Conférence de presse de Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau : le « pacte législatif » - 22/07/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:00OuverteRéponse directe
Avez-vous pu échanger avec le camp présidentiel sur cette première mesure de présenter ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le pacte législatif est dans son intégralité ou acceptez-vous qu'un exécutif en prenne une partie seulement ?
- 13:00FerméeRéponse directe
Si un gouvernement franchit vos lignes rouges, est-ce que vous voterez la censure ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous seriez prêt à bâtir une coalition avec d'autres forces politiques pour empêcher la France insoumise ?
- 15:00RelanceRéponse directe
Sur le plan législatif, vous reprenez des idées déjà censurées. Est-ce que le texte sera constitutionnel ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Avez-vous connaissance d'un plan confidentiel baptisé 'Périclès' visant à fédérer les droites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Laurent WauquiezFait
« Notre pays a connu des crises politiques. Il a connu celle de 1981, il a connu la crise de 68, il a connu la crise de 1958. Mais c'était à chaque fois des crises où les fondamentaux, ce qui était l'état du pays était solide. »
- 3:00Laurent WauquiezFait
« Tous les signaux de la dégradation accélérée de l'État de la France sont là en terme de pouvoir d'achat, en terme de finances publiques, en terme de sécurité, en terme d'immigration, en terme de fonctionnement des services publics. »
- 5:00Laurent WauquiezFait
« Nous sommes la seule formation politique qui au cours des deux dernières semaines a travaillé à mettre des propositions sur la table. »
- 7:00Laurent WauquiezFait
« Il n'y aura pas de coalition gouvernementale. Il y a en revanche un pacte législatif sur lequel nous nous mettons sur la table les lois sur lesquelles nous sommes prêts à nous engager. »
- 9:00Laurent WauquiezFait
« Notre démarche est résolument positive, mais je veux aussi couper court à toute forme de fantasme ou d'agitation. Nous sommes indépendants et nous le resterons. »
- 13:00Laurent WauquiezPromesse
« La deuxième ligne rouge, c'est toute économie qui serait faite sur le dos des retraités. »
- 17:00Bruno RetailleauFait
« On a un texte qui a été voté 2/3 de majorité au Sénat et 3/5e à l'époque à l'Assemblée nationale censuré sur l'article 45 par le conseil constitutionnel. »
- 19:00Bruno RetailleauFait
« On a travaillé à d'autres propositions. Je vous renvoie à ce que Véronique Louvagier avait commencé à faire sur son contrebudget qu'elle avait présenté la dernière fois qui était un vrai travail. »
- 27:00Laurent WauquiezFait
« La France insoumise est en rupture avec la laïcité, en rupture avec les règles de la République. »
- 0:15Laurent WauquiezFait
« on a travaillé ensemble avec Bruno sur ces questions avec nos élus pour sortir de cette NAS »
- 0:45Laurent WauquiezFait
« on est la seule formation politique à avoir mis des propositions sur la table »
- 4:30Laurent WauquiezChiffre
« Il y a là-bas plus 5000 gendarmes policiers sans que l'ordre public n'ait été restauré »
- 4:45Laurent WauquiezChiffre
« Il y a pour plus de 2 milliards 200 millions de dégâts »
- 5:00Laurent WauquiezChiffre
« 30 % de la population active est au chômage »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
D'abord, merci à tous, merci de votre présence. L'objectif était de pouvoir vous présenter en lien avec Bruno Rotaillot notre travail commun depuis 15 jours au sein de la droite républicaine croisé à travers le travail du groupe à l'Assemblée et le travail du groupe au Sénat. Tout le monde mesure aujourd'hui et je pense les Français plus que personne ce qui est la gravité de la situation avec une situation politique qui est une situation bloquée, des élections qui n'ont pas dégagé une majorité. des institutions qui sont au bord de la paralysie et des formations politiques qui pendant ce temps-là sont dans le blocage les unes face aux autres.
Notre pays a connu des crises politiques. Il a connu celle de 1981, il a connu la crise de 68, il a connu la crise de 1958. Mais c'était à chaque fois des crises où les fondamentaux, ce qui était l'état du pays était solide.
Ce qui change là, c'est qu'on a une situation de crise mais avec un pays qui ne peut pas attendre et qui ne peut pas se payer le luxe d'un blocage avec des mois et des mois que nous passerions à ne rien faire. Le pays lui ne peut pas attendre parce que les Français mesurent quotidiennement dans leur vie. Tous les signaux de la dégradation accélérée de l'État de la France sont là en terme de pouvoir d'achat, en terme de finances publiques, en terme de sécurité, en terme d'immigration, en terme de fonctionnement des services publics.
L'objectif donc pour nous était de trouver des solutions, d'enfin mettre du positif sur la table dans le prolongement de ces élections, des propositions communes qui puissent permettre d'avancer. Elle repose sur une philosophie qui est assez simple. D'abord, la solution au blocage du pays ne pourra passer que par un travail sur des propositions et sur le fond.
Tout travail consistant à passer d'abord par des combinaisons ou des jeux d'appareils est à nos yeux condamnés à l'échec. Les Français se sont exprimés, ils se sont exprimés fortement. Quand ils l'ont fait, ils ne l'ont pas fait uniquement pour arbitrer entre des formations politiques.
Ils l'ont fait aussi en exprimant leurs attente et leur impatience et leur colère sur des sujets majeurs. Et donc, notre fonctionnement aujourd'hui par rapport à une vie qui est aujourd'hui de plus en plus compliquée et d'être la formation politique quielle travaille à apporter des réponses dans le prolongement d'une élection et pas uniquement à faire des arbitrages entre des équilibres de formation politique. Et c'est de ça dont nous avons pu repartir.
J'ai demandé à mes députés pendant les 15 jours qui viennent de s'écouler de me faire remonter tout ce qu'ils avaient entendu pendant la campagne parce qu'une élection ça sert aussi à ça. Nous avons travaillé en lien avec Bruno avec tout le travail qui avait été accumulé au Sénat pour pouvoir œuvrer à la présentation de ce pacte législatif. Et je le dis très clairement, nous sommes la seule formation politique qui au cours des deux dernières semaines a travaillé à mettre des propositions sur la table.
Et ça n'est pas pour moi un motif de réjouissance parce que ça dit aussi quelque chose sur ce qu'est l'état de la vie politique en ce moment dans notre pays. La deuxième philosophie, ce pacte législatif est l'illustration de notre volonté de ne pas bloquer le pays. Apporter des solutions.
Un pacte législatif pour ne pas rester sans rien faire. Im législatif parce que la France ne peut pas perdre de temps. Impct législatif parce que nous ne voulons pas être du côté de ceux qui bloquent ou jouent la politique du pire.
Impact législatif parce qu'on assume nos responsabilités en mettant sur la table des lois sur lesquelles nous sommes prêts à nous engager et aussi un pacte législatif parce que notre conviction est qu'il y a urgence. Donc ce pacte nous engage et il signifie une chose qui est très claire. Tout exécutif qui se saisirait de ce pacte législatif, nous nous engageons de notre côté à voter les lois qui sont à l'intérieur.
Donc si demain un exécutif s'empare de ce pacte législatif et c'est notre souhait, la droite républicaine, elle s'engage à voter et à soutenir les lois qui sont contenues dans ce pacte législatif. Mais le troisème élément, c'est que ça n'est pas une coalition gouvernementale et ça ne sera pas une coalition gouvernementale. Notre démarche est résolument positive, mais je veux aussi couper court à toute forme de fantasme ou d'agitation.
Nous sommes indépendants et nous le resterons. Et pour cela, il est important de comprendre ce qui est notre approche. Une coalition gouvernementale, ça signifie une solidarité gouvernementale à tout ce qui est porté par un gouvernement.
