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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 juin 2025 25 min

« Je travaille sur une loi pour qu’un psychologue soit présent dans chaque établissement »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Xavier Yovéelli, vous êtes sénateur RDPI, Renaissance des Hautes SN, vice-président du Sénat. On va revenir sur les sujets développés évidemment dans le journal et et on commence par un mot sur ce qui s'est passé cette nuit. Ces frappes israéliennes sur des sites en Iran.

Ça vous inquiète ? Forcément, c'est inquiétant. C'est inquiétant quand une grande puissance comme Israël touche une puissance qui se prépare à être une puissance nucléaire comme l'Iran avec effectivement dans un monde instable comme on peut l'avoir avec d'un côté Poutine, de l'autre côté Trump.

Oui, c'est inquiétant. C'est inquiétant pour tout le monde occidental. C'est inquiétant pour pour la planète en général.

Est-ce qu' un risque d'escalade ? Bah, il y a un risque d'escalade. Oui, tout à fait.

Et donc moi, je je suis enfin je vous avais je me suis réveillé ce matin avec cette information comme tous les Français et et on peut qu'être inquiet. Et donc je pense que les les messages d'appel à la désescalade de la part de l'ONU vont dans le bon sens. Mais le problème c'est que ils peuvent être entendus parce que Benjaminana dit cette opation.

C'est c'est que je pense que malheureusement ils ne seront pas entendus par le le le gouvernement israélien et encore moins par le gouvernement iranien. Et donc je pense que malheureusement on on s'apprête à rentrer en guerre beaucoup plus large que ce qu'on on peut penser. On va regarder comme tous les jours les une de la presse régionale.

Maintenant on en a sélectionné trois. à la une du Midilip. Sécurisation des écoles, mission impossible.

Après la mort d'une surveillante, le premier ministre qui veut expérimenter ce système utilisé dans les aéroports pour détecter les armes en métal. La deuxième une, celle de la dépêche retraite les pistes la piste de la capitalisation. Le conclave s'achève la semaine prochaine.

L'introduction d'une dose de capitalisation individuelle est évoquée pour sauver le système. Et puis dernière une salue au Corrier de l'Ouest dans le secret des futures listes au municipal. À 9 mois maintenant du scrutin, les États-majors des partis posent les bases avant de dévoiler leurs candidats à la rentrée, chacun avec sa stratégie.

De quelle avez-vous envie de parler ? Euh, parlons des futurs municipals. Vous êtes en charge à Renaissance des élus locaux.

Comment vous préparez ces municipales ? Alors, il y a un travail qui est qui est fait à la fois avec Renaissance, avec territoire de progrès parce que vous savez que je suis président du du parti qui est associé à à Renaissance qui est s'appelle territoire de progrès, les soci l'aile gauche, les socio-démocrates en fait, les progressistes euh autour de Gabriel Atal, de d'Emmanuel Macron et donc nous travaillons euh en bonne intelligence déjà avec nos candidats sortants puisqu'on a un certain nombre d'élus sur les territoires et donc l'idée c'est aussi de pouvoir les accompagner s'ils ont fait du bon boulot entre guillemets pendant dans 6 ans et donc l'idée c'est de les accompagner et de continuer à avoir cet ancrage territorial qui se développe petit à petit et puis ensuite ne pas faire peut-être les mêmes erreurs point faible de renaissance l'ancrage territorial vous comptez sur ces municipales mais c'est un point faible parce queen fait renaissance c'est un jeune parti et donc c'est normal que ça soit un point faible et c'est d'ailleurs pour ça que Gabriel Atal a souhaité vraiment acter une une un investissement vraiment fort dans ces élections municipales pour faire en sorte de s'appuyer sur des élus qui sont ancrés dans les territoires, des gens qui ont déjà fait leur preuve, mais aussi de nouveaux talents puisqueen fait il y a toute cette nouvelle génération aussi autour de Gabriel Atal qui s'implante dans les territoires et donc ça va dans le bon sens. C'est c'est un jeune parti qui a de l'avenir, mais c'est pour ça qu'il faut maintenant passer par la case municipale et pas la passer peut-être euh comme perte et profit euh comme on peut faire sur certaines élections.

