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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 mars 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Manon Aubry est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les irrégularités signalées à Marseille ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La France insoumise est-elle vraiment un grand vainqueur de ce scrutin ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Les violences et propos antisémites attribués à LFI sont-ils une cabale médiatique ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Les alliances avec le PS sont-elles justifiées face au péril fasciste ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    La fusion à Paris entre droite et centre est-elle une surprise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Manon AubryChiffre
    « Nous faisons notre entrée en masse dans des centaines de conseils municipaux où nous n'étions pas représentés jusqu'alors. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Manon Auronsoir. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info. Vous êtes eurodéputé LFI dont on dit beaucoup depuis hier soir que vous êtes l'un des grands vainqueurs de ce premier tour des élections municipales.

Vous allez nous dire dans un instant ce que vous en pensez. D'abord Louis Aug, la cellule vrai ou faux France info. Bonsoir Louis.

Vous revenez euh sur euh des irrégularités qui auraient été pointées, enfin qui ont été pointées par certains candidats hier lors du scrutin à Marseille et on va essayer avec vous ce soir de démêler le vrai du faux. Exactement. Et d'abord on va on va écouter le le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu.

Il était ce matin chez nos confrères d' RTL et justement il a parlé de ses irrégularités à Marseille. Il y a eu, nous avons vu, je crois, plus de 700 inscriptions qui posaient questions à Marseille dont une dame qui avait 120 ans, ça en faisait la doyenne de l'humanité, mais elle n'existe pas, qui aurait pu voter. Donc, voyez, on a noté quand même des des choses irrégulières.

Voilà, vous avez entendu Sébastien Chenu, une électrice de 120 ans. Alors, on va le préciser tout de suite. Aucune femme de 120 ans n'a voté à Marseille hier, mais il y a une part de vraie quand même dans ce que dit Sébastien Chenu, c'est qu'une femme née en 1905 a bien été inscrite sur la liste électorale.

Alors, comment c'est possible ? En fait, c'est tout simplement l'INC qui euh fait le répertoire d'une ville et qui va servir ensuite à créer ses listes électorales. Sauf que parfois l'INC bah met tout simplement du temps avant d'être informé de certains décès.

C'est ce que nous a expliqué la la mairie de Marseille aujourd'hui. Si l'INC n'a pas connaissance du décès comme par exemple en cas de décès à l'étranger, elle peut pas procéder à la radiation des listes électorales. Donc ici, en gros, il s'agit pas d'une d'une fraude volontaire qui aurait essayé de faire voter une personne décédée. la liste électorale qui a tout simplement pas été actualisée, pas mise à jour, pas de quoi crier à la fraude.

On a entendu aussi le candidat du RN Franck Alisio à Marseille parler d'irrégularité sur les les bulletins à son nom. Exactement. L'équipe de campagne du candidat RN signale des bulletins de la liste Alissio présentant des marques de type coup de cutur pour les rendre nuls tout simplement.

Alors, on a contacté les équipes de Franck Alisio pour en savoir un petit peu plus sur cette histoire et il nous explique que ce se serait passé dans un bureau de vote assez tôt dans la journée. Un bureau de vote où il n'y avait pas d'assesseurs RN. Ce sont des électeurs qui auraient prévenu l'équipe de campagne euh que certains bulletins avaient donc des marques, des marques de cuteur, sauf que le temps qu'ils arrivent, l'épreuve avait disparu.

Voilà ce qu'on nous a dit. Donc c'est pour leur tout simplement invérifiable. Une inscription a quand même été faite au procès verbal pour que ça remonte à la préfecture.

Et puis pour terminer Louis, le RN comme d'ailleurs la France insoumise ont pointé des accusations concernant le mode de scrutin spécifique à Marseille. Exactement. Vous le savez hier à Paris, Marseille et Lyon ont voté deux fois.

Une fois pour le maire de la ville, une fois pour le maire d'arrondissement. Sauf que d'après le RN et d'après le candidat de la France insoumise, Sébastien Deogu, des bulletins pour la ville ont été intervertis avec les bulletins pour l'arrondissement. le candidat appelé à ce que ses voix soient bien comptabilisées, qu'elle ne soit pas considérée comme nulle au moment du dépouillement.