Nous, nous nous engageons à soutenir des mesures que nous avons choisis. On ne s'engage en aucun cas à soutenir un gouvernement a priori quoi qu'il fasse. Au vu de ce qui s'est passé au cours des 7 dernières années, au vu des dégâts qu'Emmanuel Macron a fait à l'intérieur du pays, il est impensable pour nous de signer un chèque en blanc.
Nous jugerons donc sur pièce. Il n'y aura pas de coalition gouvernementale. Il y a en revanche un pacte législatif sur lequel nous nous mettons sur la table les lois sur lesquelles nous sommes prêts à nous engager.
La deuxième raison, c'est que la coalition c'est le en même temps. Le en même temps, c'est ce qui a échoué. Le en même temps, c'est ce qui a été sanctionné lors des élections et donc il est hors de question de ressusciter dans le dos des Français ce qu'ils ont sanctionné lors des élections. ce pacte législatif commun que Bruno va détailler qu'on va vous expliquer à deux voix est donc le fruit d'une droite républicaine indépendante qui ne souhaite pas le blocage du pays qui est prête à assumer ses responsabilités pour soutenir les lois qu'elles considèrent comme conforme à ce dont ont besoin les Français qui ne sera pas prisonnière d'un exécutif qui ferait des choses qu'on ne partage pas une droite républicaine au clair dans ses convictions.
Les propositions que nous allons vous présenter sont des propositions fortes, crédibles, susceptibles de rassembler les Français. Et ce que nous attendons maintenant, c'est que chacun se positionne par rapport à ce pacte législatif qui est un programme d'urgence nationale pour reconstruire notre pays qui en a tant besoin. C'est le fruit de ce travail ensemble et je veux vraiment remercier Bruno parce que la solidité du travail sénatorial nous a immédiatement permis d'avancer très rapidement en commun.
Et donc maintenant Bruno va présenter la partie de philosophie et la façon dont lui-même a abordé et porté avec son groupe ce travail. Merci Laurent. Je voudrais simplement en introduisant mon propos dire que c'est très peu fréquent que on ait fait à deux voies ici à l'Assemblée nationale une conférence de presse, président du groupe à l'Assemblée nationale, président du groupe au Sénat.
Alors que le paysage politique est fracturé, fragmenté, nos deux groupes vont agir ensemble et ils vont agir pour produire cet effort que les Français attendent de nous. Euh nous sommes avec le rang parfaitement unis sur la même ligne. Je pourrais exprimer à la fois une incertitude, il l'a déjà dit dans son propos, face à la gravité du moment, face aux urgences, mais aussi une volonté, la volonté de faire en sorte que on puisse aider le pays à s'en sortir. l'inquiétude et la gravité du moment.
Là encore, le pays va pas bien. Et on voit bien que et les Français le ressentent parfois même dans leur chair que sur tous les fronts le pays est en difficulté. C'est vrai pour le pouvoir d'achat, c'est vrai pour les services publics qu'on a jamais autant dépensé et jamais la santé, jamais l'insécurité, jamais l'école n'ont autant souffert.
C'est ce que ne comprennent pas les Français. tant d'argent que l'État prélève pour aussi peu de résultats sur le fran de la sécurité, sur le fran de l'immigration et malheureusement en matière démocratique ça va pas beaucoup mieux et je veux dire redire que la dissolution ajouté au cas où est venu finalement déstabiliser un peu plus notre démocratie et surtout nos institutions qui pourtant sont solides avec la constitution de de la 5e République. Alors euh bien sûr on est aussi venu présenter un pacte législatif simplement et je l'ai dit parce que c'est une volonté commune du groupe des députés et du groupe des sénateurs d'adopter une position qui soit celle de l'intérêt général, de l'intérêt supérieur de la nation et des Français.
Pas question d'encourager un quelconque blocage de la France. La France au moment où on en est, dans l'état où on en est, elle ne peut pas se permettre le luxe de l'immobilisme ou justement euh d'une panne institutionnelle et puis sur l'ensemble des politiques publiques. C'est la raison pour laquelle on met sur la table en toute transparence, j'en parlais tout à l'heure, 13 textes législatifs qui composent le pacte législatif qui sont des textes à la fois pour répondre à l'urgence, l'urgence de la situation et qui sont aussi des textes qui s'articulent avec ce que les députés, les candidats au législatives ont pu entendre et le travail qu'on a pu faire pendant ces dernières années au Sénat.
Et ça c'est important. Je terminerai euh et alors on pourra présenter les grands axes et je vous présenterai moi les rapidement les les têtes chapitres au niveau législatif. Mais je terminerai en disant que ce qui crédibilise notre démarche puisqu'on est sur un pacte législatif.
Législatif ça renvoie au parlement, ça renvoie à la loi, mais dans le parlement il y a le bicamérisme. Je voudrais simplement dire que quand on ajoute les députés et les sénateurs, nous sommes le premier groupe parlementaire aujourd'hui en France. Je parle pas en bloc, je parle en famille politique parfaitement cohérente avec une cohésion et une cohérence.
Et le bicamérisme, ça veut dire aussi que pour être capable de sortir des textes, je suis désolé de lire ici à l'Assemblée nationale, mais il faut aussi passer par le Sénat qui a une majorité. Alors, vous allez me dire "Oui, mais un bicamérisme un peu imparfait, il y a la procédure de dernier mot, mais que pèse et on l'a déjà vu avec une majorité très relative, que pèse la procédure du dernier mot quant à l'Assemblée nationale, il y a une majorité très très relative. Donc cette alliance, cette union entre nos deux groupes, Sénat et Assemblée nationale apporte de la puissance, de la force au programme législatif que maintenant on va vous présenter.
Merci beaucoup Bruno. Il vous sera distribué à tout le monde. Vous l'avez bien prévu.
J'ai peut-être juste le récupéré puis Bruno aussi si tu le veux. Euh bon, l'objectif est pas de de tout vous détailler dans en en avec un degré de précision qui serait excessif. Vous aurez vous le document, ce qui vous permettra de le regarder et si évidemment vous avez des questions supplémentaires, nos deux équipes se tiennent à votre disposition.
Mais peut-être juste avec une présentation à deux voix, vous expliquer l'esprit sur lequel on a travaillé. D'abord, ce P législatif, il a une priorité qui est pour nous une priorité absolue, c'est la question de la revalorisation de la France qui travaille et qui a travaillé toute sa vie. Nous sortons de ces élections avec une conviction.
La première injustice à l'intérieur de notre pays, c'est l'absence de reconnaissance pour la France qui travaille. Vous avez aujourd'hui des Français qui travaillent et qui payent des impôts et des charges sans cesse plus lourd. Vous avez de l'autre côté des Français qui ne travaillent pas et qui bénéficient des aides sociales.
Et notre système a perdu sa justice et son équilibre. et on aboutit à une situation dans laquelle on décourage et on écœure ceux qui se donnent du mal en ayant perdu les repères du mérite, de l'effort, du travail qui constituait pourtant le fondement de notre République avec la 3è République. Et donc pour nous, la première chose la plus importante si on veut remettre le pays en ordre de marche, c'est qu'on doit retrouver un vrai écart, une vraie différence de reconnaissance de salaire net entre la situation de celui quand il travaille et quand il ne travaille pas.
Et pour nous, ça repose sur un changement complet de philosophie et d'approche du contrat social. Il faut garder le vrai social. Il faut veiller à ce que les aides aillent vraiment à ceux qui en ont besoin.
Il faut qu'elles soient utilisées pour des dépenses qui permettent vraiment de répondre aux besoins. L'achat de livre, pas forcément d'écran plat. Des aides sociales qui vont à des personnes qui sont en situation d'exclusion ou de difficulté accompagner des gens qui cherchent vraiment un travail.
Mais par contre, il faut arrêter de fermer les yeux dans notre pays sur les abus. L'installation progressive d'un système d'assistana qui nous coûte de plus en plus cher et qui est en train de saper nos finances publiques et qui se traduit par des financements avec une explosion des charges sociales et une augmentation des impôts sur ceux qui travaillent. Ça ne fonctionne plus.