Je pense que c'est important qu'on investisse dans ces élections euh territoriales et on va reparler euh politique hein puisqu'on parlera du Congrès du PS euh à la fin de cette interview. On revient sur l'actualité. On l'a vu dans le journal conseil des ministres hier Emmanuel Macron, qui a donc dénoncé une désinhibition de la violence dans notre pays pour laquelle il va évidemment falloir apporter des solutions.

C'est ce qu'il a dit. Mais quelle solution ? Déjà, je pense qu'il y a la question euh de la prévention de de tout ce qui est en fait la question des réseaux sociaux aussi, l'interdiction des réseaux sociaux en dessous de 15 ans.

Je pense qu'il faut sortir de l'hypocrisie. Euh aujourd'hui, on a besoin et moi, vous savez, je suis je suis père euh d'un enfant qui est collégien et d'un autre qui est en primaire. Donc, je connais la difficulté euh pour les parents d'encadrer euh parce que on est dans un monde où euh euh les gamins ont tous portable, en tout cas les collégiens ont quasiment tous portables.

Et s'ils n'ont pas, ils sont montrés un peu du doigt par les autres les autres collégiens. Et donc, il faut qu'on puisse aider les familles à avoir un cadre juridique, interdiction des réseaux sociaux. Donc ça passe par un contrôle de la carte d'identité pour pouvoir s'inscrire sur les réseaux sociaux.

Moi je pense qu'il faut sortir de cet anonymat aussi qui est mortifère pour les réseaux sociaux. Pas seulement d'ailleurs pour la jeunesse, mais aussi pour toutes les insultes, toutes les menaces qu'on peut recevoir sur les réseaux sociaux. Donc je pense que ça c'est une un premier point, la prévention, l'accompagnement effectivement de de ces familles et puis il y a une question de santé mentale aussi pour pour les enfants.

On va on va parler de la la santé mentale dans quelques ensemble. Est-ce que vous parlez des téléphones ? Il y a une proposition de loi transpartisane qui a été annoncée hier à la fois par Horizon par le Parti socialiste pour interdire la vente de smartphone au mineurs de moins de 15 ans.

Est-ce que ça c'est un texte que vous pourriez voter ? Honnêtement oui. Je pense que tout ce qui peut aider les familles à accompagner dans la dans la parentalité et c'est-à-dire que quand il y a des règles communes, c'est-à-dire que tous les moins de 15 ans n'auront pas de portable et ben ça ça clos le sujet.

C'est-à-dire qu'il y aura pas de comparaison entre tel ou tel enfant qui a pu avoir un smartphone ou pas. Là, si on dit tous les collégiens et tous les moins de 15 ans ne pourront pas avoir de de portable et de smartphone, le problème il est réglé. Parmi les autres mesures, on l'a entendu, François Beou qui veut multiplier euh les contrôles et et qui a annoncé notamment qu'il voulait interdire la vente d'armes blanche au mineur.

Quelle est l'utilité quand on voit que typiquement dans le cas de nos gens en Haute Marne, il a pris un couteau de cuisine ? Oui, je comprends bien la volonté du premier ministre d'apporter une réponse immédiate à un drame que qui a bouleversé la France et qui nous bouleverse tous. Après effectivement, il y a une question d'apporter en tout cas les pouvoirs publics doivent apporter des solutions concrètes et réalisables.

Malheureusement, on peut avoir accès à n'importe quel couteau, un couteau de cuisine. Donc multiplie les contrôles à l'entrée des établissements. Je pense que c'est bonne augure, ça va dans le bon sens mais on voit que par exemple à nos gens, c'était lors d'un contrôle, un contrôle par les gendarmes.

Donc ça veut dire que c'était même avant le franchissement de de de ce contrôle que que ce jeune a frappé. Et donc c'est pour ça que je pense qu'il faut avoir un accompagnement de de ces jeunes. Moi, je travaille actuellement sur une proposition de loi depuis plusieurs semaines maintenant sur l'obligation d'avoir un psychologue ou un pédopsychiatre dans chaque établissement avec un accompagnement, un suivi dès le début de la rentrée parce que je pense que donc dans chaque établissement sol, chaque établissement, je pense, il faut qu'on ait un vrai plan d'investissement dans la santé mentale des jeunes parce que on voit que la multiplication des réseaux sociaux, le l'inquiétude aussi internationale, les les modes de famille qui ont aussi évolué Tout ça, ça crée de l'anxiété pour les jeunes.

