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InterviewLCP (sur YouTube)· 27 mars 2026 61 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTransportsTravail & emploi

Énergie : La France face à la crise | Chaque voix compte - 27/03/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 48 %Attaque 30 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment les Français subissent-ils la hausse des prix de l'énergie ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Quelles mesures le gouvernement annonce-t-il ce soir ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Pourquoi ces aides sont-elles ciblées et non généralisées ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Christophe, transporteur routier, quel est votre surcoût depuis un mois ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Anne Sophie, pourquoi le gouvernement privilégie-t-il des mesures ciblées ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Thomas, pourquoi parler de 'choc pétrolier' est-il controversé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30animateurFait
    « La facture s'alourdit chaque jour pour les Français. »
  • 8:00Anne Sophie AlsifChiffre
    « On est à 18 % de taux d'épargne en France. »
  • 9:30Sylvain BerriosFait
    « Le quoi qu'il en coûte c'est fini et maintenant c'est le quoi qu'il arrive. »
  • 0:10Fait
    « Typiquement ma prime rénove et au lieu d'une planification, on a eu une bordélisation des investissements publics pour le climat. »
  • 3:30Chiffre
    « On paye un loyer, c'est quasiment 1 milliard d'euros par semaine qu'on paye aux Saoudiens, aux Iraniens, aux Russes et aux autres. »
  • 5:30Fait
    « La Chine pareil avec une politique de planification. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voie compte et bien c'est à vous que nous choisissons de donner la parole pour une émission consacrée ce soir à la crise énergétique. Un mois après le début de la guerre, le prix des carburants continue de grimper.

La facture s'alourdit chaque jour pour les Français. L'exécutif refuse de déployer des aides généralisées mais annonce ce soir des aides ciblées sectorielles pour certaines firières et pour certaines zones géographiques. Et nous allons en parler ce soir avec vous Sylvain Berrios.

Bonsoir. Bonsoir. Député Horizon du Val de Marne.

Merci d'être avec nous ce soir au côté de Thomas Pèlerin Carlin. Bonsoir. Vous êtes eurodéputé place publique.

Merci d'être là ce soir. Et puis j'accueille également Anne Sophie Alsif. Bonsoir Anne Sophie.

Vous êtes économiste chez BDO France, spécialiste des prévisions économiques. Vous serez en quelque sorte ce soir mon arbitre, l'arbitre de nos débats. Alors, merci d'abord à tous les trois d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public.

J'ai autour de moi des routiers, des patrons, des automobilistes qui subissent la hausse de plein fouet. Vous avez fait vos comptes. Euh vous nous présenterez la facture.

Alors, on va pas vous la payer, mais vous nous direz comment vous faites pour essayer de limiter ces frais et ce que vous attendez aussi du gouvernement. On va se parler, on va s'écouter, on va aussi essayer de de se projeter. Cette émission est la vôtre.

Alors, je compte sur vous parce que c'est vous qui allez la présenter en fait hein. Je vous le dis tout de suite. Installez-vous confortablement chez vous.

Chaque voix compte. C'est parti. Mais oui, c'est ce qui s'appelle marcher sur des œufs pour faire face à la hausse des prix de l'énergie.

Le gouvernement annonce ce soir un plan de soutien à l'activité des secteurs économiques les plus touchés, lesquels pas moins de six ministres rassemblaient à Beres ces annonces. Annon que l'on dit très ciblé. Thbo Enoc, c'est une petite ligne qui suit le cours de la guerre et qui met les Français sur les ners.

Ça fait très mal au portefeuille. On va plus toucher la voiture bientôt. Une inquiétude à la pompe mais aussi dans les ports.

À un moment donné, si le gazol continue d'augmenter, ça sera peut-être plus trop valable d'aller en mer. Ou encore chez les taxis. Pour nous, c'est une catastrophe.

De nombreux secteurs sont touchés par des prix de l'énergie qui explose, pétrole comme gaz et qui ont inspiré au ministre de l'économie cette formule. Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier depuis regretté. Car si les Français s'inquiètent de la hausse des prix, le gouvernement s'alarme aussi de celle du déficit.

On a connu le quoi qu'il en coûte. Je crois qu'on peut dire que la la maîtrise des finances publiques en transparence doit se faire quoi qu'il arrive désormais. Priorité à la maîtrise des finances publiques, donc un impératif qui dicte la réponse choisie par l'exécutif.

Aucun chèque général, aucune mesure globale à l'aveugle ne seront efficaces dans la crise actuelle. Un choix plus contraint que voulu. La dernière crise qu'on pouvait se payer, c'était la crise de l'Ukraine.

Donc la nouvelle crise géopolitique, on peut pas se la payer. Donc l'air des boucliers est terminé. Il y a plus un sous.

À défaut de mesures générales comme une baisse des taxes sur l'essence, le gouvernement a privilégiaéit donc des aides ciblées. Elles visent les secteurs de la pêche, l'agriculture et les transports et prennent la forme d'aide à la trésorerie ou de prêt par la banque publique d'investissement. Des mesures complétées ce soir avec une baisse des prix de 20 centimes sur le gazol marin et pour les transporteurs routiers et pour les agriculteurs, la suppression temporaire de la TIC CPE, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques.

En revanche, pas de feu vert du gouvernement aux mesures réclamées par les oppositions, à savoir une baisse de la fiscalité sur l'essence. Il y a pas d'argent magique en matière de crise. Nous avons toujours été là pour protéger les Français, mais nous savons aussi ce que ça coûte.

Un gouvernement qui répète que la seule solution réelle est une issue à la guerre en Iran et une réouverture du D3 d'Ormouse. Une réouverture à laquelle la France a exclu de participer par la force. Annesophie Alsif, on l'a compris, le la boussole de l'exécutif, c'est c'est le déficit.

Avec une dette 3400 milliards d'euros, il y a peu de marge de manœuvre. Donc en fait, on oublie les mesures qui arroseraient tout le monde. Oui, on les oublie.

Et pourquoi ? Il faut se rappeler ce qui s'est passé justement en 2022. Ça a été très bien dit hein.

On voit qu'on a eu un quoi qu'il en coûte massif. Le problème quand vous baissez la fiscalité c'est quand vous allez en effet de prendre votre essence he quel que soit vos revenus vous gagnez 1000 € 5000 € par mois et bien vous avez la même risourne. Et qu'est-ce qui s'est passé quand vous avez pas un quoi qu'il en coûte ciblé ?

C'est que ça se termine quand vous avez un revenu plus élevé par de l'épargne. Aujourd'hui on est à 18 % de taux d'épargne en France. Donc l'idée certes, on a le déficit donc en effet on a plus les moyens. c'est d'avoir vraiment des mesures ciblées pour justement aider les secteurs qui sont vraiment très averses à l'augmentation des prix de l'énergie.

Je pense que c'est ce qui va être fait mais plus de mesures globales puisqu'on voit que économiquement ce n'est pas forcément efficient. Mais Sylvain Berriot, je voudrais revenir sur c'est la phrase du jour et c'est peut-être la phrase même de de ce semestre. Le quoi qu'il en coûte c'est fini et maintenant c'est le quoi qu'il arrive.

Comment est-ce qu'il faut comprendre ce quoi qu'il arrive ? Bah, il faut comprendre ce quoi qu'il arrive que après quoi qu'il en coûte euh l'État n'a n'a plus d'argent tout simplement. Euh on n' plus d'argent pour tout un tas de raisons, on pourrait y revenir mais ce serait trop long.

Euh donc désormais, il faut faire ça. Il faut faire ce qu'on a à faire dans un cadre budgétaire euh qui est celui qu'on connaît et qui pourra pas évoluer. En tout cas, il faut faire attention à chaque denier, ce qui n'empêche pas d'avoir des mesures.

Oui. Euh mais ces mesures, elles doivent avoir, elles sont de deux ordres. Ce sont des mesures comme le rappelle le gouvernement immédiat d'urgence et catégorielle et puis des mesures de long terme qui relève là d'une stratégie énergétique et on peut considérer là qu'on a perdu quelques années.

Là ce soir, on est sur des mesures euh renouvelables mensuellement, c'està-dire ce qui est annoncé c'est pour un mois. Et donc il y a une clause de revoyure et dans un mois on regarde le prix du baril, on fait quoi ? Bah, dans un mois, on regarde le prix du baril certes, mais aussi les professions qui sont touchées.

Euh, parce que on parle des infirmières, bien sûr, on parle des taxis, bien sûr, des des camionneurs, des des transporteurs, bien sûr, des pêcheurs, bien sûr, mais vous avez aussi tout euh, notamment euh en région euh tous ceux qui ont besoin de se déplacer, les aides à domicile, enfin bref, vous avez beaucoup de gens qui sont des gros rouleurs et pour qui sont extrêmement impactés et qui vont pas changer demain leur voiture. Donc vous avez des mesures urgentes et puis vous avez des mesures de plus long terme qui relèvent d'une stratégie énergétique qui doit trouver là tout son sens et je pense que c'est le travail sur lequel on doit agir maintenant. On m'appeller Carlin.

