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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 7 juin 2023 41 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Crise du logement : les limites du plan d'Élisabeth Borne

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le logement est-il aujourd'hui un problème en France ? Quelle est la situation du mal-logement ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Vos commentaires sur les mesures du plan Borne pour le logement ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Rien n'a été annoncé sur le logement social, est-ce satisfaisant ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la transformation de logements en résidences touristiques ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La maison individuelle est-elle un modèle dépassé ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Quelles seraient les mesures prioritaires pour résoudre la crise du logement ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] les matins de France Culture guillaume Erner en février dernier le 28e rapport de la Fondation Abbé Pierre appelait le gouvernement à faire du logement une priorité lundi la première ministre Elisabeth borne a dévoilé son plan pour lutter contre la crise du logement ces mesures sont-elles suffisantes pour répondre aux enjeux du mal logement en France Bonjour christophe Robert bonjour vous êtes délégué général de la Fondation Abbé Pierre peut-être en quelques mots pouvez-vous nous dire pourquoi le logement est aujourd'hui un problème en France quel est justement la situation du mal logement dans notre pays il s'est passé plusieurs choses c'est ces dernières années c'est 10 20 30 dernières années c'est déjà devenu le premier poste de dépenses des ménages donc c'est là où on dépense le plus ça s'est inversé avec l'alimentation sur une trentaine d'années autrefois c'était l'alimentation puis le logement désormais c'est le logement oui de manière générale très importante si on prend toutes les dépenses du logement c'est le gravite autour du logement y compris les assurances par exemple vous voyez c'est à peu près 28 29 % en moyenne ce qui veut dire que c'est trois fois plus que l'alimentation oui ou un peu plus de deux fois en revanche quand on dit que c'est 28 29% en moyenne ça veut dire pour beaucoup c'est 40 50 nous on voit beaucoup de personnes aussi qui dépensent 60% de leur budget pour le logement donc ça c'est un premier élément qui est très important ensuite on a 4 millions de personnes qui sont en situation de mal logement dans le pays alors toute chose n'est pas égale par ailleurs c'est à dire que on a vu évoluer des choses positivement par exemple la qualité des logements le nombre de mètres carrés par ménage à plutôt progresser c'est 40-50 dernières années en revanche il y a un sujet qui est particulièrement préoccupant parmi les 4 millions de mal logés ce sont les personnes sans domicile fixe qui sont aujourd'hui au nombre de 330 000 alors sans domicile fixe ça peut être des sans-abris mais c'est aussi des personnes qui vivent dans l'hébergement d'urgence ou qui vivent dans des squats sur des campements et 330 000 personnes sans domicile fixe le chiffre a doublé en disant et là on a un indicateur qui est extrêmement inquiétant et ça s'explique pour plusieurs raisons mais il y en a quand même une qui est importante c'est que au cours des années 2000 on a vu augmenter considérablement les coûts au logement le prix de l'immobilier les loyers les charges avec l'exposition l'explosion des des prix et de l'énergie et si vous voulez on voit que pour tout un pan de la population c'est condition c'est coût du logement ne passe plus et donc ça renvoie les plus fragiles encore plus loin c'est à dire c'est encore plus difficile pour vous donner juste un exemple c'est qu'il y avait des logements qui étaient moyennes qualités pas très bonne qualité dans les années 90 qui servait de soupape d'amortissement et aujourd'hui il y a un autre public qui est dessus ce sont les catégories modestes c'est ça qui est important c'est à dire qu'en fait le mal le logement des uns crée des problèmes y compris pour les autres ou révèlent les problèmes des autres y compris ceux qui ne sont pas mal logés christophe Robert oui le beaucoup de choses se tiennent dans cette histoire là et c'est d'ailleurs un des éléments que l'on a pointé dans ce travail que nous avons mené autour du CNR logement c'est qu'effectivement il y a des enjeux de fluidité entre les segments du parc je vous donne juste un exemple mais comme pour beaucoup aujourd'hui seul le logement social est adapté en termes de niveau de loyer par rapport à ce qu'ils ont en poche leur portefeuille et bien les ménages ne bougent plus du logement social parce que les marches sont trop pour accéder au logement locatif privé à l'accession sociale appropriété et quand vous avez par exemple une baisse de la mobilité dans le logement social c'est autant de logements qui sont pas libérés chaque année pour apporter une réponse à ceux qui en ont besoin mais c'est très fort c'est à dire que on réduit de 60 000 par an 70 000 par an le nombre de ménages qui libèrent ces logements là donc ça a des conséquences ça a des effets dominos en quelque sorte bon donc on voit bien pourquoi tout cela fait système christophe Robert il y a donc eu des mesures annoncées par Elisabeth borne un plan du gouvernement qu'on peut résumer donc avec toute une série de mesures pour faciliter l'accès à la propriété faciliter également l'accès à la location en élargissant donc la question des cautions et puis libérer plus de fonciers parce que sans foncier bien sûr on ne peut pas construire vos commentaires sur les différents points de ce plan christophe Robert déjà dire que