La COVID a créé aussi à la fois un isolement qui ne s'est pas complètement arrêté en fait depuis la COVID. Donc tout ça, on voit bien qu'il y a une augmentation de la détresse euh des jeunes, de des envies suicidaires des jeunes et puis aussi euh les résonde 7500 infirmières scolaires pour 12 millions d'élèves. On est loin du compte.

Donc je pense que s'il y a des dépenses à augmenter alors qu'on cherche des économies mais s'il y a des dépenses à augmenter, je pense que c'est dans la jeunesse, dans l'éducation et dans la santé mentale des jeunes parce qu'encore une fois, c'est l'avenir de notre pays et on n plus envie de voir ce genre de drame se reproduire. Autre sujet dans l'actualité, c'est la réforme des retraites. Hier, le conseil d'orientation des retraites a publié son rapport.

Il alerte sur un creusement des déficits. Le conclave entre partenaires sociaux s'achève la semaine prochaine. Malgré le refus du patronat de toucher aux 64 ans, François Bairou, il croit encore à une issue positive.

Moi, j'étais, je suis et je demeure confiant parce que pour moi, les organisations syndicales et les représentants d'entreprise, je sais où je crois qu'il existe un chemin pour qu'il se mettent d'accord. Alors, ça ne s'est jamais fait. Il y avait aucune chance, souvenez-vous, nous en étions il y a 6 mois, d'affrontement général et dans la rue.

Il y avait aucune chance au départ, mais moi je suis confiant dans leur responsabilité, dans leur capacité de responsabilité. Je crois peut-être je vais me tromper. Si je me trompe, vous saurez me le dire.

Mais je crois qu'il existe un un chemin. Vous aussi, vous croyez encore qu'il existe un chemin ? Bah, je pense qu'il est nécessaire le chemin si on veut maintenir notre système social, si on veut maintenir ce système de retraite euh par répartition avec peut-être des évolutions sur le modèle de euh par répartition, je pense qu'il faut effectivement qu'il y ait un chemin.

Et là, quand vous voyez que le MDEF dit "Non, on touche pas aux 64 ans, que les syndicats disent si on touche pas aux 64 ans, ce qu'on il sert pas à grand-chose." Oui, mais je je pense encore une fois, ça passe par le dialogue social. Les partenaires sociaux doivent prendre leur responsabilité aussi.

Le premier ministre a fait un choix de passer par les les syndicats et les partenaires sociaux. Donc c'est ce qu'il demande depuis euh des années. Donc maintenant, il faut qu'il soit en responsabilité et qu'il euh fasse des propositions.

Si les partenaires sociaux ne peuvent pas faire des propositions, etth ben dans ces cas-là, on repassera euh par des décisions euh euh du parlement. Et dans tous les cas, il faudra quand même qu'on on aille vers une évolution. On voit le rapport du corps.

Je sais pas si vous vous voilà tout le monde l'a l'a entendu, le rapport du corps qui qui dit qu'il faudra passer à 65 ans. Je ne suis pas forcément favorable à ça. Peut-être qu'il y a un autre système.

Peut-être qu'il faut voir aussi comment est-ce que notre modèle social est financé aujourd'hui. Il ne repose uniquement que sur les travailleurs et pas sur l'ensemble de la population. Et donc, on a besoin aujourd'hui d'avoir un autre peut-être un autre mode de financement de notre modèle social.

Votre collègue député des Hautes SC Pierre Casneuve, il dépose une proposition de loi pour décaler l'âge de départ à la retraite à 65 ans en 2042. Ça veut dire que vous vous le soutenez pas là-dessus ? J'ai pas dit que je ne soutis pas.

J'ai dit dit vous êtes pas favorable aux 65 ans. Non, j'ai dit que ça c'était une évolution qui faute de mieux, faute de mieux est la seule solution. Donc ça veut dire que vous pourriez soutenir ce texte.

Je pourrais soutenir ce texte. Je pense juste qu'aujourd'hui il faut qu'on ait des discussions sur le mode de financement. Je ne suis pas sûr que l'allongement définitive de enfin indéfini pardon de l'âge de la retraite soit la seule solution.

