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Conférence de presseEmmanuel Macron (sur YouTube)· 18 octobre 2019 54 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileDéfenseInstitutions & élections

Conférence de presse à l’issue du Conseil européen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Si le parlement britannique rejette l'accord samedi, quelle sera la position des 27 ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Boris Johnson, critiqué, a-t-il réussi à trouver un accord ?

  • 26:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi bloquer l'élargissement pour des raisons de politique interne ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a permis de penser que Sylvie Goulard passerait au Parlement ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Le couple franco-allemand est-il en crise ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quelle alternative aux transferts de djihadistes depuis la Syrie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « Il nous faut investir dans la politique agricole commune parce que c'est la clé de notre souveraineté alimentaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avant de répondre donc nous avons tenu un conseil européen marqué par deux sujets principaux le premier c'était évidemment la question du bric site boris johnson et michel barnier jean claude juncker ont présenté l'accord conclu ces dernières heures comme vous savez nous avions fixé à la demande d'ailleurs de la france particulièrement une date limite c'est le 31 octobre pour finaliser les discussions aient trouvé un accord à la fois sur les modalités du retrait et la déclaration politique sur hommes les relations futures cet accord après plusieurs semaines de discussions additionnel a été trouvé il s'agit d'un bon accord respectueux du cadre que nous avions fixés et de nos principes qui était pour ce qui nous concerne tout à la fois la préservation du marché intérieur et la stabilité de l'irlande la déclaration politique qui définit les grandes lignes de notre relation future garantit aussi un cadre clair un accord de libre échange qui devra être négociée en détail et des engagements de concurrence équitables qui seront la condition de l'accès à notre marché désormais il convient de procéder au vote de cet accord au parlement britannique samedi avec des lectures ensuite qu'ils s'effectueront lundi et mardi et au parlement européen en début de semaine prochaine et c'est seulement après ces expressions parlementaire que nous pourrons considérait cet accord comme définitif en tout état de cause je souhaite que nous puissions tenir les délais que nous sommes donnés à nous mêmes et que la date du 31 octobre soit respectée je veux ici saluer le travail de notre négociateur michel barnier de son équipe salue également l'engagement de jean claude juncker ils ont défendu durant de longs mois dans l'unité à la fois avec fermeté bienveillance à l'égard d'un pays alliés amis les intérêts de l'union européenne je pense que ce que nous avons réussi à obtenir la méthode qui a été tenue y compris dans ces derniers jours était extrêmement importante qui était celle de cette unité constante deuxième grande série de sujets que nous avons évoquées lors de ce conseil c'est en quelque sorte notre avenir à 27 c'était le sens de la présence de la présidente élue de la commission européenne pour soulager der leyen tout au long de ce conseil européen c'était l'objet de notre discussion de ce matin sur l'agenda stratégique pour les cinq années à venir dans lequel nous nous retrouvons pleinement j'ai eu l'occasion de le dire et dont les thématiques les plus structurantes correspondent à celles que nous avons porter l'ambition climatique d'abord avec la neutralité carbone la définition d'une taxe carbone aux frontières d'une banque du climat la définition d'un modèle économique et social qui passe par la défense d'une assurance chômage au sein de la zone euro un salaire minimum pour les pays européens mais également d'une europe plus souveraine avec une politique de défense de sécurité d'asile et de migration enfin rénové plus efficace et qui répondent aux défis contemporains je ne reviendrai pas en détail sur cet agenda il a donné lieu à une expression du conseil il a surtout été présenté par la présidente lors de son discours devant le parlement est largement détaillée est il à notre plein soutien en lien avec ce projet politique c'était aussi le sens de notre échange sur le futur budget européen sur ce point force est de constater que le consensus n'a pas été trouvé c'est normal c'était la première discussion nous rentrions un peu dans le détail mais là dessus la france a défendu si je puis dire une ambition cohérente d'abord celle qui consiste à ne pas opposer les politiques nouvelles que seraient nos objectifs en matière de migration de défense des espaces d'intelligence artificielle où il nous faut investir pour répondre aux objectifs que nous nous sommes donnés à nous mêmes comme pour préparer l'avenir avec les politiques dites parfois traditionnels comme la politique agricole où la politique de cohésion semble que nous devons au contraire combiné solidarité responsabilité et réussir au fond à travers cette ce budget et les objectifs que nous nous assignerons à être cohérents avec l'ambition que nous nous sommes donnés à nous mêmes que le parlement a validé avec l'élection d'ursula von der leyen qui est celle d'une commission géopolitique qu'est ce que ça veut dire une commission géopolitiques après une commission qu'il y faut le reconnaître fut politique pendant les cinq années à venir ça veut dire que nous ne sommes pas un espace politico-économique lâche qui a peu d'ambition et de solidarité au contraire pour moi il ya deux piliers vous m'entendez des fous depuis maintenant plusieurs années d'une part en eux un pilier de souveraineté d'autre part un pilier de solidarité défendre notre souveraineté ça veut dire se mettre en capacité de choisir notre avenir et donc pour cela il nous faut investir dans la politique agricole commune parce que c'est la clé de notre souveraineté alimentaire nos concitoyens veulent choisir leur alimentation ils veulent qu'on produise en europe ils veulent être souverain sur ce point investir dans notre politique migratoire dans notre politique numérique dans notre politique environnementale ce sont des politiques de souveraineté c'est choisir notre avenir dessiner notre futur est décidé que nous ne sommes les vassaux ni de la chine des états unis d'amérique il faut investir pour cela comme d'ailleurs ces deux grandes puissances investissent et de l'autre côté nous sommes un espace où il ya des divergences des différences sur le plan économique et social qu'il faut aider à rattraper c'est l'objectif de ce qu'on appelle classiquement les politiques de convergence c'est à dire d'une vraie solidarité et j'aime ce terme de solidarité parce que ce n'est pas une convergence mécanique c'est l'idée de dire on doit aider certains à rattraper mais ils doivent aussi s'inscrire dans cet effort de convergence ces fonds ne