Et donc le contrat social qu'on propose et qui est au cœur de tout le travail que nous allons porter dans les mois qui viennent, c'est de garder le vrai social, d'être beaucoup plus rigoureux. sur le contrôle de l'assistana et des abus et chaque euro économisé de le restituer en baisse de cotisation sociale salariale pour permettre l'augmentation du salaire net de ceux qui travaillent et c'est notre obsession et c'est le contrat social que nous voulons proposer aux Français. Pour nous, le travail de la droite républicaine, c'est d'être au Parlement, les sénateurs, les députés qui soutiennent la France qui travaille et qui ont comme seule obsession de rétablir un système qui est juste parce qu'il reconnaît le travail.
Ça se traduit par toute une série de mesures. Pour vous donner un exemple très clair, aujourd'hui, dans l'accès au logement social, le travail ne fait pas partie de la dizaine de critères qui permettent d'accéder à un logement social. Comment le comprendre ?
Dans le parcours d'accession à la propriété, c'est devenu de plus en plus difficile pour des primaux accédents qui travaillent. Comment le comprendre ? Dans le fonctionnement, dès queon veut un tout petit peu augmenter le salaire net, on s'aperçoit qu'en réalité, en changeant de seuil, en passant de l'un à l'autre, on explose.
Quand vous prenez par exemple une personne qui est en situation de handicap et qui se met à travailler, elle va perdre toute une partie des aides dont elle bénéficie. Et donc très clairement, on a abouti à créer un système social qui a maintenant la tête à l'envers et dans lequel le travail n'est plus la pierre de touche, la fondation du fonctionnement de notre pays. Et ça c'est la première injustice.
Et donc toute notre priorité de ce pacte législatif, c'est la revalorisation de la France qui travaille, la reconnaissance de la France qui a travaillé toute sa vie. Ensuite, il repose sur trois axes. Le premier axe, c'est la restauration de l'autorité avec un travail commun avec le Sénat, notamment sur la question des mineurs délinquents, des multirécidivistes et au fond comme volonté d'arriver à un système de sanction et pénal qui permettent de s'acheminer vers un système de tolérance zéro parce qu'on voit que c'est les seuls systèmes qui dans les différents pays étrangers fonctionnent.
Le deuxième axe de travail pour nous, c'est tout ce qui repose sur la question de la relocalisation de notre production, aussi bien industrielle, artisanale que agricole parce qu'on a aussi la conviction que c'est la meilleure façon d'agir pour l'environnement. Et le troisème axe enfin qui représente une vraie évolution dans l'approche de notre famille politique, c'est l'importance des services publics. Par le passé, quand la droite parlait des services publics, c'était uniquement avec Commax une logique d'économie.
Aujourd'hui, ce qu'on constate tous et particulièrement dans les territoires, c'est qu'on a des services publics de proximité qui ne marchent plus et qui étouffent sous une bureaucratie administrative, souvent avec des normes qui sont issues de Paris, qui ont tourné le dos au bon sens et qui écœur les agents des services publics de terrain et qui coûtent extrêmement cher. Toute notre approche consiste à retrouver une véritable équité entre d'une partir, réconcilier les Frances entre elles, arrêter d'opposer une France métropolitaine et une France rurale et retrouver le sens de ce qui est la vocation des services publics dans notre pays, c'est-à-dire des services publics qui ne sont pas tournés vers les normes mais qui sont tournés vers le service qui est rendu dans une nation qui a pris la folie mortifère de la règle de droit. Enfin, nous avons fixé en commun deux lignes rouges qui sont importantes pour nous et qui aboutirraient à une sanction immédiate de tout gouvernement qui les franchirait.
La première d'abord, c'est nous nous opposerons à toute augmentation d'impôts. Je vois d'ailleurs que tout refleurit immédiatement. J'ai constaté que Gérald Armanin avait déjà trouvé des propositions consistant à augmenter les impôts.
Je constate d'ailleurs que Gabriel Atal propose également des augmentations de SMIC miraculeuses, oubliant que la seule façon d'augmenter le pouvoir d'achat, c'est le travail et que nous sommes petit à petit être devenus la seule formation politique qui n'oublie pas que la création de richesse repose sur les entreprises, les artisans, les commerçants, les agriculteurs et que le pouvoir d'achat ne se décrète pas à coup de chèqus gouvernementaux. Et donc pour nous, il n'y aura aucune augmentation d'impôts. Et la contrepartie de cela, c'est que nous sommes prêts à nous engager résolument sur la restauration des équilibres dans les comptes et donc assumer un programme d'économie.
Parce que ce qu'il faut toujours dire aux Français, c'est que s'ils ont le record des impôts et des charges, c'est parce que nous avons le record de la dépense publique et que la seule façon de les protéger en terme de pouvoir d'achat, c'est pas de promettre des augmentations fantasques de salaires. C'est pas de s'enfermer dans d'échecs X ou Y, c'est de faire en sorte que les Français puissent vivre du fruit de leur travail et qu'on arrête de prendre dans leur poche ce qu'on fait semblant de leur rendre de l'autre côté. et donc pour nous fondamental de restaurer l'équilibre de la dépense publique.
Et oui, ça suppose un principe de responsabilité. On a d'ailleurs commencer à travailler dessus avec un programme d'économie qui pourrait être d'emblé de 25 milliards d'euros. Et quand vous avez un pays qui s'est à ce point-là accoutumé au gaspillage de la dépense publique et notamment avec autant d'organisations administratives qui pontent des normes et ne rendent plus de services, nous sommes convaincus qu'il y a beaucoup de matières à faire. et Bruno et moi dans tous les exécutifs que nous avons gérés, nous avons toujours été extrêmement attentifs à ces questions.
C'est la première ligne rouge. La deuxième ligne rouge, c'est toute économie qui serait faite sur le dos des retraités. Les retraités ne sont pas la variable d'ajustement d'un gouvernement qui a été incapable de faire des économies au cours des années qui viennent de s'écouler.
Et donc, les économies doivent être faites sur le fonctionnement de l'État, sur son organisation, sur l'amélioration de sa performance. Tout le monde est prêt à y contribuer sur l'amélioration de la justice de notre système social, sur la limitation de ses abuss, mais pas sur une ponction sur les retraités. Ce sont les deux lignes rouges que nous avons fixé autour d'un pacte législatif dont la principale priorité est la restauration d'un système social juste parce qu'il reconnaît la France qui travaille.
Je passe maintenant la parole à Bruno sur le détail des 13 mesures, des 13 lois sur lesquelles nous avons commencé à travailler. Voilà. Merci Laurent.
Donc ce pacte législatif en réalité ce sont des propositions de loi. Il y en a 13. Et je vais essayer de m'articuler sur le propos de Laurent avec la priorité le travail plutôt classistana. les trois axes et les lignes qui doivent être très claires, qui sont un travail encore commun ce que les députés ont pu ou avaient déjà pu produire dans la législature précédente et ce que nous les sénateurs on a pu produire, ce qu'on a même parfois voté.
Il y a des textes même qui ont déjà été votés en petite loi, c'està-dire en première lecture au Sénat. Euh d'abord la première priorité le travail plutôt classistana et cette idée que pour avoir du pouvoir d'achat, ça dépend pas des chèqus en bois de l'État, ça dépend de la création de richesse. Donc il y aura pas de pouvoir d'achat, de gain de pouvoir d'achat au détriment de la compétitivité.
Euh le on l'a dit, il y aura deux textes. Un texte précisément sur le le pouvoir d'achat euh notamment pour élargir tout ce qui est défiscalisation, exonération de charge sociale notamment sur les heures supplémentaires complémentaires. On parle des heures complémentaires pour des contrats qui sont des les contrats partiels, mais aussi leur achat d' RTT.