C'est une solution. D'ailleurs, moi j'ai soutenu euh le la retraite à 64 ans parce que c'était la seule solution qui était possible. Mais je pense qu'il faut qu'on voit maintenant le mode de financement de notre modèle social et des retraites.

Hier, le Sénat a rejeté la taxe Zucman. Vous vous y êtes opposé. Pourquoi est-ce que cette taxe, elle envoie pas un signal de justice fiscale ?

Oui, mais on légifère pas sur la symbolique. Bien sûr que la la facilité euh voudrait dire que euh bah vu le nombre de mails et de de d'appel qu'on a reçu pour soutenir cette taxe, effectivement la facilité voudrait que que qu'on vote ce texte. Mais on le voit lorsque le président Hollande avait instauré la la taxe à 75 %.

Ça nous a ça nous avait fait perdre entre 3005 et 4000 au contribuables. Des contribuables qui payaient une grosse qu une grosse part d'impôts et qui s'étaient exilés et pas exilé à l'autre bout du monde. Il suffisait d'aller en Espagne, au Portugal, en Italie et on avait une fiscalité plus intéressante.

Donc si faire une taxe supplémentaire fait en infiner perdre des recettes à l'État, elle n'est pas efficace. Et c'est pour ça que il faut travailler et moi c'est ce que je pousse et le président de la République est en train de le faire à l'échelle mondiale. Il faut qu'on ait un impôt minimal à l'échelle mondiale pour éviter l'exil fiscal.

C'est ça l'enjeu, c'est une réponse internationale et non pas une réponse euh nationale. Par contre, la réponse nationale, et là c'est important la réponse nationale, il faut effectivement faire en sorte de lutter contre les dérives, l'optimisation fiscale qui aujourd'hui rend injuste l'impôt où les plus fortunés payent moins proportionnellement que juste. Est-ce qu'on est-ce qu'en n'acceptant pas cette taxe du vous prenez pas le risque d'une censure du PS ?

C'est un peu ce qu' laisser entendre le député Philippe Brand. Mais le PS prendra ses responsabilités si j'estime que c'est pas grave si vous êtes censuré là-dessus. Mais est-ce on va Moi, je je ne légifère pas sous la pression d'un côté comme l'autre.

Moi je légifère, j'ai pas demandé impératif. Le moi ce que je dois en tant que parlementaire, je dois légiférer pour l'intérêt général. Et l'intérêt général aujourd'hui, ce n'était pas de faire partir ceux qui contribuent le plus dans notre pays, c'était de faire en sorte de trouver un modus opérandi qui permet d'avoir des recettes supplémentaires, de trouver 40 milliards d'économies dans notre pays et faire en sorte que notre modèle social soit financé demain.

Moi, c'est mon objectif et si demain ça passe par une contribution exceptionnelle ou supplémentaire pour les grandes fortunes, j'ai pas de problème avec ça. J'ai pas de problème. Je dis juste que le système proposé par les écologistes hier dans l'hémicycle n'était pas le bon parce que ça ne ça risquait de faire partir justement ces contribuables.

On continue à parler de ce qui s'est passé hier au Sénat. Le Sénat qui a entamé son travail sur la fin de vie. Les textes ont été votés il y a quelques jours à l'Assemblée nationale.

Ils arriveront en séance à l'automne au Sénat. Mais d'abord les sénateurs procèdent à une série d'auditions. Ils ont commencé hier avec Jean-Lonetti auteur d'une loi sur la fin de vie.

On va voir ce qui s'est passé hier dans cette audition et Quentin Calmé. [Musique] Bonjour Quentin. Bonjour Orienne.

Bonjour Xavier avec Cové et Quentin. Le Sénat donc commencé hier ses auditions avant l'examen des textes sur la fin de vie à l'automne prochain. Voilà après les députés qui ont adopté les deux textes sur la fin de vie le 27 mai dernier.

Place au Sénat et effectivement la première étape recevoir au Sénat des personnalités des experts. Jean-Lonetti est ancien député LR. Il est à l'origine de la première grande loi sur la fin de vie en 2005, la première loi lonétique qui interdisait l'acharnement thérapeutique, créer la notion de directive anticipée, légaliser la sédation pour soulager la souffrance en phase terminale.