pendant six mois la demande du Président de la République et du ministre du Logement Olivier Klein on a travaillé avec tous les acteurs du logement pour proposer une vingtaine de chantiers donc c'est un travail de 6 mois 7 mois plus de 200 personnes en contribué vous je l'ai co-animé avec Véronique Bedag la directrice générale de Nexity France et donc on a fait un travail qui est vraiment intéressant parce que chacun c'est un peu oublié par rapport de la Whipple son secteur son identité sa culture ça montrait quand même qu'il y avait un front commun oui vous donc la Fondation Abbé Pierre et puis les promoteurs et puis plein d'autres les bailleurs sociaux l'ensemble des associations les élus les aménageurs les architectes c'est tous ces acteurs là qui se sont mobilisés pendant 6 7 mois donc il y avait de grandes attentes autour de ce que la première ministre s'est mise du logement ont annoncé alors que dire aujourd'hui bah c'est pas le grand soir il n'y a pas rien mais c'est pas le grand soir c'est pas ce qui va nous permettre de rebooster la politique du logement alors de façon positive et vous l'avez évoqué par exemple l'élargissement de la garantie visale aujourd'hui c'est à peu près 900 000 personnes qui en ont bénéficié désormais ça sera 2 millions d'ici la fin du quinquennat donc c'est cette garantie qui se substitue à ceux qui n'ont pas de garant dans leur famille dans leurs proches donc c'est une bonne nouvelle permet donc de louer tout à fait quand un propriétaire vous demande un garant bah là c'est une garantie semi-publique mais c'est financé par Action Logement donc c'est pas c'est pas l'état mais c'est c'est vraiment positif le gouvernement a aussi annoncé qu'il prolongeait le plan logement d'abord qui vise à permettre un accès direct et digne et durable au logement pour les personnes sans domicile c'est un premier plan quinquennal qui avait eu dans le premier quinquennat qui avait montré un certain nombre d'avancé réel mais il manque comment dire cette accélération cette montée en puissance de ce plan bon le gouvernement nous dit on mettre 160 millions d'euros sur la table pour les 4 ans les 5 ans du quinquennat pour faire vite nous à la Fondation Abbé Pierre on avait évalué que pour monter en puissance sur tous les territoires fermentés en puissance ce programme il fallait plutôt trois fois plus d'argent mais soit c'est quand même c'est quand même une évolution et j'espère que ça permettra beaucoup de mal loger de trouver une solution il y a aussi une volonté d'accélérer de booster comme ça a été dit le by réel solidaire qui est une façon de permettre l'accession à la propriété en dissociant le foncier du bâti c'est-à-dire vous achetez que le bâti et le foncier appartient à la collectivité à un office foncier solidaire on n'a pas les précisions sur la manière dont ça va être boosté bon en revanche il y a beaucoup de d'inquiétudes à ce stade sur les autres sujets par exemple une fois de plus le logement social est le parent pauvre de ce plan rien n'a été annoncé sur le logement social or le logement social fait l'objet d'économie sur le budget de l'État considérable depuis cinq ans alors il y a la possibilité mais je vais vous poser la question d'ailleurs pour savoir si ça vous satisfait il y a la possibilité donc d'accroître encore les facilités pour acquérir son logement social oui il faudra voir ce que ça veut dire je sais pas c'est plutôt positif ça existe déjà depuis longtemps mais la réalité du sujet c'est quoi c'est que le gouvernement voulait faire 125 000 logements sociaux par an alors c'était un objectif qui était bas en 2022 on a atteint on a atteint 95 000 logements cette année du fait des multiples raisons que l'on connaît aujourd'hui sur la baisse de la production et notamment les ponctions de l'État sur les bailleurs sociaux on va être plutôt à 80 85000 il faut peut-être rappeler en quelques mots comment fonctionnent les bailleurs sociaux c'est très cadré en fait ça existe depuis 100 ans c'est l'idée de dire l'État va permettre ces bailleurs sociaux d'emprunter un niveau très très bas à partir du livret A mais elle va avoir aussi des subventions va utiliser ses propres fonds propres va aussi avoir des subventions qui peuvent venir de collectivités locales et ils vont pendant 50 ans 80 ans louer des logements à des niveaux de loyer qui sont bloqués par l'État chaque année il fixe les niveaux ce qui s'est passé c'est que depuis 5 ans il y a eu des ponctions très très fortes sur les bailleurs sociaux du fait de souhaits de l'État pour vous donner juste un exemple en 2023 c'est une ponction de un milliards 300000 euros donc ce qui a été annoncé avant-hier soir par la première ministre administre du logement c'est vraiment très très faible par rapport à ces ponctions qu'il y a eu de la même manière le gouvernement précédent a en 2018 augmenter la TVA sur la production de logements sociaux les passer de 5,5 à 10 plus le livret A qui augmente et c'est là où les bailleurs sociaux empreintes on est dans une situation extrêmement difficile donc le gouvernement a choisi de faire des économies sur le logement social et bien c'est pas une bonne nouvelle et puis peut-être l'autre sujet qui est assez préoccupant c'est que il va falloir produire beaucoup plus de logements or on assiste à une baisse de production considérable aujourd'hui les outils il faut expliquer pourquoi c'est inéluctable pourquoi en fait depuis des années parce que c'est quelque chose d'assez ancien on ne produit pas assez de logements en France alors même que le besoin population constante le besoin de logement va croître oui c'est ça c'est à dire que en fait pourquoi ce besoin au logement l'évolution démographique démolition d'un certain nombre de logements vieillissant séparation