Je suis assez frappé en fait du du débat qu'on a parce qu'on fait comme si c'était la première fois de notre vie qu'on vivait un choc pétrolier. Euh ça dépend comment on compte mais on en a vécu une demi-douzaine depuis 1973. Alors autant c'est pas de la faute des décideurs politiques français euh si Donald Trump fait n'importe quoi au Moyen-Orient.

Euh autant c'est clairement leur responsabilité d'avoir renoncé à la planification écologique qui nous aurait permis de ne pas connaître cette crise là. Aujourd'hui par exemple, vous parliez des infirmières. Moi, il y a une infirmière à domicile chez moi en Norbandie dans la Manche.

Elle est déjà passée à la voiture électrique depuis plusieurs années et du coup la hausse des prix d'essence, elle la vit dans ma région aujourd'hui elle se dit qu'elle a bien fait d'investir dans une voiture électrique. Absolument. Absolument.

Euh et aujourd'hui, toujours dans ma région, cette fois-ci dans le Calvados, bah Angelica qui est auxiliaire de vie à elle elle a pas pu passer à l'électrique parce que quand on gagne 1500 € par mois, on n pas les moyens d'acheter une voiture mais même une voiture à pétrole he on n pas les moyens d'en acheter une voiture neuve et donc pour ça il y a des solutions. Le gouvernement a fait une expérimentation il y a 2 ans sur leasing social, c'était bien mais à un moment faut passer la vitesse supérieure et donc là comme mesure d'urgence il faut investir dans l'écologie par exemple en donnant accès à 100000 voitures électriques pour les auxiliaires de vie. Et ça c'est une solution concrète immédiate qui puis qui peut être mis en place maintenant et il y aura pas besoin de la renouveler.

Vous l'avez chiffré cette mesure ? Absolument. C'est 0,6 milliards d'euros à comparer au 100 milliards que nous a coûté la dernière crise des énergies fossiles.

Alors je vais m'adresser au gros rouleur en chef de ce soir. Christophe, où est-il Christophe ? Christophe est là.

Christophe, est-ce que Christophe peut avoir un micro s'il vous plaît ? Le voici, le voilà. Christophe, vous êtes transporteur routier, c'est ça ?

Vous avez 30 salariés. Combien de camions dans votre flotte ? 25 5 25 25 camions.

Quel surcoût depuis 1 mois de guerre ? On a une augmentation de 50 euh 50 % de de nos achats de carburant. Euh donc sur des budgets autour de 100000 € par mois, on a pris 50000 € directement euh dans dans dans nos charges.

Et ce sont des pertes sèches que vous ne pouvez pas répercuter sur vos clients. Aujourd'hui, c'est trop brutal. Ça a été ça a été violent comme situation et aujourd'hui on est incapable de répercuter ça sur nos clients.

Donc il nous faut un peu de temps et là aujourd'hui la difficulté c'est c'est la violence de la situation qui fait que on est impacté immédiatement et le problème dans le transport. Alors chez nous, comme chez tous nos adhérents de Life on a une problématique, c'est que les transports ne gagnent pas d'argent. On avec des marges très faibles et aujourd'hui toutes les trésoreries sont à sec, quoi.

Et euh on a des dépassements d'en cours chez nos fournisseurs de carburant. euh les assurances ne couvrent pas les les surplus et aujourd'hui il faut que les transporteurs trouvent de la trésorerie pour pouvoir acheter ce carburant en avance alors que eux ne seront payés que dans un mois. Donc en fait toute la difficulté réside aujourd'hui à à comment gérer cette difficulté de de trésorerie temporaire le temps de de se réorganiser pour tout ça.

Ça a été beaucoup trop rapide et aujourd'hui vu la difficulté qu'on rencontre dans dans les entreprises de transport, on pense qu'il va y avoir vraiment une écatombe importante et rapide. Et une baisse de 20 centimes par litre, ça vous fait du bien ? Ça fera pas de mal, c'est une évidence.

Mais euh encore une fois, on a pris 50 centimes. Donc c'est euh c'est une folie, quoi. C'est une folie.

D'ailleurs, est-ce que vous avez vous-même pris des mesures pour limiter les dégâts en bah peut-être en laissant des camions à l'entrepôt ? On a réduit les temps de conduite, on a réduit les euh les les parcours, on a Mais comment pardonnez-moi, j'ai une question bête, je suis pas routière. Vous réduisez les les parcours, mais le client, il a pas déménagé pour se rapprocher de vos entrepôts.

Donc ça veut dire quoi réduire les parcours ? Ça veut dire que le client, il perd du stock, il va avoir moins de stock dans sa cour et on va on va se donner du temps pour trouver des solution pour pouvoir faire des choses économiques qui permettent de de tenir la situation quoi. L'électrification des camions, c'est un projet chez vous ?

Euh chez moi, pas du tout. Nous, on travaille essentiellement avec des des comment dire des enlèvements dans la forêt. Donc l'électrification dans la forêt, on y repassera.

Euh oui, il y a pas de chargeur, il y a pas Non. Et il y a des il y a la problématique effectivement de de recharger. Il y a la problématique de de temps de charge aussi.

Ça c'est important. Là, on le voit aujourd'hui avec le carburant, on va tous faire le plein à la pompe de des stations services traditionnelles. On fait la queue et on perd beaucoup de temps pour pour attendre notre tour.

Et là aussi, ça nous coûte de l'argent. Chaque chauffeur qui est sur le euh en attente, il est payé. Donc ça coûte aussi donc tout ça fait que ça fait des coûts et ça nous donne une idée de ce que pourrait être le la solution électrique avec des temps de chargement beaucoup trop long et beaucoup trop important.

Oui pour vous en tout cas à l'heure actuelle c'est une fausse solution. Tout à fait. Ça ça peut marcher sur des des faibles kilométrages sur des recharges possibles la nuit des choses comme ça.

Mais sur des grands kilométrages c'est aujourd'hui c'est impossible. Et le deuxième énorme problème, c'est que les camions valent trois fois le prix d'un camion de classique. Et quand vous avez des entreprises qui sont déjà justes en terme de trésorerie, euh Oui.

L'investissement, investir trois fois plus, c'est plus possible. sans compter que aujourd'hui l'investissement chez les transporteurs, c'est quelque chose qui commence à les fatiguer et on voit bien que il jette un peu l'éponge. Donc on aura Mais vous-même, vous vous dites que la pérenité de votre entreprise, elle est en jeu aujourd'hui.

Euh oui, c'est c'est compliqué. C'est compliqué. On va on va mettre sur les clients le le le transfert de de ce surcoup, mais on va le mettre sur 2 3 mois. on va mettre l'entreprise en danger pendant 2 3 mois.

Nous, on va pouvoir tenir mais on a beaucoup de confrères qui tiendront pas parce qu'ils ont pas cette capacité à tenir euh en trésorerie et euh on aura des des évolutions importantes dans dans le sur le marché. Mais au final, il faut savoir une chose, c'est que ce seront les consommateurs finaux qui qui peront la la facture et l'addition. ce ne seront pas les entreprises parce qu'elles répercuteront et on va voir dans les dans les semaines et les mois à venir une inflation très forte qui va revenir.

Les mesures de paiement différé, c'est des mesures qui vont vous aider aussi ? Oui, c'est indispensable. Là, c'est vrai que c'est dans le cas d'une crise qu'on refuse d'appeler choc pétrolier.

On a eu ce débat sémantique cette semaine avec Roland l'escur qui a regretté avoir prononcé ses ses mots parce qu'il estimait que ça ne concernait pas la France et que sans doute un choc pétrolier ce serait inscrire cette crise dans la durée. Or, on le voit, les mesures qui sont annoncées ce soir, c'est des mesures mensuelles, on vient de le dire. Donc pour l'instant, on est à même de faire des gestes qui vont quand même coûter, hein.

On est pour le moment, si on chiffre ces mesures, on est autour de 60 millions d'euros par mois. Bon, c'est comment dire encaissable, c'est pas c'est pas des mesures qui vont creuser notre dette. Anne Sophie, alors c'est sûr que c'est pas du tout les mêmes volumes qu'on a eu pendant le quoi qu'il en coûte.

Donc en effet, c'est beaucoup plus possible d'encaisser ça à court terme si encore une fois ça dure pas trop longtemps. La difficulté, on le voit hein, c'est que rappelons-nous la situation dans laquelle on sorte, on n pas eu de budget pendant des mois. Ça c'est un impact direct sur les défaillances d'entreprises et notamment dans certains secteurs industriels.

Donc beaucoup d'entreprises ont été touchées par cela et aujourd'hui on attendait d'avoir de la visibilité, on se retrouve avec un choc énergétique. Donc beaucoup d'entreprises, notamment d'entreprises de taille intermédiaire, c'est encore un nouveau choc. Et c'est ça qui est pas facile, hein.

C'est-à-dire que au lieu de pouvoir se projeter, et bien là, on doit encaisser ça en terme de trésorerie. Et c'est en ess en effet pour ça qu'il faut qu'il y ait une aide. Il y a une manifestation, une mobilisation des routiers qui est annoncée pour pour demain avec des barrages filtrants par exemple à Lyon ou à Clermontferrand et des opérations escargot annoncé pour lundi.

