Hausse des prix des carburants : "Je ne peux pas empêcher un distributeur de hausser les prix"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes bien sur RMC et BFM TV, il est 8h28. Bonjour Roland l'escur. Vous êtes le ministre de l'économie et on en a bien besoin ce matin de vos réponses.
Beaucoup d'inquiétude sur le front notamment de la flambée des prix et des prix de l'essence. On a d'ailleurs appris ce matin qu'un cargo avait été touché dans le D3 d'Ormouse. L'équipage a été évacué.
La situation sur place est donc extrêmement tendue. Qui profite aujourd'hui de tout cela ? Les prix à la pompe qui continuent à monter, qui ont encore monté ce matin alors que dans le même temps, le prix du baril s'est au moins stabilisé, voir même redescendu.
Il y a bien quelque part où passe l'argent. Alors bon, d'abord globalement personne en profite. C'est une mauvaise nouvelle pour nous tous hein.
Il y a une guerre dans le Moyen-Orient. Le pétrole monte et l'essence monte dans tous les pays et c'est encore pire en Asie. On y reviendra peut-être parce que ça ça va nous conduire sans doute à prendre des décisions importantes.
Aujourd'hui, le prix de l'essence globalement, je parle bien de l'essence, il a monté d'à peu près 15 centimes. Le prix du gazoile, lui il a monté de près de 30 centimes et il est aujourd'hui à 2 €. Mais vous l'avez dit, un certain nombre de distributeurs sont au-delà et même bien au-delà.
Donc un, j'age quand même nos auditeurs à faire jouer la concurrence. Il y a un site qui donne tous les prix d'essence partout en France. Ça s'appelle Garbur prix garburant.gouff.fr.
Et d'ailleurs et d'ailleurs RMC et BFM TV sur l'application vous aide à faire le plein le moins cher possible autour de chez vous. C'est géolocalisé donc on peut on peut effectivement faire jouer la concurrence mais enfin à la fin il y en a pas non plus qui soit vraiment pas cher. Un il y a aujourd'hui alors le prix de l'essence a monté partout.
J'allais dire c'est normal et c'est malheureux et je comprends notamment pour nos concitoyens qui roulent beaucoup qui ont des professions qui les amènent à conduire beaucoup. Ça fait une sacrée hausse. On n'est pas en 2022 au sens où l'électricité elle n'a pas bougé.
À l'époque on avait fait x 10. Le gaz n'est pas au niveau où il était. À l'époque.
On est à 50 € sur les marchés. On était à 350 €. Donc le gaz pour l'instant ça va surtout parce qu'on est au printemps.
L'électricité ça va très bien grâce à EDF et au réacteur nucléaire. L'essence ça monte. Aujourd'hui vous avez 60 % des stations service dans lequel le gasoile est à 2 € ou moins.
Donc faites jouer la concurrence. Et pour les autres, moi je convoque les distributeurs demain à 9h45 parce que je souhaite qu'on corrige les anomalies. Donc je souhaite les entendre là-dessus.
Je souhaite aussi qu'il me fasse des propositions. Il y a eu dans le passé des distributeurs qui se sont engagés dans des campagnes précicûant, dans des campagnes de plafonnement. Donc moi à ce stade, je souhaite encore être dans une logique de collaboration et d'écoute.
Mais eux-mêmes m'ont indiqué la semaine dernière qu'ils avaient, ce sont leurs termes, pas les miens, quelques brebis galeuses. Moi ce que je m'attends, c'est à ce que les brebis galeuses, elles rentrent dans le rang et qu'on se retrouve avec oui, une hausse de l'essence qui est malheureuse mais j'allais dire qui est qui est qui qui est automatique aujourd'hui mais qu'on narrive pas ni trop loin ni trop vite à quel est le rôle et quel est le rôle de l'État ? On va y revenir.
Le RN demande à baisser les taxes. LFI demande à geler les prix. Je vous interrogerai là-dessus dans un instant, mais la réponse pour l'instant de votre côté a toujours été de dire "Bon, en fait, on va leur demander au distributeur, on va les observer, on va même les contrôler." Ça a été l'annonce de Sébastien Lecornu qui a donc annoncé en 3 jours 500 contrôles.
C'est censé s'être arrêté là il y a quelques heures. Vous avez fait, on a fait 513. Je peux vous dire qu'on a même dépassé les 5003 513 contrôles avec euh un certain nombre de sanctions.
