Direct depuis la flottille — avant interception ! Maître Alima Boumediene Thiery et Olivier Huard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi risquer la prison pour acheminer cette aide ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels sont les profils à bord et les conditions de navigation ?
- 7:00OuverteRéponse directe
À quoi ressemble une nuit sur le Persévérance ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment communiquez-vous avec l'extérieur et protégez vos données ?
- 10:00OuverteRéponse directe
De quoi avez-vous le plus peur concrètement ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quel message voulez-vous faire passer à travers cette flottille ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Olivier HuardFait
« Moi je suis un militant pour l'environnement, pour la justice climatique à la base. Ça fait plusieurs décennies que je fais ça, mais c'est sûr que j'appuie toutes les causes progressistes, les causes pour la paix. »
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Super ! Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, émission spéciale en direct à bord du Persévérance, partie de Sicile et actuellement en route vers Gaza.
Ce navire est l'un des faire de lance de la nouvelle mission de la Freedom Flotia Coalition. Cette traversée s'inscrit dans un contexte d'une tension extrême. Il y a quelques jours à peine, la marine israélienne a tenté de stopper net cette mobilisation par l'interception violente de la globale some.
Les faits se sont déroulés dans les eaux internationales, un espace où théoriquement la liberté de navigation prévut. Le bilan est lourd. Des témoignages font état d'abus et de méthodes de torture.
Des dizaines de militants ont été appréhendés. À l'heure où nous parlons, deux activistes Thiago et Saif sont toujours en détention. Pour rappel, Israël impose un blocus naval sur Gaza depuis 2007.
L'ONU a souvent qualifié ce blocus de [raclement de gorge] punition collective, mais Israël le justifie par des raisons de sécurité. Les interceptions en eau international au-delà des 12 miles nautiques sont le point de tension juridique majeur. Un autre rappel utile, selon leu, la quasi totalité de la population de Gaza est en situation d'insécurité alimentaire grave.
L'aide terrestre étant filtrée et insuffisante, la flotille se présente comme une rupture symbolique du siège. Aujourd'hui, nous posons les questions essentielles. Pourquoi risquer la prison au pire pour acheminer cette aide ?
Dans quelles conditions l'équipage opère-t-il après la tari de la semaine dernière et que reste-t-il du droit international ? Mire ? Pour en parler, nous sommes en liaison avec deux membres de l'expédition qui ont accepté de témoigner malgré les risques.
Alima infiniment d'être avec nous au bord du Persévérance. Avant de commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter brièvement qui êtes-vous, d'où vous parlez, pourquoi vous avez décidé de rejoindre cette et quelle est votre position actuelle là ? Ben pour commencer donc à l'imabédientry, je suis avocate dans le civil sinon surtout militante pour la cause et le droit et de la justice internationale et en particulier bien entendu pour le peuple palestinien.
Il est évident pour moi qui depuis une quarantaine d'années milite pour la reconnaissance de des droit du peuple, pour la liberté, pour la justice et surtout pour le respect du droit international que j'ai tout de suite accepté de faire partie de cette mission parce que c'est non seulement une mission humanitaire pour moi, c'est aussi une solidarité politique. Il s'agit bien sûr de tout faire pour casser ce blocus qui existe depuis 18 ans, mais il faut aussi casser ce silence qui est un autre blocus qui existe aussi et en particulier depuis l'agression d'Israël envers l'Iran et le Liban. On a l'impression d'avoir oubé Gaza et le génocide se poursuit.
On malheureusement, on le voit très bien que même en Palestine occupée et bien on continue les bombardements et les arrestations et les tortures et tout tout ce qui peut être pour nous qualifiés et pas seulement d'ailleurs mais pour le droit international de crime de guerre, de crime contre l'humanité. Sachant bien que ce blocus et en particulier ce blocus de Gaza, mais également tout ce qui se passe, la colonisation des terres en Palestine ont été jugé par la Cournas justice comme tout à fait illégal. Et d'ailleurs les comment dire les interventions, les interceptions, on va dire de l'armée israélienne envers les bateaux humanitaires sont également tout à fait illégales puisque le droit international mais le droit de la mer également reconnaît le droit à tout le monde quel que soit l'état de naviguer sur les eaux internationales.