L'idée c'est que le salarié s'y retrouve que 1 heure de travail en plus au-delà des 35 he ça vous rapporte à peu près 70 % qu'une heure normale. Et pour le chef d'entreprise l'exonération de charge sociale ça permet aussi d'avoir une compétitivité. Donc c'est le pouvoir d'achat à travers le travail, la valorisation du travail et ça c'est absolument fondamental.
Cette idée aussi de tenir un écart entre les revenus du travail, le SMIC notamment et puis les revenus de l'assistance, c'est l'idée d'une allocation unique qu'on pourrait caper autour de 70 % du SMIC pour s'assurer que en toute circonstan quand vous cumulez les à peu près 14 aides sociales, vous n'aboutissez pas à des situations où il est plus intéressant de rester en inactivité que de se remettre au travail. Ça c'est quelque chose de fondamental si on veut faire perdurer notre système social qui est un système social généreux. C'est pour ça que et ça nous permettra aussi par ailleurs de régler cette ce scandale de la smigardisation de la France en je vous rappelle quand même en 2 ans 1 million de Français qui se sont fait rejoindre par le SMIC parce qu'évidemment quand pour augmenter ces français de 100 € ça coûte pratiquement 500 € 480 € pour l'entreprise charge comprise.
Voilà, c'est comme ça que vous arrivez à faire en sorte que 1 million de français soient rejoint par le SMIC avec cette idée d'un d'un déclassement que ça peut provoquer. Le deuxième texte là-dessus, c'est le logement. Le logement, on aurait pu le mettre sur d'autres thématiques, mais 40 % du pouvoir d'achat est consacré aujourd'hui au logement et c'est aujourd'hui une catastrophe.
Les jeunes peuvent plus, même quand ils travaillent, n'arrivent plus à accéder à la propriété, au logement. Il y a un scandale quand vous pensez que la quasi enfin plus de 63 % les 2 tiers des Français pratiquement 70 % sont éligible un logement social que le critère de travail ne rentre pas en compte. Donc on va modifier tout ça.
La loi SU, je reparlerai de la la Loisane qui va renchérir considérablement le foncier, renchérir donc aussi le logement et amputer d'autant le pouvoir d'achat des Français les plus modestes. Les plus modestes. Donc ça c'était la priorité donc pour valoriser le travail.
La trois axes ensuite. Premier axe sur l'insécurité sur le régalien. Euh quatre textes, un texte sur la sécurité, justice euh pour faire en sorte par exemple que on ait un vrai programme de prison de prison différencié parce que nous sommes pour les courtes peines, j'en parlerai dans quelques instants pour les mineurs et vous pouvez pas enfermer dans des m des mineurs dans les mêmes prisons que pour les droits communs adultes.
Voilà, donc il faut un programme volontaire de prison parce qu'aujourd'hui la politique pénale du gouvernement c'est une sorte de numérosclus en fonction du nombre de prisons. Ça c'est pas possible. On veut nous réhabiliter la sanction, passer du laxisme à une vraie fermeté.
Donc une loi sécurité justice, une loi aussi pour la justice des mineurs notamment fondé sur des courtes peines, des comparions immédiates. Je je vais pas égrainer toutes les mesures mais c'est fondamental. On voit bien que aujourd'hui en France, on a on enferme les mineurs dans des parcours de délinquence où on commence par un petit vol et ça se termine souvent très mal au bout de la 30e 40e infraction.
Alors faut savoir ce qu'on veut. Soit la sanction justement elle est aussi éducative et dès le départ on met un point d'arrêt. Voilà la l'autorité c'est comme la poussée d'Archimède hein, c'est proportionnel à ce qu'il y a en face.
Ensuite le la 3è loi, l'immigration, ça sera pas le plus compliqué puisque on a un texte qui a été voté 2/3 de majorité au Sénat et 3/5e à l'époque à l'Assemblée nationale censuré sur l'article 45 par le conseil constitutionnel. Ça veut dire que ce texte-là quand on y remet dans une PPL ce qui a été censuré par l'article 45 parce que au titre des cavaliers législatifs, il y a plus de problème d'article 45. Voilà, donc ça c'est important.
Là encore pour terminer pour tourner la page du laxisme migratoire. Et le narcotrafic, c'est un texte qu'on a préparé après la commission que le Sénat que notre groupe LR avait diléanté commission d'enquête et on ne peut pas traiter la question régalienne ni de sécurité aujourd'hui sans s'attaquer au narcotrafic. Le deuxième axe, c'est pour ce qui concerne l'économie produire en France.
D'abord, c'est bon pour la planète et c'est bon pour nous. Vous savez que la plus de la moitié de notre empreinte carbone, ça vient par les importations. Quand on produit par exemple des produits agricole chez nous, ils sont de meilleure qualité que partout ailleurs.
Donc faut encourager la production chez nous. Pareil pour la production industrielle. Là, c'est un problème de compétitivité.
On aura trois textes. Une loi compétitivité sur les impôts de production bien sûr, sur le moratoire normatif et cetera et cetera. un test pour les PME.
Si vous souhaitez voir plus d'explications, je vous en donnerai après. Et deux autres textes, une loi agricole. Une loi agricole, ça c'est fondamental, on est en train de perdre notre souveraineté alimentaire.
Si vous écartiez les vins, les spiritueux, la balance agricole française serait déficitaire. Les Pays-Bas sont passés, la petite Hollande Hollande peut-être pas mais les Pays-Bas sont passés maintenant de devant la France au titre des grandes puissances agricoles. Et enfin une loi de programmation énergétique qui fasse la part belle au nucléaire.
Là encore c'est une question de transition énergétique. Le nucléaire est une c'est une énergie bon marché. C'est une énergie totalement décarbonée et c'est une énergie qui est abondante à condition de relancer la filière.
C'est quelque chose qui est fondamental, c'est à la fois le pouvoir d'achat. Demander au français qu'est-ce qui a grvé le pouvoir d'achat il y a 2 ans. C'est d'abord le poste énergie mais c'est aussi un problème de compétitivité.
Il y aura pas de relance, il y aura pas de réindustrialisation de la France sans une compétitivité euh énergétique. Et enfin, l'axe 3 sur les services publics, la proximité, la lutte contre la bureaucratie, c'est la loi santé. Parce que aujourd'hui, selon que vous soyez à tel ou tel endroit, bah voilà, vous avez plus ou moins de chance.
Vous avez un médecin traitant, vous n'avez pas, vous avez accès rapidement un spécialiste ou pas. Bah, les Français sont pas égaux devant la santé. Ils sont même pas égaux devant la mort.
à cause de ça et ça c'est choquant. Donc on mettra sur la table alors ça tombe bien, je me félicite que le rapporteur général pour le PFSS soit Yannick Neer qui a beaucoup travaillé ces questions. On a nous aussi au Sénat un bloc qu'on va enrichir avec les propositions notamment de de Yannick et ça c'est fondamental.
Un texte sur l'école, on peut pas ne pas parler de l'école. L'école c'est aussi un service public de proximité. Et quand on voit aujourd'hui les résultats PISA, tout nous ramène à l'école. question d'autorité, la question aussi de la compétitivité, de la qualification.
Donc là-dessus, on a des propositions qu'on a déjà voté au Sénat innovantes avec des établissements publics gratuits autonomes, innovants, voilà qui auront la liberté de recrutement qui seront évalués pas par Paris mais avec un contrat avec dans chaque académie. une loi sur les transports, services publics. Pas question que quelques syndicats puissent prendre en otage régulièrement la France pour quelques avantages catégoriens.
Ça c'est plus possible. La France qui travaille, c'est la France qui prend le matin et le soir euh les transports euh collectifs. Et puis enfin pour les communes et bien sûr les collectivités, les régions aussi, j'imagine euh une loi de liberté.
