L'industrie verte est-elle un mirage ? - Avec le ministre de l'Industrie, Roland Lescure
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cette émission a été rendue possible par nos partenaires du jour le CNC France digital et back market un grand merci à eux et je vous propose que sans tarder nous accueillons sur ce plateau notre invité politique cette semaine le ministre de l'Industrie Roland [Musique] lescur bonsoir Roland lescur bonjour les jeunes j'étais obligéé obligatoire un peu obligatoire Roland lescur vous êtes le ministre de l'Industrie on est on est content de vous accueillir sur ce plateau déjà parce que on l'avez déjà fait vous étiez déjà venu sur le plateau de bacsit la saison dernière vous nous aviez fait un certain nombre d'annonces à l'époque en ce qui concerne l'industrie et sa décarbonation on voudrait revenir dessus et puis on voulait vous demander aussi comment ça se fait que vous acceptez de venir sur le plateau de backseat à deux reprises tous les membres du gouvernementaccepte c'est quoi c'est adelle qui vous fait revir ch B oui bien sûr bien sûr bon merci merci en tout cas d'être venu répondre à nos questions on voudrait aussi un petit peu parler de de vous Rolant Lescure on l'avait peu fait la dernière fois faire un petit peu votre portrait parler de votre engagement il faut revenir à 2017 pour ça vous étiez alors le vice-président de la Caisse des dépôts et placements du Québec et vous avez démissionné pour vous engager auprès d'Emmanuel Macron qu'est-ce qui vous a fait dire qu'est-ce qui en 2016-27 faisait d'une personne de la société civile comme vous en plus au Québec de se dire allez j'y vais je le rejoint pourquoi bon d'abord j'ai j'ai eu 50 ans à cette époque là donc je pense j'ai fait ma crise de 50 ans à moi donc il y en a qui font d'autres choses adelle il a mentionné tout à l'heure moi j'ai décider de m'engager en politique et de lâcher effectivement un job et une vie que j'adorais à Montréal il y a en 2 16 le brexit il y a l'élection de Donald Trump et il y avait une élection française qui se préfigurait avec un trio infernal Sarkozi et Hollande leopen à l'époque c'était les candidats qu'on avait en tête avant les primaires et tout le tralal Hollande plus plus trop dans la course mais peu importe admettons allons-y non mais au printemps 2006 au moment le brexit est voté et cetera et c'est vrai qu'Emmanuel Macron il avait moins de 40 ans à l'époque ce qui pour moi évidemment était très jeune il mettait des drapeaux européens partout derrière lui dans les meetings et moi je suis un proeuropéen convaincu il prenait le dépassement il était éta un fervant partisan de la place des femmes en politique de la place de la société civile vous l'avez dit et j'ai vraiment eu envie de rejoindre ce mouvement qui était un mouvement de renouveau qui était un mouvement de dépassant des clivages qui pour moi était un peu dépassé on y reviendra peut-être et clairement un mouvement qui selon moi pouvait renouveler la vie politique et renouveler aussi le personnel politique pourant vous aviez déjà fait un passage rapide par le Parti socialiste en 2005 non ouais qu'est-ce qui était différent du coup alors c'était pas la belleevilloise je suis arrivé à une réunion de section dans arrondissement ouais et j'ai vu des gens qui se disputaient littéralement sur la scène avec un petit jeune qui débarquait à l'époque auquel on s'intéressait pas du tout dire qu'on avait un parti socialiste qui déjà à l'époque était très retourné vers lui-même avec l'émotions les débats les groupes les familles qui sesai depuis des années et là d'un seul coup moi je suis allé à la première réunion dans marche à Montréal c'est comme ça que j'ai commencé mon engagement on était 12 dans un salon que des jeunes et un moins jeune moi on a bu du très très mauvais V portugais et on a refait le monde et vraiment on a je pense à l'époque même si ça a peut-être pas duré tout le temps réinventer l'engagement politique on avait des débats sur la place des femmes en politique sur l'Europe sur le fédéralisme sur le populisme loin de moi l'envie de défendre le Parti socialiste mais si les militants socialistes passent leur temps à s'engueuler et cetera à se regarder aux même c'est aussi parce qu'il y a une démocratie interne il se trouve que le mouvement que vous avez rejoint en marche c'est un parti à leader charismatique et ça vous convient moi je suis je suis pas sûr que j'ai rejoint un parti j'ai vraiment rejoint un mouvement à l'époque c'est j'ai rejoint une volonté de renouvellement entre nous non non mais d'ailleurs en marche c'est d'ailleurs son défaut c'est ça jamais vraiment c'est jamais vraiment devenu un parti on a des militants on a pas des structures très structurées on n pas d'élus locaux on a 6 ans d'ancienneté là où le parti socialiste on avait près d'un siècle et c'est vrai que moi j'ai trouvé que le Parti socialiste que j'ai rejoint n'était pas ce à quoi moi j'aspirais moi j'ai grandi une famille communiste donc mon père et ma mère étaient très militant mon père était journaliste àuma le militantime dans les années 60 70 ça voulait dire quelque chose dire que le dimanche ils allaient sur les marchés vend l ma dimanche moi j'allais acheter Pif Gadget les gens se retrouvaient en