Plateau Philippe de VILLIERS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Compte tenu de votre score dans les sondages autour de 5%, est-ce que vous...
- 0:53OuverteRéponse directe
est-ce que vous considérez tout de même que la campagne que vous menez est une réussite ?
- 2:04RelanceRéponse partielle
est-ce que vous n'êtes pas un petit peu trompé de thème ?
- 3:25RelanceÉludée
Comment expliquez-vous qu'un sondage récemment demande ? 70% des Français souhaiteraient que Jacques Delors fasse partie du prochain gouvernement.
- 4:24OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on va les laisser aligner l'âge de la retraite ? Qu'est-ce que ça veut dire, casser notre sécurité sociale ?
- 4:46RelanceRéponse partielle
Vous savez qu'il y a aussi les conseils des ministres européens qui décident, je veux dire.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de score, M. Lénard. Le score, c'est le peuple français. »
- 0:28Invité politiqueFait
« Les sondages, c'est une pure et simple manipulation médiatique, comme le reportage qu'on vient de voir à l'instant, où on a expliqué à un publicitaire militant qu'il n'y avait qu'un bon slogan, c'est la force tranquille. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Première idée, l'honnêteté. Je ne sais pas si c'est une réussite, mais ça ne me paraît pas de luxe par les temps qui courent. »
- 1:20Invité politiquePromesse
« L'honnêteté des hommes politiques. Moi, je veux une France dans laquelle les hommes politiques soient honnêtes et responsables. »
- 2:40Invité politiqueFait
« La question de l'Europe, elle est essentielle. Ou bien, on considère, comme certains candidats, que la France est un pays maintenant trop petit, définitivement fini, n'est plus de comètes de l'histoire. »
- 3:06Invité politiqueFait
« Avec n'importe quel salarié, chez Michelin, vous avez 80 Philippins. C'est ça l'Europe. »
- 4:14Invité politiqueFait
« Vous savez quel est le dernier coup qui se prépare à Bruxelles ? C'est... Les technocrates de Bruxelles veulent casser notre sécurité sociale. »
- 4:27Invité politiqueFait
« Eh bien, simplement casser le monopole de la sécurité sociale pour imposer les assurances privées. »
- 5:06Invité politiqueFait
« pour intégrer l'Europe dans une zone de libre-échange avec les États-Unis. »
- 5:25Invité politiquePromesse
« augmenter les salaires les plus bas, et sauver notre protection sociale. »
- 6:30Invité politiqueFait
« Ben, d'abord parce que la monnaie unique, c'est le transfert de tous nos pouvoirs économiques, fiscaux, budgétaires, etc. »
- 6:58Invité politiqueFait
« l'Espagne, le Portugal, l'Italie, l'Angleterre, ne seront pas dans la monnaie unique. »
- 7:05Invité politiqueFait
« c'est accepter de trahir une idée essentielle, c'est l'indépendance nationale, parce que la souveraineté nationale, elle est inaliénable. »
- 7:44Invité politiqueFait
« D'abord, les sondages sont truqués. Il suffit de payer. »
- 8:37Invité politiqueFait
« Moi, en tant que père de famille, je ne veux pas que mes enfants meurent du sida ou de l'overdose. »
- 8:50Invité politiqueFait
« Le 25 mars dernier, on fait disparaître nos frontières. Donc la drogue arrive depuis les Pays-Bas où elle est en revanche libre. »
- 9:03Invité politiqueFait
« la publication d'un décret qui met la méthadone dans les pharmacies, remboursée par la Sécurité sociale. »
- 9:16Invité politiqueFait
« M. Balladur, à la télévision, sur votre antenne, déclare qu'il est favorable à la distribution des seringues pour les adolescents de 15 ans. »
- 10:07Invité politiqueFait
« le discours qui est tenu, ça consiste à dire on a perdu la guerre, donc on va gérer le problème de la drogue et on va acheter la paix sociale avec des dealers en blouse blanche. »
Temps de parole
- Philippe de Villiers84 %
- Intervenant6 %
- Présentateur6 %
- Présentateur 24 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Un invité de ce journal, le candidat du Mouvement pour la France, Philippe Devilliers, bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes le troisième des neuf candidats que nous recevons chaque soir avant le premier tour. Vous allez dans les mêmes conditions que Robert Hu et Jean-Marie Le Pen être interrogés ce soir par Arlette Chabot et Jean-Michel Carpentier. Compte tenu de votre score dans les sondages autour de 5%, est-ce que vous...