Le texte qui avait été alors adopté à l'unanimité. Jean-Lonetti qui a retravaillé sur ce sujet en 2016 avec la loi Cless Leonetti du nom du deuxè député qui s'est joint à lui, le député PS Alain Clè. Cette nouvelle loi asore alors la sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu'au décès pour des patients atteint d'une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme.

Quel regard porte-t-il donc sur les deux nouveaux textes en cours d'examen ? Et bien Jean Leonetti est très critique pas sur le volet du développement des soins palliatifs. On l'a déjà dit dans cette émission ce volet fait plutôt consensus mais donc sur l'aide active à mourir écoutez hier en audition Jean-Lonetti.

Si j'étais parlementaire, je voterai pas cette loi. Je la voterai pas parce que je ne connais pas de garde fou dans les autres expériences européennes ou atlantique qui n'est pas sauté et volé en éclat au fur et à mesure. Alors, on rappelle ce que contient la proposition de loi.

Ils sont volés sur l'aide à mourir. En l'état, le texte prévoit que l'aide à mourir puisse bénéficier uniquement aux personnes remplissant cinq conditions simultanément. Elles sont au cœur du débat.

On va aller revoir ces cinq conditions adoptées par les députés le 27 mai dernier. Avoir au moins 18 ans, être de nationalité française résidée en France, être capable de manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Avoir déclaré une maladie grave et incurable engageant son pronostic vital en phase avancée ou terminale et enfin présenter une souffrance physique ou psychologique réfractaire ou insupportable.

Le texte contient également un délai de réflexion. L'autoadministration de la substance légale, c'est la règle. Si le patient n'est pas en mesure physiquement d'y procéder, c'est alors un médecin, un infirmier qui administre la substance.

Tout médecin ou infirmier peut faire valoir une clause de conscience lui permettant de refuser de pratiquer l'aide à mourir. Enfin, le texte qui prévoit un délit d'entrave à l'accès à l'aide à mourir, similaire à celui en place pour les interruptions volontaires de grossesse qui est puni de 2 ans de prison et 30000 € d'amende. C'est sur ce volet du délit d'entrave que aussi Jeanlonetti a été très critique.

Écoutez un deuxième extrait. Dans ce texte, il y a le délit d'entrave. Comment moi qui essaierait de t'empêcher de te tuer et de demander la mort, je pourrais être accusé de d'entraver ta liberté.

Non, je fais mon travail d'homme quand je dis ta vie vaut la peine d'être vécu. On sent à l'émotion à chaque fois qu'on parle de ces sujets. Le Sénat qui commence donc l'examen de ce texte.

Xabier Cové, question toute simple. Est-ce que vous vous avez une idée déjà arrêtée sur ce thème ? Alors, moi je suis je suis un militant de de ce de ce droit, de cette liberté depuis euh euh de nombreuses années.

Euh dans mon parti politique aussi, j'ai été confronté euh euh à ce choix où je vous le dis de façon très intime, euh une personne qui était très proche de moi m'a demandé d'être la personne qui, si ça devait arriver, prendrait cette décision. et j'ai la chance de ne pas avoir de ne pas avoir appris cette décision et et je vous cache pas que ça m'a soulagé parce que je pense que c'est tellement intime, c'est tellement douloureux de devoir prendre cette décision que voilà, je remercie que ça n'ait pas eu lieu. Et donc moi je je suis à la fois favorable à ce droit et et encore une fois c'est pas une incitation à mourir, c'est permettre à ceux qui n'ont plus le choix de faire ce choix.

Donc vous êtes plutôt enclin à votre donc je suis plutôt enclin. Après moi je je ne jette pas l'eau propre sur le sur les uns et les autres en fait. Je veux dire, c'est c'est une question tellement intime qui qui dépasse d'abord les clivage politiques.

Il y aura pas de consigne de vote. C'est c'est une question vraiment ça touche à la morale, ça touche à la religion, ça touche à l'éthique et encore une fois c'est un droit qu'on donne à ceux qui sont en bout de course et qui devront faire ce choix en toute conscience et je pense que c'est bien d'avoir un cadre juridique pour éviter justement tout ce qui aujourd'hui et il faut sortir de l'hypocrisie, ça existe aujourd'hui dans notre pays. ça existe sauf que ne c'est pas encadré par la loi et justement le fait de l'encadrer par la loi permettrait de donner une chance à tous.

