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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 14 décembre 2021 53 minAutoproduitFond programmatiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Conférence de presse après la participation du Président Emmanuel Macron au Sommet de Visegrád

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Macron, quel type de partenaires sont les pays de Visegrad pour la France ?

  • 21:00RelanceRéponse directe

    Monsieur Macron, la Hongrie n'aurait pas d'argent avant les élections, vous avez rencontré l'opposition hongroise, est-ce que ça veut dire que vous espérez que l'opposition hongroise gagne les élections en avril prochain ?

  • 22:00RelanceRéponse directe

    Monsieur Orban, souhaitez-vous que Marine Le Pen ou Eric Zemmour remporte l'élection présidentielle française ?

  • 23:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi la Hongrie a utilisé le logiciel Pegasus contre des opposants et journalistes ?

  • 24:00RelanceRéponse partielle

    Si l'État de droit n'est pas réglé en Hongrie et Pologne, doivent-ils rester dans l'UE ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Comment renforcer la solidarité européenne face aux menaces sur les frontières Est ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et Messieurs, bonsoir. Soyez tous les bienvenus. Un grand bonjour et bonsoir particulier à Monsieur le Président Macron pour sa présence et je salue également les Premiers ministres du groupe de Visegrad.

Un grand bonjour et bonsoir aussi à tous les invités pour les 5 délégations. Je demande au Premier ministre Orbán de bien vouloir faire sa déclaration. Bonjour, Mesdames et Messieurs.

Je suis l'hôte aujourd'hui. Ces messieurs se sont rendus à Budapest afin de discuter sur certains points-clés de la politique européenne. Nous savons gré à Monsieur le Président de s'être rendu chez nous, puisqu'il nous a donné la possibilité, aux pays Visegrad, qu'avant le début de la présidence française il nous donne un aperçu de ses objectifs et de sa stratégie.

Un grand merci, Monsieur le Président. Nous avons discuté des sujets suivants. Nous avons vraiment discuté en profondeur et en détail sur la question migratoire.

Nous avons vraiment, en détail et passionnément discuté sur la question de l'État de droit. Nous avons parlé de la question de l'Ouest Balkans. Nous avons discuté également de la question énergétique avec un point mis également sur la question de l'énergie atomique nucléaire.

Nous avons également parlé des questions qui se posent sur la présence et l'avenir du système ETS. C'est une occasion rare que nous puissions discuter si ouvertement sur des questions si sensibles et si importantes. Au nom des pays Visegrad, je vous remercie, Monsieur le Président, de votre ouverture et d'avoir donné votre aperçu afin que nous puissions déjà, en amont, considérer les stratégies et les objectifs de la présidence française.

Monsieur Macron, vous avez la parole. Merci, Monsieur le Premier ministre. Je suis très heureux d'avoir l'opportunité ici aujourd'hui, après des échanges bilatéraux, de pouvoir échanger avec les membres du groupe de Visegrad à l'occasion de ce sommet.

Heureux que notre rencontre intervienne cette année qui est aussi celle du 30ème anniversaire de votre coopération au sein de ce groupe, et je remercie la Hongrie qui le préside actuellement et le Premier ministre Orbán pour cette invitation. Je pense également en ce jour au 40ème anniversaire du décret de l'État de siège en Pologne et veux rendre hommage aux milliers d'opposants qui furent arrêtés à cette occasion. La discussion a été franche et riche et le menu vient d'en être fait par le Premier ministre Orbán.

Sur le sujet des migrations, notre volonté est de pouvoir avancer, en particulier en raison des crises que nous avons successivement vécues ces derniers temps et que la Pologne, tout particulièrement ces dernières semaines, a pu subir avec cette guerre hybride menée depuis la Biélorussie. Je crois qu'il y a une convergence de vues très forte pour dire qu'il nous faut une gouvernance plus politique de Schengen et une réforme en profondeur, ce qui, comme vous le savez, est au coeur de la présidence française. Améliorer la protection des frontières extérieures, limiter les flux secondaires et trouver les voies et moyens en tout cas d'harmoniser nos règles et rendre plus efficaces les mécanismes de retour vers le pays d'origine.

Pour celles et ceux qui ne sont pas éligibles à l'asile, ils ne resteront pas sur notre sol. Nous avons eu une très longue discussion sur ce point, l'idée étant de préparer les conclusions évidemment de cette semaine, mais surtout du mois de mars prochain où nous souhaitons pouvoir avancer sur ce sujet. En matière d'État de droit, nous avons acté d'abord de la grande sensibilité de ce sujet et j'ai pu écouter tous les points de vue qui se sont exprimés.

J'ai rappelé la position de la France. Il s'agit d'une question existentielle pour notre Europe et d'ailleurs nous l'avons dit, qu'il s'agisse de l'État de droit, de la lutte contre les discriminations ou du respect de toutes les minorités. Sur ce sujet, nous avons essayé de regarder quelles étaient les questions que nous pouvions essayer politiquement de régler dans les prochaines semaines et les prochains mois.

