Manon Aubry, présidente du groupe de La Gauche au Parlement Européen | LCP, Lundi C'est Politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00RelanceRéponse partielle
Le PS reproche à LFI de ne pas avoir pris ses distances avec Raphaël Arnault. François Hollande dit que LFI est disqualifié. Que répondez-vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le fossé entre LFI et le PS s'est creusé sur l'attitude vis-à-vis du gouvernement ?
- 6:00RelanceÉludée
LFI est accusé de récupérer l'affaire Quentin Deranque pour cliver. C'est le cas ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Aurore Bergé estime que LFI est un parti anti-France. Comment réagissez-vous ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Vous semblez vouloir tamiser les choses. Vous évitez d'ajouter de la polémique ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Des militants LFI ont peur d'être ciblés. Comment gérez-vous cette situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Manon AubryFait
« Le fossé s'est creusé sur l'attitude vis-à-vis du Gouvernement de Sébastien Lecornu que le PS a refusé de censurer. »
- 32:00Manon AubryFait
« La violence n'a pas sa place dans les débats démocratiques, quelle qu'en soit la motivation. »
- 44:00Manon AubryChiffre
« La France est le premier importateur de gaz russe et finance directement à plus de 3 milliards d'euros par an la guerre de Vladimir Poutine. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Plus de 3000 personnes dans le défilé en hommage à Quentin Deranque ce samedi à Lyon. La mort du militant clive plus que jamais la France. Tous les partis politiques doivent choisir leur camp.
Manon Aubry, députée européenne LFI est notre invitée. Bonsoir et merci d'être avec nous pour "Lundi, c'est politique". Merci d'être sur le plateau.
Face à vous, je vous présente ceux qui vont vous interroger à mes côtés, Hervé Gattegno, Rémi Clément, Elsa Mondin-Gava, Hugo Couturier, Hugo au Perchoir avec la chaîne Twitch de l'Assemblée nationale. Il vous fera remonter les questions. On va parler de beaucoup de choses, de dossiers européens, il y a aussi des sujets, le Mercosur par exemple, On parlera aussi de l'agriculture avec notre invité en fin d'émission.
Les agriculteurs manifestent depuis des mois et se pose des questions sur leur avenir dépend beaucoup de la PAC. Vous échangerez avec l'invité. Vous aurez peut-être des points en commun.
Ca fait une semaine maintenant que la mort de Quentin Deranque anime la vie politique française. LFI se retrouve sous les tirs croisés de ses opposants. Le PS lui reproche de ne pas avoir pris ses distances avec Raphaël Arnault, le fondateur de la Jeune Garde.
François Hollande a estimé ce matin encore que votre parti mais surtout Jean-Luc Mélenchon s'est disqualifié. - Il ne peut plus essayer d'être le candidat qui peut porter ce qu'il pensait être la gauche au second tour. C'est fini.
C'est terminé. Il est dans une forme de marginalité politique. Il y restera. - Là, vraiment, le divorce est consommé entre le PS et LFI ? - Entendre des leçons sur la gauche venant de celui qui a mit la gauche à terre, qui était tellement impopulaire à la fin de son quinquennat qu'il a été incapable de ce représenter... - Au-delà de l'analyse politique, c'est l'affaire de Lyon qui fait que s'est créé ce fossé ? - En réalité, le fossé s'est creusé sur l'attitude vis-à-vis du Gouvernement de Sébastien Lecornu que le PS a refusé de censurer alors que notre programme commun était une rupture avec le macronisme.
Dès lors que le PS a fait le choix d'être au secours du macronisme, oui, il est compliqué de faire chemin commun. Je suis la première à le regretter. - Vous diriez que le PS récupère l'affaire Quentin Deranque pour cliver encore plus ? - Je vais essayer de ne pas m'abaisser aux commentaires qui instrumentalisent l'affaire. - C'est le cas, là ? - Il est évident que certains utilisent cette affaire pour essayer de nous calomnier, nous affaiblir.
Ce ne sera pas la première ni la dernière tentative. En ce moment de bascule, car je crois que la semaine dernière Marc aussi un moment de bascule dans la vie politique française, quand vous avez des personnes qui défilent dans les rues de Lyon à visage découvert et font des saluts nazis, procèdent à des insultes racistes et homophobes...
Le tout soutenu par un certain nombre de formations politiques, il est de notre devoir et de notre responsabilité de choisir notre camp. Cela restera toujours celui de l'antifascisme. - D'abord, parmi les autres interventions, Aurore Bergé estime que LFI est désormais un parti anti France.
Comment vous réagissez ? - Dans le même temps où on diabolise LFI, on banalise l'alliance des droites. En même temps que la déclaration d'Aurore Bergé, vous avez la même déclaration de Jordan Bardella qui tente de faire un cordon sanitaire qui exclurait LFI.
Le fascisme et les néonazis n'ont jamais été aussi forts dans notre pays, aussi puissants, et à ce moment-là, on exclurait les premiers opposants... - Je pensais que vous alliez réagir sur les mots "anti France". - Je vois très bien à quoi ça fait référence et je pense qu'Aurore Bergé ferait mieux informée que de commenter la stratégie politique de sa propre formation politique plutôt que de donner des brevets anti France ou pro France avec toutes les références historiques que ça peut avoir. - Je pensais que vous alliez réagir plus que ça.