doivent ne doivent servir à financer nine dumping social du dumping fiscal ni détricotage de l'état de droit et donc c'est pour ça que je suis aussi attaché à l'idée d'une conditionnalité dans ce cadre j'ai aussi défendu deux autres choses la fin des rabais le rabais étaient britanniques à partir du moment où l'état membre qui avait fait une condition en quelque sorte à sa participation le rabais 120 il nous faut en finir avec cet élément qui est un élément dit lisible dit et de destruction du budget européen un budget qui multiplie les rabaisser un budget chacun regarde la quote part qui lui revient presqu'île amis c'est à dire tout sauf un budget est ensuite l'idée d'avoir plus de ressources propres en effet il nous faut plus d'ambition chacun est aussi attaché à garder quelques limites budgétaires en son sein et donc nous avons défendu l'idée d'aller vers de nouvelles ressources propres la taxe carbone aux frontières taxe sur le plastique non recyclable d'autres éléments de taxation qu'on pourrait mettre ensemble comme la taxe numérique et d'autre sur ce point je considère que là aussi nous ont fait nous nous devons faire preuve d'ambition en tout cas nous ne saurions valider une ambition de projet une commission ambitieuse si nous n'avons pas derrière un budget qui l'est tout autant et nous donne les moyens de réussir nous avons souhaité sur ces bases que le futur président du conseil européen charles michel puisse poursuivre les discussions et mener celle ci a bien pour là aussi avoir un budget pluriannuel cohérent mais qui puisse être décidée le plus vite possible pour ne pas perdre de temps et d'opportunités parce que derrière la capacité à décider vite est importante au dîner hier soir nous avons eu plusieurs discussions sur j'irai tout particulièrement de type de sujet d'abord sur la turquie sur la turquie nous avons eu une discussion d'abord sur notre propre souveraineté nous avons réaffirmé notre solidarité à l'égard de cyprès du respect des zones économiques exclusives de chypre et en condamnant très clairement les incursions provocation qui ont été répétés par la turquie et bien évidemment nous avons aussi pris une position commune condamnant l'offensive dans le nord-est syrien décidant de suspendre nos exports d'armes à destination de la turquie nous continuerons là aussi de nous coordonner très étroitement nos ministres des affaires étrangères mais nous avons aussi décidé avec le premier ministre john sonne la chancelière merkel de pouvoir dans les prochaines semaines voir le président r dogan sans doute à londres nous l'avons fait dans ce cadre trois européens qui est aussi un élément pour remettre en cohérence que peut et doit être l'otan dans le moment où nous vivons puisque je rappelle pour quiconque l'aurait oublié ce qui ne serait pas totalement illégitime dans la période la turquie est membre de l'otan ce qui là aussi normalement devrait conduire à certaines formes de solidarité et donc nous aurons cette initiative commune en même temps que nous continuerons de nous coordonner sur les contacts que nous allons avoir dans les prochains jours avec les présidents erdogan poutine trump tout particulièrement je pourrais revenir là aussi dans le cadre des questions sur ce sujet nous avons également eu un long débat sur l'élargissement hier soir et je crois que nous devons sur ce sujet important gardez là aussi l'esprit de sérieux et et deux mesures moi je crois gelé plusieurs fois dit à une europe forte une europe souveraine mais je crois aussi à une europe qui est cohérente et responsable les pays des balkans y compris la macédoine du nord et l'albanie même des réformes importantes ont conduit parfois des transformations profondes avec beaucoup de courage et je veux saluer ici le courage en particulier des orane tf qui a fait les changements constitutionnels et un changement de nom qui étaient extrêmement difficiles à faire et qui faisait partie des demandes mais très clairement plusieurs pays étaient réticents à ouvrir aujourd'hui les négociations la france a fait partie de ces pays de manière très claire non pas pour dire des réformes n'ont pas été faits les progrès ne sont pas là pour dire d'abord tous les progrès demandés ne sont pas là et nous avons encore des problèmes là aussi je pourrais revenir des incohérences des situations qui ne sont pas maîtrisés avec certains de ces pays seul plan migratoire entre autres et sur respect de toutes les règles mais surtout je dirais plus profondément la discussion pour moi hier a été extrêmement instructif sur la vision que chacune et chacun peut avoir de l'europe d'abord moi je ne considère pas que la seule relation que nous devons avoir avec notre voisinage sur une relation d'expansion d'élargissement nous serions la seule puissance au monde qui considèrent que la politique de voisinage s'est proposé d'adhérer et on s'est collectivement inscrits dans cet esprit qui est étrange c'est étrange ça ne fonctionne pas très bien à 28 ça ne fonctionnera pas très bien à 27 je ne suis pas sûr que ça fonctionnera beaucoup mieux quand on aura élargit donc je le redis avant tout élargissement effectif là il s'agit que de commencer les négociations en soyons lucides mais avant tout élargissement effectif sachons nous réformer nous mêmes et ceux qui me disent vous allez simplement ouvrir la porte à un début de négociation ça prendra 10 ans 15 ans d'abord jordi ce n'est pas une bonne méthode parce qu'on nous dit si vous n'ouvrez pas aujourd'hui le mois promet le mois prochain vous allez désespérer ceux qui ont fait des efforts pensez vous que dans cinq ans on va pas nous dire qu'on est désespère à ne pas ouvrir tout de suite cette fois ci l'adhésion pleine négociation mais surtout je regarde aujourd'hui notre rythme d'avancé de l'europe nous avons vécu une crise en 2008 si je suis malheureusement les décisions aujourd'hui retenu au sein de l'union européenne et de la zone euro nous aurons finalisé une véritable union bancaire en 2028 voilà quand on a une crise potentiellement mortelle on met 20 ans à se réformer c'est ça aujourd'hui notre fonctionnement donc s'il n'y a pas un moment un réveil collectif on peut pas faire rentrer même dans cinq ans ou dix ans d'autres membres nous ne sommes pas au bon rythme et donc il nous faut d'abord et avant tout interrogé là-dessus et je ne céderai pas sur cette volonté d'ambition et je pense que si nous validons en particulier vraiment l'agenda de la commission européenne alors nous pouvons nous interroger là je parle plutôt pour les adhésions à venir mais sur ce processus ensuite deuxième élément la nature du processus d'élargissement ne me semble plus adapté d'abord parce que elle est au fond très bureaucratique l'accord politique il est au début et à la fin il ne parle plus au peuple je vous invite à aller voir la situation des pays qui ont commencé des discussions sur l'élargissement le fils est ensuite rapidement perdu et ceux qui disent ici on ne loupe pas les négociations vous allez voir la chine la russie la turquie avoir de l'influencé je les invite à aller dans les pays où la négociation