J'ai en tout cas indiqué la bonne volonté de la France pour essayer de trouver les bons accords à raison des efforts qui seront faits et de la bonne volonté manifestée. Plus largement, je pense qu'il nous faut trouver un chemin sur ce sujet qui permette d'intégrer l'indispensable avancée sur ce sujet et de sortir du blocage dans lequel notre Europe est aujourd'hui en train de se mettre. En tout cas, nous avons eu une discussion qui était très riche sur ce sujet, et je vous en remercie, et j'espère que les prochaines semaines, sur plusieurs points concrets, permettront d'obtenir des avancées.

Sur la question de l'énergie, nous avons acté premièrement le fait que la stratégie pour nous tous passait par une réduction des consommations, par plus d'efficacité énergétique et, évidemment, le renouvelable mais le nucléaire est au coeur de nos stratégies, étant la manière la plus décarbonée, non intermittente de produire de l'électricité. Je crois qu'il y a aussi une convergence de vues pour indiquer que l'extension de l'ETS aux ménages est aujourd'hui pour nous une difficulté et une volonté aussi clairement affirmée par chacun d'entre nous de donner plus de visibilité et de construire de la pluriannualité dans les tarifs de l'énergie et donc permettre à nos industriels comme nos ménages d'avoir de la visibilité sur ce sujet, de procéder aux bons investissements et de réduire la spéculation. Enfin, sur les Balkans occidentaux, là aussi il y a une convergence de vues pour réinvestir à la fois politiquement et économiquement ce sujet et nous aurons l'occasion, au mois de juin prochain, d'organiser un sommet à cet égard.

Nous allons maintenant échanger sur les sujets de souveraineté et d'Europe de la défense, les sujets internationaux, les éléments de relance et les grandes échéances : sommet de février comme de mars que nous souhaitons organiser sous présidence française, ce qui va permettre sur beaucoup d'autres sujets de pouvoir échanger à nouveau dans ce même cadre avec, comme je le disais, des divergences que nous connaissions avant de venir mais je trouve que c'est toujours très important de pouvoir échanger en profondeur et de comprendre ce qui parfois, dans nos histoires, peut nourrir ces différences et de le faire avec beaucoup de respect et une volonté d'avancer, et des vraies convergences aussi sur beaucoup d'autres sujets. Je prends d'ailleurs, à ce titre, les convergences que nous avons pu avoir, comme je l'évoquais, sur les questions énergétiques. Je veux enfin avoir un mot pour notre collègue Andrej Babiš avec lequel c'est pour moi la dernière rencontre à ce niveau, et remercier Andrej pour la coopération vraiment très bonne que nous avons pu avoir dans tous nos conseils, dans les rencontres bilatérales et lui dire aussi que nous avons toujours été très sensibles à son amitié pour la France et la francophonie, lui qui parle un français parfait.

Merci beaucoup, en tout cas, de m'avoir accueilli autour de la table à vos côtés et merci, Monsieur le Premier ministre, de l'accueil reçu aujourd'hui. Monsieur le Président, merci, et maintenant j'aimerais donner la parole au Premier ministre slovaque, qu'il veuille bien faire. Merci.

Mesdames et Messieurs, j'aimerais commencer par dire que l'Union européenne, c'est notre espace de vie, l'espace existentiel, et ce sont des États membres qui composent l'Union européenne. Permettez-moi de remercier le premier ministre Orbán d'avoir invité le Président Emmanuel Macron pour participer à notre discussion car les discussions sont toujours importantes, mais en particulier dans le contexte dans lequel nous vivons actuellement. Il y a plusieurs crises auxquelles nous devons faire face, notamment la pandémie.

Souvent, nous pensons que tous ensemble nous pouvons vaincre la pandémie mais nous avons également d'autres problèmes, plus énergétiques également. C'est pourquoi nous sommes là tous ensemble. Nous avons discuté avec la France, un État membre très important de l'Union européenne.

Nous, groupe de Visegrad, nous sommes très unis afin d'améliorer notre coopération. Cette coopération est importante afin également qu'il y ait encore plus de coopération au niveau européen. Il y a bien des questions qui nécessitent la coopération de tous les États membres, notamment la question climatique, notamment le changement climatique.

C'est une question qui nécessite un consensus complet. Nous traversons des crises, c'est pourquoi il faut regarder à long terme. Il faut alors viser à long terme, il faut qu'on atteigne la neutralité carbone.

C'est très important pour nous. D'une part, il y a des questions scientifiques qui disent que oui, la neutralité carbone est très importante mais nous sommes aussi des hommes et des femmes politiques. Nous devons prendre en considération le volet social.

Quelles sont les conditions qui sont encore supportables pour nos peuples ? Il est alors très important de ne pas oublier les conditions désastreuses que certaines décisions pourraient entraîner pour nos populations les plus vulnérables. Quand on parle de changement climatique, quand on parle de transition énergétique, il faut qu'on prenne en considération plusieurs volets, notamment la question des centrales nucléaires.