Alors, il est trop tôt ce soir pour dire si ces opérations vont être vont être suspendues. Est-ce que vous percevez la colère aussi de tous les routiers aujourd'hui ? La colère est très forte.

Aujourd'hui, on essaie de tempérer, nous en Normandie, on essaie de tempérer le le ardeurs de tous nos collègues transporteurs. Je sais que sur le la région du Sud-Ouest, le Pac, Nant, Île-de-France, le Lyonnais, vous me le prenez, mais ça ça monte très fort et on on craint effectivement de de pas maîtriser ce qui va se passer sur le terrain. C'est un petit peu comme avec les les paysans qui font un peu ben d'eux-mêmes des qui prennent des décisions d'eux-mêmes de faire des manifestations.

On maîtrise rien quoi. Sylvain Berrios, c'était important que ces mesures ciblées, elles visent en particulier cette catégorie des des transporteurs routiers. C'est important que ces mesures catégorielles visent tous ceux qui en ont besoin immédiatement. une crise, on est dans une crise énergétique, c'estàdire quelque chose qui survient subitement et auquel on doit on doit répondre.

Et il faut il faut écouter ce que vous nous dites et ce que nous disent tous ceux qui qui ont besoin de de carburant pour pouvoir vivre au quotidien. Et oui, bien sûr, ces mesures catégorielles sont utiles. Alors, encore une fois, elles ne peuvent pas être permanentes.

Donc, qu'est-ce qui se passe après ? En fait, on a besoin de résoudre une crise, donc une situation immédiate. Ça vous avez parfaitement raison.

Et on doit être capable d'entendre et de mesurer et c'est ce que fait le gouvernement d'ailleurs géographiquement. où est-ce qu'on doit euh mettre les moyens euh pour euh pour soulager et faire en sorte que l'économie d'ailleurs ne soient pas à l'arrêt. Mais il y a la 2è chose, c'est qu'est-ce qu'on fait après.

Hm. Et ce que rappelait mon collègue tout à l'heure, c'est que en fait cette stratégie énergétique en fait, elle remonte à loin. Elle a été un peu lisible, un peu stopengo.

Désormais, si on veut que cette crise ne revienne pas avec la même puissance, et ben il va falloir adopter une crise énergétique qui nous en protège. Une crise énergétique, non, une stratégie énergétique qui nous en protège. Permettez-moi d'ajouter que la situation de la guerre au Moyen-Orient et notamment les situations droit d'Ormous n'impactent pas que les carburants.

Vous avez dedans tous les éléments qui sont liés par exemple à aagriculture et à l'engrais. Donc vous avez avoir vous allez avoir des mesures catégorielles qui ne sont pas uniquement des mesures sur le carburant. H vous me faites une transition toute trouvée monsieur Berrios parce que je voudrais donner la parole à Jacques.

Jacques Douzel, où êtes-vous ? Bonsoir, merci d'être là. Vous êtes le directeur commercial de l'entreprise Microplast.

Absolument. C'est vrai qu'on parle du pétrole. Vous vous travaillez avec des dérivés du pétrole et vous aussi bah vous subissez cette crise de plein fouet, n'est-ce pas ? complètement puisque tous les produits que nous mettons en œuvre donc les matières plastiques sont pour le principal donc des matières qui sont pétrosourcé et à partir de là donc on est complètement donc impacté par cette par cette crise.

Dans quelle proportion ? Bah la proportion elle est euh je dirais directement liée au coût de euh notre matière. La matière plastique dans la composition de nos produits, c'est de 35 à 75 %.

Donc il est évident que quand une matière qui représente 35 ou 75 % de notre prix de revient s'envole de 20, 30, 40 ou de 50 %, c'est la catastrophe. Parce que c'est une matière première que vous achetez où ? Cette matière première, elle est achetée auprès de distributeur mais pour le principal donc c'est d'origine Moyen-Orient.

Euh donc potentiellement elle est bloquée dans le D3 d'Ormouse aussi. elle peut-être potentiellement bloquée. Si elle est pas bloquée, on a effectivement cette incidence sur les coûts.

Et troisème élément, des retard qui peuvent qui peuvent s'afficher. Et donc ça veut dire pour nous une planification de production qui est impossible. H c'est-à-dire que aujourd'hui bah il peut arriver donc non seulement votre matière première elle coûte plus cher mais en plus vous avez un risque de de ne pas la recevoir, vous avez un risque de de pénuerie.

Est-ce que dans vous parlez de la planification mais ça veut dire que vous envisagez à un moment d'arrêter des lignes de production, de dire à des clients que bah pour le moment on est obligé de couper le robinet. Comment fait On peut on pourrait être contraint à cela mais je dirais que la particularité au niveau de l'entité micropl c'est qu'on a l'avantage d'être diversifié dans nos activités multisecteur et une grande diversité de de clients. Ce qui fait que on travaille un grand panel de matière et ce grand panel de matière fait qu'on est un petit peu moins contraint que certains de nos confrères qui sont plutôt monosources mono monosecteur avec que quelques matières.

Et là effectivement pour eux ça peut être très douloureux parce que si ils se trouvent en situation de pénurie ou avec une forte augmentation bah cette résilience ils ne l'ont pas tel qu'on peut nous le l'avoir aujourd'hui. Est-ce que vous répercutez la hausse que vous subissez sur vos clients ? Est-ce que vous arrivez à négocier avec eux parce que c'est des contrats j'imagine qui sont signés longtemps à l'avance donc avant le avant le début de la guerre.

C'est des contrats qui sont signés d'avance. C'est des contrats qui sont signés avec des gros donneurs d'or, un constructeur automobile, une des structures dans le monde de du nucléaire ou de l'électrique ou de l'électronique. Donc, ce sont des gens qui ont un poids certain vis-à-vis de de nous et il est évident queon peut aujourd'hui retranscrire donc dans l'intégralité la hausse dans sa globalité.

Donc ça veut dire ce sera l'année prochaine. Ça veut dire que ça veut dire qu'il faut faire très attention. Aujourd'hui, on se bat pour tenir donc nos marges, mais il est clair que on va notre marge brute et comme notre marge nette va être sensiblement impactée par cette par cette crise.

Est-ce que vous avez des élus devant vous ? Est-ce que vous avez des questions à leur poser précisément ? Bah des questions, oui, je je pense qu'aujourd'hui on n pas de enfin la question elle est pas qu'est-ce qu'on peut faire pour pour débloquer tout de suite ?

Moi, je pense qu'il y a ce que l'on a pu faire au niveau de notre entreprise sur notre capacité à réduire les coûts, à diversifier nos activités pour être un peu davantage résilient. Je pense que c'est ce à quoi il faudrait que l'on arrive aujourd'hui pour que euh on mette en place des dispositifs qui aident les entreprises à récupérer tout de suite une capacité d'investir, de se diversifier, d'avoir des outils plus pertinents puisque il est très clair et on a un exemple fabuleux chez nous. On a rapatrié et c'est aujourd'hui notre premier marché des produits des coques de téléphone qui étaient initialement injectés en Chine avec le bilan RSE.

On se rend compte que tout ça ça traînait sur des bateaux donc qui sont peut-être aujourd'hui coincés et on injectait et on rentrait ces coques là injecter Chine aujourd'hui à préini surnière on fait injecter pour pour les non spécialistes du plastique. Donc c'est formé réaliser réaliser la coque. Aujourd'hui on fait 1500000 € de coque de téléphone à Périni SurèR en substitution d'importation de Chine.

Et on l'a fait pourquoi ? parce que une presse en France ne coûte pas plus cher qu'une presse qui injecte en Chine. Ceci étant, il y a un environnement, il y a de la robotisation, il y a de l'automatisation qu'il faut absolument apporter et c'est pas perdre de l'emploi en faisant ça, bien au contraire, ça permet de sécuriser les boîtes.

Et ça, je pense que si on pouvait aujourd'hui mettre en place des dispositifs de financement, d'accompagnement où on a de l'efficacité, de l'efficience, pas d'inertie et absolument un retour rapide, je pense qu'on gagnerait en efficacité. m'appellerai Carlain. Vous avez complètement raison.

Euh, d'autant plus que il faut appeler un chat un chat et un choc pétrolier, un choc pétrolier. Et là, on parle que du pétrole mais c'est aussi un choc gazier euh qu'on est en train de vivre. C'est le deuxième choc gazier de de notre histoire.

Donc la situation, elle va durer combien de temps ? On sait pas mais elle va risque de durer très longtemps, des semaines, des mois, peut-être même des années. Pourquoi ?

Parce que en fait Trump n'a pas de plan. Netaniahou, c'est un criminel de guerre dont le plan depuis 3 ans, c'est de mettre l'intégralité du Moyen-Orient à feu et à sang, Gaza, l'Iran, le Liban et encore plus si jamais il le souhaite. Et Ramene, le nouveau dictateur iranien, lui aussi que la guerre le renforce et il a il a massacré plus de 30000 iraniens déjà et il va continuer.