Il y a jamais autant de démission de maire, d'adjoints parce qu'ils sont découragés. Je vous dire, ils sont découragés pour la même raison que les les agriculteurs sont découragés. Il y a trop de normes, il y a trop de bureaucratie. au Sénat, on a quelques idées là-dessus pour relancer donner le pouvoir d'agir aux élus.
Et enfin, sur les lignes rouges, je terminerai rapidement, Laurent a tout dit. Euh, il y aura deux textes qui seront importants. Je pense que le premier texte, ça sera le le PLF.
Bien sûr, la France va faire sans doute l'objet cette semaine de l'activation de la procédure pour déficit excessif. Ça veut dire que dès le mois de septembre, avant même le PLF, il fera que la France envoie à Bruxelles envoie à Bruxelles un plan pluriannuel d'ajustement. Nous, on est des Européens et on pense que la situation budgétaire française met en péril l'euro et la convergence entre les pays européens.
Et ça, ça sera fondamental. On se contentra pas de dire il faut, il faut, il y a qu'à non, on mettra sur la table ce qu'on avait déjà fait d'ailleurs au Sénat dans le cadre du PLF 2024, mais là il faudra un plan important d'économie sur le PLF, sur le PLFS et bien sûr, on parlait des retraites, à des indexations. Pourquoi est-ce que on a cette position là ?
D'abord parce que nous on apporté en tout cas les efforts en matière de retraite pour préserver le poir d'achat des retraités. Mais surtout, c'est que quel est l'État qui se tournerait d'abord vers les Français pour aller chercher dans leur poche avant même d'avoir économisé sur son propre point de vie ? Ça ça marche pas si on veut réformer l'État.
C'est la raison pour laquelle euh voilà c'est un pacte, c'est pas une coalition. Si je suis là aujourd'hui au côté de Laurent, c'était envoyé par mon groupe pour m'assurer que Laurent ne bascule pas en grande coalition avec les filles et tous les autres. Euh les craintes étaient fortes.
Vous avez bien compris que il y a une différence entre une coalition et le pacte législatif. Là encore, je me félicite de l'union qu'on est entre les deux groupes et de la même vision qu'on a aussi sur ces ces problèmes que la France rencontre, que les Français rencontent et qui sont vraiment qui créent une situation d'état d'urgence. Merci de votre attention.
Merci beaucoup Bruno. Je vous en prie. Est-ce que vous avez des questions ?
Oui, je vous en prie. Est-ce que vous avez pu échanger avec le camp présidentiel sur cette première mesure que de présenter ? Quel est leur leur réponse ?
Vous sentiez qu'il par ailleurs le président a dit ce matin qu'il avait une très volatique très politique. Ça veut dire que tout ce que vous êtes en train de dire qu'il n'arrive pas à être avancé les discussions pas avancer avec cette bon d'abord la trêve olympique c'est une bonne question mais il eut été sans doute plus salutaire de se la poser avant de décider de faire la dissolution juste avant les Jeux Olympiques. de la deuxième chose, c'est que les propositions que nous faisons avec le PTC législatif, on les fait en grande clarté.
C'est qu'on n pas fait des négociations d'arrière boutique. On les met sur la table devant les Français et devant toutes les formations politiques. Et l'objectif c'est que maintenant chacun se positionne par rapport à nos mesures.
Nous, on prend un engagement. L'engagement qu'on prend Bruno et moi, les sénateurs, les députés, c'est que toute loi qui correspond à ce pack législatif, nous on s'engagera pour qu'elle passe et qu'elle soit votée. Voilà.
Et ça c'est notre engagement à nous. Mais vous l'avez compris, voilà, c'est l'objectif, c'est que ce soit ouvert le plus largement possible. Et après, je le redis, je ne pense pas que notre pays peut attendre.
Tiens que il y a un travail à faire et il y a à faire un travail tout de suite. Bruno a évoqué l'urgence en terme de compte et de déficit public. Les Français vont traverser un été, il va y avoir dans notre pays des hôpitaux qui auront leurs services d'urgence qui sont fermés.
On est en France, on paye des impôts qui sont colossaux et on va avoir des services d'urgence qui cet été seront fermés. Donc il y a pas de temps à perdre. Et c'est pour ça aussi que notre obsession, c'est pas de blocage.
Et c'est aussi un symbole de ce qui est notre attitude et notre état d'esprit. Je ne veux pas qu'il y ait face à Emmanuel Macron et et Bruno à la même approche que moi et nos deux groupes également. Il ne faut pas qu'il y ait face à Emmanuel Macron des oppositions qui ne soient que caricatural et extrémistes.
Nous sommes dans l'opposition parce qu'on a été élu dans une vraie différence par rapport au bilan des 7 dernières années et nous assumerons d'être dans cette indépendance. Mais ça nous empêche pas de discuter, ça nous empêche pas de se respecter. Et je suis inquiet de voir maintenant une vie politique dans laquelle il n'y a plus que des formations qui s'opposent dans l'extrémisme et le refus de tout.
Notre souhait, c'est nous d'être un pôle de stabilité. dans un parlement qui va en avoir besoin d'être un pôle de proposition où vous vous n'avez plus devant vous que des élus qui viennent pour dénoncer et s'opposer d'être un pôle qui soit prêt à travailler en commun. Voilà et pas juste de faire des ruptures, des blocages, des affrontements et ça n'enlève rien à la clarté et à l'indépendance de nos convictions.
Donc pour répondre clairement à votre question, non, nous n'avons pas fait de négociation avant. On a travaillé nous d'arrache-pied et je vous pose en revanche une question. Qui au cours des 15 derniers jours est venu devant vous pour faire une intervention qui portait sur des proposition destiné à améliorer et à répondre au problèmes des Français ?
C'est quand même une vraie question qu'on est autorisé à se poser. Ça fait 15 jours que les élections ont eu lieu. Moi, je n'ai pas entendu un seul politique s'exprimer en disant bah voilà ce que nous on souhaite mettre sur la table en terme de proposition sur le fond pour remédier au cri de colère que les Français ont poussé lors de ces élections.
Comment s' tené ensuite qu'on en soit dans cet état ? Oui, dans une lettre de dans les prochaines semaines un vote pour vous. Vous don aussi vos connexions droite et vous faire les intérêts de la gauche qui est pas d'urgence.
Je pense que c'est l'exacte descriptif de la phrase que je viens de vous donner pour qualifier l'attitude de certains en ce moment. Voilà, c'est nous notre objectif, il est positif. La semaine dernière, j'ai assumé, je l'avais dit dès le début, qu'on ferait tout pour faire barrage à la France insoumise et j'ai assumé cette position jusqu'au bout.
Vous me permettrez de constater, je trouve que ça n'a pas été suffisamment relevé, que Marine Le Pen a fait le choix de voter pour la France insoumise. Le bulletin de vote des élus du Rassemblement national dans cet hmicy consistait à voter pour des élus de la France insoumises. Voilà, vous avez clairement une différence.
Nous, on assume nos valeurs et nos valeurs, elles sont claires et elles sont dans nos convictions. On ne joue pas la politique du pire. vote pourti et la ligne beaucoup plus radicale par rapport au gouvernement par rapport à votre paquet de législative qui devient votre partie.
Je connais votre compétence pour les sujets de fond et ils sont légitimes c'est pour ça que ma conférence est dédiée à ça avec Bruno. Non, c'est pas du tout une attaque, elle est pas du tout gratuite. C'est c'est objectivement on on n pas enfin on va pas se laisser à vers le bas.
Vous voyez la différence ? On vous parle de sécurité, on vous parle d'immigration, on vous parle de pouvoir d'achat et là vous avez quelqu'un qui vous parle de vote des militants pour essayer de se sortir d'une impasse dans laquelle il est. Oui, mais notre réponse, elle est très claire.
Et et on parle d'un pacte législatif, je suis désolé, un pacte législatif, ça se passe au Parlement et c'est pour l'intérêt supérieur des Français. On n'est pas du tout, nous on a jamais été d'ailleurs au Sénat, c'est une pratique qui qui nous est très familière. Jamais nous avons été dans une opposition pavlovienne.