réunion et littéralement ils refaisaient le monde à la maison moi je m'endormais sur le canapé en entendant des gens refaire le monde débattre et je pense que et ça vous le retrouvez aujourd'hui ce ce ce ben en tout cas moi je l'ai trouvé à l'époque au moment où je me suis engagé ensuite j'ai été élu député donc c'est vrai que quand on devient député c'est plus tout à fait la même chose les débats ont lieu à l'Assemblée nationale c'est beaucoup plus structuré c'est formalisé alors je t'explique pas quand tu deviens ministre là clairement on se retrouve dans une position très institutionnelle dans lequel les codes c'est peut-être pour ça que j'aime venir chez batsit sont souvent assez assez formel donc moi je dois avouer que j'ai perdu un peu ça il y a quelque chose aussi d'intéressant c'est qu'on entend beaucoup c'est vrai chez des chez des gens assez détacher de la politique qui la critique se dire que les politiques s'en foutent plein les poches vous en l'occurrence quand vous étiez à la tête de la Caisse des dépôts au Québec vous gag vous gagnez beaucoup plus d'argent que ce que vous gagnez aujourd'hui non ouais mais bon ça c'est c'est pas du coup pour pourquoi choisir l'engagement politique quand on peut se faire énormément de de parce que j'ai d'abord et tant mieux pour moi gagner plus d'argent que j'aurais jamais rêvé d'en gagner moi j'ai grandi dans une famille modeste à monre j'étais au lycée pas très loin d'ici dans le 20e j'ai pas fait carrière pour gagner de l'argent j'ai eu de la chance j'ai eu effectivement un job fantastique à morale qui m'a permis de bien gagner ma vie et du coup maintenant j'ai une vraie liberté maintenant je peux m'engager en politique sans devoir rien à personne et franchement si un jour je considère que ce qu'on fait au gouvernement ou ce que moi je fais n'est plus en en cohérence avec ce pourquoi je me suis engagé bah je passerai à autre chose clair oui vous avez dit vous êtes engagé en politique avec cette promesse cette horizon du dépassement des des clivages néanmoins ce qu'on a pu percevoir avec l'arrivée du macronisme en 2017 c'est que cette société civile qui est arrivée était quand même assez marquée sociologiquement c'était beaucoup de personnes issues de poste à responsabilité dans le privé de profession libérale et cetera on a un récent ouvrage aussi de Thomas piquettier Julia cager qui montre que le vote macroniste est le vote le plus pourourjoie de l'histoire de notre pays donc est-ce que finalement vous avez pas emblématisé cristallisé un clivage très clair qui un clivage de classe par votre arrivé au pouvoir mais moi je ne crois pas alors clairement au moment où je me suis engagé et d'ailleurs dans la PR première génération de députés macronistes il y avait pas que des CADES supérieurs c'est vrai que c'est difficile de s'engager en politique quand on est sans emploi quand on a un emploi d'ouvrier ou d'employés mais il y en avait dans la première génération il y avait un député qui était chômeur jusqu'à être investi et qui a été élu député il y avait des ouvriers il y en avait pas beaucoup c'est vrai et à l'Assemblée nationale toujours il y en a relativement peu et ça c'est un des vrais défis d'engager des gens qui ressemblent à la France telle qu'elle est et pas seulement tel qu'une partie de la France est en politique et pour les amener jusqu'à la députation maintenant on a eu par exemple 50 % de femmes dans notre groupe dans not groupe majoritaire il y avait jamais eu autant de femmes à l'Assemblée en 2017 ça je pense qu'on l'a réussi c'est vrai que la la popularisation de l'engagement politique c'est plus compliqué le Parti communiste en son temps il avait réussi c'était même quasiment une philosophie et en fait c'était difficile d'être élu députés communiste quand vous étiez pas ouvriers aujourd'hui c'est plus compliqué d'engager des gens qui sont pas effectivement dans des conditions sociales pas forcément d'ailleurs financières mais des instits des profs des médecins qui ont du coup un capital social assez élevé et c'est vrai que c'est plus compliqué d'attirer des gens vers ça et il faut le faire moi je j'ai grandi en banlieu j'espère et en tout cas je passe beaucoup de temps quand je suis ministre de l'Industrie à me balader en France dans les territoires dans les quartiers et dans les campagne parce que je souhaite montrer qu'en tout cas le politique il doit être auprès des gens et il est là en tout cas pour les représenter donc même si sociologiquement aujourd'hui je ne représente pas la France moyenne c'est sûr d'abord je sais et j'essaie de pas oublier d'où je viens et puis j'essaie surtout d'être en contact avec les Françaises et les Français quel qu'ils soi ou qu'il soient mais mais du coup est-ce qu'il y a pas une forme de cohérence dans la composition sociologique qu'on voit des représentants et représentants du macronisme et les votes en fait c'est aussi ça donc il y a une question de logique d'accord moi je CAG et Julia pietti ouais c'est çati Julia CAG disait que jamais le vote n'a été aussi bourgeois pour un candidat de l'histoire c'était Emmanuel Macron et sans doute jamais l'abstention n'a été aussi importantes dans les classes populaires le vrai sujet il est là c'est qu'aujourd'hui les classes populaires au