Donc nous, tant qu'on dépend du pétrole et du gaz, on va continuer à vivre dans ce dans ce contexte- là. Et donc, faut qu'on soit capable de devenir plus résent. Prenons un exemple très concret.

Aujourd'hui, on a beaucoup beaucoup de chaleur qui est utilisé dans l'industrie à des basses températures 72° 150°. On peut aujourd'hui c'est beaucoup de gaz qui est utilisé pour faire ça. On peut tout à fait basculer du gaz vers autre chose.

Dans la ruralité normande, par exemple, du bois énergie, on l'utilise pour chauffer des épades, on peut l'utiliser pour pour produire du pain. Je pense par exemple aussi à Lactalis à Verdin qui grâce à l'entreprise bordelaise New est passée au solaire thermique, utilise la chargeur du soleil pour fabriquer du lait en poudre. Mais tous ces éléments-là et votre intervention le soulling, ça demande un besoin d'investissement et il faut qu'on aide.

Il faut que la puissance publique soit là pour aider et donc il y a plus de sous mais c'est rentable. C'est rentable. C'està dire que l'investissement d'aujourd'hui c'est la rentabilité de demain.

Enfin on on s'y retrouvera absolument. Mais c'est vraiment comme quand on a vécu le premier choc pétrolier qu'on avait vécu le premier choc pétrolier en 1973, une des réactions de l'État français c'était d'investir dans la filière nucléaire civile. Ça a mis des années les les premiers réacteurs les réacteurs nucléaires ont vraiment commencé à produire dans les années 80 7 ans après.

Mais ça a vraiment amoindri le coût des chocs pétroliers qu'on a connu en 1990, en 2014, en 2021 encore. Et donc il faut aussi avoir cette véritable politique industrielle où la puissance publique intervient. Ces choses-là, elles sont rentables aujourd'hui.

Investir dans un camion électrique, investir dans une voiture électrique, investir dans une pompe à chaleur, investir dans du solaire thermique, c'est rentable. Et ce sera d'autant plus rentable que les entreprises auront la capacité d'emprunter à des taux d'intérêt faible. Il y a aussi pour certains publics, notamment les plus pauvres, besoin de subvention.

Et là, il y a un choix politique à faire. Encore une fois, la dernière crise, enfin, je veux dire, l'État français a dilapidé de l'argent il y a 4 ans pour sauver les énergies fossiles. Ça nous a coûté 100 milliards d'euros.

Il faut absolument qu'on évite de faire la même erreur. Vous parliez du bouclier tarifaire. Absolument.

Et pour ça, il y a besoin d'un investissement. Il y a que par la transformation écologique. Pas pour sauver l'énergie fossile à l'époque, c'était pour aider ceux qui étaient impactés par la hausse des prix après le début de la guerre.

Mais ça a été aussi fait à une époque où Emmanuel Macron a fait un tournant anti-écologique notamment au niveau européen et a mis une pression maximale pour revenir en arrière sur des avancées écologiques. Et aujourd'hui, on paye aussi le prix de relancement écologique d'Emmanuel Macron. Si aujourd'hui on avait plus de voitures, c'est très simple.

Chaque français qui peut accéder à une voiture électrique, c'est un français qui est protégé à l'inflation. Vous vouliez ajouter quelque chose ? Oui.

Concernant l'investissement, je pense que c'est vraiment la variable très importante puisqu'en effet le modèle de croissance français he se base beaucoup sur la consommation des ménages et il y a souvent en effet l'idée de faire une politique budgétaire expansionniste pour justement avoir de la croissance. Et ce qui nous différenciait notamment des taux de croissance américains, c'est vraiment le niveau d'investissement qui est beaucoup plus faible en Europe. La bonne nouvelle, c'est que depuis 2 ans et la guerre en Ukraine, ce taux d'investissement est redevenu positif dans d'autres pays, notamment en Allemagne, hein, qui a fait un grand plan d'investissement.

Donc ce qu'il faudrait pas, c'est que cette crise, on le voit cette année, on a une contribution de l'investissement des entreprises qui redevient positive à la contribution de la croissance et bien soit obéré par cette crise énergétique. Mais à mon sens, pour que ce soit le cas et pour euh rebondir par rapport à ce qui s'est dit, je pense que pour les entreprises la difficulté c'est d'avoir un cap et d'avoir une vision sur le long terme. Et ce n'est pas toujours évident.

On se souvient l'année dernière quand on a eu les débats sur le budget en disant "En effet, il faut une planification écologique sur la pompe à chaleur ou dans le domaine de la construction et qu'on change en quelques mois 15 fois la prime rennove. Je ne vois pas comment l'entreprise peut se peut se projeter. Donc ça, je pense que c'est assez important.

C'est très bien de dire il faut investir ça d'accord à 300 % mais il faut aussi que les entreprises aient un cap une vision et de savoir que sur plusieurs années et bien l'environnement va rester identique et donc elles pourront avoir un retour sur leur investissement. Je voulais donner aussi la parole à Inè. Bonsoir Inè.

Où êtes-vous ? Alors je vais vous demander de prendre un micro. Inè, vous n'êtes ni transporteur routier, ni fabricant de avec du avec du plastique.

Vous êtes étudiante à Paris, mais vous vivez dans l'heure à une centaine de kilomètres de la capitale et vous faites le trajet chaque jour. C'est ça en principe, vous faites un plein par semaine environ. Ça peut aller jusqu'à 10 jours, mais généralement c'est plus entre 5 à 7 jours.

Et là, vous avez renoncé ? Bah, actuellement, oui, je ne viens plus en voiture, plus du tout. Vous prenez le train ?

Oui, parce que depuis un mois et le début de la guerre, faire le plein toutes les semaines, ça vous coûte combien en plus ? Alors, à la base, j'étais à pratiquement euh entre 180 et 200 € d'essence par mois et là, je suis passée à 290. Et ça devient impossible pour vos finances d'étudiantes ?

Actuellement, c'est plus possible, c'est plus envisageable du tout. Mais euh est-ce que dans les solutions que vous avez trouvé, donc vous prenez vous prenez le train mais il faut quand même aller à la gare, donc il faut quand même mettre de de l'essence. Est-ce que vous vous dites "Bah il faudrait que je fasse un emprunt pour prendre une voiture électrique avec le nombre de kilomètres que je fais ?

Est-ce que vous êtes déjà dans cette réflexion ? J'y a pensé déjà juste à changer de voiture parce que ma voiture est une essence donc j'avais pensé à prendre une voiture qui consommait moins mais j'ai je travaille depuis 2 ans et acheté une voiture parce que vous travaillez à côté de vos études. C'est ça ?

Vous donnez des cours ? C'est ça à domicile. Donc ça fait que bah le budget essence, il monte deux fois plus et ça recouvre à peine les gains.

Et vous vous espériez j'imagine des mesures d'aide ? Bon bah vous n'êtes pas dans une catégorie professionnelle concernée par les aides annoncées ce soir. Vous êtes déçu ?

Bah en soit je m'y attendais. Le seul c'est qu'on pense pas beaucoup aux étudiants parce que en fait moi je dois aller à la gare de Bonière sur euh Bonière sur scène qui est à 25 km de chez moi parce que la gare de chez moi, elle par contre elle n'est pas euh le pass navigo ne passe pas et si je vais aller dans cette garà ça fait 120 € d'abonnement par mois en plus du pass navigo qui était déjà je suis encore actuellement en train de le payer. Donc on a eu une aide en début d'année de 500 € pour l'aide à la mobilité mais 500 € ça recouvre juste le prix du pass navigo. recouvre pas les déplacements qui ont été faits en voiture, les déplacements qui sont faits pour les abonnements en plus pour les gens qui viennent de l'heure.

Après, j'ai j'avais une fac à Rouan, mais à Rouan, j'ai quand même 1 heure de route. Donc en fin de compte, ça me fait payer quand même un abonnement, ça me fait payer encore de l'essence. C'est c'est la même situation.

Sylvain Berrios, ben c'est vrai quand on fait des mesures pour les pêcheurs, pour les transporteurs routiers, c'est très bien pour eux. Mais typiquement les étudiants dans le cas de dans le cas d'INè, Ouais. Alors Inest en plus c'est un cas vraiment c'est un peu un peu singulier parce que c'est chaque cas est singulier mais là c'est un cas vraiment singulier par que c'est une étudiante qui est hors de sa région qui va travailler et qui va étudier en région parisienne en région parisienne ou en Île-de-France il eu le passe navigo et qui est quand même une bonne chose qui a qui a baissé de façon considérable la métropole du Grand Paris a apporté des aides pour permettre d'acheter des véhicules électriques y compris d'ailleurs pour les professionnels.

Et là, c'est vrai que le cas euh qui est envisagé ici est un cas à singulier et qui pose la question en fait du transport, du transport entre les régions, entre les départements et la capacité à mailler le territoire sans qu'on soit obligé d'utiliser sa voiture. Euh et c'est ça qui est et c'est c'est ce dont je parlais tout à l'heure. En fait, vous avez des situations où on doit intervenir immédiatement que situation de crise et puis ensuite on doit savoir ce qui se passe après.