a été ouverte c'est pas des grandes tours avec des industriels français allemands italiens qui sont faites cette influence est là dans la région je crois plutôt que nous n'investissons pas assez nous de manière coordonnée c'est pas un processus d'élargissement c'est un choix d'investissement en matière économique éducatif induits tic culturelle dans ces pays c'est un agenda stratégique qu'il faut avoir avec des partenaires pas forcément des futurs membres et puis surtout cet agenda d'élargissement n'est plus adapté il n'est pas assez différenciables et différenciés il n'est pas assez politique à des moments pour moi du processus et il doit être clairement réversible sinon il n'est pas crédible et donc je souhaite avant que nous ouvrions à de nouveaux états membres qu'on fasse cette réforme qui est demandé depuis des années par plusieurs états membres je le dis parce que sinon le jour où on commence la négociation avec la procédure actuelle on nous dira ce serait pas correct de changer les règles du jeu alors qu'on a commencé de discuter ensemble voilà quelques-uns des points je pourrais revenir dans le cadre de vos questions mais je crois que si nous voulons véritablement être une puissance est cohérent avec nos ambitions être respectueux aussi avec celles et ceux qui veulent se tourner vers l'europe il nous faut avoir une union réforme est un processus d'élargissement refonder une vraie crédibilité et une pensée stratégique de ce que nous sommes nous mêmes de notre rôle et d'un régime voilà les quelques points que je souhaitais faire et qui ont conduit à un moment essayé de trouver un consensus mais plutôt à à renvoyer avant le sommet de zagreb des décisions sur ces points et enfin toutes deux tout dernier point que je veux ici évoquée avant de répondre à vos questions j'ai tenu ce matin avec la présidente fender la hyène angela merkel et les représentants des trois grandes familles politiques un petit déjeuner de travail pour évoquer la mise en place de la nouvelle commission cet agenda stratégique et les travaux du parlement européen cette entente au conseil au parlement européen entre les familles politiques qui ont su se mettre d'accord pour constituer la nouvelle équipe d'europe et qui vont constituer la majorité d'actions de mise en oeuvre du programme politique que j'évoquais est à mes yeux indispensable c'est pour cela que j'avais souhaité que nous puissions nous réunir sous ce format dans ce même esprit la présidente fender la hyène échangera avec les présidents des groupes politiques au parlement européen en début de semaine prochaine nous avons besoin de véritablement construire un pacte de responsabilité de majorité d'ambition tous ensemble enfin la dernière remarque que je souhaitais ici faire c'était de rendre hommage au travail à l'engagement européen de jean claude juncker d'abord à qui nous avons longuement rendu hommage en fin de matinée et qui a été un président de commission qui a fait avant c'est celle ci qui l'a rendu plus politique je le disais mais qui sur des sujets de défense des intérêts stratégiques de défense plus largement de l'agenda sur lequel je suis plusieurs fois revenu à fait avancer l'europe mais qui surtout pendant des décennies en tant que ministre des finances en tant que premier ministre de son pays a été tout entier dévoué à la cause européenne c'était son dernier conseil je veux ici lui rendre hommage à la fois pour le travail fait en cette qualité et pour cette carrière tout entière donné à la cause de notre europe le président donald tusk achève aussi son mandat et nous lui avons également rendu hommage je veux ici dire combien en tant que deuxième président de ce conseil il a eu également un rôle important après avoir occupé les plus hautes fonctions dans son pays je ne sais pas ce que là aussi l'avenir lui réserve et ce qu'il voudra faire mais je tenais à rendre hommage à son esprit de justement de consensus à volonté de bâtir dans des moments parfois difficiles un consensus est d accord et j'espère que les votes que j'évoquais sur le brix ils pourront parachever un travail auquel il a aussi largement contribué par son engagement et je veux aussi rendre hommage en fait un travail de federica mot guérini qui a poursuivi là où elle était ce travail de politique extérieure de l'europe durant ces dernières années je vais maintenant répondre à vos questions bonjour mes chaleureuses de hauteur c'est une question sur le bric site la balle est désormais dans le camp des parlementaires britanniques mais elles risquent de revenir dans le vôtre assez assez tôt si le parlement rejette le deal samedi quelle sera la position des vingt-sept à ce moment là vous avez semblé dire que vous lui que vous teniez à l'échéance du 31 octobre est ce que ça veut dire que vous refuseriez une extension à ce moment là alors qu'angela merkel semble dire qu'à une extension serait inévitable et toujours sur le même thème on a accusé les ailes est vrai que ces tirades et boris johnson lui-même d'être un menteur ou un bouffon certains le présentaient comme un clown et finalement il a réussi à trouver un accord avec les 27 comment est ce que vous expliquez ça est-ce que ce qui s'est passé quelque chose dans les négos les négociations est ce que finalement il est plus sérieux qu'on ne le disait voilà sa personnalité at elle at elle joué merci alors sur le premier point je les ai déjà dit moi je souhaite qu'on puisse en finir pour parler d'avenir je pense que le délai du 31 octobre doit être tenu je ne fais pas de politique fiction donc je ne vais pas me mettre dans un cas où le parlement britannique votre et ceci ou cela mais je pense pas que de nouveaux délais doivent être accordées voilà je pense qu'il nous faut maintenant terminé ses négociations passées à la négociation sur les relations futures et pouvoir en terminer avec cela et donc mon souhait c'est que nous puissions tenir les engagements les délais que nous nous sommes donnés à nous mêmes et céder les politiques sont importants y compris pour que chacun se décide parce que on a déjà dit à plusieurs reprises des lits suppose des changements profonds d'autre part sur l'accord trouvé boris johnson initialement a fait des propositions qui était inacceptable il a su bouger il à lui et son équipe je pense se sont appropriés toutes les complexités du dossier dans les dernières semaines il a négocié avec le premier ministre irlandais il a négocié avec l'équipe de michel barnier et michel barnier et ils ont su justement rapprocher les vues en proposant des solutions techniques qui remplissent les objectifs qui étaient les nôtres jeu 10 est celle de préserver l'intégrité du marché unique et la stabilité en irlande à partir du moment où ces objectifs que nous avons toujours défini comme non négociable qui n'étaient pas respectés par les propositions initiales qui étaient faites par boris johnson ont été respectées par ses propositions finales et qui sont le fruit d'un échange avec l'équipe de michel barnier je considère que en effet c'est un bon d'accord moi j'ai jamais utilisé les qualificatifs que vous avez reprises