conjugale quand on se sépare ça fait une demande de deux logements évidemment les cohabitations des enfants de chez leurs parents etc etc et alors tous les experts n'ont pas là tout à fait la même analyse mais beaucoup se sentent pour dire il faut être en capacité de produire grosso modo 450 000 logements par an et on est plutôt à 350 000 aujourd'hui donc il y a un vrai problème donc sur la position d'après ces calculs d'environ 100 000 logements en par an oui oui grosso modo en tout cas il manque de logement dans les secteurs tendus et on le voit bien il y a beaucoup de monde quand il y a un logement se libère et évidemment c'est celui qui a les meilleurs garanties qui est le premier servi donc ça crée de l'attention ça crée de la concurrence c'est un peu la lutte des places comme on le dit à la Fondation Abbé Pierre et oui parce que ce que vous désir est important et les logements ne sont pas fongibles un logement dans le sud de la France n'est pas équivalent au son équivalent dans le nord de la France qui veut dire christophe Robert que on ne peut pas donc fonctionner uniquement sur le nombre de logements il faut voir aussi leur localisation c'est là où ça ne va pas absolument et c'est là où on a eu un débat mais je crois que le CNR qui vient de se terminer en tout cas qui a rendu ses conclusions a pu mieux partager avec le gouvernement le diagnostic parce que il y avait certains acteurs qui disaient avoir en fait c'est pas la peine de construire regardez il y a plein de logements vacants mais non mais non le département où il y a le plus de logements vacance et le Cantal mais y a-t-il une grande demande ben non et donc bien sûr quand je parle de besoin en logement je parle dans les secteurs qui sont tendus les secteurs attractifs en développement économique où il y a de l'emploi là où les gens vont et là où il y a déjà une demande très très forte qui n'est pas satisfaite alors il y a eu beaucoup eu de commentaires de fait sur par exemple Airbnb sur le fait de voir des logements transformés en résidence secondaire avec des zones en tension qui sont plus encore en tension votre commentaire à ce sujet énorme problème alors pas partout mais énorme problème qu'est-ce qui se passe en fait et on parle pas de ceux qui louent quelques semaines à l'année leur propre logement c'est pas du tout le sujet je parle bien de la monter en puissance du nombre de logements qui étaient auparavant auparavant loué à l'année qui sont désormais loués sur les plateformes retirer en fait complètement et c'est devenu un business pour beaucoup je parle pas de ceux qui louent quelques semaines qu'on ne confonde pas il y a un énorme problème sur cette histoire notamment sur les zones touristiques pourquoi parce que ça réduit considérablement l'offre de logements disponible pour loger les salariés du coin les jeunes du coin qui veulent quitter le domicile parental etc etc les saisonniers par exemple il y a une énorme problème sur toute la côte ouest de la Bretagne jusqu'au pays basque et qu'est-ce qui se passe en réalité je vais vous donner deux exemples aujourd'hui celui qui loue sur les plateformes touristiques qui fait un logement touristique il y a une niche fiscale qui est un 71% qui est favorable par rapport à la location à l'année beaucoup plus favorable deuxième élément vous savez qu'il y a des contraintes qui pèsent aujourd'hui sur les propriétaires pour que leur logement les logements qui louent soient performants thermiquement et bien il n'y a pas les mêmes conditions aussi dur pour la location touristique donc il faut réformer cela c'est nouveau ça fait 10 ans que ça se développe très fortement c'est en train de partir vraiment en vrille entre guillemets et donc il faut absolument légiférer il y a une proposition on doit transpartisane qui est prête depuis plusieurs mois avec les députés renaissants à réguler ses plateformes nous attendions avant-hier que le gouvernement dise oui je suis favorable ils ont dit on va ouvrir le chantier mais ça fait déjà et ben vous supprimez fiscale qui est favorable à ces locations touristiques par rapport aux locations à l'année et puis il faut mettre les mêmes conditions de performance thermique pour que ça soit au même niveau et puis il faut permettre aux maires de pouvoir réguler intervenir sur les résidences secondaires aujourd'hui ne peuvent pas le faire avec la fiscalité par exemple il le demande je crois qu'il faut leur faire confiance ils savent qu'elle est la réalité territoriale et les besoins de leur territoire mais si le logement qui sont aujourd'hui loués par des touristes puisque finalement sur Airbnb on propose des logements à des touristes s'ils sont occupés et c'est parce qu'il y a là aussi un besoin qui n'est pas rempli alors par des hôtels par des structures touristiques mais là aussi ça signifie christophe Robert qui a une insuffisance en termes de logements construit qui soit des logements donc à destination donc touristiques de courte durée ou bien de longue durée oui oui c'est pour ça que c'est pas simple je partage votre analyse mais en même temps on peut pas offrir des conditions plus favorables à ces logements là que les logements à l'année les logements loués à l'année donc ça c'est la première chose donc il faut légiférer ensuite il faut quand même que la collectivité la puissance publique organise cette question là on peut faire des villes musées mais regardez ce qui se passe à Saint-Malo regardez ce que disent les habitants de Saint-Malo regardez ce que disent les mères le maire à Bayonne Saint-Jean-de-Luz il souffre de ça donc il y a un moment soit on dit qu'on fait des villes musées et puis tant pis mais vous savez les grandes capitales les villes très touristiques ont fini par dire non mais c'est pas possible pourquoi