Jean-Luc Mélenchon : la stratégie du pire ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon est-il devenu le Donald Trump français ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'a dit précisément Mélenchon hier soir à Lyon ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Pourquoi Mélenchon refuse-t-il l'accréditation des médias traditionnels ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les similitudes entre Mélenchon et Trump ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Comment analysez-vous les propos sur Epstein ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Les condamnations politiques vont-elles avoir des répercussions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« sauf s'il s'agit de l'affaire Epstein. Ah, je voulais dire Epsteine, pardon, ça fait plus russe Epstine, hein. »
- 6:00Jean-Luc MélenchonFait
« Lyon a été un tracnard organisé par Nemmésis. J'ai donc demandé la dissolution de Némésusis. »
- 7:00Jean-Luc MélenchonFait
« Résistance, nous sommes tous des antifascistes. »
- 10:00Renault PilaFait
« Je condamne très fermement les propos de Jean-Luc Mélenchon. »
- 12:00Jean-Luc MélenchonFait
« L'antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet. »
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Bonjour à tous et merci d'être avec nous pour ce grand dossier. Jean-Luc Mélenchon est-il devenu le Donald Trump français ? Outre sa répétition, effet de manche, récit alternatif et contournement des médias.
La stratégie du leader de la France insoumise interroge et rappelle à bien des égards celle du candidat et maintenant du président Trump. Ce qui a fonctionné pour l'Américain peut-il bénéficier au français ? Quelles sont les limites de cette comparaison et de la méthode de l'insoumis ? question se pose d'autant plus ce vendredi après un nouveau dérapage hier soir lors d'un meeting à Lyon des propos douteux qui indignent une bonne partie de la classe politique française sauf s'il s'agit de l'affaire Epstein.
Ah, je voulais dire Epsteine, pardon. Ça fait plus russein hein. Alors maintenant vous direz Einstein au lieu d'Enstein.
Frankenstein au lieu de Frankenstein. Et ben voilà. Non, tout le monde comprend comment il faut faire.
Voilà pour les mots. On va les décrypter bien sûr avec nos experts autour de la table. Renault Pila, bonjour Renault.
Bonjour à tous. Merci d'être là. Éditorialiste politique Mathilde Guénégan est également avec nous.
Vous étiez hier soir absolument dans la salle. Vous allez nous expliquer comment ça s'est passé dans quelques instants. Vous êtes journaliste au service politique TFLCI.
Bonjour Antoine Auerdorf, vous êtes journaliste au service politique de l'opinion. On va parler de cette stratégie avec vous. Une stratégie qui ressemble parfois à celle de Donald Trump mais qui est quand même on va le voir aussi différente.
Magalie Bartz va nous rejoindre éditorialiste international LC. elle connaît les États-Unis par cœur et Roland Carol qui est la politologue directeur conseil de région magazine. On verra avec vous évidemment euh toutes les les répercussions de cette stratégie mélanchonniste.
Avant peut-être de démarrer, un mot justement Roland Carol sur sur ces mots, sur ce qui a été dit hier soir. Vous l'analysez, vous le percevez comment ? Écoutez, il fait de plus en plus fort Jean-Luc Mélenchon.
Euh il a théorisé la radicalité, le bruit et la fureur et et je ne sais pas ce qui va l'arrêter dans cette dans cette direction. Euh là les les les plaisanteries sur le nom de Epstein Epstein. Je crois d'ailleurs chez lui que c'est plus anti-allemand que antisémite.
Il déteste l'Allemagne, il déteste tout ce qui vient de l'Allemagne. Et donc j'ai je crois qu'il était très content de dire Epstein comme Frankenstein. Je je crois qu'il ne mesure plus des choses qu'il dit et qu'il ne mesure plus l'énormité que ça représente par rapport à l'essentiel du spectre politique.
Mélenchon est quelqu'un qui est maintenant détesté par 72 % des Français. Il est l'homme politique de loin le plus détesté de France, plus détesté que de l'ont jamais été les Le Pen. Alors évidemment, ça séduit quand même des gens qui à gauche demande de radicalité comme vous disiez, on a un mouvement mondial de radicalité à gauche et à droite et il incarne ça pour la France à gauche.
Et franchement, je crois qu'on peut commencer à se demander s'il ne fait pas trop dans la radicalité et s'il n'est pas en train d'y perdre quelques plumes. Mathilde Guénégan, on va se rendre devant notre écran pour que vous puissiez nous raconter ce qui s'est passé hier soir. Il y a des phrases, des petites phrases, mais il est important de comprendre dans quel contexte tout cela s'est déroulé.
Où était Jean-Luc Mélenchon et et ce qu'il a dit précisément ? Oui. Meeting à Lyon dans la capitale des Gaules.
Un meeting qui est prévu de longues dates puisqu'il fait une tournée de France pour cette campagne municipale. Le scrutin, on le rappelle, et dans de semaines. Donc il est venu pour soutenir la candidate la France insoumise à Lyon, c'est Anaïs Bellaav Sheriffi.
Vous voyez la salle est pleine, les organisateurs nous donnent le chiffre de 2000 personnes et très rapidement quand il prend la parole, son discours est très antimédiia. Il critique le traitement médiatique qui a été fait de l'affaire Quentin de Ran. C'est à cette occasion qu'il revient sur l'affaire Jeffrey Epstein.
Écoutez, sauf s'il s'agit de l'affaire Epstein. Ah, je voulais dire Epsteine, pardon, ça fait plus russe Epstine, hein. Alors maintenant, vous direz Einstein au lieu d'Enstein.
Frankenstein au lieu de Frankenstein. Et ben voilà. Non, tout le monde comprend comment il faut faire.
Vous entendez à la fin de la vidéo rire et applaudissement dans la salle. Jean-Luc Mélenchon a ensuite continué sa tirade antimédia. Il est aussi revenu sur le traitement de cette affaire.
Quentin Dean qui est le jeune homme de 23 ans, militant identitaire qui est mort à Lyon il y a quelques jours et il a pointé du doigt le collectif Nemmésis, ce groupe qui se de femme qui s'identifie comme identitaire et il demande la dissolution de ce collectif. Écoutez, Lyon a été un tracnard organisé par Nemmésis. J'ai donc demandé la dissolution de Némésusis.
Nous avons demandé la dissolution de Némésis parce que c'est une organisation qui organise des tracnards pour qu'il y ait des bagarres et qu'elle finissent mal. Disolution donc du collectif Nemmésis et soutien renouvelé à la jeune garde également et au députés la France insoumise Raphaël Arnaud. Voilà, il a commencé en disant "Résistance, nous sommes tous des antifascistes." Voilà, il reste droit dans ses bottes.
Jean-Luc Mélenchon pendant ce meeting, c'était très important de comprendre tout ça et le contexte évidemment autour des déclarations qui font polémique aujourd'hui. Alors, on va dire pour faire simple he que ce n'est pas la première fois que lui ou que son parti serve se serve de clichés, de préjugés qui alimentent la haine des juifs. Alors, on va en citer quelques-uns.
Le 15 juillet 2020, souvenez-vous Jean-Luc Mélenchon dit, "Je ne sais pas si Jésus était sur la croix, mais je sais que paraît-il, ce sont ses propres compatriotes qui ont mis." On se souvient de la caricature de Cyril Hanouna, des références au dragon célestes reprises par le député David Guirot ou encore des slogans dans plusieurs manifestations. La Palestine du fleu à la mer, c'est un un slogan qui fait référence à ceux qui souhaitent la la disparition d'Israël. ces mots dans une dans une ville à Lyon où un militant d'extrême droite est mort après une rix avec des militants d'extrême gauche.
