Discours de David MARGUERITTE - Assemblée Plénière du 14 octobre 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
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bien merci monsieur le Président quelques mots d'abord pour quelques mots d'abord pour sur l'intervention de de plusieurs groupes sur la question de de Sanofi pour rappeler que Sophie gogin et vous-même monsieur le Président dès vendredi on ont rappelait la question de souveraineté économique qui se posait sur cette question en ce moment même Nathalie porte notre collègue est àisieux avec les ministres pour accueillir les ministres et faire passer ce ce message de souveraineté économique et de demander des garanties à minima sur cette question essentielle la séance pliare d'aujourd'hui été ça a été largement dit marqué et marqué par la la question budgétaire la confiance chers collègues elle ne peut se décréter elle se construit dans le dialogue dans l'écoute dans le sens du respect la situation dramatique que connaît notre pays appelle en effet des efforts partagés ces efforts seront d'autant plus partagés qu'ils auront été concertés et seront d'autant plus consentis ensuite par l'ensemble des collectivités s'ils ont été précisément concerté et aujourd'hui le sentiment qui est celui des collectivités territoriales il est partagé entre l'injustice et la responsabilité l'injustice parce que à l'évidence ce que le gouvernement propose en l'état avant la discussion parlementaire repose sur une erreur d'analyse puisque 2 % de prélèvement de recettes sur sur les 450 grandes collectivités sous-entendu ces collectivités sont les plus riches c'est une erreur les 450 collectivités qui sont à plus de 40 millions de dépenses de fonctionnement ne sont pas nécessairement dans notre pays celles qui ont des marges suffisantes erreur d'analyse parce que à l'évidence cela va se traduire et très rapidement par la révision d'un certain nombre de plans pluri-annuels d'investissement donc la contraction d'investissement stratégique pour le service public donc une baisse de la croissance et donc une baisse des recette publique à venir et elle repose en plus cette proposition en plus d'être une erreur d'analyse sur une facilité de raisonnement il est facile de dire d'expliquer aux Français que 5 milliards sur les 60 milliards demandés ce n'est finalement pas grand-chose alors que pardon dans des collectivités comme la région ù par définition la dépense est contrainte cela se traduit très clairement par des mesures d'économie le président l'a dit sur la formation en particulier alors oui clairement le sentiment d'injustice il est marqué par le fait que avec 8 % de la dette et 70 % des investissements publics dans le pays on a le sentiment d'être pointé du doigt et ce sentiment il est aujourd'hui totalement contre-productif pour permettre une réduction de la dépense publique car ou les collectivités par ailleurs sont dans une situation aujourd'hui de responsabilité nous sommes responsables face à la situation que connaît notre pays et nous devons l'exemplarité dès lors que l'État lui-même est exemplaire le double choc auquel nous appelons aujourd'hui bien évidemment dans un contexte législatif qui ne permet pas l'ampleur de ce choc c'est d'abord un choc de déburaucratisation mais oui monsieur l'orphelin je veux revenir sur ce que vous avez dit précisément parce que ce choc de débureaucratisation et je voudrais le démontrer en quelques instants il est une nécessité la production normative que nous vivons est aujourd'hui quasiment maladive la production normative elle aboutit à multiplier les observatoires les commissions les doublons les réunions de coordination pour ensuite finalement se demander le temps qui a pu être perdu dans ces réunions et bien moi je voudrais citer des exemples l'exemple précis je l'avais donné après la crise agricole une des réponses de l'État a été de proposer la création d'un observatoire de la e doté de plusieurs millions d'euros de nouveaux collaborateurs comme si d'ailleurs la seule réponse à une crise devait se traduire par une dépense publique supplémentaire et nouvel organisme et je voulais donner un autre exemple dans un sujet que je connais bien sur la formation et l'emploi le nombre d'interlocuteurs aujourd'hui dans cette politique et bien il est phénoménal au point d'oublier le bénéficiaire final en définitive il y a les OPCO qui interviennent il y a transition pro qui intervient France travaille l'État les régions en définitive on pourrait d'ailleurs citer d'autres organismes et on se retrouve dans les Commission on on on essaie de trouver des solutions de coordination mais avec ce souci du bénéficiaire final qui finit par s'estomper du fait de cette multiplicité d'acteurs nous attendons nous collectivités un état facilitateur pas un état qui vient complexifier les choses à coût de multiplicité de structure donc j'assume de considérer qu'un choc de débureaucratisation est plus que jamais nécessaire dans notre pays et il n'y a ni facilité ni démagogie à le dire c'est une réalité quotidienne que nous vivons dans les collectivités publique choc de décentralisation par ailleurs oui le service public précisément il sera d'autant plus efficace que si les guichets sont davantage unifiés et que le bénéficiaire final peut s'y retrouver la décentralisation bien sûr qu'une nouvelle étque puissante s'impose plus que jamais avec le souci en définitive que le bon sens le quotidien revienne réellement aux collectivités territoriales pour que l'État soit de nouveau fort là où il est devenu une machine qui tourne à vide et je voudrais le dire avec force ce n'est pas la flambée de la dépense publique et jamais l'augmentation de la dépense publique qui peut permettre de mesurer l'efficacité de la dépense publique parce que j'entends ce que les uns et les autres ont dit mais on a le sentiment parfois qu'augmenter un Buchet de 5 10 % c'est la réussite d'une