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InterviewC à vous (sur YouTube)· 19 novembre 2021 8 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & international

La crise migratoire, avec Bernard Guetta - C à Vous - 19/11/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Quel est le plan de Vladimir Poutine ?

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Cet homme a-t-il peur ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'obstiner à négocier avec lui ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut continuer à dialoguer avec lui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25PrésentateurFait
    « l'Union européenne est en train d'entrer dans le troisième moment de son histoire, c'est-à-dire la tentative de construction d'une union politique appuyée sur une défense commune »
  • 0:31PrésentateurFait
    « pour la première fois depuis son accession au pouvoir, il a un véritable opposant, certes en prison, certes affreusement, horriblement maltraité en prison »
  • 0:44PrésentateurFait
    « On s'en souvient d'une tentative d'empoisonnement, puisque je parle bien sûr d'Alexa Innavaldi »
  • 1:03PrésentateurFait
    « la popularité de M. Poutine dégringole, dégringole, dégringole régulièrement »
  • 1:13PrésentateurFait
    « l'Institut Levada, qui est parfaitement crédible »
  • 1:32PrésentateurFait
    « Pourquoi cette dégringolade ? Pour une raison très simple, c'est que le niveau de vie régresse »
  • 2:10PrésentateurFait
    « Ils regardent l'Ukraine, ils regardent la Géorgie, comme un Français regarde l'Algérie, ou comme un Britannique regarde l'Inde »
  • 2:13PrésentateurFait
    « Il a annexé la Crimée, ça lui avait donné un rebond de popularité au moment où il a annexé la Crimée »
  • 2:41PrésentateurFait
    « il est entré dans ce qu'il faut bien appeler une fin de règne »
  • 3:38PrésentateurFait
    « Il a pensé que dans la mesure où il y a des désaccords qui persistent et qui sont profonds sur la politique migratoire, il allait pouvoir peut-être faire exploser, en tout cas diviser, perturber très très gravement l'Union Européenne »
  • 4:00PrésentateurFait
    « les dirigeants européens ne sont pas forcément des imbéciles et qu'ils ont parfaitement compris tous, sans exception »
  • 4:18PrésentateurFait
    « ils ont parfaitement compris que ce n'était pas une crise migratoire, mais une provocation organisée »
  • 4:24PrésentateurFait
    « ces migrants, ils ne sont pas arrivés tout seuls, on est allés les chercher, on les leurant »
  • 5:24PrésentateurFait
    « Ne débouchera pas sur grand-chose parce que tant que M. Poutine sera au pouvoir, il n'y a pas grand-chose à espérer de lui »

Temps de parole

  • Présentateur93 %
  • Bernard Guetta7 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir.

0:00
Bernard Guetta

Député européen du groupe Renew. Europe, c'est le troisième groupe le plus important à Strasbourg. Vladimir Poutine, ni tabou ni limite, qu'a-t-il dans la tête Bernard Guetta ? Quel est son plan ?

0:12
Présentateur

Je vais vous surprendre en vous disant qu'à mon avis, cet homme a peur. Cet homme a peur parce qu'il voit que l'Union européenne est en train d'entrer dans le troisième moment de son histoire, c'est-à-dire la tentative de construction d'une union politique appuyée sur une défense commune, parce que pour la première fois depuis son accession au pouvoir, il a un véritable opposant, certes en prison, certes affreusement, horriblement maltraité en prison après avoir été victime.

On s'en souvient d'une tentative d'empoisonnement, puisque je parle bien sûr d'Alexa Innavaldi, mais il y a aujourd'hui un opposant qui est dans les prisons, et que même Vladimir Poutine devrait bien réfléchir avant de tenter d'assassiner une deuxième fois. Et puis il y a une troisième réalité, c'est que quand on regarde les sondages, il y en a en Russie, et il y a un institut, l'Institut Levada, qui est parfaitement crédible, et bien la popularité de M. Poutine dégringole, dégringole, dégringole régulièrement.

