Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) – 09/01
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que les prix alimentaires vont baisser dès le mois de février ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Est-ce que les débats sur le pouvoir d'achat et l'inflation en France sont aussi forts aux États-Unis ou en Australie ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Gabriel Attal à Matignon est-ce que c'est une bonne nouvelle pour les chefs d'entreprise ?
- 2:46RelanceRéponse directe
Vous ne redoutez pas une inflexion de la politique économique ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Gabriel Attal a-t-il fait un geste envers les entreprises en venant au MEDEF ?
- 4:18FerméeRéponse directe
Les négociations commerciales du 31 janvier seront-elles bouclées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18PrésentateurFait
« c'est la promesse de Michel-Edouard Leclerc »
- 4:28PrésentateurChiffre
« 98% du travail est déjà fait »
- 9:57PrésentateurChiffre
« il faudrait que ça soit pas plus de 2,5% »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Présentateur33 %
≈ 2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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BFM Business présente Ville Chevrillon La grande interview Bonsoir, bienvenue dans la grande interview on va parler de prix alimentaire on va parler d'inflation est-ce que les prix alimentaires vont baisser dès le mois de février, en tous les cas c'est la promesse de Michel-Edouard Leclerc, on va en parler avec le big boss de la Fédération du Commerce et la Distribution, Jacques Grissel bonsoir Jacques Grissel, merci d'être avec nous vous êtes, tiens j'en profite pour dire que vous êtes aussi le patron de la Fédération mondiale de la grande distribution puisque vous partez jeudi à New York où il y a un big show, il y a le big show de Las Vegas évidemment
il y a le big show du commerce
à New York
oui tout à fait, avec 40 000 personnes moi je préside la Fédération à cette occasion-là avec un conseil d'administration avec une cinquantaine de personnes représentant quasiment le monde entier, il y a des fédérations d'absolument partout, mon vice-président est australien, mon trésorier est chinois et on va parler intelligence artificielle, on va parler de décarbonation on va parler de tous ces sujets qui sont en train de transformer totalement le commerce
est-ce que vous allez parler aussi de pouvoir d'achat d'inflation, est-ce que les débats qu'on a en France qu'on va avoir tout de suite Jacques Grissel est-ce qu'ils sont aussi forts aux Etats-Unis, en Australie ?
alors ils sont complètement différents parce que les systèmes sont différents ce qui est la même chose et on en parle chaque année ce sont les relations qu'il y a entre les distributeurs d'un côté et les grands industriels de l'autre ça prend des formes différentes en France on fait des lois ils nous regardent tous en se disant que c'est un peu n'importe quoi mais ça prend d'autres formes et les relations sont aussi compliquées ailleurs parce qu'il y a clairement quelques grands industriels qui veulent faire en sorte de protéger leurs marges
Oui, évidemment c'est un sujet qu'on connaît bien on va en parler du fameux boycott l'arme fatale mais peut-être aussi une arme à double tranchant Jacques Grissel quand même ancien numéro 2 du MEDEV vous dirigez aujourd'hui une des plus grosses fédérations du MEDEV je crois que vous avez même passé votre après-midi je ne sais pas c'était un comité exécutif au siège du MEDEV Gabriel Attal à Matignon est-ce que c'est une bonne nouvelle pour les chefs d'entreprise ?
Écoutez, on verra naturellement on va voir ce qui va se passer a priori, oui l'a priori est très clairement positive dans la mesure où Gabriel Attal dans son court passage au ministère de l'éducation nationale avait très clairement dit qu'il voulait travailler avec les entreprises c'était le premier ministre de l'éducation nationale à venir au MEDEV parler devant les chefs d'entreprise donc c'est le signal qu'il considère que l'ensemble des entreprises sont des acteurs avec lesquels il faut travailler avancer sur des sujets compliqués comme l'éducation donc il y a plein d'autres sujets on est persuadé qu'il va avancer et donc on lui fait confiance
Donc plutôt une bonne nouvelle vous ne redoutez pas une inflexion de la politique il y a toujours des doutes pour savoir un, si Bruno Le Maire va rester on n'en sait toujours rien à Bercy et puis deux est-ce qu'une petite inflexion peut-être de la politique d'offre du président de la République ?