Alors, on a contacté la mairie de Marseille qui nous a répondu sur ce sujet et c'est vrai, elle reconnaît qu'il y a eu des inversions entre les bulletins de la mairie centrale et les bulletins mairies de secteur, mais dans de très rares cas, selon elle, ça a concerné cinq bureaux sur 497. La mairie explique que ça a été corrigé au cours de la journée. C'est sûrement pas une erreur qui a fait basculer l'élection, mais c'est vrai, on a quand même des électeurs qui sont aller aux urnes et dont les voies ne vont peut-être pas être comptabilisé à la fin.

La préfecture de son côté nous a dit que le préfet dispose d'un délai de 15 jours pour réaliser tous les contrôles sur les irrégularités qui lui ont été signalé. Merci beaucoup Louis Augri pour nous rappeler le rendez-vous avec toute l'équipe. Merci tous les samedis à midi pour vrai ou faux l'émission.

Manon Ari euh vous voulez réagir sur ces irrégularités finalement c'était bon ça ça a pas changé le cours de l'élection de l'élection mais après je pense que c'est important de le noter à Paris la différence c'est qu'à Paris les bulletins de vote sont de la même taille dans la plupart des arrondissements ce qui est pas le cas à Marseille donc à Marseille vous pouvez plus facilement identifier après je crois que c'est anecdotique au regard du résultat des élections qui ce qui compte ce soir et j'imagine ce qu'on va commenter longuement. Alors, on va revenir sur les différentes euh situations ce soir, les annonces à Paris. Mais d'abord vous à LFI, quel bilan euh Manon Ambri vous tirez de ce scrutin ?

On lit, on entend beaucoup euh euh depuis euh hier soir euh que la prime à la radicalité a payé, que vous êtes avec le Red les grands vainqueurs de ce premier tour. Qu'est-ce que vous en dites ? Je crois que c'est d'abord la prime à la clarté et oui euh ce soir euh c'est un immense soulagement et je crois une grande victoire pour la France insoumise puisque nous faisons notre entrée en masse dans des centaines de conseils municipaux où nous n'étions pas représentés jusqu'alors.

Nous l'emportons dès le premier tour à Saint-Denis. Je crois que pas grand monde n'avait parié sur la victoire de Bali Bagayoko que j'étais allé soutenir vendredi et pour lequel on avait pu percevoir un véritable enthousiasme et dans un certain nombre de villes, nous sommes en capacité de l'emporter à Roubé, à Toulouse, à Limoge, parfois y compris en rassemblant la gauche et je crois que c'était notre devoir et notre responsabilité et je pense que ça compte parce que celles et ceux qui ont été élus sur des listes de la France insoumise vont aussi amener d'autres pratiques politiques, c'est-à-dire la fin du clientélisme, de l'attribution de logements sociaux en fonction de la connaissance et des liens avec le maire, d'avoir des gens qui connaissent les mêmes galères que ceux pour qui ils ont été élus, c'est-à-dire des galères de transport, des galères de logement, des galères de cantine pour les enfants qui qui ont été au cœur de notre campagne. Et puis je pense le dernier message, c'est face à la cabale médiatique que le nous avons subi ces dernières semaines.

Le message renvoyé a été celui d'un soutien à la France insoumise. Je crois pas que ce soit une prime à la radicalité comme vous le disiez, mais davantage une prime à la clarté. On a été clair dans ce scrutin, on a été clair à l'échelon national et cette clarté a été récompensée.

Je crois que c'est Paul Vanier de chez vous qui a dit "C'est une validation de la stratégie de la conflictualité." Il le dit, il le reconnaît. C'est une validation de la stratégie qui a été la nôtre de parler clairement et de d'être fidèle à nos engagements.

Je vous donne un exemple. Parmi les nuances que nous avons pu avoir avec le Parti socialiste ces derniers mois, il y a l'attitude vis-à-vis du gouvernement puisque le Parti socialiste a refusé euh de censurer à plusieurs reprises. Le gouvernement le cornu a même voté en faveur du projet de loi de finance de la sécurité sociale qui sont euh des sacrifices très concrets que vont subir les Françaises et les Français à travers des couples dans l'hôpital public notamment.

Et bien euh face à ça, je crois que nos élus insoumis à l'Assemblée nationale ont été extrêmement clairs en disant que il n'y aura pas euh de compromis possible avec le macrandisme, que ce scrutin municipal sera l'occasion de commencer à construire l'après-macron et c'est aussi ce qui a été exprimé dans une certaine mesure dans les urnes. Bien au-delà aussi, il faut le dire de l'évaluation qui avait été faite par les sondages qui se sont quand même bien planté dans un certain nombre de villes. Je pense à Lille où il n'avait pas vu la possibilité pour la France insoumise d'être à touche touche avec les socialistes à Toulouse d'être devant les socialistes à Limoche et dans d'autres villes et je vois ça comme un encouragement pour la suite.