Cétait il y a quelques jours, faut-il le rappeler. Il faut les appréhender comment ? Bah d'abord constater que plusieurs points ça finit par former une ligne et il y a énormément de points depuis un certain nombre d'années euh dans la carrière de Jean-Luc Mélenchon.
Vous avez cité euh cette référence aux juifs comme peuple déicide, ce qui renvoie au fond à un vieil antisémitisme qui peut-être d'imprégnation catholique. Mais il y a eu aussi bien évidemment à l'époque où il était encore fraîchement parti du Parti socialiste la polémique avec Pierre Moskovici, vous souvenez-vous celui qui parle la langue de la finance internationale qui ne parle pas français et puis on arrive jusqu'à aujourd'hui avec la comparaison par exemple faite entre le président de l'université de Lilf et Adolf Heichman, l'antisémitisme résiduel, il y en a beaucoup. Jean-Luc Mélenchon, je crois qu'il sait pertinemment ce qu'il dit hier soir quand il prononce cette phrase Epstein Epstein sur le mode un sketch de très mauvais goût d'ailleurs.
Tout simplement parce que cette ce jeu sur les sonorités, sur la prononciation du patronyme du criminel sexuel, il a déjà été fait en 2019 par Jérémy Corbin, leader du parti travailliste. Exactement le même. Exactement le même.
Lors d'un débat télévisé, vous avez Jérémy Corbin, leader du parti travailliste qui dit Epstein. Ça provoque un toolet en Grande-Bretagne, un tooleté au point que progressivement, vous le savez, Jérémy Corbin étant acculé, assailli par les accusations de sémitisme, il est fini par être quasiment démissionné. La référence est encore plus clair parce qu'en anglais Epstein, ça se dit Epstein.
Donc aller chercher une autre prononciation, je veux bien dire ce que ça veut dire. Mais que mais que dit-on à l'époque de que dit Jean-Luc Mélon à l'époque de ce qu'il arrive à son ami Jérémy Corbin ? Il dit d'abord à chaque fois et c'est une loi qu'il établit, à chaque fois qu'un leader politique de gauche s'approchera du pouvoir, il se verra accusé d'antisémitisme.
C'est la thèse du rayon paralysant. L'utilisation de l'antisémitisme de cette accusation pour écarter et discréditer. Deuxièmement, que reproche-t-il à Jérémy Corbin d'avoir été trop mou, de s'être justifié, de s'être excusé face aux accusations du grand rabin d'Angleterre ?
Et ça Jean-Luc Mélenchon ne lui a pas pardonné. Il dira qu'il a eu une attitude molle à l'égard des importants. Voilà pourquoi Jean-Luc Lenchon lui aujourd'hui ne cède pas un yota de terrain.
Un mot des réactions Renault Pila avec vous. On va les entendre, on va les voir évidemment dans quelques petites secondes. Là pour le coup c'est unanime ou presque dans la condamnation.
écouter et en réalité je suis très triste pour celles et ceux qui ont soutenu sincèrement Jean-Luc Mélenchon et qui était loin d'imaginer qu'il pouvait dériver à ce point et qui aujourd'hui sont peut-être orphelins. Je condamne très fermement les propos de Jean-Luc Mélenchon. Les masques doivent tomber.
Voilà, on joue pas avec des mots comme ça. Encore une fois, ça ressemble beaucoup à ce que j'ai souvent entendu et et combattu et combattu dans la bouche de monsieur Diodonet et d'autres humoristes ou polémistes qui jouent sur cette forme d'ambiguïté pour ne pas nommer les choses. Mais on voit bien tout ce qu'il y a derrière et ça n'est pas acceptable.
C'est insupportable, c'est irresponsable et j'invite notamment la France insoumise, ses dirigeants à dire ça doit stop, faut que ça s'arrête. Voilà, les alliés, les adversaires politiques, on va en voir quelques autres de réactions qui ont été publiées sur les les réseaux sociaux, condamnation côté de la droite, de la gauche, du centre. Bernard Casneuve, un un socialiste dans la ville de Jean-Moulin de Robert Balinter où les milices et la collaboration de la collaboration livré tant de juifs au camp de la mort.
Comment peut-on tomber dans cette fange sans honte et sans déshonneur ? Mélenchon se réveille Mitteron, il finit comme soural. On va les laisser défiler ces ces réactions.
Renault unanimité pour condamner bien sûr et c'est ce que cherchait Jean-Luc Mélenchon. Euh il cherchait et il savait et il anticipait que toute la classe politique condamnerait bien sûr cette provocation blast. Euh et cette provocation blast hier soir euh avec des ressorts antisémites euh elle correspond à la logique de Jean-Luc Mélenchon qui disait il y a 10 jours à ses proches euh lors des 10 ans euh l'anniversaire des 10 ans de la France insoumise, il y a eu un un switch, il y a eu un un live comme ça sur internet pendant 2h et30 où il a expliqué très clairement, il suffit de l'écouter Jean-Luc Mélenchon, que faire ?
Que faire maintenant ? Quoi faire ? Que faire ?
C'était Hénine ? Quoi faire ? Et quoi faire ?
Jean Jean-Luc Mélenchon comme les très grands fauves politiques, il ne comme les chasseurs, il ne tirent que lorsqu'il voi l'œil de la perderie. Et là, l'œil de la perderie, il l'a vu avec l'affaire Epstine et il considère qu'à partir du moment où une commission d'enquête a été refusé sur cette affaire par les députés, commission d'enquête réclamée par LFI, et bien il veut que tous ceux qui croient à un grand système mondial financier, on voit à quoi de la finance, on voit à quoi ça fait affaire ces élites mondialisées qui nous cachent tout, qui nous cache tout. Il l'a dit hier, nous sommes les seuls à dire la vérité.
Et bien, il considère que il va ramasser avec des 1000 feuilles toute composantes antisémitees, antisystème, antimédia, révolutionnaire, antiapital, il va avoir un matelas qui lui permettra d'accéder au second tour présidentiel. Ça c'est de la stratégie politique. On va y revenir dans un instant.
J'aimerais qu'on s'intéresse maintenant à la réaction à la réaction la rposte de Jean-Luc Mélenchon qui cultive en quelque sorte cette posture du sol contre tous. Euh il a réagi, voici ce qu'il dit. Euh j'ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec Epstine un an pour russifier le problème concernante réaction de ceux qui voi de l'antisémitisme et ce n'est pas terminé.
Voici ce qu'il rajoute. Ça pose question sur leur réelle motivation sur cette question. L'antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet.
Bonjour Alain Jacubovit, merci d'être avec nous. Vous êtes avocat, président d'honneur de la LICRA. Après ces mots prononcés hier donc par Jean-Luc Mélenchon, cette tentative d'explication aujourd'hui d'abord, est-ce que vous êtes convaincu ?
Bien sûr, je suis totalement convaincu par les propos de monsieur Mélenchon, comme vous devez l'imaginer. Moi, je pense que ce Epstein restera collé à sa peau comme le durfour crématoire euh colle à la peau de Jean-Marie Le Pen. Et je vois tellement de ressemblance, vous savez.
J'ai j'ai combattu Jean-Marie Le Pen et le Front National pendant des décennies. Je vois en euh en Mélenchon le même visage, le même visage défiguré d'une certaine façon par la haine, par la provocation, par ces jeux de mots prétendument ironiques. C'est c'est le même c'est le c'est l'image du fascisme.
