Droits de douane, emplois: l'interview en intégralité de Patrick Martin, président du MEDEF
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Patrick Martin. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans tout le monde veut savoir patron du du MEDF.
Beaucoup de sujets à aborder avec vous ce soir. La politique économique pour le moins ératique, c'est un euphémisme de Donald Trump, l'instabilité qui en découle ici en France. Le débat aussi sur les économies à trouver dans le prochain budget.
Vous faites partie des des voies qui plaident pour faire contribuer les les retraités. On en parlera dans un instant, mais d'abord Patrick Martin, Donald Trump qui fait donc marche arrière sur les droits de douane avec la Chine qui vont baisser. Je cite le président américain de façon substantielle.
Euh Donald Trump qui revient à la raison, c'est une bonne nouvelle pour l'économie mondiale et et pour la France. Oui, je vais développer, je vais me permettre simplement de glisser que le pape François lors de notre rencontre des entrepreneurs de France en 2023 nous avait fait l'honneur de nous envoyer une lettre, longue lettre lue par l'évêque de Nanterre, Monseigneur Rouget, dans laquelle il saluait la contribution des entreprises au bien commun. Donc au moment où vous c'était pas un grand je pas dire le mot fan, mais disons qu'il avait des propos assez durs contre le capitalisme généralement.
Mais c'est intéressant que vous soulignez cette fête qu'il vous avait envoyé. Oui. Oui.
Alors, en disant bien que c'était sous condition, mais il avait salué cette contribution, ce qui nous avait beaucoup touché, quelles que soient nos convictions. Alors, je viens à Donald Trump, hein. Euh alors, effectivement, c'est très déroutant et en soit préjudiciable à la bonne marge de l'économie mondiale, de l'économie américaine elle-même, que le le président Trump, j'allais dire d'un jour à l'autre, change de position.
Moi ce que je vois parce qu'il faut quand même positiver c'est qu'il semble effectivement revenir à la raison et ça me vaut de dire qu'il ne faut pas jouer avec l'économie parce que finalement sa corde de rappel c'est bien l'économie parce que dans son propre pays les marchés financiers mais également les employeurs, les salariés disent enfin signifie d'une manière ou d'une autre que il faut savoir ne pas aller trop loin. H vous vous parlez de cette instabilité qui est créée par la difficulté à lire la politique économique de Donald Trump. Que vous disent les chefs d'entreprise que vous représentez euh qui ont vécu cette pause de 90 jours sur les droits de douane concernant les pays européens qui aujourd'hui assiste sans doute avec une forme de stupéfaction euh à ce revirement sur la Chine ?
Est-ce qu'ils sont toujours euh inquiets ? Est-ce qu'ils gèent des investissements, des embauches ou est-ce qu'ils sont un peu moins pessimistes qu'il ne pouvaient l'être il y a encore quelques semaines ? Écoutez, sur les montagnes russes ou le la douche écossaise et tout ça incite à une extrême prudence.
Donc oui, je vous confirme que même s'il y a un effet de soulagement au regard des dernières annonces du président Trump, euh chacun reste extrêmement prudent ne sachant pas si dans quelques jours il ne dira pas l'inverse. Donc ça ça a des conséquences très concrètes en matière de décision d'investissement, en matière de politique tarifaire, en matière d'emploi et s'agissant spécifiquement de la France, ça vient se surajouter à d'autres aléas qui sont propres à notre pays. Vous aviez eu cette déclaration dans la foulée de de la décision de Donald Trump de mettre en place ses droits douanes.
Je précise que c'était avant son annonce de de gel de moratoire. Vous aviez dy craindre des licenciements plusieurs dizaines de milliers. Est-ce que c'est toujours cette cette perspective si d'aventure Donald Trump persistait à vouloir le moratoire de 90 jours, on arrive à peu près à fin juin début juillet à maintenir cette décision d'imposer des droits de doures tarifaires ?
Est-ce qu'il faut craindre un effet important sur l'emploi en France et en Europe ? Alors, ce qui est certain et que l'on doit craindre effectivement, c'est que cet épisode, quel qu'en soit l'issue, la conclusion, laissera durablement des traces parce que ça crée un vrai problème de confiance entre les continents, singulièrement entre l'Union européenne et les États-Unis. Et donc, malheureusement, je peux affirmer que ça créera de la suspicion dans la durée, j'allais dire, jusqu'au moment où le président Trump ne sera plus président, je ne sais pas dire quand.