On aura l'occasion d'actualiser le chiffre en milieu de journée. À hier, on avait à peu près 6 % de sanction hein de pratique trompeuse. Là encore c'est une minorité.
Une sanction ou de pratique trompeuse ? En fait, on est à un peu plus de 10 % euh de de comment dirais-je de d'erreur d'affichage de prix de publicité mensongère et à 6 % de sanctions. Ça c'était à lundi soir.
On aura les chiffres à aujourd'hui à hier soir pardon euh dans la journée. Donc on est à la fois sur une très faible minorité mais une minorité qui doit être corrigée parce que quand vous retrouvez sur quoi les erreurs dont vous parlez ? Ça peut être des erreurs d'affichage, ça peut être de la publicité mensongère, ça peut être des marges dont on considère qu'elles vont trop loin.
Aujourd'hui, on a besoin de j'ai besoin justement de comprendre précisément avant qu'on puisse en venir justement à est-ce qu'il faut libérer les stocks ? Est-ce qu'il faut euh baisser les les taxes et cetera ? Mais dans ce que vous avez observé, nous on les a suivi, nous journalistes sur RMC, sur BFM TV, on les a suivi les contrôleurs de la DGC, honnêtement.
J'ai trouvé que ça ne servait à rien. C'est-à-dire que en fait, ils étaient avec des carnets et ils vérifiaent effectivement que les papiers avaient bien été rempli, que les déclarations des différents pompistes avaient été faites et que il y avait pas un décalage entre le prix affiché et quand le ticket sort, ce qu'on avait vraiment demandé et cetera. Mais en réalité, vous n'avez aucun moyen de contrôler les prix eux-mêmes puisque les prix sont libres.
Donc c'est le grand bluff ce qu'on non, c'est pas du bluff. Non non non puisque je vous dis on a un certain nombre d'erreurs qui sont notées et un certain nombre de sanctions qui sont passé attendez attendez je vais continuer des erreurs c'est pas des erreurs sur les prix c'est des erreurs d'affichage sur les prix quand vous mettez sur votre totem comme on dit un essence à 1, réité c'est que dans la pompe il est à deux bah oui vous trompez le client et clairement vous faites quelque chose d'illégal ou mais à la fin vous allez pas faire payer le consommateur au lieu de de donc en fait ah bah si si c'est à la pompe 1 enfin si c'est de ce sera de donc non pardon c'est bien ce que je vous dis ce que je dis c'est que si vous arrivez sur s'il est s'il est à deux il le payera deux vous direz au pompiste ah bah vous avez mal affiché mais à la fin pour le français ça ne change rien si parce que c'est une publicité mensongère c'est un comportement parmi d'autres là où je vous rejoin c'est que sur les 10 % par exemple qui aujourd'hui vendent leur gazoile au-delà de 300 € on a besoin d'explication on a besoin d'engagement on a besoin de correction de la part des distributeurs. Sinon, il faudra qu'on envisage d'aller plus loin.
Mais moi, à ce stade, je reste convaincu que face à un choc extérieur important, on a plus besoin de se serrer les coudes, de solidarité, de faire jouer la concurrence, ça c'est très important. Et de faire en sorte que chacun joue son rôle. Donc moi ce que je vais leur dire demain, c'est j'attends que vous jouiez votre rôle.
Sinon effectivement, faudra sans doute qu'on aille plus loin. Je voudrais pour que les choses soient très claires. Euh on en est sûr.
Quand je dis c'est le grand bluff cette histoire de contrôle, c'est qu'au fond on a un problème majeur qui est la question de la hausse des prix euh du carburant. Votre réponse pour l'instant, c'est de dire et d'ailleurs l'expression hausse abusive a été utilisée par le Premier ministre. Nous on va montrer les muscles, on va faire des contrôles.
Mais en réalité ce que vous pouvez contrôler c'est pas les prix. Ah bah si. On contrôle et on mesure tous les prix.
Vous ne pouvez pas empêcher un distributeur d'augmenter les prix ? Je ne peux pas empêcher un distributeur d'augmenter les prix, c'est la concurrence. Mais en revanche, je peux mesurer, je peux regarder la distribution, je peux identifier ce qui est en front trop, je peux les pointer du doigt, je peux faire Alors quand vous dites solidarité, pardon Roland l'escur mais puisque 60 % du prix de l'essence, c'est vous, c'est l'État, est-ce que la solidarité elle doit pas commencer par là ?