politique publique et bien c'est faux c'est totalement faux aujourd'hui le déclassement que ressentent nos Français les Français sur le plan national comme sur le plan local il est un déclassement extrêmement fort on pourrait citer l'exemple de l'école 93 % des élèves de CM2 aujourd'hui 3 % dans une épreuve de calcul sont n'atteignent pas le niveau médian de 1900 en 87 le déclassement il est en réalité vertigineux il est sur la sécurité il est sur l'influence extérieure de la France dans le monde le déclassement au niveau local il est bien réel sur notre art de vivre sur la complexification des services et la dématérialisation parfois outreancière oui ce que nous attendons de l'État c'est la clarification des politiques on pourrait citer l'exemple de l'orientation qui est je trouve un bon exemple jamais nous n'avons dépensé autant dans les politiques d'orientation jamais il y a eu des milliards et des milliards à coup de réforme qui ont été mises et pourtant jamais le niveau de reproduction sociale n'a été aussi élevé dans le pays donc si la dépense publique suffisait à faire la réussite d'une politique je pense que la France serait championne du monde en matière d'égalité des chances qui n'est pas du tout le cas et qu'à fait l'état en 2018 plutôt que de clarifier cette compétence nécessaire et bien il a transféré en région l'information sur les métiers tout en conservant les CIO et l'accompagnement scolaire des élèves personne ne peut en réalité se retrouver dans des réformes qui ne vont pas jusqu'au bout de la clarification Laurent bvet a cité à juste titre l'exemple de l'apprentissage la politique de l'apprentissage elle est passée de 4 milliards lorsque les les région le gérer à 20 milliards d'euros aujourd'hui alors certes il y a eu plus d'apprentis mais avec combien de rupture 30 % en moyenne dans dans des secteurs qui montent parfois jusqu'à 50 % avec un double effet à la fois d'éviction et un effet qui était également un effet d'optique sur les chiffres puisque la hausse se fait essentiellement et même massivement dans l'enseignement supérieur on passe de 4 à 20 milliards pour pour passer de 450000 à 850000 apprentis avec une efficacité d'une politique publique qui est aujourd'hui enfin regardé en face alors oui bien sûr et Laurent bonater a raison de le dire personne ici ne peut souhaiter l'échec du gouvernement parce que miser sur l'échec du gouvernement c'est miser sur l'échec de la France et donc des Français personne aujourd'hui ne peut sérieusement miser sur cet échec et nous devons en responsabilité faire des propositions face à la gravité que nous connaissons mais je voudrais avoir quand même un message d'OP parce que notre collectivité qui va devoir ajuster évidemment compte tenu de la situation comme d'autres collectivités elle a un niveau d'investissement dont on verra avec Virginie carolo luut trro cet après-midi qu'il est très élevé 600 millions d'euros c'est deux fois plus que les deux régions Normandie lorsqu'elles étaient séparées c'est un haut niveau d'investissement qui nous permet de préparer l'avenir c'est par ailleurs des politiques très concrète qui se déploie dans les lycées avec des investissements massifs et la politique du pack numérique plusieurs d'entre nous ont pu constater des lycéens qui étaient heureux de recevoir de nouveau leur ordinateur cette année nous sommes à plus de 120000 40000 supplémentaires cette année en fond propres cette année de la région c'est une politique publique qui est réussie parce qu'elle est concrète pour les lycéens et donc elle favorise l'égalité des chances oui la région mise sur l'enseignement supérieur et la recherche parce qu'il y va de l'avenir de la jeunesse de Normandie elle continuera de le faire oui les politiques que nous avons mené sur le ferroviaire rencontre aujourd'hui des indices de satisfaction de plus de 90 % sur sur la satisfaction voyageur comme la capacité d'un voyageur à recommander le train à 95 % à un proche à un proche oui l'agriculture nous assumons nos choix monsieur l'orphelin une politique qui en effet ne soutient pas un modèle plutôt qu'un autre le bio plutôt que le conventionnel parce que nous soutenons toutes les formes d'agriculture en considérant qu'une agriculture qui est une agriculture qui investit est aussi une agriculture qui prépare l'avenir et qui cultive aussi le savoir-vivre dont je venais et le bien vivre sur nos territoires alors nous aurons aujourdu our et je terminerai par là un sujet de consensus je le crois et un sujet d'avenir le sujet de consensus il est sur la ligne nouvelle parisnormandie nous allons en parler dans quelques instants il y a des raisons de se réjouir lorsqu'un sujet d'intérêt général comme celui-là peut rassembler au-delà des sensibilités politiques et démontrer la capacité de la Normandie à savoir se réunir sur un Enju aussi essentiel pour notre avenir et d'avenir il en sera question dansune condition on le sait qui ne sera pas le consensus absolu mais qui sera largement majoritaire sur la question du 3nc c'est comm même un exemple dont on va parler dans quelques instants qui est un exemple de politique publique parfaitement réussie où nous sommes en situation parce qu'il y va de l'intérêt général de la jeunesse de Normandie et bien de nous unir comme de l'avenir de Cees demandeurs d'emploi de nous unir éducation nationale état formation professionnelle filière politique de l'orientation avec l'agence c'est un projet qui a à la fois une dimension nationale à laquelle la région Normandie est fier de contribuer nous sommes fiers de contribuer à la souveraineté énergétique de notre pays et c'est un projet normand qui pour des milliers de créations d'emplois se prépare aujourd'hui avec des formations qui vont et on va le voir dans quelques instants commencer voilà en quelques mots le message que je voulais porter au nom de la majorité régionale je vous remercie merci beaucoup
David Margueritte