On a l'impression que vous avez plutôt envie de tamiser les choses. - J'ai envie de sortir par le haut d'une séquence politique qui, je crois, est en train de brouiller tous les repères. - Vous êtes dans une stratégie d'éviter de rajouter de la polémique. - Non, je mesure la gravité du moment.
Je vous dis ça car la semaine dernière j'ai fait plusieurs réunions publiques, j'ai été à Nice, au Havre...
Vous savez, j'ai plusieurs militants qui sont venus me voir et qui étaient en pleurs. Ils m'ont dit : "On a peur." "Parce que je suis LGBT, parce que je suis une personne racisée"...
Et dans ce monde, tous ceux qui tentent de nous mettre une cible sur le dos, dans LFI, ça nous fragilise. Donc on essaye de... -Oui, vous essayez de ne pas en rajouter. - Ce moment est très singulier.
C'est un moment de bascule. Pour finir de répondre à François Hollande, il y a beaucoup de discussions en ce moment et des stratégies politiques pour les municipales...
La gauche doit se rassembler sur un terrain antifasciste. Je demande une clarification au PS. Sont-ils prêts à relier l'ensemble de leur histoire qui a une histoire antifasciste et qui dépasse largement le camp socialiste.
Je leur demande de clarifier, soit ils sont en capacité d'exprimer un soutien clair au camp antifasciste, soit ils suivent la trajectoire qui était ouverte par ce Gouvernement qui vise à criminaliser l'antifascisme avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. - Qu'est-ce qui prouvera qu'ils ont choisi leur camp pour vous ? - Un certain nombre d'expressions.
Jusqu'à présent, ils ont fait un choix autre. - Vous attendez quoi ? - J'attends qu'ils arrêtent de sous-entendre que LFI paye la monnaie de sa pièce et appellerait à je ne sais quelle violence alors que je mets au défi quiconque de trouver le moindre propos violent de notre part.
Puis, j'attends soutien clair à l'antifascisme en disant qu'ils sont prêts à soutenir les mouvements antifascistes qui sont... - On va revenir sur Lyon.
L'origine de l'affaire Quentin Deranque. - Depuis l'événement, vous avez pu vous entretenir avec Rima Hassan ? - Oui.
Comme très souvent. Elle n'en savait rien et elle est arrivée à Sciences-po Lyon après que les faits se soient déroulés. Ils ne se sont pas tenus devant Sciences-po.
Elle n'avait pas connaissance des faits. Elle a été traînée dans la boue, que son noms puisse être associé de près ou de loin à un meurtre, à un homicide...
Elle a été évidemment très choquée par la situation, choquée par le fait qu'un jeune homme soit mort, quel que soit ses opinions politiques. Et surtout et en plus, que son nom soit associé à cela. - Elle a dit vouloir garder ses distances avec la Jeune Garde.
Pourquoi ? - Je n'ai pas la connaissance de ces propos. Je ne peux pas commenter sur cela.
Mais nos services d'ordre, ce sont des services d'ordres qui sont assurés par LFI, des militants formés. En plus, à Lyon, on a un extraordinaire service d'ordre...
Elle n'a pas lâché. Ceux qui ont assuré son service d'ordre à Lyon, comme à chacun des événements sont des militants de LFI qui sont formés au service d'ordre, à la désescalade. - Elle va pouvoir continuer à donner des conférences sur le Proche-Orient ? - Bien sûr.
Pourquoi elle ne pourrait pas ? Si en 2026 ne peut plus tenir de conférence en 2026 dans notre pays notamment sur le génocide en Palestine, ce serait donner la raison à l'extrême droite. Ce serait extrêmement grave.
Je demande à ce que le Gouvernement garantisse l'exercice de la démocratie. Il faut sécuriser les réunions publiques... - Vous demandez aussi à la Jeune Garde de ne pas se rendre aux réunions de Rima Hassan ? - Je n'ai pas de consignes à donner à qui que ce soit.
Ce ne sont pas des militants LFI. Nous n'avons rien à voir avec cet événement et ce n'est pas non plus l'événement de Rima Hassan. Je regrette qu'il n'y ait pas eu un dispositif de sécurité qui soit plus important.
On aurait pu désescalader la situations avant ces affrontements. - Justement, Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Lyon, vous craignez des débordements ? - Je veux dire aux lyonnais que se rendre à ce meeting est la meilleure façon de démontrer que l'antifascisme vit encore dans ce pays et que les élections municipales sont une manière d'envoyer ce message. - Il y a des risques ? - Non.
Nous avons un service d'ordre à qui je veux rendre hommage. On parle assez peu...
Ils sont assez discrets et vous les voyez peu en tant que journaliste, c'est bon signe. Mais nous avons des dizaines et des dizaines de militants qui ne comptent pas leurs heures. Il y aurait un important dispositif de sécurité et je l'espère il donnera aussi un de la police nationale. - Il peut y avoir des débordements, des affrontements ? - Il n'y a pas de raison.
Nous n'avons jamais appelé à la violence, ni hier, ni aujourd'hui, ni demain. Nos militants se placent dans un devoir de responsabilité et d'exemplarité et aucun de nos militants ne pourrait faire quelconque provocation...
Les derniers meetings auquel j'ai participé, notamment ce week-end, notre meeting était menacé par le maire RN...
J'ai des contacts avec les forces de l'ordre qui était présente, je pense que c'est à même de dissuader d'éventuelles attaques, mais il y a quand même un sujet. Ca fait des mois et des mois qu'on subit des attaques, notamment de Némésis. Vous avez peut-être vu un article qui révélait les méthodes de Némésis, distribuer des tracts par des jeunes femmes... - Mathilde Panot ne demande pas la dissolution du groupe mais l'interdiction...
