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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 19 mai 2017 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprises

Nicolas Bay : la "transformation" du FN "sera le chantier des prochains mois"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez en tenir compte, Nicolas Bé ?

  • 4:38OuverteÉludée

    Est-ce qu'on peut être patriote et pour l'euro ?

  • 5:49RelanceRéponse partielle

    Ce n'est pas navigué, ça ?

  • 6:22RelanceRéponse directe

    Vous êtes sûr que ça va être l'immigration massive ?

  • 8:15ComplaisanteRéponse directe

    Une précision sur un chiffre qu'on vient de donner, le solde migratoire en 2016 est 67 000.

  • 8:29OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on va assister à un changement majeur dans la vie politique du Front National ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen a décidé d'être candidate à Hénin-Beaumont pour les élections législatives des 11 et 18 juin. »
  • 0:59InvitéChiffre
    « Elle a rassemblé 11 millions d'électeurs le 7 mai. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « La proposition de sortir de l'euro, ce n'était quand même pas une proposition terrible. »
  • 6:18InvitéFait
    « La politique qui va être menée par Emmanuel Macron, elle va être d'une grande brutalité pour nos compatriotes. Ça va être l'immigration massive. »
  • 7:03InvitéChiffre
    « Le solde migratoire, c'est 140 000 par an. »
  • 8:45InvitéPromesse
    « Il y aura des courants différents du parti. »
  • 10:02Invité politiqueFait
    « La transformation du Front National, moi, je ne comprends pas du tout ce que ça veut dire. »
  • 10:04InvitéFait
    « Ça peut être à la fois un changement de nom, ce n'est pas un sujet tabou. »
  • 14:42InvitéFait
    « Je pense que la question, c'est de savoir la part de l'activité humaine dans ce réchauffement climatique. »

Temps de parole

  • Invité63 %
  • Nicolas Bay14 %
  • Invité 27 %
  • Présentateur5 %
  • Invité politique4 %
  • Auditeur2 %
  • Invité 32 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

L'émission politique de France Info, comme chaque matin jusqu'à 9h. Jean-Michel Apathy, bonjour. Bonjour Nicolas. Guillaume Daré, Guy Bironbaum. Bonjour. A vos côtés, votre invité, secrétaire général du Front National.

0:22
Nicolas Bay

Bonjour Nicolas B. Bonjour. Après avoir réfléchi, peut-être même hésité, même si elle dit le contraire, Marine Le Pen a décidé d'être candidate à Hénin-Beaumont pour les élections législatives des 11 et 18 juin. Elle était hier soir à l'invité de TF1. Nous l'écoutons.

0:34
Invité politique

Oui, je serai candidate dans ma circonscription de Hénin-Beaumont. Je n'imaginais pas de ne pas être à la tête de mes troubles dans une bataille que je considère comme fondamentale.

0:43
Nicolas Bay

Elle a raison d'être candidate, à votre avis, Nicolas B.

0:46
Invité

Oui, je crois qu'elle a raison. Je crois qu'elle n'a d'ailleurs pas hésité. Elle a peut-être attendu de l'annoncer, mais elle n'a pas hésité dans la décision à prendre. Pourquoi ? Parce qu'elle a ce rôle naturel, ce statut naturel de chef de l'opposition au lendemain de l'élection présidentielle. Elle était qualifiée pour le second tour. Elle a rassemblé 11 millions d'électeurs le 7 mai. Elle est naturellement le chef de l'opposition demain. Oui, voilà. 10,7.

Elle a naturellement ce rôle de chef de l'opposition, d'autant plus d'ailleurs que notre mouvement et Marine Le Pen sont les seuls à pouvoir constituer une véritable opposition, avec éventuellement des alliés comme Nicolas Dupont-Aignan, mais certainement pas les républicains qui se sont divisés, sont polyfracturés aujourd'hui, et dont on voit qu'ils ont rejoint Emmanuel Macron, qu'ils ont soutenu sa candidature d'abord au deuxième tour de la présidentielle, et que maintenant il participe à son gouvernement.

Donc vous, vous n'en appelez pas aux républicains, comme elle semble quand même le faire, hier, en disant que ceux qui refusent de travailler avec Emmanuel Macron, ils peuvent nous rejoindre. Ce n'est pas votre cas. Si, bien sûr que si, mais nous nous adressons aux électeurs. On voit bien qu'il y a aussi bien de Bruno Le Maire lui-même que des soutiens d'Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy, qui participent au gouvernement d'Edouard Philippe et donc d'Emmanuel Macron, je crois que ça laisse énormément d'électeurs sur le carreau.