parce que c'est un impact considérable si vous transformez complètement votre ville à travers justement ces locations touristiques ça modifie par exemple les commerces ça modifie les équipements publics donc voilà moi j'ai rien contre le tourisme et je crois que les villes sont contentes quand elles ont une attractivité touristique mais il faut réguler il faut réguler il faut réguler les marchés il faut réguler la place de chacun dans la ville donc c'est une vraie réflexion à débattre avec les habitants de ces villes mais il faut avoir les outils pour le faire et il faut être en capacité de pouvoir les réguler et les encadrer et sur le modèle d'habitat on en reparlera dans quelques instants avec Pascal Boulanger qui est président de la Fédération des promoteurs immobiliers christophe Robert on a dit par exemple que le la maison individuelle était un modèle dépassé ou un modèle qui n'était plus soutenable et vous qui êtes délégué général de la Fondation Abbé Pierre qu'en pensez-vous moi je me méfie des des phrases ou des injonctions par rapport à ce que voudrait les gens faut faire attention à ça en revanche enfin je veux dire les aspirations à la propriété ou à la maison individuelle elles sont bien légitimes donc quand par exemple le prêt à taux zéro pour faciliter l'accession à la propriété qui a été annoncé avant-hier va être supprimé pour les maisons individuelles je pense que c'est un message qui est difficile à entendre pour beaucoup de nos concitoyens parce que ça veut dire que en plus il est fermé sur certains territoires on passe de 36 000 communes 35 000 communes qui pouvaient être éligibles en fait à 1100 communes c'est-à-dire les secteurs tendus donc on a une restriction qui a été faite sur ce prêt à taux zéro et donc ça veut dire moi j'habite là je voudrais accéder à cette maison individuelle bah je ne suis pas concerné par cette aide c'est compliqué à entendre quand même après bien sûr qu'il y a une réflexion à avoir collective à l'échelle des territoires à l'échelle du pays sur comment on densifie la ville comment on évite l'étalement urbain parce que il faut protéger la biodiversité il faut éviter l'artificialisation à outrance on sait que ça a des conséquences écologiques qui sont considérables mais on peut trouver c'est à dire que il faut accompagner les maires il faut les doter de compétences pour pouvoir avoir ces exemples par exemple qui montre qu'on peut très bien densifier y compris avec du logement individuel donc tout n'est pas égal par ailleurs et ça mérite une réflexion collective y compris à l'échelle des territoires christophe Robert délégué général de la Fondation Abbé Pierre on se retrouve dans une vingtaine de minutes vous serez rejoint par Pascal Boulanger président de la Fédération des promoteurs immobiliers on évoquera donc la question de la construction de logements qu'est-ce qui se passe pourquoi y a-t-il des goulots d'étranglement pourquoi les Français trouvent-ils difficilement à se loger souvent d'ailleurs dans des lieux où et bien ils auraient préféré ne pas être préféré être plus près des centres urbains on en reparle dans quelques minutes il est 8 heures sur France Culture 7h les matins de France Culture guillaume Erner nous allons évoquer le logement le plan borne est pour tenter de contrer le ralentissement brutal de la vente et de la construction de logements neufs mais avant tout christophe Robert une réaction à ce que vient de dire mon camarade Jean les maris sur la réforme du Revenu de Solidarité Active puisque je le rappelle vous êtes délégué général de la Fondation Abbé Pierre tout a été dit tout a été dit dans cette magnifique chronique voter j'en ai marre oui mais j'ajoute un point c'est insupportable parce que pendant ce temps là quand vous êtes déjà en difficulté que vous avez vécu des choses difficiles que vous avez eu un parcours difficile vous avez eu des problèmes de santé des problèmes familiaux des problèmes de décès bref la vie comme ça peut arriver à certains et que vous entendez ce type de discours en campagne uniquement pour des intérêts politiques vous avez l'impression d'être un poids pour la société donc oui la question c'est l'efficacité oui la question c'est l'accompagnement oui mais on peut pas jouer avec les gens comme ça et là je crois vraiment que il faut qu'on prenne conscience collectivement que notre responsabilité c'est d'aider c'est d'accompagner tout le monde et pour le retour à l'emploi de tout le monde et combien de personnes souhaiteraient pouvoir retrouver une passe dans la société lors d'unité avec l'emploi mais quand ils entendent ces discours là et bien moi je connais des gens à la fondation de Pierre nous connaissons des gens qui ne demandent même plus le RSA et qui disent vous savez moi je suis pas un point pour la société et d'ailleurs le vrai ça je le demande pas vous rendez compte les dégâts que ça peut provoquer cette protection sociale à 600 euros par mois donc il faut faire très attention avec ça il faut faire très attention aider et accompagner c'est le cas aussi dans le domaine du logement on en parlait il y a quelques instants christophe Robert et nous accueillons Pascal Boulanger bonjour Pascal Boulanger vous êtes président de la Fédération des promoteurs immobiliers j'ai demandé à Christophe Roberts qu'il pensait des mesures de la première ministre même question pour vous qui êtes promoteur qu'en pensez-vous c'est une déception c'est insuffisant ça le mérite d'exister puisque nous les professionnels ça fait longtemps qu'on demandait des États généraux ou un CNR sur le logement ça a été copiloté mon voisin Christophe et Madame Véronique Bedag président de Nexity un gros promoteur le plus gros promoteur français je sais pour les avoir rencontré déjà depuis lundi