Comment on peut dire en démocratie, des gens ont le droit de s'opposer et de manifester. - Que l'on puisse avoir des désaccords avec nous, il n'y a aucun problème. J'aurais aucune difficulté à être confronté sur le terrain des idées. - Ce ne sont pas des désaccords mais ce sont des questions. - Vous avez le droit de me challenger.
Pas de souci. Ce que je veux vous dire, c'est que j'ai aucune difficulté...
En revanche, interrompre des réunions publiques, empêcher que ces réunions publiques se tiennent, menacer nos militants, comme ça été le cas ces dernières semaines, là oui, c'est un problème. Quand on sert d'appât,...
Ca pose un problème dans la vie démocratique. - On va parler des réunions de groupuscule... - La quasi-totalité des dirigeants de La France Insoumise dénonçait la violence d'où qu'elle vienne, d'extrême droite comme d'extrême gauche.
C'était le cas de Mathilde Panot ici même à votre place la semaine dernière, vous avez également désapprouvé fortement le tabassage d'un homme à terre. Là encore, Mathilde Panot l'a aussi commenté la semaine dernière. Et Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il fallait continuer à éprouver de l'affection et de l'admiration pour les militants de la Jeune Garde...
Plusieurs des personnes qui sont poursuivies par la justice dans l'affaire de Lyon sont des membres de la Jeune Garde, aujourd'hui dissoute. Il n'y a pas une contradiction énorme entre ces 2 positions ? - Vous savez pourquoi la Jeune Garde a été créé en 2018 ?
Elle a été créée en réaction à l'ouverture de différents locaux tenus par des néonazis à Lyon qui menaçaient directement un certain nombre de militants, des lieux culturels, des lieux LGBT à Lyon et qui menaçaient les conférences sur la Palestine...
Je vous explique pourquoi nous resterons solidaires des mouvements antifascistes. - Ce n'est pas solidaire, c'est entre la position de principe contre la violence et l'affection dont parle Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a-t-il pas une énorme contradiction ? - Je vous fais ma réponse.
Non, je ne jetterai jamais sous le bus le mouvement antifasciste dans notre pays. La différence entre le fasciste et l'antifasciste, il y aura toujours des antifascistes quand il y aura des fascistes. Mais le jour où il n'y aura plus d'antifascistes, il y aura encore des fascistes.
Quand il y a des symboles néonazis qui menacent...
Vous avez discuté avec des personnes, des militants, des LGBT, qui ne sentent pas en sécurité. Dans ce cadre, je trouve légitime l'existence de mouvements antifascistes. Je n'approuverais jamais les méthodes violentes.
Ce ne sont pas nos méthodes. Si la Jeune Garde a une responsabilité morale là-dedans, nous la condamnerons. Laissons la justice faire son travail.
Je ne peux pas être plus claire. Chacun jugera. La violence n'a jamais été notre mantra. - Si vous appreniez que un ou plusieurs de vos collaborateurs sont en train de participer à des échauffourées avec des militants politiques, échauffourées qui se terminent très mal, quelle serait votre réaction à titre personnel ? - La même que celle de Raphaël Arnault qui a licencié son collaborateur avant même l'interpellation ou une mise en examen.
Vous êtes chacun ici salarié, je ne pense pas que vos employeurs vous mettent des petites puces pour vous tracer et pour savoir ce que vous faites et où vous êtes. - Vous ne savez pas où sont vos collaborateurs ? - Je ne les suis pas minutes par minute.
Mon collaborateur qui est en coulisse, sera ravi d'apprendre que je n'ai pas le projet de le traquer. J'imagine que vous aussi, vous ne seriez pas satisfait d'une telle méthode. On ne peut pas tenir responsable un employeur de l'ensemble des faits et gestes de son employé.
C'est arrivé à des égards sûrement à LCP, des salariés poursuivis pour X raison. Je n'incrimine pas la chaîne pour autant. - La possibilité de dissoudre les groupuscules politiques qui gravitent autour des partis politiques mènera à une réunion.
Vous êtes favorable à l'interdiction et la dissolution des groupes d'actions qui prônent la violence en France ? - Oui. A partir du moment où on peut prouver les appels clairs à la violence.
La violence n'a pas sa place dans les débats démocratiques. Quelle qu'en soit la motivation. Il faut voir les modalités, je sais aussi que trop bien ou trop mal comment ceci est utilisé pour instrumentaliser et criminaliser une partie du mouvement antifasciste.
Vous vous souvenez du mouvement de la terre qui a été dissout, et les raisons n'étaient pas réunies pour sa dissolution. Il faut être prudent. Je souhaite que l'Etat de droit soit respecté.
Et que la violence soit renvoyée à la poubelle de l'histoire. Elle nous met chacun en danger et elle ne permet pas au cadre démocratique de canaliser les débats démocratiques. - Une question pour vous dans le chat, comment faire pour réorienter à gauche la fenêtre d'Overton ? - Ce sont les principes qui arrivent dans le débat politique. - C'est une très bonne question, s'il y avait une réponse toute faite et parfaite à cette question, on n'en serait pas là du débat politique.
On ne va pas se raconter d'histoire, si j'avais la solution idéale, le problème serait réglé. On n'a pas perdu la partie mais en effet, on ne la mène pas à un même égal. Je parle sur une chaîne publique, il faut défendre que certains attaques, mais il y a aussi des chaînes comme CNews... - Vous y étiez ce matin.