Alors elle est toujours beaucoup, pas beaucoup d'ailleurs, elle est toujours plus élevée que celle de la plupart des dirigeants des démocraties, mais par rapport à ce que ce fut, il n'y a pas si longtemps, et bien il y a une vraie dégringolade. Pourquoi cette dégringolade ? Pour une raison très simple, c'est que le niveau de vie régresse, qu'il y a une crise économique en Russie, et surtout que quand M. Poutine est arrivé au pouvoir, il y a plus de 20 ans, souvenons-nous, il y a plus de 20 ans, et bien il promettait de venger l'honneur bafoué de la Russie. Mais aujourd'hui, l'honneur bafoué de la Russie, mais c'est quoi l'honneur bafoué de la Russie ?

Aujourd'hui, la plupart, les Russes de moins de 40, 45 ans, ne savent plus ce qu'a été l'Empire. Ils regardent l'Ukraine, ils regardent la Géorgie, comme un Français regarde l'Algérie, ou comme un Britannique regarde l'Inde. Il a annexé la Crimée, il a agrandi un peu son emploi. Oui, il a annexé la Crimée, ça lui avait donné un rebond de popularité au moment où il a annexé la Crimée, parce que les Russes disaient à l'époque, mais écoutez, c'était notre côte d'Azur, ce qui était vrai d'ailleurs.

La Crimée avait été la côte d'Azur de la Russie, mais enfin ça avait été aussi un territoire turd, bon bref, on ne va pas refaire l'histoire, mais en tout état de cause, 6 ans après l'annexion de la Crimée, l'Effet Crimée, il est retombé comme un soufflé. Et cet homme, je vais vous surprendre encore une fois peut-être, il est entré dans ce qu'il faut bien appeler une fin de règne, tout simplement parce qu'il a presque mon âge, un an de mois.

2:48
Bernard Guetta

Vous n'êtes pas en fin de règne Bernard.

2:49
Présentateur

Ah bah si, si, si, si, on est même, je ne dirais pas pire, mais enfin bon, en tout cas, on est plus près de la porte que de l'augmentation. Et non, bien sûr que oui. Et en plus, je ne sais pas, regardez-le, vous le trouvez en très grande forme, moi pas. Et donc en tout état de cause, biologiquement et politiquement parlant, c'est le début d'une fin de règne. Alors quand je dis fin de règne, ce n'est pas 6 mois, ce n'est sans doute même pas 2 ans ou 3 ans. Non, c'est 5, 7 ans, personne ne sait. Mais c'est la fin.

3:22
Bernard Guetta

Et puis il y a eu l'échec. L'Europe n'a pas cédé au chantage biélorusse, le rappelait Patrick. Or il pensait vraiment qu'il pourrait déstabiliser le bloc européen ?

3:33
Présentateur

Oui, complètement. Complètement. Il a pensé, Patrick le rappelait, à très très juste titre. Il a pensé que dans la mesure où il y a des désaccords qui persistent et qui sont profonds sur la politique migratoire, il allait pouvoir peut-être faire exploser, en tout cas diviser, perturber très très gravement l'Union Européenne. Mais il a oublié une chose, c'est que aussi divisé qu'il soit sur la question migratoire, les dirigeants européens ne sont pas forcément des imbéciles et qu'ils ont parfaitement compris tous, sans exception.

4:06
Bernard Guetta

Sans exception.

4:06
Présentateur

Sans aucune exception, même pas M. Orban, mais non, sans aucune exception. Quels que soient leurs a priori, leurs choix politiques, excusez-moi, eh bien ils ont parfaitement compris que ce n'était pas une crise migratoire, mais une provocation organisée. Parce que ces migrants, ils ne sont pas arrivés tout seuls, on est allés les chercher, on les leurant. En leur disant, voilà, vous allez arriver à Minsk, vous savez, la frontière polonaise, il est juste à côté de Minsk. Juste à côté de Minsk, tu parles. Bon, bref. Et quand vous arrivez à la frontière polonaise, c'est très simple.