plusieurs fois c'est une déception générale c'est une déception dans les médias c'est une déception générale mais alors pourtant il y a des annonces la première ministre a notamment expliqué que le prêt à taux zéro serait prolongé qu'il y aurait des facilités pour libérer du foncier bref toute une série de choses ça ne vous suffit pas si vous parlez du prêt à taux zéro il va être prolongé oui bonne nouvelle mais on exclut les maisons individuelles on restreint fortement le nombre de communes éligibles donc est-ce que c'est une bonne nouvelle oui sur la prolongation mais on le vide de sa substance sur dans les mesures du foncier vous savez il y avait une rubrique c'était libérant du foncier moi je suis dans le métier depuis plus de 40 ans j'ai entendu ça tout le temps l'État va libérer du foncier Jean Castex premier alors Premier ministre avait dit on ne sait même pas tout ce que l'État comme foncier donc nous on avait des mesures beaucoup plus concrètes que des grandes phrases théories siennes et on est resté aux déclarations d'intérêt alors ce qu'il faut dire ou rappeler Pascal Boulanger c'est qu'il y a aujourd'hui un besoin d'environ 450 000 logements par an et la France on produit 100.000 de moins depuis des années ce qui veut dire que le déficit de logement se creuse expliquez-nous pourquoi alors que les Français veulent acheter des logements vous j'imagine que vous voulez en produire qu'est-ce qui se passe j'ai l'habitude de dire que le logement est un malade chronique simplement ce manade chronique là vient d'arriver aux urgences depuis quelques mois qu'est-ce qui se passe si on regarde je vais vous faire un plan de juriste en deux parties et quatre sous parties Grandin une crise de l'offre cette crise de l'offre on la connaît depuis mars 2020 ce n'est pas le covid ce sont les élections municipales les maires élus ont été des maires qui ont été lu sur un programme de ralentissement de la construction et les maires qui avaient un programme plutôt bâtisseur ou leurs équipes en successeur je parle de Lyon Bordeaux par exemple ont été des mers battus il s'est passé un peu moins une coulée d'encre dans les 34000 communes de France où les mers se sont dit mais attention on va restreindre l'acte de construire sinon on va être remercié et ce n'est pas une tendance j'entends souvent écologiste gauche droite non c'est une tendance des mers de dire mais de toute façon la population n'en veut plus moi le maire je n'ai plus d'intérêt agir j'ai plus de taxe d'habitation je n'ai les ennuis quand je construis donc je ne signe beaucoup de permis de construire alors c'est important ce que vous venez de dire ça veut dire que concrètement quand vous êtes promoteur vous avez des difficultés pour obtenir des permis de construire ah bah ça va plus loin que ça les PLU qui ont été votés dernièrement que tu es déjà plus restricteur restrictif pardon que leur prédécesseurs qui étaient les postes les préoccupations des sols et c'est même plu déjà plus restrictif on sait qu'ils sont utilisés qu'à 65% de leur capacités donc si demain je viens vous voir que vous vendez un terrain je vous dis à priori on peut faire sans logement je sais qu'au final on pourra en faire que 65 c'est une moyenne nationale donc là déjà c'est un vrai problème on gaspille de la constructibilité on nous parle du zinc mais dans les villes on peut monter on gaspille de la constructibilité ensuite le deuxième point si je quitte le sujet des mères on a eu une flambée des coûts de construction qui a fait que une opération sur 5 ne pouvait plus sortir on avait des prix de revient supérieur au prix de vente et dans ces cas là on n'a pas intérêt à la sortir ça vient d'où ça vient de alors ça se calme un peu c'est un sujet qui est plutôt derrière nous mais qui est encore un peu d'actualité ça vient de cette flambée de la guerre en Ukraine savait commencer un peu avec le blocage du canal de Suez vous vous rappelez il fallait attendre pour avoir des matériaux on se battait on enlève plutôt mon chantier que le chantier du voisin c'était vraiment ça donc forcément ça fait monter un peu les prix c'est plutôt calmé et ça a l'air d'être plutôt derrière nous mais c'est encore d'actualité et puis ensuite on a vu arriver fin d'année fin novembre début décembre avec la hausse des taux d'intérêt un arrêt total de la demande et la demande qui était arrêt brutal pas total mais le peu de demande que nous avions on a eu un taux de désistement après qui est passé de 13 à 51%. alors j'ai entendu dire effectivement que ce taux de renonciation était tellement élevé d'ailleurs que certains promoteurs ne comprenaient pas bien d'où il venait alors il y a la part qui vient donc de ces crédits mais pas uniquement moi j'appelle ça les désistements psychologiques quand vous vendez un appartement vos collaborateurs au service vendent un appartement le vendredi et que le mardi matin vous avez déjà recommandé puisque un délai de 10 jours de désistement on n'a pas le temps d'avoir un refus de prêt c'est le fameux déjeuner du dimanche midi ou du samedi soir chez des amis ou en famille a-t-on acheté ah bon pourquoi tu sais tout ce qui se passe et les gens résilient le dans les trois quatre jours il nous demande la nullité de l'aventure c'est parfaitement légal alors que pour défendre un peu notre métier c'est vraiment un bon moment pour acheter les prix ne vont pas baisser parce que nous on a un prix technique on a des taux d'intérêt on n'arrête pas de lire des articles qui expliquent le prix de l'immobilier baisse il va baisser faut pas mélanger deux choses dans l'ancien dans l'ancien vous avez un prix d'offre de demande effectivement comme aujourd'hui il y a plus beaucoup de demandes et commencer à avoir une surf par rapport à le monde c'était pile l'inversion