Certains refusent d'y aller. - Oui...
J'essaie d'aller...
Si on va sur les chaînes de télé uniquement avec qui on est d'accord, on ira pas dans beaucoup d'interviews. Je mène la bataille partout. Le premier enjeu est assez médiatique.
L'agenda médiatique est aussi façonné par ceux qui les détienne. Il faut défendre l'audiovisuel public. Et, il ne faut pas avoir peur de ses valeurs.
A chaque fois que vous laissez céder une once de terrain, l'ensemble du spectre politique se déplace. On le voit dans la période que nous vivons avec cette fusion des droites et de l'extrême droite qui est en train de se dérouler sous nos yeux à l'heure où on est en train de criminaliser l'antifascisme. - On va parler de l'Europe, vous êtes députée européenne.
Ca fait 4 ans qu'a commencé la guerre en Ukraine. Demain, elle entre dans sa 5e année. Il y a des réticences.
La Hongrie bloque de nouvelles sanctions contre la Russie qui devaient être annoncées aujourd'hui. Il faut de nouvelles sanctions contre la Russie ? - Il faut de nouvelles sanctions.
Elles n'ont pas été suffisamment efficaces. On n'en est à 19 paquets de sanctions. Il faut les évaluer.
Un certain nombre d'entre elles, je pense à la saisie des avoirs, qui n'a pas été suffisamment efficace. Les paradis fiscaux ne coopèrent pas de la manière dont on peut s'attendre. On tient le sujet de l'opacité et de l'évasion fiscale qui joue un rôle dans cette guerre. - Il faut des sanctions ? - J'en appelle à la cohérence.
La France est le premier importateur de gaz russe et finance directement à plus de 3 milliards d'euros par an la guerre de Vladimir Poutine. Sinon, on participe au financement de cette guerre. Puisqu'on parle du droit international, je suis sidérée par le 2 poids 2 mesures...
On est sur le 20e paquet de sanctions, et j'y suis favorable...
Mais, zéro sanction ont été prise envers le Gouvernement de Benjamin Netanyahu. Nous avons lancé une grande initiative européenne avec nos partis de gauche en Europe. Tout le monde peut signer, pour suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
Nous pourrions être contraignants. - Demain, Emmanuel Macron et le premier ministre britannique vont faire une coalition. Volodimir Zelenski sera présent aussi...
Tout ça pourrait affirmer l'engagement des 35 pays pour une paix durable. Ca passe d'abord par le retrait de l'armée russe des territoires envahis depuis 2022 ? - C'est une évidence.
Il n'y a pas de paix sans le retrait de l'armée russe sur les terres occupées illégalement. Il n'y a pas de paix non plus sans un accord de paix négocié entre les 2 parties. Je regrette que l'Union européenne soit sortie de l'histoire ces dernières années.
Il y a seulement eu les accords de paix des Etats-Unis qui est intéressé par les accès aux minerais rares. Je n'appelle de nouveau la Commission européenne à la prise d'initiative plutôt que de suivre aveuglément Donald Trump. - Chaque fois qu'une proposition est faite au Parlement européen pour voter des aides à l'Ukraine, La France Insoumise votre groupe... - C'est faux. - Je n'ai pas fini ma question.
Votre groupe ne s'associe pas à cette demande d'aide...
En général, vous vous abstenez. Vous ne participez pas à l'effort européen. Il n'y a pas une forme d'hypocrisie ?
Si l'Europe n'avait pas aidé l'Ukraine... - C'est faux.
Savez-vous combien de textes ont été votés sur l'Ukraine depuis le début de la guerre ? - Non. - Une trentaine.
J'ai voté l'enveloppe budgétaire, je me suis abstenue sur les modalités de mise en oeuvre des prêts. Lesquels prévoient le financement d'armes qui pourraient toucher le territoire russe en profondeur et poser un risque d'escalade dans la guerre. A aucun moment vous me prendre en défaut de ne pas avoir été l'Ukraine là où c'était nécessaire. - Vous êtes favorable à l'aide européenne pour que l'Ukraine puisse être armée face à la Russie ? - L'Union européenne est favorable...
Sous quelques conditions. La première, il y a un débat à l'Assemblée nationale et un vote à l'Assemblée nationale, ce qui me semble n'a pas été le cas, la 2e condition, c'est que ça ne vienne pas au détriment de nos stocks militaires en France dans l'hypothèse d'une attaque éventuelle que l'on pourrait subir, et 3e raison, c'est le fait de toucher en profondeur le territoire russe, et donc de financer des armes défensives et de courte portée. Je pense avoir été claire. - Pourquoi en plusieurs circonstances n'avait pas voté ? - Je vous explique les conditions de notre soutien.
Chacun pourra aller vérifier. Il y a près d'une trentaine de textes. Je les ai quasiment tous votés.
Je me suis abstenu sur certains. - On va parler des accords entre l'union européenne et les Etats-Unis. Vous avez suivi la cour suprême camouflée par Monsieur Trump, est-ce qu'il faut renégocier un accord, 15 % de droits de douane, il faut renégocier avec les Etats-Unis ? - C'est d'abord et avant tout camouflée pour l'union européenne.
Ca présidente de la Commission européenne...
Il y a des majorités qui se sont précipitées pour reprendre l'adoption de cet accord. Donald Trump a menacé le Groenland à la suite de la signature avec la présidente, et il menace...