D'ailleurs nous espérons que l'énergie nucléaire va être déclarée comme énergie pure. Nous espérons que cela va se faire afin de garantir la sécurité énergétique de nos peuples. Il est très important que notre voix soit entendue.

C'est pourquoi il faut que l'on coopère. Ainsi, je salue la présidence française parce que c'est un vent de coopération qui souffle grâce à cette présidence française. Je pense que la protection et la défense de nos citoyens est une priorité et nous devrons également faire face à des questions très dures au cours des six mois à venir, mais nous pourrons en sortir encore plus forts.

Notre union pourra être encore plus forte afin également que nous soyons, nous les Européens, un acteur plus fort sur la scène internationale. J'aimerais également remercier mon collègue Andrej Babiš qui a toujours été un partenaire. Slovaquie et Tchéquie, vous savez que ce sont comme des frères et soeurs.

Nous sommes deux pays qui coopérons avec Monsieur Babiš, nous serons toujours amis. Et, maintenant, j'aimerais donner la parole au Premier ministre Babiš. Bonsoir, Mesdames et Messieurs.

Pour moi, c'est un honneur d'être là parmi vous aujourd'hui à ce sommet des 4 plus France. Là, c'est déjà une tradition. À Ljubljana, nous avons lancé cette tradition et l'année prochaine au mois de juin, à la fin de la présidence française, nous allons encore nous réunir afin de pouvoir débattre sur les questions touchant l'Union européenne.

Je dois vous décevoir parce que je serai encore présent mercredi et jeudi à Bruxelles. Cela veut dire qu'on se verra encore parce que le nouveau gouvernement tchèque va être nommé vendredi à 11 h. Alors je serai avec vous encore mercredi et jeudi mais, pour le sommet des 4, c'est évidemment ma dernière participation.

La Tchéquie est historiquement assise à côté de la France et on a eu beaucoup d'échanges de nos opinions sur les différents problèmes. Merci beaucoup, encore une fois, pour cette amitié et pour cette coopération. Je reste un grand ami de la France, évidemment.

Je souhaite encore ajouter quelque chose, si vous me permettez. Je suis convaincu, en effet, que beaucoup de pays...

Monsieur Fiala, le nouveau chef du gouvernement tchèque, comprendra l'importance du groupe V4. Nous parlons d'une voix unie et forte, qui résonne partout en Europe et c'est important pour le groupe V4 que l'Europe prospère. Peut-être que parfois nous avons des désaccords sur certaines choses mais, ma foi, si nous parlons de sujets comme les migrations, auparavant, il y a eu des situations qui paraissaient incompréhensibles et maintenant deviennent des situations tout à fait claires.

Je parle par exemple de Frontex et de l'avis de Frontex, qui doit justement protéger nos frontières extérieures. Nous ne devons pas permettre aux ONG de laisser rentrer des migrants illégaux. Je pense que cette semaine, sept États membres ont demandé à la présidente Ursula von der Leyen de renégocier, de mettre à nouveau sur le tapis, justement, tout ce qui est système de Schengen.

Il y a quelques années, en 2015, Viktor Orban, Monsieur Orban, était le seul à ériger une barrière anti-migrants. Et aujourd'hui, il y a sept États qui en disposent également. Nous devons lutter contre l'immigration illégale et lors de la présidence française du Conseil, la sécurité sera une priorité, et c'est très important, vraiment, en ce qui concerne la politique de la défense, et la politique de la défense de nos frontières et de la protection de nos frontières, oui.

Nous avons également échangé sur le sujet de la taxonomie énergétique, afin que la neutralité carbone puisse être atteinte, mais en y intégrant comme source verte l'énergie issue de centrales nucléaires. Nous avons parlé et échangé concernant les quotas d'émissions, également, et en ce qui concerne le système d'ETS, à Bruxelles. J'en ai déjà parlé.

Ce matin, j'ai même écrit une lettre à Madame Ursula von der Leyen, en disant qu'on ne peut pas permettre, dans l'Union européenne, que l'énergie qui coûtait encore, il y a quelques semaines, 35 euros, coûte maintenant 100 euros. Tout cela est profitable uniquement aux spéculateurs. Il ne s'agit pas d'une bourse.

On ne peut pas, vraiment accepter des amplitudes de 300 % en ce qui concerne la hausse des allocations de quotas et leurs prix. En effet, la directive en ce sens doit être modifiée au niveau de l'ETS, car l'expansion de l'ETS aux ménages et aux industries aura des conséquences insurmontables dans nos pays. Ce serait un chemin qui nous mènerait à l'enfer.

Là, il s'agit d'un problème d'envergure. Nous devons trouver très rapidement des solutions. Donc, comme je viens de le dire ce matin, je n'ai pas seulement écrit une lettre à Madame Ursula von der Leyen, mais j'ai tout simplement expliqué que pour moi, il était temps de mettre un terme aux allocations de ces quotas.