Et le après c'est une stratégie de long terme à la fois énergétique mais également pour répondre à votre question. Euh votre question en fait pose deux deux sujets, c'est un le sujet du maillage de transport et de le sujet du logement parce que en Ah ben elle aurait pu venir habiter à Paris si c'était moins cher peut-être. Exactement.

La sujet du logement étudiant euh revient et donc euh tout cela procède d'une politique publique de plus long terme. Donc encore une fois, vous avez une situation de crise immédiate et d'investissement. Vous avez raison hein, parce que vous dites "On a on a plus d'argent." En réalité euh on n plus d'argent euh sur le quoi qui en coûte social.

Euh mais est-ce qu'on est capable d'invest de de dépenser de l'argent y compris de s'endetter pour investir ce qui nous rapportera plus tard ? Là c'est une autre un autre choix et ce choix-là est possible. Mais finalement, c'est ce qu'on fait aussi en aidant les pêcheurs.

C'est-à-dire que aider un pêcheur aujourd'hui, c'est peut-être euh c'est aussi ce qu'on fait en aidant les pêcheurs ce soir. C'est-à-dire aider un pêcheur aujourd'hui euh c'est éviter de payer euh euh sa son la fermeture de sa pêcherie dans un mois si on l'a pas aidé aujourd'hui. Tout à fait.

Là, on a une mesure catégorielle immédiate. Euh la mesure d'investissement pour le futur, ce serait l'aider et l'accompagner pour des nouveaux bateaux qui coûtent 3 4 5 millions d'euros parfois. Euh donc c'est ça le sujet.

Lorsqu'on parle d'injectcter les coques, c'est des investissements qui sont un peu plus lourds et qui sont à plus long terme. Mais on voit ce que ça nous rapporte à la fin. H maische capacité à investir à investir, c'est-à-dire une dépense publique d'investissement et donc qui rapportera est différente de notre dette qui est une dette aujourd'hui d'accompagnement social à l'économie ou d'une façon générale une dette qui est mangée par nos dépenses de fonctionnement.

C'est vraiment un sujet à long terme qui répond pas immédiatement à votre question puisque votre question à vous c'est effectivement maintenant comment je fais et là cette crise pour vous hélas là je crois je crains qu'il y ait pas d'esure catégorielle pour votre situation précise. Tom P il y a une solution très simple encore une fois s'appelle le leasing social pour la voiture électrique. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que demain vous comme des centaines de milliers de français si le gouvernement le souhaite he si le gouvernement élargit leasing social vous pouvez avoir accès à une petite voiture électrique pour avoir en gros le c'est c'est en gros une R5 électrique ou plus petit que que ça en vous l'avez tout de suite vous avez pas besoin de l'acheter. Par contre vous payez un loyer qui est de le loyer c'est avoir en fonction du niveau de subvention de l'État mais en gros c'est à peu près 120 € par mois. Vous êtes prêt à aller mettre les 120 € ?

Laissez-moi finir parce que c'est important parce rien d'aller plus loin dans la démonstration si elle a même pas les 120 € en tant qu'étudiante. Chaque euro compte. En fait, c'est important parce que vous avez dit que vous payez combien d'essence ? 200 300 € par mois, c'est ça ?

Oui. Entre 200 et 3. Voilà.

Donc déjà vous payez ça chaque mois entre 200 et 300 € par mois. Là demain, vous payez plus d'essence parce que vous avez une voiture électrique. Ce que vous payez, c'est le loyer 120 €.

Électricité si vous pouvez recharger chez vous, vous serez, on pourra faire les calculs après l'émission, mais de l'ordre de 70 à 80 € par mois. Voilà. Euh donc le leasing social, c'est un vrai investissement qu'il faut.

C'est une vraie solution de pouvoir d'achat et il y a que par cette transition vers l'électrique qu'on réussira à s'en sortir. Ça vous tenterait ? Vous aviez essayé d'ailleurs d'être candidate au leasing social quand il a été lancé.

Mais alors c'est voilà, il y avait eu beaucoup d'appelés et peu d'élus en l'occurrence. Le gouvernement avait proposé de de d'ouvrir un peu plus grand les vannes. Honnêtement non, pas tellement.

J'y avais pas pensé parce que les voitures électriques, c'est pas forcément ce que je préfère. hmm avec bah la l'autonomie qui n'est pas tout le temps géniale. Puis euh après euh s'il y a plus de voitures électriques, j'imagine que l'électricité augmentera aussi par la suite.

Donc au final euh allez-y, vous pouvez lui répondre répondre. En fait en France et surtout en Normandie parce que vous êtes aussi Normande, on a plein d'électricité. Je vous donne un exemple très concret.

Nos centrales nucléaires aujourd'hui en Normandie, elle fonctionne même pas à plein régime parce qu'on a pas assez de demande d'électricité. Donc le nucléaire normand, il peut produire chaque année environ 18 TWh. L'année dernière, il a fait que 16.

Donc en fait, si jamais demain il y a des gens comme vous qui passent à l'électrique, on va consommer beaucoup moins de pétrole et ça va être très bien. On aura même pas une hausse des prix de l'électricité parce qu'en fait on a une électricité extrêmement abondante et si je vais même un peu plus loin, le coût du réseau électrique, il va même légèrement baisser parce que a priori vous allez recharger plutôt la nuit, plutôt à un moment où bah en fait on consomme peu en France. Et donc en réalité c'est une vraie solution de pouvoir d'achat.

C'est aussi une vraie politique industrielle. C'est aussi une un vrai élément de relance de l'économie. Euh je prenais l'exemple de la de la R5 électrique.

Euh mais encore une fois, il y a plein d'autres modèles hein qui sont éligibles auing social. Euh le moteur, il est fait à Cléon. Euh on reste euh encore une fois en Normandie.

Euh la batterie, elle est faite à Tinkerc euh par euh par l'entreprise Vercor et euh tout ça c'est euh c'est euh des véhicules qui sont fabriqués en Europe, fabriqués en France et qui vont aussi contribuer à l'augmentation du pouvoir d'achat euh des ouvriers de de l'industrie automobile qui eux aussi font face à une crise depuis quelques années. Alors à défaut de chaque énergie, les Français s'adaptent. les frontaliers surtout qui eux se sont rapidement adaptés en allant en Italie ou en Espagne faire le plein puisque là-bas l'essence a baissé de 20 à 30 centimes par litre.

D'autres ruent en ce moment sur le boîtier de conversion au bioéthanol. Reportage explication Stéphanie Despierre. Depuis 6 ans, ce garagiste propose de transformer sa voiture pour rouler avec de l'éthanol bien moins cher que l'essence.

Il suffit d'installer un petit boîtier sous le capot. C'est le boîtier de conversion éthanol. C'est un boîtier électronique qui récupère les données de votre voiture et ça vous permet de rouler avec de l'éthanol dans votre voiture.

C'est très important de mettre ce boîtier parce que si vous ne le mettez pas, vous risquez une casse moteur éventuellement. On peut dire que ça va entre 650 € à 1200 € dans certains cas. Pour un rouleur qui fait à peu près 12 à 15000 km par an, le boîtier est amorti en 7 8 mois.

On peut poser ce système sur toutes les voitures essences fabriquées après l'an 2000. Depuis le début de la guerre en Iran et surtout ces deux dernières semaines, Michel est assailli de demandes. En règle générale, on a à peu près 6 se demandes par semaine et là c'est quasiment ce qu'on a par jour.

Ah oui donc ça c'est dingue. À la pompe la comparaison est flagrante. 1,94 € le litre de Samplom 95 contre seulement 74 centimes le litre d'éthanol.

Alors cet automobiliste fait un plein un peu particulier. J'ai mis 10 L de d'essence et le reste je vais le mettre en en éthanol. 20 L d'éthanol.

Ce conducteur mélange les carburants car une voiture à l'éthanol consomme un peu plus qu'une 100 % essence. Mais rouler au biocarburant reste très rentable. Montant de la facture 34 € au lieu de 60 € s'il n'avait mis que de l'essence.

Il a installé un boîtier sur sa voiture bien avant l'envolée des cours du pétrole. On paye une fois 600 € mais on au bout de au bout de 10 plein c'est remboursé en vrai. Seul 1 % des automobilistes roulent à l'éthanol.

Tous les autres doivent donc trouver d'autres alternatives. Au Pays-Basque, les Français passent côté espagnol pour faire le plein. Quelques minutes d'attente, quelques kilomètres de plus pour quelques dizaines de centimes de moins qui font la différence.

À Bayon, le litre de gasol est à 2,9 centimes contre 1,73 € ici à Fontarabie en Espagne. Dans cette station, 80 à 90 % des clients sont français. On subit hein, on est obligé hein.

On est obligé. Et c'est vrai que et c'est vrai que le fait de partir en Espagne ben c'est moins cher et ben on en profite aussi hein. C'est bien faut pas se leurer.

On va avoir des augmentations veux-tu en volant hein. En France on n'est pas encore apte à baisser la TVA. De ce côté-ci des Pyrénées, le Premier ministre vient de diviser par de la TVA sur les carburants jusqu'au 30 juin.