Beaucoup d'électeurs qui sont profondément écœurés, qui ont voté à droite à l'élection présidentielle, et qui, aujourd'hui, sont passés par pertes et profits, sont méprisés par les représentants des Républicains, qui pensent qu'il y a une chose, au gré de leur plan de carrière ou de leurs envies de strapantin ministériel, abandonnent leurs électeurs.

2:21
Nicolas Bay

Marine Le Pen était en peine d'aveu hier. Elle a reconnu, ce que pourtant beaucoup de gens lui avaient dit, mais c'était des gens du système, que la proposition de sortir de l'euro, ce n'était quand même pas une proposition terrible. On écoute Marine Le Pen.

2:32
Invité politique

Évidemment, j'ai bien conscience que le sujet de l'euro a inquiété considérablement les Français, et même, il faut bien le dire, de manière presque irrationnelle, mais c'est un fait, et nous allons devoir en tenir compte.

2:45
Nicolas Bay

Alors comment vous allez en tenir compte, Nicolas Bé ?

2:47
Invité

D'abord, je crois qu'il faut saluer le fait que Marine Le Pen ait cette capacité à reconnaître les difficultés auxquelles elle a été convaincue. On a passé la campagne à le dire. On a pensé, bien sûr. Marine Le Pen a eu le mérite, dans cette campagne présidentielle, de présenter un projet cohérent. Elle n'a pas navigué au gré des opportunités. Elle n'a pas agi par opportunisme. Maintenant, ce qui est certain, c'est que c'est une question qui fera débat,

3:10
Nicolas Bay

sur laquelle nous réfléchirons. De quelle manière ça fera débat ?

3:12
Invité

Eh bien, sans doute qu'il ne faut pas que d'abord, cette proposition apparaisse comme centrale dans notre projet. Il y a plein d'actions possibles en matière économique. Baisse des charges, baisse de la fiscalité, patriotisme économique, empêcher la concurrence déloyale, qui sont des mesures beaucoup plus importantes et urgentes et prioritaires.

3:30
Auditeur

Vous vous souvenez qu'elle disait elle-même, on n'a pas l'archive là, mais que c'est 70 ou 80% du programme qui était déterminé par la sortie de l'euro ?

3:37
Invité

Oui, mais encore une fois, on peut évoluer sur cette question-là. Et je crois qu'il y a une nécessité, c'est d'entendre le message des Français. Beaucoup, effectivement, nous n'avons pas réussi à les convaincre sur cette question. Donc ce sera le débat, non pas maintenant, le débat au lendemain des élections législatives. Là, nous sommes au milieu du guet, entre les présidentielles législatives. Donc voilà, on aura tout le temps d'en discuter.

4:01
Nicolas Bay

Gilbert Collard a pu dire qu'au fond, l'élection présidentielle pouvait être comprise, c'est une tentative d'analyse, comme un référendum pour ou contre la sortie de l'euro. Et c'est plutôt le contre qui avait gagné. Est-ce que vous partagez cette analyse ?

4:12
Invité

Je crois surtout que la présidentielle, c'était le moment de la décomposition et de la récomposition politique. Non, ce n'est pas ma question. Oui, mais si, parce que je crois que c'est d'abord là-dessus que les Français se sont positionnés, sur le vrai clivage entre les nationaux et les mondialistes. C'est ce que Marine Le Pen a dit hier sur TF1. Il y a très clairement, la vie politique est en train de se redessiner autour de ce clivage. Les représentants aussi bien des Républicains que les représentants officiels du Parti Socialiste ayant été écartés dès le premier tour de la présidentielle. Est-ce qu'on peut être patriote et pour l'euro ?

4:38
Nicolas Bay

Je vais poser ma question différemment. Est-ce qu'on peut être patriote et pour l'euro ?

4:41
Invité

Je crois en tout cas que quand on est patriote, on est attaché à la liberté de la France. Alors la question c'est de savoir comment... Ce n'est pas non plus ma question. Est-ce qu'on peut être patriote et pour l'euro ? Comment on défend la liberté de la France ? Est-ce qu'il faut faire évoluer l'euro ? C'est ce que nous avons défendu dans cette campagne. La question ensuite c'est les modalités. Est-ce qu'on peut être patriote et pour l'euro ? Non mais ce n'est pas l'euro. En fait la question c'est de savoir quel euro, comment. Oui mais c'est ça qu'est la question derrière. Donc c'est une question... Est-ce qu'on peut être patriote et pour l'euro ?

Si vous me permettez, je ne vais pas répondre trop simplement à une question qui finalement est complexe. Mais nous ce que nous défendons, c'est d'une manière générale, retrouver notre souveraineté en matière territoriale, la maîtresse des frontières législatives, éviter que toutes les lois votées à l'Assemblée soient les transpositions des directives européennes. Et ça nécessite aussi, c'est vrai, de retrouver des leviers d'action en matière monétaire.

