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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 février 2026 26 min

Vincent Louault : « La Politique Agricole Commune de l’Europe est à bout de souffle »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Oui, on va en parler avec vous. Vincent Lou. Bonjour, merci d'être notre invité.

Vous êtes sénateur les Indes d'AIr Loire. C'est le groupe des sénateurs Horizon. Vous êtes vous-même agriculteur.

On va évidemment longuement revenir sur tous les sujets qui concernent l'agriculture et les multiples crises. Mais d'abord, on va regarder ensemble les unees de la presse régionale. On a sélectionné trois titres.

D'abord la une du Dauphinet. Ciao 2026, bonjour. 2030, le compte à rebour qui est donc officiellement lancé après des gosht historiques pour les Bleus.

Milan Cortina passé hier soir le drapeau olympique aux Alpes françaises qui sera de retour ce drapeau aujourd'hui à Albertville 34 ans après l'Olympiade de 1992 mais il y a quand même encore de nombreuses étapes à franchir pour les Alpes 2030 une c'est celle de la dépêche 4 ans de guerre en Ukraine 4 ans après le début de l'invasion russe l'Ukraine qui est aussi entre espoir de paix et crainte de l'enlisement et puis la dernière une c'est celle de Corche Matin sur les municipales une campagne qui coûte confronté à des règles strictes, à des impératives budgétaires, les candidats aux municipales mènent une campagne régie par la nécessité de faire continuellement des choix, une contrainte que certains vivent comme une forme d'atteinte à la démocratie locale. De quelle avez-vous envie de nous parler, Vincent Lou ? Ah, écoutez, la campagne qui coûte parce que la démocratie est importante dans ces temps électoraux.

Euh une la l'élection municipale, c'est l'élection préférée avec la présidentielle pour les Français. On avait eu tout un débat au Sénat sur justement le le fait du changement de scrutin pour les petites communes mise en application et on voit toujours la différence entre un législateur qui paramètre une volonté et une administration qui refait un peu le jeu avec une complexité qui est quand même un peu là et dont certaines choses comme le financement embêtent un peu les candidats. Donc il faut faire attention à pas tout complexifier et à professionnaliser tellement l'élection que dans les petites communes, nos habitants qui allaient avec leur petit cœur et des difficultés pour s'investir.

On va avant de parler longuement du salon de l'agriculture, un mot sur l'actualité de politique de ce weekend. On l'a vu dans le journal, c'est la France insoumise qui est toujours sous pression après le meurtre de Quentin Duran qui a une marche samedi à Lyon. Comment vous la qualifiez cette marche ?

Bon, écoutez, euh c'est une marche qui a eu lieu, qui s'est à peu près bien passée, qui a été encadrée. Donc, on voit bien que quand on encadre les choses, c'est quand même mieux que de les interdire et c'est toujours un choix qui est un équilibre à trouver pour le gouvernement entre l'interdiction qui va créer des des choses interdites. J'ai envie de dire aujourd'hui le débat se déplace sur le le côté politique des choses où les insoumis doivent prendre un peu leur responsabilité dans aussi les élections municipales.

On a tous des cas locaux où on comprend pas très bien ce Parti socialiste coincé entre des alliances de second tour qui doivent se clarifier entre un double discours qui commence à être un peu dérangeant que nous on connaît bien au Sénat où en fait on s'aperçoit que il se passe beaucoup de choses et à la fin on se réunit quand même. Ouais. Vous dites que ça pourrait bien passer.

Il y a eu des salut nazisiens. Il y a eu des chamophobes également qui ont été entendus. la préfecture du Rô qui a dit qu'elle allait saisir euh la justice.

Euh mais vous dites Laurent Lunz a eu raison de pas l'interdire. Clairement. Clairement.

Si vous interdisez, automatiquement vous vous ouvrez la porte à tous les dérapages. Donc non, il a eu clairement raison d'accompagner. Et quant au à tout ce qui peut se passer en marge ou au sein des manifestations, quand vous faites des choses qui doivent être euh condamnées et qui sont répréhensible, ben écoutez, la justice va faire son travail et les sanctions seront données parce que aujourd'hui, on peut plus rien tolérer de tous ces excès en fait qui viennent parasiter le débat politique qui mérite un peu mieux.