Il faudrait donc les retirer. Nous, dans mon pays, par exemple pour le mois de novembre et le mois de décembre, nous avons défini la TVA à 0 % sur les énergies et nous espérons pouvoir continuer cela. Cet échange était très ouvert, très amical et j'étais ravi de la présence de Monsieur le Président Macron, et je souhaite profiter de cette occasion pour remercier tous mes collègues aujourd'hui, ce soir ici, et je vous redirai également que je suis ravi, et la présidence du V4 sous monsieur Orban est une présidence excellente.

Merci beaucoup, et maintenant, j'aimerais donner la parole au premier ministre polonais. Merci. Monsieur le Président, cher Emmanuel, chers amis, chers collègues.

Je suis ravi de notre rencontre au cours de laquelle Monsieur le Président Macron a présenté le programme, son programme de la présidence française pour les six mois à venir, notamment les priorités de cette présidence. Une de ses priorités, notamment, est la question énergétique. Il s'agit également de la problématique de taxonomie.

Main dans la main avec les pays de Visegrad, nous allons coopérer afin de pouvoir vraiment effectuer des investissements, notamment dans le domaine nucléaire. La Pologne souhaite coopérer avec la France, et cela de manière très proche. De nos jours, nous avons plusieurs problématiques auxquelles nous devons faire face.

Tout d'abord, il y a un prix extrêmement élevé du gaz. Il y a des spéculations, alors, qui impactent fortement le prix de l'énergie. Il y a également notamment des manipulations de la part de Gazprom et on aimerait avoir un rapport là-dessus, d'ailleurs.

Il y a d'autres questions importantes, notamment la question du système ETS. Mon collègue Babis, le premier ministre Babis en a déjà parlé, mais nous, nous sommes également préoccupés en ce qui concerne, le système ETS. Déjà, il y a un fait qui nous préoccupe.

Les banques d'investissement, par exemple, maintenant, peuvent avoir des droits, notamment sur certaines émissions. Alors elles peuvent avoir un impact afin d'augmenter de manière artificielle le prix de l'énergie. Et puis aussi, ce n'est pas simplement un impact sur l'ETS, mais également sur l'inflation européenne.

Et cette inflation nous pose un souci très important. Dans la zone euro, par exemple, depuis 25 ans, on n'a jamais vu une inflation si importante. Donc tout cela a un impact très important sur notre économie et sur notre inflation.

Nous avons alors mené une discussion détaillée sur ce sujet, et la Pologne, en ce qui concerne le partenariat oriental, nous allons nous prononcer, mais nous allons également nous attarder sur cette question afin de changer le système actuel. Nous espérons que d'autres pays nous soutiendront également, des pays, également, qui sont dépendants du système ETS mais qui n'aimeraient pas que le système ETS soit la base de spéculations. Les secteurs bancaires nous ont déjà causé des soucis sérieux, pas si loin que ça, en 2008.

Il faut qu'on apprenne de nos erreurs. Il faut que nous puissions mettre en place un système qui puisse contrecarrer toute spéculation. Tout simplement, en cas contraire, nous devrons faire face à des problèmes énormes.

Il y a un deuxième sujet également sur la table, notamment le sujet de la migration. Là, nous sommes en train, les pays de Visegrad, de défendre les frontières est et sud de l'Union européenne. Et merci des propos de Monsieur le Président qui dit qu'il faut qu'on soit capables de protéger nos frontières extérieures.

Il faut voir quel est le système à mettre en place mais il faut absolument qu'on soit capables de prévenir la traite humaine. Il faut qu'on soit capables de prévenir un trafic illégal. Il faut qu'on ait une législation claire et nette sur la protection de nos frontières.

Nous avons également discuté de la question de l'État de droit. J'aimerais juste en dire une chose. Pour nous, il y a certaines règles de base.

Pour nous, cette règle de base est la suivante : si quelque chose est autorisé en Allemagne, il faut que cela le soit ailleurs, ou si quelque chose est autorisé pour un État membre, il faut que cela le soit pour tous les autres. Dans le cas contraire, il s'agirait de discrimination et nous, nous n'allons jamais signer pour une discrimination. L'Union européenne se compose de vingt-sept États membres, avec les mêmes droits, indépendamment du fait qu'on vient de l'ouest ou de l'est, du nord ou du sud, qu'on soit plus petits ou plus grands.

L'égalité veut également dire l'égalité de traitement, qu'il s'agisse de n'importe quel secteur de notre vie, y compris bien évidemment le système juridique et judiciaire. Nous avons également discuté de l'ouest des Balkans. C'est une zone stratégique, géopolitiquement stratégique pour nous, et la Pologne soutient la Hongrie afin qu'on trouve une solution à cette problématique de l'Ouest des Balkans, car la Chine et la Russie sont de plus en plus actives dans cette zone, et il faut qu'on soit capables d'apporter des solutions à cette question.

De nos jours, l'Union européenne fait face à plusieurs crises et problématiques. Nous avons la pandémie et il y a une crise également entraînée par cette pandémie. Il faut qu'on prenne des mesures afin de surmonter le plus rapidement possible cette pandémie.

Il y a également d'autres crises. Par exemple, nous, nous sommes absolument confrontés à la crise de la politique russe, agressive sur nos frontières. Il y a également la crise de l'inflation.