Voilà, tu peux peut-être continuer aussi. Alors euh ben moi c'est Olivier Hard, je suis de Montréal au Québec au Canada. Euh moi je suis un militant pour l'environnement, pour la justice climatique à la base.
Ça fait plusieurs décennies que je fais ça, mais c'est sûr que j'appuie toutes les causes progressistes, les causes pour la paix. Euh et ben depuis que tous les événements se sont accélérés à Gaza, je me rends compte que ça ça il faut ça plus de bon sens. il faut vraiment intervenir.
Euh moi, j'ai senti l'urgence de d'intervenir premièrement à Montréal dans notre euh dans notre pays. On s'est rendu compte qu'il y a énormément d'institutions, de compagnies qui sont complices. Donc c'est pour ça que moi je me suis dit que c'est important de venir maintenant comme canadien, comme canadien francophone pour témoigner du fait que Israël fait pas ça tout seul.
Euh, il y a beaucoup d'états, d'institutions, de de compagnies qui sont complices de ce génocide-là, de cette situation-là. Et euh ben moi, je finis de dire que c'est pas tous les Canadiens qui sont d'accord avec la position du Canada euh en appuy à Israël. Et euh je rappelle, quelle est votre position actuelle ?
Vous voulez dire physique, le localisation GPS à peu près. Vous êtes où ? Ben, je dirais que on est entre la Sicile et la Grèce.
D'accord. Et donc ça, on appelle ça la mère ionienne. Euh je vous dirai ça pour l'instant parce que c'est sûr qu'il y a des éléments stratégiques où on on peut pas tout dire ce qu'on va faire.
Euh mais je dirais que c'est pas là, on est en direction de la Grèce. Ça fait 2 jours qu'on est parti de la Sécile en presque ligne droite. D'accord.
Alors, beaucoup de gens regardent les infos et sont indignés. Pourquoi vous vous avez quitté votre canapé, votre travail, votre famille ? Pourquoi partir ?
Est-ce que vous avez hésité ou à quel moment partir ? Oui, voilà. Non, mais à quel moment on se dit j'y vais quand même malgré le risque parce que certains restent sous cette forme de sidération, d'indignation alors que vous avez pris le pli justement et donc d'agir concrètement.
Mais chacun, comment dire ? existe et milite à sa manière. Il est évident que tout le monde ne pourra pas euh euh faire une solidarité concrète de cette manière, mais en même temps, nous voulons être nombreux et nombreuses à concrétiser cette solidarité quels que soient les risques.
Nous sommes tout à fait conscients qu'il y a des risques, c'est évident, mais en même temps, entre ce que vivent aujourd'hui les Palestiniens et le risque que nous prenons, je pense que c'est tout à fait minime. Et d'autre part, on ne peut pas rester sans rien faire. les en ce qui me concerne en tout cas, je ne supporte plus que nos États aient un double langage de poids de mesure.
D'un côté, on va condamner certains États parce qu'ils violent le droit international et on va de l'autre laisser faire et presque rencontrer et j'allais presque dire rendre hommage, je veux dire, à d'autres États qui eux aussi violent le droit international. On ne peut pas non plus se taire et rester aveugle et sour face à des états qui sont pas seulement complices à mon sens. Lorsque l'on envoie des armes, on est aussi partenaire de cette comment dire de ce génocide.
On est aussi actif dans ce génocide et je ne peux pas demain dire à mes amis, à mes enfants, à ma famille, je n'ai rien fait, j'ai laissé faire, c'est pas possible. Je me sens tout à fait incapable de rester dans une solidarité passive. J'ai besoin d'agir et pour moi venir était tout à fait normal.
Lorsqu'on m'en a parlé, j'ai tout de suite dit oui. Olivier. Ben ben moi, je réagis énormément à l'injustice quelle qu'elle soit.
à chaque fois que je vois une injustice, c'est sûr que je veux intervenir. Donc je vais intervenir à mon niveau. Souvent, c'est c'est dans son dans sa propre localité, des manifestations, des activités les plus créatives possibles.
