Le Pen défie Macron - Les questions SMS #cdanslair 26.04.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03RelanceRéponse partielle
Le Macron bashing ne va-t-il pas faire gagner Le Pen ?
- 0:33OuverteRéponse partielle
Ne faudra-t-il pas que M. Macron soit plus agressif ?
- 0:37FerméeRéponse partielle
Agressif par rapport à Marine Le Pen ?
- 1:02OuverteRéponse partielle
Le débat du 3 mai ne sera pas tendre entre les deux ?
- 1:10OuverteRéponse partielle
Marine Le Pen va-t-elle réussir à installer le thème riches contre pauvres ?
- 2:19OuverteRéponse partielle
Où en sont les affaires de Marine Le Pen et du FN avec la justice ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10InvitéFait
« Emmanuel Macron a commis dimanche soir une erreur de communication en ayant l'air de fêter prématurément la victoire. »
- 2:41PrésentateurFait
« Cette immunité parlementaire ne peut être levée que lors d'une session plénière du Parlement européen. Il n'y en a pas avant le 7 mai. »
Temps de parole
- Invité37 %
- Invité 218 %
- Locuteur non identifié15 %
- Locuteur non identifié 215 %
- Présentateur14 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous vouliez prendre la parole ? Eh bien je vais vous la donner. Le Macron bashing ne va-t-il pas faire gagner Le Pen ? Est-ce qu'on est dans le Macron bashing déjà ? Non, je n'ai pas le sentiment qu'on soit dans le Macron bashing. Je pense qu'Emmanuel Macron a commis dimanche soir une erreur de communication en ayant l'air de fêter prématurément la victoire. Il n'est pas très fréquent qu'une équipe de foot arrose ça à la mi-temps, même si elle mène 3-0. Donc je pense qu'ils en ont tiré les conséquences. Et on l'a vu aujourd'hui, il a roué les bras de chemise et il est allé. Ne faudra-t-il pas que M. Macron soit plus agressif ?
Agressif par rapport à Marine Le Pen ? Offensif ? Offensif, à mon avis, c'est par rapport à Marine Le Pen. Oui, sans doute. Il l'a été quand même dans les débats télé, et comme disait Claude Vaille aussi, vis-à-vis d'un électorat qui ne lui est pas forcément acquis, dans un territoire hostile, bien qu'il en soit originaire. Il va quand même au contact, comme on dit. Donc il prend des risques.
Oui, je pense que le débat du télévisé du 3 mai ne sera pas tendre entre les deux. Entre les deux, oui.
La question, c'est pour moi, on peut dire un mot du débat. La question, c'est de savoir si Marine Le Pen va réussir à l'installer sur le thème que nous avons évoqué tout au long d'émissions riches contre pauvres, ou pauvres contre riches, ou s'il y a l'autre volet du Le Penisme dont on n'a pas du tout parlé. Et c'est pour ça que je voulais... Jean-Fourquet disait, on n'est plus dans la génération mai 68, dans la génération SOS racisme. Ça, ça me paraît très important. La donnée fondamentale du lepénisme, c'est la façon dont il articule l'insécurité économique avec l'insécurité identitaire ou l'insécurité ethnique. Et cela aussi, on le retrouve dans les jeunes générations.
Et ça, en effet, c'est tout à fait nouveau. Mais lorsqu'on se reporte au sondage, y compris les vôtres, on est quand même très très frappé que lorsqu'on demande aux gens pourquoi vous avez voté machin-machine, pourquoi est-ce que vous avez voté Macron au premier tour, je crois me souvenir que l'item qui arrive en tête, c'est pour le dynamisme économique ou pour la création. Alors que quand on demande aux électeurs de Marine Le Pen, pourquoi est-ce que vous avez voté Marine Le Pen, c'est un, l'immigration, deux, terrorisme, trois, insécurité. C'est-à-dire qu'on est quand même sur le patrimoine très très traditionnel du Front National, le même que son père.
Où en sont les affaires de Marine Le Pen et du FN avec la justice ?
Je crois que le Parlement européen est saisi du demande de lever l'immunité parlementaire de Marine Le Pen dans l'histoire des assistants. Mais il n'y a pas, il faut, cette immunité parlementaire ne peut être levée que lors d'une session plénière du Parlement européen. Il n'y en a pas avant le 7 mai. Donc je ne pense pas que ça puisse aboutir avant le 7 mai.
Ça ne pèsera pas sur l'entre-deux-tours, c'était sans doute le sens.
Non, c'est très difficile de savoir s'ils se posent eux-mêmes beaucoup la question. Est-ce que finalement les affaires n'ont pas joué un peu dans la baisse de son score, finalement, le dimanche dernier ? Ça n'est pas impossible.
Je ne me reconnais dans aucun des deux finalistes. À qui profiterait l'abstention ? Jean-Bourquet.
Qui profiterait l'abstention ? On l'a dit tout à l'heure, même, il faudrait qu'il y ait une abstention colossale pour que Marine Le Pen espère pouvoir atteindre la barre des 50%. Si je peux me permettre, l'abstention, si l'abstention est élevée, ça veut dire quand même que la personne qui est élue a moins de légitimité. Donc ça a quand même des conséquences politiques significatives. Sur la suite.