Il y avait peu de politique dans cette marche. Jordan Bardella avait notamment demandé à cette troupe de ne pas y aller. Il y avait un sénateur néanmoins, le sénateur LR Ettien Blanc.

Vous comprenez sa présence ? Écoutez, chacun fait toujours comme il veut. Après, faut pas obliger le local, oublier le local.

Votre implication locale, votre implication sur le territoire peut faire que vous avez besoin d'aller voilà vous vous avez besoin de de vous déplacer. Les la population l'aurait pas forcément compris et et on peut faire les choses discrètement, ce qui a été le cas. On va parler du salon de l'agriculture qui a donc été inauguré samedi par Emmanuel Macron.

Est-ce que c'est un salon de crise ? ou là très bonne question parce que la crise les crises parce que l'agriculture est multiple donc on a on a on a jamais un salon où on peut dire les planètes s'alignent complètement. Vous savez quand vous êtes agriculteur vous faites du blé, vous prenez une bonne année sur du blé mais le colza ou le tournesol ou le maïs ça va pas bien.

Donc c'est toujours c'est toujours un peu donc les années où toutes les planètes s'alignent de vau vaches cochon en passant par les céréales et et toutes les cultures n'existe que très peu en fait. il y a toujours quelque chose en crise. On a toujours on a les nous avons les aléas climatiques qui en permanence nous rappellent nous rappellent que la nature est plus forte que nous.

Le changement climatique qui est réellement là et qu'on subit déjà depuis une enfin depuis une vingtaine d'années, une trentaine d'années parce qu'on a vu les les l'évolution du climat durement. Donc un salon en crise surtout une crise non résolue, j'ai envie de dire. Aujourd'hui, les agriculteurs, vous les voyez plus plus calme d'apparence parce que ils sont résignés en fait.

Ils se disent "Non mais ils arrivrient pas à faire la simplification, ils arrivent pas à augmenter à faire augmenter un peu les prix. Euh on narrive pas à trouver des solutions structurelles euh ni conjoncturelles. Même si par exemple pour la dermatose, on a été au rendez-vous, le gouvernement et on va en parler.

Mais vous vous êtes aussi agriculteur, vous Vincent Lot. Comment vous vivez ce qui se passe en ce moment ? Est-ce que vous dites c'est plus dur que jamais ou est-ce que effectivement il y a toujours des crises pour l'agriculture et c'est une crise parmi d'autres ?

Non, là c'est plus dur. On a la politique agricole commune qui est à bout de souffle mise en place en 1992. Vous avez une politique agricole commune qui clairement n'est plus adaptée aux enjeux aux enjeux.

Ça peut pas on peut pas voir une politique agricole commune qui gère pour toute l'Europe le même montant de la de la politique agricole commune. Vous avez des distorsions déjà entre pays, ça on en parle souvent au Sénat, au sein de l'Union européenne et puis après vous avez les zonages au sein de la France où vous pouvez pas traiter le nord de la France avec le sud de la France, le centre et les zones intermédiaires où là on voit bien qu'il y a des différences entre les schémas. Juste un mot sur cette politique agricole commune qui est en cours de renégociation à Bruxelles.

Est-ce qu'Emmanuel Macron va réussir à peser pour qu'elle soit favorable à la France ? Vous savez, c'est toujours la même histoire. La commission fait une proposition assez trasche euh qui voudrait mais ce qu'elle voudrait même pas, c'est plus une question budgétaire, c'est toujours réduire l'impact budgétaire de la politique agricole commune.

Pourquoi ? parce qu'on a d'autres ambitions au niveau européen, notamment sur la défense et sur tout un tas de sujets. Donc on a ce jeu de démarrage où on met très fort - 23 % de volonté de baisse du budget de la politique agricole commune qui n'a jamais été revalorisée depuis 1992, ce qui fait une perte de 53 56 % des aides pour les agriculteurs, ce qui est aujourd'hui pose la difficulté économique de nos de nos fermes.

Euh pour Il va réussir Emmanuel Macron, il a échoué sur le Mercosouro. Vous pensez que sur la Pque il peut peser ? Oui, bien sûr qu'il peut peser.

Pourquoi ? Parce que personne n'a intérêt à révolutionner la Pâque. En ce moment, la Pâque est à bout de souffle.