sur boris johnson il est parfois pittoresques mais nous sommes parfois tous dans cette condition si je puis dire et donc il a son tempérament mais c'est un dirigeant de pour moi qui a une vraie pensée stratégique et qui a su faire preuve d'engagement et de volonté de fer et donc je crois que ceux qui ne l'ont pas pris au sérieux ont eu tort et continueront avoir tort d'ailleurs quelles que soient les les échéances de court terme bonjour monsieur le président antony lattier rfi radio france internationale vous avez récemment durci le ton sur sur l'immigration vous déplorez depuis plusieurs semaines l'augmentation notamment des demandes d'asile venus d'albanie alors est-ce que vous assumez de bloquer tout le processus d'élargissement en cours pour des raisons de politique interne au risque d'apparaître à nouveau isolée sur la scène européenne à l'instant jean claude juncker ndiack c'était une lourde erreur historique et au delà quel message vous envoyer aux citoyens d'albanie et de macédoine du nord qui croyait à ce processus alors d'abord sur l'albanie est un travail qui a été initiée avec ce pays depuis plusieurs mois pour démanteler les filières ce qui est vrai c'est qu'il est extrêmement difficile d'expliquer à nos concitoyens que nous allons ouvrir des négociations pour l'adhésion à l'union européenne avec un pays qui est donc réputés sûrs avec lequel nous avons ouvert la circulation sans visa et qui est l'un des principaux pourvoyeurs de demandeurs d'asile c'est exactement l'illustration de ce que j'ai dénoncé il ya quelques semaines il y à un dévoiement de ce qu est la preuve la demande de procédure d'asile et il y à une utilisation par les filières et dont il a besoin meilleure coopération mais ça n'est pas sérieux et on va corrodé l'esprit européen notre sérieux collectif a laissé continuer des choses qui sont inexplicables à nos peuples la france n'est pas le seul pays où ça se passe au demeurant est donc ça je considère que pour moi on l'a acceptée en quelque sorte avant tout processus donc je ne l'est pas je ne lis pas l'un à l'autre et j'assume totalement mon choix je vais y revenir comme j'ai commencé à le faire mais pas du tout pour une raisons de politique intérieure mais c'est un problème il faut le régler nous l'avons pas qu'avec avec l'albanie à plusieurs pays avec lesquels on a des sujets migratoires qui sont problématiques on a la migration sanitaire par exemple il ya sur la base justement de la liberté de circulation sans visa par exemple des concitoyens aussi qui viennent de géorgie uniquement pour se faire soigner en europe en détournant totalement la procédure donc nous avons aujourd'hui des vraies faiblesses qui pèsent sur nos finances publiques qui pèsent sur notre capacité à bien accueillir les combattants de la liberté comme on appelle celles et ceux qui ont droit à l'asile et que nous voulons accueillir mieux plus vite et régularisé plus vite et qui quand on ne respecte pas les règles quand ça ne correspond plus à nos principes font perdre le sens à toute cette politique bon donc ça je pense qu'il faut comme je lé lancé il ya plusieurs semaines en france avoir un débat profondément des passionnés profondément je dirais lucide et réaliste sur ces sujets c'est là c'est je crois la clé pour essayer d'y apporter une réponse est de rester attachés à nos principes sinon nous serons dans une situation insoutenable et moi je me refuse en quelque sorte le dialogue de sourds entre ceux qui voudraient que nous renoncions à nos principes et ceux qui sont dans une ironie sme coupable ce qu'ils pensent qu'il faudrait en quelque sorte tout accepter sauf que les règles soient respectées et qu'à partir du moment où quelqu'un a le pied sur le sol français il ne doit plus être a conduit séduit et toutes à la même valeur le même même statut ça n'est pas vrai ça c'est le sujet qui existe avec l'albanie comme d'autres que je veux que nous réglions mais que je n'ai pas la principale motivation de la position française ensuite par rapport à ce que vous avez dit d'abord j'assume totalement sur certains sujets de porter une voix qui n'est pas la voie majoritaire sur le délai donné pour le break site à un moment donné j'étais seul je ne crois pas que j'avais tort et je ne crois pas que nous aurions aider à avoir une solution britannique plus rapide si nous avions donné des délais si nous avions en quelque sorte acceptée l'absence de délai donc pardon de ne pas toujours céder à la tyrannie de la majorité ou à la pression de la bulle mais j'essaie de faire les choses que je crois bonne sur le plan politique et stratégique sur l'élargissement moi j'ai écouté hier les positions j'ai un désaccord de fond avec ceux qui pensent que l'élargissement est en quelque sorte aujourd'hui la téléologie de l'europe parce que pour plusieurs états membres c'est ça la réalité je crois que c'est une erreur profonde de raisonnement en tout cas ce n'est pas l'europe que je veux d'abord j'ai rappelé chacun la cohérence ça ne marche pas bien à 27 comment on explique que ça marche mieux à 28 29 30 32 c'est ce que j'expliquais tout à l'heure je n'y reviens pas on est trop lent à nous réformer nous mêmes avant d'élargir deuxième point les mêmes qui nous disent la main sur le coeur il faut élargir nous disent je veux un budget à 1% quant à tartiner plus grands dès qu'on met moins de beurs faut étaler le beurre ont fini par pu le voir et bizarrement à la fin c'est un goût de tartines donc si vous voulez cette europe ça va devenir une espèce de grande chose qui est au fond un marché unique à coordination faible c'est ça la vision qui est en train gravitairement de se faire et c'est une faute nous sommes dans un monde de puissances on a besoin au contraire de plus d'intégration de plus de clarté dans nos choix de peser géopolitiquement y compris sur des situations quand on le voit ce qui se passe en syrie aujourd'hui on y reviendra peut-être dans vos questions c'est pas un grand succès pour l'europe ce qui se passe on hérite d'une situation commençait à 6 ans donc au contraire à un moment où on a besoin de plus de puissance de plus de cohérence de plus de solidarité de muscles ont dit non on va continuer à élargir quand on a toujours fait je crois pas que ce soit cohérent surtout quand on veut baisser le budget ou le maintenir et donc pour moi c'est un désaccord sur la vision que nous avons de l'europe que j'assume ensuite j'ai dit le désaccord pour moi reposer sur la nature du processus même d'élargissement je reviens pas je l'évoquais pour moi on doit ouvrir de nouvelles discussions parce que nonobstant ce que je viens de dire ouvrir une discussion ne veut pas dire élargir néanmoins faut qu'on soit clair avec nous mêmes tout adhésion supposera pour moi d'avoir d'abord fait ses réformes mais ouvrir une nouvelle discussion suppose à voir réformer les règles de l'élargissement et donc qu'elle soit différenciables est réversible et ça c'est je pense aussi très important et puis enfin il ya la vision de la région moi j'ai écouté hier ceux qui disent il y avait une quasi unanimité pour faire rentrer l'albanie la