Euh enfin au terme de son mandat, quoi qu'il en soit euh à l'instanté euh c'est vrai que euh craignant le pire, on s'accommode d'un moindre mal et on s'accommode notamment des 10 % de droit de douane qui apparaissent quasiment comme une forme de quand je dis qu'on de soulagement alors même que cela reste euh très important. Oui, mais alors euh c'est une tactique assez assez classique, je veux dire, on va vous faire très mal puis finalement vous fait un petit peu moins mal donc vous devriez être content. Non, on ne peut pas on ne peut pas dans la durée se satisfaire de redescendre à 10 %, c'est-à-dire par rapport au taux moyens qui existe d'ors et déjà 7 points de plus si on raisonne sur la moyenne des produits et la moyenne des services.
Donc ça pèsera immanquablement sur le commerce international, donc sur la production en France avec un double effet. C'est-à-dire que si nous appliquons nous-mêmes en rétorsion l'Europe des mesures tarifaires et bien ça renchérira les intrans produits et services. J'insiste sur ce point. et puis ça pénalisera les exportateurs français et européens à destination du marché américain.
Donc il faut absolument que l'Europe continue à se préparer, à mettre en place des mesures de repost mais plus positivement à amener les Américains à ce qui me semble être quand même un de leurs objectifs, c'est-à-dire la suppression des droits de douane. Là, ça serait beaucoup plus positif. Patrick Martin, on parlait de de licenciement.
Je voudrais qu'on on aborde cette cette annonce du sidérurgisteur Mital qui euh c'est une communication qui a été faite par l'entreprise va supprimer environ 600 postes dans se sites industriels de la moitié nord de la France à cause je cite de la crise qui frappe l'industrie de l'acier en Europe. Je précise qu'Arcelor Mital envisage notamment de délocaliser un certain nombre d'activités en Inde. Les partenaires sociaux, les responsables syndicaux parlent d'une écatombe.
C'est bien de cela dont il s'agit. 600 postes supprimés dans un secteur qui, on le sait ces dernières années, était déjà très nettement en difficulté. Il se trouve que l'acier par mon activité professionnelle est un secteur que je connais assez bien.
Ce que l'on est en train de payer, pardon, ce sont les airments de l'Union européenne sur le prix de l'énergie. C'est par ailleurs une stratégie très offensive, très agressive de la part de la cidérurgie chinoise par rapport parmi d'autres d'autres lignes de produit si l'on peut dire. Alors même que chacun doit être bien conscient que la sidérurgie au même titre que la chimie qui peuvent passer pour des industries d'un autre temps sont en fait des industries totalement structurantes parce que ces produits sont intégrés dans beaucoup de productions et que c'est un enjeu de souveraineté.
Donc c'est grave parce que ce sont 600 suppressions d'emploi mais c'est grave au-delà de ça parce que ça fragilise fondamentalement l'Europe. Est-ce qu'il faut qu'Arcelor Mital trouve une solution pour essayer de limiter la casse et du de supprimer moins de postes qu'elle n'a prévu d'en d'en supprimer ? Le le marché le marché est très exigeant si vous voulez.
On ne peut pas à la fois demander que le prix des automobiles n'augmente pas ou le prix de l'électroménager enfin toutes sortes de produits qui intègrent de l'acier et puis accepter que les prix de l'acier soient anormalement élevé par rapport au prix de marché. Non, ce qu'il faut c'est réguler le marché. Je suis le MEDF et pour le libre échange, résolument pour le libre échange, mais on sait tous que les Chinois qui sont en surcapacité de production en matière d'acier comme dans d'autres lignes de produit se sont déversé d'une certaine manière ces excédents de production sur le marché européen.
Donc il faut discuter avec les Américains, faut discuter avec les Chinois également. Patrick Martin sur ce ce débat sur la façon dont les chefs d'entreprise français se positionnent quant à cette guerre commerciale qui a des conséquences et on continue de de le voir. Je voudrais rappeler avec vous les propos du ministre de l'économie et des finances Éric Lombard dans la tribune dimanche qui appelait les entreprises françaises et les chefs d'entreprise au patriotisme économique.
Vous n'êtes pas assez patriote Patrick Martin. C'est ce qu'il semble insinuer mais je crois que c'est c'est très excessif. Bien sûr que nous sommes patriotes.
J'allais dire que à chaque instant, nous sommes patriotes sans quoi nous ne serions pas installés en France. Nous n'emploiriions pas en France. Nous n'investirions pas en France.