Il n'y a pas de score, M. Lénard. Le score, c'est le peuple français. Voilà. Le 23 avril, alors les sondages... Compte tenu des enquêtes d'opinion, si vous créditez de 5%. Les sondages, c'est une pure et simple manipulation médiatique, comme le reportage qu'on vient de voir à l'instant, où on a expliqué à un publicitaire militant qu'il n'y avait qu'un bon slogan, c'est la force tranquille. Alors il faut que les téléspectateurs ouvrent grand les yeux pendant cette campagne et ne se laissent pas aller à la société du spectacle.
Moi, je ne suis pas un produit publicitaire, je me bats pour un certain nombre d'idées, on peut ne pas les partager, mais je demande à être respecté en tant que candidat.
Je vous pose la question, est-ce que vous considérez tout de même que la campagne que vous menez est une réussite ? Oui, tout à fait.
Tout à fait, je vais vous dire pourquoi, c'est que je me bats sur 3 ou 4 idées qui me paraissent les idées clés de notre avenir. Première idée, l'honnêteté. Je ne sais pas si c'est une réussite, mais ça ne me paraît pas de luxe par les temps qui courent. L'honnêteté des hommes politiques. Moi, je veux une France dans laquelle les hommes politiques soient honnêtes et responsables. Deuxièmement, la liberté du peuple français dans une Europe qui nous protège, non pas une Europe qui nous détruise. Quand on voit les homorragies de nos emplois aujourd'hui, et une Europe qui est incapable de garantir la sécurité, la liberté d'aller et venir des Français, ce n'est pas de luxe non plus.
Puis la troisième idée, c'est comment sortir du socialisme. Moi, je veux restituer, rendre à la société ses libertés et alléger le poids de l'administration dont on voit bien qu'il asphyxie tous ceux qui travaillent et tous ceux qui s'activent. Alors, je pense que c'est une réussite dans la mesure où le contact avec les Français vous surprendra le 23 avril, M. Lénard. Comme au moment des Européennes, il y avait des mauvais sondages et puis il y a eu un score qui a surpris tous les Français.
Mais quand même, pendant longtemps, en axant votre campagne essentiellement sur la lutte contre l'Europe de Maastricht, est-ce que vous n'êtes pas un petit peu trompé de thème ?
Ben, si vous voulez, la question essentielle, de certains noms, au contraire, ce sont les autres qui se trompent de campagne.
C'est-à-dire qu'on a fait une deuxième campagne européenne, alors qu'on est dans une campagne présidentielle, c'est ça ?
Je crois que les Français ont remarqué une chose. Il n'y a même pas de face-à-face, il n'y a pas de côte-à-côte. C'est une campagne de marketing, une campagne d'image. Et donc, moi, je m'adresse à chaque fois que j'en ai l'occasion. Et maintenant, depuis dimanche, grâce à la campagne officielle, grâce à l'égalité démocratique à tous les Français, j'essaie d'aborder les vrais sujets du fond. La question de l'Europe, elle est essentielle. Ou bien, on considère, comme certains candidats, que la France est un pays maintenant trop petit, définitivement fini, n'est plus de comètes de l'histoire.
Et la France a vocation à devenir l'associé minoritaire d'un petit État fédéral dans lequel nous n'avons plus la liberté. Alors, moi, je pose la question au nom des agriculteurs, des artisans commerciaux, des salariés dans les entreprises qui ne sont absolument pas protégés. Avec n'importe quel salarié, chez Michelin, vous avez 80 Philippins. C'est ça l'Europe. Comment ? Eh bien, elle est la clé de tous nos problèmes, Jean-Michel Carpentier. Mais comment expliquez-vous ? Moi, je vous propose une autre, justement, conception des choses, avec la liberté du peuple français, qui soit garantie par une Europe qui nous protège.
Comment expliquez-vous qu'un sondage récemment demande ? 70% des Français souhaiteraient que Jacques Delors fasse partie du prochain gouvernement. Il n'y a pas une petite contradiction avec ce que vous nous dites ?