macédoine du nord ne disent pas la vérité il y avait sans doute une large majorité sauf quelques-uns dont une écrasante majorité ce même prêt à tout pour la macédoine du nord mais il y avait une bonne moitié des états membres qu'ils disaient l'albanie c'est pas pareil non veux pas qu'ils rentrent je pense que à ouvrir les discussions d'élargissement avec la macédoine du nord entonnant l'albanie à l'écart utt une faute politique funeste dans la région et c'est cela le seul consensus qui pouvait se dégager je pense c'était une faute politique funeste vous auriez eu des mouvements politiques sociaux d'une violence inédite non seulement en albanie mais dans tous les pays avec des minorités albanophones les conséquences sur le kosovo et les pays voisins n'ont absolument pas été anticipé or il est faux de dire qu'il y avait même une majorité pour ces deux pays ensemble donc là dessus je pense qu'il faut pas céder non plus à l'esprit ambiant je crois que ce n'était pas sérieux je reconnais tout à fait les efforts qui sont faits par mais sur un mât isayev qui sont deux dirigeants courageux j'irai d'ailleurs les voir dans les prochains mois on continuera le travail mais on doit aussi nous mêmes faire notre travail et ne pas se mentir à nous mêmes donc moi je ne suis pas obtus je pense que si des progrès sont faits à la fois nous même si je puis dire sur nos propres procédures et avec eux on peut tout à fait ouvrir quelque chose mais ça peut pas être une procédure comme on les a toujours eu parce qu'elles n'ont plus de sens puis après nous trompons pas on est en train de dire aussi des choses le jour où vous commencez à donner l'autorisation on me dit qu'est ce que vous dites aux macédoniens du nord enfin le jour on leur dit vous commencé à ouvrir les négociations le lendemain vous avez un questionnaire de 60 pages sur tout votre règle penser que ça change la vie des macédoniens du nord puis on va leur dire dans dix ans voudrait peut-être entrer on sait que c'est alors ça ancre sa à rim donc oui il faut être dans ce dialogue stratégique qui arrime les pays mais peut-être plus efficace que ces questionnaires c'est que nous nous posions la question de coordonner notre effort notre investissement économique culturelle comme je le disais linguistique de faire plus pour aider les peuples de manière directe plutôt que de nous donner en quelque sorte des gages de bonne conscience en nous mettant sur le toboggan de procédure qu'on ne maîtrise plus avec une robe qui devient quand elle parle de ces sujets une forme de canard sans tête jean quatremer libération parle ici de questions si vous permettez une pub cytologique sur le la désignation de sylvie goulard comme commissaire française qu'est ce qui vous a permis de penser que sylvie goulard pourrait passer l'obstacle du parlement européen avec les casseroles qu'elle traînait donc je pense notamment la fondation berggrün son parler évidemment de la sphère des assistants parlementaires supposés fictifs du modem qu'est ce qui vous a permis de penser que le parlement européen à les accepter sans problème cette candidature alors que tout le monde autour de vous vous expliquer que c'était une candidature ex-amant risques et d'ailleurs vous l'avez vous même reconnu jour même de son de son éviction deuxième question plus philosophique si vous permettez concernant la relation franco allemande parce que depuis tout à l'heure je vous écoute donc vous dénoncer l'élargissement comme téléologie de l'europe le but d'arriver un marché qui risquerait d'aboutir à un marché unique à coordination faible les gens qui veulent effectivement qui sont totalement incohérent en voulant à la fois élargir et baisser le budget communautaire ceux qui sont prêts à commettre des fautes politiques funestes on pourrait parler aussi de ceux qui massacrent depuis deux ans l'ensemble de vos propositions le budget de la zone euro la poignée de la zone euro etc et c'est curieux lorsqu'on regarde qui est en face de vous à chaque fois on trouve berlin où est ce qu'il faudrait pas sortir de cette invocation permanente et vocation permanente du couple franco allemand alors que ce couple manifestement gît sur le sol comme un comme un hérisson écrasé donc vous répondez à la tartine son beurre par le hérisson écrasée alors sur le cas de sylvie goulard qui a beaucoup intéressé parfois donné lieu j'ai trouvé peut-être à des à des commentaires politiques excessif sur leurs conséquences parce que je crois pas que ni la position de la france ni l'avenir du projet européen ne se trouve ni entraver ni les bousculer par le vote du parlement mais me pose une question psychologique je vais vous répondre avec la même transparence moi j'ai évalué lorsque j'ai proposé proposé plusieurs noms je les dis en toute transparence alors sous la van der leyen mais je suis attaché à la collégialité de ce que doit être la commission et donc j'ai assumé de laisser une forme de choix de liberté de choix à la présidente élue sur le commissaire français parce que je pense c'est une bonne méthode faut que la présidente de la commission soit à l'aise le commissaire soit pas imposée j'ai évidemment pointé ses risques et ils ont fait l'objet d'une discussion avec la présidente élue et celle ci quoi qu'il en soit quoiqu'il soit 10 avec les gens les plus stratégiques parce que je connaissais les peut-être les animosités qui avait pu se créer dans la période estivale avec le parlement ce qui est revenu c'est que ces risques étaient en quelque sorte encadrent abl qui pouvait faire l'objet qui n'était pas bloquant quand je regarde les choses en toute honnêteté là où je suis je parle avec grande prudence je parle jamais des affaires en cours mais nous parlons d'une responsable politique qui a eu des revenus accessoires vous l'avez rappelé mais qui était qui faisait l'objet d'une déclaration lorsqu'elle était membre du parlement européen et qui était connue des membres du parlement européen de l'époque comme d'aujourd'hui donc rien de neuf sous le soleil et qui n'avait pas fait l'objet ni de procédure à l'époque du parlement européen ou de l'europe donc c'est pas quelque chose qui a été révélé et d'autre part en effet vous avez raison d'une affaire et d'une procédure qui une procédure judiciaire en france ouverte il ya maintenant plus de deux ans qui avait conduit d'ailleurs en conscience a démissionné du gouvernement n'ont pas être renvoyé du gouvernement ou quoi que ce soit puisqu'elle n'était même pas mise en examen mais considérant en conscience qu'elle ne pouvait pas être ministre des armées et avoir une procédure ainsi ouverte mais après deux ans deux ans d'investigations elle n'est toujours pas mise en examen donc j'ai parlé de vulnérabilité je suis totalement lucide je suis pas ni tête eut ni aveugle ni quoi que ce soit comme j'ai vu ces choses là mais elles ont été par les gens qui est en charge du processus a perçues comme non rédhibitoire quand je regarde à côté d'autres commissaires qui parfois avait fait l'objet de peines prononcées qui sont passées vous ne m'empêcherez pas de penser quand j'ajoute cela au fait que ce