Voilà. Donc évidemment qu'on est à nouveau dans une avertion accusatoire, ce sont ceux qui disent qu'ils sont. C'est comme dans les cours de récréation, ceux qui voient de l'antisémitisme, c'est parce qu'ils veulent exploiter l'antisémitisme.
En fait, euh Jean-Luc Mélenchon est sur une espèce de toboggan en fait à la façon de Dieu donner. Il est obsédé par les juifs, par l'antisémitisme qu'il est l'antisémite qu'il est devenu qu'il n'était peut-être pas d'ailleurs, mais il a fini par s'autoader et en fait il ne raisonne qu'avec ses mots à la façon de Dieu donné et à une certaine époque de Jean-Marie Le Pen. Voilà, c'est c'est le constat amer et extrêmement triste que l'on peut faire avec peut-être un sujet supplémentaire, vous savez, c'est c'est rigolades dans la salle qui qui renvoie là encore à une à une triste époque, celle celle du de Jean-Marie Le Pen et de ses bons mots.
Bernard Tapis à une certaine époque avait dit que Jean-Marie Le Pen était un salot et que ceux qui votaient pour lui étaient des salots. Je n'irai pas jusque là mais en fait je m'interroge quand même sur ces gens qui étaient dans la salle qui peuvent trouver ça drôle. C'est affligeant.
L'antisémitisme, il y en a évidemment à l'extrême gauche, il y en a aussi à l'extrême droite. Est-ce que vous aujourd'hui vous faites la différence entre les deux ? Vous vous rapprochez les les propos de Jean-Luc Mélenchon hier à ceux de de Jean-Marie Le Pen il y a il y a quelques années ?
Est-ce qu'il y a une sorte d'unification de cet antisémitisme aujourd'hui en France ou est-ce qu'il y a encore, comme on le dit parfois, un antisémitisme viscéral en cette vieille droite française, extrême droite française et un antisémitisme qui est plus lié à l'islam ? Écoutez, il y a l'antisémitisme existe hein dans notre pays comme ailleurs. Euh il est euh il vient de l'extrême droite et de l'extrême gauche de tout temps.
D'ailleurs, je rappelle, on oublie souvent que le négationnisme est né non pas à l'extrême droite mais à l'extrême gauche. Alors, c'est vrai que l'extrême droite en a fait on a fait un terro également de de développement, mais finalement moi j'ai toujours combattu les extrêmes de droite comme de gauche. Et on voit que au bout des extrêmes et on le voit bien dans les affrontements avec la jeune garde, les extrêmes finissent par se rejoindre et en fait c'est d'un côté comme de l'autre effectivement un régime fasciste qu'il qu'il prône.
Souvenez-vous de DO, on a beaucoup parlé de DO après les propos de de Mélenchon d'hier. Dorio vient du communisme et on voit avec lui effectivement comment l'extrême gauche peut devenir fasciste et c'est pas un cas unique dans l'histoire de notre pays et je dirais même dans l'histoire de l'humanité. Merci beaucoup Alain Jacubovic.
Merci 1000 fois d'avoir pris le temps de nous répondre aujourd'hui en direct sur LCI. La question qui se pose évidemment est celle de de la stratégie après les condamnations politiques qu'on a entendu à gauche et à droite et à gauche notamment. Les condamnations sont unanimes, elles sont fermes.
Est-ce qu'on peut imaginer qu'il y ait des répercussions politiques dans les négociations qui vont forcément avoir lieu dans les semaines qui viennent alors que les municipales approchent ? Oui, il y aura euh incontlement des des répercussions. On voit pas comment euh les socialistes ni même les écologistes euh qui pourtant tout fait pour être de ne pas rompre avec elle les filles peuvent supporter un un discours pareil.
On va remettre la réaction de Marine Tandolier. Pardonnez-moi de vous interrompre pour bien comprendre aussi la force des réactions des uns et des autres. Oui.
Euh donc ce qui me paraît euh bon il y a euh c'est vrai qu'il y a toujours eu un antisémitisme dans l'extrême gauche, plus encore dans l'extrême droite, traditionnellement dans ce pays. Euh et c'est vrai que il y a une curieuse un curieux amalgame qui est fait chez Jean-Luc Mélenchon entre cette forme d'antisémitisme et la volonté d'être antifasciste. Ce qui est d'ailleurs très étrange parce que ça n'appartient pas au pantthéon des Français.
Si vous prenez les enquêtes par sondage ou les enquêtes qualitatives, personne ne croit à un danger fasciste en France. Ça n'existe pas dans les conversations des gens, dans les déclarations. Il y a pas de danger fasciste.
À un moment, l'extrême droite était soupçonnée d'avoir des tendances fascistes depuis qu'il y a eu la normalisation le péniste, ça n'est plus le cas. Et d'ailleurs euh les le pénénistes sont devenus euh favorables euh au au aux juifs français. Et donc c'est de ce côté-là seulement qu'on trouve cette amalgame extrêmement curieux.
C'est extraordinaire ce que vous dites Roland Kerol, pardonnez-moi, mais vous parlez de Jean-Luc Mélenchon, on parle de Jean-Luc Mélenchon et vous parlez de danger fasciste euh qui est euh politiquement en théorie à l'opposé de ce que représenterait la France insoumise aujourd'hui. Mais c'est très exactement ce qu'on trouve aujourd'hui dans les enquêtes. C'est-à-dire que les les gens ne parlent pas du fascisme.
Si on leur en parle et si on leur demande à qui ça pourrait s'appliquer, le nom qui vient en premier, c'est Mélenchon. Il y a aujourd'hui une crainte, une peur de la ligne Mélenchon et une peur que ça soit une ligne qui nous débarrasse de la démocratie. Tout ça au nom d'intérêts électoraux.
Alors parce que il y a le vote musulman et le vote musulman évidemment on le flatte en permanence. Il est extrêmement important dans l'électorat de Mélenchon. Extrêmement important.
Les banlieux des grandes villes d'origine immigrée musulmane sont fortement marqués par le vote mélangement et c'est dans cette direction qui s'engouffre. Math-il d'abord une réaction. En fait, les conséquences politiques, elles vont se faire en deux temps.
Le premier temps, ça va être les questions des municipales puisque c'est le scrutin qui est le plus proche. Là, on a vu des personnalités comme François Hollande, mais qui est déjà le partisan de la non alliance avec la France insoumise depuis plusieurs temps, réagir à la fois à la suite du drame de Quentin de Ran et aussi ce matin en expliquant que on doit acter qu'il n'y aura aucune alliance au premier comme au second tour. Et le l'ancien président ajoute quitte à perdre des villes pour la gauche.
Donc la conséquence, elle serait lourde. Ça c'est le premier temps politique, mais Jean-Luc Mélenchon, on voit qu'il s'inscrit dans un temps politique beaucoup plus long qui est celui de la campagne présidentielle et on dit toujours qu'il a plusieurs phases parce qu'il a plusieurs cercles dans cette campagne qui est très séquencé. Là, on est dans la phase 1 qui est la phase le noyau dur, le socle.
Je discutais avec une élue écologiste cette semaine qui me prenait l'image de la torture romaine pour parler de la France insoumise actuellement. Voyez, c'est cette boule où au final tout le monde fait bloc. C'est un noyau très soudé avec des boucliers et des lances.
Et en fait, c'est un petit peu quand on est assiégé, on se replie sur ben la base vraiment et les personnes qui étaient dans la salle, ce sont des militants. Alors, certains jeunes venaient pour la première fois, mais c'est vraiment le noyau dur. Et euh après, on élargira éventuellement pour aller chercher un vote utile ou autre, mais on en est pas du tout là.