Donc, on sait très bien que le jeu est dans plutôt 5 6 7 ans. Donc aujourd'hui, vous savez, vous êtes sur une reconduction. On va on va chouwaner sur deux trois ajustements.

On dira "Ah, on a eu une victoire." Bon, aujourd'hui, les agriculteurs demandent un peu plus que ces petits ajustements de fin de négociation. Vous savez, la politique agréale commune c'est un consensus entre les pays.

Ce qui fait que c'est pas la grande révolution. Vous êtes sur un PACB où vous infléchissez de quelques degrés euh la direction mais vous c'est pas le grand soir de la de la politique agricole commune. Donc euh ils sont rompus aujourd'hui les liens entre Emmanuel Macron et les agriculteurs.

Est-ce que vous en tant qu'agriculteur vous attendez encore des choses d'Emmanuel Macron ? Moi c'est je soupire parce que en fait la problématique n'est pas forcément du président de la République. Il y a eu des erreurs qui ont été fait c'est-à-dire que sur les mercures ça a quand même flanché entre un non franc qui aujourd'hui est un non franc à un moment où quand on se déplace on on dit pas tout à fait la même chose.

Les agriculteurs le sentent. Vous savez quand vous avez on a un côté très animal et quand on sent que la le que de façon très animale l'obstacle est pas clair, bon, il a pas été clair sur le reste, il a toujours été à peu près là. Les agriculteurs en fait attendent de l'exécutif aussi beaucoup plus d'actions et et les premiers ministres mais est-ce que vous avez été déçu parce que en en 2017 Emmanuel Macron, il a assez vite fait de l'agriculture sa priorité.

Il y a eu les états généraux de l'alimentation, il s'est adressé euh à vous. Est-ce que vous dites "Bah, il y a eu des mots mais ça a pas été suivi des faits". Oui, mais c'est comme toujours en fait la difficulté et je connais bien le sujet, c'est entre il faut faire très attention avec les mots et l'ambition qu'on veut mettre sur l'agriculture sur des difficultés à gérer, à mettre en place cette ambition.

Donc les les politiques devraient faire très attention à ce qu'ils disent. Moi les agriculteurs ce qu'il me disent aujourd'hui, on attend plus rien de vous. En fait, on est un peu beaucoup grillé et les agriculteurs nous disent euh la simplification, on l'attend toujours.

Euh oui, vous êtes là quand ça quand ça comme la dermatose, vous avez été là, même si certains queinent un peu, mais la réalité c'est que l'État était là et la ministre de l'agriculture a été même avec deux trois cafouillages a été à la hauteur. Donc aujourd'hui euh comme c'est une défiance des agriculteurs envers le pouvoir politique, mais j'ai envie de dire comme tous les Français. Et un salon marqué par l'absence de Beauauvin.

Ça n'était jamais arrivé en 60 ans d'édition, en 132 ans de concours général. Alors, comment les agriculteurs vivent cette situation inédicte ? On va retourner dans les allées du salon.

Stéphane Duget, vous êtes en compagnie d'Emmanuel Bernard, l'éleveur de Charolè dans La Nièvre et président de la section Bovine de la filière interbève. Bonjour Emmanuel Bernard. Bonjour.

On le disait hein, c'est une première pour ce salon. dernière derrière nous, il n'y a que des moutons, il n'y a pas de vaches cette année, pas de beauvin. Ça fait de jours que le salon est ouvert.

Quel regard vous portez sur ce salon sans vaches, sans bœu, sans veau cette année ? Bah, c'est un c'est un regard vraiment particulier. D'abord, il y a pas de bovin, mais il y a les éleveurs évidemment sont dans leur ferme aussi de Bovin.

Donc effectivement, on est dans un contexte très particulier mais qu'il faut assumer puisqu'on sait, on connaît les les raisons pour lesquelles elles sont pas là. Donc on doit s'adapter, on doit conserver le lien avec le avec les visiteurs surtout et ça nous laisse plus de temps pour euh pour échanger avec les visiteurs. En tout cas, justement, vous le disiez hein, cette raison, c'est la dermatose nodulaire contagieuse qui a conduit le gouvernement, pas le gouvernement pardon, l'organisation du salon à dire pas de beauvin cette année.