Nous espérons que cette politique sera non seulement continuée et poursuivie et même amplifiée on verra si effectivement Bruno Le Maire avec lequel on travaille de manière extrêmement étroite depuis pas mal d'années continuera à être à Bercy la chose qui est certaine c'est que la situation de la France qui est une situation dans laquelle nous avons un retard de compétitivité elle, elle ne va pas bouger et donc il va falloir faire en sorte qu'on s'adapte par des réformes et en diminuant nos coûts
Oui justement vous parlez de Gabriel Italo au MEDEF j'avais la chance de l'interviewer et il disait qu'il avait besoin des entreprises notamment pour les élèves en seconde en seconde pour les fameux stages c'était un exercice compliqué mais en tous les cas il avait fait ce geste de venir ce que lui avait reproché certains syndicats de l'éducation nationale En même temps c'est assez normal
les élèves par définition ensuite ils ont vocation à trouver un travail pour qu'ils aient un travail il faut qu'ils soient le mieux formés possible on sait qu'on a quand même quelques petits problèmes dans notre pays si on veut atteindre le plein emploi dont parlait récemment le président de la République Bruno Le Maire encore hier
le plein emploi
ça suppose effectivement qu'il y ait le meilleur système de formation initiale possible on sait que la compétition entre les nations aujourd'hui elle se fait notamment sur l'éducation
Alors le 31 janvier il y a un calendrier assez serré c'est les fameuses négociations commerciales on les avait le gouvernement les avait précipités Bruno Le Maire les avait précipités c'est la fin normalement alors 98% du travail est déjà fait mais c'est auprès des PME reste les 2% qui représentent je crois à peu près 80% de votre chiffre d'affaires enfin de la grande distribution on voit que c'est très compliqué que pour l'instant c'est grand flou il y a des mesures de boycott quand les négociations n'arrivent pas on a vu Carrefour avec Pepsi mais il y a eu Ferrero il y a eu Systemi aussi qui avait brandi ces termes là les négociations le 31 janvier ça sera bouclé ?
ça sera bouclé on n'a pas le choix il faut les boucler d'ici à chaque fois
on peut proroger d'une journée quelques jours
non parce que le système a en plus changé c'est à dire que désormais il y a une nouvelle loi qui est arrivée qui dit que si à la fin des négociations il n'y a pas eu d'accord à ce moment là l'industrie elle a le droit purement et simplement d'arrêter de livrer donc c'est dans des conditions pas totalement claires juridiquement mais donc on a encore un nouveau système compliqué qui existe nulle part au monde bon ce qui est certain c'est qu'on va aboutir et qu'aujourd'hui on a des grandes entreprises qui jouent la montre elles jouent la montre en se disant oui elles ont intérêt
à arriver au 31 janvier sans accord
oui elles ont intérêt et pas intérêt parce que très franchement aujourd'hui les grandes marques se vendent moins bien que les marques de distributeurs elles ont aujourd'hui une image qui diminue qui est mauvaise de plus en plus mauvaise on voit bien que ce sont elles qui ont été en grande partie responsables de l'inflation on voit bien qu'elles refusent depuis des mois et des mois toutes baissent alors même que celle-ci qui sont justifiées et donc il y a un moment où il va falloir qu'ils redeviennent raisonnables je sais bien qu'il y a des entreprises qui ont de PepsiCo qui a 56% de rentabilité des fonds propres qui veuillent les garder je veux bien mais il y a un moment où il faut arrêter et faire en sorte qu'il y ait des accords normaux qui soient signés de façon à faire en sorte qu'on arrête avec une inflation qui n'est aujourd'hui plus du tout justifiée
oui on va on va revenir là-dessus juste je réalise soudain que cette histoire de boycott elle est aussi c'est une arme fatale mais c'est peut-être une preuve de faiblesse aussi parce que si au 31 janvier Carrefour n'a pas négocié les prix avec Pepsi alors certes d'ici là il n'y a pas de Pepsi il n'y a pas de Lipton il n'y a pas de beaucoup de produits qui ne sont plus dans les rayons de Carrefour mais au 31 janvier donc Pepsi pourrait décider de ne plus livrer Carrefour
par définition je ne commande jamais un cas particulier d'une enseigne
ou aux auditeurs les spectateurs on l'a en mémoire il y a toujours eu
historiquement des moments où une enseigne une grande marque ont effectivement des difficultés ça fait partie de la négociation à un moment on finit par trouver un accord au moment de la fin des négociations plus tard mais c'est quand même un symbole c'est le symbole que les enseignes ne peuvent pas accepter n'importe quoi et aujourd'hui on voit bien qu'il y en a il y a des grandes marques autres que celles que vous citez qui sont arrivées dans la négociation qui l'ont dit dans la presse en disant moi je veux une augmentation de 7, de 10% et bien quand on est à 7 et 10% alors que la matière première a baissé ou qu'il n'y a aucune matière première dans un litre de boisson gazeuse sans sucre et bien il n'y a aucune raison qu'il y ait des augmentations d'autant plus que le coût de l'énergie a plutôt baissé par rapport à l'année des dernières les emballages ont baissé toute une série d'éléments le fret a baissé il y a toute une série d'éléments qui justifient une baisse et aujourd'hui on voit que certains qui ont promis des hausses de marge dans les années qui viennent très clairement n'ont qu'une seule et unique ambition augmenter encore leur marge au détriment des consommateurs c'est pour ça qu'il y a de temps en temps des tensions mais ces tensions naturellement elles seront levées
le boycott vous êtes pour ou contre ? est-ce que c'est une arme comme une autre ?