5:24
Nicolas Bay

C'est un grand changement qui vous attend, intellectuel, visiblement.

5:26
Invité

Oui, mais c'est une réflexion générale sur comment rassembler les Français et comment défendre notre projet qui est un projet de redressement national. Mais je crois qu'avoir donné le sentiment, c'est peut-être une erreur, que la sortie de l'euro était l'alpha et l'omaga de notre projet, ou en tout cas notre projet a été caricaturé et ça a donné cette image-là, ça évidemment, il faut y mettre fin.

5:44
Présentateur

C'est un grand changement que vous avez lancé dans les jours qui ont précédé pratiquement le premier et le deuxième tour. Vous dites Marine Le Pen n'a pas navigué, il y a eu trois versions de la sortie de l'euro pratiquement dans l'entre-deux-tours. Ce n'est pas navigué, ça ? Non, pas du tout,

5:56
Invité

parce qu'elle a finalement expliqué les modalités. Mais aujourd'hui, on est dans la campagne des législatives, entièrement mobilisée là-dessus, et ce n'est plus le sujet. La renégociation des traités européens, c'est la compétence du président de la République. Les Français ont choisi Emmanuel Macron. Maintenant, il nous appartient de constituer l'opposition à l'Assemblée nationale pour défendre les Français, parce qu'on le sait, la politique qui va être menée par Emmanuel Macron, elle va être d'une grande brutalité pour nos compatriotes. Ça va être l'immigration massive, ça va être aller encore plus loin dans la logique de l'Union Européenne.

6:22
Auditeur

Vous êtes sûr que ça va être l'immigration massive ?

6:23
Invité

Il l'a dit, Emmanuel Macron a défendu l'idée qu'il fallait... Ils vont continuer d'arriver, bien sûr. Il y en a déjà 200 000 entrées par an, plus des dizaines de milliers de clandestins. Je vous rappelle que c'est Emmanuel Macron, quand même, qui est allé pendant la campagne 200 000 entrées à Berlin pour féliciter Angela Merkel d'avoir fait venir 1 500 000 migrants.

6:43
Auditeur

Vous confondrez immigration et réfugiés, en l'occurrence.

6:45
Invité

Non, je ne confonds pas. Je dis simplement qu'aujourd'hui, les filières du droit d'asile sont devenues une part entière de l'immigration clandestine. Et donc, finalement, ce qu'on nous présente comme des réfugiés, ce sont souvent des clandestins qui viennent pour des raisons économiques et qui ne fuient pas la guerre.

6:59
Présentateur

Et on précisera la notion de solde migratoire, quand même, parce qu'il y a des sorties... Il y a des sorties.

7:03
Invité

Puisque vous voulez être précis, le solde migratoire, c'est 140 000 par an. Pas le solde, non. C'est beaucoup trop. Non, pas le solde. Si, le solde, si. 200 000 entrées légales par an, et le solde migratoire, 140 000.

7:13
Présentateur

8h40, on va faire un point sur l'info avec Victor Mathé.

7:16
Invité

La première tournée à l'étranger de Donald Trump. Cinq pays en huit jours. Le président américain qui s'envole aujourd'hui pour le Proche-Orient, avant l'Europe la semaine prochaine. Un voyage sous haute surveillance, après les révélations politiques en cascade de ces derniers jours. En Iran, 56 millions d'électeurs appelés aux urnes en ce jour de présidentielle. Hassan Rouhani, le sortant, tournait vers l'extérieur face au religieux conservateur Ebrahim Raisi. C'était une promesse de campagne. Emmanuel Macron au Mali, aujourd'hui le chef de l'État, également chef des armées, vient rencontrer les soldats français en place dans le pays.

A trois semaines du premier jour des législatives, le dépôt des candidatures s'arrête ce soir à 18h. La République En Marche ne présente pour l'instant pas de candidats dans une cinquantaine de circonscriptions, notamment face à des ténors du PS et des républicains. Il y aura en revanche finalement bien un candidat contre le Front National et Florian Philippot à Forbac, en Moselle.

8:07
Présentateur

Le secrétaire général du Front National, Nicolas Bé, l'invité politique de France Info jusqu'à 9h. Une précision sur un chiffre qu'on vient de donner, le solde migratoire en 2016 est 67 000. On était loin des 140 000. C'est pas 140 000. Non, je proteste ce chiffre-là, mais on vérifiera.