sont les commissions techniques et pas la commission jury qui a recalé madame goulard que ces vulnérabilités non pas été bloquante pour ce qu'elles sont c'est à dire des problèmes de moralité ou des problèmes juridiques mais qu'elles ont été utilisés à des fins politiques je crois qu'on peut se dire la vérité sans polémique aucune c'est une vérité et donc on a essayé de réécrire l'histoire je pense qu'il ne faut pas salir la personne parce que on serait injuste à l'égard de sylvie goulard à dire cela elle avait ses points qui sont en cours c'est la justice qui se prononcera mais je pense ce serait faux donc qu'est-ce qui s'est passé si durant ces dernières semaines il y a eu des règlements de comptes politiques entre les familles au parlement il ya eu comme il serront groix qui a été bloquée ppe s'est senti offensé puis le commissaire roumain qui a été bloqué les socialistes sont sentis offensés et ils se sont dit on va faire payer le groupe renault et on va attraper celle ci c'est ça ce qui s'est passé est donc là aussi il faut être transparent pas essayer de poste rationalise et c'est pas le leadership français le faut remettre les choses à leur bon niveau et donc ce qui s'est passé n'est juste pas durable c'est pour ça que je souhaitais la réunion de ce matin c'est que les trois groupes qui peuvent constituer une majorité ont décidé de commencer un processus qu'on connaît qui est un processus physico chimiques qui s'appelle la pyrolyse ça marche pour nettoyer défaut ou faire des choses comme ça tiercé on ferme et puis on met en place les forces en présence et ont détruit progressivement tout ce qu'il ya dedans ça a marché il ya trois commissaires en moins qu'un abattu une tête c'est ni plus ni moins que cela la dynamique de pyrolyse ne permet pas d'avoir une commission forte peut-être même qu'elle ne permet pas d'avoir de majorité pour cette commission à coup sûr elle ne permet pas d'avoir un projet ambitieux donc je pense qu'il faut calmer les esprits je les dis pour moi c'est une c'est un vrais dysfonctionnements c'est une crise politique nous d'abord moi je note qui a une sensibilité elle est légitime je la partage les porter sur les sujets de moralité de transparence je pense que la conclusion qu'on doit tirer de cela c'est que ces sujets ont été instrumentalisés parce qu'ils sont ils ont fait l'objet d'un traitement profondément hétérogènes entre le candidat et ils ont donc été utilisée politiquement donc si on veut aller dans ce sens créon certains ont proposé moi je soutiens cette proposition une haute autorité de la transparence de la vie publique européenne qui sera indépendante elle doit pas être politisée et à laquelle sont soumises les manques du parlement comme les membres de la commission et des exécutifs et d'ailleurs les principaux fonctionnaires européens aussi sinon ce serait une avancée on le fait dans tous nos pays ça marche comme ça à coups de crise mais de si on politise ce processus on va le détruire donc il faut l'institutionnaliser je pense que c'est d'ailleurs une voie de sortie de crise pertinente de ce que nous avons et ensuite il faut que politiquement et c'est ce que j'ai souhaité faire ce matin en disant moi même je dois en prendre map on doit rassembler c'est à dire on n'a aucune envie que notre europe soit bloquée donc nous devons travailler ensemble avec nos différences mais il doit au moins y avoir une espèce de ce que j'appelais cette majorité de responsabilité et d'ambition constitue avec les groupes parlementaires du ppe de re new et snb qui permettent d'avancer et au cas par cas en associant même les verts c'est mon souhait la discussion de ce matin a permis de rétablir cette dynamique je le crois entre nous et de nous conduire à envoyer aussi les mêmes messages à nos chefs de groupes parlementaires donc je souhaite que ce soit cette dynamique qu'ils soient prises maintenant voilà donc voilà comment les choses se sont faites voilà les conclusions que j'en tire et comment je pense qu'on doit collectivement avancé en tout cas je considère que le rôle de la france et de faire cela bon après sur le couple franco-allemand j'ai eu l'occasion d'en parler il ya deux jours quand nous avons eu un un conseil des ministres est ce que le couple franco-allemand et puise en quelque sorte ou jeudi et puise au sens où il remplit à lui seul la politique européenne et son son ambition non c'est d'ailleurs pour ça aussi que j'ai multiplié pour ma part les contacts avec nombre de pays j'en ai vu plus d'une vingtaine en bilatéral et j'ai réinvesti comme je crois aucun de mes prédécesseurs les relations bilatérales en europe parce que je considère qu'on ne peut plus être dans ce juste ce en quelque sorte ce tandem néanmoins quand on ne sait pas se mettre d'accord entre paris et berlin on a beaucoup de mal à avancer je ne dis pas que c'est une condition qu'ils soient suffisantes et qu'ils soient absolus mais elle est nécessaire elle est nécessaire et donc nous avons besoin de poursuivre cet effort après nous sommes à des moments de nos cycles politiques de nos cycles économiques qui sont différents et c'est vrai que nous avons des visions peut-être du monde des choses qui ne sont pas les mêmes je les dis lorsque j'ai fait le discours de la sorbonne la langue de l'europe c'est la traduction pour reprendre la formule dès qu il ya des intraduisible on doit faire ce va et vient permanent et il faut accepter de temps en temps de revendiquer l'intraduisible qui ont qu'on a chez nous mais de savoir prendre le mot de l'autre et de tresser cela je ne crois pas qu'on puisse dire des chirons le couple franco-allemand l'europe fonctionnera mieux je crois pas du tout je crois pas donc il faut accepter ce couple est simplement quand je regarde les choses depuis deux ans bah quand j'ai prononcé beaucoup de choses à la sorbonne on m'a dit doux rêveur formidable mais doux rêveur on a avancé sur beaucoup de choses ça va moins vite que je ne le souhaite mais écoutez budget de la zone euro on m'a dit vous aurez même jamais l'idée on a le début je souhaite qu'on aille plus loin ça va faire partie de la discussion du msf d'accord c'était une idée interdite au moment de la sorbonne il est interdite un fait la sorbonne on a attendu on s'est battus déclarations mais ce bergues ensuite au niveau européen maintenant ça rentre en application on va continuer quand j'ai proposé l'initiative européeenne interventions des gens m'ont dit vous êtes fous jamais une europe de la défense fera une initiative européenne commune bilan des courses les pays membres de l'initiative européenne intervention était au 14 juillet à paris d'autres sont en train d'être intégré à l'initiative et cela existe en deux ans ce qui au rythme on a avancé sur beaucoup d'autres sujets et remarquable donc simplement ça demande beaucoup d'énergie faut mettre beaucoup de pression faut pas lâcher il faut construire en effet des alliances avec les autres mythe qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que l'europe ne doit pas perdre l'ambition d'un coeur de réacteur la force la volonté de traction de quelques pays