c'est une arme vous êtes Carrefour
ou vous êtes Michel-Edouard Leclerc qui dit non les boycott ça sert à rien ?
c'est une arme comme une autre qui est utilisée régulièrement par tout le monde et qui ne vous choque pas ? par les industriels qui de temps en temps je vous le rappelle l'année dernière refusaient de livrer comme par les distributeurs de temps en temps c'est encadré par la loi c'est tout à fait normal il faut rappeler quand même qu'un magasin n'a pas l'obligation de mettre tous les produits il choisit les produits qu'il vend et donc pour cela il choisit ceux avec lesquels il a envie de contracter
le 31 janvier vous pensez qu'il y aura un accord ?
le 31 janvier il y aura des accords quasi pour l'ensemble ça va se traduire par par quoi ?
ça va se traduire par nous ce que nous souhaitons c'est qu'il y ait globalement des baisses de prix suffisamment nombreuses et suffisamment significatives pour équilibrer des hausses qui existeront sur d'autres produits il y a des produits pour lesquels le chocolat le prix de la matière première a monté c'est normal qu'il y ait des augmentations il y a des produits comme tous les produits à base de céréales l'huile, les pâtes là les matières premières ont baissé et donc c'est normal qu'il y ait des baisses l'important c'est que les deux s'équilibrent pour qu'on soit aux alentours de zéro c'est à dire il y aura sans doute une petite inflation l'important c'est qu'on ne soit plus dans cette inflation générale et que les français voient des baisses de prix significatives il n'y aura pas une baisse globale des prix il y aura des baisses de prix
je voudrais qu'on fasse entendre Michel-Edouard Leclerc qui était l'invité lundi matin d'Apolline de Malherbe ce qu'il disait en tous les cas c'est qu'il voulait ramener l'inflation alimentaire dans la moyenne de l'inflation aujourd'hui l'inflation alimentaire c'est 7,1% enfin au mois de décembre selon l'INIC il faudrait que ça soit pas plus de 2,5% je le cite à 3% dans l'ensemble les industriels a-t-il ajouté ont compris qu'il avait fait une belle connerie je cite Michel-Edouard Leclerc vous n'êtes pas obligé de reprendre l'expression Jacques Ressel
non je pense que certains ont compris que d'avoir augmenté trop les prix c'était traduit par une baisse des volumes mais aujourd'hui visiblement tout le monde n'a pas encore complètement compris et donc j'espère que ça va arriver mais malheureusement certains se disent qu'ils préfèrent sacrifier les volumes et avoir des hausses de prix extrêmement fortes encore ou ne pas baisser leurs prix ça c'est quelque chose qui est anormal et donc c'est pour ça que nous souhaitons on souhaite quand même depuis un an qu'il y ait des baisses de prix pendant un an ils ont refusé en nous disant les baisses de prix on fera ça au moment des négociations et maintenant au moment des négociations certains disent ah ben non c'est pas possible ça n'est pas justifié si c'est justifié encore une fois pas pour tout mais pour suffisamment de produits pour faire en sorte qu'au total on arrive à peu près équilibré qu'on arrive entre 0 et 2% de résultat final
est-ce qu'il n'y a pas un côté un peu arroseur-arrosé je m'explique effectivement là vous dénoncez les fameux 2% qui représentent 80% de votre chiffre d'affaires dans la grande distribution
c'est un peu plus de 2% quand même les volumes c'est ce que disait c'est 2% des entreprises oui c'est ça je disais 2% des entreprises
représentent 80% du chiffre d'affaires oui c'est ça et en même temps vous vous avez il y a combien de centrales d'achat aujourd'hui enfin aujourd'hui il faut le dire 8 parce que ça va encore diminuer il y en a 8 ou 9 oui donc c'est très très peu donc vous même vous resserrez énormément aussi l'entonnoir et vous mettez une pression incroyable sur les petites entreprises