Le gouvernement justement lui dit pas de cas depuis le 2 janvier. Ça veut dire que le protocole a été le bon. Le protocole, on le rappelle, c'était vaccination et abattage des troupeaux qui étaient contaminés.

Est-ce que vous partagez cet avis ? le gouvernement a eu raison, c'était le bon protocole. Ah ben alors d'abord, ce sont les éleveurs qui ont fait l'effort évidemment de de sacrifier une partie de leurs animaux quand ils étaient touchés.

Donc déjà une pensée pour eux parce que c'est quand même grâce à ça qu'on a protégé le reste du troupeau français. Parce qu'aujourd'hui s'il y a plus de cas, c'est parce que évidemment que le protocole a fonctionné mais c'est un protocole qui était basé aussi sur le l'absence de mouvement et c'est ça qui fait qu'on n pas regroupé d'animaux ici. Vous avez besoin d'une préparation sanitaire. longue pour amener des animaux, pour les mélanger euh et ensuite il faut les ramener chez soi.

Donc le risque était trop grand au moment où on devait prendre la décision et effectivement on peut refaire le match mais le protocole a marché jusqu'à maintenant. L' une autre des crises que les éleveurs comme vous connaissez encore, on en parle encore au présent, c'est le traité de libre échange avec le Mercosour qui a qui permet en tout cas l'importation de de volaill d'Amérique du Sud, de bœuf d'Amérique du Sud, de de beau vin. Quelles conséquences ça va avoir pour la profession et pour vous en tant qu'éleveur de de Charles dans la Nève ?

Alors d'abord, c'est un accord nocif parce qu'il ne respecte aucune des règles équitables du commerce. la façon de produire est pas du tout la même. Après, ils assument leur mode de production, c'est leur choix.

Mais en tout cas, cette viande là n'a rien à faire dans les assiettes des consommateurs français. Ensuite, on est on a gagné une bataille puisque les députés européens ont saisi la Cour de justice et le président de la République a dit lui-même sur ce stand là samedi que en gros c'était une jurisprudence. C'est-à-dire que on a à la fois cet accord nocif, mais aussi on a la façon de d'amener cet accord un peu en force et pour dans lequel on demande pas l'is parlement au parlement français.

Et donc ça c'est assez grave. Donc nous pour l'instant nous nous restons contre cela. Et ensuite là aussi le président de la République a dit on contrôle plus les agriculteurs français que ceux qui rentrent en Europe.

Et là il faut aussi qu'on revoit les qu'on rebatte les cartes. Vous lui faites confiance en un mot ? Je fais d'abord confiance à la Cour de justice pour traiter le sujet et ensuite on fait confiance au pouvoir public dans leur ensemble parce que le président de la République il va passer simplement derrière le l'accord lui c'est accord nocif il faudra de toute façon qu'on le repousse par tous les moyens.

Merci beaucoup Emmanuel Bernard. Merci merci beaucoup. Merci Stéphane.

Et on vous retrouve bien sûr dans quelques instants avec de nouveaux agriculteurs à votre micro. Un mot sur la dermatose. Vincent Louau, plus de cas depuis le 2 janvier.

Est-ce que vous dites le gouvernement a bien géré ? Le gouvernement a appliqué les règles européennes de gestion. Un peu de mal au démarrage et et un peu de de sanction un peu fortes pour les agriculteurs qui étaient dépistés positifs avec l'envoyé des chars et puis d'autant de gendarmes.

Mais hormis ce cafouillage en fait ça a été bien géré. Et aujourd'hui, il faut reconnaître que euh aussi le climat parce que quand ça gèle, automatiquement, il y a moins de vecteur que sont les les mouches euh qui piquent euh les vaches. Donc euh un un espoir aussi pour les agriculteurs de se dire "J'espère que cette page est tournée, il va falloir être très très vigilant et bien sûr euh une pensée pour tous les éleveurs qui ont perdu leur vaches et par solidarité pour le le reste de l'agriculture bovine française." Donc ça c'est une réalité aussi.

Vous tuez des animaux, beaucoup d'animaux parce que euh enlever tous les animaux d'une ferme, c'est pas chose facile. Et euh et aujourd'hui, c'est grâce à eux qu'on en est sorti. Sébastien Lecornus sera présent demain et jeudi au salon de visites pour échanger notamment afin de construire la loi d'urgence agricole.