Euh c'est jusque là, ben ça prend des proportions. C'est un peu comme toujours crier un peu plus fort, trouver des des façons de de dire ces arguments de façon plus éclatante, plus forte, plus convaincante pour le public pour forcer aussi les institutions, les gouvernements à se positionner parce que je veux dire quand il y a des bateaux par exemple de nationalité française ou n'importe quel pays qui sont arrisonnés, les pays doivent réagir. Quand des citoyens comme le Canada dans mon cas se font arrêter illégalement en mer, le le Canada doit réagir.
J'aimerais dire que spécialement cette fois-ci, moi je suis un grand fan d'histoire en général. Puis c'est sûr que euh une des choses qu'on se demande souvent dans les livres d'histoire, c'est si j'avais vécu cette cette époque là dans les années 40, qu'est-ce que j'aurais fait ? Qu'est-ce que j'aurais fait face à la choix ?
à ça au au à toutes les les les choses qui se passaient dans ce temps-là. Ben là, ça moi je me suis dit ça se passe maintenant. Alors euh il y a peut-être des gens qui avaient des excuses pour détourner le regard à l'époque.
On a plus d'excuses maintenant. tout est devant nous à tous les jours dans les nouvelles. Euh que là moi je me dis ben mon bout d'histoire dans dans quelques décennies c'est que je veux dire ben moi j'ai pas détourné les yeux face à un génocide en cours face à des à une situation totalement injuste.
J'ai j'ai fait ma part ma modeste part mais j'ai j'ai regardé droit dans les yeux l'oppresseur puis j'ai j'ai mis mon corps pour essayer de faire stopper ça. Et le fait d'être là, je pense que c'est aussi non seulement casser ce silence, mais obliger justement nos états, je veux dire, à prendre des positions. On en a marre de cette de ce silence complice et de cette géométrie variable qui fait que nos États et en tout cas bon la France pour moi en tout cas se retrouve à continuer à envoyer des armes ou continuer à se taire face une violation du droit international alors qu'ils envoient leurs propres avocats à la cour internationale pour pouvoir dénoncer l'illégalité des économies.
Il y en a marre de ce double langage. Donc on sort un acte humanitaire mais aussi un acte politique clairement quoi. H euh dis-moi, quels sont les profils qui sont à bord avec vous, les nationalités, le type de militantine, le le voilà les fonctions, les professions, dans quelles conditions vous naviguez aussi concrètement ?
Ben, on il y a plusieurs navires. Il faut savoir que nous sommes là en ce moment quatre ou cinq navires. Euh sur ces navires, il y a différentes nationalités.
Euh il y a des des Belges, mais il y a aussi des Canadiens, des Australiens, euh des Français. Enfin, je suis française, je suis la seule française, mais bon euh il y a des personnes qui euh sont de qui viennent de partout euh y compris d'ailleurs euh des euh des Italiens, des espagnols qui nous soutiennent, euh qui sont euh pour certains même encore à terre à continuer à faire le relais avec nous. Mais c'est pas une question de nationalité, je crois.
Euh tous ceux qui sont ici sont complètement épris de justice, de droit et euh en ont marre de voir ce génocide de se poursuivre alors que il y a une époque on disait plus jamais ça. Donc il est important de montrer que notre solidarité est une solidarité pas seulement humanitaire mais que c'est une solidarité politique et une solidarité concrète. point de vue logistique la la Freedomia Calition c'est une coalition de 18 organisations de de pays par exemple le Canada, les États-Unis, il y a aussi des pays européens le Brésil, l'Afrique du Sud, aller voir sur le site web de la Fudam Flotia.
Et donc spécifiquement la persévérance c'est le bateau canadien. Donc bon, il y a pas juste des Canadiens, il des Français, des Belges, des Australiens aussi. Mais c'est chaque pays fait sa part, l'organisation fait sa part pour nous permettre un bateau et l'équipement.
Alors, à quoi ressemble ? Bien sûr, en ce moment, ben on est pardon. Non, juste vous dire qu'en ce moment vous allez entendre des bruits parce que il y a le vent se lève un peu donc euh il faut commencer à faire des manœuvres pour les voiles.