Mais vous avez vu, d'ailleurs, qu'il y a beaucoup de Français... J'étais surpris du nombre de Français qui souhaitaient que moi aussi, je fasse partie du gouvernement. Mais vous savez, les Français, ils s'amusent à faire la composition d'une équipe de foot. C'est normal, à partir de la notoriété de l'image des gens. Mais là, la question, elle est sérieuse. Elle est de savoir si la France va disparaître, comme en tant que peuple libre, c'est-à-dire la possibilité de faire nos lois, notre pouvoir de décision. Mais c'est toutes nos dits quotidiennes.
C'est pas simplement les chasseurs, la possibilité de garantir nos frontières, la possibilité de battre notre monnaie, c'est-à-dire d'avoir notre politique économique et sociale. Vous savez quel est le dernier coup qui se prépare à Bruxelles ? C'est... Les technocrates de Bruxelles veulent casser notre sécurité sociale. Est-ce qu'on va les laisser faire ?
Est-ce qu'on va les laisser aligner l'âge de la retraite ? Qu'est-ce que ça veut dire, casser notre sécurité sociale ?
Eh bien, simplement casser le monopole de la sécurité sociale pour imposer les assurances privées. C'est-à-dire que toutes les décisions qui viennent des technocrates de Bruxelles, on ne les voit pas venir. Souvent, on ne les voit pas passer. Et c'est notre vie quotidienne qui en dépend.
Vous savez qu'il y a aussi les conseils des ministres européens qui décident, je veux dire. Donc, on se défense sur les technocrates de Bruxelles, parfois, quand on ne veut pas assumer les décisions gouvernantes de Bruxelles.
Vous avez appris, avec Chabot, comme moi, cet après-midi, ce qui se passe. Un accord qui est en préparation, un accord secret, entre M. Leon Brittle, le commissaire, enfin, le ministre de la France extérieure de l'Europe, et les États-Unis, pour intégrer l'Europe dans une zone de libre-échange avec les États-Unis. Je dis qu'ils sont fous furieux. Ils sont fous furieux. Alors que l'urgence des urgences, aujourd'hui, c'est de taxer les importations sauvages des pays à très bas salaires pour pouvoir revaloriser chez nous les bas salaires, augmenter les salaires les plus bas, et sauver notre protection sociale. Ils font exactement le contraire.
Moi, je pense que la seule solution au problème du chômage, c'est, d'une part, de mettre des écluses, un filtre. Je ne dis pas, en quelque sorte, que vous voulez, nous protectionnistes. Non, non, mais attendez. Les Américains, ils font des protectionnistes. Ils mettent leur jachère en culture pendant que nous, on met nos terres en jachère. Et les Japonais, un pays en Japonais, ils vont s'en rire six fois plus cher que le cours mondial. Donc, ne parlons pas de protectionnistes. Ne soyons pas naïfs. Moi, je demande simplement une protection. Donc, protéger à l'extérieur et alléger à l'intérieur. Qu'est-ce que ça veut dire ? Libérer nos entreprises. Plutôt l'artisanat que l'assistanat.
Plutôt le petit commerce que la grande surface. Plutôt la petite entreprise qui crée des emplois que l'administration qui aime notre part.
Alors, Philippe Deliais, sur l'Europe, par exemple, il y a une idée qui semble progresser. C'est que tout le monde se retrouve un peu sur l'acceptation de la manière unique, pas vous, apparemment. Parce que pourquoi ? Parce que les agriculteurs se rendent compte, par exemple, à présent, chez l'entreprise, qu'avec le bouleversement des monnaies, ils y perdent. Et donc, tout le monde souhaite aujourd'hui, en tout cas, beaucoup plus des gens souhaitent la monnaie unique. Vous continuez à dire non.
Ben, d'abord parce que la monnaie unique, c'est le transfert de tous nos pouvoirs économiques, fiscaux, budgétaires, etc. On n'a plus que nos yeux pour pleurer et des banderoles pour manifester. Donc, ça, je ne l'accepte pas. Puis ensuite, c'est une mauvaise réponse à un vrai problème. Ce n'est pas parce qu'il y aura une monnaie unique à 5 avec les Allemands et Benelux qu'on résoudra le problème de la paix d'État. Vous savez, l'éleveur breton qui fait du poulet ou celui qui veut vendre sa morue, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, l'Angleterre, ne seront pas dans la monnaie unique. Donc, c'est comment la France peut-elle accepter, comment les héritiers du gaullisme, je pense à M.
Balajon, c'est accepter de trahir une idée essentielle, c'est l'indépendance nationale, parce que la souveraineté nationale, elle est inaliénable. Quand on a perdu la liberté, dans son pouvoir de décision, on a perdu l'essentiel.