sens le plus large du terme les agriculteurs les jeunes beaucoup ne vote plus donc le vrai défi il est là c'est que aujourd'hui ceux qui votent sont plus bourgeois que la moyenne des Français et le vrai défi c'est de réengager tout le monde à aller voter les jeunes les moins jeunes les chômeurs ceux qui n'ont pas forcé forcément foi en la politique et il y en a de plus en plus malheureusement qui l'ont plus donc c'est pour moi c'est ça le défi moi je enfin en tout cas quand je me lève le matin je peux vous dire je cherche pas à enrgir le bourgeois alors peut-être que certains pensent que c'est ce qu'on fait moi ce que je cherche à faire quand je me lève le matin c'est relancer des usines faire en sorte que les jeunes aent envie de rejoindre l'industrie et des jobs et qu'en passant on en profite pour décarbonner la France on y reviendra parce que pour moi l'industrie c'est la manière de de réconcilier écon écologie mais mais vraiment là-dessus enfin il faut pas trop caricaturer l'engagement politique parce que je suis pas un exemple unique les politiques d'où qu'ils viennent quand ils s'engagent en politique et je pense aujourd'hui plus qu'il y a 20 ans ou il y a 30 ans on en prend un peu plein la gueule je veux pas me faire plaindre mais quand on s'engage en politique faut quand même en avoir envie et envie plutôt je pense de servir l'intérêt général des intérêts particuliers monsieur le ministre on a des points communs on a beaucoup bon au-delà d'être banliusard à la base tous les deux on a rejoint le Parti socialiste tous les deux on l'a quitté aussi tous les deux est-ce que vous l'avez quitté pour les idées non vous l'avez quitté parce que c'était le fonctionnement qui vous plaisait pas c'était en 2005 j'ai passé même pas un an donc j'ai même pas eu temp on va dire que vous vous êtes rapproché d'un parti de gauche pendant 1 an on a un point commun on défend tous les deux la légalisation du cannabis on non non mais je le dis au effort et je Sal et je salue Gérald daranant en le disant [Rires] d'accord on soutient tous les deux la les statistiques ethniques que vous que vous dites indispensable et je suis d'accord avec vous euh ma question elle est simple qu'est-ce que vous foutez encore dans un gouvernement de droite bon d'abord je ne pense pas que ce gouvernement soit de droite même si certaines figures emblématiques dont une que vous venez de citer en en sont issu je vais me permettre monsieur le ministre juste de compléter peut-être la question parce que c'est vrai qu'elle était peut-être un petit peu facile vous parliez tout à l'heure de ces classes populaires qui ne vont plus aux urnes et je fais le constat l'analyse et peut-être que c'est propre à moi que l'action de des gouvernements successifs d'Emmanuel Macron continue d'éloigner ses classes populaires des urnes donc qu'est-ce que vous foutez encore une fois dans cette dans ce gouvernement ben parce que tant que je pense que je peux changer les choses dans le bon sens je continuerai à le faire aujourd'hui un de mes gros sujets par exemple c'est la lutte contre les discriminations et j'avais écrit qu'effectivement une des manières de le faire c'était bah de reconnaître ce qui est encore un tabou en France et qu'il y a du racisme il y a des discriminations et qu'une bonne manière de le reconnaître c'est de le mesurer et notamment dans l'entreprise dans l'industrie parce qu'aujourd'hui il y a 7 % de chômage en France on n jamais connu ça depuis 30 ans mais il y a encore des quartiers dans lequel il y a 15 20 25 % et ben moi je pense que le rôle de ministre de l'Industrie c'est d'essayer de donner envie aux jeunes de rejoindre l'industrie de leur fournir des formation les accompagnés pour que il trouvent un job ils aient une carrière et que ce job et cette carrière ne soit pas lié ni là d'où ils viennent ni de leur origine personnelle sociale ethnique ou religieuse et moi tant que je pourrais porter cette voix au sein d'un gouvernement dont je continue à penser que c'est un gouvernement progressiste républicain anti-extrême je continuerai à le faire moi je n'ai euh à rougir d'aucune mesure qui a été prise depuis 6 ans et demi j'ai étis député pendant 5 ans et ministre depuis 1 an et demi est-ce que ça veut dire que je suis 100 % d'accord avec tout ce qui a été fait non est-ce que ça veux dire que demain je voterai tous les articles du projet de loi immigration tel qu'il est sorti du Sénat trois fois non mais est-ce que pour autant ça veut dire que entre ce que j'ai fait quand je suis rentré au PS c'est je rentre un an je me dis ils s'en fous je m'en vais ou maintenant que j'y suis je vais essayer de continuer à travailler pour améliorer les choses pour moi c'est l'option 2 et je le ferai pas toute ma vie j'ai eu une vie avant j'aurais une vie après mais tant que j'y suis j'essaie modestement de contribuer à la cause on va parler de de décarbonation de l'industrie on en parlait avant que vous arriviez sur ce plateau quand on parlait des sujets d'actualité on parlait du fait que les États qui qui vont se réunir à Dubaï pour la COP 28 ne sont pas au rendez-vous de leurs engagements climatiques on se dirige vers une planète invivable lorsque enfin au cours du Salon des MRES là vous avez signé des contrats de transition des 