Mais euh juste pour vous dire que ça se peut que ça bouge un peu en direct. On est bien d'accord. À quoi ressemble une nuit sur le persévérance ?
On dort comment quand on sait qu'on peut être abordé à tout moment ? Est-ce que vous avez pris des mesures spécifiques après l'attaque récente de la un acte de piraterie selon le de la mer ? On rappelle que la convention moné mauvais protège, ça c'est clair.
On dort de manière pointiller et on dort de manière toujours un peu un œil ouvert parce que on sait très bien que ça peut arriver à tout moment. Le problème c'est qu'on ne sait pas quand. On fait des gardes de de 4 heures chacun pour pouvoir surveiller.
De l'autre côté, c'est pas facile parce que ben nous sommes nous sommes quand même nombreux sur un petit bateau et donc on essaie au niveauque de se débrouiller. Euh voilà. Qu'est-ce qu'on peut dire de ?
Bah sinon, il y a aussi juste de dormir sur un bateau avec les vagues avec l'espace restreint. Oui, c'est ça. Euh juste ça, c'est il faut s'habituer.
Là, on n'est pas toutes des grands marins d'expérience comme capitaine. À la première nuit, on a tous été un peu malade. [rires] Ouais.
S'habitué mais le corps s'habitue. C'est ça. Là, ça va mieux.
Euh mais c'est ça là. Je dirais que plus on plus les jours avancent, plus le stress augmente. Mais maintenant, on sait très bien également que ça va arriver ce soir, demain, mais ça va arriver, c'est clair.
Euh, on a quand même prévu des messages euh pour faire ce qu'on appelle les messages SOS. pour faire parvenir dans tous les médias européens et américains et canadiens et australiens euh pour leur demander et exiger de nos gouvernements d'intervenir parce que nous ce qu'on pense c'est queon risque d'être bien entendu à raisonner. Après alors ils vont nous emmener peut-être en Israël, on sera peut-être mené traîné devant les tribunaux, condamnés, mis en prison, je ne sais pas, expulsé.
On peut pas savoir, ils ont toujours des réactions différentes. Ils réagissent [rires] toujours de manière différente en fonction des bateaux, des militants, des militantes et puis euh euh oui euh je pense que la nationalité des bénévoles qui sont présents font qu'on sera traité différemment. Je je le pense aussi, mais on risque quand même euh à la fin d'être emprisonné puis euh puis expulser, mais on a quand même pris euh des précautions euh dans le sens où on a euh fait des messages exigeant à nos de nos gouvernements une prise de position très claire parce que si on doit être mis en prison, qu'on ne reste pas en prison pendant plusieurs mois.
Ouais, je pense qu'on bien toutes les risques qu'on prend. Et et comment comment vous communiquez avec l'extérieur et et comment vous protégez vos données et vos témoignages justement en cas de saisie du matériel ? Ah ben c'est quand même très moderne comme bateau.
On a on a l'internet par satellite euh ce qui nous donne beaucoup de fonctionnalité. Euh on a plein de mesures de sécurité comme je sais pas changer nos noms euh tu sais de d'encrypter nos messages euh communiquer seulement avec des gens de confiance. C'est c'est bon pas juste sur des bateaux là, un peu partout.
Euh et ben c'est ça là. éventuellement, on a euh on s'est tout on s'est tout muni d'un téléphone qu'on peut euh se qu'on peut jeter. Donc la manière la plus simple, ça va être de le jeter dans l'eau.
Comme on ne veut surtout pas communiquer et donner nos informations ni nos contacts à l'armée israélienne. Et il est clair que tous les téléphones que nous avons sont des téléphones qui sont comment dire destinés à être envoyés dans la mer lors de leur intervention. C'est sûr que comme comme écologiste, ça me ça me sert le cœur un peu mais je dirais que c'est un compromis qu'il faut faire.