L'accord a été suspendu du côté européen. Ensuite il a été repris...
Cet accord, pour tout vous dire, il devait être voté demain. Que ça vous serve de leçon, cet accord était inégal. - Est-ce que avec ce que Trump annonce matin et soir, il faut un cadre pour savoir lequelle l'Europe va être mangée ? - 15 % de droits de douane sur les produits européens qui entrent sur le territoire européen...
A cela, vous rajoutez l'engagement de l'union européenne à acheter des investissements...
Cet accord n'est ni fait ni à faire. - Il en faut un autre ? - Je pense qu'il faut sortir de la stratégie actuelle de l'Union européenne qui est une forme d'asservissement aux Etats-Unis.
Il doit être fait sur un pied d'égalité. - Pas d'accord, c'est une guerre commercial. - Pas forcément.
Ce sont les règles de l'OMC qui s'appliquent. En l'espèce, il n'y avait pas d'accord commercial jusqu'à il y a quelques mois... - Mais maintenant, c'est Trump.
Il ne respecte pas l'OMC. - Soit on se donne les moyens...
Peut-être que ça va nous permettre de nous interroger sur nos modèles pour localiser nos modes de production... - On va parler du Mercosur.
Certaines voix s'élèvent contre Ursula von der Leyen. Est-ce que vous craignez que la Commission européenne applique l'accord du Mercosur malgré le vote du Parlement ? La Commission européenne pourrait choisir d'appliquer l'accord ? - La Commission européenne a déjà annoncé qu'elle allait mettre en oeuvre cet accord provisoire de libre-échange avec le Mercosur.
Qui n'a été voté par personne. Aucun parlement national n'a été consulté sur ce sujet alors que normalement ils devraient l'être. Le Parlement européen a voté une décision de justice qui... - Et Emmanuel Macron a dit qu'il était contre mais il n'a pas émis... - Emmanuel Macron, président de la République depuis neuf ans aurait pu faire en sorte de bloquer cet accord.
Il y a de fortes chances que le Mercosur s'applique de manière provisoire s'il est adopté par le Parlement argentin, eux, ont la chance de voter. C'est un peu complexe. Je n'ai pas abandonné... - Mais ça peut marcher ? - Je n'ai pas abandonné la bataille.
J'ai lancé la première saisine de la cour de justice de la commission européenne on m'avait dit que je n'y arriverai pas mais j'ai gagné. Vous avez raison, même si l'accord est appliqué de manière provisoire, il faudra quand même un vote du Parlement européen. Il est possible qu'à travers l'avis, il y ait une incompatibilité de l'accord avec les traités européens, notamment sur le principe de précaution.
J'ai de bons espoirs que la bataille ne soit pas perdue. On disait il y a 10 ou 15 ans qu'elle était perdue d'avance, là, on a marqué un certain nombre de point. - Une question du chat, la Chine, quelle position LFI souhaite entretenir avec elle ? - C'est une question très large.
Ca dépend sur quel sujet. Sur le sujet commercial pour faire le lien avec la guerre commerciale des Etats-Unis d'un côté et de la Chine de l'autre ? J'ai la même réaction.
Comment créer les conditions de notre autonomie et de notre souveraineté. Comment on sort de la dépendance. Il y a quelques droits de douanes qui ont été rehaussées sur les importations chinoises en matière automobile.
Je pense que c'est insuffisant et qu'il faut le généraliser sur d'autres secteurs. Pour autant, on ne peut pas faire fi du rôle que joue la Chine actuellement sur la scène internationale. Ce n'est ni un ami ni un ennemi.
On a plein de choses à dire en termes de violation des droits humains, c'est un nouveau volet. Il faut le prendre comme tel toujours en ayant comme réflexion se sortir des dépendances. - On va parler de l'Allemagne. - Le projet d'avion franco-allemand est quasiment au point mort.
Pour vous, c'est une mauvaise nouvelle ? - Je crois que l'origine, ce projet était voué à l'échec. - C'est une mauvaise nouvelle ? - C'est une bonne nouvelle qu'il soit abandonné.
Je pense qu'il était voué à l'échec car il n'était pas fait sur un pied d'égalité. Je ne suis pas opposée à des coopérations niveau européen en matière de défense mais cela ne doit pas se faire au prix de notre souveraineté. Quand on voit que l'Allemagne ne joue pas le jeu, quand elle exclut des composants d'origine française...
On peut pas jouer la souveraineté européenne d'un côté et de l'autre... - Donc vous êtes quand même favorable à une forme de dépendance aux Etats-Unis ?
Car si on enterre un projet... -Je ne suis pas opposée à un projet de coopération mais celui-ci a été mal construit.
Si vous me proposez un projet bien construit qui n'est pas basé sur le pillage de nos ressources...
Dans le PLF, le budget avait été voté pour l'abandon de ce projet. - On va parler encore du Parlement européen. - Sur l'initiative My voice, my choice, pour garantir le droit à l'avortement dans tous les pays européens.
En France, on a constitutionnalisé ce droit. - Vous l'avez dit, cette initiative citoyenne européenne est majeure. Elle vise à protéger le droit à l'avortement pour des femmes et des millions de femmes qui n'ont toujours pas accès à ce droit.
Je pense à nos soeurs polonaises qui doivent voyager dans d'autres pays, je pense aux maltaises...
Je profite de cette antenne pour pousser un énorme coup de gueule. Après la mobilisation de plus d'un million de citoyens qui ont soutenu cette initiative, le vote à la Commission européenne s'apprête à enterrer cette initiative. C'est inacceptable.