50 sites industriels les plus polluants français on en avait déjà parlé quand vous étiez venu sur le plateau de backseite mais expliquez-nous c'est quoi cette histoire de contrat comment est-ce qu'on contractualise la baisse des émissions de gaz à effet de serre donc en France il y a 50 usines qui représentent 60 % des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie seule à elle toute seule donc c'est des asseries des alumineries des cimenteries des raffineries donc c'est des grosses usines qui en général emploie beaucoup de gens et qui polluent beaucoup donc elles émettent beaucoup de gaz à effet de serre et il y a un an le président de la République les a réunis à l'élisé il leur a dit moi je suis prêt à vous aider à condition que vous vous engagiez formellement à respecter les accords de la COP donc les accords de la COP c'est - 40 % d'émission d'ici 2030 par rapport à là où on est aujourd'hui et - 100 % c'est carbone neutralité en 2050 donc depuis un an avec mes équipes on a travaillé 50 contrats de décarbonation avec chacun de ces site et donc on les a signé hier effectivement avec la première ministre au salon des mairres parce qu'on pense que les maires sont très impliqués là-dedans je pense qu'il y a quelqu'un qui est de fausse autour de la table non de fusse surmer voilà donc il y avait le maire de fausse surmer par exemple hier qui était là ah mais c'est pas le même fausse c'est un autre c'est lui qui m'a dit fausse alors fa o valdoise il y a pas la mer làbol sur mer c'est un exemple grosse entreise il y a une assye il y a une raffinerie il y a des de la chimie fausse ça pollue c'est plus de 20 % des émissions des 60 dont je parlais tout à l'heure donc c'est énorme donc on a signé des contrats de décarbonation avec chacune de ces usines le contrat c'est quoi c'est que l'usine s'engage à décarboné en remplaçant des fours à gaz par des fours électriques en remplaçant du charbon par l'hydrogène ça fait 150 ans qu'on fait de l'acier avec de du charbon on va pouvoir en faire avec de l'hydrogène à capter du carbone en échange de ça nous on donne des subventions et donc des subventions qui vont permettre d'accompagner les investissements c'est beaucoup d'argent pour vous donner un ordre de grandeur harcelor à dunkererque ils vont devoir dépenser 2 milliards pour décarboner d'euros et nous on est prêt sur ces 2 milliards en subventionner 800 millions donc c'est beaucoup d'argent et donc pour s'engagé sur cette voielà on est vraiment dans le donant donant ça veut dire que s'ils ne font pas ce sur à quoi ils sont engagés large g ils ne l'auront pas ou on le reprendra mais à l'inverse s'ils font ce à quoi ils sont engagés donc si 2030 40 % 20500 on aura gagné au change parce qu'on aura réussi à décarboner l'industrie clair oui il y a des analyses très intéressante notamment d'une économiste qui s'appelle Ann lordord de Lat dans un livre qui s'appelle l'état droit dans le mur qui décrit la manière dont l'État en fait n'est pas inactif dans l'économie il subventionne massivement même de plus en M plus plus en plus massivement des entreprises mais que la spécificité c'est que justement bah il y a pas de contrepartie on dirige pas finalement l'investissement public là avec ce que vous décrivez les contrats on a quand même plus cette idée qu'on va orienter diriger et donc contraindre un minimum les entreprises à aller dans une certaine direction néanmoins ces contrats est-ce qu'ils ont une valeur contraignante réel c'est-à-dire que en fait il y a une entreprise elle ne respecte pas ses engagements euh qu'est-ce qui se passe c'est quand même énormément d'argent public qui est mis sur la table exactement et et autant moi je suis pas pour la conditionnalité de toutes les aides publiques et ça c'est un débat qu'on pourrait avoir les allègements de charge qui sont souvent décriés pour moi ils permettent à toutes les entreprises d'être compétitives mais là on est vraiment dans un engagement contractuel contraignant donc si Arcelor ne fait pas ce à quoi ils se sont engagés d'abord on ne versera pas l'argent qui reste à verser et on reprendra l'argent qu'on a versé donc c'est vraiment un contrat formel qu'on signe avec le dirigant du site et le ministre et qui est un engagement formel l'industrie l'avantage qu'on a à l'industrie c'est que moi je signe 50 de contrats je décarbonne 60 % de l'industrie quand il s'agit de décarbonner des millions de logements ou des millions de voitures c'est plus compliqué on va pas signer un contrat avec chacun des Français mais là on a la chance vraiment de pouvoir certes dépenser beaucoup d'argent mais au fond c'est pas si cher que ça parce que l'industrie c'est moins cher à décarboner que les logements les voitures pour vous donner un ordre de grandeur une tonne de carbone évit c'est comme ça qu'on mesure le coût de la décarbonation donc si vous supprimez une tonne de carbone dans l'industrie ça coûte entre 50 et 100 € la tonne ouis pour les voitures donc si on passe tous nos véhicules du diesel à l'électrique c'est entre 200 et 300 € la tonne et les logements qui sont les plus compliqués à décarbonner c'est entre 300 et 500 € la tonne donc il va falloir faire tout ça et évidemment il va falloir que l'État accompagne mais c'est pas l'état qui va tout