Alors allons un peu dans le fond, est-ce que vous êtes d'accord avec les critères décidés par les députés ? Est-ce qu'il va falloir les revoir quand on les on les donnait les cinq critères ? Est-ce qu'il vous il vous conviendrai en l'état ?

Les cinq critères me conviennent en l'État. Je pense que être une nationalité française honnêtement peut-être ça peut évoluer. Honnêtement je pense que c'est un des critères qui peut évoluer.

Sur le reste moi ça me va bien effectivement. Pardon juste pardon, il y a eu des basour de la question du délit d'entrave. Est-ce que ça c'est quelque chose qu'il faut revoir ici ?

On entendu. J'ai j'ai entendu qu'effectivement au Sénat serait un vrai un vrai sujet. Alors le délit d'entrave à partir du moment où il y a un cadre juridique, à partir du moment où la loi dit on a un droit, le fait de de d'essayer de convaincre que la famille que les entourages disent "Mais essaie de continuer voilà ça c'est pas de l'entrave, c'est normal.

On peut on peut inciter comme ça peut-être préciser la loi mais voilà mais interdire interdire et bloquer et empêcher ça c'est autre chose. C'est un peu comme l'IVG effectivement le délit d'entrave aujourd'hui il est condamné dans notre pays sur l'IVG qu' il a son sens aussi dans la question de l'aide à mourir dans la dignité. J'ai une dernière question.

Le Sénat qui a élu cette semaine ses quatre corpporteurs, le LR Alain Milon, Catherine Bventidossa qui est également LR pour le volet aide à mourir la sénatrice Florence Lassarade et la centrice Joseline Guidez pour le volet soin palliatif. Qu'est-ce que le choix de ces quatre sénateurs dit de ce que pourrait être la position de la commission et le Sénat ? Vous savez les rapport quelque chose.

Oui, ça dit quelque chose. Bah déjà c'est très majorité sénatorielle, c'est-à-dire qu'on nouvre pas trop à l'ensemble de sensibilités. Alain Milon était non mais Alain Milon est est très ouvert sur ces sur ces questionsl tout à fait et honnêtement moi ça plutôt voilà honnêtement je je ne je ne remets pas en cause les rapporteurs.

Les rapporteurs devront auditionner ils feront leur rapport et ensuite les parlementaires feront leur choix pas par rapport au rapport de la commission mais par rapport à leur audition et leur pourrait adopter un texte à l'automne. En tout cas je le souhaite je le souhaite que que ce texte puisse être adopté. De toute façon, vous savez, on est sur le temps long.

Malheureusement euh on aura deux lectures par chambre, on sera pas en procédure accélérée et donc on aura le temps d'avoir le débat et de faire évoluer la loi. Merci Quentin. On se retrouve dans une demi-heure.

Oui, on va parler retraite dans le club. Ce sera à suivre. On termine par l'actualité dans nos régions.

Maintenant, Xavier Yovelli, on va à Nancy. On retrouve Michael Deo. Bonjour Michaël.

Merci d'être avec nous. directeur départemental des éditions de Meurt et Moselle à l'est républicain et Nancy qui accueille à partir d'aujourd'hui et pour 3 jours le congrès du parti socialiste avec Olivier Fort récemment reconduit à la tête du parti. C'est ça.

Bonjour bonjour à tout le monde. Monsieur Yakovelli, je voulais savoir auprès de vous. Il y a quelques jours, Gabriel Atal a félicité Olivier Fort pour sa réélection.

Euh alors que que signifie cette petite politesse républicaine ? Est-ce que ça veut dire qu'on tâte le terrain pour pour 2027 ou alors est-ce que ça veut dire que qu'on veut encore plus diviser la gauche qui est avec un PS qui est comme on l'écrit ce matin un peu rabugis ? Bah moi je pense honnêtement alors je pas dans la tête de Gabriel Atal et Gabriel Atal en tant que chef de parti c'est normal qu'il puisse féliciter l'élection d'un autre chef de parti.