On est vraiment dans le bras de fer. Jean-Luc Mélenchon, il a pris le le symbole de la barricade plusieurs fois hier soir. La barricade, il y a deux côtés.
C'est eux contre nous. Eux l'extrême droite, nous les résistants, considère que c'est lui la seule digue face à à au fascisme de de l'extrême droite sur la structure de l'électorat mélanchoniste Antoine. Oui, effectivement comme l'indiquait Mathilde, il va continuer à chauffer à blanc son socle électoral pour le porter jusqu'à un camp d'essence.
Mais ça ça constitue ça ne constitue guerre plus que 10 % des voies. C'est c'est beaucoup. Il y en a certains qui s'igneraient tout de suite mais ça ne constitue guerre plus que 10 % des voies. par rapport à ce que disait Roland Carol.
Personnellement, et je suis absolument convaincu de ça, euh le le fait de flatter l'antisémitisme, les passions antisémites ne déplacent pas une seule voix dans l'électorat musulman. C'est c'est c'est complètement faux et erroné de dire ça selon moi. Enfin, je veux dire, quelle est cette essentialisation qui voudrait que l'électorat des quartiers populaires, les musulmans, soient réceptif à l'antisémitisme ?
Tout ça n'existe pas. Et si Jean-Luc Mélenchon entretient cette visionlà, c'est qu'il a une vision parfaitement néocoloniale des quartiers populaires de ce pays. Donc aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon bétonne son clé électoral.
À mon avis, là où il se fourvoit, c'est qu'il pense pouvoir réenclencher la pompe à vote utile, qu'il a conduit jusqu'à 22 % en 2022 avec des gens qui n'avaient aucune sympathie particulière pour pour lui mais qui le voyait comme un vecteur vers le second tour. Là, cette fois-ci, ça va être beaucoup plus dur parce que même s'il considère que les petits bourgeois de gauche, comme il les appelle, inversont des invertébrés qui au final vent dans l'isoloir en fermant les yeux et se bouchant le nez pour voter pour lui, cette fois, je crois qu'il a franchi les limites. Euh, vous restez avec nous messieurs.
RN dans un instant, on va en parler, on va continuer à en parler. Jean-Luc Mélenchon est-il le Donald Trump français ? C'est ce que plus c'est ce que disent plusieurs responsables politiques, les les similitudes dans dans la posture, la stratégie, mais aussi on verra ce qui le différencie ou ce qui différencie les deux hommes.
Une toute petite pause, on se retrouve juste après. Merci d'être avec nous sur LCI. Le grand dossier se poursuit avec nos invités ce soir Renault Pila, Mathilde Guénégan, Antoine Oberdorf, Magalie Bartz, Roland Kerol.
Merci à tous. euh d'être là. Euh Donald Trump ou euh Jean-Luc Mélenchon, c'est ce dont on va parler tout à l'heure.
Vous allez le voir, la stratégie des deux hommes se ressemble parfois. Ce que ça veut dire et bien nous le verrons dans quelques instants. Juste avant l'essentiel de de l'info du jour en cette fin d'après-midi dans l'actualité.
D'abord Bill Clinton qui va s'expliquer donc devant une commission d'enquête parlementaire sur ses liens avec Jeffrey Hstin. L'ex président américain apparaît à de multiples reprises dans le dossier sans qu'aucun fait répréhensible ne lui ait jamais été imputé. Le président de la commission vient de dire qu'il avait beaucoup de questions euh à lui poser.
Il a fallu 7 mois, 7 mois pour le faire venir. Il y a des dizaines de journalistes dans cette ville de Chapaca, dans l'État New York, où se déroule cette audition et où habitent les Clinton. En France, la colère d'Emmanuel Macron contre la Commission européenne.
Le chef d'État parle d'une mauvaise surprise car Ursula Vlon a annoncé que l'Ulait appliqué de façon provisoire l'accord commercial avec les pays du du Mercossur alors que l'entrée en vigueur du traité a été suspendue par un vote du Parlement européen le mois dernier. Une image des une image de ministre des affaires étrangères s'est rendu à bord du Charles de Gaulle aujourd'hui en Suède. Je vous rappelle que hier un drone a été neutralisé à proximité du porte-avion.
Réaction de Jean-Noel Barreot si cet incident a une origine russe. Il s'agit d'une provocation ridicule et dérisoire de son côté le cremelin jugé absurde de dire que le drone était lié à Moscou. Et puis une information qui vient de nous parvenir il y a quelques instants à peine un accident de Tramoué cet après-midi à Milan en Italie.
C'est des images qui sont en train de nous parvenir en direct. Le tramoué aurait déraillé, percuté un immeuble. Il y a au moins un mort et une vingtaine de blessés selon la police.
Après ce qui est considéré par la classe politique comme un nouveau dérapage antisémite de Jean-Luc Mélenchon, s'intéresse à la stratégie du leader insoumis accusé par certains de ses adversaires de se trumpiser. Alors ça peut paraître étonnant, il y a effectivement des similitudes entre les deux hommes et on va en parler ensemble. Magalie Bartes, puisque vous êtes une spécialiste du président des États-Unis, de sa stratégie politique et de la façon dont il se se comporte, est-ce qu'il y a chez les deux hommes des similitudes ?
Alors déjà, oui, il y en a une, c'est leur détestation des médias grand public, des médias mainstream. Ça c'est vraiment leur grand point commun des deux hommes. Vous savez que lors de lors de leur dernière conférence de presse, les insoumis ont refusé d'accréditer par exemple le monde ou le Figaro, donc les médias traditionnels pour privilégier justement des médias numériques alternatifs, des influenceurs.
Et alors nous dit Jean-Luc Mélenchon, alors ils disent que c'est moi qui a un problème avec eux. Mes camarades feront les conférences de presse qu'ils veulent en invitant qui ils veulent quand ils veulent sur les sujets qui leur conviennent et rien ne nous oblige. Vous n'avez aucun pouvoir.
Foutez-moi la paix. Donald Trump aussi, il fait le tries qui ont le droit d'aller dans le bureau Val, de lui poser des questions et les autres. Il a même menacé certaines télés américaines, je pense à ABC, à NBC News, euh de leur retirer leur leur autorisation euh d'émettre.
Il insulte, il fait siffler les journalistes euh dans les meetings. Fake news, c'est évidemment sa formule toute trouvée pour discréditer les médias qui le critiquent. Oui, s'il vous plaît.
Pour revenir là-dessus, je n'ai pas dit vous, vous êtes CNN, fake news. Pour qui travaillez-vous ? ABC news, monsieur fake news.
ABC fake news, l'un des pires dans le domaine. C'est une fake news, vous savez. C'est tellement c'est tellement faux.
C'est pour ça que les médias ont si peu de crédibilité. Magalie Bartez, c'est une RU news. Euh, est-ce qu'il y a d'autres similitudes entre les deux ?
Entre Donald Trump d'un côté, Jean-Luc Mélenchon de l'autre. Alors, j'en ai sélectionné quelques-unes. Trump comme Mélenchon, ce sont évidemment deux tribins qui ont travaillé leur posture de candidat antiystème, antiestablishment. alors ils sont tous les deux évidemment aux antipodes hein de l'échiquier politique mais ils se retrouvent dans cette volonté d'incarner les laisser pour compte.
C'est un peu le message nous contre les élites politicaux médiaticaux financières. Donald Trump il revendique aussi son politiquement incorrect. il choque et c'est fait exprès.