les choses se passent à l'envers on est produit par produit produit par produit vous avez en moyenne donc par catégorie de produits je ne sais pas vous prenez les produits infantiles les produits pour bébés vous avez 1, 2, maximum 3 grands industriels qui font le marché face à 8, 9 centrales d'achat ce sont eux qui posent problème parce qu'ils ont une capacité à orienter les prix mais on est bien d'accord mais vous même
vous de l'autre côté par rapport aux milliers de PME qui sont en face de ces 8, 9 centrales d'achat chars d'achat pardon elles subissent votre loi elles subissent votre loi et vous vous subissez la loi des grandes entreprises vous voyez c'est ça que je voulais dire c'est qu'en fait la preuve c'est que
la preuve c'est que d'une manière générale les négociations se passent bien avec les PME qu'elles arrivent avec des demandes inférieures à celles des grandes marques et n'oubliez pas une chose c'est que les PME elles font 95% de la production des marques de distributeurs et donc en réalité on travaille beaucoup avec elles sur les marques de distributeurs qui elles ont augmenté en volume de manière extrêmement forte et avec lesquelles ces PME globalement les relations sont bonnes et donc c'est pas là qu'il y a le problème notre problème essentiel il est avec 10, 15 grandes marques
est-ce que on verra une baisse des prix le 1er février ?
on verra des baisses de prix progressives parce que
il y aura des baisses de prix
il y aura des baisses de prix mais ça c'est à chaque enseigne c'est pas le patron de la fédération qui peut dire ce qui va se passer tout remonte à vous Jacques Gressel non tout remonte pas à moi et le droit de la concurrence m'interdirait même de rentrer dans le détail de tout ceci ce qui est par contre certain c'est que ce que disent l'ensemble des entreprises c'est qu'il y aura des baisses et que ces baisses progressivement elles se mettront en place et après il y a les politiques commerciales des enseignes qui font que ils le mettront en place au fur quand ils le jugeront nécessaire
oui parce que Thierry Cotillard lui c'est le patron des trois mousquetaires intermarché netto et là où je passe ma vie bricomarché voilà donc des baisses de prix dans les rayons pour la première fois depuis trois ans
vous y croyez donc ah oui bien sûr c'est ce que je vous disais il y aura des baisses de prix significatives sur beaucoup de produits mais il y aura aussi des hausses sur d'autres produits l'ensemble aboutira à quelque chose qui sera autour de aux alentours de 0 à 3% on verra le résultat final vous savez vous avez plein d'incertitudes le cours du sucre c'est casser la figure littéralement depuis quelques semaines qu'est-ce qui va être anticipé sur tous les produits sucrés sur toute une série d'éléments de ce type là ça dépendra globalement il y aura sans doute une légère inflation c'est ce que disait Michel-Edouard Leclerc aujourd'hui on va vers une inflation globale à 2-3% on devrait au maximum être aux alentours de 2-3%
donc la inflation alimentaire va rentrer dans le rang exactement
mais par contre il n'y aura pas contrairement à ce qui a pu être dit de baisse de prix globale généralisée il y aura beaucoup de baisse de prix dans les rayons qui se verront
est-ce qu'on a l'impression qu'aujourd'hui les vrais dirigeants de la France ce sont les quatre dirigeants des grands des grands des grands magasins des grandes distributions
non tout simplement c'est la vie des géants on va chercher le mot des géants c'est la vie de tous les jours c'est pour ça que vous les invitez beaucoup on a la chance d'être très souvent dans les médias parce que ça intéresse les français que l'inflation notamment alimentaire a quand même été le sujet numéro 1 des français depuis 18 mois casino
est-ce que ça va donc le fait que casino notamment tous les hyper vont disparaître en tout cas vont passer soit sous la bannière les trois mousquetaires pour l'essentiel soit sous la bannière Systému est-ce que Auchan parce que c'est Serge Papin qui l'a annoncé ici même à votre place lorsque j'ai interviewé ex-Systemu et justement maintenant c'est lui qui cherche à chez Auchan ça change quand même beaucoup la donne non ?