L'écart de prix entre la France et l'Espagne est donc encore plus grand qu'en temps normal. Alors, deux choses. D'abord, ce boîtier de conversion au bioéthanol, comment ça se fait que il n séduit que 1 % des Français aujourd'hui ?

J'imagine par défaut de d'information. Oui, essentiellement. Essentiellement.

Là, on voit que l'information, elle commence à circuler parce que tous les garages qu'on a contacté créer des situations chacun chercher chercher la le moyen de continuer à rouler avec ses voitures habituelles. Mais ouais, peut-être un point le le bioéthanol, il tombe pas du ciel hein. C'est quelque chose qui est fabriqué notamment enfin c'est souvent appelé biocarburant parce que il y a des lobis qui ont bien fait leur boulot.

On devrait appeler ça des agrocarburants, hein. C'est issu de l'agriculture et ça dépend comment c'est fait. Mais dans le monde entier, une grande partie de de ces agrocarburants sont faits à partir de maïs par exemple qui sinon peuvent être utilisés pour la consommation animale ou la consommation humaine.

Donc en fait, c'est quelque chose qu'on peut pas développer à grande échelle. Ça peut avoir un intérêt dans certains domaines. C'est un intérêt notamment en réalité dans le monde actuel, ça devrait avoir un intérêt pour notre armée parce que notre armée elle roule aussi au pétrole et il faut qu'elle soit capable de défendre la liberté de la France.

Et pour ça, avoir des agrocarburants pour les militaires, c'est quelque chose c'est quelque chose d'essentiel. Mais euh les gens qui euh et c'est le cas à Bruxelles notamment euh de l'extrême droite euh qui disent queon peut faire des biocarburants pour absolument tout le monde pour ralentir le passage à l'électrique euh ben en fait on n'a pas la nourriture pour ça, sauf aff affammer le monde. Ce qui s'est passé la dernière fois aussi aux États-Unis par exemple, ils ont développé du coup les agrocarburants et notamment la consommation de maïs.

Le prix du maïs dans le monde a augmenté et à la fin bah c'est de l'inflation alimentaire pour tout le monde, pour les gens très pauvres qui arrivent pas à se nourrir mais aussi pour nous. Et donc faut pas non plus partir dans un truc une sorte de de fausse bonne solution euh où pour baisser un peu les prix du pétrole, on augmenterait le prix de la nourriture. Oui.

C'est ce qui fait qu'on trouve pas du bioéthanol non plus dans toutes les stations service. C'est pas un carburant aussi disponible en fait. Euh c'est ça.

Il y a vraiment une limitation. Euh, c'estd que aujourd'hui c'est compliqué de produire plus d'agrocarburant alors que passer à l'électrique c'est très facile. Et encore une fois, en France, on a on est capable de produire plus d'électricité qu'on en consomme.

Et donc là vraiment si on était capable de passer du pétrole à électricité, bah on aurait en fait un vrai gain économique pour le pays. Un mot Anne Sophie Alcif sur les frontaliers qu'on a vu aller faire le plein en Italie et en Espagne tout en disant bah c'est parce que chez nous ils ont pas encore baissé le prix de l'essence. Bon, c'est une mesure qui qui n'arrivera pas, on l'a compris.

D'autant que David Damiel, le ministre des comptes publics, l'a redit ce matin, toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise énergétique entraînerait une annulation d'une dépense qui était prévue à l'euro près. Et on a vu que c'est ce qui s'est passé en Italie avec l'annulation de certains crédits de l'éducation nationale pour permettre de baisser le litre d'essence de 25 centimes. Là, les mesures qui sont annoncées ce soir, c'est des mesures où on va devoir renier sur certains budgets ou ça va passer parce que c'est des mesures très ciblées qui vont concerner finalement quelques milliers de personnes.

Oui, c'est ça le paris du gouvernement, c'est que ça reste très ciblé pour que justement il y ait un impact limité sur le budget. Quand on voit la situation de l'Espagne, c'est pas du tout la nôtre heux, ils ont une situation de déficit qui est bien moindre. Exactement. aujourd'hui.

Bon, en tout cas, économiquement, c'est une forte croissance économique, c'est en effet un déficit euh donc de 3 % donc ils sont pas du tout dans la même situation budgétaire et puis l'Italie sont plus endettés que nous hein, mais c'est en excédent primaire, c'est-à-dire que par exemple quand vous regardez le déficit et vous retirez la charge de la dette, ils sont en excédent. Donc c'est vrai que cette situation différente des finances publiques font fait qu'il y a des marges de manœuvre qui sont assez différentes. Et là on l'a très bien dit he quand on a cette fameuse charge de la dette qui augmente.

Et ben là concrètement hein la charge à la dette on veut pas dire on la paye on la paye pas c'est une contrainte et bien on n pas vraiment le le choix on est obligé de payer. Donc c'est pour ça qu'en effet le but du gouvernement c'est des mesures très ciblées. Ils espèrent être dans le scénario haut où le conflit s'arrête en tout cas sur le D3 d'Ormous et de se dire bah voilà on aura un choc inflationniste et qui se restera contenu.

Après voilà, il faudra voir si c'est le cas. Je voudrais donner la parole à Fadil. Où êtes-vous Fadil ?

Bonjour. Bonsoir Fadil. Euh alors vous votre spécialité c'est les pompes à chaleur.

C'est ça. C'est ça. En fait on a un réseau d'agences euh qui fournissons en fait les installateurs.

On a plusieurs agences en France. Euh donc je suis directeur régional. Oui oui.

Bah écoutez c'est ça c'est vrai que c'est ça fait ça fait longtemps qu'on a eu le cette tendance de pompe à chaleur. Alors plus que tendance, c'est vraiment une solution qui répond un peu à qui vraiment complètement à notre volonté de transition énergétique de répondre aussi à l'électrification de masse he on est tout ça on est vraiment aligné et en fait on accompagne les installateurs dans leur projet de d'installation vraiment spécialiste génie climatique. On est vraiment réseau distribution spécialiste génie climatique et euh on propose et on accompagne les installateurs dans tous leur projets.

Donc en ce moment le téléphone il sonne beaucoup plus qu'avant. Oui. Alors on estime à on estime à 10 à 15 % euh de plus au niveau de la demande.

Après la la la la la grande problématique qu'on qu'on rencontre bien sûr je rejoins la logistique transport he parce que on on livre les machines sur les chantiers on accompagne aussi on accompagne les nouvelles réglementations qui tombent qui s'annulent qui reviennent. hein, on entend les bureaux MA Prim renov qui reviennent, les certificats d'économie d'énergie, enfin il y a tout ça. Et nous, on a notre rôle aussi de d'informer l'installateur, de dire rassurer ben le particulier pour queon l'aide à comprendre.

Mais la vraie solution en fait surtout, c'est de ne pas confronter les énergies. J'entendais tout à l'heure la voiture électrique, l'essence et cetera. Je pense enfin encore une fois, on estime nous que la pompe à chaleur est une vraie solution qui répond vraiment à les problèmes et les besoins qu'on a pour réduire la dépendance.

Mais il ne faut pas non plus confronter en disant le gaz est interdit, il faut plus faire de gaz. Vous voyez, il y a parce que le gaz répond aussi une solution. Donc l'hybridation est aussi une bonne solution.

Euh vous êtes dans le mix énergétique. Exactement. Exactement.

Mais ça ça rejoint vraiment, je pense que ce qu'on disait tout à l'heure la la volonté vraiment de de réduire une dépendance mais après on a aussi besoin de de solutions énergétique mixte solaire bois on parle de plusieurs choses mais c'est vrai que la pompe chur répond vraiment à un gros besoin. Et les clients qui vous appellent en ce moment c'est des clients qui sont au fiou par exemple fi gaz qui ve prêts maintenant à franchir le pas ben qui veulent en fait réduire complètement l'abonnement de gaz. h ils disent bah voilà, je vais économiser l'abonnement gaz en passant à la pompe à chaleur et surtout en fait c'est une solution de chauffage euh la pompe à chaleur he qu'on oublie souvent.

Donc on parle de RR R alors il y a beaucoup de mots qui circulent, on sait plus trop mais en gros coup simplement il y a deux solutions principales. La RR c'est la clime réversible qui fait du chauffage et l'aéro c'est le remplacement d'une chaudière gaz qui chauffe l'eau des radiateurs. Je le vulgarise vraiment pour qu'on comprenne aussi.

Mais mais les pompes à chaleur, ça date pas d'hier. Aujourd'hui, vous dites vous avez 10 à 15 % de d'appel en plus ou de commande. Euh si les clients ils franchissent le pas, c'est parce que dans leur tête avant de vous appeler, ils ont déjà fait le calcul que à un moment c'est un investissement aujourd'hui.

Ouais. Parce que c'est un investissement une pompe ch. Oui.

Alors, il y a deux deux types de ce que je disais tout à l'heure, nous en fait, on ne travaille pas avec le particulier directement. On travaille avec l'installateur, le professionnel qui lui va combien ça coûte quand même comment vous savez combien ça coûte quand même en fait c'est ça le sujet, c'est qu'il y a la pompe à chaleur RR où là ça va être beaucoup moindre. Ça va vraiment être le le le on va appeler ça un split et vous avez aussi la pompe à chaleur R et là ça va vraiment remplacer c'est c'est beaucoup plus mais ça c'est vraiment aidé par les aides de l'État.