Comment, en 2026, on n'en est encore à se battre pour ce droit ? La France joue un rôle de leadership. - Il faut que Macron intervienne directement ? - Oui.
Un candidat de l'extrême droite au Parlement européen déployait une immense banderole en disant que l'avortement c'était de tuer des foetus. - Vous demandez à Emmanuel Macron d'intervenir directement ? - Oui.
Ce que propose cette initiative, c'est un mécanisme financier pour s'assurer que des Polonaises puissent venir avorter en Allemagne ou en France. Je sais que ça fait beaucoup crié l'extrême droite mais je continuerai à le faire. Notre rôle de député est de désobéir aux lois injustes. - Pas de mal.
Petite question en rafale d'actualité politique. Une motion de censure assez inattendue. - Sur la PPE, le RN l'a déposée ce matin, LFI aussi.
C'est sur le fond ou sur la forme ? Le Gouvernement est passé par un décret et de la PPE, on dit sur l'énergie et qu'elle n'est pas...
C'est le fait de passer par un décret qui vous choque ? - C'est la forme et le fond. La méthode n'est pas normale.
On parle d'un cadre pluriannuel. Ca nous engage sur plusieurs années. Il n'est pas normal que la représentation nationale n'ait pas à se prononcer sur le sujet.
On banalise les 49.3 à tour de bras. Dissoudre...
On est en train de dissoudre l'Assemblée nationale. - Sur le fond, certains craignaient un moratoire sur les énergies renouvelables. Les secteurs disent qu'ils restent vigilants mais il n'y a pas ce moratoire.
Il y a des réorientations. Moins d'éolien sur terre, plus d'éolien en mer. C'est pas moins grave de ce que vous aviez envisagé ? - C'est fou, on se satisfait des trucs qui auraient pu être pires.
Mais c'est pas parce que ça aurait pu être pire que c'est bien. La France est à la bourre par rapport aux autres membres de l'union européenne en matière renouvelable. Quand on appelle à la désobéissance, les premiers à désobéir sont ceux qui nous dirigent.
Nous avons des objectifs en matière d'énergies renouvelables et ils ne sont pas remplis. La France est en infraction. J'observe que l'énergie nucléaire est une fuite en avant qui a un coût exorbitant.
On arrive en fin de course. Ce n'est pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain. C'est à ça que devrait servir la planification. - Vous voulez que vos collègues de gauche signent cette motion de censure.
Le PS il ne le veut pas, les communistes sont plutôt pour le nucléaire... - J'ai un peu du mal avec ces questions. - Il reste les écologistes. - Tant mieux s'ils la signent.
Un certain nombre de députés écologistes n'ont pas hésité à être du bon côté de la défense antifasciste. Tant mieux s'ils peuvent nous rejoindre aussi sur le débat des énergies renouvelables. - Jean-Luc Mélenchon a tendu la main aux communistes dans la perspective 2027.
Cette logique de rassemblement à gauche ne trouverait pas un point... - Sur quel programme ?
En réalité, nous avions un programe en commun. - Mais là, vous avez des points en commun. - Là, cette primaire est bien davantage le groupe primaire du groupe écologiste qu'autre chose.
Nous en sommes à quatre ou cinq candidats écologistes. C'est la démocratie, ils ont le droit. Mais je ne crois pas que ce soit la stratégie qui sera gagnante.
Je pense que personne n'imagine sérieusement un jour on puisse se ranger derrière Raphaël Glucksmann. - Le principe d'une primaire c'est qu'il y a des candidats et des adhérents et les sympathisants votes. - Et à la fin, ils refusent de soutenir... - Alors refuse de la France soumise ce n'est pas parce que vous n'êtes pas certains que Jean-Luc Mélenchon puisse la gagner ? - Je suis certain de la force notre programme. - Vous ne répondez pas à la question. - Vous faites comme si Jean-Luc Mélenchon allait être candidat.
Les choses ne sont pas établies. On aura notre propre calendrier de désignation de notre candidat. A ce stade, nous travaillons sur le programme.
Un certain nombre des interlocuteurs que vous désignez, classés à gauche, eux-mêmes se sont dispensés du programme. Je ne peux pas faire croire aux gens qu'on peut être d'accord alors que quand ils ont des responsabilités, ils ne suivent pas. Je ne pense pas que l'on gagne une élection en étant tout seul si ça peut répondre en partie à votre question.
Je ne crois pas non plus que ce soit en affaiblissant l'ambition de notre programme qu'on gagne aussi. - Jean-Luc Mélenchon ne cesse de répéter qu'en 2027, ça se jouera entre eux et nous. C'est-à-dire, le RN et LFI. - Ce n'est pas nous qui gouvernions le pays quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir.
Il y avait une dizaine de députés du Rassemblement National, aujourd'hui il y en a plus de 140. Dans ces conditions, je ne crois pas...
Ce qui nous ont ceux qui nous ont gouverné et ont fait la courte échelle à au RN, en disant surtout " A bas le voile "... - Le RN et votre adversaire préféré ? - C'est mon pire adversaire sur les idées.
Précisément parce que je sais le danger qu'il représente dans notre pays. Je veux mettre toutes mes forces dans la bataille pour faire en sorte qu'on puisse l'emporter sur le RN. C'est la chance que j'ai de parler en tant que députée européenne, et de voir la fusion des droites qui s'opère partout en Europe, en Italie, en Suède, je vois les dangers que ça représente.