De quoi avez-vous le plus peur concrètement ? Ben moi, j'ai je veux dire, j'ai j'ai beau être un grand bonhomme, ça j'ai quand même ça ça me fait quand même peur euh les la façon que les les gens qui ont été arrêtés avant nous il a quelques jours ont été brutalisés. Les gens qui sont fait casser le nez, euh qui sont cassé des côtes, euh qui peuvent il y a des j'ai on eu des histoires de gens qui se font mettre des les les deux mains dans une seule menotte.
Euh je dire à quel ça peut être serré. Euh bon, c'est sûr que ça me tente pas de vivre ça. Euh on se dit tout le temps que c'est rien comparé à ce que les paliniens vivent à tous les jours.
Euh mais sinon c'est ça à part de ça, moi j'ai j'ai pas vraiment d'autres peur parce que qu'est-ce tu sais je veux dire à part nous assassiner peut-être puis c'est jamais arrivé depuis 2008 euh ce qu'ils font c'est qu'il déportent les gens. Donc c'est ça qu'on risque avec les privilèges qu'on a comme occidentaux. C'est ça qu'on va risquer.
Il y a peut-être quelques claques par la tête. Espérons, espérons que ça arrive pas. Oui, moi ce que j'ai surtout peur, c'est ça.
C'est les violences dont ils sont capables. Les tortures, les violences physiques dont ils sont capables, psychologiques dont ils sont capables. Le reste ben la prison, le tribunal, l'expulsion.
Je veux dire quelque part, c'est pas ça qui va nous faire peur. Et en fait, quel message vous voulez faire passer à travers cette flotti ? Le message principal.
Pour moi, le message principal de dire au Palestiniens, à l'ensemble du peuple palestinien qu'il n'est pas seul, que nous sommes à ses côtés et que nous resterons à ses côtés parce que nous sommes pour une justice et pour le droit du peuple. Il est clair aussi que le message que [rires] je veux faire passer cette fois aux occidentaux, c'est de ne pas rester sans rien faire, sans rien dire, de continuer les mobilisations, de poursuivre toutes les manières de se mobiliser, quelle que soit la manière de la mobilisation à différentes formes, mais l'essentiel c'est de faire du bruit pour casser le silence et pour justement faire en sorte que ce blocus à un moment donné euh soit soit cassé. et que on puisse enfin euh permettre au peuple palestinien, à l'ensemble du peuple palestinien, c'est-à-dire que ce soit à Gaza ou bien en Palestine occupée, et bien que leurs droits sont reconnus.
Ouais, c'est ça. C'est bien dit le vrai message ici, c'est pas nous, c'est la population palestinienne qui souffre. Euh nous on on sert un peu de démonstrateur.
Des fois pour pour des gens, c'est abstrait de dire que des gens sont sublocus ou ils subissent des violences. Mais c'est c'est clair très clair que s'est passé par exemple le 3 jours, c'était de la piraterie institutionnalisée, c'était cit des bris de lois. Euh à peu près toutes les lois de la mer brisé euh puis c'est ça depuis des années des années.
Donc nous on vient ici un peu démontrer, peut-être donner un visage un peu plus familier au public pour voir qu'est-ce que les Palestiniens vivent euh et que ça ça continue toujours. C'est puis que tout ça doit doit arrêter les il y a pas il y a pas 36 façons d'arrêter ça. Les États premièrement doivent retirer leur soutien à Israël et deuxièmement doivent forcer les choses pour arrêter cette situation d'injustice là.
Ça l' aucun bon sens que au au au 21e siècle, on soit encore dans une situation où des populations sont dans une situation de génocide. Ça l' aucun bon sens. D'ailleurs, que ce soit le génocide, que ce soit le blocus ou bien que ce soi les actes de piratage qui sont pirateries qui en train de se faire, je veux dire tout cela est illégal.
C'est complètement illégal. C'est même condamné dans le droit international. Donc nous voulons que nos États qui se disent soi-disant respectueux du droit et bien fassent en sorte que il y ait des sanctions qui tombent parce que Israël ne bougera pas s'il n'y a pas de sanction.