Comment nous pouvons outrepasser ces crises ? En travaillant tous ensemble. Il faut que l'on soit capables d'élaborer des solutions communes, communes tout en respectant la non-discrimination.

Il faut qu'on apporte un respect mutuel les uns envers les autres. Merci, Monsieur le Président, d'avoir été parmi nous, d'avoir discuté aussi ouvertement avec nous. Et merci Monsieur Orban d'avoir organisé magistralement cette rencontre.

Je pense que nous avons réussi, vraiment, à faire de grands pas en avant. Merci. Nous allons avoir quelques possibilités pour des questions. [inaudible] de la Télévision [inaudible].

Monsieur Macron, pour vous, pour les pays de Visegrad, c'est quel type de partenaires ? Comment vous allez mettre en place une coopération avec les pays de Visegrad ? Ce sont quatre membres de l'Union européenne qui sont autour de la table, qui ont une géographie, pour certains une histoire commune, et qui coordonnent leurs positions, ce qui d'ailleurs existe pour d'autres groupes géographiques.

Il y a les groupes méditerranéens, le Bénélux et plusieurs autres. Et donc moi, je considère que le devoir d'une présidence entrante est d'avoir cette interaction étroite pour regarder sur quoi on peut avoir des convergences rapides, sur quoi on a des points qui peuvent être plus difficiles à discuter et de regarder comment les faire progresser. Ce à quoi je suis attaché, c'est que notre Europe demeure unie, qu'elle soit plus forte et plus solidaire, aussi bien sur le plan budgétaire que sur le plan des valeurs.

Et donc, il y a un travail politique, culturel, à faire dans les mois et les années qui viennent, et que cette Europe soit plus souveraine. Souveraine en protégeant ses frontières, en sachant se défendre face aux risques extérieurs, en sachant aussi, sur le plan énergétique, technologique, industriel et agricole, produire pour elle-même et moins dépendre. Et donc, si je veux que cet agenda puisse avancer, la discussion avec les quatre pays qui constituent ce groupe est une discussion indispensable.

C'est pour ça que je suis là aujourd'hui et c'est d'ailleurs pour ça qu'à plusieurs reprises, j'ai eu cette discussion à Bruxelles, en marge des sommets, pour avancer sur plusieurs sujets délicats. Voilà comment j'entends structurer ce partenariat, trouver les voies de convergence et faire oeuvre utile. Le Monde, s'il-vous-plaît, Jean-Baptiste Assa ?

Merci beaucoup, j'ai une question pour Monsieur Macron et Monsieur Orban : Monsieur Macron, faisons le bilan de cette journée, vous avez dit que la Hongrie n'aurait pas d'argent à [inaudible coupure de son] avant les élections, vous avez rencontré l'opposition hongroise, est-ce que ça veut dire que vous espérez que l'opposition hongroise gagne les élections en avril prochain ? Comme Monsieur Orban semble espérer que l'extrême droite en France gagne les élections, Et Monsieur Orban, souhaitez- vous donc que Marine Le Pen ou Eric Zemmour remporte l'élection d'avril prochain ? Et une question parallèle sur laquelle vous n'avez jamais répondu sur l'État de droit une question très précise en tant qu'ancien [inaudible].

Pourquoi la Hongrie a utilisé le logiciel d'espionnage Pegasus contre des opposants, contre des journalistes et même apparemment contre des gardes du corps de votre président de la République ? Sur le premier sujet, j'ai rencontré, en effet, plusieurs opposants politiques, dont une membre du groupe Renew, dont la sensibilité politique est évidemment proche de celles et ceux qui me soutiennent en France et, avec lesquels il y a ce travail au Parlement européen, donc c'est légitime, et je l'ai d'ailleurs dit, nous ne sommes jamais cachés, nous n'avons pas les mêmes sensibilités politiques, le premier ministre, Orban et moi même, et donc c'est pourquoi nous avons des différences réelles. Maintenant, je ne me suis jamais immiscé et je l'ai rappelé tout à l'heure, dans le jeu politique des Etats membres quels qu'ils soient, parce que je pense que c'est de bonne discipline si on veut construire des compromis.

Et donc c'est d'ailleurs pour ça que vous ne m'avez jamais vu faire campagne hors des frontières de la France. Et c'est aussi pour ça que cette tradition, le président de la République en France, n'est pas un chef de parti. Et donc, j'assume totalement, le mouvement politique que j'ai formé en France, qui m'a accompagné les valeurs qui sont les miennes, mais je m'attache aussi à cette grammaire institutionnelle qui est la nôtre.

Et donc, vous savez où est ma sensibilité. Mais en tant que président de la République française, je défends des idées en Europe. J'ai pu me positionner pour les élections au Parlement européen quand elles se tenaient en France, mais je ne m'exprimerai pas pour ma part sur des élections qui se tiennent ici en Hongrie, comme d'ailleurs vous ne m'entendez jamais m'exprimer sur quelque élection qui se tient dans un pays membre de l'Union européenne.