Forte de cette expérience, je souhaite qu'on ne répète pas les mêmes erreurs en France. - Pour accéder au second tour, Jean-Luc Mélenchon...
Vous pensez qu'il en serait capable ? - Je pense qu'il en serait capable. On n'a jamais démarré une campagne présidentielle dans de meilleures conditions que cela.
Et en ayant autant de députés. - 70 % de rejet de Jean-Luc Mélenchon...
Ce n'est pas un handicap ? - Les pourcentages des sondages je m'en tiens à distance. Ces mêmes sondages...
Si vous dîtes du matin au soir qu'il est responsable de ceci, de ça, des violences...
Ca n'aide pas. Ce que je souhaite, une campagne présidentielle, en général, autant que faire se peut, ça se déroule sur le terrain des idées. Une fois que cette campagne aura démarrée, chacun fera campagne sur le terrain des idées, et je crois à notre capacité à nous unir, la retraite à 60 ans, l'augmentation du salaire...
Ce sera majoritaire dans le pays. L'élection tranchera. - On acueille notre invité, pour parler agriculture. - Face à vous, une figure montante du monde agricole français.
Exploitant dans le Loiret, syndicaliste engagé, il est Vice-Président des jeunes agriculteurs. Mais aussi président de la chambre d'agriculture du centre Val de Loire, à seulement 32 ans. - Une grande fierté, et un message comme quoi je porte mon syndicat et je porte le message de la priorité sur le changement climatique. - Un message sur l'adaptation du changement climatique, sur l'eau notamment.
Ce soir, il vous interpelle sur l'acétamipride. Insecticide interdit en France depuis 2018, mais toujours autorisée dans l'Union européenne jusqu'en 2033. La loi Duplomb voulait réautoriser son usage en France mais le conseil constitutionnel a censuré la mesure.
Notre invité réclame des règles communes en Europe. - J'utilisais de l'acétamipride, comme l'ensemble des agriculteurs en Europe. La loi Duplomb voulait mettre un pied d'égalité des agriculteurs français avec leurs concurrents européens.
On doit avoir des règles communes. - Autre sujet de crispation, la PAC, il dénonce un soutien trop déséquilibré entre les régions. - Une exploitation du centre Val de Loire touche 2 fois moins d'aides qu'une exploitation bretonne. - Face à vous, Maxime Buizard-Blondeau. - Bonjour.
Vous étiez au salon de l'agriculture il y a peu, j'imagine. Vous étiez tous les deux là-bas. On va parler des enjeux autour. - Bonsoir.
Première question, vous étiez au salon de l'agriculture aujourd'hui, vous n'êtes pas venue voir mon syndicat. Les jeunes agriculteurs. Je voulais savoir si vous choisissiez vos interlocuteurs. - Je serais ravie de continuer d'échanger avec vous.
J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer les jeunes agriculteurs que la FNSEA, on peut avoir des points de désaccord...
Mais aussi des points d'accord. Avec grand plaisir. - La Commission européenne a annoncé en juillet dernier, la politique avec un budget en baisse et un budget laissé aux Etats membres.
Comment allez-vous préserver cela ? La classe de gauche radicale n'est pas trop inquiète...
Vous n'êtes pas mobilisés pour défendre l'agriculture européenne, ambitieuse, compétitive. - Pour ceux qui ne suivent pas le détail de la manière dont ça se passe au niveau européen, je vous inviterai avec grand plaisir à venir au Parlement européen parce qu'en l'occurrence, on est les premiers mobilisés contre ce cas de finance pluriannuel. Il prévoit une baisse des fonds de la politique agricole commune de 13 % et je crois qu'on a été le premier groupe à dénoncer la baisse de ces fonds, à laquelle s'ajoute la nouvelle PAC qui donne, ce que vous évoquez, qui est une forme de mise en concurrence entre les états.
Plus on laisse aux états membres la liberté de définir la mises en oeuvre de la PAC, plus de différence il y a entre les états. A la fin, on se retrouve avec une PAC qui n'a de commune que le nom. Nous nous battons à la fois contre la baisse de ces fonds et contre la renationalisation. - On partage le constat mais l'inquiétude du monde agricole est là.
On a un budget en baisse, il y a le maintien du revenu...
Adaptation au changement climatique et les conséquences et les évolutions de consommation...
On mange de moins en moins de viande rouge, honnêtement, on a fait les mobilisations à Strasbourg, à Bruxelles, beaucoup en France, on a l'impression qu'on n'arrive pas à se faire entendre par le pouvoir politique européen. Comment pouvons-nous faire pour être entendu par le Parlement ? - Peut-être qu'on peut s'appuyer sur une bataille victorieuse, il n'y en a pas beaucoup ces dernières années...
Je pense à celle menée quand on a commencé le travail pour saisir la cour de justice de l'union européenne...
On m'avait dit que je n'y arriverais jamais. On a eu 160 signataires de la résolution. Et on a eu une majorité à 10 voix après.
C'est parce qu'il y a eu une mobilisation des agriculteurs. Nos intérêts et vos intérêts ont été écoutés. Parfois, on a du mal à se faire entendre, comme moi, qui suis dans l'opposition de la majorité européenne.
Avec une mobilisation, on peut peser de tout notre poids. - Autre sujet, l'acétamipride. A travers la loi Duplomb 2. - Ce qui nous importe, c'est qu'on a parlé de la PAC, mais notre capacité à utiliser l'acétamipride, un seul pays l'interdit et non pas pour l'état sanitaire.