En effet, vous parlez de clarté, de cabal médiatique. Néanmoins, cette campagne, elle a été incontestablement marquée par une grande brutalité, par une violence permanente qui a été instylée par par votre formation, singulièrement par son chef de fil, par Jean-Luc Mchon. Je veux dire que les propos à connotation antisémite, c'est pas une ce n'est pas une cabale médiatique.

Ils ont réellement été tenus. La violence de certains propos, l'affection qui a été renouvelée euh comment dire au mouvement vraiment enfin responsable impliqué dans la mort d'un militant nationaliste. Tout cela ce n'est pas une cabale médiatique, ce sont des réalités.

C'est bien, vous faites la démonstration exactement de pourquoi vous les éditorialistes, vous êtes parfois à milieu de ce qui se passe sur le terr question. Bah vos questions sont orientées parce que vous dites euh ce ce sont des faits. Non, je suis désolé de vous dire que aujourd'hui il y a aucun responsable de la France insoumise qui d'une manière ou d'une autre a été condamné par antisémitisme.

S'il y a des violences qui ont été subies, c'est d'abord et avant tout aussi les candidats insoumis qui en ont été victimes partout en France, qui ont subi des dégradations de leurs locaux, qui ont subi des menaces directes. Une de nos candidates, par exemple à Strasbourg qui a été menacé et bizarrement ça n'a pas fait la une des journaux et la une des plateaux. Et vous voyez, vous faites la démonstration ce soir encore de la distance qui est la vottre avec la réalité qui est ressentie par des gens.

Parce que cette élection municipale et je l'ai senti hier quand je me suis rendue à Saint-Denis lors de la victoire de de Bali Bagayoko. Les citoyens qui étaient là, ils nous ont dit vous savez non seulement on a gagné la mairie, on a repris les clés de la mairie, nous les citoyens, mais on a repris en main notre destin. C'était aussi un vote de dignité, de fierté, que qu'on arrête de de traîner dans la boue, y compris ceux qui votent pour nous et qui nous disent au quotidien quand je les croise dans la rue en porte à porte ou autre qui nous disent "Tenez bon." Et bien moi je veux leur dire regardez, on a tenu bon.

Oui, c'était difficile. Franchement, personne va vous dire c'était une campagne facile qui était super simple, hyper agréable. Non, il comprend pas.

Pas vu de violence, d'outrance. Ce sont ce sont les socialistes même qui désormais deviennent dans à vos alliés qui ont demandé cette clarification. vis-à-vis de vis-à-vis de la violence, vis-à-vis d'un mouvement comme la jeune garde visà- quel propos violent j'ai tenu monsieur ?

Non, je parle pas de vous, je parle toujours de de dire je parle vous m'avez sur votre plateau elle portait non ma question portez sur votre mouvement sur le quel moment notre mouvement a appelé à la violence d'une manière ou d'une autre ? dit qu'il avait appelé à la violence. J'ai dit que vos alliés enfin vos alliés les socialistes qui ont été vos adversaires assez assez rugueux pendant toute cette campagne désormais qui deviennent dans bien des villes de France vos alliés sont en place de le devenir ont demandé eux-mêmes par la bouche d'ailleurs d'Olivier première secrétaire ont demandé cette clarification.

Donc on progresse dans la discussion. Vous reprenez les propos qui ont été tenus par le Parti socialiste pour tenter pour tenter de se mettre à distance de nous et en réalité qui était juste une manière de maquiller des désaccords politiques et stratégiques que nous avions que j'évoqué à l'instant qui était l'attitude à avoir vis-à-vis du gouvernement Macronis. Quand je vois à Strasbourg que la candidate socialiste, madame Trottman, vient de sceller un accord avec le candidat macroniste, vous voyez la fusion du socialisme avec le macronisme, vous l'avez devant vos yeux.