Donc ce sont des propos de circonstances qu'il ne faut pas surpriser qui vous ont qui vous ont choqué ces propos qui nous ont un petit peu heurté mais je pense qu'on a des choses plus constructives à échanger et à construire avec le gouvernement avec le ministre de l'économie et des finances en particulier. Hm. Sauf que quand il dit euh et quand il l'appelle au patriotisme des chefs d'entreprise, c'est parce que Éric Lombard est interrogé notamment sur les propos qui ont été tenus par euh le le patron de LVMH, l'un des hommes les plus les plus riches du monde, première fortune de France, qui euh appelé à commenter cette guerre commerciale, expliquait qu'au fond, s'il l'allait produire aux États-Unis, ce serait de la faute de l'Union européenne qui dénonçait la bureaucratie européenne et semblait là encore préférer parler de l'Europe plutôt que de celui qui a initié cette guerre commerciale, à savoir Donald Trump.
Euh c'est vrai que quand on lit ce type de déclaration euh on on peut s'interroger sur euh la façon dont Bernard Arnaud euh décide d'aider ou pas ceux qui sont en train de mener cette guerre commerciale. Alors si vous devez citer ou lire Bernard Arnaud, permettez-moi de vous dire qu'il faut le faire complètement. Il a par ailleurs rappelé qu'il était un des plus gros employeurs de France d'ailleurs avec des niveaux de rémunération très très élevé et un des plus gros contributeurs fiscaux français.
Donc il faut équilibrer le le propos. ce coup de gueule en quelque sorte de Bernard Arnaud et d'autres patrons et du MEDF. En revanche, je le partage sur le fait que l'Europe qui s'est enfermé dans une espèce de de logique mortifère ne peut pas se tenir à l'écart de la compétition mondiale.
Donc il faut simplifier beaucoup plus vite que ça n'est engagé en Europe, en France. Il faut regagner en compétitivité sinon nous serons un marché tout simplement un marché pour les Chinois, pour les Américains. On aura plus d'industrie et on deviendra finalement un continent pauvre.
Mais vous considérez vous aussi, Patrick Martin, que la responsabilité de tout cela incombe euh à la bureaucratie européenne davantage qu'à Donald Trump ? Non, mais moi je je ne distribue pas les bons et les mauvais points, mais on sait ça n'est pas ça ne date pas de l'élection de Donald Trump. L'Europe progressivement se disqualifie parce qu'elle elle poursuit des chimères.
Elle veut être le continent le plus vertueux du monde alors qu'elle l' déjà. Donc on empile des réglementations, on lit les pieds et les points des acteurs économiques, les entreprises elles-mêmes, mais les salariés, les ménages. Et donc à un moment donné, il faut revenir à un juste équilibre.
Je crois que l'Union européenne en a pris conscience. Il y a de premières annonces qui sont intéressantes, par exemple sur les réglementations CSRD, CS3D et dans d'autres matières également. Il faut que la France accélère.
Le MEDF a transmis au premier ministre un projet de loi d'accélération avec 14 mesures qui nous permettraient de revenir dans le rythme de la compétition économique. Je voudrais vous soumettre Patrick Martin, une réaction politique, c'est celle du secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussell qui sur ses réseaux sociaux est revenu sur ces déclarations des des patrons face à la guerre économique de Trump des grands patrons européens et français nos menacces. Soit on accède à leur demande de cadeaux fiscaux supplémentaires, soit ils partent investir aux États-Unis dans l'histoire, il y a toujours eu la résistance et la collaboration.
Oui, mais c'est c'est très excessif. Moi, je je ne veux pas commenter les propos de Fabien Roussel que par ailleurs j'apprécie parce que c'est un productiviste et c'est un et c'est un patriote. Maintenant, nous parler de cadeaux fiscaux, ça me laisse ptoi.
Je rappelle que le taux d'imposition sur les grandes entreprises françaises cette année a été porté à 35,5 %. Il y a un certain nombre de pays européens, mais ça va être vrai des États-Unis très rapidement dont le taux d'imposition est descendu à 15 %. C'est pas exactement ce que j'appelle un cadeau.
Mais c'est vrai Patrick Martin que ces dernières années la tendance que ce soit sur l'impôt sur les sociétés ou la suppression d'un certain nombre d'impôts de production était plutôt à la baisse pour les entreprises. Bien sûr, on on s'est rapproché on s'est rapproché des standards européens. hein, je parle pas de pays exotiquin, il n'en meurt pas moins que euh les entreprises françaises demeurent en terme de fiscalité, en terme de charge sociale parmi les plus taxés du monde.