Qu'est-ce que vous attendez vous de cette loi ? Écoutez, on a été reçu par la ministre de l'agriculture euh les sénateurs euh impliqués et les députés impliqués euh sur l'agriculture. Déjà, je voulais la remercier parce que c'est pas chose habituell qui nous consulte avant déjà. 1er point.

Euh 2è point euh par contre, c'est le manque d'ambition. Clairement, on a un gouvernement qui a peur de son nombre qui dit "Ah oui, mais si on parle de la loi du plomb 2, ah bah non, on peut pas. Si on parle de l'eau, on veut bien parler stockage, mais on veut pas parler de certains sujets de l'eau.

On veut pas parler des zones humides, on veut pas parler des de la qualification des cours d'eau. Donc tout ce qui gratte, on l'oublie. Donc moi, j'ai envie de vous dire, laissez les parlementaires parlementer.

Foutez-nous la paix, on est capable de d'enlever des articles dans un projet de loi. Par contre, on ne peut pas facilement en rajouter. Il faut pas nous faire croire que nous les parlementaires, on peut rajouter des articles qui manquent.

S'appelle l'article 45 qui sont un cavalier. On nous a déjà fait le coup. Donc euh laissez-nous parlementer et on va faire le job pour une vraie loi d'ambition d'urgence.

Et en attendant euh la loi d'urgence agricole, vous le disiez, la majorité sénatoriale a déposé une proposition de loi du plomb 2 sur les pesticides après la première loi du plomb qui avait fait beaucoup de bruit l'an dernier. Alexandre ? Oui.

Souvenez-vous la loi du plomb 1 votée l'an dernier par le parlement autorisait l'utilisation de l'acétamie prix d'un pesticide néonicotinoïde interdit en France. Autorisation pour certaines cultures seulement qui n'auraient pas d'autres alternatives comme la betterraave. Cette loi du plomb, elle avait suscité un vif débat dans l'opinion publique.

Une pétition contre ce texte a récolté plus de 2 millions de signatures l'été dernier et puis en août dernier, le Conseil constitutionnel a retoqué partiellement cette loi du plomb et précisément l'autorisation de l'accétamipride. Considérant, je cite qu'elle portait atteinte à la charte de l'environnement, mais malgré cette censure, les sénateurs de droite et du centre ont persévéré et déposé en février une deuxième proposition de loi autorisant à certains néonicotinoïdes. Et concrètement, Alexandre, que prévoit cette loi du plomb 2 ?

Eh bien cette proposition de loi du plomb 2 autorise deux substances néonicotinoïdes l'acétamypride et le flux piradifurone. Alors dans plusieurs cas de fig c'est bon je l'ai dit j'ai réussi le fadif furon alors dans certains cas de figure seulement d'abord pour l'enrobage des des semences de betterav et puis pour la pulvérisation des de certains arbres fruitiers et notamment les cerisiers et les noiseutiers un retour de la loi du plomb qui met forcément en colère les sénateurs écologistes mais la loi du plomb 2 pour moi c'est un crachat à la figure des 2,1 million de personnes qui ont signé cette pétition c'est un crache à la figure du Conseil constitutionnel qui lui a dit que la réautorisation des néonicotinoïdes concernés était contraire à la charte de l'environnement. Les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques.

Ils passent la barrière placintaire et on a des études qui s'accumulent pour démontrer le lien entre les néonicotinoïdes et toute une série de maladies, la maladie de Parkinson et cetera. Alors, le gouvernement ne souhaite pas intégrer les mesures de cette loi du plom dans le projet de loi d'urgence agricole, mais les défenseurs de ces mesures propesticide espère le faire en votant des amendements à ce projet de loi. Vincent Louau, 2 millions de personnes contre la loi du plomb, une censure du Conseil constitutionnel.

Pourquoi persister et redéposer une nouvelle loi du plomb ? Écoutez, bon, déjà 2 millions de personnes qui signent une pétition, est-ce que c'est plus fort que les parlements ? Est-ce qu'on gère notre pays à coup de pétition et à coup de d'effervescence médiatique créé toute pièce quand même par des gens qui transforment la science et je voulais remercier enfin les oncologues et les médecins qui viennent à notre secours pour dire la vérité sur justement c'est les assertions et les mensonges qui sont dit comme à l'instant par la sénatrice où on réécrit l'histoire sur le fait que ces molécules portent atteinte à la santé humaine et donneraient le cancer à tout le monde.