On vous accueille avec des fleurs et des loukoum et vous partez pour l'Union Européenne, puisque la Pologne est déjà l'Union Européenne. Eh bien, non, ça n'a pas marché.

4:50
Bernard Guetta

Mais est-ce qu'il faut s'obstiner à négocier avec lui, qui est un opposant hostile au projet européen ? Est-ce qu'il faut continuer à dialoguer avec lui ?

5:00
Présentateur

Écoutez, il y a deux choses. Premièrement, oui, il faut dialoguer parce qu'il est le président, c'est comme ça, c'est le pouvoir exécutif. Et on ne peut pas ignorer tout simplement la Russie pour des questions de géographie, de puissance militaire, essentiellement militaire d'ailleurs, beaucoup plus qu'économique. Mais d'un autre côté, ce dialogue, nous le savons bien, enfin je le crains en tout cas, ne débouchera pas sur grand-chose. Ne débouchera pas sur grand-chose parce que tant que M. Poutine sera au pouvoir, il n'y a pas grand-chose à espérer de lui.

En revanche, le jour où on entrera dans le post-poutinisme, qui arrivera forcément, tout le monde est mortel, même le communisme était mortel, donc M. Poutine le sera à fortiori. Le jour où on entrera dans le post-poutinisme, on va découvrir ce que chacun peut voir quand il va à Saint-Pétersbourg, Moscou, comment s'appelle Gorky aujourd'hui, je ne sais plus, enfin bon bref, les grandes villes de la Russie, que la jeunesse urbaine, la jeunesse, enfin encore une fois moins de 45 ans, russe, mais ressemble à s'y méprendre psychologiquement, physiquement, dans le vêtement, dans le vêtement, c'est très frappant, dans les...

6:14
Bernard Guetta

Dans les habitudes de vie.

6:16
Présentateur

Bravo, dans les habitudes de vie, dans les goûts culturels, c'est très très important aussi, puis ils parlent tous en anglais, par parenthèse, eh bien ressemble fort, enfin incroyablement à la jeunesse de Paris, Berlin, Amsterdam ou Stockholm, c'est-à-dire que la Russie, et on va le redécouvrir, est historiquement et culturellement un pays européen, en ce sens qu'elle appartient évidemment au continent et à la civilisation européenne, mais qu'en plus, la majorité écrasante de sa population active aspire au modèle européen et certainement pas à l'enfermement avec la Chine, auquel M. Poutine la condamne.

Et regardez, les plus grandes fortunes russes d'anciens malfrats, bon, enfin bref, les plus grandes fortunes russes aspirent à quoi ? À marier leurs fils et leurs filles avec les enfants Agnelli, Rockefeller, enfin le Gotha, le Gotha occidental. C'est ça votre modèle d'intégration. Attendez, mais ça compte formidablement, certainement pas avec la fille sous la fille de M. Xi Jinping, certainement pas avec le... Bon, maintenant, prenez les classes moyennes. Alors là, c'est beaucoup plus... On va lui décrocher son sourire à Patrick, hein. Bon, là, c'est beaucoup plus important, là c'est beaucoup plus important évidemment, mais le premier point est très significatif.

Et bien, les classes moyennes européennes, elles vont où en vacances ? Vous les voyez, en tout cas on les voyait avant le Covid, et on va les voir après le Covid, s'il y a un après-Covid, ça je ne sais pas. Mais elles vont en Europe, évidemment. Et elles vont en Europe beaucoup plus qu'aux États-Unis. C'est très intéressant. Touristiquement parlant, pour les vacances, et bien on se sent bien où ? En France, en Italie, en Allemagne, etc. Sous-titrage Société Radio-Canada

La crise migratoire, avec Bernard Guetta - C à Vous - 19/11/2021 — Bernard Guetta · Pourquijevote