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Discours / meetingParti socialiste (sur YouTube)· 8 juin 2012 20 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

François Hollande au Conseil national du PS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15François HollandeFait
    « Je ne participerai plus à aucune instance partisane et je n'accueillerai à l'Élysée aucun parlementaire regroupé de la majorité. »
  • 4:30François HollandeFait
    « La seconde condition, c'est le dépassement. trouver un sujet, un thème, une cause, un enjeu qui permet d'aller vers les Français au-delà de ce qui peut les séparer. »
  • 5:30François HollandeFait
    « La troisième condition, c'est d'incarner l'esprit de rassemblement face aux divisions, aux éclatements, aux fractionnements. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers amis et toujours mes chers camarades, c'est la dernière fois que je m'exprime devant vous avant au moins 5 ans. Je le fais comme président élu, encore libre pour quelques heures de ces mouvements et demain, je serai le président de tous les Français. Certes, je suis socialiste et j'entends bien le rester, attaché indéfectiblement à l'idéal qui a conduit le jeune homme que j'étais.

à moins de 20 ans à s'engager pour le servir. Je suis également lié à vous, à votre parti, à notre parti. Je n'oublie pas que je l'ai dirigé pendant plus de 10 ans.

Je sais aussi ce que beaucoup de nos concitoyens ressentent à l'égard de la politique, le doute qui peut exister à l'égard des formations politiques. Et pour autant, je dois ici dire que si je suis aujourd'hui président de la République, c'est aussi parce que j'ai voulu à un moment m'engager au service du pays à travers un parti politique. Mais comme président de la République, je me suis fixé une règle et vous la connaissez.

Je ne participerai plus à aucune instance partisane et je n'accueillerai à l'Élysée aucun parlementaire regroupé de la majorité. Je ne ferai pas de réunion qui donneraiit un autre sens à ce que je veux faire pour le pays. Il y aura bien sûr des consultations régulières qui feront que le président de la République interrogera, concertera, mais il n'y aura plus de ces assemblées qui n'ont pas à être tenu à l'Élysée.

Telle est ma conception des institutions. Le chef de l'État ne doit pas être le chef de tout. Le premier ministre conduira la majorité et le Parti socialiste se donnera librement les dirigeants que ces adhérents désigneront démocratiquement.

Alors, permettez-moi avant cette longue éclipse, enfin 5 ans, c'est court, que je goûte le moment qui m'est accordé. Je remercie Martine Au et l'ensemble du conseil national. Je suis encore pour quelques heures avec vous.

Je tiens d'abord à vous exprimer ma gratitude. Une élection présidentielle et c'est vrai, c'est la rencontre entre une personnalité et le peuple français. Dans une circonstance chaque fois différente, notre pays se tourne vers une candidature qui correspond par son tempérament, par le projet qui est porté, par la démarche qui est proposée à une attente laquelle justifie un moment cette confusion de destin, destin d'un homme, d'une femme, destin d'un pays. qui à un moment coïncide et permettent le changement.

Mais aussi forte soit cette relation entre le pays et celui ou celle qui l'incarne, l'expérience prouve et cette élection leur a une nouvelle fois démontré que rien n'est possible sans l'appui d'un grand parti de ces dirigeants ici Martin première secrétaire de ses personnalités de ses groupes parlementaires. Jean-Marc Herot, François Veramen, de ses élus Mar-Lise de Branchu, de ses adhérents de ces multiples forces qui se coagulent, qui s'ajoutent les unes les autres et qui permettent à d'autres qui ne sont pas membres d'un parti d'être dans l'aventure. Je veux saluer toutes ces bonnes volontés.

Je n'oublie personne, ni les permanents, ni le service d'ordre si précieux. ni les jeunes qui ont été une nouvelle fois présents dans cette campagne. Je voulais vous le dire pour vous exprimer ici ma reconnaissance.

C'est une très belle aventure que nous avons vécu les uns les autres et que le peuple français nous a permis de conclure de la manière la plus admirable pour ce qui nous concerne. Mais elle est somme d'engagement, de dévouement. Tout est dû à cette capacité qui a été la nôtre de faire des distributions de tracte comme jamais dans notre histoire, des portes à porte.