Comment un candidat peut-il empêcher une entreprise, qui plus est étrangère, de changer de pays pour faire plus de marge ?
Non, mais là, c'est toute une politique industrielle qu'il faut mettre en place. Parce que nous avons parlé tout à l'heure de l'idéologie de la métropolisation, mais il y a eu l'idéologie selon laquelle la France n'avait plus besoin d'industrie. Et donc, on n'a pas mis en place une politique industrielle. Et donc, on a vu s'effondrer, effectivement, nos industries. Et comme parallèlement, on a pris un certain nombre de mesures qui font que l'épargne ne va pas vers l'industrie, mais beaucoup plus vers l'immobilier ou vers le financement des dettes de l'État, eh bien, on est dans la nasse aujourd'hui.
Et donc, il faudrait au moins, je dirais, que les candidats affichent la volonté et expliquent que la France a un avenir industriel. Et d'ailleurs, que sans industrie, la France n'a pas d'avenir économique.
Parce que ça fait partie des bases de l'économie. Juste une incidente pour prolonger, l'Espagne avait son Nord-Pas-de-Calais. L'industrie traditionnelle, la sidérurgie, etc. C'était le Pays Basque. Le Pays Basque a réussi sa reconversion industrielle. Il s'est dirigé vers des économies modernes, de dynamique, des économies de croissance. Aujourd'hui, c'est la région d'Espagne qui a le plus faible taux de chômage. Lorsque l'on dit « pas une voix pour l'EFN » sans pour autant appeler à voter Macron, ne favorise-t-on pas l'abstention et donc la victoire de Marine Le Pen ?
D'abord, les consignes de vote ne sont pas forcément suivies par les électeurs. C'est vrai que j'imagine que la personne qui pose la question pense notamment à ce qui se passe autour de Jean-Luc Mélenchon, qui ne s'est pas précipité, qui ne dit rien, qui ne donne pas de consignes de vote. Est-ce qu'arithmétiquement, Marine Le Pen, tout dépend de l'ampleur, j'imagine ?
On avance sur une autre question. Quel est le pourcentage de Français favorable à la sortie de la France, de l'euro et de l'Europe ?
De l'euro, on est aux alentours de 20 à 30% selon les moments. Quand il y a des tensions monétaires importantes ou des pics de crise économique, la propension des Français à vouloir sortir qui se rétracte très fortement. Donc ça demeure toujours très très minoritaire et c'est un des obstacles majeurs à la progression ou à la victoire éventuelle de Marine Le Pen. C'est que cette mesure qui est très identifiée agit comme un repoussoir.
Ce sera peut-être un débat interne au Front National si Marine Le Pen ne gagne pas l'élection présidence.
L'attitude à avoir vis-à-vis de la sortie de l'euro et de l'Europe. Sans faire de promesses, Macron ne devrait-il pas expliquer quel levier il utilisera pour aider la France d'en bas, Claude Veil ? Il y a eu, dans tout son discours, c'est vrai que ça n'est pas très concret, l'idée qu'il faut à la fois aider les gagnants à gagner et être attentif à assister les autres. C'est une idéologie qui est proche de celle du care un peu. C'est-à-dire qu'il y a une dimension d'accompagnement. Notamment, il compte beaucoup sur la formation. C'est ce qu'il a expliqué cet après-midi aux gens de Whirlpool, qui étaient un tout petit peu incrédules.
Mais il a dit qu'on dépense 42 milliards par an, si c'est ma belle. C'est bon pour la formation professionnelle. L'argent ne va pas au bon endroit, au lieu de former les chômeurs, etc. Le système n'est pas efficace, je vais le simplifier, raccourcir les circuits. Ça ne se fera pas d'ici dimanche prochain. Mais c'est vrai qu'il y a évidemment là un chantier énorme. Et en même temps, c'est vrai, parmi les populations frappées, une incrédulité, toujours, quand on leur parle de se reformer, parce qu'ils voient bien qu'autour d'eux, il n'y a pas beaucoup de boulot. Donc, nous former...
Surtout s'ils ont passé 50 ans.
L'autre problème, si vous voulez, c'est qu'il faut comprendre qu'il ne faut pas prendre que des mesures macroéconomiques. Il faut aussi permettre aux territoires d'innover. Or, les dernières lois qui ont été votées, que ce soit par la droite ou par la gauche, sont extrêmement négatives en la matière.
Est-ce bien raisonnable, de la part de ces deux candidats, de se faire mousser sur le dos de futurs chômeurs ? Est-ce qu'on peut parler d'instrumentalisation ? Ce sera sans doute le sujet dans les jours qui viennent. Vous voulez intervenir ? Non, non.
Non, non, alors ? Non, mais je disais tout à l'heure, c'est-à-dire, dans toutes les campagnes, à la fois, on a à la fin des candidats qui vont sur des piquets de grève.
Il y a toujours le risque d'être critiqués.
Et en général, les usines ferment après. Et s'ils n'y vont pas, on le leur reproche.
Bon, allez, c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain, 17h50, pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite. C'est à vous. Belle soirée sur France 5.