Oui, en effet, entre Monsieur le président et moi même, nous avons eu des débats sérieux. Quelquefois ce sont des débats même très aigus, mais j'aime nos débats. Ce sont [inaudible] [inaudible] qualité.

Si c'est un débat de qualité, c'est un bon débat, alors c'est ce que j'essaie de faire, c'est d'avoir un débat de qualité avec le président français. Cela veut dire que je respecte le président de la France, ça déjà pour sa personne, mais également parce que les présidents français sont très respectés en Hongrie en général, donc en Hongrie, De Gaulle, c'est une mesure. C'est un maître d'école que nous lisons et nous apprenons beaucoup de choses de son travail.

En 1999, 1998, quand nous avons remporté pour la première fois les élections, quand pour la première fois, je suis devenu premier ministre, Monsieur Giscard d'Estaing s'est rendu chez nous. Par la suite j'ai pu travailler avec le président Chirac et tout le monde connaît les relations du président ex-président Sarkozy avec la Hongrie. Donc nous avons toujours respecté les présidents français et nous voyons que cette gloire française est toujours encore, en quelques sortes, la couronne des présidents français, donc nous respectons la France et je ne veux apporter aucune allusion en ce qui concerne la politique intérieure de la France.

La Hongrie est un Etat de droit et l'utilisation de certains outils des services secrets sont également réglementés par des lois, mais non qu'elle est notre origine et non, nous sommes des combattants de rue contre le communisme. Nous, nous sommes fiers, que nous avons réussi à déjà instaurer des lois qui règlent et gèrent les services secrets. Oui, bonjour, une question pour Monsieur le président Macron, une question pour Monsieur Orban, [passage en anglais] [passage en anglais] Monsieur Macron, excusez-moi, je repasse au français.

Vous avez dit plus tôt dans la journée que l'Etat de droit restait un problème, donc en Hongrie et en Pologne, si cette question-là n'est pas réglée, est-ce que vous pensez, pardonnez-moi l'expression, que la Hongrie et la Pologne doivent rester dans l'Union européenne, quoi qu'il en coûte ? En ce qui concerne les questions relatives à l'économie, je vais répondre en hongrois, parce que j'ai également du public hongrois. La Hongrie ne fait pas partie de la zone euro.

Alors, en ce qui concerne les résultats économiques et en ce qui concerne l'état financier de la Hongrie, nous avons la mesure du marché et je peux vous dire que la zone euro est une zone [inaudible] où il y a un pacte de stabilité et de croissance qui dictent ce qu'il faut faire. Mais le marché est [inaudible] dure et froide et c'est sur ce marché que nous devons avoir des résultats. Alors voilà, ce sont les marchés financiers qui donnent leurs avis sur nos résultats et pour l'instant, ça va bien.

Mais en ce qui concerne le déficit budgétaire, il faut y prêter attention. Bien évidemment, racheter l'aéroport, ça fait partie également de cette question. Ce que je vois, c'est que, avant les élections, non, je ne vois pas en quoi que ce soit réaliste de conclure un marché.

Il y a une grande incertitude sur les marchés. Nous allons attendre d'abord les élections et nous allons décider sur cette question après. Et en ce qui concerne le RRF, ce que nous pensons, c'est que pour des raisons politiques, nous n'obtenons pas la part qui nous serait dûe.

Je trouve inacceptable que la Commission nous demande d'amender notre loi sur la famille et d'amender notre Loi sur l'éducation nationale pendant que c'est un plan de relance pour l'économie européenne. Et il y a encore plein d'autres budgets alloués. Nous sommes des victimes d'un chantage politique clairement.

L'économie hongroise, excessivement forte, peut s'en passer encore pour un certain temps de ce budget. Tous les programmes que nous aurions souhaités lancer grâce à ce projet, eh bien, nous l'avons fait de nos propres ressources. Les citoyens hongrois ne sont pas discriminés.

Nous avons deux sujets, qui sont liés, le premier ministre vient de l'évoquer, aux conditionnalités du plan de relance, qui demandent des efforts. Je crois sur les sujets de corruption et la réforme de la loi des marchés publics pour ce qui est de la Hongrie. Et pour ce qui est donc de la Pologne, est sujet d'indépendance de la justice, avec plusieurs mesures qui sont d'ailleurs qui ont fait l'objet de beaucoup de discussions entre le gouvernement et la Commission.

D'abord, sur ces sujets, je crois comprendre qu'il n'y a pas de volonté du gouvernement hongrois d'avancer jusqu'aux élections. En tout cas, c'est ce qui m'a fait dire, je pense qu'il y a assez peu de chances que cette conditionnalité corruption marchés publics soit levée. Il y a une volonté qui a été affichée, un dialogue qui a été entamé.