mais c'est comme ça les marchés sont comme ça dans l'ancien les prix risquent effectivement et on le voit d'avoir un petit réajustement mais dans le neuf si on prend 2022 alors que c'était une très mauvaise année déjà dans le 9 on est l'augmentation des prix de 5,5% en moyenne pour être plus clair avec vous un et demi environ en région parisienne et un petit peu un petit peu moins de 7 en province donc nous c'est un prix technique on n'a pas de variables d'ajustement donc aujourd'hui oui on est dans une dans une impasse et quand je vous dis que c'était le bon moment d'acheter on emprunte toujours à des taux nettement inférieur à l'inflation et c'est rare ça on enfin aux alentours de 3 et demi aujourd'hui peut-être que ça montera à 4 on a on est tous d'accord ce qu'on lit pour avoir une inflation qui sera aux alentours de 6 donc ça ça reste un bon moment d'acheter Pascal Boulanger et ça veut dire que donc si cette tendance persiste il va y avoir à nouveau un déficit de logement en France de logement neuf en l'occurrence vous pensez qu'on va terminer l'année avec combien de logements construit oh le chiffre qui circule en ce moment chez nous les professionnels on se dit on est peut-être pas sûr d'atteindre des 300 000 ce qui veut dire en fait un déficit pour cette année de 150 millions et Christophe on en a déjà échangé christophe Robert un commentaire oui ben on disait tout à l'heure qu'il y avait déjà un déficit depuis longtemps de production donc ce faut bien avoir en tête que quand on dit depuis des années on construit 100 000 logements de moins que la demande globale ça s'accumule pendant 10 ans ça fait un million de logements en moins donc les tensions les concurrences les incapacités à pouvoir répondre à tous les besoins dans les secteurs tendus sont très importants et ce qui s'est passé dans ce qui vient d'être dit c'est qu'en fait on avait déjà cette tendance là c'est à dire quand on regarde depuis le début du quinquennat le premier quinquennat d'Emmanuel Macron il y a une baisse de la production or Emmanuel Macron voulait faire un choc de l'offre pour faire baisser les prix c'était ça stratégie c'était quasiment ce qui avait été avec la politique du logement d'abord ce qui est bien ce qui avait été annoncé comme stratégie on va construire pour faire baisser les prix en fait on a réduit et là il y a une deuxième lame qui vient d'arriver augmentation des coûts d'énergie augmentation des crédits augmentation des coûts de construction et ça c'est très difficile et il y avait un point qu'on a proposé autour du CNR avec tous les acteurs qui se sont mobilisés c'était la maîtrise du foncier tout le monde était d'accord même les acteurs économiques c'est assez nouveau de dire aussi pousser les mères ça a été dit à l'instant par Monsieur boulanger à construire au niveau du PLU parce que c'est du gâchis autrement autrement il y a l'étalement urbain dont on parlait tout à l'heure donc on disait il y a plusieurs moyens de faire on a proposé beaucoup de choses sur le sujet des slogans sur reconstruire la ville sur la ville oui de maîtriser local ça n'est pas ce que mais semblait dire Pascal Boulanger il avait tendance à diriger que le foncier était très peu libéré par les mers et la construction militaire il est très important chez les particuliers on trouve des fonciers des temps si vous n'avez pas les permis de construire là c'est pas un problème de foncier c'est un problème d'autorisation de construire alors nous on avait proposé au CNR ça malheureusement pas été retenu de faire une aide aux mères bâtisseurs c'est-à-dire que on prenait par exemple en moyenne de ce qu'une ville avait produit sur les cinq dernières années on prenait une moyenne annuelle et admettons qu'on trouve dit n'importe quoi 200 logements une ville a produit on sait que sa vitesse de croisière c'est une production de son logement par an et on disait jusque 200 logements par an on ne fait rien on va pas créer des faits d'aubaines on ne fait rien mais à partir du 2001 par exemple et si Bersi accepté de laisser une partie de la TVA à la ville c'était gagnant-gagnant merci une pierre pas piquer sur ce qui est déjà fait c'est sur le plus on augmente l'assiette ça n'a pas été retenu nous les maires nous disent j'ai plus d'arguments pour signer un permis de construire Pascal Boulanger il y a eu aussi une critique adressée à un certain nombre de dispositifs des dispositifs qui donnent des avantages fiscaux aux acquéreurs mais on explique que bon ces dispositifs ont profité au promoteur c'est normal c'est votre métier mais non pas profiter au parc du logement parce que on disait tout à l'heure les logements ça n'est pas un bien fongible c'est à dire un logement Albi ça n'est pas la même chose qu'un logement à Thonon-les-Bains il y a trop de logements à Albi et pas assez à Thonon-les-Bains ce n'est pas le Pinel qui va rééquilibrer le Pinel c'est l'un de ces dispositifs fiscal qui est censé encourager la construction je m'inscris en faux par rapport à ce que vous venez de dire depuis 1986 il y a des dispositifs fiscaux alors je vais pas vous donner les noms mais rapidement il y a eu du manurri du Cellier du bord l'eau du derobien j'en oublie plein plein du flow finalement à chaque fois depuis 86 ans on nous dit ça sert à rien donc chaque gouvernement on y va ça sert à rien on dit ça soutient votre secteur l'immobilier mais ça ne crée pas un parc de logement écoutez moi j'étais il y a une semaine à cette heure-ci avec Monsieur Bruno Le Maire qui m'a dit ça fait preuve de son inefficacité ça ne sert à rien donc c'est si on nous dit ça simplement à chaque fois donc un gouvernement est tenté et tenter de supprimer le dispositif et six mois après le ministère du Logement nous appelle en mode un peu panique en disant