payer mais l'industrie c'est plus facile a décarboné parce qu'on connaît les technologies parce qu'il y a moins d'acteurs et en plus aujourd'hui ce qui est nouveau c'est que les chefs d'entreprise ils sont prêts à s'engager pas forcément par amour de la planète certains l'ont mais parce que aujourd'hui pour recruter des jeunes il faut leur raconter une histoire sur la décarbonation les investisseurs les clients les la régulation qui oblige par exemple est- ouis et non est-ce que enfin plus philosophiquement est-ce que est-ce que la croissance verte et l'industrie zéro carbone c'est pas un petit peu un mirage est-ce que l'on peut est-ce que l'on peut vraiment concilier le respect des objectifs de de bas carbone et une croissance industrielle oui mais ce sera une croissance différente adelle a parlé tout à l'heure de la fameuse pub de la dem bon évidemment la sobriété la surconsommation la phase fashion il faut agir là-dessus mais si on arrête de produire oui des voitures électriques par exemple ouais ell sont produite ailleurs sauf à ce qu'on interdise les voitures électrique en France donc elles sont produites par exemple en Chine où on pollue beaucoup plus qu'en France et en plus on aura pas les emploi qui vont avec donc nous ce qu'on fait c'est qu'on dit on réconcilie économie écologie en faisant la production verte donc on va remplacer des chaudières à fou par des pompes à chaleur moi je préfère qu'elle soit produite en France là encore qu'au bout du monde donc on est vraiment je pense au contraire en train de réconcilier fin du monde fin du mois on aura peut-être pas la croissance qu'on a eu dans les 30 glorieuses mais au moins on aura une croissance verte qui sera neutre en carbone qui permettra quand même de créer de l'emploi et de créer du revenu donc donc vous croyez en fait au myth de la de la croissance en fait finalement la décroissance ça vous parle pas du tout non c'est pas c'est que pour moi c'est pas la bonne manière d'aborder le truc c'est pas soit on croit soit on décroit parce que je pense que si on décroit j'allais dire de manière bête et méchante on va appouvrir le pays et si on continue à croîre de manière bête et méchante on va faire exploser la planète donc il faut croîre différemment mais si on installe des usines de batteries électriqu dans le Nord à der d'unkererque on a perdu 10000 emplois industriels en 20 ans grâce à ce qu'on est en train de faire à duner donc la décarbonation de l'industrie et batterie électrique on va créer 20 20000 emplois industriels donc oui àerque dans 10 ans si tout va bien on aura 20000 emplois de plus et on aura zéro carbone moi je préfère ça à dire tant pis les jobs ils seront ailleurs on va décroître et tout va bien se passer parce que ça ne se passera pas bien si on décroit de manière bête et méchante est-ce que ça veut dire qu'il faut mieux consommer mais est-ce qu'il faut ça est-ce que ça veut dire qu'il faut mieux réguler la phase fashion évidemment mais ça ne suffira pas euh on on en parlait au moment du covid c'était le grand thème de la réindustriisation au moment du covid le jour où la France s'est retrouvée à se rendre compte qu'on était inf foutu de fabriquer nous-même des des masques en papier pour se protéger les uns des autres où est-ce qu'on en est de la réindustrialisation du côté des des produits de santé alors on avance on sait que vous enfin on a eu des tensions sur le paracétamol sur laamoxiciline beaucoup dernière de moins en moins en fait parce qu'on a reconstitué des stocks on a rapatrié de la production mais on est en train de relocaliser ce qu'on appelle des médicaments essentiels donc le président était en ardèch en juin il a annoncé 10 nouveaux médicaments dès 2024 qui seront relocalisés en France on en a 25 qu'on a identifié qui doivent être relocalisés tout à l'heure j'étais à chartre avec le président de la République novau nordisque oui c'est ça c'est une entreprise novord une énorme entreprise danoise qui est déjà installée à char depuis 60 ans et qui a annoncé aujourd'hui 500 emplois 2 milliards d'investissements pour accroître leur production donc quand on dit ch France la France est attractive et tout c'est aussi pour ça parce que moi je préfère que le Danois il produise donc c'est des des produits contre le diabète qui produisent en masse en France bah je préfère qu'il les produiseent en France qu'ille Alec le alors il y a il y a une liste de médicaments qui est beaucoup plus longue encore que ça on manque de cortisone aussi qui est l'anti-inflammatoire qui est le plus prescrit on manque d'énormément de médicaments les la pénurie des médic m en 2018 ça concernait environ 700 médicaments selon l'Agence nationale de la sécurité du médicament aujourd'hui on en décompte 3700 sur les chiffres de l'année dernière je le conçois la députée Rabo a parlé cette semaine lors des questions gouvernement de cette vente de l'usine annoncée par Sanofi qui produit à 70 % donc c'est pour ça vous allez nous éclairer qui produit à 70 % dans notre pays du paracétamol donc 1 est-ce que sanofice souhaite se barrer ça c'est un et de c'est quoi là les actions concrètes parce que pour le coup là les pharmaciens et les les organisations qui les représentent souffrent tout autant que les médecins ouais alors je voudrais