En revanche, quand les candidats socialistes sont responsables, fidèles à leur histoire de la gauche et je veux saluer leur attitude responsable à Limoge ou à Toulouse qui sont prêts à faire une union derrière les candidats insoumis pour se donner les moyens de gagner, et bien je pense que la clarté, elle elle amène derrière des victoires potentielles et je regrette que le Parti socialiste parfois ne save pas ne sache pas vraiment où il habite. Alors, il y a une multiplication d'annonces d'accord ou d'union technique comme on comme on dit avec les socialistes ce soir. Vous avez parlé de de Toulouse, de Limoge, il y a Avignon, Lyon, Lille, Clermontferrand, Brest.

L'heure est à la réconciliation avec le PS entre LFI et le PS. Non, l'heure est un front antifasciste parce que partout là où la droite ou l'extrême droite peut l'emporter, je pense qu'il est de notre devoir et de notre responsabilité nous à gauche de pouvoir nous rassembler. C'est être d'abord fidèle à notre histoire mais avant tout fidèle aux espoirs qui sont suscités par les citoyennes et les citoyens.

Parce que être gouverné par une mairie d'extrême droite, ça a des conséquences très concrètes dans la vie des gens. À Fréjus, ce sont des centres sociaux qui ont fermé. à Perpignan.

C'est la crèche euh qui a été euh privatisée. Des exemples comme cela, je peux vous en donner des milliers. Et c'est pour ça pour là, vous venez de citer deux villes où les maires ont été réélu au premier tour, vous avez vous avez raison.

Mais je sais aussi euh l'impact euh que ces villes euh menées par l'extrême droite peuvent avoir sur les gens. Et c'est pour ça que je ne comprends pas aujourd'hui l'attitude de Benoît Paillan à Marseille qui refuse la main tendue de Sébastien de Logu, notre candidat insoumis qui a été qualifié au second tour vous ou qui prend le risque de perdre prendre le risque de livrer la deuxième ville de France à l'extrême droite prend le risque de livrer un certain nombre de quartiers qui sont sans cesse point du doigt par le candidat francisieux de l'extrême droite qui prend le risque derrière que ce soi des services publics très concrets qui soient privatisés qui soient offert dans les mains des copains. Je rappelle qu'une mairie gère des cantines, je rappelle qu'une mairie gère des transports.

Tout ceci ça a des conséquences très concrètes dans la vie des gens, la gestion des écoles primaires et donc dans ces conditions-là, l'attitude qui consisterait à penser que il est plus fort tout seul est irresponsable et singulièrement vis-à-vis de celles et ceux qui vont subir ces politiques. Et je vous le dis, c'est une attitude qui est lâche et qui est égoïste de la part de celles et ceux qui croient qu'ils peuvent l'emporter tout seul. Que va faire Sébastien de l'August ?

Sopia Shikiro annoncé qu'elle se maintenait ce soir. Je crois que le candidat à LI à Marseille n'a pas encore annoncé. Écoutez, à Paris comme à Marseille, nous avons dit depuis le début que nous étions prêts au rassemblement et donc prêt à nous rassembler derrière le candidat socialiste qui dans les deux cas est arrivé devant nous.

Mais dans les deux cas, nos candidats sont qualifiés au second tour. Je vous dis ça parce que tout le monde n'a pas forcément en tête le mode de scrutin des élections municipales où toutes les listes qui font plus de 10 % sont qualifiées. Ce qui veut dire qu'on peut avoir, comme c'est le cas à Paris, cinq listes qui sont qualifiées.

Dans ces conditions, je je pense que notre devoir et notre responsabilité est le rassemblement pour se donner les moyens de l'emporter, mais dans le respect des électeurs. Imaginez à Marseille par exemple si demain Sébastien de Logu devait dire "Vous m'avez à ces électeurs, vous m'avez qualifié au second tour mais vous n'avez aucune représentation au second tour. Quand bien même il se retirerait et il appellerait à voter Benoît Pains efficace que l'éventualité où les deux listes fusionnent et il y a un respect des électeurs et des électrices de la France insoumise.

Donc c'est pour ça que je vous dis que la stratégie choisie par le Parti socialiste à Marseille, je la trouve irresponsable et d'ailleurs je ne suis pas la seule. Il y a eu une mobilisation, vous avez peut-être vu ce soir à Marseille dans les rues marseillaises qui n'était pas organisé par la France en soumisme mais je crois qu'il y avait un certain nombre d'électrices et des lecteurs de gauche qui disaient franchement arrêtez de jouer au con. C'est ça l'enjeu, c'est c'est d'arrêter de jouer au con.