Euh c'est euh c'est le cas lorsque par exemple il parle des migrants euh comme de criminels, comme de violeurs, mais en fait chacune de ces sorties euh elle est euh précise. Elle en fait chacune de ces outrances, elle est là pour imposer son agenda. Il veut être omniprésent dans les médias et puis il veut obliger finalement ses adversaires à se positionner sur chacune de ces déclaration.
Une stratégie de la provocation permanente, une volonté de cliver aussi la société que l'on retrouve aussi chez Jean-Luc Mélenchon. On va voir ce que nos invités en pensent. C'est passionnant effectivement parce que les hommes politiquement sont extrêmement éloignés l'un de l'autre.
On a de l'ultra libéral d'un côté et de l'extrême gauche, pas sûr que tout le monde apprécise ce que je vais dire, mais de l'extrême gauche de l'autre. Est-ce qu'il y a dans cette dans cette stratégie des deux hommes des similitudes qui sont des similitudes euh fortes affirmées et et est-ce qu'on peut dire que Jean-Luc Mélenchon fait du Donald Trump ? Moi, c'est c'est la première exemple qui a pris Magalie, c'est la question du rapport avec les journalistes qui est extrêmement clair.
Lundi, il y avait effectivement une conférence de presse, c'était la première prise de parole de de Jean-Luc Mélenchon depuis la mort de Quentin Duran et on a appris que cette conférence était uniquement dédiée à la presse numérique et on s'est dit bah c'est très bien puisque TF1 a aussi plein de réseaux sociaux, on a aussi on a 21 millions au cumulers sur tous nos réseaux. Donc on s'est dit bah s'ils veulent plutôt accès sur la presse numérique, on les vieux médias comme il nous décrit, on s'est aussi démultiplié pour pouvoir parler un petit peu à tout le monde. Et en nous répondant, c'est la presse numérique indépendante donc qui n'est pas propriété de millionnaires ou autres.
Donc en fait il y a un tri qui est fait et euh donc bien sûr on a fait une demande d'accréditation qui nous a été refusée sur le principe de nous n'étions pas le média concerné. Et quand on a écouté cette conférence puisqu'elle était quand même disponible en ligne, la seule difficulté c'est que certes on a le contenu qui est à disposition mais on a aucunement ou la possibilité de poser des questions qui est quand même la base de notre métier et c'était des il y avait des médias, il y avait des influenceurs, il y avait différents et en fait ce que je ne comprends pas en tant que journaliste qui suit la gauche depuis très longtemps, c'est que quand je reçois des des propositions de conférence, il n'y a jamais marqué réservé aux médias nationaux et autres. Donc en fait tous ces médias là peuvent être aussi invités dans n'importe quel meeting, n'importe quelle conférence, n'importe quelle thématique s'il le souhaitent.
Il y a quand même un certain respect entre nous où tout le monde a la possibilité de poser ses questions et s'il y a pas non plus qu'un qu' parent. Certes, on a des questions d'actualité mais il y a toujours ceux qui veulent faire. Et sur le dernier point, il l'a dit dans son meeting hier, c'est que cette relation au médien, il veut continuer à l'attendre.
C'est un petit peu la conflictualisation à tous les échelles et y compris là-dedans puisqu'il a dit mais clairement on continuera d'organiser des conférences de presse sur les thématique qui nous souhaite avec les personnes qui nous souhaitent et c'est là où nous et notamment mon rôle premier qui est de journaliste terrain sera crucial dans les prochains mois pour pouvoir continuer à vous informer vous donner les éléments qu'on qu'on peut compte sur vous évidemment Math évidemment les journalistes c'est une profession qui n'est pas du tout aimée donc il joue aussi sur cette corde là voilà il sait très bien qu'en tapant sur les journalistes et bien ça raisonne favorablement une partie de électorat. Moi ce que je trouve intéressant dans ce que vous avez évoqué Magalie, c'est le le côté antisystème h Trump ou Mélenchon qui sont les produits du système politique en France financier aux États-Unis et qui sont les porte-vois des laissés pour compte. Ça c'est extraordinaire.
Et ça fonctionne ? Oui. Alors, on va voir si ça fonctionne comme Trump, c'est-à-dire est-ce que Jean-Lucchon accédera à l'Élysée ?
Là, ça sera effectivement pour lui la consécration. Comme Trump deux fois président, je crois qu'il y a un ou deux points en commun et un ou deux grosses différences entre Trump et Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'on peut absolument pas comparer Jean-Luc Mélenchon et Trump.
Les points en commun, c'est effectivement l'outrance. l'outrance euh calculée, même si elle est beaucoup plus calculée, me semble-t-il chez Jean-Luc Mélenchon que chez Trump. Trump est quelqu'un qui est c'est c'est une boule de vulgarité, une boule de grossièreté et quelqu'un qui n'a pas de surmoi, même si paraît-il en privé, il est un peu plus il est un peu plus euh dandit.
Euh bon, Jean-Luc Mélenchon, lorsque lorsque Jean-Luc Mélenchon, lorsque vous discutez avec lui en privé, il peut être aimable. Euh, il n'est pas grossier, vulgaire, il dit pas des gros mots toutes les 5 minutes. Donc sur la forme, ils sont très différents.
Deuxièmement, ils sont différents ils sont différents sur euh le profil historique d'identité. Jean-Luc Mélenchon est d'une culture incroyable. Il connaît l'histoire par cœur.
Il est extrêmement, il écrit, il travaille, il il a une une corpus politique depuis ce depuis le sa jeunesse trotskiste. Trump pas du tout. Euh attention, selon ses collaborateurs, un quart d'heure, pas plus.
C'est un homme de télévision et de série, un homme du zapping. Il a parfaitement compris. Critiquez pas trop la télé quand même, hein.
Pardon ? Critiquez pas trop la télé quand même. Non mais je mais non non je critique pas la télé mais la télé c'est formidable et surtout la télé LCI on l'a sur le portable on l'a partout nos podcasts aussi et il cartonn donc donc on on se retrouve effectivement avec un homme extrêmement cultivé euh un promoteur et je critique pas la profession culture.
Les ressorts les ressorts effectivement c'est l'outrance c'est l'antystème mais je ne crois pas qu'on peut vous parle de stratégie politique vous parlez de Jean-Luc Mél tué le père il a tué le PS regardez les relations qu'il a avec le reste de la gauche française regardez ce que Donald Trump a fait avec les Républicains. C'est la même chose. Ils se sont appuyés sur là où ils viennent de là où ils viennent pour pour en fait émerger.
Oui, parce que la la le ressentiment qu'ils ont pu engranger, il y a une revanche à prendre hein quand même. C'est un moteur extrêmement puissant chez Jean-Luc Mélenchon et chez Donald Trump aussi, faut jamais l'oublier. Jean-Luc Mélenchon pendant toute une partie de sa vie, il était ce sénateur socialiste de Laesson qui certes était un très bon tribun de congrès mais qui était minoritaire au Parti socialiste, à qui François Hollande dama le pion à chaque congrès en l'humiliant parfois.
Donc c'est c'est ce moteur de la revanche aussi de sortez les sortants. Cet establishment, il faut en finir. Moi quand je j'entends Jean-Luc Mélenchon effectivement dans ce format alors inédit hein, conférence de presse sans presse avec simplement des influenceurs où le contradictoire se limite à peu près.
Pardonnez-moi juste une petite parenthèse pour avoir suivi cette campagne, on l'a suivi ensemble à Galie aux États-Unis. C'est exactement ce qu'a fait Donald Trump. qui n'a pratiquement pas donné d'interview au médias qu'il avait pas envie de avec qui il avait pas envie de travailler.