Oui mais bon je ne fais pas de commentaire là aussi sur des sujets d'entreprise ensuite c'est à chaque entreprise de gérer effectivement la façon dont ça se fait
ça modifie les équilibres et vous vous êtes un tout petit peu le garant de cet équilibre dans la distribution
on est un pays dans lequel il y a moins de concentration que dans d'autres pays autour de nous en matière de distribution donc ça effectivement ça change un peu la donne pour autant on voit bien qu'on a encore un paysage dans lequel vous les recevez suffisamment pour voir à quel point la concurrence joue de manière extrêmement forte et beaucoup plus forte que dans le domaine industriel très souvent
ça va concerner combien de personnes vous savez l'impact social sera
ça il revient aux entreprises qui rachètent effectivement les magasins de vous le dire naturellement je n'ai pas d'éléments sur ce point
et si jamais le siège social ferme à Saint-Etienne
pas de commentaire sur tout ceci
est-ce qu'il y a vous observez on a vu Habitat là encore très récemment est-ce que vous observez dans la distribution une hausse des faillites
oui il y a une très clairement mais assez localisée on voit bien qu'il y a des secteurs qui souffraient depuis longtemps comme l'habillement et qui souffrent de plus en plus parce que ils cumulent toute une série d'éléments il y a des fragilités financières il y a la crise il faut bien voir que le commerce il a subi depuis quelques années la crise des gilets jaunes la crise du Covid les manifestations en tout genre dans ces dernières années la crise en Ukraine tout ça ça veut dire que beaucoup n'avaient pas les reins assez solides pour survivre et quand en plus dans l'habillement vous avez par exemple le développement du marché de l'occasion qui est passé de 3 à 20% du total plus certaines marques du type Primark et autres qui font qu'elles prennent des parts de marché aux autres et bien vous avez une partie du marché qui disparaît et malheureusement ça se traduit par des fermetures qu'on a vu dans l'habillement on le voit dans le meuble de la même façon il y a des secteurs plus fragiles que d'autres est-ce que vous attendez
à d'autres gros dossiers comme celui qu'on
nous on est persuadés que le commerce est un secteur fragile c'est pour ça qu'on avait demandé la création du conseil national du commerce c'est pour ça d'ailleurs qu'on a fait toute une série d'études qui montre que la décarbonation la digitalisation l'intelligence artificielle vont nécessiter un doublement des investissements pour survivre dans les années qui viennent mais le problème c'est que comme les marges ont plutôt tendance à se réduire dépenser plus de manière obligatoire quand vous avez des marges qui se réduisent c'est quelque chose qui est assez compliqué donc c'est pour ça qu'on considère que le commerce qui est quand même le premier secteur économique français ces 3 600 000 emplois devraient être un tout petit peu plus en haut des priorités du nouveau premier ministre au même titre que l'industrie aujourd'hui on ne parle que d'industrie il faut bien voir que dans les territoires globalement ce qui fait l'équilibre social c'est le commerce
et vous demandez un ministre du commerce parce qu'il n'y en avait pas finalement
si Olivier Grégoire c'est beaucoup occupé du commerce et elle l'a fait de manière tout à fait remarquable avec Brune Le Maire
comme il y a un ministre de l'industrie une ministre du commerce en tous les cas écoutez
ça serait une très bonne idée en tout cas on souhaite qu'Olivia Grégoire puisse continuer à ce poste si c'est le cas et en n'ayant que le commerce ça serait encore mieux
voilà c'est ça elle fut PME le touriste beaucoup de choses mais que le commerce ça y est j'ai noté merci beaucoup Jacques Resselle d'avoir été avec nous donc le délégué général de la fédération de la grande distribution et du commerce bon voyage à New York vous reviendrez nous parler de ce big show du commerce mondial à New York