Et moi je sais et je je peux vous dire parce que j'ai j'ai grandi à Fréjus donc dans une ville qui est gouvernée par l'extrême droite depuis plus de deux mandats et je connais bien le sud de la France où l'extrême droite est extrêmement forte et je peux vous dire que je saurais toujours faire la différence entre la gauche et la droite et à forcerie entre la gauche et l'extrême droite et j'observe que le Parti socialiste aujourd'hui manifestement ne sait pas bien faire cette différence en tout cas pas avec la même clarté avec la même force dans toutes les villes. Mais est-ce que ce discours peut justifier toutes les alliances ? Parce que à Toulouse par exemple, il y a un péril fasciste moudin que le maire sortant n'est pas exactement une personnalité d'exite.

Est-ce que à Vignon, il y a un péril fasciste ? On pourrait allonger la liste comme cela. Est-ce que on peut les prendre dans l'ordre si vous le souhaitez à Toulouse, monsieur Mouin, c'est pas un peu facile comme comme argument ?

Je vous réponds. Je pense que la droite s'extrême droitise et je le regrette cette fusion des droites. D'ailleurs en tant que député européenne, je l'observe bien parce que c'est pas nouveau, c'est quelque chose qui a été testé grandeur nature dans un certain nombre de pays.

Et pour s'arrêter juste sur le cas de Toulouse, monsieur Moud s'est affiché fièrement avec des représentants de l'Uni, ce syndicat étudiant de droite dont un certain nombre de sympathisants ont fait des salut nazis. Vos confrères de la Dépêche ont révélé que monsieur Moudin avait eu des échanges par SMS avec des représentants de reconquête pour essayer de faciliter sa stratégie électorale. Et puis monsieur Moudin que maire de Toulouse, c'est celui qui laisse les loyers être agréablement euh augmenté pour les habitantes et les habitants de Toulouse.

Je pourrais vous faire une liste qui est très longue. Donc oui, à Toulouse, je fais des différences entre la gauche et la droite. On avait des désaccords avec monsieur Briançon, le candidat socialiste.

Je pense notamment à la question de la 69 sur des questions écologistes. Euh forcé de constater que les électrices et les électeurs ont tranché, que ce sont les insoumis qui sont arrivés en tête. Monsieur Briançon a pris acte de cela, a été prêt à se rassembler, y compris d'un point de vue programmatique sur une base programmatique commune.

Et moi, je souhaite de toutes mes forces que François Picmal puisse l'emporter. Toulouse, c'est un peu une anomalie dans l'histoire française. Quand on regarde les scores nationaux, ils sont toujours à gauche à Toulouse mais pas les scores locaux.

Et bien, je veux m'adresser au touin ce soir et leur dire, vous avez une occasion unique de rendre les clés du Capital à la gauche comme vous l'avez choisi au niveau national. Et pour ça, votre plus grande chose, c'est François Picmal qui est déjà un député extraordinaire et qui pourra faire la différence demain pour encadrer les loyers, pour des cantines bio et gratuite, pour des transports qui soient financièrement accessibles, tout ça, bah je crois que l'enthousiasme, l'espoir que ça peut susciter pourra être plus fort que tout le reste. Donc on a parlé de Toulouse, d'Avignon, Lyon, Limoge, Lille Clarmont-Ferand.

Breess, vous avez d'autres annonces ce soir, d'autres infos sur des des alliances entre le PS et LFI. Il y a Claire Mont, Ferrand et Nant euh dans les villes que je peux vous ajouter à à votre à votre liste. Oui.

Euh il y a un accord euh également euh avec Johanna Roland. Avec Johanna Roland. Ou déjà déjà formalisé ?

Je peux pas vous en donner les détails et nos candidats vous donneront les détails, mais la même logique s'est appliquée dans l'ensemble de ces villes qui consiste à avoir un une volonté claire de se rassembler partout là où la droite peut gagner. Et il se trouve pour prendre ces villes de manière très concrète. Clermontferrand Nantes sont des villes qui ont été gérées jusqu'à présent à gauche par le Parti socialiste dont sur lesquels on a pu avoir des réserves ou des nuances. raisons pour lesquelles nous avons aussi présenté nos candidatures des mots des mots très durs également pas que les réservé des nuances je crois pas que on ait eu des mots très dur pour le reste Johanna Roland c'est quand même la représentante la numéro 2 du parti socialiste donc j'imagine qu'elle était d'accord avec la stratégie globale du parti socialiste qui disait surtout pas d'alliance avec la France insoumise.