Tout simplement parce que on passe sur beaucoup de choses et surtout on place très haut l'intérêt de la France et des Françaises et des Français. Donc les uns ou les autres peuvent dire mais ce qu'ils veulent, on s'en fiche. Nous on met sur la table des propositions, des propositions pour les Français, des propositions pour notre pays auquel on est attaché.
Voilà. Et puis j'ai envie de dire enfin voilà, vous avez vu ce qui s'est passé dans cette semaine. Vous avez une droite républicaine qui a commencé à se reconstruire de fond en comb.
Je pense que ici à l'Assemblée nationale, on a perçu un changement de tonalité avec un groupe qui était très soudé, très uni dans ses votes, très uni dans ses positions, des députés qui ont travaillé avec beaucoup de plaisir au côté des sénateurs. Et donc bah cette démarche de reconstruction de la droite républicaine, elle est lancée et rien va l'arrêter. Pardon ? les accords d'arrière boutique de certains camps.
Mais est-ce que ça n'est pas ce que vous avez fait la semaine dernière au sujet des postes clés ? Ça a été dénoncé par la gauche par le RN. Vous vous avez fait un accord en Catini avec le renvoquier avec pardon.
D'abord, je l'avais dit dès le début donc c'était absolument pas en Catiini, c'était assumé. Vous avez dit dès le début vous allez vous répartir les courses. Non mais dès le début je vous ai dit qu'on ferait tout pour bloquer la France insoumie.
J'ai été très clair et je regrette que à cause de la position du RN, on se retrouve avec un président de la commission des finances avec un pays qui est en ruine qui soit de la France insoumise et je regrette que la première vice-présidente de l'Assemblée nationale soit quelqu'un qui est issu de la France insoumise et qui a soutenu tout ce qui était casseurs et ceux qui ne respectaient pas les règles de l'ordre républicain. Et donc j'assume totalement les positions qui ont été les nôtres sans le moindre état d'arable. J'ai été très clair dessus.
En revanche, ce qui m'interpelle, c'est ce qu'a fait le Rassemblement national. Marine Le Pen a voté pour la France insoumise. Est-ce que vous pouvez m'expliquer la cohérence de cette position ?
Est-ce que vous pouvez m'expliquer la cohérence d'un parti qui est allé offrir des postes à la France insoumise qui est en rupture avec la laïcité, en rupture avec les valeurs de la République, qui contient des députés ouvertement antisémites et qui ne soutient plus les règles de base du fonctionnement de nos institutions. Voilà, il y a des gens ici qui ont choisi de pratiquer la politique du pire. Moi mon souhait et notre démarche ça a été de parler à tout le monde et heureusement vous avez encore des gens qui parlent.
C'est on est arrivé dans une telle situation de blocage de nos institutions que vous vous étonnez qu'on échange et qu'on discute. Mais heureusement qu'on échange et qu'on discute et les Français attendent ça. Et j'ai assumé totalement mes positions.
Il y a 10 jours, j'ai dit que je ferais tout pour que notre présidente de l'Assemblée nationale ne soit pas quelqu'un issu de la France insoumise. Il y a donc eu aucun mystère sur toutes les positions qu'on a faites. Mais de la même manière, avec la même vigueur aujourd'hui, je vous le dis clairement, il n'y aura pas de coalition gouvernementale.
Cette droite républicaine est une droite indépendante parce que aller dans un gouvernement c'est se lier les mains. Aller dans un gouvernement c'est accepter de signer un chèque en blanc. aller dans un gouvernement, c'est cautionner tout ce qui a été fait depuis 7 ans.
Et donc ce pacte législatif qu'on vous explique aujourd'hui très simplement, très clairement, ce sera au fond notre code de conduite. Oui. Si un gouvernement reprend certaines propositions, pas tout d'abord ignore vos propositions, est-ce que vousz par la censure ou est-ce que la censure ?
C'est plutôt du côté de l'Assemblée nationale que du Sénat. J'essayé de te passer la balle. Euh c'est pour ça qu'on a défini nos lignes rouges.
C'est-à-dire que nos lignes rouges, celles-là, si elles sont franchis, c'est une motion de censure. Un gouvernement qui augmente les impôts, c'est une motion de censure. Un gouvernement qui ne revalorise pas les retraites, c'est une motion de censure.
Et je me suis permis d'ajouter un gouvernement qui contient des ministres de la France insoumise. On s'y opposera dès le début. pardon.
Est-ce que le P est dans son integralité ou est-ce que vous acceptez que exécutif en une partie seulement ? Renault, nous on pense avec ces propositions que ce sont des propositions qui permettraient de relever la France. Euh je peux pas vous répondre de but en blanc parce que il y a déjà 13 textes qui sont importants.
C'est beaucoup de mesures. Mais il est évident que si un gouvernement voulait picorer quelques textes au détriment d'un équilibre d'ensemble sans vous donner de proportion, là ça ne marcherait pas. Pas parce que on serait vexé, c'est simplement parce que on pense que ce qui est bon pour la France est contenu dans le pact.
Voilà, je pense que ça c'est c'est quelque chose d'important à et si c'est vous qui dirigez le gouvernement, est-ce que vous pourriez refuser ? On vous dirait plus stabilement formulé mais ça revient un peu à la question qu'on avait fait juste avant et c'est la coalition. Alors c'est ça cit c'est la grande coalition la grande pourquoi est-ce qu'on en est là aujourd'hui ?
On en est là parce que c'est le en même temps qui nous a conduit. Une grande coalition ce serait le grand en même temps. Le grand en même temps.
Donc ça ça n'est pas possible. ça peut pas marcher et en plus avec les socio-démocrates la gauche mais est-ce qu'il y a une sociale démocratie en France peut-être incarnée par des hommes et des femmes, souvent en ordre dispersé mais quand on voit que le parti socialiste a signé avec Lfiement archaïque qui est une sorte de Bad Godberg inversé de la pardon de la gauche française, c'est pour Laurent qui aime bien les références historiques. Je sais de en venant à l'assemblée de mettre au niveau donc ça ça peut pas fonctionner.
Ça peut pas fonctionner parce qu'alors ça nous conduira dans le même impasse. Pas question de donner un chèque en blanc, pas question de ratifier ce qui a été fait depuis 7 ans. En revanche, c'est notre façon nous dans la plus grande transparence clarté, c'est notre façon de contribuer au redressement du pays.
Attendez parce que juste si vous permettez on essaie de répartir un tout petit peu les questions entre les uns et les autres. On vient sur vous juste après. Oui, je vous en prie.
Est-ce que la la perspective d'un gouvernement qui demander le français pour faire ? Ah bah oui, bien sûr. On attendez la stratégie Laurent l'a expliqué et on en avait parlé à l'Assemblée et notamment sur le poste de responsabilité, c'était de faire barrage très clairement à l'extrême gauche à les filles.
Et évidemment que si demain il y avait participation à gouvernement pour nous c'est un motif de censure automatique. C'était pas exactement ça la question. reçu de de toute coalition avec vous.
Est-ce que vous seriez prêt à bâtir une autre coalition ? Non. qui empêcherait la France qui empêcherait non avec justement le problème c'est ce que je je viens de vous expliquer c'est que on a un bloc de gauche qui est certes fissuré mais qui est lié par un pacte qui anticipe peut-être une dissolution et qui restera lié vraisemblablement au-delà des histoires personnelles des uns des autres qui restera lié par ce pacte par un programme de gouvernement qui est nocif pour la France.
Nous on veut plus on veut moins d'immigration. Eux, ils veulent créer un statut pour les réfugiés climatiques. 278 milliards d'êtres humains pourra en bénéficier.