Est-ce que c'est pas vous qui devez d'abord faire un effort ? du siècle, pour reprendre votre expression, c'est euh la grande escroquerie du siècle. D'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé.
Alors, je vais faire un peu de pédagogie là-dessus. On a un peu plus de 50 % sur la naissance qui est effectivement des impôts qui servent à financer des services et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE, c'est une taxe qui est assise sur les volumes.
C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre, le volume ne va pas changer. Là, en fait, peut-être baisser, mais il va il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20 % parce que les Français sont pas idiots.
Quand le prix de l'essence monte, ben ils conduisent moins, ils font du couvertiturage. Non, mais il y a beaucoup de gens qui le font quand même. Je le répète, il y a des gens pour lesquels la conduite est un outil de travail.
Eux, évidemment, ils n'ont pas le choix. Mais il y a beaucoup de Français et de Français qui réduisent leur consommation. Ça c'est la partie sur l'assise en revanche la TVA c'est sur le prix et si le prix monte et donc il y a un effet positif et un effet négatif du fait des volumes.
Donc la réalité on l'a observé à chaque fois c'est que quand le prix de l'essence monte globalement c'est une j'allais dire comme une mauvaise affaire pour l'État mais c'est une mauvaise affaire pour tout le monde. Donc ce qu'on propose aujourd'hui ça a déjà été essayé. Jordan Merdela il propose d'utiliser l'argent qu'on a pas, de dépenser de l'argent que je n'ai pas aujourd'hui.
On l'a fait dans le passé pour faire ce qu'on appelle la TICP flottante. Il y a d'autres pays qui ont fait parce que comme vous le disiez effectivement tout le monde entier est confronté à cette question. La Croatie, la Hongrie ont plafonné le prix de l'essence et du gazol à partir de ce mardi.
En Italie, le gouvernement a annoncé la réduction des taxes sur l'essence avec un un système justement d'assise mobile. Alors, c'est pas fait, non, c'est pas fait en Italie parce que je peux vous dire, j'en ai j'en ai parlé avec mon collègue, ils ont dit qu'ils allaient envisager de le faire et j'en ai parlé avec mon collègue italien, il me dit franchement, je sais pas encore comment je vais faire ça parce que c'est très compliqué. C'est une usine à gaz.
Ça a été fait en France en 2000. Je lui ai dit franchement moi je peux t'envoyer toutes les notes. C'est très compliqué et surtout c'est très souvent déceptif parce que vous baissez la fameuse taxe, vous allez pas la mettre à zéro.
Donc vous baissez de quelques centimes l'essence alors qu'il a démonté, on l'a dit, de 15, 20 voire même 30 centimes pour le gazoil. Donc il faut trouver autre chose et je veux pas vous donner l'impression qu'on est impuissant face à ça. On a donner un petit peu ça.
Mais c'est pour ça que je voudrais qu'on aille un peu plus loin parce que aujourd'hui le vrai nœud du problème il est pas à Charleville-Mière ou la Macon, il est dans le D3 d'Ormous. Mais est-ce que le n du problème c'est pas aussi ce que disait ce matin le gouverneur de la Banque de France François Villeroi de Galot qui était chez mes confrères d' RTL, il a dit cette phrase "Nous n'avons plus d'argent. Est-ce que le problème c'est pas celui-là ?
Non non mais je vous confirme qu'on a pas beaucoup d'argent mais ce que je peux vous dire aussi c'est que lundi matin à la demande du président de la République j'ai convoqué un G7 finance convoqué hier un G7 énergie qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens à ce stade la décision n'est pas prise de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux et le pétrole entre lundi matin et lundi soir on était à 120 dollars on est revenu aujourd'hui à ce qu'on va vendredi c'estàd de l'ord 90 dollars. Et donc on a bien montré que une heure de réunion à cette ministre des finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques qu'on va imaginer ici ou là qui ne dev qui ne reviendront qu'à une chose, c'est prendre de l'essence du côté des conducteurs pour la pour la reprendre évidemment au contrib. Ce matin, vous nous le dites.
En tout cas, il n'y aura pas d'aide, il n'y aura pas de chèque énergie, il n'y aura pas de baisse de la taxe, il n'y aura pas de gel des prix à Pauline de manè. Non non mais voilà que les choses son aujourd'hui l'incertitude majeure c'est l'intensité et la durée de la crise. Ce que je peux vous dire aujourd'hui c'est compte tenu de ce qu'on sait le levier majeur c'est celui-là.