Je m'y suis essayé pour cette élection présidentielle. J'avais quelques expériences d'élection locale. 5 millions de porteux qui ont été un moment approchés et qui se sont le plus souvent ouvertes.

Et puis tant déplacement de réunion. Voilà pourquoi avant d'entrer à la présidence de la République, je voulais vous témoigner de ma fidélité. Tout a compté.

Je le dis souvent, chaque effort dans une campagne présidentielle est utile, chaque voix compte et chacun a pu participer à sa façon au résultat final. Un parti politique, c'est une longue histoire qui intègre des personnalités, des visages disparus ou encore présents, des dates historiques, des références, une longue histoire avec des succès, des échecs, des épreuves. C'est notre histoire.

Cette histoire, je m'en suis inspiré parce que je suis le produit d'un long mouvement. J'ai joué ma part, j'ai eu le rôle principal, mais je suis issu d'une longue tradition avec une obligation de répondre au problème d'aujourd'hui, voir même de la société de demain. François Mitteran avait montré par sa ténacité comment une campagne pouvait permettre l'aboutissement d'un rêve, celui de l'alternance.

Mais je dois aussi dire que ceux qui se sont présentés au suffrage après lui en notre nom Lionel Jospin, Sgolen Royal nous ont permis aussi d'apprendre et de comprendre. C'est une somme d'expérience qui permet d'avoir à un moment le succès, comprendre les rythmes, les temps, être capable de relever les exigences d'un pays, affronter la dureté d'une campagne. Celle-là n'a pas été accommodante, même si l'apaisement est venu et j'en suis heureux.

Ce fut comme à chaque grand moment de notre histoire politique une confrontation. Et bien là aussi j'avais appris et si j'ai résisté à tant d'épreuves franchis tant d'étapes, je le dois à notre histoire. Il y a une magie qui se perd dans une campagne.

Un moment où une nation ou en tout cas la majorité se saisit d'une candidature, d'un projet, d'une démarche et à ce moment-là permet la victoire. Rétrospectivement, je ne viens pas vous faire la leçon, mais chacun peut savoir ce qu'est une campagne réussie et ce qui est salué comme des facteurs déterminants du succès, un candidat, une équipe, une organisation, un parti, un slogan. Tout cela peut aussi être autant d'éléments en cas d'échec à charge et je sais à la fois ce qui m'est donné mais je sais aussi ce à quoi j'ai échappé.

Il y a pourtant des conditions qui me paraissent immuables si nous voulons nous présenter à un scrutin avec les chances de l'emporter. La première condition, c'est l'unité. Nous le rappelons à chaque occasion.

Nous en sommes pas toujours capables, mais cette fois-ci, cette unité a été au rendez-vous et c'est ce qui a permis la [Applaudissements] victoire. La seconde condition, c'est le dépassement. trouver un sujet, un thème, une cause, un enjeu qui permet d'aller vers les Français au-delà de ce qui peut les séparer, les distinguer.

Et c'est autour de la jeunesse, autour de cette responsabilité qui est la nôtre de permettre à la génération qui arrive de vivre mieux que nous, que nous avons réussi à aller au-delà des clivages traditionnels et d'obtenir une majorité qui va au-delà de la gauche. La troisième condition, c'est d'incarner l'esprit de rassemblement face aux divisions, aux éclatements, aux fractionnements, aux ruptures, aux coupures. Nous avons été capable, j'ai été capable de permettre l'apaisement, la réconciliation, la réunion, ce qui peut à un moment permettre à un pays de se retrouver à la fois dans son histoire et pour la préparation de son avenir.

La 4ème condition, c'est la volonté. ouvrir d'autres chemins que ceux qui ont été jusque-là empruntés, marquer un changement, ce que nous avons appelé le redressement dans la justice et aussi la réorientation de l'Europe, d'avoir dit à tous ceux que nous avons rencontré qu'il était possible, que ce serait dur, mais qu'il était possible de dessiner un autre avenir que celui que nous décrivournable et ce sera aussi sur le la réorientation de l'Europe que notre volonté va être maintenant jugée. Enfin, la dernière condition, c'est le service de la France.