8:26
Invité

Est-ce qu'on va assister à un changement majeur dans la vie politique du Front National, avec par exemple, dans l'avenir, la création de courants ? On sait que par exemple, Florian Philippot crée le sien, les patriotes. Qu'est-ce que vous en pensez de la création de ce courant ? D'abord, il y a un changement de dimension de notre mouvement lié à l'élection présidentielle. Évidemment, nous allons en tenir compte dans les mois qui viennent. Ça nécessite une transformation pour être capable de rassembler tous ces Français qui ont voté pour Marine Le Pen au premier et plus encore au second tour de l'élection présidentielle. Donc ça, ce sera le chantier des prochains mois.

Il y aura des courants différents du parti ? Non, je ne suis pas sûr qu'il y ait des courants. L'initiative qui a été prise par Florian Philippot, comment dire, c'est une volonté de réunir ses amis dans une association. Je ne suis pas sûr que ce soit la priorité du moment. La priorité du moment, c'est la mobilisation pour les élections. Je ne dis pas qu'il a tort. Je dis simplement des associations comme ça, il y en a beaucoup. Non, pas au Front National. Non, pas à l'intérieur du Front National. Il y a la périphérie de notre mouvement, il y a des collectifs, etc. qui ont évidemment leur place. Ça peut participer au débat d'idées, mais ce n'est pas, à mon avis, la priorité du moment.

Moi, pour ma part, je me sens parfaitement à l'aise dans mon mouvement, parfaitement à l'aise en phase avec nos cadres, nos militants, nos élus. Et aujourd'hui, tout le monde est mobilisé dans la perspective de ces élections législatives pour constituer le pôle central d'opposition.

9:45
Nicolas Bay

Alors, plusieurs questions. Je ne sais pas trop par quoi commencer. D'abord, pour vous dire la vérité, je comprends ce que vous pensez que les 10 600 000 électeurs, il faut les accueillir autrement, et donc modifier quelque chose dans votre mouvement, mais on ne comprend pas du tout ce que ça veut dire. La transformation du Front National, moi, je ne comprends pas du tout ce que ça veut dire.

10:02
Invité

Ça peut être à la fois un changement de nom, ce n'est pas un sujet tabou, par exemple. Ça peut être aussi un changement d'organisation, pour élargir. D'organisation, c'est-à-dire ? Ça peut être une modification du fonctionnement du mouvement pour être plus attractif, pour tenir compte... Il est assez démocratique déjà, mais il peut l'être peut-être encore. Mais d'une manière générale, aussi, attirer à nous tous ceux qui souhaitent travailler avec nous, mais qui ne sont pas forcément à l'intérieur du mouvement. Je pense notamment à ceux qui avaient voté pour Nicolas Dupont-Aignan à l'élection au premier tour, qui ensuite a soutenu Marine Le Pen au second tour.

Donc, il y a une réflexion générale qu'il y aura. Faites une opéra sur Debout la France. C'est pas maintenant... Non, non, pas du tout. C'est au lendemain des élections législatives, au lendemain du cycle électoral 2017, pour être encore plus rassembleur, encore plus efficace, pour défendre notre projet de redressement national dans les mois et les années qui viennent.

10:47
Nicolas Bay

D'autre part, Guillaume Daré vous a posé une question sur la création, par Florian Philippot, d'un courant politique qui s'appelle Les Patriotes. Vous tentez de le banaliser. Mais en même temps, on ne peut pas délier cette proposition de Florian Philippot de sa menace. Si l'euro n'est plus... La disparition de l'euro, la fin de l'euro, n'est plus au centre de nos propositions, je peux quitter le Front National. C'est en fait une forme de chantage que fait Florian Philippot. Et ça, je ne sais pas si vous voulez le banaliser aussi, mais que vous le commentiez pas très intéressant.

11:13
Invité

Moi, je ne banalise rien du tout. Je fais juste le constat que notre mouvement, dans son ensemble, est tourné vers les élections législatives et qu'il faut savoir hiérarchiser les priorités. Voilà. Donc, il exprime une position personnelle. Ce n'est pas la position du mouvement. Aujourd'hui, on a 577 candidats avec l'objectif d'entrer massivement à l'Assemblée Nationale. Il y a 120 circonscriptions où Marine Le Pen a obtenu plus de 45% des voix au second tour. Et donc, nous pouvons faire entrer massivement les patriotes à l'Assemblée. Donc, le débat interne, le débat sur telle ou telle question stratégique...

11:43
Présentateur

Ce n'est pas n'importe quel type, Florian Philippot, quand même. Il est vice-président de votre mouvement. C'est une figure qui est présente dans les médias très régulièrement. Elle est importante, cette parole.

11:52
Invité

Je ne dis pas le contraire. Je dis simplement que... C'est plus qu'un avis personnel. Il a pris une initiative personnelle avec cette association. Il a exprimé une position personnelle s'agissant... Qui vous agasse, mais vous ne voulez pas le dire. C'est ça. Non, ce n'est pas la question. Une initiative qui vous agasse, mais vous ne voulez pas le dire.