Faire en sorte que le pétrole qui n'a pas de problème pour arriver chez nous, on en a de l'essence mais qui a des problèmes pour arriver en Asie qu'on puisse le rendre plus fluide qui circule davantage et qu'on fasse péf. La réponse c'est plutôt nos frégates que nos taxes. Nos frégates et nos ministres des finances, voire même les leaders parce que vous savez que le président Macron a convoquer aujourd'hui un G7 au niveau des chefs d'état et qui évoqueront sans doute ce sujet des stocks stratég.
Vous avez parlé la question des stocks stratégiques. 3 mois de stock d'avance. Au moment où on se parle d'ailleurs, nous n'avons pas de risque de pénurie.
On est bien d'accord. Donc c'est pas sur cette questionlà. Ce serait plutôt pour fluiditer fluidifier le le marché.
Ils appartiennent à qui ces stocks stratégiques et on les a acheté quand et si on les libère, qui les payera ? Alors, on est aujourd'hui à je vais je vais je vais parler en jour de consommation, c'est plus simple, en jour d'importation. Euh on a aujourd'hui 108 jours d'importation.
Donc on pourrait d'avance en quelque sorte tout arrêter même si le pétrole arrive et on aurait 108 jours devant nous. Et la réalité c'est que un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés qui mesurent exactement qui peuvent être qui peuvent être utilisé.
Au total euh on est en millions de barils dans le monde à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous voulez libérer, évidemment, on va pas tout libérer du jour au lendemain, vous faites circuler du pétrole dans le monde et donc vous diminuez la pression. et on l'a vu.
C'est pour ça d'ailleurs que le pétrole sur les marchés a baissé depuis 3 jours. Euh évidemment, ces stocks ne sont pas infinis, donc il faut le faire avec parsimonie. Surtout, il faut le faire de manière coordonnée pour envoyer un message de coopération.
AG7 et même plus largement l'Agence internationale de l'énergie. C'est une trentaine de pays, le milliard de stock dont je parlais tout à l'heure. Et il faut donner un message très clair qui est que si on ne peut pas réouvrir le D3 d'Ormous tout de suite, on va le remplacer par d'autres pétroes qui viendra d'ailleurs et qui va circuler dans le monde.
Et ça, vous pourriez prendre la décision dès cet après-midi. Écoutez, je pense que aujourd'hui moi mon job c'était de faire en sorte que la décision puisse être prise qu'à tout moment vous puissiez appuyer sur le bouton. Exactement.
Nous ce qu'on souhaite c'est que au moment où le chef d'état décide, au moment où ce qu'on appelle l'AE, l'Agence internationale de l'énergie le décide collectivement, on puisse le faire. Aujourd'hui, je pense que j'ai fait mon travail. Roland l'escure.
Est-ce que vous pouvez prévoir dans une semaine, dans de semaines, puisque le prix du baril est redescendu, que ces prix redescendent à la pompe ? Moi ce que je veux discuter avec les distributeurs de main c'est trois choses. Un, partager nos données qui s'engage à corriger des anomalies, qui s'engage à faire des efforts.
Mais je veux parler de cette histoire de délai parce que au fond que l'essence est monté quelques brebes galeuses mais qu'il est monté en moyenne, j'allais dire c'est normal. Ce qui m'a surpris c'est la rapidité d'exécution. J'ai pu dire c'est monté vite.
Alors est-ce que ça peut descendre vite ? Ben ben ce que j'aimerais c'est que si ça monte vite, ça descende vite si le pétrole baisse parce que ce qu'ils me disent et je le comprends c'est que comme on s'est rué, vous l'avez vu sur les pompes, les stock ont tourné très rapidement et on est très vite arrivé sur du pétrole plus cher. Bon ben moi ce que j'espère c'est que si le pétrole baisse, ça baissera aussi et aussi vite.
Est-ce que vous allez revoir euh à la baisse vos prévisions de croissance ? Non, à ce stade non. On sait que ça va avoir un impact sur la croissance évidemment sans doute un peu moins de croissance et probablement un peu plus d'inflation mais un ça va dépendre de l'intensité de la durée.
