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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 7 mai 2021 4 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & international

Sommet social de Porto : atelier « Compétences et Innovations » | Emmanuel Macron

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « L'exception culturelle continue à avoir beaucoup de sens et à être défendue. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Pendant trente ans, on a expliqué à nos concitoyens que l'ouverture internationale était une aventure formidable. »
  • 3:30Emmanuel MacronPromesse
    « On a besoin d'une coopération nouvelle et d'une gouvernance nouvelle : partenaires sociaux, gouvernements, Union européenne. »
  • 4:30Emmanuel MacronPromesse
    « On a besoin de ré-individualiser les droits. Le compte individuel de formation est important parce qu'il permet de rendre ces droits non contingents à votre secteur d'activité. »
  • 5:30Emmanuel MacronPromesse
    « On doit inventer des solutions, entre partenaires sociaux et institutions de tous les étages, au niveau territorial. »
  • 6:30Emmanuel MacronPromesse
    « On a besoin de l'Europe. C'est à l'échelle européenne que ça se fait, pour avoir les financements complémentaires aux États. »

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Merci beaucoup ! L'exception culturelle continue à avoir beaucoup de sens et à être défendue. C'est pour ça que, d'ailleurs, je m'exprimerai en français, étant attaché au multilinguisme européen.

Mais je pense qu'en la matière, et sur le sujet qu'on évoque depuis tout à l'heure, je ne poserais pas la question en termes de concurrence entre l'Union européenne et les États, parce que nous voyons bien qu'on a un nouveau continent devant nous, et ce qui a été dit sur, d'ailleurs, la génération qui advient, je pense que c'est très important. C'est-à-dire, nous sommes dans des sociétés où, pendant trente ans, on a expliqué à nos concitoyens que l'ouverture internationale était une aventure formidable. Dans beaucoup de nos pays, ça s'est traduit par de l'innovation et des changements, mais aussi par des emplois qui ont été supprimés et délocalisés parce qu'on n'a pas su, toujours, accompagner ces transformations.

Si on explique aujourd'hui que les innovations choisies ou subies signifient qu'on n'aura pas les jobs à la clé et qu'on a sur-formé des jeunes sur des mauvais secteurs, nous n'aurons plus d'adhésion. La difficulté du moment qu'on vit, c'est qu'au fond, on a des chocs asymétriques liés à des crises : celle que nous vivons, comme la pandémie, celle qu'on a vécue il y a dix ans, avec le choc économique, une transition démographique, - ça a été très bien dit - numérique et climatique, qui balaient complètement des secteurs de notre économie et font naître d'autres emplois. Ça a justifié de très grands investissements nationaux et européens, à travers la BEI, à travers notre politique monétaire, notre politique budgétaire, avec le Next Generation EU, mais on le fait à chaque fois pour accompagner l'investissement, si je puis dire, sectoriel, de recherche ou en capital.

Jusqu'à présent, on ne l'a pas assez fait pour accompagner la formation et la transformation humaine, parce qu'on reposait sur des modèles historiques où, il faut bien le dire, c'étaient les secteurs et les entreprises qui faisaient cet investissement dans le cadre du dialogue social. Et moi donc, très rapidement, quelle conclusion je tire, justement, de tout ça ? 1.

J'adhère à ce qui a été dit. On a besoin d'une coopération nouvelle et d'une gouvernance nouvelle : partenaires sociaux, gouvernements, Union européenne. Il faut plus d'argent, il faut pouvoir décider ensemble, pour accompagner les grandes transformations historiques que nous sommes en train de vivre, sinon c'est l'adhésion de nos travailleurs de la jeune génération et de nos sociétés qui est en risque. 2.

On a besoin de ré-individualiser les droits. Le compte individuel de formation est important parce qu'il permet de rendre ces droits non contingents à votre secteur d'activité et la taille d'entreprise, et donc d'être des droits accumulables et portables. Grâce au dialogue qu'il y a eu avec nos partenaires sociaux en France depuis des années et à la sédimentation de réformes - on l'a mis ensemble il y a un an en place - on voit déjà le changement et la transformation. 3.

On doit inventer des solutions, entre partenaires sociaux et institutions de tous les étages, au niveau territorial, pour accompagner ces transformations, sinon on aura à chaque fois des solutions où des jeunes très formés - ça a été très bien dit sur les transitions climatiques - n'auront pas les offres qui correspondent. Et 4. Oui, on a besoin de l'Europe.

C'est à l'échelle européenne que ça se fait, pour avoir les financements complémentaires aux États, et Dacian Ciolos l'évoquait à l'instant, pour avoir le niveau de reconnaissance dont on a besoin, ce qu'on a su faire au niveau des diplômes, pour l'éducation, ce que l'on a su faire avec Erasmus et Erasmus Plus, on doit le bâtir pour la formation tout au long de la vie, pour permettre des reconnaissances entre nos systèmes de formation, une vraie mobilité et un système qui fonctionne au niveau européen. Voilà les quatre remarques rapides que je voulais faire. Parfait !

Je vous remercie.