R c'est ce qui fait qu'on chauffe aussi. On chauffe les radiateurs. On chauffe le radiateur avec une RO.

D'accord. Et une RR, c'est vraiment la climatisation que vous voyez, vous voyez ? Oui, c'est la clime.

La clime. Exactement. En l'occurrence, j'imagine que c'est pour Ro qu'on vous appelle surtout euh en ce moment.

Non, les deux les deux les deux parce que en fait la ce qu'on on en reparlera tout à l'heure peut-être mais la le fait d'avoir des aides qui sont instables avec ma prime renov et le certificat d'coménergie euh fait que en fait bah les gens n'osent plus acheter de leur paquéro parce que c'est très enfin c'est beaucoup plus élevé au niveau prix coût. Et donc nous en fait les gens se rapat comment ils vont se rabattre sur la pompeur RR qui est vraiment une encore une fois je le précise une solution qui répond à à une solution d'électrification de masse mais c'est vraiment ce besoin de service d'accompagnement que nous on va on va on va travailler et surtout encore une fois ça sera une chose que je parlais tout à l'heure les chèqus les certificats d'économie d'énergie ont posé votre question au é on va on va pas être rassuré sur le les ouvertures fermeture du bureau de ma prime Vous disiez tout à l'heure, les caisses étaient vides et c'est l'argent de l'État, il me semble, hein, je je pas de bêtises, ma prime rénove. Euh par contre, les sorti d'économie d'énergie, ce sont les pollueurs payeurs.

Ce sont les gens qui les entreprises qui vont qui polluent théoriquement et qui vont payer. Euh pourquoi ne pas basculer beaucoup plus vers cette solution là ? Euh et en plus, il y a une facilité de de de paiement.

Enfin, il y a plein de plein de bonnes solutions là-dessus. Alors voilà, c'est Sylvain Berrios, bah pour leur payeur, ça suppose quand même, enfin moi je je suis je comprends bien la la la question qui est qui est posée, mais pollueur payeur, c'est suppose qu'il y a un pollueur et on peut pas tout faire peser sur l'hypothèse que les pollueurs vont continuer à payer. Euh donc pourquoi ? parce qu'on se dit qu'à un moment ils arrêteront de polluer.

Non, parce queil faut faire en sorte qu'ils arrêtent de polluer. C'est donc c'est on peut pas faire reposer l'intégralité d'une politique économique ou d'une politique publique sur l'hypothèse que les pollueurs vont pouvoir continuer à payer. En revanche là, moi là je je suis complètement d'accord et c'est une absurdité et c'est même une faute de des gouvernant successif, c'est le l'absence de cohérence et l'absence de de stabilité dans le dispositif.

Euh on a euh tantôt euh accéléré, tantôt ralenti euh tantôt fermé, tantôt relancé dans des conditions différentes. Et au fond, euh moi je je vous je jeis je vous salue et je suis très admiratif de votre capacité à suivre euh à suivre les différentes réglementations et à même et à même les expliquer. Et on a, je vous rappelle qu'il y a encore quelques années, c'était le cas avec le solaire où on a tué une filière en d'abord en en l'exposant de très de façon très forte.

On l'expose la concurrence et puis du jour au lendemain, tac, on a arrêté, on a tué une filière et je pense que on gagnerait à avoir une politique de long terme euh lisible par tous. quit à l'améliorer, quitte à avoir des causes de revoyure mais pas à avoir ces stop and go qui perturb complètement les modalités économique et les modalités pour les consommateurs qui sont complètement perdus dans une situation bracabrantesque. Oui.

Enfin là-dessus, c'est vraiment ça le constat quand vous regardez les industriels ou quels que soi les tailles d'entreprise, c'est vraiment d'avoir une vision sur le long terme parce que ce sont des investissements importants et c'est assez intéressant quand on voit les témoignages, c'est toujours le coût de l'investissement. Le ce qui est bien quand vous avez justement une politique de long terme et que vous ne changez pas les réglementations et autres, c'est que forcément vous avez un aspect volume. C'est-à-dire que vous savez bah que vous allez avoir telle ou telle aide pendant tel ou tel temps de temps.

Donc vous savez que vous allez avoir telle ou telle demande et donc cette demande va avoir un impact de baisse de prix. Et donc c'est comme ça que vous allez créer un véritable marché et ensuite en effet le prix de l'investissement va baisser et donc si après le prix de l'investissement baisse, vous avez besoin d'avoir des subventions moins forte. Donc c'est pour ça que la visibilité de long terme c'est pas seulement voilà quelque chose c'est vraiment économiquement beaucoup plus efficient si vous voulez mettre en marche une stratégie notamment d'indépendance énergétique.

Je m'appellerai Carlin mais absolument. Déjà, je suis ravi de voir monsieur le député critiquer la politique de sa propre majorité. Euh mais vraiment parce qu'en fait Emmanuel Macron nous avait promis la planification, c'est un homme libre.

Absolument. Et c'est non, je je très libre. Mais c'est important, c'est important que les élus disent la vérité.

Très clairement, Emmanuel Macron a été élu en 2022 sur une des une de ses promesses, c'était la planification écologique. Pour planifier, il faut notamment une planification des investissements publics sur la durée, avoir des choses qui sont pas forcément parfaites mais qui sont au moins stables. Typiquement ma prime rénove et au lieu d'une planification, on a eu une bordélisation des investissements publics pour le climat.

Moi je parlais par exemple avec la mère de Viller Beaucage dans le Calvados. Elle voulait investir dans un réseau de de chaleur urbaine. Euh, il y avait le fond vert qui était qui était prévu pour ça.

Au moment où elle monte le dossier, elle dépose le dossier. Il y a plus d'argent pour le fond vert. Ouais.

Voilà. Donc là, faut arrêter. Pourquoi est-ce que ça se passe mieux en Espagne ?

En Espagne, il y a une politique de gauche qui est menée de manière constante depuis 2018. Ça fait du coup 8 ans que la gauche est au pouvoir en Espagne et qu' a fait une véritable politique de planification écologique. Et ça permet d'ailleurs la réindustrialisation de l'Espagne.

Là où en France, on a continué à perdre l'industrie depuis 8 ans. En Espagne, ils ont remonté, ils sont même passés devant nous alors que l'Espagne est pas un pays historiquement très industrialisé. Et ils ont fait ils ont conservé pour l'instant en tout cas leur parc nucléaire.

Ils ont investi massivement dans les énergies renouvelables. Ils ont investi aussi massivement dans les voitures électriques. Ils ont aussi aidé leurs entreprises à basculer sur pompe à chaleur, bois énergie.

Effectivement, il y a une pluralité. Il a pas un paradoxe du coup aujourd'hui à aider ceux qui roulent à l'essence de en baissant le prix du gazoile de 30 centimes par litre. Je je sais pas.

Idéologiquement, il y avait aussi ce débat à l'époque du bouclier tarifaire de se dire "Bon bah finalement les énergies fossiles en a besoin, on va vous aider." de mes c'est surtout qu'on peut pas moi je crois qu'il faut faire attention à ne pas justement idéologiser la situation parce que après on peut se renvoyer là-bas le solaire c'était à l'époque d'Hollande ensuite il y a la non planification d'Emmanuel Macron mais on peut on peut on peut faire les choses je pense que si on est sur une politique de long terme si on considère qu'on doit créer une une indépendance énergétique en France elle doit ça va être un constat partagé et qu'on doit tous y aller. Moi je me rappelle que les écologistes et la gauche avaient voulu mettre à bas le nucléaire.

Alors, on peut se jeter comme ça à l'anathème en disant vous avez commis plein de faute. Moi, je pense que si on considère que l'objectif stratégique du pays en la matière, c'est une indépendance énergétique, on doit se donner les moyens et qu'on doit être capable de transcender un certain nombre de d'idéologies pour pouvoir arriver à nos fins parce que sinon, on va se on va passer notre temps à se jeter un thème et on trouvera absolument aucune solution ni pour les routiers, ni pour les industriels, ni pour la prim ni pour notre étudiante. Il faut être capable à un moment donné de se poser et de tirer une stratégie sur le long terme qui dépasse nos clivages classiques.

Je suis d'accord. Mais du coup, disons clairement que par exemple sur la question de la voiture que l'avenir de la voiture est électrique qu'il faut garder le règlement européen qui a été adopté en 2023 qui pousse les constructeurs automobiles à passer à l'électrique 203. Ce règlement, il est en train d'être démantelé et un des acteurs qui pousse à à ce démantellement, c'est Emmanuel Macron lui-même.

Alors, j'espère que il va pouvoir apprendre de la situation actuelle. Non, vraiment il a appelé à est-ce qu'il appelait une pause réglementaire sur Horizon he par Renaissance. Ouais.

Oui. Non, bien sûr, mais je préfère le coup, ça fait partie des questions que je voulais vous poser aussi. Est-ce que l'ambition européenne en matière de transition énergétique, elle va vraiment sortir indemne de cette guerre au Moyen-Orient ?