Le Parti socialiste est un parti républicain et donc c'est tout à fait normal qu'il y ait un salut républicain, ce qui n'empêche pas qu'on ait des désaccords profonds entre nos deux familles politiques. Mais moi ce que je vois c'est surtout que grâce à l'élection d'Olivier Fort, le Parti socialiste peut continuer à jouer un rôle de figurant dans une pièce qui est un peu écrite quand même par Mélenchon et et la LI. Donc aujourd'hui, je pense pas qu'il y a une évolution de la position du du Parti socialiste vis-à-vis d'un rassemblement derrière Jean-Luc Mélenchon et et la France insoumise.

Et c'est bien dommage. C'est bien dommage parce que ce grand parti politique que j'ai connu n'est plus un parti de gouvernement et je ne remets pas en cause tous ces militants, tous ces milliers de militants qui qui effectivement sincèrement s'investissent dans ce parti, mais je pense que tous ceux maintenant qui qui aspirent à avoir une gauche de gouvernement, une gauche qui puisse une vraie gauche progressiste européenne qui prône la laïcité, qui a des fondamentaux clairs sur sur la laïcité, sur la République, sur le régalien, bah je pense qu'elle est partie du Parti socialiste depuis quelques temps maintenant et elle va continuer encore avec la réélection d'Olivier Fort qui ne montre d'ailleurs qu'une fracture du Parti socialiste. Parce que quand on est premier secrétaire sortant et que sur son orientation politique, on ne fait que 42 % et à peine 50 % sur sa personne, on voit bien que le parti socialiste est encore profondément divisé et et je pense que c'est pas de bonne augure pour la suite des événements pour eux.

Michel donc vous donc vous plutôt vous êtes à en train de diviser encore la gauche. Je vois bien que vous les repoussez encore à gauche parce que vous vous n'étiez pas au congrès du des jeunes par du PS à à Nancy il y a il y a 15 jours. Ah non, je vous confirme que j'étais pas au au congrès des jeunes parce que je suis plus socialiste.

Je ne vous ai pas vu. Voilà. Effectivement, mais ils ils étaient ils étaient pas aussi à gauche que vous que vous que vous le dites ce matin.

Il penchait plutôt vers un retour euh au parti de de gouvernement. Qu'est-ce que vous attendez vous ? en tant qu'ancien socialiste de de ce congrès là qui en plus d'un parti qui fait ses 120 ans à Nancy.

Mais mais honnêtement, je je moi je ne repousse pas les socialistes et j'ai été toujours celui qui sur tous les plateaux télé a toujours ouvert les mains pour et ouvert les bras pour que les sociaux-démocrates rejoignent le centre. Moi, je pense que l'avenir aujourd'hui du Parti socialiste, l'avenir des progressistes, ceux qui croient au progrès à l'Europe, à la laïcité, c'est de faire en sorte de travailler avec le centre. C'est c'est ce qui a fait que moi je suis parti en 201 sur la ligne d'Olivier for et à vous rejoindre mais à vous rejoindre tous mais à nous rejoindre à nous rejoindre à rejoindre les territoires de progrès à rejoindre les progressistes autour de Gabriel Atal discutez avec eux avec Carol signol Bernard on discute avec tout le monde avec François Repsamen qui est au gouvernement avec lui vous êtes déjà un peu rejoint avec Oui mais par exemple il est plus proche aussi de de Casneuve il est pas avec Lu s on parle enfin je veux dire on on n'est pas des ennemis C'est qu' renaissance et Raphael Gluxman par exemple.

Mais moi je vous dis à titre personnel, je ne parle pas au nom de Renaissance, je ne suis pas porte-parole de Renaissance. Je parle en mon nom personnel, au nom de territoire de progrès, nous avons des discussions mais aujourd'hui, moi je leur dis euh mes amis, venez avec nous parce que c'est avec le centre qu'on peut construire quelque chose euh de concret pour les Français et ce n'est pas derrière Jean-Luc Mélenchon et euh pour sauver quelques circonscriptions. Merci beaucoup Michael Deo, merci d'avoir été avec nous la une de l'est républicain, c'est du foot quatre matchs à H8 clos pour la S Nancy Loren.

Merci beaucoup d'avoir été là Michael et merci Xavier Acobelli d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans le club des territoires. On reviendra sur le rejet hier au Sénat de la TX Zucman. Mais d'abord on va parler de ce qui se passe en Ukraine avec notre invité Anna Colin les BDF nous rejoint. [Musique]