Je souhaite qu'on puisse trouver les voies et moyens de le parachever côté Pologne, mais plus largement, moi, je crois à la vertu du dialogue et je crois à la vertu d'abord, qui consiste à lever les ambiguïtés, nous avons une différence avec le premier ministre Orban, je ne crois pas que ce soit un sujet politique ou de manipulation. Et d'ailleurs, les sujets qui ont été évoqués à l'instant par le premier ministre, qui font plutôt référence aux sujets LGBTQ Plus, sont de natures différentes des conditionnalités sur la corruption, donc, nous n'avons pas la même interprétation des sujets qui sont mis sur la table. Et, donc, il faut d'abord lever ces ambiguïtés, après une fois qu'on a levé ces ambiguïtés je pense qu'il y a un travail politique au sens noble du terme qui peut se faire pour trouver des accords.

Et donc, j'espère qu'on va réussir à les lever les uns et les autres pour pouvoir avancer, réduire les malentendus, trouver des accords, faire progresser un modèle commun en étant aussi respectueux de la manière dont les uns et les autres entendent les choses, il faut aussi s'écouter. Je pense qu'il y a un chemin et je suis un indécrottable optimiste. Ce chemin simplement suppose du respect, de l'écoute et du sérieux, et donc parfois aussi d'assumer ses désaccords comme on le fait là.

Mais je pense que si on fait ça, on peut avancer. Est-ce qu'on va tout régler dans les 15 jours, les 3 semaines ou même les 6 mois ? Je ne crois pas.

Et donc, j'espère simplement que les prochains mois nous permettront de progresser. J'espère que d'ailleurs nous pourrons avoir au printemps prochain une discussion en profondeur des mécanismes pour faire avancer cela et pour lever les ambiguïtés, pour montrer que, ce ne sont pas des sujets de sensibilité politique. Mais comme je l'ai dit d'ailleurs, comme le premier ministre a repris lui-même, des sujets existentiels de l'Europe quand il s'agit de nos valeurs et de l'État de droit, et je pense que c'est important qu'on redéfinisse un cadre commun, qu'on lève les ambiguïtés, qu'on arrive à avancer.

Je n'aime pas utiliser la menace, ou même l'hypothèse, d'une sortie de l'Union européenne, parce que je pense que ce serait une très mauvaise chose. Parce que je pense que si l'objectif de l'Union européenne et de ceux qui aiment l'Europe est de dire nous allons faire triompher nos idées en réduisant notre périmètre, c'est déjà une forme de défaite. Je pense que c'est par ce dialogue que nous devons avancer, parce que si nous n'avons pas les mêmes histoires, on n'a pas traversé le même vingtième siècle, c'est un état de fait.

On n'a pas les mêmes sociétés. Ça ne veut pas dire que je pense une seule seconde que les idées que nous poussons ne soient pas les bonnes. Je le crois très sincèrement, ça veut dire qu'il faut trouver les moyens de convaincre et qu'il faut aussi accepter que voilà c'est par cette dialectique qu'on peut faire avancer les choses.

Merci beaucoup. La dernière question vient de la presse polonaise. Monsieur le président, cher premier ministre.

Est-ce-que selon vous, à court terme, on pourrait faire quelque chose, pour que la solidarité soit plus importante en matière de sécurité. Récemment, on a pu voir qu'il y a comme une menace comme quasi une guerre sur les frontières Est La Pologne doit faire face à cela depuis des mois Je pense par exemple à l'énergie comme un moyen de chantage et également les fake news qui sont un peu partout Comment on pourrait délimiter cela ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? est-ce que l'union Européenne comprend le sérieux de cette question, parce que là on parle de l'Europe centrale et pour nous c'est sérieux mais quelques fois on a l'impression que pour les autres pays, c'est secondaire, ce sont des vraies menaces.

Oui, alors je vais commencer à répondre et après, mes collègues vont prendre le relais pour me compléter. Ce que je pense, c'est que je pense qu'ici-là, tout le monde est conscient du fait, que sur les frontières Est de l'OTAN et de l'Union européenne, c'est une situation tout à fait unique et extraordinaire qui a été créée, donc en fait dans le passé, c'était plutôt rare. Là, c'est clair que nous sommes attaqués pour notre sécurité, dans notre sécurité.

Donc nous avons réussi à stopper le grand flux migratoire. Mais pour cela, il fallait être très décidé en ce qui concerne nos mesures. Loukachenko n'a pas réussi à emporter, mais quand même, il y a des scénarii de chantages qui sont sur la table, mais on voit bien maintenant que là, nous avons l'Ukraine qui est un pays voisin, et son sort, très important, impactera le sort européen.

C'est pourquoi, je pense que la question et la sécurité de nos voisins à l'Est, c'est prioritaire, c'est très important. Nous ressentons cette pression, il y a une pression militaire sur nos frontières Est. Oui, nos Etats membres sont membres de l'OTAN, pour nous, l'élément sécurité est très important : on en parle souvent.

Nous sommes conscients de son importance. Qu'est-ce que nous pouvons faire ? Défendre nos frontières, défendre la réalité de nos frontières.

C'est ce que nous faisons de plus en plus sur nos frontières Est : nous sommes en train de construire de plus en plus de moyens de sécurité. Mais sur nos frontières Sud, il y a déjà des clôtures. Qu'est-ce que nous pouvons faire actuellement ?