Et je crois que la seule manière de faire Israël, c'est qu'il y ait de vraies sanctions. Par exemple, il faut que nos États, moi je demande à la France de couper les relations diplomatique avec Israël, d'arrêter tous les de geler touses les relations économiques et commerciales, d'arrêter toutes les échanges et toutes les toutes forme d'échange qui peut y avoir entre Israël et la France, mais aussi avec la France, l'Union européenne au plus large et Israël. même chose qui doivent arrê justement, est-ce que vous avez le sentiment d'être protégé par le droit international ?
Nous non parce qu'on sait très bien que le droit international ne nous protégera pas même si il va condamner. Ça ne suffit pas de dénoncer, de condamner. La vraie protection, c'est autre chose.
C'est-à-dire la vraie protection, c'est carrément de euh être ferme avec Nathaniaou et demander à ce que les pouvoirs s'arrêtent d'araisonner comme ça euh et de d'empêcher toute aide humanitaire parce que ça c'est inacceptable et il faut que ce soit concret. Faut pas se contenter de dénoncer, de condamner. Il faut vraiment qu'il y ait des actes et c'est ça que nous réclamons, des actes de la part de nos états.
C'est comme un acte concret. Euh quand un bateau sur la mer demande de l'assistance, on est obligé de donner l'assistance. Le le 3 jours, les les les euh les bateaux de la globose on ont on ont on ont fait un médistance et on reçu aucune aide soit de la Grèce ou d'autrons de bateau.
Donc euh ça c'est une situation concrète. Hier, j'ai vu passer un bateau de l'OTAN qui patrouille des voies maritimes, des cargos, des migrants, je sais pas. Donc la présence militaire des États est présente, elle est là et une façon concrète c'est de faire appliquer la les les lois de la mer dans les eaux internationales.
Justement, on en parle. Comment vous avez vécu ces images et témoignages de torture ? Vous en avez parlé un petit peu là de la la Global Sou et puisation sur de Thiago et Saïf.
Est-ce que ça renforce votre détermination ou ça crée des doutes ? Bah les deux. Ben en ce moi en ce qui me concerne ça me met dans une telle colère que ça me renforce dans ma détermination et dans ma volonté de de dire stop quoi, ça suffit, ça suffit, ce n'est plus acceptable.
Et je pense que aujourd'hui les États ne bougent pas, l'État espagnol a condamné mais euh mais l'État français n'a encore rien fait et les autres États, l'Europe en tout cas euh parce que nous sommes des Européens soi-disant hein, donc l'Europe n'a encore rien fait. Et pourtant, il est important que cette Europe euh se bouge tout simplement et devienne concret. On ne peut pas continuer à accepter que l'Europe continue à échanger des relations normales avec Israël alors que nous ne sommes pas dans une situation normale.
Nous sommes devant un génocide. Olivier, un commentaire de plus justement. Alors, c'est vas-y, allez-y.
La question, c'est comment on réagit ce qui s'est passé avec nos collègues ? Ben, ça a été les deux. C'est sûr que ça, il y a toujours beaucoup de doutes dans ces actionsl c'est ça.
Donc ça crée des doutes. Notre détermination est la même. On veut mettre la lumière sur Gaza de la façon de la meilleure façon possible.
Donc ce que ça a fait, c'est que ça nous a interrogé sur de stratégie. C'est pour ça qu'on en parle pas en détail ici, mais on a évidemment changé un peu notre approche, la façon donc euh donc on on se déplace, donc on va se se mettre en relation avec les autres et euh ça nous met juste beaucoup plus alerte en fait. Ouais.
En tout cas, nos renforce tous les jours. Et si vous pouviez envoyer un message là maintenant dans les cellules de Saïf et Thiego, que leur diriez-vous ? Ben tenez le coup, on est avec vous, vous n'êtes pas seul, on est là, on est avec vous et je pense qu'il y a beaucoup beaucoup de milliers de militants à travers l'Europe, mais aussi ce soit au Canada, en Australie qui se mobilisent et qui continuent à se mobiliser.
Moi, je sais que à Paris par exemple, mais en France en général, il y a des manifestations tous les jours. Je pense que c'est à peu près la même chose dans les autres États. Je sais qu'il y en a eu à Bruxelles.