Alors juste déjà sur la pétition 2 millions de personnes qui signent pour s'opposer à ce texte, c'est c'est pas significatif. C'est c'est pas que c'est pas significatif, ça fait partie des éléments et des paramètres qu'on prend en compte. Vous croyez que nous on est les gros lourds de sénateurs et on dit 2 millions de personnes, on s'en fiche.

Vous croyez que mes collègues qui passent aux élections dans quelques mois s'en fichent ? Non, on s'en fiche pas. Par contre, la réalité, il faut être parfaitement clair.

Soit on écoute les scientifiques, les vrais scientifiques et le consensus scientifique de l'fsa et tout un tas de scientifiques, soit on écoute, ça c'est l'agence sanitaire européenne, voilà. Soit on écoute le docteur Racer qui trouve des cancers partout, des cancers pour les enfants dans certaines parties de la France et l'ANC nous a dit c'est totalement faux. Donc soit on se focalise sur la réalité des choses et nous on essaie euh de d'avoir une action euh bonne dans le Parlement.

Aujourd'hui, les agriculteurs, vous pouvez leur dire ce que vous voulez. Ils ne peuvent pas comprendre, comme le restant des Français, des industriels, que en France, on n'applique pas les ce qui est autorisé partout en Europe. Je vous parle même pas du restant du monde.

Personne peut conceptuellement comprendre pourquoi la cétaméprise est autorisé partout en Europe, sauf en France. Vous m'excusez, moi je sais plus faire de la politique. On pousse les gens vers le populisme et la révolte parce qu'ils se disent c'est injuste.

Quand on fait de la politique, le le plus important pour un homme politique, c'est d'être juste dans les décisions qu'il prend. Donc aujourd'hui, elle est où la justice pour les agriculteurs ? Il y en a aucune.

Donc on a un brouis médiatique mainstream qui organise le fait de mettre en avant d'effectous ses valables sur l'eau, sur les inondations, sur tout ce qu'on entend à longueur de journée sur les plateaux. Et encore une fois, je remercie les vrais les les oncologues, les médecins, les chercheurs qui nous expliquent les choses qui sont vraies du faux. Mais alors, vous dites effectivement là c'est à mépris d'autorisé dans les autres pays de l'Union européenne.

Ça a été autorisé par l'agence sanitaire européenne mais avec on lit les rapports, il y a aussi cette question de faute de preuve. Sans parler des études scientifiques qui disent que l'acaméprise est un neurotoxique. Est-ce que vous pouvez dire qu'on est sûr que ce n'est pas un neurotoxique ?

Est-ce qu'on est sûr ? Est a pas de précaution à utiliser rien rien que dans vos vos mots utilisés, vous utilisez pas les bons mots, vous en vous vous nous embourbez dans une quelque chose qui fait peur. Donc aujourd'hui, encore une fois le consensus sur les FSA est parfaitement clair.

Ils ont fait une vingtaine d'études, ils ont refait les études. Marc Fenot avait demandé la réévaluation de la cépris de chose qui a été faite. Dans le rapport de l'aide, il disent "Écoutez, les Français, vous êtes gentils, vous avez surtransposé et vous voulez qu'on surtranspose aussi et on vous dit non." Donc soit on continue l'excellence n'est pas un neurotoxique.

Non, c'est aujourd'hui aujourd'hui on soit on continue sur à se comporter comme une île et à faire que de la surtrance policion en France, on va tous se faire virer pour ça et après vous serez les premiers à faire oin. Il y a les populistes qui sont arrivés. Donc moi je vous dis aujourd'hui, on se met au travail, on dessurtranspose, on améliore la vie des Français et on sauvegarde aussi nos entreprises et on va à la vitesse.

On fond des surpos, ça veut dire on arrête de faire des règles plus contraignantes que l'Union européenne des des règles purement franco-françaises qui sont pas adaptées. Nos entreprises sont en train de fermer, nos agricultures est en train de la perdre. On l'a dit, matin, midi et soir, on est passé de 12 milliards à 200 millions de de balances commerciales positives et au même moment l'Europe qui était à zéro est passé à + 50 milliards.