Ce que la Commission peut faire, c'est ne pas nous empêcher, elle devrait plutôt nous aider. Après, il y a la question des sanctions. La Biélorussie a peur des sanctions économiques, elle a peur du blocus du commerce économique.

Ces moyens sont entre nos mains, et tant que nous ne devons pas avoir recours à cela, nous avons un peu de lueur au bout du tunnel. Mais si la situation s'aggrave, nous devrons peut-être y avoir recours. Si l'Europe est vraiment menacée, nous allons devoir demander à l'Europe et à la Commission européenne de donner des réponses plus fortes.

Je comprends très bien que quand on est un journaliste réfléchissant depuis la Pologne et qu'on parle à un président de la République française qui est dans ce pays qui est un cap regardant l'océan, on se pose la question qui est la vôtre, surtout après le vingtième siècle qui a été le nôtre, où le sentiment d'avoir été abandonnés à plusieurs reprises par les autres Européens peut prévaloir. Moi, je n'ai qu'un message à vous dire, c'est que les temps ont changé, que l'Europe dans laquelle nous vivons est une Europe unie et solidaire, que la France d'aujourd'hui est une France qui regarde toutes ses frontières avec le même degré de solidarité, et qui regarde aussi la Pologne comme un pays qui a fait le choix de partager son existence et son avenir avec les Françaises et les Français et avec les autres Européens. Donc le sujet de la sécurité et de l'intégrité territoriale de la Pologne comme de tous les pays de l'Union européenne est un sujet de sécurité et d'intégrité pour la France.

Quand je parle de souveraineté européenne, je parle de cela, de manière très concrète et à tous égards. En ce qui nous concerne, notre école est une école très forte en solidarité. En 2015, nous avons été le seul pays qui a dit : s'il le faut, c'est avec une force physique que nous allons protéger nos frontières, non seulement les frontières hongroises, mais les frontières de l'Union européenne, y compris bien entendu celles de la France et de l'Allemagne.

Donc nous avons été à la bonne école, mais nous n'avons pas été remerciés. Bien au contraire, nous avons subi des attaques très graves pour cela. Alors que nous défendions les frontières de l'Europe, nous étions presque poignardés dans le dos de la part de l'Europe.

La Hongrie ne s'est jamais plainte, ne s'est jamais fâchée. Elle a fait ce qu'il fallait qu'elle fasse parce que c'était son devoir. Alors, le temps est venu, comme Monsieur le Président le dit, de faire un bilan.

On ne peut pas continuer comme avant. Que ce soit de l'Adriatique, des Balkans ou de la Biélorussie, des sommes colossales doivent être mobilisées dans chaque État membre ayant des frontières extérieures avec des pays au-delà de nos frontières, pour protéger l'Europe. Bruxelles devrait vraiment faire des comptes de manière honnête, prendre sa part de responsabilité et au moins financer à hauteur de la moitié les dépenses consacrées à la défense de l'Union européenne.

La solidarité est vraiment la base de toute communauté, et si on veut développer, la solidarité doit être vraiment parfaite. Aujourd'hui, lors de ce sommet, nous avons évoqué les aspects de la migration et notre devoir de protéger nos citoyens. Et ce ne sont pas que des mots en l'air, non !

Mon pays a réagi très vite et a pris contact avec [inaudible] dès l'éclatement de la crise biélorusse. Il ne s'agit pas uniquement d'une crise, mais d'une attaque, d'une attaque hybride dont la Pologne a pu prendre la mesure. Mais la Lituanie, nous lui avons apporté notre aide très rapidement.

Puisque nous parlons de l'Union européenne, nous devons également dire haut et fort que l'Union européenne donne la possibilité d'une prospérité, d'un niveau de vie élevé pour ses citoyens. Mais là, n'oublions pas non plus les aspects de la sécurité. Nous, étant membres de l'Union, nous voulons la paix pour toute notre union, pas uniquement au sein de l'Union européenne, mais pour notre voisinage proche, et lointain aussi.

Nous ne pouvons pas ne pas agir de manière unie contre cette escalade de la violence. Non, l'escalade n'est pas une solution. C'est la désescalade qui est vraiment la solution en faveur de la paix.

C'est la solution pour toute région, c'est la solution pour notre continent. Nous y avons consacré une longue partie de notre échange. En effet, c'est comme ça que notre Union deviendra plus forte.

Et encore très brièvement en ce qui concerne la Tchéquie, nous sommes solidaires en pratique. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu'en ce qui concerne la protection des frontières du point de vue de Schengen, je me réjouis de savoir que, pour la France, c'est une question importante, parce que pour la Macédoine du Nord, pour la Pologne, nous avons proposé 150 soldats pour justement défendre les frontières de la Pologne. 6 000 migrants illégaux ont été ainsi capturés non seulement dans le contexte biélorusse, mais également en ce qui concerne le contexte de la pandémie de Covid.

En effet, la solidarité fonctionne bien au sein de l'Union européenne. Mesdames et Messieurs, Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, voilà la fin de notre conférence de presse.