Venezuela : "Personne ne va regretter Nicolás Maduro"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
D'abord, personne ne va regretter Nicolas Madura. Il n'y a bien que l'extrême gauche, la France insoumise pour aujourd'hui appeler au retour quand même, j'écoutais Jean-Luc Mélenchon, au retour de Maduro à la tête d'un état d'un système totalement corrompu, un ennemi des libertés, un narcotrafiquant. Donc personne ne va regretter Nicolas Madura.
Et c'est bien d'ailleurs ce qui fait que d'une voix commune euh la communauté internationale se réjouit de voir Maduro débarquer. Euh et en cela nous nous réjouissons. C'est toujours bien de voir un peuple débarrassé d'un dictateur.
Maduro est un dictateur. Le voir hors d'état de nuire aujourd'hui est une bonne chose même si le régime n'est pas tombé. Je vous rappelle que dans la Constitution du Venezuela, une fois que le président n'est plus là, quand le président n'est plus là, il y a des élections 30 jours après, on sait ce que c'est que les élections au Venezuela. et le régime n'est pas tombé.
Donald Trump dit "Pendant ce temps-là, nous allons gérer le Vénzuel." Alors, ça pose justement un souci néanmoins. Et c'est une belle question de droit pour, j'allais dire ceux qui sont attachés à la souveraineté des nations.
Moi, je suis attaché à la souveraineté des nations et je pense que c'est les peuples qui décident de leur sort. Parfois, les peuples ne sont pas libres par Vous ne condamnez pas le coup de force de Donald Trump, mais vous dites "Il y a quand même le droit international qui a été bafoué." Je pense que la doctrine, ce qu'on appelle la doctrine Monro en fait du 19e siècle d'un président américain dont se revendique Donald Trump, elle est contestable.
Et sincèrement, le mode de fonctionnement de Donald Trump, il est contestable. Pourquoi ? Parce que cette doctrine, elle dit quoi ?
Elle dit que dans la zone d'influence d'une grande puissance, tout est quasiment sous le jou sous l'autorité de cette grande puissance. C'est-à-dire que autour de Donald Trump, puissance s'il en est, tout doit être sous influence américaine. Donc tout le continent américain doit être sous influence américaine.
Vou dire oui, c'est qu'il peut y avoir une crainte pour le par exemple pour le Groenland, pour la pour la Colombie qui est dans leur des États-Unis aujourd'hui. C'est exactement ça parce que Maduro tout le monde se réjouit. Pourquoi ?
Parce que c'est un salot. Donc tout le monde est très content de le voir débarquer, mais si demain Donald Trump au nom de cette même doctrine se dit bah je vais prendre en main le Groenland parce que j'en ai besoin. Là il s'agit pas de contester les autorités locales du Grenland que je que je ne connais pas d'ailleurs, mais ça porte quand même en germe la fin de la souveraineté des peuples.
Et là, ça doit quand même nous interroger. C'est-à-dire que je pense que euh le fait que le plus fort euh puisse euh agir euh partout tout le temps euh et imposer sa loi euh porte en germe. Pourquoi est-ce qu'il agit Donald Trump ?
Est-ce que c'est pas parce que aujourd'hui les Nations- Unies euh on sait ce que c'est. C'est une grande procédure administrative internationale qui généralement n'aboutira sur rien parce qu'il faut soit l'unanimité, soit un véto peut tout être lié et cetera. Est-ce que finalement ce cet élan de Donald Trump n'est pas là pour nous montrer euh un chemin nouveau, même si effectivement euh encore une fois, je mets des parenthèses parce que le droit international euh questionne Non, mais d'accord, mais Donald Trump, il agit parce que il est dans cette logique impérialiste des États-Unis, euh dans cette doctrine Monro, c'est-à-dire tout ce qui est autour de nous doit être sous notre influence.
Mais demain, si Poutine euh et d'ailleurs on le voit bien euh agit avec le même genre euh de vous prenez d'autres exemples pour contrebalancer. Mais qui aurait fait qui a Attendez, je vous pose la question autrement Sébastien Chenu. Qui aurait fait quoi contre Nicolas Maduro ?
Est-ce qu'on aurait on aurait laissé Nicolas Maduro euh en tant que président vénézuezuélien contesté par son peuple, par en tant que baron de la drogue, en tant que narcotrafiquant, narcobandi ? On l'aurait laissé comme ça pendant des années ? Non, mais bien sûr qu'on ne doit pas laisser les peuples à l'abandon, mais si vous voulez la souveraineté des peuples, le souverainisme, ça me semble être la pierre angulaire finalement des démocraties.
Le libre choix d'un peuple à sa à sa vie, à ses choix politiques me semble devoir être encouragé. Donc on peut soutenir des peuples. D'ailleurs, il y a beaucoup de régimes qui soutiennent des peuples qui sont éloignés d'eux-même pour les aider à se débarrasser de leurs dictateurs.
Mais le fait que Donald Trump un jour décide de se réveiller, de bombarder un pays, de kidnapper son dirigeant, de l'enfermer pose quand même un vrai problème. Oui, mais on a l'
Sébastien Chenu