Non, moi, je pense simplement que les Français, ils attendent, alors qu'Emmanuel Macron est président de la République et que le projet qu'il va mettre en œuvre sera sans doute d'une grande violence pour nos compatriotes, ils attendent de notre mouvement et bien qu'on soit une opposition solide, déterminée, constructive, mais intransigeante demain à l'Assemblée Nationale. Et Florian Philippot fragilise cette opposition. On est à trois semaines de l'élection, des élections législatives. Donc la priorité absolue, c'est de mobiliser les Français sur nos idées pour les défendre efficacement pendant cinq ans. Et Florian Philippot vous fragilise ?

Non, je ne dis pas ça, je dis simplement qu'il faut hiérarchiser les priorités. Et que là, la priorité, c'est les législatives. Après, il y aura le débat après. Vous appelez ça un débat, moi j'appelle ça régler ses comptes, chacun son truc. Non, non, je pense qu'on a un fonctionnement démocratique, il y aura des débats, et d'ailleurs ce débat, il sera largement tranché par les adhérents, par les militants de notre mouvement, qui sont très nombreux et qui sans doute... Au moment du congrès. Oui, au moment du congrès, exactement.

12:59
Nicolas Bay

Le gouvernement a tenu hier son premier Conseil des ministres et je voudrais vous faire écouter l'une des vedettes de ce nouveau gouvernement, Nicolas Hulot, qui a franchi le pas de la politique active et qui est donc ministre de l'écologie. Il était hier soir l'invité du 20h de France 2.

13:12
Auditeur

L'enjeu que je porte, mais je ne suis évidemment pas le seul et pas le premier, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, c'est un enjeu qui dépasse tous les clivages habituels. C'est la famille humaine qui est au pied, honnêtement, au pied du mur. Pardon, mais les mots ont un sens. Et donc, à un moment ou à un autre, il faut qu'on place cet enjeu au-dessus de la mêlée.

13:33
Nicolas Bay

D'accord, pas d'accord ? Défendre l'écologie, bien sûr. Il dit autre chose. Il dit que c'est la famille humaine qui est en jeu. D'accord, pas d'accord ?

13:41
Invité

Oui, mais il a sans doute raison. Mais quand on est un responsable politique, et il est devenu maintenant un responsable politique, on doit défendre les intérêts du peuple français. C'est ça la mission qui est la sienne. Et ce n'est pas compatible avec la défense de l'écologie ? Oui, sur le fond, c'est important. Qu'est-ce qui est réellement écologique ? C'est finalement de produire, de consommer, de retraiter dans un espace géographique, dans un périmètre le plus raisonnable, le plus restreint possible. Or, la logique mondialiste ultra-libérale, qui caractérise Emmanuel Macron et son gouvernement, c'est justement les flux à travers le monde, la logique de la mobilité absolue.

Ça consiste à avoir des produits qui sont fabriqués en Asie, qui sont vendus en France ou en Europe, souvent à des chômeurs d'ailleurs, ensuite qui sont retraités ailleurs dans le monde. Ça, c'est très anti-écologique.

14:28
Présentateur

On sait depuis un certain temps que les nuages n'arrêtent pas aux frontières de la France. Donc quand il y a des pollutions, il faut s'entendre avec les autres aussi.

14:33
Invité

Oui, mais la mondialisation sauvage, c'est anti-écologique par excellence. Et donc je pense que, s'il est honnête intellectuellement, il pourra en faire le constat.

14:39
Nicolas Bay

Le réchauffement climatique, c'est une réalité ou une invention, d'après vous ?

14:42
Invité

Je pense que la question, c'est de savoir la part de l'activité humaine, dans ce réchauffement climatique. Je ne suis pas un spécialiste de cette question, mais je vois qu'il y a un vrai débat des scientifiques sur ces questions-là. Mais d'une manière générale...

14:56
Nicolas Bay

Il vous semble qu'il y a un débat ? Il n'y a pas une unanimité pour dire que la société industrielle, depuis la fin du 19e siècle, a entraîné un réchauffement climatique important ?

15:02
Invité

Oui, mais on sait aussi qu'il y a des grands cycles dans l'histoire, à la fois des cycles longs et à l'intérieur de ces cycles longs, des cycles courts. Et donc, c'est très difficile, à la fois, de savoir si réellement, dans la durée, dans la longue durée, j'allais dire, il y a un réchauffement, et d'autre part, de savoir quelle est la part de l'activité humaine et quelle est la capacité qu'on a, nous, à pouvoir infléchir ces phénomènes-là.