Il a il est allé voir les influenceurs, les youtubeurs, les podcasteurs et voilà, il s'adressait dans chaque communauté. Et c'est vrai que Jean-Luc Bélhant euh d'une certaine façon fait aussi sa campagne sur les réseaux, sur Twitch. Enfin, on voit bien que il veut capter aussi, j'imagine, un autre électorat chez Trump.
Ça lui a permis quand même de capter notamment une partie du vote jeune hein, les jeunes, les noirs, les hispaniques, les femmes euh des électorats qui ne vote pas majoritairement pour lui mais qu'il a réussi à grignoter et donc ça ça lui a permis de de gagner au la main la dernière élection. Tout à fait. mise à fond là-dessus parce qu'il estime que effectivement les réseaux sociaux, YouTube, Twitch, tout confondu, c'est une interface directe avec ce qu'il appelle la Nouvelle-France, celle de la jeunesse, des quartiers populaires.
C'est sans filtre si vous voulez, sans contradiction que c'est c'est la quintessence du populisme. Et en fait Jean-Luc Mélenchon, sa conférence de presse si on la regarde bien réservé aux nouveaux médias. D'abord encore une fois les questions commençaient toujours par un acte d'allégance du genre je tenais monsieur Mélenchon à vous réaffirmer tout mon soutien face à la cabale médiatique actuelle que vous subissez.
Véridique hein, c'est les questions qui lui étaient posées. Et puis le le maximum du contradictoire qu'il pouvait y avoir c'était mais pourquoi vous ne tirez pas votre programme plus à gauche après tout ? Donc voilà et ça faisait penser et là pour le coup on quitte on quitte les États-Unis mais on reste sur le continent américain à son vieil ami l'ancien président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador qui organisait ses propres conférences de presse tous les jours la la manera où il distribuait les bons et les mauvais points avec les tricheurs et les menteurs, les mauvais médias.
Maduro Chaves, on se fait ça aussi pendant des pendant des années. Une information qui vient de nous parvenir et j'aimerais avoir votre votre avis là-dessus, c'est le Conseil d'État qui confirme à l'instant même la classification LFI à l'extrême gauche pour les municipales. Ce que contestait évidemment la direction de de LFI.
Ça d'abord qu'est-ce que ça change ? Petite parenthèse dans l'actualité puisqu'on parle de ce qui est en train de se passer et des répercussions du du discours attendu parce que le rapporteur public avait proposé en effet que cette dénomination soit acceptée. Bah sache que voilà LFI ne voulait pas être appelé extrême gauche.
La gauche ça leur allait. La gauche radicale ça pouvait leur aller mais l'extrême gauche ça leur allait pas. Donc le Conseil d'État a jugé comme il devait juger.
Il fallait bien qu'il les mette ailleurs que la gauche puisque c'est la guerre entre la gauche et LFI, il fallait bien les mettre ailleurs. Donc pourquoi pas l'extrême gauche parce que l'extrême gauche ça rappelle l'extrême droite. C'est ça le problème.
Oui, c'est ça. C'est c'est qu'on est en dehors du système et que on n'est pas apte à gouverner le pays. C'est je pense que ça a aucune ça a aucune conséquence politique.
Ça aura pas directement. Aucune conséquence politique. En revanche, en en revanche, à mon avis, il y a il y a on est dans une époque particulière qui est l'époque de la victoire des gueulard dans l'ensemble du monde de Trump à Mélenchant en passant par Miley et par tout ce qu'on voit apparaître dans tous nos pays, compris maintenant en Amérique latine.
Ce sont des des des condes d'outor et des des populistes bonins qui vont dans le sens des intérêts les plus immédiat des émotions populaires et qui les transforme en volonté de d'espérance et de changement. On a vécu pendant des décennies des périodes où les pays capitalistes européensaméricains était modéré, où on avait une alternance du centre gauche et du centre droit et une espèce de consensus politique un peu mou sans de vrais changements politiques et progressivement beaucoup de gens se sont écartés de la politique à cause de ça. se sont dit bon bah finalement c'est un peu tout à cause du manque de résultat surtout pas de résultat et des résultats et des résultats souvent identiques queles que soient les majorités de résultat id succédé oui et et donc une désaffection une montée des abstentions partout une montée des non inscriptions sur le cor dans le corps électoral pensez qu'il y a 7 millions de français non inscrits aux élections en France et et donc je crois que ça a appelé d'une certaine façon une espèce de retournement populiste.
Et c'est à ça qu'on a qu'on à gauche et à droite dans l'ensemble de nos pays. Ces populistes, ils ont été qualifiés par Emmanuel Macron d'international réactionnaire. Voilà, c'est le mot, c'est la formule consacrée.
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon par son positionnement stratégique politique en fait partie de cette de cette entitél ? Il est évident que lui il peut pas accepter le mot réaction. Non, bien sûr que non parce qu'il était à l'opposé de ça, mais en même temps il utilise la même.
Il peut pas être dedans. Non, il peut pas il peut pas être dedans. Il est il est de l'autre côté. c'est deux formes de réaction réaction par rapport à ce mouvement euh global de modération qui a été celui de notre notre continent qui a fait d'ailleurs sa force et sa paix pendant 80 ans.
Mais voilà, il y a eu aussi, c'est vrai, une espèce de volonté majoritaire de beaucoup d'électorats de terminer avec ça parce que c'était trop le consensus mou, trop l'accord permanent entre les journalistes et les pouvoirs et qu'on voulait sortir de ça. Alors, c'est malheureusement, on en sort par la mauvaise route mais c'est une des façons mais je ont pensé les électeurs d'en sortir. Juste un mot euh si vous permettez, je crois que euh pour répondre à votre question, l'international euh populiste révolutionnaire dans lequel je mettrai LFI euh s'est choisi comme adversaire et se nourrit de l'international identitaire.
Bien sûr, l'extrême droite et l'extrême gauche se sont choisis pour 2027. Le hier soir dans le discours d' 1h50, une demi-phrase de critique sur le RN. Oui, une demi-phrase de critique sur le RN.
Vous rendez compte ? épargner totalement le RN Bardella et Marine Le Pen hier soir parce que ce qu'il ce qu'il veut globaliser, c'est le camp fasciste dans lequel il nous inclitent. Il nous inclurait parce qu'on est ni fasciste ni antifasciste.
Deuxièmement, extrême gauche et extrême droite, les étiquettes n'ont absolument aucune importance. Ça fait 30 ou 40 ans que le FN + RN est qualifié d'extrême droite dans la presse, la bonne presse et la science pot. Ils sont à 33.
Ça, ce sont des conversations de science pot. Nous sommes dans une bulle, il y a des millions, il y a des millions de Français qui ne savent pas quand sont les élections municipales. J'ai autour de moi même des gens qui suivaient la politique qui disent "C'est quoi ?
C'est en mars et en avril." Vous pensez hier soir, hier soir, le scandale qu'il y a à beauêtre sur toutes les chaînes aujourd'hui et dans la presse, faisons un sondage dans 15 jours, il y aura des millions de Français qui n'ont pas suivi ou pas compris. Tout le monde aura tourné la page.
Est-ce que vous une actualité ch Ouais. Ne su il y a des gens qui n'oubl qui n'ouvrent plus un journal tellement ça les dégoûte. C'est la nausée hier soir, on en est à provoquer sur un nom de famille.