La gauche ne gagne une élection majeure que lorsqu'elle est capable de se hisser au niveau de la France, d'en saisir les aspirations, de se conjuguer avec les attentes de notre pays. La gauche ne gagne que lorsqu'elle est au niveau de la France. C'est ce que François Mitteran avait compris et c'est ce que nous avons été capable nous tous de prendre comme condition même de la victoire.

Voilà pourquoi une majorité de nos concitoyens nous a choisi, a choisi le changement en me portant à la présidence de la République. C'est une émotion intense qui s'est emparé de moi, qui s'est emparé de vous en ce soir du 6 mai. Nous nous étions préparés, nous étions informés.

Mais quand la nouvelle est donnée, celle du choix du peuple français, d'un seul coup, nous sommes saisis par une force incomparable qui nous submerge et en même temps déjà l'attente de la responsabilité. C'est une joie aussi intense qui a été partagée le 6 mai par une génération qui n'avait jamais connu un président socialiste. Jamais connu une élection présidentielle gagnée.

Cette génération, elle attend beaucoup de nous et nous devons être à la hauteur. C'est une lourde responsabilité qui m'a été confiée dans un contexte d'une exceptionnelle gravité. l'état de notre économie.

La Commission européenne vient de dire que ce serait même plus difficile. Enfin, en parlant de ce qui nous est laissé, nous savons ce qui se passe dans la zone euro, le rebondissement de la crise grecque, l'instabilité, la croissance faible, les attentes immenses. Voilà, c'est notre lot.

C'est ce qui nous attend. Ne soyez pas à ce point arrêtez. Vous l'avez voulu.

Vous l'avez décidé. Le plus dur commence, nous dit-on. Mais je suis toujours interrogatif par rapport à ces titres qui nous sont affichés, reprenant les formules bien connues de certaines époques de notre histoire où où les socialistes après le constat de leur succès reconnaissaient que les difficultés commençaient.

Mais je vous le dis tout net, franchement, si ce qui nous attend n'était pas dur, nous n'aurions pas gagné l'élection présidentielle. C'est parce que c'est difficile que les Français se sont tournés vers nous. Ils se sont tournés vers nous pour que l'effort soient juste, pour que le redressement soit réussi.

Ils se sont tournés vers nous pour que des voix nouvelles soient recherchées. Ce sera ma mission, ce sera la tâche du prochain gouvernement qui sera constituée dans les meilleurs délais et ce sera aussi une responsabilité collective. Aussitôt une étape franchie, une autre arrive.

C'est ça la vie. Chacun pense qu'il a atteint son objectif et déjà un autre lui est proposé. Je pense bien sûr aux élections législatives qui arrivent.

Vous avez décidé de vos investitures et de votre dispositif d'union. Je vous en félicite. Vous connaissez l'enjeu.

Il est simple. La constitution d'une majorité présidentielle pour permettre le changement que les Français ont voulu le 6 mai. C'est un vote de cohérence qui doit être fait.

La majorité doit être large, solide et loyale pour soutenir le gouvernement, mais pas seulement, pour prendre des initiatives et pour réhausser le rôle du parlement avec des institutions qui seront rénovées. Voilà l'enjeu des élections [Applaudissements] législatives. Voilà.

Mes chers amis, mon temps de parole s'achève. Je veux goûter encore ces derniers instants. Je vous adresse à tous mes vœux de réussite.

Je pense qu'il y a quelques concordances avec les miens. C'est l'avenir du quinquena qui va se décider le mois prochain. Voilà mes quelques mots au moment où je rentre en fonction. les mots de gratitude, les mots de solidarité, de fraternité, mais aussi de fierté au moment où je vais être tout entier au service de la République et de la France.

Vous me manquerez sûrement, mais moi, je ne dois en aucun cas manquer à la France. [Applaudissements] [Applaudissements] Oh. [Applaudissements]

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