15:25
Auditeur

Ce que voulait vous faire remarquer, Nicolas Teilhard, avec quelque justesse, c'est qu'on ne peut pas se poser la question du peuple français quand on parle d'une crise qui est une crise écologique qui concerne toute l'humanité. Ça ne s'arrête pas aux frontières ? Vous vous rendez bien compte que votre discours, de ce point de vue-là, ne fonctionne pas du tout ?

15:41
Invité

Non, pas du tout. Ce n'est pas ça. C'est que si on s'impose à nous des règles et des normes extrêmement contraignantes que personne d'autre dans le monde ne respecte, eh bien, on organise, et avec, de surcroît, aucune protection à nos frontières, eh bien, à ce moment-là, on organise la mort de notre économie. De l'accord de Paris, de ce matin. Oui, mais vous savez très bien d'avoir, il y a beaucoup de pays qui ne souhaitent pas forcément respecter ou pas respecter toutes les règles. À part les Etats-Unis. Non, pas seulement. Ceux qui contestent le réchauffement climatique, notamment.

Et ensuite, je crois qu'à la fois, c'est bien sûr, cet impératif écologique, on doit l'avoir en tête, et en même temps, on ne doit pas, nous, être les victimes des politiques qui sont menées hors de nos frontières par d'autres pays qui ne s'appliquent absolument pas à ces règles. Êtes-vous climato-sceptique, Nicolas Bé ? Non, non, je ne suis pas climato-sceptique. Je dis simplement que c'est des sujets qu'il ne faut pas appréhender de façon très dogmatique. On a l'impression que c'est quasiment devenu une idéologie. Laissons les scientifiques travailler. Ils travaillent, vous savez.

Essayons, bien sûr, mais essayons surtout de voir comment on peut, de façon authentiquement écologique, défendre nos intérêts.

16:40
Présentateur

Si vous me permettez de devenir le maître des horloges pour quelques secondes, Nicolas Bé. Prétentieux ! Profitez-en ! Avant qu'on en parle, justement, à 8h50, un point sur l'info, Victor Mathé.

16:50
Invité

Et il est encore question d'horloge, puisqu'il reste jusqu'à ce soir. 18h pour le dépôt des candidatures pour les législatives. Hier, Marine Le Pen a confirmé qu'elle se présentait à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. La présidente du FN y avait échouée à 100 voix près. Il y a 5 ans, le numéro 2 de la formation d'extrême droite, Florian Philippot, lui, aura finalement un candidat en marche face à lui. En Moselle, information France Bleu Lorraine. Pour le mouvement d'Emmanuel Macron, le Premier ministre Edouard Philippe va mener la bataille des législatives. La composition de son gouvernement, annoncée mercredi, est ce matin approuvée par 7 personnes interrogées sur 10.

Une enquête Odoxa pour France Info. Premier entretien de Nicolas Hulot, vous l'entendiez, depuis son arrivée au ministère de la Transition écologique et solidaire, c'était sur France 2. Hier soir, l'ancien animateur télé assure qu'il existe des alternatives à l'actuel projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Et puis, en bas, le PSG garde ses bonnes habitudes champion de France pour la troisième fois d'affilée grâce à une défaite de Nantes hier soir contre Montpellier.

17:51
Présentateur

8h30, apathie jusqu'à 9h. Jean-Michel avec le secrétaire général du Front National.

17:55
Nicolas Bay

Nicolas Baigoui qui est avec nous. Intervention décidément remarquée de Marine Le Pen hier soir sur TF1. Elle est revenue sur le débat de l'entre-deux-tours présidentiel et elle est convenue que tout n'avait pas été très bien de son côté.

18:07
Invité politique

Incontestablement, il y a ce débat qui a été raté, il faut le dire. Enfin, je veux dire, moi je le dis très clairement. J'ai fait un choix, j'ai souhaité mettre en lumière les très grandes craintes que je nourrissais et que je nourris évidemment toujours à l'égard de la politique que va mener Emmanuel Macron. Je l'ai fait avec fougue, je l'ai fait avec passion. Peut-être trop de fougue, peut-être trop de passion. Je sais que certains n'attendaient pas cela.

18:34
Nicolas Bay

Trop de fougue, trop de passion. On va se les remettre en mémoire, regardez.

18:37
Invité politique

Regardez, ils sont là, ils sont dans les campagnes, dans les villes, ils sont sur les réseaux sociaux.

18:45
Locuteur 5

C'est un vrai renouvellement des forces vives politiques. Avec tous les socialistes. Je veux une France. Avec Estrosi. Je veux une France qui dans 5 ans.

18:52
Invité politique

Avec Bertrand. Avec NKM. S'il vous plaît.

18:55
Locuteur 5

Madame Le Pen.

18:55
Invité politique

C'est ça ? S'il vous plaît, nous en a. Mais dites-le !