Donc, il faut pas s'étonner à partir de là qu'on a un énorme et chronique déficit commercial, que nos entreprises ne soient pas assez compétitives, qu'on emploie pas autant qu'il le faudrait et qu'on distribue pas autant de salaire qu'il le faudrait. Juste avant de parler de justement ce budget à venir et des choix budgétaires, fiscaux qui seront à faire, l'appel d'Emmanuel Macron aux grandes entreprise à mettre sur pause leurs investissements aux États-Unis. On a l'impression qu'il a parlé mais que personne ne l'a ne l'a écouté.
Tout le monde écoute le président de la République. Je participais à la Réunion à l'Élysé. Mais bien sûr qu'ils l'entendent.
Mais que voulez-vous ? Il y a des investissements qui ont été annoncés ces derniers jours qui étaient lancés parfois depuis des années. On ne peut pas se mettre sur pause quand vous avez engagé des centaines de millions de dollars.
Donc le président de la République a parlé dans le désert. Mais non, il n'a pas parlé dans le désert. Non, à nouveau l'économie, ce sont des cycles longs.
On ne décide pas du jour au lendemain d'investir ou de ne pas investir, sauf catastrophe. Donc je pense qu'il a été entendu le président de la République. Ah, visiblement pas puisque ces investissements-là n'ont pas été mis sur Non, mais moi ce que je constate et je ne sais pas si c'est du fait des propos du président de la République, c'est qu'il y a beaucoup d'entreprises européennes et françaises qui avaient des projets d'investissement aux États-Unis et qui les ont suspendu à ce jour.
Pourquoi ? Parce que considérant que la politique économique du président Trump est préjudiciable aux États-Unis eux-mêmes. Patrick Martin, il y a aussi les les discussions sur le budget 2026. 40 milliards d'euros à trouver l'année prochaine le tout sans augmenter les impôts.
Du moins, c'est ce que dit le gouvernement. Et vous faites partie de ceux qui plaidaient pour un effort sur les retraités. Il est notamment question de ce fameux abattement fiscal de de 10 % dont les retraités bénéficient.
Donc si je comprends bien votre ligne, on fait payer les retraités pour éviter que les entreprises ne payent. C'est ça ? Non, mon propos là aussi exhaustif et complet, c'est de c'est de dire qu'il faut déjà que l'État, la sphère publique globalement, y compris le système de santé, compris les collectivités locales, baisse leurs dépenses.
Ça c'est la solution la plus saine et la plus vertueuse. Si d'aventure il faut aller chercher un surcoin de recette, ça n'est certainement pas sur le dos des entreprises. Donc je rappelle que cette année, elle supporte 13 milliards d'euros de prélèvement de plus que en 2024 et je leur dis qu'elles sont les plus taxées au monde. pardon les mêmes causes produisant les mêmes effets.
Si on charge encore les entreprises, on aura en 2026 qui se produit déjà en 2025 du fait de ces 13 milliards d'euros d'impôts et de charge supplémentaire ralentissement de la croissance destruction d'emploi qui tracte le modèle économique français qui tracte le modèle économique français ce sont les entreprises et leur salari les réactions politiques à cette possibilité de supprimer l'abattement fiscal pour les retraiter. Vous voyez aussi la réaction des Français, plus de 70 % d'entre eux sont opposés à cette mesure. Est-il selon vous juste de faire payer les retraités et de leur supprimer cet abattement fiscal ?
Est-ce que vous considérez que c'est une mesure de justice ? On est dans une forme d'urgence. L'état des finances publiques est critique et je pense que tous nos concitoyens ne l'ont pas encore compris.
Ils l'ont pas encore compris parce que finalement il y a une mutualisation des charges qui fait que chacun considère qu'il ne paye rien et que c'est les autres qui payent à leur place. Ça n'est pas vrai. Premier point. 2e point, beaucoup oublient que les retraites sont payées par les actifs.
Chacun peut se dire "J'ai cotisé, donc j'ai droit à ma retraite." Non, on est dans un système par répartition, il faut le rappeler. Donc on est dans le pays où l'équilibre entre les revenus du travail et les revenus des retraites sont à peu près les mêmes.
C'est le seul pays au monde où le taux de retraite est aussi élevé par rapport au taux de salaire. Donc à un moment donné, s'il doit y avoir des efforts et si tout le monde doit contribuer à l'effort, pourquoi s'interdire de mettre les retraités les retraités les plus aisés ? Comprenons-nous bien, les plus aisés, c'est-à-dire ceux qui sont assujettis à l'impôt sur le revenu.