Vous vous rendez compte ? Sur un nom de famille à transformer un nom de famille. On connaît très bien l'histoire de ces de de ces blagues sur ce nom de famille.
Vous voyez où on est ? On est arrivé. Donc il y a des Français qui s'intéressent plus à tout ça et donc il y aura des millions d'électeurs qui vont se fuir tout ça.
Et donc et dernière chose, l'électeur a une moyenne selon les spécialistes de mémoire de 3 mois. Alors on parle de de stratégie politique. Ce qui est intéressant c'est que les similitudes que l'on a noté entre Donald Trump et Jean-Luc Mélenchon sont des similitudes actuelles.
Quand Donald Trump a fait sa campagne, certes, il a clivé, certes, il est allé chercher chaque petite minorité, mais le discours était en quelque sorte plus tamisé. Il a évolué ce discours depuis son arrivée à la Maison Blanche. Il s'est un peu durci.
En revanche, Donald Trump euh Jean-Luc Mélenchon, pardonnez-moi, sauf de ma part, il n'est pas encore élu. Euh donc il a ce discours-là, discours similaire à celui de Donald Trump avant de passer par la case élection. Est-ce que cette stratégie là, elle peut fonctionner, elle peut-être payante pour Jean-Luc Mélenchon qui lui vise évidemment un ticket au second tour ?
Ça dépend s'il parvient à opérer une nouvelle fois la synthèse euh qui euh lui a valu de manquer le second tour à 400000 voix en 2022, faut toujours s'en rappeler, parvient à opérer cette synthèse entre les irréductibles mélanchonnistes qui croqueraient une capsule de sianure s'il lui demandait. C'est du même à Kabiler la métaphore avec Trump que lorsque Trump dit je peux descendre sur la 5e avenue, sortir un fling, tuer quelqu'un, ils voteront toujours pour moi. Cette base Maga lui est fidèle.
De la même manière, Jean-Luc Mélenchon a des gens qui placent tous leurs espoirs en lui, qui ne croient qu'en son programme et qu'en son éloquence. Donc, il faut opérer la synthèse entre ces irréductibles et des électeurs de gauche qui effectivement sont réceptifs au discours antienne, qui ont ces réflexes de barrage républicain mais qui ont tout aussi bien voté socialistes aux élections municipales, pourquoi pas Nidalgo, nous sommes à Paris, qui ont voté aux européennes écologistes peut-être en 2019 pour Yannick Jadu. Autant dire, ce sont des électeurs qui n'iront pas à la guerre pour Jean-Luc Mélenchon.
Ils n'iront cotiser chez Jean-Luc Mélenchon dans les urnes d'une nouvelle fois que s'il pensent qu'il est le meilleur vecteur pour la victoire. Or, Jean-Luc Mélenchon a un lourd handicap à son actif. C'est qu'aujourd'hui, il apparaît comme le pire des candidats face à Jordan Bardella. pour des gens qui ont grandi dans l'idée que face au RN, ils voteraient même pour une chèvre, même pour une chaise, que c'est vraiment le barrage ultime.
Cette perspective de voir Jean-Luc Mélenchon battu sèchement par Jordan Bardella ou peut-être Marine Le Pen, mais plus favorablement Jean-Luc euh Jordan Bardella à présent qu'elle est peut-être empêchée, on le saura le 7 juillet. Cette perspective là, elle va peser lourd dans les consciences des élect. Mais Antoine, le pire, quel serait le meilleur ?
À gauche. Le meilleur entre qui et qui ? Pardon ?
à gauche Ah mais alors ça Jeanl effectivement objectivement il a c'est le vide aour le roi au pays des aveugles enfin clairement c'est c'est il ne souffre pas de la concurrence de la stratégie cette stratégie là mais justement je pense qu'il y a un autre parallèle qu'on peut faire avec les États-Unis sur l'effondrement du camp démocrate du côté de Camala Haris ça se retrouve aussi chez nous c'est qu'à un moment on dit bon bah Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélonchon il joue sa partition il y a aussi la responsabilité des autres leaders à gauche qui veulent organiser une primaire à l'automn Mais on comprend pas trop est-ce que tout le monde ira aussi. Et en fait, il y a dans la période dans laquelle on va rentrer, la pression et la responsabilité, elle sera sur tout le monde. Et si la gauche non mélanchonnist ne propose qu'un candidat, là on sera dans une autre dynamique de campagne.
Pour le moment ça et elle a un peu mal barré pour parler franchement et c'est un peu le parallèle qu'on peut faire avec le camp démocrate. C'est vrai que la faiblesse des démocrates, la démission de Biden, enfin le renoncement de Biden à la toute dernière minute pour mettre une camaris qui paraît à ce moment là finalement complètement déconnecté des préoccupations des électeurs qui ne leur parlent pas pouvoir d'achat mais wisme ce genre de choses. C'est vrai que les démocrates ont raté leur campagne et tout ça a permis à Donald Trump de se remettre en selle et de l'emporter au finish. et Jean-Luc Mélenchon fait une analyse de cette forfaiture des démocrates ou de cet état de sclerose idéologique parce que on a beaucoup parlé de Donald Trump avec des similitude notamment dans l'attitude euh antisystème mais le référentiel américain de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui c'est le maire de de New York he c'est Zoran Mandani qu'il qu'il pense et qu'il conçoit comme la voix à suivre cette voix qui a réussi à bah redonner du panache à la gauche aux États-Unis un homme très à gauche qualifié de socialiste aux États-Unis et que Donald Trump apprécie beaucoup Voilà, je dis ça comme ça.
Petite pause et on se retrouve juste après. Le grand dossier 3è partie. Merci beaucoup d'être avec nous en direct sur LCI.
Alors la stratégie Trump revisitée revisitée par Jean-Luc Mélenchon peut-elle fonctionner en France ? Notre système politique, nos usages, nos traditions, la structure de notre électorat, tout ça est très différent des États-Unis. On va voir ce que nos invités en pensent.
Renault Pila, éditorialiste politique LCI, Mathilde Guénégan, journaliste au service politique TF1 LCI, Antoine Berdorf journaliste au service politique de l'opinion et Roland Kerol, politologue, directeur conseil de région magazine, sont là pour et bien nous éclairer. Euh est-ce que cette stratégie mélanchonniste, celle de la de la fureur, elle peut l'emmener au 2e tour de la présidentielle ? Est-ce que c'est suffisant de garder sa base quit à ne pas renforcer son poids électoral en dehors de cette base pour passer et se retrouver donc face au candidat qui sera probablement, c'est ce que disent les sondages aujourd'hui, un candidat rassemblement national.
Écoutez, les les politologues sont meilleurs sur le passé récent que sur le futur avenir, le futur proche. Mais euh je vais me mouiller en disant que là, je pense réellement que Mélenchon est allé trop loin et que s'il continue comme ça, il est vraiment sur une pente savonneuse. Je pense que là, ça s'est trop vu qu'il dérapait, ça s'est entendu, il insiste, on le lui reproche.
Il y a des émissions entières qui le décryptent et il continue. Je pense que c'est dangereux. Vous faites le pari de la mémoire des électeurs.
Oui. Oui. Et je pense il y a une mémoire, on dit 4 mois en général à peu près, mais 4 mois c'est long hein et puis ça se réinjecte éventuellement par des reprises de parole et par des événements.
Donc il me semble que là on a compris qu'il avait parlé, qu'il avait parlé différemment depuis la mort d'un jeune homme. Il a affronté la situation d'une façon plus dramatique que jamais et il l'a fait dans des termes qui n'étaient pas les siens avant. Il faut pas se tromper, c'est pas simplement du Mélenchon comme il de temps en temps, c'était du Mélenchon plus plus.
