont eux, en réalité, qui surfent sur une peur qui est tout à fait fantasmée, tout à fait virtuelle. Ce discours-là ne passe plus. Voilà.
Il ne passe plus chez les Français qui ont repris une lucidité totale à l'égard de ces analyses et du coup ont repris également une liberté totale de vote, notamment lorsqu'ils ont à choisir entre le Front National et un des deux mouvements de cette plateforme du Parti Unique que nous appelions, nous, l'UMPS, mais qu'il faudrait peut-être renommer aujourd'hui le FR, le Front Républicain, même s'il n'est pas plus républicain que l'UMP n'est populaire ou que le Parti Socialiste n'est social. Alors, ce que nous appelons de nos voeux, c'est-à-dire que nos succès, maintenant nos succès multiples, et j'allais même dire récurrents, en plus, allaient se documenter sur la réalité de nos propositions.
Ils permettent aux Français de s'intéresser réellement à nos idées, à consulter le projet du Front National, pour répondre un petit peu à la polémique qui a existé entre M. Montreux accusant les eaux d'être les carburants du Front National. Ben non, le carburant du Front National, c'est son projet politique. Voilà. Et ça n'est que cela. Les autres mouvements, alors évidemment, ils sont en panne sèche.
Je remarque que le décalage est de plus en plus important, et qu'encore une fois, la seule ES, c'est sur cette sorte de mépris social, qu'on avait d'ailleurs assez bien vu dans une émission récente sur une chaîne dite jeune, qui avait fait un reportage sur le Front National, on sentait ce mépris social à plein nez. C'était vraiment...
L'idée, c'était de montrer que ceux qui votaient au Front National étaient par définition des Bac-12, qui n'avaient pas tout à fait compris ce pour quoi ils votaient, qui d'ailleurs étaient à peu près incapables de savoir quelles étaient les idées du Front National, alors que les autres électeurs étaient eux des gens éclairés, intelligents, et tout à fait lucides sur la situation. Ça, c'est vraiment le mépris social de la caste, c'en était flagrant, et donc, comme à chaque fois d'ailleurs, extrêmement contre-productif.
Le cycle d'opinion aujourd'hui démontre que les électeurs du Front National font un choix comme les autres électeurs font leur choix, qu'ils expriment une adhésion réelle aux idées politiques, qu'ils expriment un espoir dans un projet qui est alternatif, et qu'ils font évidemment leur choix en toute conscience. Alors, croître la pression sur le système politique en place, c'est très difficile d'accentuer la pression sur lui, nous allons le faire turbuler encore plus jusqu'à notre accession au pouvoir.
Cette accession au pouvoir, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer, se fera d'abord par la prise de quelques municipalités, par l'élection de centaines de conseillers municipaux, qui travailleront d'arrache-pied dans les conseils municipaux, et ensuite, très probablement, par notre arrivée en première position aux élections européennes.
Là, ce n'est pas seulement le système français qui va turbuler, c'est l'intégralité du système européen, car nous espérons bien sûr que notre entrée massive au sein du Parlement européen s'accompagnera de l'entrée massive de députés patriotes qui, dans leurs pays respectifs, défendent également la souveraineté de leur nation, la lutte contre un système européen devenu profondément antidémocratique, le refus d'une mondialisation sauvage, le refus d'une immigration massive, et la défense de nos identités et de nos cultures.
Nous sommes en passe, aujourd'hui, d'être le premier parti de France, peut-être le sommes-nous déjà, et notre accession au pouvoir pourrait être très probablement plus rapide encore que ce que nous avions prévu. Voilà un petit peu pour l'analyse de la situation, pour les perspectives d'avenir, les pistes principales de travail qui sont celles du Front National. Vous voyez que nous ne manquons pas d'un agenda chargé, et que nous en sommes d'ailleurs bien heureux. Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à toute autre question qui vous apparaîtrait utile de me poser.
Marine Le Pen