Je pense qu'il y en a aussi à Montréal ou ailleurs. Donc leur dire, on a confiance en F, on sait que vous allez tenir le coup et vous êtes pas seul. On est avec vous.
Ouais. Sont sont très sont tellement pas seuls que c'est ça a été pour moi une des de mes des grandes motivations pour continuer de l'avant et d'aller les d'aller rejoindre la flottier puis montrer que euh c'est pas ce genre d'intimidation là qui va nous arrêter. Euh justement, [raclement de gorge] est-ce que vous êtes en contact avec les autres militants des autres bateaux ?
Vous restez en contact direct ? Oui, bien sûr. On a des contacts réguliers avec les autres bateaux qui sont avec nous.
On se croise parfois sur la Qu'est-ce que vos proches vous ont dit avant de partir ? Est-ce que vous avez laissé un message à quelqu'un dans ces moments-là ? Qu'est-ce qui vous tient debout ? [raclement de gorge] Mon fils a été angoissé, ma sœur également, mes frères également.
Mais en même temps, ils comprennent, ils comprennent et je pense que ils sont fiers de savoir que il y en a qui bougent, qu' sont qui ont décidé de partir parce qu'il fallait pas rester silencieux. Et et je pense que malgré leur angoisse, parce que c'est vrai que même j'ai plusieurs amis qui n'arrêtent pas de me dire "On prie pour toi, pour vous, voilà, mais ils savent notre détermination, ils savent nos convictions et ils partagent, je veux dire, nos notre conviction de pour le droit et notre confiance pour pour la justice." Euh ben c'est ça, c'est c'est un mélange de de peur et d'admiration et euh de soutien.
Euh moi j'ai je me suis rendu compte comme je disais, moi je suis dans des causes plus écologiques plus sociales. Euh puis là je me suis rendu compte au moment j'ai dit que j'allais à la fêter pour Gaza à quel point le soutien le soutien des gens du moins au Québec est immense. Euh on a fait juste une petite levée de fond pour nous aider.
Bon ben parce qu'il faut débourser quand même une partie euh on n'est pas log nourri he ici faut quand même acheter nos billets d'avion et tout donc le de fond fonctionné très très rapidement et on a des gens sur place sont portés volontaires pour nous aider relayer le message mais en même temps c'est ça les les c'est c'est toujours c'est une étape plus intense que de se faire arrêter par des policiers au Canada là c'est les gens ils voient qu'on va se faire arrêter par des militaires. Les gens, ils savent très bien c'est quoi la réputation de l'armée d'occupation israélienne. Donc ils ont peur pour nous.
C'est une armée coloniale avec toute la violence et la terreur que peut semer la colonisation et avec aussi toute la complicité et le soutien des grandes puissances. Ça aide aussi et ça renforce évidemment la violence de cet état. Euh si vous deviez adresser un message aux personnes qui nous regardent, il je veux dire, c'est grâce à son impunité qu'elle se permet d'être au-dessus des lois parce qu'il y a impunité alors elle se croit permis.
Absolument. Je je disais si euh vous deviez laisser un message à tous nos auditeurs, quel serait-il et comment nous pouvons vous aider davantage ? Mobilisez-vous.
Ouais, c'est ça. Il y a pas de petit geste. Euh, on n'est pas obligé d'être sur un bateau ou euh dans des dans des situations pour se mobiliser pour la Palestine.
Euh la vraie force, ça vient du nombre et euh on est dans des pays démocratiques. Euh les politiciens voient bien les sondages, voi bien les masses de gens qui se rassemblent. Donc, écrivez des lettres, des pétitions, des manifestations, faites des actions créatives, interpellez vos élus, interpellez vos responsable, faites mobilisez-vous par tout moyen de toute manière dans la rue ou ailleurs, mobilisez-vous.
Voilà. Merci en tous les cas pour votre courage et votre témoignage. On continuera à vous suivre et à relayer ce qui se passe.
Prenez soin de vous surtout et puis euh on vous soutient, on vous suit. Merci. Merci.
Merci beaucoup. Merci. Merci à vous.
Alima Boumediene-Thiery