pas affoller la belleevilloise il y a pas 3700 médicaments en pénurie les 3700 c'est des médicaments non non non non il y a pas de tension sur 3700 Médicam qu'est-ce que nous dit alur l'agence nationale c'est la liste de médicaments surveillé sur lesquels il ne faut pas qu'il y ait de pénurie parce que c'est des médicaments dit essentiels la cortisone le paracétamol la moxicyine et parmi ceuxl il y en a sur lesquels il y a des risques de tension et et c'est ceuxa qu'on relocalise donc on en a identifié 25 il y en a sans doute plus on va continuer à faire le travail mais un médicament qui n'est pas produit en France mais qui est produit en Allemagne on va pas en manquer le risque c'est quand il est produit au bout du monde dans un seul pays et que on l'a vu pendant la covid ce pays en gros ferme les frontières pour des raisons sanitaires alors après sur sur Sanofi oui sanofi a pas non plus annoncé et heureusement parce qu'il m'aurait entendu ils allaient fermer l'usine qu'ils ont annoncé en revanche c'est important parce que moi je les attends en tournant là-dessus c'est que ils allaient couper l'entreprise en deux en gros les médicaments innovants ce d'avenir médicaments traditionnels secteur grand public c'est ce qu'ils ont annoncé paracétamool et cetera et donc ils ont dit là-dessus on va créer une entreprise on va investir et cetera et pour l'autre on va la maintenir moi ce que je veux on va la maintenir monsieur le ministre c'est ce qu'ils nous ont dit je peux vous dire que tanofi touche beaucoup d'argent public et que évidemment pas qu'un peu non mais oui mais attendez qu'on finance de l'innovation en France et qu'on finance de la relocalisation de médic qui avant en France moi ça me semble normal mais là encore on est dans le donant donant c'est ça nous revient clair donc cette question en fait de la de la relocalisation et de du renforcement des secteurs stratégiques pour notre économie elle est apparue de de manière très très forte avec la la pandémie et elle continue avec la crise climatique et la crise énergétique aussi liée au conflit en en Ukraine mais est-ce que tout ça ça nous interroge pas finalement sur ce prisme globalisé de la compétitivité où en fait on a créé des chaînes de production immenses mais qui du coup sont rendent les économies extrêmement vulnérable aux crises au chocs et on sait que les crises et les chocs vont se multiplier donc tout à l'heure aussi quand on parlait de la croissance verte du coup et et du fait queil faut rester compétitif mais est-ce que finalement c'est tout ce cadre de pensée là qu' va pas falloir revoir est-ce que c'est pas un peu plus profond que ça la question de la transition écologique que juste une question technique de décarb onation et de relocalisation de quelques quelques secteurs non mais d'abord c'est pas que technique hein moi pour moi c'est une révolution industrielle et ça doit être un un projet national la décarbonation la lutte contre le réchauffement climatique c'est pas qu'une histoire d'ingénieur c'est une histoire de politique et moi je suis convaincu que la colère est montée dans les territoires et notamment le FN parce que on a désindustrialisé et que quand on crée une usine on recée de l'espoir dans No territoir qui n'en ont plus et c'est en partie pour ça que je me lève le matin maintenant sur global vers su locale c'est vrai que la globalisation galopante qui disait le monde est plat il suffit de produire quelque chose quelque part et tout va bien se passer elle a pris un sacré coup dans la figure avec le covid avec la résurgence des conflits et donc le monde est plus plat est-ce que ça veut dire pour autant qu'il faut tout rapatrier chez nous moi je ne crois pas moi je crois que le commerce d'abord ça peut permettre quand même des échanges entre les nations aujourd'hui au sein de l'Union européenne c'est quand même une de celles zones du Monde on n'est pas en guerre depuis 70 ans et c'est en partie grâce au marché unique qu'on l'a fait donc moi je crois au vertuus du commerce il faut pas que ce soit le commerce à tout prix et notamment il faut qu'on intègre les enjeux environnementaux et les enjeux sociaux dans la production de médicaments dans la production de textile aujourd'hui on fait des swetshirts petit bateau des maillots de l'équipe de France de rugby du coq sportif ou des maillots au Puma ou des jeans 1803 en France pas ça qui domine l'économie du textile hein exactement non mais non l'économie textile c'est 90 % de la PH fashion mais ça c'est quand même en train de changer un peu pour rebondir sur ce que vous dites on a appris il y a quelques jours quelques semaines que sur les produits dérivés de Paris 2024 les Jeux Olympiques que nous accueillerons l'année prochaine une grande partie de ces produits n'était pas fabriqué en France mais en Chine ah ça rejoint un petit peu ce que donc c'est c'est cool les suit petit bateau j'ai envie d'acheter he mais non mais ça c'est important le budget aussi he c'est l'histoire de la commande publique c'est est-ce que la commande publique peut acheter juste parce que c'est pas cher ou est-ce qu'on peut intégrer des critères environnementaux des critères sociaux des critères souveraineté donc ça on l'a fait dans une loi qu'on a voté récemment qui s'appelle