Non, en l'occurrence, il y a une niche fiscale que par abus de langage on appelle sur frais professionnel qui qui Oui, c'estàd c'est les retraités qui payent l'impôt sur le revenu. Oui, qui payent l'impôt sur le revenu mais c'est pas tout leur impôt qui Non, mais c'est vous disiez les retraités les plus aisés. Il y a des retraités qui payent l'impôt sur le revenu qui ne sont pas particulièrement aisés.
Non mais non, mais à un moment ou un autre, si on ne fait pas d'économie, il faut bien que quelqu'un paye. On est dans l'urgence. Donc moi je dis et donc les retraités mais pas les entreprises.
Mais les retraités et d'autres moi je vais vous dire les entreprises. Je vais vous dire que préconise le MEDF outre le fait qu'il faut rapidement et drastiquement baisser les dépenses publiques. On a le niveau de dépenses publiques le plus élevé du monde.
A-t-on les meilleurs services publics du monde ? Non. Donc il y a il y a un impératif à la fois d'équilibre financier et d'efficience de la dépense publique.
Bon ensuite euh si euh si on doit répartir les efforts, il est évident qu'à un moment donné, il va falloir transférer vers la fiscalité une partie des charges sociales totalement anormales, totalement disqualifiante que supportent les entreprises, les salariés. Moi ce que je propose, ce que propose le MEDF, c'est donc qu'on transfère une partie du coût de la du financement de la protection sociale notamment sur la famille et la santé vers la fiscalité. Ça c'est déjà fait.
Ça c'est déjà fait de sorte qu'on gagne en compétitivité, qu'on puisse augmenter les salaires et donc être plus attractif pour les salariés qui seront mieux dans les entreprises avec des salaires majorés que au chômage. Encore un mot Patrick Martin sur cette mesure qui là encore agite le débat. Euh il s'avère que les retraités sont également ceux qui votent en grande majorité.
Est-ce que vous pensez que les gouvernants dans le cas d'espèce, le gouvernement de François Beou osera aller prendre une mesure qui sera défavorable en traité ? Je ne me livre pas à ce type de pronostic et moi je ne suis pas en campagne électorale donc ça n'est pas mon propos. Moi, je regarde la situation générale du pays, des finances publiques, de la dynamique économique.
Les finances publiques sont dégradées, la dynamique économique est insuffisante. À la fin des fin, je me répète, à 60 % notre protection sociale est financée par les entreprises et leurs salariés. Donc, si on n'est pas à contribution d'autres euh d'autres agents économiques, ça tombera sur qui ?
Sur les entreprises et sur leurs salariés. Et ça, vous y êtes opposé un un résolument opposé. Et d'ailleurs et d'ailleurs j'entends avec beaucoup d'intérêt ce que disent les ministres Lombard, Montchalin Mignola encore dans la presse dominicale, je les crois.
H ils ont dit qu'il y aurait pas d'augmentation d'impôts pour tout le monde, donc pas pour les entreprises. Même si quand on supprime des niches fiscales et alors ça veut dire qu'on augmente tes impôts. Non, moi je je crois ce que disent les ministres pour les entreprises.
Donc on verra si les propos sont suivis d'acte. Vous êtes bien optimiste. Un dernier mot, je me souviens de ce titre d'une chronique d'une analyse de notre concert Cla Gâtinois dans les colones du monde qui disait il faut qui s'interrogeait sur la possibilité à la tête de la France d'un PDG.
Il faut un PDG pour la France en vue de de 2027. Vous qui êtes le patron des patrons, est-ce que est-ce que c'est une solution d'avoir un euh un chef d'entreprise à la tête à la tête du pays ? Pas nécessairement parce que c'est un autre monde.
Michelard Lecler. Euh non non. Euh en revanche, il faut que la voix des entreprises pas l' très emballé par Michelard Lecler à la tête.
Non, j'ai une excellente relation avec Michel Édouard Lecler qui fait très bien son job si vous me permettez. Mais je crois qu'il faut que les entreprises soient beaucoup plus entendues en France par les politiques comme elles le sont dans d'autres pays et ça marche très bien, y compris au sein de l'Union européenne, en Pologne, en Italie, en Espagne, au Portugal. Je rêve que la France a les mêmes performances que ces pays qui sont dans l'Union européenne.
Sauf que quand un ancien chef d'entreprise arrive aux États-Unis, là c'est un peu moins réussi. Bon, est-ce que c'est encore un chef d'entreprise ? En tout cas, ça l'a été.
Oui, merci Patrick Martin. On voit le résult et on voit le résultat. vois le résultat patron du du MEDF.