Ils veulent confier par exemple le droit de vote pour les élections locales. Nous, on souhaite pas, on pense que le droit de vote dans la République française, c'est très lié à la citoyenneté. Ils veulent augmenter les dépenses, travailler moins, parle de 32 heures sur certains métiers.
Donc je je vois pas comment ça peut fonctionner. Et excusez-moi, la proposition qu' fait le président de la République jusque là, c'est pas de donner un gouvernement à la bouche, mais de faire une grande coalition qui avait justement vous a répondu au socialdémocratique. Et donc à ce gouvernement là, personne de votre famille politique ne participera jamais.
Tu aller dans un gouvernement, c'est celui des morts. On vous a répondu et c'est précisément important de bien le comprendre. C'est-à-dire que l'engagement que nous on prend, c'est toute mesure appartenant à ce pacte législatif dont un exécutif se saisirait, nous les soutiendrons et nous les voterons.
En revanche, nous n'irons pas dans une coalition gouvernementale et pour les raisons que je vous ai expliqué, parce qu'en plus, je pense que c'est le mauvais point d'entrée. Le mauvais point d'entrée, c'est d'essayer de répondre au blocage du pays par des coalitions et des espèces d'articulations pour essayer de garder un pouvoir qu'on a pas réussi à à à garder en convainquant les Français. Et donc nous, notre position, c'est pas celle-là.
On parle des projets, on parle des propositions, on parle de ce qui nous tient à cœur. Une droite républicaine claire dans ses convictions. Je sais que c'est nouveau, mais c'est précisément ce qu'on va essayer ce qu'on va essayer d'installer et de construire.
Oui. Législatif, vous reprenez des idées qui étaient déjà dans les lois sur l'immigration qui ont censuré. Ça pass l'a bien expliqué.
C'était technique juridiquement mais les 30 et quelques dispositions qui ont été censurées l'ont été au titre article 45 de la Constitution qu'on appelle les cavaliers législatifs selon laquelle bizarrement le conseil constitutionnel n'a pas vu de lien direct même indirect entre ces dispositions qui ont été censurées alors qu'elles avaient été votées. Si on les met dans une PPL euh on s'immunise contre ce reproche là puisque elles sont de fait dans le périmètre du texte et elles présentent un lien qui est quasimentologique, voyez, enfin un lien direct qu' sububstantiel au texte. Est-ce que je me fais comprendre ?
Rien dit que sur le fond, ce sera constitutionnel en Non, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Regardez sur le RIP. Non mais sur le RIP, pardon, vous pouvez pas avoir d'assurance.
Non mais même même le la disposition sur les le délai de carence et les contributions les allocations contribut non contributives. Là le conseil constitutionnel sur le RIP a dit des choses au fond mais il a pas dit que c'était anticonstitutionnel. Il a simplement dit que c'était une question de durée qu'il fallait juster la durée.
Je vous rappelle simplement que le RSA il y a un délis de carence. Je vous rappelle aussi que la SS pour les chômeurs, il y a un délai de carence. Donc voyez, non mais je pense que le texte qu'on mettra sur la table est un texte qui a été voté très largement au Sén à l'Assemblée et dont qui sera immunisé contre les cavaliers législatifs.
Tout le monde a compris le sujet des cavaliers législatifs qu'il est c'est le journal. L'humanité a publié vendredi un plan confidentiel baptisé péricace dont le but est de permettre les victoires idéologiques, électorales des politiques des droites et extrême droit rassemblé avec des moyens financiers à la clé 15 millions d'euros sur les prochaines années. Aviez-vous connaissance de de ce projet dans toutes ces diminutions ou non ?
Il y êtes-vous directement associé sachant par exemple pour monsieur Vquetier vous êtes présenté par Pierre Rivard Terrain comme je cite un de ses visiteurs réguliers et pensiez-vous que ce plan a pu jouer un rôle dans la dans la défection de votre ancien président Eric Soti sur alliance avec si vous me permettez la dernière question c'est pas moi qu'il faut la poser euh c'est plutôt Eric Siotti personnellement j'ai pas de commentaire à faire mais la ligne politique qui est la nôtre vous la connaissez parfaitement elle a été exprimée immédiatement j'ai été avec Bruno le premier à réagir quand il y a eu la position d'Élexiot. Donc tout le monde connaît nos positions sur ce sujet. Bah je je vous ai répondu sur le reste Pierre Edwards Terin quelqu'un que j'ai rencontré pour qui qui a une belle réussite entrepreneuriale.
Après ça n'aboutit pas à partager la totalité de ces positions et j'ai aucun problème à l'avoir rencontré bien sûr. Oui, je vous en prie. Euh donc ce document et le document confidentiel dont vous avez bénéficié dans les 10 minutes.
Euh oui, vous avez parfaitement raison. Heureusement. Euh ben c'est présentement le fruit de notre travail.
Je vais même vous dire avant de vous rencontrer encore à 14h, j'avais une vision avec mes députés. Donc on a travaillé ensemble. Il y avait un travail qui était celui du Sénat.
Bruno a travaillé avec ses sénateurs. Nous ça nous a permis de nous enrichir. C'est aussi quelque chose qui est enfin voilà auquel on est attaché.
C'est une droite qui travaille euh qui essaie de le faire en équipe en s'appuyant sur nos complémentarités. Il y a un regard classique du Sénat qui est très précis juridiquement, très pointu sur les questions de liberté locale, de fonctionnement, d'aménagement du territoire, des collectivités locales. Donc les deux sont très complémentaires.
Oui, on a des ajustements et et on on essaiera de contribuer encore à améliorer globalement notre fonctionnement. qui en re de est-ce qu' pe avoir une volonté de rendre plus facile accep Bruno sur sur le zen ça ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne al je pourrais vous en parler longuement plus longuement peut-être que l'autre oui même si les présidents de région et que sont les présidents de région qui qui l'appliquent d'une certaine façon donc l'idée c'est que sur le z on puisse faire en sorte de remigier à deux défauts. Vous prenez une commune aujourd'hui, la commune qui a fait le plus d'efforts de sobriété foncière ces 10 dernières années.
Cela sera la commune qui sera la plus tapée. Voilà. Deuxième défaut, c'est une disposition qui est profondément ruralicide euh et pour prendre un terme déjà employé et on on a nous depuis des mois et des mois constitué une mission pour pouvoir évaluer ce texte là et on a un texte qui nous permettrait euh comment dirais-je de neutraliser ses défauts sans renoncer à la sobriété foncière.
L'idée c'est de se donner un objectif mais d'arrêter la bureaucratisation depuis Paris. Parce que comment voulez-vous dans une région comme la mienne où il y a beaucoup d'enfants, beaucoup de retraités, beaucoup d'emplois, je veux pas citer d'autres régions ou d'autres départements qui ont moins de besoin. Comment voulez-vous ne pas territorialiser ?
Comment voulez-vous comment voulez-vous de Paris dire toute la France est pareil ? Mais ça c'est le passé. Ça c'est la France du passé.
C'est quand Napoléon disait il est 15h et tous les élèves de France font une dictée. Vous voyez ? Ben non, on n plus autant de Napoléon.
J'aime bien Napoléon par ailleurs et Bonaparte encore plus. Est-ce qu'il y a encore une ou deux dernières questions ? Oui, je vous en prie.
Une question sur lequé quand vous avez équé laation. Oui. Non, ça fait pas partie de nos ligne rouge, mais ça fait clairement partie à nos yeux de la mauvaise approche, c'est-à-dire on augmentera que le SMIC et ceux qui sont au-dessus et ceux qui sont à 1,5 SMI et ceux qui sont à de SMIC et on va aboutir à créer encore plus une trappe à bas salaire.
Moi, je préfère de très très loin l'approche qui a été celle de Florent Ménégop. Le sujet c'est pas le SMIC, le sujet c'est que quelqu'un qui travaille doit pouvoir vivre dignement et décemment un salaire digne. Et aujourd'hui au SMIC, vous avez des gens qui ne s'en sortent pas et c'est écœurant.