la loi industrie verte pour autoriser les acheteurs publics à intégrer des critères pas seulement de prix environnement sociaux souveraineté maintenant la mascotte parce que je pense que ce à quoi vous faites référence c'est la mascotte c'est vrai que quand on a réalisé que le COJO avait passé un Mar le comité d'organisation des Jos avec des boîtes françaises des boîtes françaises mais dont 80 % étaient produit en Chine nous on a échangé avec eux et avec les boîtes et une de ces entreprises qui fait des doudous en Bretagne a accepté de doubler donc de dire moi je vais pas faire 10 % en France et le reste en Chine je vais doubler et en faire 20 % est-ce que c'est suffisant peut-être pas mais on a non mais attendez on a déjà là deux fois plus de mascottes qui seront faites en France elles sont à 45 € de mémoire alors que Cell fait en Chine sont à 35 donc ça va créer le défi qu'on se dit là mais au moins on prend allez quelques pas dans la bonne direction et ça il faut pas l'oublier Lorine tout à l'heure vous avez parlé justement du FN et enfin du RN maintenant d'ailleurs et de de des gens qui justement parce que leurs territoires sont d distrualisé euh en fait sont tentés de de de voter FN mais en fait euh il y a aussi ce ce double discours où justement vous dites que vous êtes un pro-européen mais en fait ces gens là se tournent notamment vers le RN parce que euh bah en fait ils associent le le le le bah le départ de leurs entreprises l'Union européenne ça c'est pour la première des choses mais aussi ces personnes se tournent en partie vers le RN parce que il y a ce côté les immigrés vont voler nos emplois donc en fait qu'est-ce que qu'est-ce que vous en pensez en fait de de enfin comment vous luttez contre l'extrême droite à à votre échelle parce que vous vous dites que vous êtes engagé notamment pour lutter contre les extrêmes bah d'abord sur l'Europe moi je suis pas d'accord avec eux donc il va y avoir des élections européennes on va en débattre pendant 8 mois moi je considère que l'Europe fait plutôt partie des solutions que des problèmes l'Europe est pas parfaite mais aujourd'hui on a l'Euro dans nos poches moi il y a 35 ans je l'avais pas et ça crée une Union européenne beaucoup plus fluide il y a des gens qui peuvent aller étudier à l'étranger Erasmus et cetera moi je considère que l'Europe est plus forte ensemble que séparé et effectivement je préfère Emmanuel Macron à Victor Orban ou monsieur qui a été peut-être pas élu premier ministre mais en tout cas qui a gagné les élections hier au Pays-Bas sur le FN désolé je m'y fais pas donc le RN un je pense que l'industrie fait partie des solutions de je considère que leur rapport à l'immigration est délétaire et je suis pas un no bordur je pense pas que le monde est plein et que tout va bien se passer mais je considère et je l'ai dit d'ailleurs que la réindustrialisation ne se fera pas sans immigration dans les 10 ans qui viennent il y a 1300000 Jobs qui va falloir trouver dans l'industrie parce qu'il y a 800000 personnes qui vont partir à la retraite mais donc la loi la loi immigration là elle est contre l'industrie du coup non parce que l'article 3 4 ou comme tu l'appelles comme tu veux lui il prévoit par exemple la régularisation d'un certain nombre de travailleurs sans paparticle dont ne veulent pas les députés dont ne veut pas Gérald haranin c'est non alors géralin il a pas dit ça mais je peux je peux vous dire que les députés de la majorité ils en veulent ce texte arrive à l'Assemblée et que je fais partie des gens et je pense que je suis pas le seul qui considère que cette disposition elle est importante et pas seulement pour des raisons politiques pour des raisons très concrète humaine et personnelle vous connaissez sans doute en tout cas moi je connais des gens qui sont aujourd'hui qui bossent travaille qui sont intégrés en France et qui n'ont pas de papier et qui entre guillemets les méritent et moi s'il y a bien un truc sur lequel je suis convaincu que l'immigration à pêché en France c'est pas du fait de l'immigration c'est du fait de l'intégration on a insuffisamment intégré notamment économiquement les gens qui sont venus et donc ça ça fait clairement partie des critères pour lequel à mon avis on doit au contraire les accueillir on on vous entend et vous nous dites que la plupart des personnes autour de enfin dans ce gouvernement ou au sein de la majorité sont d'accord le problème c'est qu'on est un des rares à vous avoir entendu en réaction à la tribune des députés c'est pas vrai non c'est pas vrai je suis désolé mais il y a eu et si on textait Gérald Darman ensemble parce que j'ai pas l'impression en fait entre ce que vous nous dites de sa supposé position et et et de ce qu'il nous dit ou de ce qui fait fuer d'ailleurs j'ai l'impression qu'il y a un vrai gap non j'ai envie de vous reposer la question du début qu'est-ce que vous foutez dans ce gouvernement de droite c'est ben d'abord peut-être qu'en donnant mon opinion j'équilibre un peu des prises de parole parfois différentes mais sur ce point-là franchement Gérald il a pas varié la première interview qu'il donne je sais plus c'est au monde au figarou à Libé sur le projet de loi avec Olivier du SOP il y aura deux jambes à ce projet de loi il dit il faut