La décision est donc politique en France. Une 2e vient aux débats. Vous seriez prêt à rien autoriser dans les conditions préconisées, utilisation de l'acétamipride en France ? - Vous parlait de consensus scientifique, beaucoup se sont élevés sur les dangers de l'acétamipride.
Que ce soit le conseil scientifique, l'ordre des médecins...
Tous ont pointé du doigt la responsabilité de l'acétamipride. Les risques que ça fait porter... - Vous considérez du coup que notre manière de valider des autorisations sur le marché actuel, les agences ne sont pas pertinentes ?
L'autorité européenne et l'autorité nationale n'ont pas émis de réserves sur l'homologation de l'acétamipride dans certains seuils avec un encadrement avec toutes les molécules...
Vous considérez qu'elles ne sont plus légitimes ? - Il y a un certain nombre de scientifiques qui se sont exprimés sur les risques et dangers que cela comporte. Y compris pour les agriculteurs eux-mêmes.
On connaît la prévalence d'un certain nombre de cancers, de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs...
L'enjeu est de les protéger avant tout. Ensuite, les consommateurs. Je rejoins votre inquiétude, la concurrence déloyale à laquelle vous êtes exposés.
Je comprends ce que vous dîtes, si vous avez des règles et que les pays voisins n'ont pas les mêmes règles et que ces produits arrivent sur le marché français, c'est hypocrite. - Il faut interdire ou tout autoriser dans toute l'Europe ? - Il faut se poser la question à l'échelle européenne.
Je pense qu'il faut l'interdire au niveau européen. On va arriver à l'intérêt et aux alternatives de l'acétamipride. Je termine...
Sébastien Lecornu, il y a quelques mois a dit qu'il était possible de faire des mesures de sauvegarde sur le Mercosur à l'échelle franco-français. Pourquoi ce qui est possible de faire sur un certain nombre de produits et de denrées en provenance d'Amérique latine pour lesquels les normes phytosanitaires sont différentes, 1/3 des pesticides autorisés au Brésil sont interdites à l'union européenne...
Ce qui est possible dans certains états pourquoi ce ne serait pas possible... - L'histoire de marché commun... - Ca été fait par le passé... - C'est du chantage...
Mon interrogation c'est que vous n'êtes pas compétent et que je ne suis pas compétente pour dire si l'acétamipride est dangereux pour l'homme. Il y a des agences qui travaillent pour ça. Les agences nationales ont autorisé l'homologation de l'acétamipride.
C'est une intervention politique qui n'est pas légitime. - Vous estimez que l'acétamipride devrait être autorisé dans toute l'Europe ? - Ce n'est pas à moi de le dire.
Les agences doivent faire leur travail. - On ne comprend pas bien. Vous dîtes que vous la voulez en France car les autres pays l'utilisent.
Il faudrait que ce soit autorisé partout. - Ce n'est pas aux parlementaires de décider quelles sont les produits auxquels on a le droit ou pas. Ils doivent fixer les règles des agences.
Comment fonctionne notre marché commun ? A quel point on est intégré ? On a un marché commun mais 27 homologations de produits phytosanitaires...
Il faut une homologation unique à l'échelle européenne. - Je voudrais juste vous faire réagir sur le fait que ce n'est pas aux parlementaires de décider les normes sanitaires... - Ca m'a fait réagir.
Ce n'est pas aux parlementaires de fixer les règles...
C'est le rôle des parlementaires de prendre les devants. Il y a un principe constitutionnalisé qui est le principe de préconisation. On s'est axé sur des produits phytosanitaires et des dangers que ça peut porter, on pense aux outre-mer...
On a augmenté l'encadrement. Sur l'utilisation de l'acétamipride, vous n'avez pas pu en utiliser en 2025, pour autant, le rendement de betterave n'a pas été mauvais. Vous avez réussi à produire sans cet acétamipride. - La gestion de l'eau. - Aujourd'hui, dans les agences de l'eau, le Gouvernement de l'eau, à l'échelle de chaque bassin, les agriculteurs représentent 60 % de la consommation d'eau dans un territoire.
Nous sommes les premiers consommateurs d'eau, les premiers responsables de l'usage de l'eau, aujourd'hui, nous n'avons pas de voix suffisante pour débattre avec les représentants des consommateurs...
Est-ce que la gouvernance de l'eau, qui doit être un point de consensus, l'eau est un enjeu très important aujourd'hui, vous êtes prêt à faire évoluer la gouvernance de l'eau ? - Je vous rejoins sur l'enjeu majeur de demain, en revanche, ça ne concerne que l'ensemble de la société et on ne peut pas laisser les agriculteurs gérer cette gouvernance. La France a été poursuivie par la cour de justice européenne pour un taux de nitrate trop élevé dans l'eau et donc il y a un véritable enjeu de sécuriser nos points d'eau.
Les agriculteurs doivent bien évidemment être associés. - Nous impliquer, ce n'est pas nous laisser représenter que 5 % des sièges aujourd'hui. Il faut nous associer. - Vous comprenez bien que si on prend que les intérêts agricoles, on ne traiterait qu'une petite partie de la question de la gestion de l'eau. - On aura traité quelques thèmes.
Vous pourrez revenir sur ces sujets. Dernière minute, la famille de Quentin Deranque dénonce la récupération et les débordements de la manifestation de Lyon samedi. Merci à vous deux d'être venus.
Bonne soirée, à lundi prochain.
Manon Aubry