Et je crois que là, il y a un danger pour lui. Et je pense que s'il continue comme ça, s'il ne se reprend pas, s'il ne sait pas faire un passage vers un retour à un Mélenchon de second tour, il est cuit pour la présidence. Ça c'est très intéressant ce que vous venez de dire.
J'aimerais avoir votre avis à tous les trois. Est-ce que la mort de Quentin Doran, elle percute la stratégie politique de Jean-Luc Mélenchon pour le meilleur ? C'est-à-dire qu'il arrive à remobiliser ses troupes, cette cet amicale antifra et cetera ou pour le pire parce qu'il avait pris une sorte de recul ces derniers temps, qu'il parlait moins pour peut-être essayer d'être euh plus audible pour ce qui n'est pas de sa base politique.
Dans cette campagne des élections municipales, on avait euh posé un peu la question à son entourage il y a quelques semaines en se disant est-ce qu'il est rentré dans sa phase de papi sympathique de justement on arrondit les angles, on essae de pas trop froisser dans ce qu'il a fait juste avant les deux dernières campagnes présidentielles qui plutôt bien marché pas trop froissé. Il se mêlait pas trop des élections municipales, il faisait déjà les meetings comme il a fait là. Moi, j'ai assisté à celui d'Abervilier où il parlait de plein de sujets de la Nouvelle-France qui sont déjà des thématiques qui il va développer au cours de roder sa campagne présidentielle.
C'est un petit peu le pour un standuper, c'est le tour de chauffe un petit peu en quelque sorte. Donc on était plutôt dans dans ce registre là. Là, on voit que avec une crise, bon ben forcément ça arrive souvent de d'avoir des faits divers qui changent, bouleversent le calendrier politique, des drames comme celui qui s'est passé à Lyon.
Et donc là, on voit que le réflexe premier quand il se passe une crise comme celle-ci, on revient un petit peu à l'instinct insoumis euh de base de dont on parlait tout à l'heure de faire bloc. La seule possibilité de pour faire suite à ce que vous disiez, monsieur Carole, sur est-ce que ça peut marcher pour 2027 ? Ça peut marcher si on fait le pari qu'il y a une myiade de candidature que le seuil de qualification au second tour soit extrêmement bas mais ça fait quand même beaucoup de s beaucoup beaucoup de s à un an de l'élection présidentielle pour tout miser là-dessus.
Un coup de pouce ou un coup sur la tête cette affaire ? Est-ce que ça a fait dérailler la la stratégie Mélenchon ou est-ce qu'il s'adapte Jean-Luc Mélenchon et qu'il reprend l'élan grâce à tout cela ? Il faut pas sous-estimer le fait que si Jean-Luc Mélenchon euh tape aussi dur par le cru et dru, c'est aussi pour tenir ses troupes, pour tenir ses rangs.
Euh s'il y a pu avoir un léger moment d'hésitation sur la conduite à tenir après la mort de Quentin Dean, dès lors qu'il a pris la parole, c'était clair, il fallait aller un cran plus loin dans la conflictualité. Donc c'est aussi pour ça là, on parle de tout cela. Pardonnez-moi, juste une petite parenthèse, on parle du du discours d'hier soir.
On a complètement oblitéré ce qui s'est passé il y a encore 24 ou 48 heures quand le débat tourné autour de le soutien antiFA de LFI et les relations entre LFI et les antifas et leur responsabilité dans la mort de Quentin. Ant cette partie du discours de Jean-Luc Mélenchon n'en était pas moins intéressante parce que Jean-Luc Mélenchon hier soir, il a complètement disculpé la jeune garde et il a dit que l'organisation criminelle dont il appelait à la dissolution, c'était le collectif identitaire Nemmésis. C'est provocatrices, a-t-il dit, qui sont venus tendre un piège, un guetapan, un tracnard aux abords de la conférence de Rimaastan, la science polon.
Donc cette réécriture de l'histoire aussi, elle était intéressante mais effectivement comme vous avez eu ce passage délirant cette digression à connotation antisémite de Jean-Luc Mélenchon sur Epstein Epstein renvoyance criminelle sexuelle à son identité juive avec ce besoin de de de de passer le le patronyme à l'allemande bah forcément ça ça a effacé ça a éclipsé tout le reste. Et sur ce point là aussi, c'était très intéressant le de noter le discours de Jean Mélangement hier soir. Renault.
Moi je trouve que c'est extrêmement difficile de faire j'aime bien mouiller en général mais là c'est vraiment extrêmement difficile de faire des prévisions parce que la situation politique française est trop mouvante. On va de séisme en séisme depuis depuis la dissolution depuis depuis 2 ans. Mais qui aurait imaginé dissolution cette décision absolument folle ?
Qui aurait imaginé les épisodes ? Qui aurait imaginé les chismes ? Là, on a le drame absolument horrible d' 15 jours qui a des conséquences politiques.
On a aujourd'hui cette provocation incroyable, incroyable de Jean-Luc Mélenchon qui aurait dit il y a 10 jours qu'il aurait pu faire cette provocation. Je crois que c'est extrêmement difficile et ça ne dépend pas de lui. Ça ne dépend pas de lui parce que il a une stratégie qui est extrême bien huilée et identifiée.
Il est ultra identifié Jean-Luc Mélenchon. Ultra identifié. Le candidat ou la candidate du RN est ultra identifiée.
Tous les autres au milieu, vous demandez un électeur qui suit euh pas forcément la vie politique les différences entre Darmanin, le Cornu, Cazu euh Gluxman, Hollande et Dharmanin. Mais franchement, vous voyez les différences. Donc aucun aucun de cela ne sera candidat. et et alors si jamais si jamais en revanche il y avait par miracle pour eux une primaire de la droite et du centre et qu'il y avait un candidat de la droite et du centre droit efficace personnellement je considère que pour Bardella, ce n'est pas fait du tout le second tour second tour et que la partie va être extrêmement difficile parce que être populaire comme responsable politique et être vu comme candidat, le regard des français change complètement.
Donc Bardella n'est pas forcément au second tour et s'il y avait un candidat de centre droit ou de droite efficace au second tour et bien la partie n'est vraiment pas faite évidemment pour Mélenchon. Voilà. Et on se souvient aussi que les Français ont horreur qu'on leur prédise qu' va leur arriver qu'un an et demi avant une élection.
Voilà tout tout peut se produire. Le Conseil d'État donc qui confirme la classification d'fi à l'extrême gauche. Il y a eu ce débat ces derniers jours.
Est-ce que est-ce que ce parti fait encore partie de l'arcte républicain ? Votre réponse madame Carole. La réponse c'est la réponse c'est la réponse des Français, c'est qu'aujourd'hui les Français disent majoritairement non à cette question.
Il y a en effet même si l'expression arc républicain n'est pas très souvent comprise par beaucoup de Français, mais s'ils prennent les forces politiques autour desquelles peuvent se construire des coalitions gouvernementales et les filles n'en fait plus partie pour la grosse majorité des Français. Et ça c'est quand même une césure importante jusqu'à maintenant. Malgré euh les discours milanchonistes et parfois les outrances, il y avait l'idée que de toute façon électoralement la gauche se retrouvait dans les secondait éventuellement des majorités possibles.
Ça ça a disparu. Voilà, c'est un nouveau monde que nous abordons. Merci Roland Kirol, merci Mathilde, Antoine, Renault.
Merci à tous de nous suivre sur LC.
Jean-Luc Mélenchon