être méchant avec les méchants bon avec les bon mais et lui il incarn une jambe et Olivier incarn une autre jambe oui la réalité c'est qu'aujourd'hui il porte ce projet et je pense que dans les interviews récentes on peut retrouver des prises de parole de Gérald Armin sur lequel là-dessus il considère je pense qu'il a même dit après le vote du Sénat en disant on a gardé un article sur le les les métiers en tension et donc notre capacité à leur donner un un un permis et que il espère que en tout cas je peux vous dire que les députés de la majorité avec lesquel je parle ils sont nombreux que cet article va être rétabli à l'Assemblée nationale non sceptique mais pas voter encore la loi donc Lorine puis CLA mais là finalement comme vous dites en fait on parle d'intégration donc des personnes qui sont déjà sur le territoire mais tout à l'heure on pas on parle de de bah des enjeux climatiques qui font qu'en fait des gens vont continuer de venir notamment euh parce que c'est pas les les seuls enjeux qu' font que les personnes viennent mais du coup en fait vous vous assumez en fait de de de faire une immigration choisie selon ce vos besoins et les besoins de la France et les autres alors oui et non j'ai rien contre ça et je pense qu'effectivement aujourd'hui on cherche des soudeurs des métaliers des ingénieurs et effectivement s'il y a des gens qui sont prêt à rejoindre la France sur ce genre de métier pourquoi pas de il y a quand même l'essentiel de l' immigration aujourd'hui en France qui est une immigration de devoir c'est c'est des réfugiés qui demandent l'asile et ça c'est pas une histoire de besoin c'est une histoire d'humanité et ça continue et c'est du regroupement familial donc ça aussi c'est une histoire de la France qui fait que quand quelqu'un a rejoint la France et s' est intégré il peut faire venir sa famille et ça c'est pas une immigration économique mais je pense effectivement qu'on va avoir besoin d'une immigration économique l'Allemagne le fait le Canada où j'ai vécu pendant longtemps le fait et c'est pas un gros mot je ve dire c'est pas ni age moderne au contraire c'est une capacité à faire un match entre des gens qui veulent venir et des besoins qu'on a moi je trouve ça plutôt louable que les gens viennent sur des jobs qu' vont avoir clair moi j'ai l'impression que le le réel et le le vécu concret des des politiques d'immigration et y compris de gestion des demandes d'asile en France il est un peu plus brutal et violent qu'on a l'impression don que ce qui transparaît dans votre parole si on regarde ce qui se passe dans les camp que soit à Calais ou à Paris donc des personnes qui sont là en en train de demander l'asile et qui sont même pas en cada donc en hébergement parce que il y a pas assez de cada parce que l'État ne met pas assez d'argent et là c'est des violences extrêmement fortes de la part de la police des des délogements et cetera et même quand vous parliez d'intégration en fait même dans l'article 3 la durée du titre de séjour qui est associé à cette régularisation elle est trop courte en fait pour permettre de se projeter dans un pays de manière pleine et entière pas strictement par le seul travail donc encore une fois en fait est-ce que est-ce queon a à la hauteur de l'humanisme qui est censé être l'histoire de la France en ce moment Roland lescur non mais je veux doncimmigration économique je pense que j'en ai parlé sur Non mais sur les réfugiés euh il y a aujourd'hui beaucoup beaucoup de demandes d'asile en France plus qu'il y en a eu dans le passé en partie provenance de pays où évidemment ces gens-là ont vocation à l'avoir et en partie en provenance de pays où ils n'ont sans doute pas vocation à l'avoir ce statut de réfugié j'ai pas l'examen desou l'examen l'examen des titres de demande d'asile se fait sur la base individuelle et pas sur la base de la prenance d'un pays ou bien sûr bien sûr mais il y a des pays qui sont réputés comme étant beaucoup plus discriminants vis-à-vis des populations LGBT vis-à-vis des militants politiques que d'autres et c'est vrai que aujourd'hui parce qu'on a un afflux important on a des procédures qui sont pas assez efficaces et donc ça dure trop longtemps et donc les gens se retrouvent dans la mouise longtemps amenant certains même dans des situations de détresse dans ce projet loi il y a effectivement des mesures dures qui est ceux qui n'ont pas vocation à avoir l'asile on les reconduit chez eux il y en a aussi pour rendre les procédures plus efficaces et notamment leur donner la possibilité de travailler par exemple à ces gens-là donc je veux pas caricaturer ce projet de loi c'est pas un projet de loi Benny Winny venez tout va bien se passer en France mais c'est pas non plus un projet de loi comme je l'ai entendu fascisant qui interdit toute immigration en France on essaie d'être plus efficace c'est un mot qui peut paraître inhumain quand on parle des situations personnelles mais si on on était plus efficace à dire oui et si on était plus efficace à dire non il y a des pays qui le sont aujourd'hui on fait ni l'un ni l'autre je pense qu'on aurait une immigration plus apaisée merci beaucoup Roland lescur d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de B on peut vous laisser merci beaucoup [Musique]
Roland Lescure