Manifestement, votre campagne tourne beaucoup autour de l'Europe. On verra si les Français vous entendent le 23 avril. Pour l'instant, les sondages n'en prennent pas le chemin. Il y a une question que je voudrais vous poser sur notre thème très importante.
Alors, c'est Carpentier, soyez assez courtois et assez attentifs. On parle des problèmes de fonds, je veux dire. Et vous allez voir que dans quelques jours, vous allez voir le problème de fonds. D'abord, quand vous dites que les sondages baissent, c'est faux. D'abord, les sondages sont truqués. Il suffit de payer. Les sondages, mais si, mais que je le dis à la télévision, il faut que les Français le sachent. Il ne faut pas le voir après le 23 avril. Deuxièmement, si vous avez été faux, puisqu'il y a un sondage, je lui arrive à l'heure actuelle, qui va sortir demain matin, me forcer à briser l'embargo, qui me fait monter de deux points.
Mais si on ne les aime pas, quand ils disent qu'ils sont des sondages, on les aime, qu'on s'en parle de l'essentiel. La France, c'est le seul pays où on fait une campagne aussi importante, l'élection présidentielle, c'est la clé de voûte. Et on essaye de placer une idée comme ça entre deux sondages. Moi, je vous dis que les idées clés de ma campagne, c'est l'honnêteté. Est-ce qu'on peut en parler ? La lutte contre la drogue, c'est un problème défensable pour la drogue.
Vous avez dit que vous étiez hostile à la distribution de seringues pour des jeunes mineurs et la distribution de méthadone. Mais qu'est-ce que vous faites des risques de propagation du sida ?
Eh bien, moi, en tant que père de famille, je ne veux pas que mes enfants meurent du sida ou de l'overdose. Qu'est-ce qui s'est passé depuis quelques jours ? Le 25 mars dernier, on fait disparaître nos frontières. Donc la drogue arrive depuis les Pays-Bas où elle est en revanche libre. Deuxième date, le 31 mars, pareil au journal officiel, la publication d'un décret qui met la méthadone dans les pharmacies, remboursée par la Sécurité sociale. Et le 30 avril dernier, il y a quelques heures, M. Balladur, à la télévision, sur votre antenne, déclare qu'il est favorable à la distribution des seringues pour les adolescents de 15 ans.
C'est-à-dire qu'il reprend l'idée de certaines villes, dont la ville de Paris, la mairie de Paris, distribue des seringues. Voilà, j'ai dit que c'est cet après-médit. Mais qu'est-ce que ça veut dire, Jean-Michel Carpentier, distribue des seringues ? Ça veut dire qu'on a perdu la guerre. Moi, je suis pour la guerre aux trafiquants et l'aide aux blessés parce que la guerre en ramasse ses blessés. La méthadone, qui est une drogue de substitution, la seringue, ça veut dire... Non, la méthadone, c'est un opiacé, une drogue de substitution. Il y a quelqu'un qui est mort il y a quelques heures d'une overdose de méthadone.
Alors, si les gens entraînent trop rapidement, en disant qu'une société, c'est comme un père, une mère de famille, on prend le petit dans ses bras, on le sort de là, on lui dit on va te sortir de là. Et alors que là, le discours qui est tenu, ça consiste à dire on a perdu la guerre, donc on va gérer le problème de la drogue et on va acheter la paix sociale avec des dealers en blouse blanche. Eh bien, moi, je dis non, je ne l'accepte pas. Au nom de nos valeurs, au nom de la survie de nos jeunes, bien sûr que non, je ne veux pas que mes enfants meurent du sida, je ne veux pas qu'ils meurent de l'overdose. Or, la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, elle est très grave.
Il faut un signal très clair pour toute la société et pour nos jeunes. La drogue est un poison, la drogue est un reptile, est un venin. Nous ne l'acceptons pas. La lutte contre les trafiquants à outrance et à la guerre, on soigne ces blessés, on les réhabilite, on les sort de là. Merci, ce débat pouvait avancer pendant la campagne présidentielle. En ramenant tous les candidats sur une mission, je crois que notre pays aurait plus de chances de survivre.
Merci beaucoup, Philippe de Villiers, d'avoir été notre invité. Demain soir, à 20h, c'est Arlette Laguiller qui sera sur ce plateau.
Philippe de Villiers