qu'est-ce qui se passe et ouvre encore plus fort les vannes nous on proposait on proposait un dispositif pérenne on arrête tout ça et on met un vrai statut du bailleur professionnel privé particulier n'hésitez sur le mot où il pouvait déduire des anamortissements du bien etc mais c'est vrai des avantages fiscaux ou des avantages fiscaux oui vous savez l'immobilier c'est quand même taxé fortement donc beaucoup d'investisseurs me disent aussi c'est quelque chose dont on parle plus mais ce qui a fait beaucoup de mal aussi à l'immobilier quand Monsieur Emmanuel Macron a supprimé l'ISF c'était une bonne mauvaise web il l'a fait mais il l'a pas fait pour les filles il a laissé l'impôt sur l'immobilier et beaucoup de gens se retirent de ce monde là en disant je préfère avoir des liquidités donc ça rentre pas dans le logement ça a pénalisé encore le logement qu'on pense la Fondation Abbé Pierre on a un problème quand même avec le gouvernement là sur la politique du logement parce que vous savez on peut discuter on va au bout de la question parce qu'il faut mieux partager les richesses les enjeux écologiques les enjeux de solidarité de santé de route de sécurité sont tellement importants si on réduit comme peau de chaga les ressources de la puissance publique on va pas s'en sortir non ce qui est assez intéressant dans cette histoire c'est qu'en fait et un grand journal à titré sur le sujet hier matin c'est qu'en fait ils ont fait les comptes de la sortie du CNR et ça pourrait 2 milliards d'économies du gouvernement sur la politique du logement et je voudrais dire une chose on peut discuter de tout on peut parler de tout sur la manière d'allouer les ressources de l'État mais c'est pas pareil de dire on fait une ponction sur le HLM de 1 milliard 3 par an on coupe 2 milliards d'euros sur des dispositifs qu'on aurait pu faire évoluer il y avait des propositions dans le CNR pour faire autre chose mais en fait pas autre chose on coupe et ça c'est pas comme ça qu'on fait une politique du logement pour le reste on peut discuter est-ce qu'il faut des contreparties sociales environnementales au dispositif de soutien à la construction par exemple à dispositif final avec comme vertu de plafonner les loyers et plafonner les conditions ressources du locataire c'était on va dire le mot à la mode un peu du logement intermédiaire ça développait on a cru longtemps que ça fait majorer les prix c'est totalement faux on vend dans la même résidence des biens des propriétaires occupants campinels donc nous on sait pas au départ si vous venez m'acheter pour une résidence principale pour loger vos enfants pour faire un Pinet donc tout ce que j'entends était un peu fou là-dessus j'en ai marre vous connaissez tous les deux le contexte financier et le contexte politique l'état vous dit vous redis vous citer Bercy à l'instant la politique du logement coûte trop cher à la collectivité c'est ça la musique aujourd'hui qui s'est installé qu'est-ce qui est vrai là dedans pour vous ce qui est vrai c'est que ça est-ce qu'on paye trop pour un résultat trop faible ce qui veut c'est que ça rapporte 90 milliards et ça coûte 38 40 et tout le monde est unanime sur ce chiffre donc voilà je voudrais pas merci et d'accord sur les chiffres de dire ça rapporte 90 mais ça coûte 40 et ça devrait coûter la table charger des comptes publics à quelques semaines disait encore la politique du logement nous coûte trop cher pour un résultat trop faible oui mais ça n'empêche pas que c'est bénéficiaire quand même énormément mais vous avez raison mais d'ailleurs ils l'ont Christophe le gouvernement l'a fait on est passé de 2,2 % du PIB à 1,5 c'est à dire qu'on a perdu 15 milliards d'euros sur le logement dans le précédent quinquennat sauf qu'encore une fois deux choses c'est vraiment de la baisse aveugle c'est à dire on dit on verra bien on laissera faire le marché mais maintenant si on considère tous les impacts du logement sur la santé sur l'éducation les impacts environnementaux on n'a pas parlé et je pense qu'il y aura quand même des avancées avec le CNR sur la rénovation thermique des logements les impacts bien sûr sur les personnes sans domicile des impactent sur la mobilité dans l'emploi bref tout ce que recouvre la question du logement ben là on le regarde plus de la point de vue seulement technique en disant ce secteur coûte trop cher pour une unification avérée d'ailleurs je suis pas du tout sûr que ça soit inefficace on propose pas une au passage une politique alternative mais on pourra pas faire plus de logements sociaux avec moins de ressources on pourra pas aider nos concitoyens à payer moins la facture par exemple avec les APL dont la portée a beaucoup baissé avec ce quinquennat donc c'est un choix de société et évidemment nous on s'inscrit vraiment en faut dans cette logique justement je m'étonne Pascal Boulanger vous êtes président de la Fédération des promoteurs immobiliers il est 8h30 et on n'a pas encore évoqué les questions environnementales et leur renchérissement des coûts parce que les promoteurs expliquent que l'isolation thermique les nouvelles normes on vient de parler par exemple de la suppression des chaudières à gaz tout cela ça va renchérir les coûts déjà c'est amusant parce que il y a 20 ans nous dit il faut mettre du gaz partout il faut surtout mettre de l'électricité bon aujourd'hui on nous dit l'inverse bon on a le droit de changer ça renchérit les coûts vous savez les entreprises c'est pas facile de s'adapter quand vous vous êtes vous travaillez un projet demain on travaille un projet tout électrique et on nous dit il faut mettre du gaz et c'est pas comme c'est très complexe de changer pour laisser coûter nous on doit tout remettre à la poubelle et là on va dire peut-être un peu l'inverse c'est