18:57
Locuteur 5

Calmez-vous, le pays mérite mieux que cela. Mais dites-le !

19:00
Nicolas Bay

Cette mauvaise prestation de Marine Le Pen lors du débat vous a coûté beaucoup de voix, Nicolas Bé ?

19:04
Invité

Écoutez, je n'en sais rien, mais Marine Le Pen reconnaît que peut-être le ton était inadapté ou a pu hâter. Et en même temps, ce qu'elle a dit sur le fond est évidemment très vrai. Et se révèle chaque jour. Comment ça se fait que... La constitution du gouvernement, quand on voit les grandes orientations politiques qu'on veut mettre en œuvre.

19:20
Nicolas Bay

Comment ça se fait qu'on loupe un débat comme ça ? C'est la préparation qui a été mauvaise ? C'est les conseils qui ont été mauvais ?

19:24
Invité

C'est un choix de stratégie aussi, bien sûr. Qui c'est qui a fait ce choix ? Elle s'en est expliqué. D'abord, c'est Marine Le Pen. Avec qui ? Écoutez, ce n'est pas à moi de dire qui travaille avec elle. Bah si, c'est vous, secrétaire générale du parti. Non, mais ce n'est pas à moi de dire qui travaille avec elle sur une émission. Non, pas particulièrement, mais d'une manière générale...

19:41
Auditeur

Avec quelqu'un qu'on a cité du temps dans l'émission ? Avec Florian Philippot.

19:43
Invité

D'une manière générale, elle dit simplement qu'elle a pu choquer sur la forme. Et en même temps, je crois que ce qu'elle a dit dans ce débat, et ce qu'elle a dit de manière générale dans cette campagne, il ne faut pas limiter, réduire la campagne de Marine Le Pen à la présidentielle à ce seul débat, eh bien, c'est un certain nombre de vérités. Et je crois qu'elles vont apparaître au grand jour. Parce qu'Emmanuel Macron veut se présenter comme le renouveau, mais quand on y regarde de près, autour de lui, c'est à la fois, dans son entourage, aucun renouveau. On prend les Juppéistes, les Rocardiens... Vous pourriez me citer le nom des ministres ? Ça nous renvoie plutôt 30 ans en arrière.

20:17
Auditeur

Monsieur B, vous pouvez me citer le nom des ministres, parce que moi je ne les connais pas. François Béroud... Non, les autres, les 28 qu'on ne connaît pas.

20:23
Invité

Jean-Yves Le Drian, non, il n'y en a pas... Il n'y en a pas 28, il y en a 18 en l'occurrence. La moitié qu'on ne connaît pas ? Oui, non, mais... Comment s'appelle la ministre de la Culture ? Je ne les ai pas encore appuies par cœur, si c'est ça les questions. Vous ne les connaissez pas ? Non, mais écoutez, excusez-moi, mais entre Bruno Le Maire, François Béroud, Jean-Yves Le Drian, tout ça, ce sont des personnalités qui ont été au pouvoir. Non, d'accord, mais c'est les ministères les plus importants. Gérard Collomb, voilà, on ne peut pas dire que ce soit le renouveau politique.

Non, mais d'accord, mais c'est les plus gros ministères, ça ne vous aura pas échappé, c'est ceux qui ont le plus de pouvoir dans ce gouvernement. La ministre de la Santé ? La santé, c'est important ? Oui, mais... L'éducation, c'est important, donnez-moi le nom du ministre de l'éducation. Monsieur Blanquet, je crois. C'est pas mal, mais le plus important, finalement, ceux qui ont le plus de responsabilités dans ce gouvernement, c'est ceux qui ont été au pouvoir à droite, à gauche et qui ont échoué. Et surtout, quand on voit la philosophie politique qui est la leur, c'est l'alliance des jupéistes et des rocardiens, ça nous renvoie 20 ou 30 ans en arrière, c'est quand même ça la réalité.

Et ensuite, dans les orientations politiques... Nicolas, avec ce qu'on a vu tout à l'heure, avec ce débat, est-ce que Marine Le Pen ne s'est pas durablement décrédibilisée sur le long terme ? On a le sentiment que les gens se sont dit, on ne la voit pas dans le costume de présidente. Non, mais ça, je ne crois pas du tout, et je crois que Marine Le Pen a fait une campagne présidentielle qui était à la hauteur de l'enjeu, d'abord, et à la hauteur des attentes des Français. Sinon, elle n'aurait pas rassemblé 34% des voix au deuxième tour.