Je remarque que elle retrouve nos numéros de téléphone quand il s'agit de faire une fusion, mais moi je souhaite que la gauche puisse l'emporter à Nant comme dans les autres ville parce que la droite est en embuscade et que cette droite là tend de plus en plus vers l'extrême droite et ces fusions là sont des fusions techniques ce qui veut dire que nous nous rassemblons pour faire une liste commune mais qu'il n'y aura pas demain un groupe commun. Nous aurons notre autonomie. Non, c'est pas ce que je vous dis.

J'ai pas Je vous dis pas non plus que nous prendrons des postes d'adjoints. Vous voyez, c'est précisément la différence avec la manière dont raisonnent les acteurs politiques jusqu'à présent dans les élections municipales. Ils étaient habitués à avoir des formations politiques débarqués en disant "On veut tant de postes d'adjoints." Bien figurez-vous que on a démarré aucune des négociations en disant le nombre d'adjoints que l'on voulait.

On est arrivé avec notre bagage programmatique et notre autonomie euh euh d'esprit, d'indépendance euh et qui nous permet d'être fidèle à nos valeurs. Et à aucun moment, on a mis comme préalable le nombre d'adjoints. Pire quelque part, on accepte parfois de ne pas être dans la majorité mais d'être un soutien sans participation de telle sorte à ce qu'on respecte nos électrices et nos électeurs.

Et je sais avoir des élus insoumis, ça va un peu vous changer la pratique de la politique locale, mais franchement, ça a fait du bien de se sortir d'une pratique quand même globalement à recherche de poste et assez clientelliste qu'on a vu au niveau local ces dernières dizaines d'années et chasser quelques baronnies, ça fera pas de mal. Mais vous pensez vraiment que les électeurs vont s'y retrouver parce que en général quand on vote pour une liste, c'est pour l'avoir appliquer un programme, c'est pour l'avoir travaillé ensemble là. Donc on a finalement c'est c'est ce que Beno Paran appelle est-ce que ce n'est pas en tout cas ce qu'il appelle une tambouille électorale c'est-à-dire c'est pour se faire élireir mais après elle viennent que pour c'estàdire que éventuellement chacun reprend ses billes et on verra bien au grep par comment ça se passait concrètement Benoît Pon est assez mal placé pour parler de tambouille électoral je rappelle qu'il a été élu au dernier scrutin sur la liste de madame Rubyola tout le monde pensait que madame Rubyola qui est d'Europe écologie les vert allait être élu maire et puis par un petit coup de magie c'est finalement Benoît Paillant du Parti socialiste. dont personne ne voulait pour mener la liste.

Pour le reste, sur la manière dont ça fonctionne sur des fusions techniques, ça c'est toujours fait dans les scrutins municipaux, c'est-à-dire que vous rassembler avec les plus proches, donc vous avez un certain nombre de dénominateurs communs. Mais précisément pour respecter les électrices et les électeurs qui ont voté pour vous, vous acceptez de siéger dans des groupes différents qui peuvent être d'accord sur des projets mais qui peuvent aussi parfois être en désaccord. Donc vous voyez, à aucun moment nous ne renonçons à nos ambitions, à notre projet, à ce pourquoi on a fait campagne.

Et quand on vous dit qu'on a fait campagne pour des cantines bio gratuites, pour des transports financièrement accessibles, pour l'encadrement des loyers, voilà un sujet qui est important à Nant où les loyers explosent, bah on continuera à le défendre demain si on est élu au conseil municipal. Et la bonne nouvelle, c'est qu'on sera élu dans plein de conseils municipaux. Euh je voudrais qu'on revienne sur la situation à Paris.

On a appris euh euh ce soir que finalement Pierre Bournazel se retirait pour faire pour fusionner ses listes avec Rachidati. Je vois que ça vous fait sourire. C'est comment vous réagissez euh euh ce soir euh à cette annonce d'une d'une fusion euh de la de la droite et du et du centre qui pourrait euh incarner l'alternance demain euh à Paris euh face à une gauche désunie, en tout cas gauche euh hors LFI incarnée par Emmanuel Grégoire et euh Sopia Chikiro qui a donc annoncé qu'elle se maintenait ce soir.