qui à un moment donné peut être en plus l'énergie la volonté la conviction que si on ne va pas plus loin si on intègre pas davantage on se diluera ce dialogue se poursuivra mais je serai moins pessimiste que vous je suis moins pessimiste que vous sur les deux années je pense qu'ici on caricature en quelque sorte on dirait nous faisons un effort sur rien coûté à sibiu c'était en mai dernier l'allemagne était pas sur la neutralité carbone on a commencé juste avec les pays-bas ensuite on était à 8 à sibiu maintenant on est quand même on est à 25 maintenant donc les choses avancent et elles vont plutôt dans le bon sens sur tous ces sujets mais il faut du temps de la traction ce que je dis simplement c'est que il ya un choix stratégique je pense que nous on doit aller beaucoup plus vite dans nos décisions coût plus fort dans nos investissements et nos choix clair avant de diluer notre énergie dans de nouveaux élargissements parce que c'est aussi ça qui nous rendra plus crédible par rapport à nos voisins sinon ils disent ont rejoint des gens savent pas trop où ils vont enfin ils servent à table régulière et ça a l'air pas mal et c'est mieux c'est comme ça et c'est pas satisfaisant pour nous donc je pense néanmoins que le couple franco-allemand a un avenir il faut constamment le réguler les choses mais que cet avenir c'est notre volonté seule qui peut le bâtir donc je ne cèderai pas ni au défaitisme ni à l'esprit de division mais je continuerai à proposer avancé pour suivre est dans ce dialogue parfois lacunaire mais il revenir à chaque fois essayé de construire avec d'autres sur le président valery le rouge france télévisions j'aurais voulu revenir sur le fond si turc et ses conséquences les autorités irakiennes ont fait savoir et c'est un euphémisme qu'elle n'était pas très favorable à récupérer les djihadistes étrangers détenus au kurdistan syrien alors quelle est l'alternative à ce transfert et est ce que vous ne craignez pas que des jihadistes français belges comme on l'a vu ces jours-ci s'évader en profite pour revenir sur nos territoires écoutez nous suivons évidemment avec le plus grand soin cette situation elle finit d'ailleurs d'ailleurs l'immense responsabilité de la turquie quant à la sa complicité dans une possible résurgence de dèche soyons clairs les combattants qu'ils soient de la région ou étrangers qui sont aujourd'hui dans les camps au nord-est syriens sont des femmes et des hommes qui malheureusement sont parfois avec leurs enfants qu'ils ont amené avec eux ou qu'ils ont eue sur les sites de guerre qui sont venus là pour se battre ils sont allés là pour se battre pour le terrorisme et le califat de pêche dans ce contexte là ils ont été emprisonnés les situations sont très différentes certains peut-être sortiront de leur camp et rejoindront à coup sûr des armées de dèche qui existe encore de manière éparse et ils rejoindront une situation de guerre la coalition internationale continuant de lutter contre des shs puisque je le rappelle c'est notre ennemi sur place et c'est de là que sont partis aussi de jaca en particulier des attentats que la france a eu à subir je le rappel en novembre 2015 si d'aventuré certains s'échapper de ces camps et devait se rendre en irak si ils ont commis des faits sur le sol irakien ce qui est le cas de beaucoup ils seront judiciariser en irak pour ces faits et d'ailleurs dans le cas d'une coopération judiciaire que nous avons mené construite et que plusieurs autres pays ont construit s'il souhaitait revenir en europe il ya fort à parier qu'il dit à ce moment-là demanderait à aller vers la turquie est depuis la turquie essaierait de rejoindre le sol français que je le rappelle il n'y a pas de possibilité de liaison par ailleurs dans ce cadre-là il intègrerait le protocole qui nous lie à la turquie et qui fait que la turquie nous signale ces cas sensibles comme elle le fait depuis plusieurs années qu'ils sont alors prises en charge à leur arrivée à l'aéroport en france emprisonné et judiciaires ici voilà si je puis dire les 3/4 possible il est trop tôt pour dire quelle sera la réalité sur le terrain mais il n'y a pas de ligne directe des camps du nord-est syrien à paris charles de gaulle donc que seront forcément l'une de ces trois cases et malheureusement beaucoup de ceux qui sont dans les camps sont avant tout mû par la volonté de se battre pour le califat dèche c'est pour ça que c'est une folie de faire ce que les turcs sont en train de faire depuis plusieurs jours ur écoute chez lui pour le journal le soir bonjour monsieur le président je voudrais vous poser des questions dans dans le fût de la question de jean quatremer je reviens plus sur le cas de sylvie goulard mais sur votre surprise qui a fait que en fait vous avez surpris enfin tout le monde a été surpris de votre surprise mais ça vous avez donné votre réponse à jean mais cette surprise continue un petit peu parce qu'on a l'impression que vous avez de la peine à désigner votre candidate ou candidat pour remplacer candidature de sylvie goulard vous avez vous l'avez dit vous avez jugé nécessaire dans ce cadre-là de consulter vos collègues chefs d'état et de gouvernement notamment par le petit déjeuner de ce matin lors la question c'est quel est le problème est finalement est-ce que la surprise c'est pas que que le parlement européen ne réagit pas au doigt et à l'oeil d'un président futile futile français est votre petit déjeuner ce type d'initiative n'est-il pas le signe que vous voulez en fait vous chefs d'état et de gouvernement prendre le contrôle de la majorité au parlement et organiser cette majorité directement merci non d'abord j'ai répondu à cette question c'est pas de surprise ou difficulté c'est juste que je considère que ce n'est pas qu'un problème de personne c'est un problème politique et institutionnelle c'est une réalité j'ai décrite et donc je considère pas que la réponse c'est juste je changeais non non je considère que les le fonctionnement du parlement je le rappelle la procédure moi je ne la conteste pas d'audition est une procédure qui d'ailleurs stricto sensu n'est pas celle de notre été je pensais une bonne procédure elle donne plus de force parlement mais il ya ce que fait la commission youri est ce que font les commissions techniques c'est pas exactement ce qui s'est passé dans le déroulé et ensuite je considère qu'il ya eu une politisation des auditions et un règlement de comptes entre les trois groupes c'est des éléments que je donnais en réponse à monsieur quatremer donc le problème à partir de là je crois que c'est une réalité n'est pas le problème d'une personne c'est un problème de fonctionnement de cette majorité parce qu'on peut continuer longtemps ce jeu donc dans ce contexte il m'apparaissait important d'avoir un échange avec la présidente de la commission je les ai eus lundi avec la chancelière on l'a eu dimanche soir une coordination entre les chefs d'état et de gouvernement et c'est normal parce que je rappelle que c'est la responsabilité des chefs d'état et de gouvernement de proposer leurs commissaires à la présidente de la commission ensuite