Mais surtout on entrait dans cette crise là encore grande différence avec 2022 plutôt dans une position favorable. On avait des chiffres qui étaient plutôt meilleurs que ce qu'on attendait. Donc je vous rappelle nos prévisions. 1 % de croissance à peu près 1 % d'inflation cette année.
À ce stade pas de raison de l'échanger. On reste dans une économie je dirais résiliente. Euh les banquiers centraux nous l'ont dit également hier.
On reste dans une économie résiliente, y compris pour les entreprises. Alors là, ça n'a rien à voir forcément avec la question de la guerre là-bas, mais ça met encore plus en tension. J'avais ce matin un auditeur Roland qui a une petite entreprise de transport, il a 12 petits camions et ils font des tournées notamment pour les médicaments dans les pharmacies en Girond.
Did dit avec mes 12 camions et mes 500 km par jour pour chaque camion, il a calculé qu'il en aurait ce mois-ci pour 7000 €. de plus de carburant. Donc il dit en gros, c'est toute ma marge du mois qui va être grignotée dans un monde et dans une croissance française où les entreprises sont clairement sous tension.
J'entends bien que vous dites il y aura pas d'aide à ce stade et on va juste faire en sorte que la crise se termine. Mais sauf que ce mois-ci par exemple pour Roland le le transporteur c'est 7000 €. C'est sa marge qui est grignotée.
Est-ce que les entreprises françaises ont les reins suffisamment solides pour se dire bon bah OK, il y a pas d'aide, faut juste qu'on tienne ? Non. Alors ça va dépendre aussi de l'intensité de la durée.
Mais c'est vrai que pour quelqu'un dont l'essentiel des coûts c'est de l'essence, c'est ce qu'on appelle du gazol non routier. Gasol n routier c'est plus 30 % hein parce que c'est pas comme l'essence à la pompe, il y a pas de taxe, ça monte direct. Donc ça c'est très important.
Donc je dis à Rand évidemment que ça va être difficile dans les jours qui viennent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer avant que ça se calme un peu. Je pense que le conflit va quand même durer mais ça peut se calmer un peu et que évidemment nous on va suivre le sujet de très près mais à ce stade c'est le gouverneur de la Banque de France qui l'a dit c'est pas moi.
On ne s'attend pas à un retournement fort de la croissance plutôt un ralentissement et donc un mauvais moment à passer mais qui on espère sera de courte durée avec une croissance. Demain vous recevez les distributeurs. Est-ce que ça veut dire que vous considérez que les fournisseurs que Total BPS ?
Euh eux, ah vous les recevez aussi ou alors ou alors vous vous dites eux finalement euh c'est pas eu le problème. Moi je veux pas que les uns et les autres se renvoient la balle. On reçoit tout le monde.
Quand je disais les distributeurs, c'est au sens large du terme. Donc les pompistes pour simplifier mais aussi ceux qui remplissent les pompes Total et SAU et quelques autres, la grande distribution, les distributeurs indépendants. Au fond, quand je parle de solidarité, il faut que toute la filière s'y mette et on a besoin d'engagement de leur part et j'espère qu'on les aura.
On a encore une minute mais j'aimerais juste comprendre encore une chose parce que je j'ai beau me refaire le film de notre interview, il y a une un point que j'arrive toujours pas à comprendre, c'est où sont passés les sous. Mais les sous aujourd'hui malheureusement au creux du D3 d'Ormous, ils sont où ? Non mais donc on a aujourd'hui quand le baril est monté à 120 mais pas si longtemps, ils sont passés où ?
Alors ceux-là ils ont pas vécu longtemps heureusement grâce à notre action. Ça a été essentiellement de la spéculation qu'on a réussi à interrompre avec notre action. Je pense que lundi, il y en a qui ont perdu beaucoup d'argent et j'allais dire tant pis pour eux, ça c'est sur les marchés et j'allais dire on a intérêt plutôt à la briser.
Mais la réalité aujourd'hui, c'est qu'il manque 20 millions de barils par jour et que si on les remplace pas, le pétrole va être plus cher parce que ça coûte plus cher parce qu'il y en a moins et que du coup ce qui est rare et cher, vous connaissez le dicton, évidemment, ça fait un essence plus cher pour tout le monde et je le regrette évidemment et on va tout faire pour que ce soit pas trop haut et surtout que ça baisse plus. trop longtemps Roland l'Escure, merci d'avoir répondu à nos questions ce matin.
Roland Lescure