Honnêtement, il y avait une partie de la droite qui s'alignait sur l'extrême droite depuis 12 mois euh sur les questions environnementales et là dans les débats qu'on a eu à Bruxelles cette semaine, ils se sont un peu tuus parce qu'en fait il y a encore des gens à droite qui sont capables d'avoir un raisonnement économique rationnel. C'est malheureusement plus le cas de la droite française mais c'est le cas de la droite portugaise, c'est le cas de la droite allemande, c'est c'est le cas de la droite irlandaise, c'est le cas de la droite slovaque. Et il voit que l'investissement dans l'électrique est rentable.

Si on dézoome dans le monde euh aujourd'hui, il y a plus en pourcentage de voitures neuves, il le pourcentage de voitures neuves électriques est plus important au Vietnam et en Éthiopie qu'en France. Est-ce que c'est parce que l'Éthiopie et le Vietnam sont plus riches que nous ? Bien évidemment, non.

C'est juste que c'est plus rentable économiquement là-dessus. En fait, ça fait des décennies qu'on est locataire d'un système énergétique qui appartient à l'étranger. Oui.

Parce que quand on dépend du pétrolier du gaz, les pétrole du gaz, on paye un loyer, c'est quasiment 1 milliard d'euros par semaine qu'on paye aux Saoudiens, aux Iraniens, aux Russes et aux autres. Il faut qu'on devienne propriétaire et comme dans le bâtiment, pour devenir propriétaire, faut emprunter pour devenir propriétaire. Sopie, je disais, de nombreux experts, beaucoup d'experts craent que les plans d'électrification qui sont attendus dans les prochains mois en France et en Europe euh n'accélère pas bah faute de moyens suffisant parce que on va subir cette crise assez longtemps.

Oui, c'est ça vraiment le le problème de fond, c'estàd que l'Europe et notamment la France encore une fois, ce sont des pays qui ont un modèle de consommation et de croissance qui est vraiment basé sur la demande intérieure. Et donc en effet, la facilité pour avoir un minimum de croissance, c'est en effet beaucoup plus d'avoir une politique de chèque ou une politique budgétaire accommandante et donc de sacrifier entre guillemets l'investissement. Et c'est ça un petit peu la la conclusion, on l'a vu avec la crise en 2022 hein.

Qu'est-ce qu'on a sacrifié ? la transition écologique, l'enseignement, l'innovation et la recherche et en effet la vision long terme sur les investissements d'avenir et stratégique. Alors que de l'autre côté, les États-Unis, queles que soient les déclarations des différents présidents, continuent d'investir massivement dans l'électrification, dans l'éolienne, dans le solaire et bien évidemment produisent du gaz du pétrole de Chisse parce qu'en plus derrière il y a la révolution de l'intelligence artificielle et la Chine pareil avec une politique de planification.

Donc c'est ça en fait la difficulté, c'est qu'on a vraiment chez nos concurrents une vision de l'investissement productif qui est très important. qui est sur ce qui est sur le long terme alors que bien sûr chez États-Unis, c'est pas du tout le même système. Vous le voyez dans d'autres pays he même d'Amérique du Sud ou des pays asiatiques.

Donc c'est vrai que cette le fait de ne pas avoir cette cette vision d'investissement de long terme à mon sens c'est vraiment ça qui on va dire nous tue en tout cas notre coupe de compétitivité par rapport à ces partenir voulez que je vous présente un visionnaire Réy. Où êtes-vous Réy ? Vous avez un micro.

Bonsoir Rémy. Alors Rémy, vous êtes informaticien, vous habitez à Saint-Marcel, c'est dans l'heure euh et vous vouliez être là ce soir pour nous raconter votre transition énergétique à domicile. C'est-à-dire que vous vous avez domotisé toute votre maison, vous avez installé des panneaux solaires et la hausse du gaz et du FU, bah en fait, elle passe mais très au-dessus de votre tête et de votre toit en fait.

Exactement. Exactement. Alors moi, je tiens à souligner que j'ai fait tout mon projet sans aide.

Moi je voulais pas d'aide parce que je trouve ça compliqué. J'ai l'impression. Je je ne comprends rien.

Voilà, donc j'ai fait tout mon projet. Bienvenue parmi nous. Voilà.

Donc à souligner, moi je suis pas professionnel non plus, je suis vraiment un amateur de chez amateur. Donc ben j'y suis Vous avez fait vos propres recherches. Exactement.

Ben j'y suis allé tranquillement. J'ai acheté deux panneaux solaires. Ça marche il y a longtemps ?

Il y a 6 ans. H et je me suis dit mais mon dieu mais qu'est-ce que c'est simple. Vous prenez une prise électrique, vous installez vos panneaux solaires, vous les branchez, c'est fini.

Il y a pas besoin de d'électriciens qui viennent. Il y a juste une déclaration à faire à EDF que vous avez des panneaux solaires parce que vous produisez. S'il y a une coupure, il faut faire attention.

Mais c'est c'est hyper simple. Je me suis dit mais ça paraît trop beau pour être simple trop vrai. Pour être vrai.

Exactement. Et donc j'ai continué, j'en ai installé d'autres jusqu'à aller jusqu'à 3 kg kWh, ce que j'ai le droit pas plus. Et je me suis dit mais qu'est-ce qui consomme dans ma maison ?

Donc là, j'ai commencé à faire des recherches et à regarder un petit peu qu'est-ce qui consomme. C'est le chauffau qui consomme beaucoup et le chauffage. Le chauffau simple, un petit routeur solaire, un petit routeur solaire, tout ce que vous consommez en trop, hop directement dans le chauffau pendant la journée.

Mais alors, s'il fait pas beau, vous pouvez pas prendre de douche. Pardon hein, je j'ai pas de pan. Il est un petit peu intelligent.

C'est-à-dire que s'il voit que il y a pas assez d'eau chaude, automatiquement la nuit, il s'allue un petit peu. Euh quoi d'autre ? Oui aussi le chauffage deux ados à la maison ça allume le chauffage mais ça n'éteint pas le chauffage quand ça part donc il faut être un petit peu malin.

C'est là que j'ai commencé à demotiser c'est que je me suis dit qu'est-ce qui l'objet qui ne quitte jamais le téléphone portable il y a une petite puce à l'intérieur il sort de la chambre avec le téléphone le le chauffage s'éteint automatiquement. Oh donc c'est pratique comme ça. Ils ont pas à trifouiller le thermostat qui est compliqué.

On on sait pas comment ça marche, on le met trop haut trop fort. Et donc je suis arrivé à 70 % d'économie de d'énergie. Ah oui, c'est-à-dire pour nous donner un exemple en chiffre sur vous dites 70 % d'économie mais votre facture d'énergie elle a elle a 10 € pay 300 € avec des deux adoss à la maison.

C'est 300 € par mois à peu près de fa du de facture d'électricité pardon. Et là je paye plus que 100 100 €. Ah c'est démonstration.

C'est une grosse démarche pour un investissement à la au départ de combien finalement ? Alors moi c'est un investissement. Si je devais refaire aujourd'hui tout mon équipement, j'ai calculé, ça me coûte 2000 €.

D'accord. C'est un investissement de 2000 € pour euh tout réduire cette énergie. Mais vous avez des gains sur le long terme.

Euh euh c'est c'est déjà amorti là. Ouais, c'est c'est c'est amorti et il y a d'autres projets. Par exemple, les voitures électriques, en fait, c'est une grosse batterie.

H, il faudrait peut-être demander au constructeur qu'on puisse tirer sur la batterie de notre voiture euh la nuit quand on consomme pas. Il y a les batteries aussi installées. Il y a plein de choses à faire.

Plein de choses à faire. En fait, moi ce que je retiens de vos tous vos témoignages, c'est qu'on a pas de pétrole mais on a des idées mais il faut de l'information et de la stabilité aussi sans doute et de l'énergie les carbon. Vous avez oublié de l'énergie évidemment quand même une volonté d'investir euh de façon de façon massive.

Il faut pas faire faut pas imaginer et c'est un peu le cas, c'est un peu votre cas. Vous avez d'abord investi et vous avez récupéré après. Et en fait c'est la clé de tout cet investissement productif.

C'est c'est un petit état, n'est-ce pas ? Visionnaire. La très bonne nouvelle, c'est qu'on a toutes les solutions en France pour devenir propriétaire de notre système énergétique et protéger notre pouvoir d'achat.

Faut juste avoir une vision à long terme. Voilà, ça fait du bien de se parler comme ça. Un grand merci à vous tous d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte.

Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. vous la retrouver aussi et tous les anciens numéros sur lcp.fr.

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Il recevra Naï Amchou, la ministre des outresemes. Chaque voie contrevient mardi à 19h30 et tout de suite, ne manquez surtout pas sur LCP en immersion émission spéciale élection municipale avec deux documentaires dans deux des villes clés du scrutin, Roubé et Toulon. Les candidats nous ont ouvert les portes du scrutin.

C'est avec Elsa Mondingava et c'est dans un instant. Je vous souhaite de passer une excellente soirée et je vous dis à mardi.