c'est pour avis qui a cette procédure parlementaire et puis un vote sur la totalité de la commission ça la procédure donc moi je suis tout à fait satisfait je crois dans la démocratie européenne la démocratie parlementaire mais je pense pas que ce soit prendre le pouvoir que de bloquer la capacité de tout majorité dans le parlement a fonctionné alors c'était ce qui était en train de se dessiner donc voilà je pense que les discussions de séjour ont montré un apaisement laquelle on a je l'espère contribué ont montré que ce n'était pas simplement un sujet de personnes mais aussi un sujet de capacité à bâtir le futur qu'il fallait que toutes les rancoeurs se calme qu'il fallait que chacun se respecte et qu'il fallait qu'on puisse ensemble construire l'avenir moi je souhaite le dialogue avec tout le monde dans le cadre de ces trois grandes familles politiques du parlement avec les chefs d'état et de gouvernement c'est le seul moyen de pouvoir avoir une commission et lui est de pouvoir avoir un problème un programme ambitieux voilà donc s'agit pas de répondre au doigt et à l'oeil il s'agit juste d' essayer de respecter notre était d'avancer efficacement et de construire ce qui est une nouveauté notre parlement ils étaient en majorité constituée de parlementaires dont c'est le premier mandat et pour la première fois de son histoire il ne se régule pas avec deux forces politiques on a besoin d'être au moins trois forces politiques les trois qui ont permis d'ailleurs en se mettant d'accord ensemble au niveau du conseil puis du parlement d'avoir cette présidente élue c'est normal qu'ils aient du réglage c'est pas un drame mais je pense pas qu'il faille en faire qui file expliqué comme ça a été trop souvent le cas comme des éléments de postures ou de non compréhension du fermement terre ou autre il ya parfois aussi vous savez beaucoup d'hégémonie de certains partis qui avaient l'habitude de faire seul plus compliqué à 3 à tous habitués parce qu'on a tous de l'ambition moi ce qui m'importe c'est de faire lice ce sont des péripéties mais on est à un moment où il ya cette crise politico institutionnelle il faut la régler je pense que les derniers jours ont permis de le faire et en tout cas moi je continuerai tous mes efforts en ce sens pour que les trois pays qui ont un commissaire a désigné puisse le finaliser dans les prochains jours courant de la semaine prochaine et qu'on puisse avoir une commission j'espère au 1er décembre je prends une dernière question remote astoul et échos je voulais rebondir sur ce que vous avez dit de votre réunion avec le premier ministre on sonne la chancelière merkel et le président r de gand à londres vous voulez vous réunir pour mettre en cohérence ce que peut et doit être l'hôte en deux semaines presque après l'incursion turc en syrie ce que vous n'avez pas un peu l'air à côté de la plaque un peu impuissant et en fait quelle crédibilité est ce que les grandes puissances sont aujourd'hui quand on voit ce qui se passe en syrie et que c'est la russie qui tient la corde finalement je partage plutôt votre votre indignation donc je pense que ça justifie qu'on se parle moi j'ai compris qu'on était dans l'otan j'ai compris que les états unis d'amérique et la turquie tu es dans le temps et j'ai couvert par tweet que les états unis d'amérique décidé de retirer leurs troupes et de libérer la zone comme tout le monde et j'ai compris qu'une aux puissances de l'otan décidé d'attaquer ceux qui ont été les partenaires de la coalition internationale sur le terrain pour se battre contre des ch avec une part que je respecte tout à fait la lutte contre le pkk et les terroristes j'ai toujours dit aux présidents erdogan et lutte que nous partageons mais beaucoup des forces démocratiques syriennes et des combattants de la liberté il est combattant anti dave sur le terrain n'était pas du pkk donc je considère que ce qui est ce qui s'est passé depuis plusieurs jours est une faute lourde de l'occident et de l'otan dans la région faute lourde je pense que cela affaiblit durablement notre crédibilité pour trouver des partenaires sur le terrain qui se battront à nos côtés en pensant qu'ils sont protégés durablement faut être lucide mais je pense que ça interroge aussi le fonctionnement de l'otan enfin pardon d'être de dire ça mais faut pas faire semblant et donc il est important que nous puissions nous réunir et nos coordonnées entre au moins les trois européens et la turquie je pars train de dire qui vous considérez que ça n'a plus lieu d'être au contraire faut essayer non seulement de comprendre mes devoirs ou la turquie veut aller et comment la ramener à des positions plus raisonnable qui sont qui permet d'articuler sa sécurité intérieure et ses objectifs de sécurité intérieure avec aussi le respect nos agendas et la juste solidarité qui a au sein de l'otan et donc je pense qu'il faut le faire en en plein respect d'un partagé ensuite à la conclusion que j'en tire plus largement c'est que la région du proche et moyen-orient c'est une région qui est stratégique et de voisinage pour l'ordre dans cette région nous devons rebâtir une capacité stratégique enfin une autonomie stratégique est capacitaire de l'europe nous ne pouvons plus être les partenaires minoritaires d'autres même si ce sont nos alliés c'est tout c'est la conclusion que j'avais tiré de l'événement de 2013 sur la lutte contre les frappes chimiques qui nous avait permis d'ailleurs si besoin était de de faire seules des frappes et qui nous a permis l'intervention de 13 avril 2018 j'ai hérité de cette situation on a essayé aux makes on a essayé au maximum si je puis dire de pousser sur le plan diplomatique notre place notre position en tant que français et européen avec la chancelière force est de constater que la position que nous avons accepté il ya un peu plus de six ans sur ce théâtre d'opération nous a mis en risque parce qu'elle nous a fait dépendre d'autres et je ne peux que constater qu'aujourd'hui dans la région ceux qui sortent gagnants par la loi du plus fort et d'état de fait c'est la turquie la russie et l'iran je ne suis pas sûr que c'était exactement l'élément stratégique qui était plus pertinent ni pour l'europe ni pour les états unis d'amérique voilà donc il nous faut tirer les conséquences de cela pour ce qui se passe sur ce théâtre d'opération mais aussi pour nous mêmes c'est aussi pour cela que je crois depuis maintenant plus de deux ans que l'europe a besoin d'une véritable autonomie d'une europe de la défense véritable cessa redevenir une puissance stratégique sinon nous sommes et nous sommes des forces d'appoint qui subissons des changements de position de revers ça veut dire que tôt ou tard on n'existe plus je ne suis ni pour l'effacement de l'europe ni pour l'effacement de la france c'est une autre politique que nous avons choisi que nous assumons en afrique elle nous permet d'avancer plus clairement et donc nous avons à réinterroger notre politique militaire et de voisinage sur ce point je vais devoir filer par depardon d'interrompre ainsi cette conférence et merci pour votre patience et vos questions