Vous avez des gens qui sont dans la région Île-de-France qui font des longs trajets, qui ont des coûts de logement qui sont énormes et qui n'arrivent pas à s'en sortir correctement avec le fruit de leur travail. Et donc si c'est se concentrer sur le SMIC et aboutir à ce que dès qu'on sorte du SMIC, il y a une explosion de toutes les charges et de tous les impôts, sûrement pas. Et c'est pour ça que l'approche est pas bonne.
Et c'est pour ça que nous notre logique parce queil faut aller au cœur du mal. Le cœur du mal, c'est pourquoi les Français ont des salaires aussi faibles. Mais c'est parce qu'ils sont assommés de chargé d'impôts.
Pourquoi ils sont assommés de chargé d'impôts ? Parce que on a le record de la dépense publique qui est dû d'une part à la folie des normes administratives et d'autre part un système social. dans lequel on n'arrive plus à équilibrer les droits et les devoirs et où les aides sociales ne vont plus uniquement à ceux qui en ont vraiment besoin.
Et ça ça coûte de plus en plus cher et ça entretient une spirale où on concentre de plus en plus d'impôts et de charges sur les mêmes. Du coup, vous écurez de plus en plus les Français dans leur rapport au travail et vous appuvrissez le pays. Et donc pour nous, le sujet c'est pas seulement le SMIC et c'est une profonde erreur d'approche.
On va pas retomber dans cette vieille errance de la politique française où pour donner un demi-bout de signal, on ne s'occupe que uniquement d'une catégorie. Nous, notre sujet c'est de remettre le travail, la reconnaissance du mérite et de l'effort au cœur du fonctionnement social de notre pays. Et ce sera vraiment, vous m'entendrez souvent revenir sur ce sujet parce que aujourd'hui c'est la principale injustice en France.
La première, un pays qui ne fait pas poser son système social sur la reconnaissance de l'effort, c'est un pays qui est profondément injuste pour ses compatriotes. Oui. Dire un tout petit peu plus sur les 25 milliards d'économiè décid déjà de supprimer les autorités administratiques indépendantes.
Je pense pas que ça globalement l'ensemble des autorités de leur budget hein, l'ensemble des autorités administratives ou ou rattaché représente mais Véronique Louvagie, vous le direz mieux que moi, euh doit représenter entre 50 à 80 milliards d'euros aujourd'hui dans le budget de l'État. C'est pas complètement une paille. En plus, il y a tout le poids que ça induit.
Une de nos convictions avec Bruno, c'est que la vie des Français est devenue difficile pour tous nos actes. Quand nos enfants s'inscrivent à la faculté, quand on a des formalités médicales à faire, quand on a à répondre à des demandes administratives, tout est devenu compliqué parce que tout est assommé par un luxe de normes et ça aussi ça coûte. Et puis dernière évidemment, on a travaillé à d'autres propositions.
Je vous renvoie à ce que Véronique Louvagier avait commencé à faire sur son contrebudget qu'elle avait présenté la dernière fois qui était un vrai travail. Bruno au Sénat a fait un travail colossal sur le budget. Donc notre objectif est de pouvoir nous engager sur ces basesl.
On reviendra avec vous si vous êtes d'accord en septembre sur ces questions de façon plus précise mais le chiffre de 25 milliards repose notamment sur l'expertise du contrebudget qui avait été faite par Véronique Louvagi. Oui, je vous en prie. une certaine que votre insoumise je prends rhtorique au sens périen du terme c'est ça allez-y que la France insoumise ça fait partie de vos riau les plus féroces tandis que d'autres parties du de les chipiers considèrent que c'est le rassemblement national ma question c'est un petit peu est-ce que vous pouvez préciser votre position idéologique selon vous lequel des deux parties à vos yeux est-ce le plus républicain est-ce qu'il y en a un qui ne l'est pas est-ce que voilà vous me demandez de faire une hiérarchie dans dans ce que je combats.
Bah non, on fait pas d'hérarchie et il y a aucune hiérarchie dans mes propos. Je note juste que le Rassemblement national, lui vote pour la France insoumise, c'est tout. La France insoumise est en rupture avec la laïcité, en rupture avec les règles de la République.
Vous savez très bien les positions qu'on a pris par rapport au Rassemblement national. Et donc moi, mon objectif, c'est pas de classer dans un ordre ou dans le désordre ceux dont on considère queil n'apporte pas de solution pour la France. Notre objectif, je vous l'ai dit, c'est d'essayer d'apporter en positif quelque chose.
Une de mes convictions, c'est que de cette élection sont sortis au fond trois refus. Les Français ont opposé le plus gros refus à Emmanuel Macron et à la politique qui mène depuis 7 ans. Mais ils ont refusé que la gauche accède au pouvoir, une gauche dominée par la France insoumise et ils n'ont pas donné leur confiance au Rassemblement national.
Quand est-ce qu'on va retrouver dans ce pays un vote en positif ? Et je suis très conscient qu'aujourd'hui la droite républicaine ne peut pas l'incarner. Mais notre volonté avec Bruno, avec tous nos députés, avec tous nos sénateurs, avec nos élus locaux, c'est d'apporter vers les Français le visage de cette droite renouvelée, positive, au clair avec ses convictions.
C'est ce qu'on fait aujourd'hui. Oui. Si lors du vote c'est que écoutez juste mais mais je comprends et et pardon, je veux évidemment pas émettre de jugement sur vos questions, elles sont toutes parfaitement légitimes mais j'essaie justement qu'on s'extrait un peu de tout ce qui aboutit à cette médiocrité de ce qui est la vie politique.
Et donc cette conférence de presse, elle est consacrée à un sujet, comment on sort le pays du blocage. les sujets du parti, on s'en occupera et je vous répondrai dessus. Et on a travaillé ensemble avec Bruno sur ces questions avec nos élus pour sortir de cette NAS mais honnêtement dans la classification des problèmes que se posent les Français, je sais pas si c'est celui-là qui pose en premier.
Donc notre conférence de presse aujourd'hui, elle est centrée sur une chose. Est-ce queon peut mettre sur la table un pact législatif qui apporte une solution au blocage du pays ? C'est ce qu'on fait aujourd'hui.
La dernière question, je peux la poser ? Est-ce que j'aime cet exercice de démocratie participative rapidement exécuté. Oui, allez-y.
Gabriel avait annoncé qu'il allait rentrer en contact avec différentes familles politiques. Est-ce que vous avez rendez-vous avec lui euh personnellement ? Est-ce que vous voilà vous attendez d'échanger avec lui là cette semaine sur vos propositions ?
Ça n'a pas été fait et vous constaterez que à ce stade, on est la seule formation politique à avoir mis des propositions sur la table. Euh c'est ma meilleure réponse. Merci à tous.
Je juste pardon Bruno, excuse-moi. Vas-y juste un mot parce qu'on a beaucoup parlé de France et la France en l'outreem ne serait pas vraiment la France et m'accompagne George Naturel qui est sénateur de Nouvelle-Calédonie. La description que George nous a fait en groupe il y a quelques jours nous a pris vraiment au trip.
Il y a là-bas plus 5000 gendarmes policiers sans que l'ordre public n'ait été restauré. Il y a pour plus de 2 milliards 200 millions de dégâts. 30 % de la population active est au chômage et les Français de Nouvelle-Calédonie se sont abandonnés.
Et bien entendu, ça n'est pas une mesure particulière, un tex législatif qui pourra rédre cela, mais on a et on porte avec nous ce que notre famille politique a toujours porté, c'est cette dimension ultramarine et on pense et on est au côté de George, des députés, des sénateurs de Nouvelle-Calédonie pour que demain on puisse trouver la Concorde civile et une Nouvelle-Calédonie qui reste dans la République française bien sûr. Voilà. Merci beaucoup.
Merci à vous. Bon courage à tout le monde.
Bruno Retailleau