21:42
Nicolas Bay

Vous avez raison de dire qu'on ne peut pas réduire la campagne de Marine Le Pen au débat de l'entre-le-tours. Mais le débat de l'entre-le-tours, c'est un moment démocratique important. Ça laisse un sentiment. Je rejoins un peu Guillaume. Là, on est en situation, devant les Français, 16,5 millions de Français ont regardé ce débat, de dire, voilà comment j'entends être présidente de la République. Et c'est vrai qu'après ce débat, tout le monde a eu, en tout cas à l'extérieur du Front National, un gros doute sur la capacité de Marine Le Pen à incarner la fonction présidentielle.

22:09
Invité

Elle a reconnu elle-même qu'il y avait des aspects qui étaient ratés dans ce débat. Et en même temps, je comprends que vous vouliez vous attacher toujours à la forme. Mais attachons-nous un tout petit peu au fond. Tout ce qu'elle a dit dans ce débat, Elle a pointé les incohérences flagrantes d'Emmanuel Macron qui dit qu'il va défendre les Français alors que c'est la dérégulation, la disparition de toute forme de protection.

Les carences aussi d'Emmanuel Macron sur les enjeux fondamentaux, sur l'immigration massive, sur les atteintes à la laïcité, sur la menace islamiste, sur tous ces sujets-là, on voit bien qu'Emmanuel Macron n'a pas du tout une réponse qu'à la hauteur des enjeux, à la hauteur des défis de la France. Eh bien, c'est ce qu'elle a dit dans ce débat. Peut-être qu'elle l'a fait parfois maladroitement, mais je crois aussi que les Français verront, malheureusement, dans les mois et les années qui viennent, à quel point ce gouvernement, constitué de béqués de brocs, avec tous ceux qui, à droite et à gauche, ont échoué, eh bien, il ne répondra pas à leurs aspirations et à leurs préoccupations profondes.

23:01
Nicolas Bay

Alors, j'adore étaler ma culture. La forme, disait Victor Hugo, c'est le fond qui remonte. Et la ministre de la Culture, elle s'appelle Françoise Nyssen, et c'est une grande dame de l'édition. La patronne d'Actes Sud. Hier, l'Elysée a indiqué qu'il souhaitait choisir les journalistes couvrant les événements, notamment les déplacements du Président de la République, les choisir au sens où des journalistes spécialistes devraient suivre le Président s'il fait une sortie sur l'éducation ou sur l'armée et pas des journalistes généralistes. Qu'est-ce que vous pensez de cette attitude ?

23:28
Invité

Je pense que si Mme Macron cherche des journalistes qui lui ont manifesté de la bienveillance ou de la sympathie pendant cette campagne, il n'aura pas trop de mal à les trouver. Vous pensez que les journalistes sont complaisants ? Non, je ne dis pas tous, mais oui, il y a eu une forme de complaisance très nette à l'égard de Mme Macron et de beaucoup de médias. Ça peut y contribuer, en tout cas. Ceux qui ont dit que Marine Le Pen avait raté son débat avant qu'elle l'admette hier soir ? Non, mais ce n'est pas la question. On a vu aussi qu'une certaine presse, régulièrement, n'était pas dans la retenue et l'équité.

Voilà, je pense que tout le monde en a fait le constat et l'a fait au quotidien dans cette campagne. Ensuite, le fait qu'ils veuillent comme ça choisir les journalistes, je pense que c'est assez inapproprié. Ce n'est pas comme vous ? Non, pas du tout, non. Vas-y ?

24:09
Nicolas Bay

Vous choisissez les médias qui peuvent vous suivre ? Non, c'est inexact. Ni Mediapart ni Quotidien ne peuvent assister. Vous refusez les médias ?

24:15
Invité

Vous savez très bien que nous répondons à toutes les habitations et que nous allons dans tous les médias et qu'ensuite, sur le terrain, quand nous sommes en campagne, nous laissons tous les médias travailler. Ni Mediapart ni Quotidien ne peuvent assister. Oui, d'accord. Vous savez très bien que ce sont des cas particuliers parce que ce sont des militants politiques avec une carte de presse. Vous dites ça à chaque fois. Mais c'est une réalité, vous le savez très bien. Ils ne font pas un travail d'investigation, d'analyse. Ils font uniquement un travail d'hostilité. Quand Mediapart n'est pas un Jérôme Cahuzac, ce n'est pas un travail d'investigation.

C'est un travail d'hostilité politique systématique. L'affaire Cahuzac, c'est un travail d'hostilité. Mais peu importe. Moi, je regarde comment ils se comportent à notre égard. Mais vous savez très bien, et vous êtes pas mal placés pour le savoir à France Info, que d'une manière générale, les journalistes qui souhaitent nous suivre, travailler avec nous, parviennent à le faire dans d'excellentes conditions.

24:55
Présentateur

Merci Nicolas B d'avoir accepté l'invitation de France Info. Secrétaire Général du Front National. L'information continue sur France Info, évidemment.