Je souris parce que il n'y a pas véritablement de surprise à la fusion de monsieur Bournael et madame Dati. Je rappelle que leur partie politique participe au même gouvernement. Donc à partir de ce moment-là, quand on est d'accord sur la conduite d'une politique à l'échelon du pays, il y a de fortes chances qu'on soit d'accord sur la conduite d'une politique à l'échelon municipal et que tout ça était cousu de fil blanc et prévisible d'avance.

Mais la leçon que j'en tire, c'est si la droite est en capacité de se rassembler, pourquoi la gauche est alors en en incapacité de se de se rassembler ? Serait-ce la gauche la plus bête du monde ? Et je regrette que Emmanuel Grégoire ne saisisse pas la main tendue par Sopia Chikirou.

Là aussi, il en va du respect des électrices et des électeurs. Si Sopia Chikirou se qualifie pour le second tour puisque elle a dépassé le seul qui était nécessaire pour cela, alors si demain la gauche devait l'emporter, elle devrait l'emporter en respectant les différentes nuances de gauche. Là aussi pour respecter ce qu'on a pu amener de nouveau dans le programme et dans le débat politique.

Donc mieux vaut une victoire de la droite de Rachid Adati plutôt qu'une victoire de la de la gauche LFI. Non, c'est pas ce que je dis. Moi, je pense qu'il vaut mieux une victoire de la gauche et pour ça on a offert toutes les conditions possibles pour un rassemblement de gauche dès dimanche soir.

Sopia Chikirou a tendu la main à Emmanuel Grégoire, il refuse de la saisir. Je je je on ne peut pas dire à nos électrices et nos électeurs insoumis et donc vous n'aurez aucune représentation. Nous nous étions prêts à discuter, y compris à nous ranger derrière euh le candidat euh socialiste.

Ça ne vous a pas échappé qu'on n'a pas fait campagne pour lui euh au premier tour, mais on estimait que euh le l'écart était plus proche que celui euh qui peut exister avec Madame Dat. Je rappelle que si madame Dat est élu maire de Paris la semaine prochaine, nul ne peut dire avec certitude qu'elle ira au bout de ce mandat compte tenu du nombre de poursuites judiciaires dont elle fait l'objet, que c'est le retour de la droite affériste qui a reçu 900000 € de Renault, des centaines de milliers d'euros d'autres entreprises type NG, qui a oublié de déclarer 600000 € de bijoux. Enfin, c'est ça en fait Rachid Adati, au-delà des idées politiques, c'est c'est c'est du Tibéri quoi pour ceux qui se souviennent à la mairie de Paris.

Et j'espère que euh les Parisiennes et les Parisiens auront un message qu'est-ce que qu'est-ce que qu'est-ce que ça va changer au plan parce qu'une autre campagne va démarrer très vite he la présidentielle et et est et est et dans tous les esprits y compris d'ailleurs je reviens à Juc Mélenchon lui-même a dit hein vous avez deux élections en une en quelque sorte avec ces municipales qu'est-ce que ça va changer dans les rapports entre votre parti et votre mouvement et le PS est-ce que le ton par exemple va s'apaiser comme comment tout cela va se traduire dans les dans les mois qui viennent Je pas de boule de cristal sur euh la manière dont ça va se passer, mais c'est sûr que si le Parti euh socialiste continue à euh nous lancer euh des occases euh en euh prétendant euh que nous soyons antisémites ou toute autre chose, euh évidemment les relations euh seront euh compliquées. Pour le reste, moi je peux vous dire ce dont j'ai envie, ce que je souhaite, ce que je souhaite, c'est que il continue à y avoir un rassemblement dans notre pays sur la base du programme du nouveau Front populaire. Enfin, c'est de constater que le Parti socialiste a fait un choix qui était autre qui était de quitter cette coalition du Nouveau Front populaire. il peut renaître, je le regrette mais je pense que c'est que c'est pas le cas de l'ensemble des électrices et des électeurs de gauche, y compris ceux qui ont pu voter socialistes et que ce qu'on a pu faire en terme de rassemblement au moment du nouveau Front populaire, on sera capable de le refaire avec toutes celles et [musique] tous ceux qui restent fidèles à ce programme et tant pis si ça se fait sans les socialistes, mais ça se fera avec le peuple de gauche.

Merci Madame H d'avoir été l'invité de France info ce soir. Merci Henry. On se retrouve demain à 18h pour toutes les politiques sur France Info TV.

Excellente soirée avec vous.

Manon Aubry est l'invitée de "Tout est politique" — Manon Aubry · Pourquijevote