Euh les idiots utiles qui veulent tout interdire en France pour tout importer à côté, moi je vous dis c'est quoi l'histoire ? C'est quoi la belle histoire ? Parce que vous m'avez mis en forme dès le matin.

On vo autre difficulté des agriculteurs, les aléas climatiques et l'ouest de la France qui est sous l'eau. C'est notamment le cas du Menelloir où on va se rendre. Bonjour Thierry Lardeo, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes journaliste à à Anger Télé le Menoir qui reste ce matin en vigilance rouge crue. Alors le pic est passé à Anger dans le département. Est-ce qu'on peut parler d'une lueur d'espoir ?

Oui, bien sûr qu'on peut parler d'une lueur d'espoir. Le pic atteint à 6,39 quasiment au plus haut jamais connu hein. 6,66, c'était la côte de la crue du siècle en 1995.

Donc oui, la décrue est amorcée depuis hier. ça va aller lentement, très lentement, une dizaine, vingtaine de centimètres par jour. Euh en espérant qu'il n'y ait pas d'autres précipitation cette semaine.

En espérant également que la la Vienne soit également en décrue, que la Loire aussi euh puisse voilà faire sauter ce fameux bouchon. Mais vous le voyez sur les images, il y a 5 à 6000 enevin quand même qui continuent à avoir les pieds dans l'eau depuis plusieurs jours avec des difficultés de circulation, une résidence autonomie qui a dû être évacuée et puis d'autres perturbations en dehors d'anger à proximité. On pense notamment à la commune de chef sur Sart qui a dû être totalement évacuée puisqueelle aussi elle a connu une crue centenale.

Donc l'espoir est là, la décrue a commencé euh mais euh voilà, tout le monde reste prudent. Il y a des vigilances notamment sur des digert pour le moment. Mais l'espoir de la décrue enfin arrive après une semaine de tension.

Siri, vous le dites, hein, la décrue, elle est là mais elle est lente. Du coup, il est encore un peu tôt pour faire le bilan, mais quelles sont les perspectives pour les indemnisations ? Alors, les indepdisations, euh on peut parler, le sénateur évidemment a a parlé des des agriculteurs, beaucoup d'agriculteurs sont touchés, des maréchés également qui vont perdre beaucoup de leur production, notamment de poireaux, de salade et puis des des particuliers des communes.

Euh Françoise Gatel, la ministre euh de l'aménagement du territoire, est venue se déplacer à Anger jeudi dernier. Elle a assuré le maire d'Anger mais également les maires des différentes communes touchées que l'état de catastrophe naturelle serait déclenché rapidement pour que les assurances puisse prendre en charge les communes mais également tous les particuliers qui vont devoir constater des dégâts. On pense en commerçant, on pense en particuliers qui ont des maisons envahies encore aujourd'hui par par l'eau avec un état de catastrophe naturelle qui devrait être déclenché selon la ministre dès le début du mois de de mars pour que tout ça puisse aller vite.

Donc l'UR est à la décrue, encore à l'inquiétude et avec l'espoir enfin de retrouver des conditions normales. Mais ça sera lent évidemment une décrue, c'est toujours très long. Merci beaucoup.

Merci Thierry Larde, journaliste à Anger Télé d'avoir été avec nous pour nous parler de ces ces inondations. Un mot Vincent Lot, comment ça se passe vous dans dans votre département ? Est-ce que vous arrivez déjà à mesurer les conséquences pour les agriculteurs ?

Les conséquences, vous savez quand vous avez 1 m ou voir m 1,50 d'eau sur des cultures pendant 15 jours, 3 semaines, c'est réglé. C'est réglé. Euh il faut vraiment imaginer en fait, on a beaucoup construit n'importe où euh avec la hausse de la population en France.

Donc déjà la population et bien sûr toutes les activités économiques on découle euh les agriculteurs en premier. L'état de catastrophe naturelle, c'est le point de départ qui doit être fait rapidement. L'État a déjà prouvé qu'ils étaient pas capables de le faire rapidement.

Donc là aujourd'hui, on attend beaucoup de ce classement en catastrophe naturelle que ça soit fait rapidement. Merci Vincent Lou.