vraiment on voudrait une stabilité c'est une stabilité fiscale une stabilité des mesures de succession par exemple sur le droit de succession également tout ça change trop souvent sur la maison individuelle là aussi on l'a évoqué il y a quelques instants votre point de vue en tant que président de la Fédération des promoteurs immobiliers c'est un type de logement qui est pléb par les Français est-ce que aujourd'hui les constructeurs de maisons individuelles ont des problèmes spécifiques est-ce qu'ils réussissent à proposer des biens assez ménages qui veulent être logés de cette manière là est-ce que ce n'est pas la mort programmée de la maison individuelle quand on la sort du prêt à taux zéro quand on fait le zéro artificialisation net est-ce qu'on n'a pas programmé la mort de la maison individuelle sous prétexte de pas étaler il y a des lotissements qui peuvent être très vertueux les Français étaient il y a 30 ans demandeurs de très grands terrains parce que c'était la mode avoir 1000 ou 1500 m² à la campagne aujourd'hui ils préfèrent se rapprocher d'avoir 400 mètres carrés ou 500 m², c'est très bien non plus le courage aussi vous avez raison mais aussi une question de mode de dire je n'ai pas envie de passer tout le monde au samedi et tout le monde dimanche entretien le jardin il y a aussi ça donc on peut revoir les individuel vous savez l'état aujourd'hui je trouve qu'il est vraiment dans la norme il est vraiment dans dans les injonctions alors je comprends toutes ces volontés écologiques mais on est là aussi un peu pour le bonheur des Français et quand on prive le français d'une maison individuelle aujourd'hui ça devient plus à la mode d'avoir une résidence secondaire on l'entend bien on est chahuter là-dessus pourtant c'est le projet de beaucoup de Français il faut pas oublier aussi le bonheur parce que le bonheur ça permet aussi une activité et j'entends on est beaucoup dans la punition christophe Robert est en conclusion qu'est-ce qu'il faudrait faire aujourd'hui pour permettre à ce logement qui a des conséquences multiples on l'a dit mais on ne le répète jamais assez et le logement c'est systémique c'est l'éducation des enfants le lieu où ils sont scolarisés la mixité sociale la manière dont les Français vivent ensemble ou pas bref qu'est-ce qu'il faudrait faire et le premier poste de dépenses déménage il revient quand même le prendre justement à la mesure de tous ces enjeux et c'est aussi un des principales émetteurs de gaz à effet de serre donc des enjeux écologiques considérables le prendre à cette juste mesure parce que moi ça fait quand même maintenant et à la Fondation avec Pierre longtemps que on publie des analyses le rapport annuel etc on voit bien que souvent il est réduit à une question technique ouais une question financière si on ne prend pas la mesure de tout ce que ça provoque sur la vie de la cité la vie la société sur le quotidien de tout un chacun on en fait une affaire technique et on discute du bout de gras on discute de la manière de faire mais ça on saura faire il y a toutes les compétences dans ce pays pour agir pour trouver les bonnes solutions pour à la fois densifier la ville et éviter l'étalement urbain et atteindre en 2050 le zéro artificialisation nette qui peut être compensé à un faux aussi relativiser mais du coup d'un point de vue politique ça peut pas être que le ministre du Logement qui gère cette affaire là il faut qu'on passe au dessus il faut qu'il y ait une commande il faut qu'il y ait une vision politique une vision de l'aménagement urbain que voulons-nous de notre ville quelle place de tout un chacun et je pense que il y a deux registres il y a le registre de la solidarité il y a de la registre du soutien pour pouvoir faire une ville qui soit durable qui soit vivable qui soit agréable et ça on peut faire mais c'est difficile de demander à tous les acteurs de se mobiliser comme on l'aurait voulu à l'issue de ces CNR sur leur dit mais oui en même temps on va réduire considérablement le budget du logement difficile de dire on a une grande politique mais on va couper et je crois que là il y a une erreur de diagnostic qui a une erreur de politique Pascal Boulanger est là aussi que veut la Fédération des promoteurs immobiliers en matière de logement donc ces annonces vous l'avez dit vous ont déçus qu'est-ce que vous attendez maintenant quels autres nous voudriez vous les dire une aide Homer bâtisseurs qui ne coûte rien nous voulions un électrochoc il y avait une mesure que nous avons portée et le problème du CNR provient un petit point derrière c'est qu'il a été fait une période où il y a le début vous n'y avez pas de crise de la demande avec une crise de l'offre et ça évolue le CNR au fur et à mesure parce que la crise de la demande est arrivée après nous ce qu'on voulait on a porté un projet qui semblait plaire j'ai vu pas mal de ministres qui qui avait un petit peu adhéré à cette idée et là aujourd'hui elle a été rejetée c'était une exonération de droit de succession ça pouvait être plafonné pour tout logement neuf acheter pendant une période très courte il fallait que ces logements neuf soient vertueux mais ça c'est le cas il fallait qu'il soit à titre d'habitation principale de l'occupant soit le locataire sur le propriétaire l'avantage c'est que ça en est tout de suite 20% à Bercy et que les droits de succession c'est dans 25 ou 30 ans de se cachette donc on est proposé cette mesure elle a même pas été votée par Monsieur le Maire qui m'a dit directement alors que Monsieur Attal semblé vouloir la porter merci Pascal Boulanger je rappelle que vous êtes président de la Fédération des promoteurs immobiliers merci à Christophe Robert délégué général de la Fondation Abbé Pierre dans quelques secondes le point sur l'actualité